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Adama Ben Diarra s'exprime sur l'augmentation du budget de la présidence du Mali.
ActuPolitique

Mali: que cherche Ben le cerveau ?

by Sahel Tribune 10 novembre 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Couvert par l’humilité parlementaire, Adama Diarra alias Ben le Cerveau, membre du Conseil national de Transition (CNT) et Président du Mouvement de la société civile « Yèrèwolo débout sur les Remparts », emprunte la voie d’Issa Kaou Djim, cet autre membre du CNT suspendu pour ses prises de position déloyales à l’endroit des autorités de la transition et non conformes à son statut de Conseiller national de la transition.

Augmentation du budget de la présidence

Récemment sur le plateau de la radio Peace FM, Ben le cerveau a tiré à boulets rouges sur la gestion des autorités de la transition, notamment le chef de la première institution. Il a tenu des déclarations infondées tout en accusant le pouvoir en place.

Adama Diarra annonce l’augmentation du budget de la présidence, qui de 16 milliards devrait se retrouver à 22 milliards, au cours de la nouvelle année budgétaire. Une décision que « Ben le Cerveau » trouve injustifiable et incompréhensible. Il va plus loin. Selon ses explications, rien de sérieux ne se fait par les autorités actuelles au pouvoir. « On dirait de l’amateurisme », vocifère-t-il. Ce que le Conseiller national Ben ignore, c’est que les 22 milliards ont été atteints à la suite du Collectif budgétaire, qui est en réalité une mise à jour du budget à mi-parcours et en tenant compte des urgences signalées courant l’exercice. Donc, contrairement aux affirmations de Ben le Cerveau, les 22 milliards sont bien de 2022 et non prévisionnels pour 2023. Le budget de la Présidence est toujours de 16 milliards pour l’année 2023. Étant l’existence des fonds communs, ces réajustements sont toujours prévus dans l’exécution du budget.

Budget du CNT

À l’entendre s’exprimer, on se demande quel mirage a enveloppé l’esprit de ce jeune homme, qui se dit animé des idéaux panafricanistes. Que se passe-t-il dans sa tête ? Cherche-t-il à être éjecté comme Kaou Djim pour se faire passer en victime ? N’eût été l’humilité parlementaire, Adama Ben Diarra ne se serait-il pas exposé à des poursuites judiciaires ? 

En tout cas, cette affirmation gratuite ne lui fait nullement honneur. Lui, qui est connu pour son engagement social, sa grande capacité de mobilisation.

Il convient donc de rappeler au bouillant Ben le cerveau que de la même manière que l’augmentation du budget au niveau du CNT est justifiable, celle de la présidence l’est également. En tant que membre de l’organe législatif de la transition, faut-il vraiment lui rappeler que la prise en charge de la Commission de Rédaction de la Nouvelle Constitution et celle du Comité indépendant de suivi-évaluation des ANR (CINSERE-ANR) ont été prélevées sur le budget de la présidence.

Ben a-t-il renoncé à ses émoluments ?

De toutes les façons, la gestion financière du Colonel Assimi Goïta ne doit point être objet de ce genre controverse. Aucun président n’a mieux fait que lui au cours de son mandat. Plus de 200 forages, des tonnes de kits alimentaires et des milliers de kits scolaires et bien d’autres matériels, ont été remis aux populations démunies du Mali depuis son arrivée au pouvoir. Des dons issus de son fonds de souveraineté dont il a renoncé volontiers aux 2/3 pour le bien-être des Maliens.

Il convient donc de rappeler à ce Conseiller national de la transition que les affirmations gratuites sont une source de démobilisation de subversion. Adama Diarra doit alors s’abstenir de ces genres de comportements qui ne constituent que du populisme sans aucune valeur ajoutée. Il aurait dents contre les autorités maliennes de la transition pour n’avoir pas réussi à faire nommer des proches lors de l’élargissement récent du Conseil national de Transition. Si chacun devait balayer devant sa porte, l’opinion pourrait demander à Ben le Cerveau de faire le point de la situation de ses émoluments auxquels, il avait publiquement dit avoir renoncé. Est-ce vraiment le cas ? Peut-il informer l’opinion si ces avantages n’ont jamais atterri dans son compte bancaire ? Si oui, est-ce normal et qu’en a-t-il fait ou qu’en fait-il ? L’Opinion serait bien intéressée d’en savoir davantage.

La rédaction

10 novembre 2022 0 comments
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Des professeurs d'université
ActuPolitique

Transition malienne : regard de professeurs d’université

by Bakary FOMBA 10 novembre 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le samedi 5 novembre 2022, le grand bâtiment du Complexe scolaire « Chaine grise » de Niamakoro, a servi de cadre à la célébration de la 11e édition de la Journée culturelle et artistique du bureau exécutif de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). « La transition politique au Mali et l’affirmation de soi » était au centre des débats philosophiques.

En collaboration avec le département de philosophie, la 11e édition de la Journée culturelle et artistique de l’UEP s’est tenue le 5 novembre dernier. Professeurs d’université, anciens et actuels étudiants en philosophie et sympathisants, tous étaient venus en grand nombre pour prendre part à cette activité annuelle.

Acquérir plus de choses sur la transition

Au menu de cette 11e édition, une conférence-débat, animée par des professeurs d’université et modérée par Dr Mamadou Soumbounou, professeur au département de philosophie. « La transition politique au Mali et l’affirmation de soi » était l’intitulé de cette conférence, tenue dans l’amphithéâtre de la Chaîne Grise, sis à Niamakoro, en commune VI du district de Bamako.

C’est une tradition pour l’Union des étudiants en philosophie (UEP), d’organiser chaque année universitaire, une conférence autour d’un sujet d’intérêt commun du Mali voire d’Afrique. Il s’agit notamment de contribuer à la résolution des crises auxquelles le Mali est confronté. Cette 11e édition a servi d’occasion pour les professeurs de philosophie de se prononcer sur la situation actuelle du pays, tout en proposant des pistes de solution.

Pour Oumou Bah, actuelle secrétaire générale de l’UEP, cette activité s’inscrit dans le cadre de la « promotion et la valorisation de la philosophie dans l’espace scolaire et universitaire malien, afin d’exposer sa scientificité ». Il s’agit aussi de « participer à la formation des étudiants et étudiantes ». Elle reste convaincue que l’avis des professeurs compte énormément dans la résolution des crises auxquelles le Mali fait face. « Par leur lumière, nous pouvons acquérir plus de choses sur la transition, leurs critiques nous semblent intéressantes, sans parti pris », a-t-elle souligné.

Prioriser le Mali

Dr Belko Ouologuem, Dr Drissa Fofana, Dr Souleymane Keita ainsi que Dr Fodié Tandjigora, chacun en ce qui le concerne, est intervenus autour de la thématique, qui rime avec l’actualité malienne.

Au cours de leurs différentes interventions, il ressort que la transition actuelle a deux missions : sauver la souveraineté du Mali et l’identité des Maliens. Pour ces professeurs de l’enseignement supérieur, ces missions amènent les autorités de la transition vers d’autres partenaires avec lesquels le Mali sera respecté, et avec lesquels ce pays d’Afrique de l’Ouest peut entreprendre des voies réelles d’un développement durable.

Dans son intervention, Dr Souleymane Keïta a souligné la nécessité d’accompagner la transition actuelle au Mali. « La transition, nous la vivons. Il est de notre devoir de la faire vivre ». Ce professeur de la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHE), département de philosophie, rappelle néanmoins que « toutes les transitions que nous avons vécues ont échouées ».

Toutefois, les conférenciers recommandent aux autorités de la transition et aux Maliens de prioriser le Mali.

Bakary Fomba

10 novembre 2022 0 comments
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Feux de foret
A la UneClimat et environnement

COP 27 en Égypte : La santé doit être au centre des négociations sur le changement climatique

by Fousseni TOGOLA 6 novembre 2022
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

À la veille de la 27e Conférence des parties sur le changement climatique (Cop27), qui s’ouvre ce 6 novembre, en Égypte, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exhorte à mettre la santé au cœur des négociations critiques.

La crise climatique continue de rendre les gens malades et de mettre des vies en danger.La déforestation, l’agriculture et certains changements dans l’utilisation des terres ainsi que l’urbanisation galopante, menacent les écosystèmes desquels dépend la santé.  

À travers leurs activités, les humains empiètent profondément sur les habitats des animaux et augmentent ainsi les possibilités pour les virus nocifs pour l’homme de faire la transition depuis leur hôte animal, souligne l’OMS dans un communiqué que Sahel Tribune a pu consulter.

Les quatre objectifs

Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, entre 2030 et 2050, « le changement climatique devrait causer environ 250 000 décès supplémentaires par an dus à la malnutrition, au paludisme et à la diarrhée et le stress thermique ».

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a expliqué : « Le changement climatique rend des millions de personnes malades ou plus vulnérables aux maladies dans le monde entier et le caractère destructeur croissant des phénomènes météorologiques extrêmes affecte de manière disproportionnée les communautés pauvres et marginalisées ». Le patron de l’OMS exhorte donc les dirigeants et les décideurs à mettre la santé au cœur des négociations, lors de la COP27.

Cette 27e Conférence des parties sur le changement climatique, qui se tient à Charm el-Cheickh, en Égypte, du 6 au 18 novembre 2022, est une occasion cruciale pour le monde de se rassembler et de s’engager à maintenir l’objectif de l’Accord de Paris de 1,5 °C, souligne l’OMS. Ce 30e anniversaire de l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques devra se conclure, au souhait de l’Organisation mondiale de la santé, par des progrès sur les quatre objectifs clés que sont l’atténuation, l’adaptation, le financement et la collaboration pour faire face à la crise climatique.

L’engagement et la participation communautaire

À l’exclusion des coûts dans les secteurs déterminants pour la santé tels que l’agriculture, l’eau et l’assainissement, les coûts directs des dommages du changement climatique pour la santé sont estimés entre 2 et 4 milliards de dollars par an d’ici 2030.

L’Organisation mondiale de la Santé invite donc à une prise de conscience collective des dangers et à un engagement communautaire pour faire face aux menaces climatiques sur la santé. « L’amélioration de la santé humaine est quelque chose à laquelle tous les citoyens peuvent contribuer, que ce soit par la promotion d’un plus grand nombre d’espaces verts urbains, qui facilitent l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci tout en réduisant l’exposition à la pollution atmosphérique, ou par des campagnes pour les restrictions locales de circulation et l’amélioration des systèmes de transport locaux », précise l’OMS. Cet engagement communautaire sur le changement climatique est un facteur important dans le renforcement de la résilience et du renforcement des systèmes alimentaires et sanitaires.  

Le président de la République arabe d’Égypte, Abdel Fattah El-Sisi, garde espoir cette 27 COP sera « le moment où le monde est passé de la négociation à la mise en œuvre et où les paroles se sont traduites en actes, et où nous nous sommes collectivement engagés sur la voie de la durabilité, d’une transition juste et, à terme, d’un avenir plus vert pour les générations futures ».

Fousseni Togola

6 novembre 2022 0 comments
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Des leaders religieux du Mali
A la UneSécurité

Mali : contre des propos « blasphématoires », des milliers de personnes protestent à Bamako

by Sahel Tribune 5 novembre 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Pour dénoncer des actes blasphématoires à l’encontre de l’Islam et ses valeurs, une forte mobilisation a eu lieu à Bamako, vendredi 4 novembre 2022, à l’appel du Haut conseil islamique du Mali. Plusieurs milliers de fidèles ont répondu à l’appel de l’organisation islamique. C’était en présence de plusieurs leaders religieux, dont Ousmane Cherif Madani Haidara et l’Imam Mahmoud Dicko.

Les manifestants sont venus nombreux sur la place de l’indépendance de la capitale malienne, Bamako. Une foule considérable. Plusieurs milliers des personnes ont répondu présentes à l’appel du Haut conseil islamique du Mali.

Le dimanche 30 octobre, une vidéo, dans laquelle un homme tient des propos virulents sur l’islam, est devenue virale sur les réseaux sociaux. Cela a provoqué un déferlement de colère chez les Maliens. Pour montrer leur exaspération vis-à-vis de ces propos dits « diffamatoires », les fidèles musulmans du Mali ont décidé d’organiser un meeting de « protestation contre les phénomènes blasphématoires à l’encontre de l’Islam et ses valeurs ».

Sur les pancartes des manifestants, nous pouvions lire certains propos comme « le coran est sacré » ; « nous détestons celui qui déteste le prophète (PSL) » ; « nous aimons celui qui aime le prophète (PSL) » ; « le prophète est notre guide ». D’autres scandaient : « plus jamais ça au Mali ».

Mobilisation à Bamako
Mobilisation des fidèles à Bamako, le 4 novembre 2022.📷Ibrahim Djitteye/Sahel Tribune.

L’implication des pouvoirs publics

Au cours de la manifestation, les responsables du Haut conseil islamique du Mali ont condamné, « avec la dernière énergie, ces actes et propos blasphématoires, blessant dans leur foi tant de fidèles musulmans à travers le monde et qui constituent des menaces pour la paix et la stabilité sociale ».

L’organisation islamique du Mali dit apprécier « hautement » les déclarations de condamnation des autorités de « ces actes » et « la promptitude avec laquelle des pouvoirs judiciaires ont engagé des poursuites contre l’auteur et ses complices ».

Elle exhorte les pouvoirs publics à mettre « rapidement » un terme aux activités de toute personne ou groupe de personnes jugées « blasphématoires contre la religion, et généralement menées au nom d’une compréhension erronée de la liberté de la presse et de la laïcité ».

En outre, le secrétaire général du haut conseil islamique, Mamadou Diamoutani a, au nom de l’organisation, appelé les musulmans à la retenue, au respect de l’autorité religieuse dans la gestion d’une telle situation, conformément à l’enseignement de l’Islam. Il a appelé les fidèles au calme tout en les rassurant de la détermination du HCIM à suivre de près l’évolution du dossier judiciaire.      

Six personnes en détention

Six personnes ont été placées, jeudi 3 novembre, en détention provisoire au Mali pour « délit à caractère religieux pouvant causer des troubles à l’ordre public ». Il s’agit notamment de l’écrivain Doumbi Fakoly, de l’ami intime et d’un jeune frère de l’auteur des propos dits « blasphématoires » et trois autres personnes plus ou moins proches de lui.

Notons que l’homme qui a tenu ces propos est toujours en fuite. Il serait adepte du Kémitisme, mouvement spirituel inspiré de l’Égypte antique. Les six personnes en détention seraient issues de ce mouvement souvent qualifié de secte. Il a comme leader, Doumbi Fakoly.  

Ibrahim Djitteye

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Passation de service à la tête de l'OMVS.
Actu

OMVS : le Mauritanien Mohamed Abdel Vetah, le nouveau patron de l’organisation

by Chiencoro 4 novembre 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Malien Hamed Séméga a passé le témoin au Mauritanien Mohamed Abdel Vetah, qui devient ainsi le 8e Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Le nouveau patron de l’organisation a été reçu, ce vendredi 4 novembre 2022, par le président malien de la transition.

Âgé de 45 ans, Mohamed Ould Abdel Vetah prend la tête de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). La passation de service a eu lieu, jeudi 3 novembre 2022, à Dakar, au siège de l’organisation.  

Le nouveau haut-commissaire de l’OVMS est docteur en Informatique. Il a dirigé de grandes entreprises nationales dans son pays. Il a ensuite occupé, pendant plusieurs années, le poste de ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie de la République islamique de Mauritanie.

Avancer dans les différents projets

Au lendemain de sa prise de fonction, le nouveau patron de l’OMVS a été reçu par le président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation, le colonel Assimi Goïta, président malien de la transition.

Mohamed Abdel Vetah, après avoir remercié le chef d’État malien ainsi que ceux de la Guinée, du Sénégal et de la Mauritanie, a reçu des orientations pour la réussite de sa mission durant ses quatre (4) de mandat. « Le Président a été clair : il faut avancer dans les différents projets, surtout la navigation. Il m’instruit d’en faire une priorité », a expliqué le nouveau Haut-commissaire de l’OMVS, qui souligne que cette organisation « est un outil formidable d’intégration régionale et africaine ».

Mohamed Abdel Vetah, qui a eu à présider le Conseil des ministres de l’OMVS, a une pleine conscience de ses responsabilités à la tête de cette organisation.

« Le monde aujourd’hui fait face à des changements profonds, des changements climatiques, qui impactent notre ressource commune. Si cette ressource est impactée, tous nos projets actuels et futurs seront impactés », a-t-il alerté, à sa sortie d’audience au palais de Koulouba.

Selon ses explications, avec l’orientation des chefs d’État et de gouvernement, du Conseil des ministres, des partenaires de l’OMVS, il convient de faire de cette organisation, créée en mars 1972, une organisation résiliente face à ces changements. Les projets actuels de l’organisation demeurent la production d’hydroélectricité, la navigation.

Lors d’une visite au Mali, en septembre dernier, le Président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS, Serigne Mbaye Thiam, ministre sénégalais de l’Eau et de l’Assainissement, avait indiqué que le Haut-commissaire sortant de l’organisation « avait exprimé le souhait de ne pas voir son mandat renouvelé pour des convenances personnelles ».

Chiencoro Diarra

4 novembre 2022 0 comments
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Alousséni Sanou, ministre de l'Economie et des Finances
Actu

Budget d’État 2022 : les recettes budgétaires s’élèvent à 1 982 milliards 440 millions de francs CFA

by Sahel Tribune 4 novembre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le projet de loi portant modification de la loi n° 2021-071 du 23 décembre 2021 portant loi de Finances pour l’exercice 2022 a été adopté, à l’unanimité par le Conseil National de Transition (CNT), jeudi 3 novembre 2022, lors de sa séance plénière.

Présentée par le ministre de l’Économie et des Finances M. Alousseni Sanou, cette Loi rectificative modifie la loi de finances pour l’exercice 2022 tenir compte :

– du ralentissement de l’activité économique et de la baisse des recettes fiscales suite aux sanctions économiques et financières imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA ;

– de la hausse des prix due aux perturbations dans le fonctionnement de l’économie sur le plan international et national.

La croissance économique en 2022 initialement prévue à 5,2 % ressortirait à 4,2 %. Cette croissance est davantage impulsée par les efforts du Gouvernement de Transition dans le soutien aux secteurs productifs malgré un contexte socio-économique sécuritaire et politique difficile.

Adopté par le CNT

En dépit des mesures prises par le Gouvernement dans le cadre de la réduction des taxes sur certains produits de première nécessité et la subvention d’autres, le niveau général des prix, mesuré par le taux d’inflation moyen projeté, devrait se situer en moyenne à 6 % reflétant ainsi le renchérissement des prix au niveau mondial.

Dans le domaine des finances publiques, la nécessité de renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, la prise en charge de l’incidence financière de la grille unifiée et de certaines priorités du Plan d’Actions du Gouvernement de Transition, combinées à une baisse attendue des recettes fiscales ont entraîné un déséquilibre budgétaire et financier de la loi de finances initiale 2022.

Ainsi, dans la loi de finances rectificative, les recettes budgétaires s’élèvent ainsi à 1 982 milliards 440 millions de francs CFA contre 2 130 milliards 721 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une diminution de 148 milliards 281 millions de francs CFA. Quant aux dépenses, elles se chiffrent à 2 647 milliards 28 millions de francs CFA contre 2 748 milliards 285 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une diminution de 101 milliards 257 millions de francs CFA.

Ce projet de loi a été adopté par le Conseil national de la transition par 109 voix pour, 00 contre et 00 abstention. Cette loi de finances avait été adoptée en Conseil des ministres, le 17 août 2022.

Source: Gouvernement du Mali


Notre rédaction a apporté des modifications au texte.

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Un camp de déplacés
ActuSécurité

Comment des habitants déplacés perdent leur indépendance

by Sahel Tribune 3 novembre 2022
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Quand les ballent sifflent, la panique et la peur s’installent. Au milieu de l’agitation, des familles se dispersent souvent en quelques minutes. Celles qui ont de la chance se déplacent ensemble. Cependant, beaucoup de membres d’une famille se dispersent. Alors commence le tourment d’une immense incertitude quant à leur sort. À cela s’ajoute les défis liés au déplacement et à leur nouvelle vie. Afin de mettre en lumière les défis auxquels les personnes déplacés sont confrontés, le CICR a échangé avec beaucoup d’entre eux.

La réalité du conflit armé au Mali est brutale : en quelques minutes, des familles se dispersent dans le bruit des affrontements, la peur au ventre. Safia, originaire de Gao, a été ainsi séparée de sa mère. D’autres, comme Mohamed, qui a fui la même région, ont eu plus de chance et se déplacent avec leurs proches. Quel que soit le parcours de chacun, il faut continuer sa vie dans un camp de fortune.

« J’étais terrorisé en quittant chez moi. Le bruit des armes nous a tenu compagnie durant des heures. Comme tout le monde, on avait peur d’être touché par les balles. Personne n’osait parler ou même pleurer », confie tristement Safia*.

Âgée de 27 ans, la jeune femme vient de la région de Gao. Fille unique et sans père depuis l’enfance, elle a vécu avec sa mère. Elles étaient inséparables avant cette journée de dimanche où tout a changé.

« On a retrouvé la même psychose », affirme un réfugié

C’était en février dernier, lorsque des hommes armés ont attaqué son village. Les survivants ont été obligés de quitter leur domicile et d’abandonner travail et sources de revenus. À l’aide de camionnettes, des centaines de personnes ont pris la fuite et, durant ce voyage, Safia et sa mère ont été séparées.

« En cours de route, j’ai remarqué que la voiture dans laquelle se trouvait ma mère n’était plus derrière nous », se souvient la jeune femme en larmes.

Mohamed vient du même village que Safia. Contrairement à elle, il a eu la chance durant sa fuite de ne pas avoir été séparé de sa famille. À 54 ans, avec sept enfants et trois femmes, il en est à son troisième déplacement depuis 2012.

« En 2012, quand les affrontements ont commencé dans mon village, nous avons fui pour aller au Burkina. Nous avons vécu là-bas en tant que réfugiés pendant neuf années », explique Mohamed.

Au Burkina Faso, lui et sa famille vivaient dans un camp de réfugiés et ont pu y survivre grâce à l’aide humanitaire. Hélas, ils ont dû quitter les lieux après des menaces répétées d’hommes armés. Mohamed et sa famille ont alors bénéficié de l’aide d’une organisation humanitaire pour revenir au nord du Mali. De retour, ils croyaient retrouver un peu de paix, mais, là encore, ils n’étaient pas au bout de leur peine.

« On a retrouvé la même psychose, les mêmes craintes, les mêmes intimidations », affirme Mohamed.

Un nouvel habitat, un semblant de nouvelle vie

À Bawa, à cinq kilomètres de la périphérie de la ville de Gao, Mohamed, Safia et d’autres déplacés ont alors enfin trouvé refuge. Un énième site de déplacés internes y a été construit. Même si le climat et l’environnement semblent être les mêmes que dans leur village d’origine, ils savent qu’ils ne sont pas chez eux. Ils ont dû tout reprendre à zéro en commençant par trouver un nouveau moyen de gagner leur vie.

Avant son départ forcé, Safia faisait du tricot et de la poterie. Elle confectionnait des coussins, des nattes traditionnelles et des vases.

« Maintenant, je ne fais rien. Quand je tombe malade, les gens cotisent pour me soigner. Ils me donnent aussi à manger. Je dépends totalement des autres et c’est frustrant », déplore-t-elle.

Mohamed, quant à lui, était éleveur.

« L’élevage est pratiqué chez nous depuis toujours. On avait des vaches, des moutons et des chèvres. Ça nous permettait de manger, d’avoir un revenu, de nous prendre en charge tout simplement », explique-t-il.

Ces activités leur assuraient à tous les deux une autonomie financière, mais depuis leur arrivés à Bawa, ils dépendent alors de la bienveillance de la communauté hôte et d’une organisation humanitaire. Celles-ci leur ont fourni de la nourriture et des abris.

« On avait construit des abris de fortune avec ce dont nous disposions. Ça ne nous protégeait même pas contre le soleil. Les hôtes nous ont apporté leur aide pour qu’on puisse avoir des tentes », explique Safia.

Mais, leur situation financière étant déjà instable, les hôtes n’ont pas pu continuer à les aider. Et l’organisation non plus, car il y a d’autres familles, d’autres sites de déplacés qui attendent aussi une assistance.

De l’eau potable disponible immédiatement

En plus d’un problème d’accès à la nourriture, l’eau est restée longtemps une préoccupation majeure des habitants du camp de Bawa, en particulier pour les femmes et les enfants.

« Ici, ce sont les femmes qui sont chargées de rapporter de l’eau. Le fleuve est à environ une heure de marche. A l’époque, nous y allions deux fois chaque jour. Le premier voyage était fait très tôt le matin. A notre retour, nous faisions la cuisine. Après le déjeuner, nous effectuions le second voyage », déclare Safia.

Par ailleurs, l’eau du fleuve n’étant pas traitée, elle rendait malades les gens qui la buvaient, et particulièrement les enfants.

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a réalisé en urgence un forage afin de couvrir les besoins en eau potable, minimiser les risques de maladies hydriques et réduire ceux liés au transport lointain de l’eau pour les femmes et les jeunes filles.

« Maintenant, nous avons un temps de repos. Nous consommons de l’eau à hauteur de souhait et buvons jusqu’à plus soif et les enfants ne sont plus malades à cause de l’eau », explique Safia.

Le forage fonctionne à l’énergie solaire. Il fournit quotidiennement 40 000 litres d’eau. Un comité de gestion formé par le CICR assure le bon fonctionnement des équipements.

Devenir autonome pour survivre

Si les communautés touchées par le conflit armé au Mali ont une capacité remarquable à faire face aux crises, les moyens de survie traditionnels peuvent ne plus suffire. En dépit des efforts déjà effectués, le millier de familles sur le site de déplacés ont encore des difficultés à accéder aux services sociaux de base.

Même si le site dispose d’une école primaire, mais, il faut se rendre dans la ville de Gao pour étudier au secondaire ou au lycée.

« Le matin on se réveille à cinq heures pour aller à l’école et on y passe toute la journée. Une fois les cours terminés, on revient à la maison un peu après 19 heures. On fait une marche d’environ six heures par jour », détaille Rachid, 14 ans.

Ces personnes déplacées sont encore dépendantes de l’aide humanitaire. C’est pourquoi elles sont plus que jamais désireuses de générer des revenus, en ouvrant un petit commerce ou en se lançant dans le maraîchage. Il en va ainsi de leur survie d’être financièrement autonomes. Les différentes aides dont elles bénéficient ne seront pas éternelles (voir l’encadré).

Des besoins toujours plus grands   Actuellement, l’assistance humanitaire est compromise par des financements insuffisants, alors que les besoins et les fonds requis ont augmenté. Une hausse de 13 pour cent des déplacements internes a été observée au cours des six premiers mois de 2022 seulement, en raison de la détérioration de la situation. Plus de 400 000 personnes se sont désormais déplacées à l’intérieur du pays, contraintes de laisser derrière elles maisons, animaux et moyens de subsistance. Il est ainsi essentiel de mobiliser des financements afin de poursuivre et étendre l’assistance d’urgence à plus de personnes ciblées. Il est important de trouver des solutions à long terme, qui peuvent aider les populations à s’adapter aux changements rapides et à assurer leur autonomie.

Besoin humanitaire des déplacés

*Nom d’emprunt

Source : CICR

3 novembre 2022 0 comments
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