Sommet pour la démocratie : les dirigeants s’engagent à promouvoir et renforcer la démocratie

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Dans la déclaration officielle du sommet pour la Démocratie, publiée le 29 mars 2023, les dirigeants du Sommet s’engagent à faire la promotion et le renforcement de la démocratie à travers les dix-sept objectifs de développement durable. Ils se consacrent conjointement pour faire respecter les droits de l’homme, celui de tous les citoyens, allant du droit à la liberté d’opinion, de lutte contre la corruption, jusqu’à la liberté de réunion et d’association des sociétés civiles, aux droits des femmes et à la liberté de la technologie…  

Le 10e sommet de la démocratie s’est tenu virtuellement le 29 mars dernier. Il était présidé par le président américain Joe Biden. Dans une déclaration officielle, les dirigeants démocrates ont affiché conjointement leurs solides engagements à promouvoir et renforcer la démocratie dans le monde.

« La démocratie est nécessaire pour faire en sorte que chaque voix soit entendue, que les droits de l’homme de tous soient respectés, protégés et réalisés, en ligne et hors ligne, et que la primauté du droit soit respectée. Nous reconnaissons que la démocratie peut prendre de nombreuses formes, mais qu’elle partage des caractéristiques communes, notamment des élections libres et équitables, inclusives et accessibles ; la séparation des pouvoirs ; freins et contrepoids ; les transitions pacifiques du pouvoir ; l’indépendance des médias et la sécurité des journalistes ; transparence ; l’accès à l’information ; responsabilité ; inclusion ; l’égalité des sexes ; la participation civique ; l’égale protection de la loi ; et le respect des droits de l’homme, y compris les libertés d’expression, de réunion pacifique et d’association », souligne le préambule de cette déclaration.

Les institutions… coopération 

Pour relever les défis croissants auxquels « la démocratie est confrontée dans le monde », le sommet s’est engagé à « renforcer » les institutions, les processus démocratiques et la résilience. Aussi, il estime que la « liberté et la démocratie » sont renforcées par la « coopération ». Les dirigeants du sommet s’engagent à établir des partenariats nationaux, régionaux et mondiaux « plus solides qui sont plus affirmés dans la lutte contre l’autoritarisme et la corruption et qui démontrent que la démocratie apporte la paix, la stabilité et la prospérité pour tous. »

Ils constatent que les institutions dont le développement nécessite du temps et des efforts concertés « sont mieux soutenues par une société inclusive qui respecte la diversité, promeut le travail décent pour tous ». Elle permet à chacun de poursuivre librement « ses aspirations », « d’exercer ses droits humains et ses libertés fondamentales, et de vivre sans craindre la violence et les menaces à sa sécurité. »

Niveau mondial 

À l’échelle mondiale, le sommet s’engage à mettre en œuvre la force des démocraties pour fortifier un ordre international basé sur des principes qui assure une justice économique durable pour tous. Également « approfondir » la coopération internationale pour accélérer les progrès vers le « programme de développement durable à l’horizon 2030 et les 17 objectifs de développement durable. »  Ils s’engagent collectivement à éradiquer la pauvreté pour renforcer l’inclusivité et instaurer la confiance et la stabilité dans les démocraties du monde. À faire respecter les droits de l’homme pour résoudre les « défis les plus critiques du siècle ».

Selon la déclaration du sommet, les dirigeants promettent de rester unis pour se soutenir mutuellement dans les efforts visant à renforcer la démocratie. Que cela soit aux niveaux national, régional et international, à lutter contre les « tendances autoritaires ». Mieux, ils espèrent progresser le dialogue et la coopération multilatérales et multipartites. Aussi, de préserver « les générations présentes et futures » du fléau de la guerre.

Ils soutiennent de façon déterminée tous les « pays et peuples » du monde entier qui adhèrent aux valeurs de liberté et de la démocratie contre les tentatives ou menaces directes ou indirectes visant à les saper.

Toutefois, le sommet déplore les conséquences désastreuses sur les droits de l’homme et humanitaires de « l’agression de la Fédération de Russie » contre l’Ukraine. Celles liées, aussi, aux attaques « continues » contre les infrastructures essentielles dans toute l’Ukraine.

« Nous exprimons notre grave préoccupation devant le nombre élevé de victimes civiles, y compris des femmes et des enfants, le nombre de personnes déplacées et de réfugiés ayant besoin d’une aide humanitaire », déplore la déclaration du sommet. Qui continue, « nous sommes profondément préoccupés par l’impact négatif de la guerre sur la sécurité alimentaire mondiale, l’énergie, la sécurité et la sureté nucléaire et l’environnement. »

Le sommet somme la Russie de se retirer « immédiatement, complètement et sans condition » toutes ses forces militaires du territoire ukrainien. « À l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues et appelons à une cessation des hostilités ». 

Les dix-sept objectifs de développement durable 

Pour garantir une démocratie participative à toutes les sociétés de la planète, le sommet invite à renforcer le développement durable. Selon les dirigeants démocrates, la protection et le renforcement des sociétés démocratiques sont un processus en constante évolution. « Nous nous efforçons tous de mieux adopter et mettre en œuvre les principes démocratiques. Une telle société contribue au développement durable sous toutes ses formes, économique, environnementale et sociale, et sert de fondement à la paix. »

C’est pourquoi les participants au Sommet pour la démocratie appellent les autres dirigeants à se joindre à eux dans ces efforts. Ils se consacrent conjointement à mener des actions selon les 17 objectifs de développement durable, pour un monde plus démocratique, juste, équitable et paritaire.

Mohamed Camara

Mohamed Camara
Mohamed Camarahttps://saheltribune.com
Mohamed Camara est détenteur d’une licence en lettres modernes, décrochée en 2019 à la Faculté des lettres, des langues et des sciences du langage (FSL), Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB). Il évolue dans la presse, son métier de prédilection, depuis 2018. En 2021, il est certifié journaliste culturel suite à une formation de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ). Il a travaillé pour plusieurs journaux dont le projet Kéniéba Média dont il était le coordinateur, et lemalien.com. Il travaille actuellement pour Reflet d’Afrique (Journal hebdomadaire local de Bamako, depuis 2020) et Sahel Tribune (mai 2022). Mohamed Camara aime la lecture, la musique et les échanges interindividuels afin de mieux affiner ses connaissances.

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