À Bamako, un atelier de vulgarisation a réuni autorités et acteurs de la gouvernance autour de la stratégie de développement du pays à l’horizon 2063 et de sa première déclinaison décennale, la SNEDD 2024-2033.
Un cap fixé à 2063, encore faut-il que les Maliens le connaissent. C’est le constat qui a présidé à l’atelier ouvert mardi 6 octobre à Bamako, où le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) a affiché sa volonté de renforcer l’appropriation, par les acteurs publics comme par les citoyens, de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033.
Le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, également point focal national du MAEP, a ouvert les travaux en assignant à la Vision un rôle d’orientation de l’action publique et de mobilisation citoyenne. « Elle constitue une boussole nationale de transformation et appelle des changements profonds dans la manière de gouverner, de conduire l’action publique et de mobiliser les citoyens », a-t-il déclaré.
Elle constitue une boussole nationale de transformation et appelle des changements profonds dans la manière de gouverner, de conduire l’action publique et de mobiliser les citoyens
Un calendrier en deux temps
Selon le ministre, la SNEDD 2024-2033 constitue la première phase décennale de mise en œuvre de la Vision Mali 2063. Elle doit notamment accompagner les réformes structurelles, consolider les fondements de la stabilité macroéconomique et favoriser une croissance forte, inclusive et créatrice d’emplois.
Les documents de la Vision ont été adoptés en Conseil des ministres le 27 décembre 2024. La Vision fixe les orientations de développement du pays à l’horizon 2063, tandis que la SNEDD couvre la période 2024-2033.
Gouvernance et suivi-évaluation
Mossa Ag Attaher a appelé à mettre en place une gouvernance prospective, des mécanismes de pilotage et de suivi, ainsi qu’une implication effective des acteurs chargés de la gouvernance et du suivi-évaluation. Autrement dit, au-delà de l’adoption des textes, la question posée est celle de leur mise en œuvre et de leur contrôle dans la durée.
De son côté, le président de la Commission nationale de gouvernance du MAEP, Souleymane Coulibaly, a assuré que son institution accompagnerait les autorités dans la vulgarisation de la Vision. L’ambition, a-t-il expliqué, est d’en faire « une référence connue, comprise et partagée par tous », ainsi qu’un cadre d’action pour la transformation du pays.
L’atelier s’est tenu à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. Il s’inscrit aussi dans la redynamisation du processus national du MAEP et dans son Plan d’action 2025-2030.
Oumarou Fomba
