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Le passeport malien atteint 62,3 % d’accès en Afrique en 2026

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Le passeport malien présente en 2026 une mobilité nettement plus importante en Afrique que dans le reste du monde. Selon le classement de Passport Reports, 62,3 % des destinations africaines sont accessibles aux détenteurs du document malien sans visa, avec visa à l’arrivée ou via une procédure simplifiée. À l’échelle mondiale, le taux d’accès tombe à 30,3 %, tandis que le Mali occupe le 155e rang mondial avec un score de mobilité de 60.

Le classement du passeport malien pour 2026 met en évidence un écart net entre la portée régionale et la portée mondiale du document de voyage. En Afrique, le taux total d’accès atteint 62,3 %, tandis que l’accès mondial s’établit à 30,3 %. À l’échelle internationale, le passeport malien occupe le 155e rang avec un score de mobilité de 60.

Dans l’espace africain, 21 destinations, soit 39,6 % du total régional mesuré, sont accessibles sans visa. Onze autres destinations, représentant 20,8 %, relèvent du visa à l’arrivée ou d’autres modalités d’entrée simplifiée, tandis qu’une destination, les Seychelles, est classée sous autorisation électronique de voyage. Vingt destinations africaines, soit 37,7 %, restent dans la catégorie exigeant un visa préalable.

La liste des accès sans visa en Afrique comprend notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Cabo Verde, l’Algérie, le Maroc, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Kenya, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, le Togo, la Tunisie et le Tchad. Plusieurs de ces destinations sont associées à des séjours pouvant aller jusqu’à 90 jours. Le Kenya est indiqué à 60 jours et le Rwanda à 30 jours, tandis que le Cabo Verde apparaît avec le dispositif EASE.

Une mobilité concentrée sur certaines régions

Au niveau mondial, les 60 points de mobilité proviennent de 31 destinations sans visa, de 27 destinations accessibles avec visa à l’arrivée ou une procédure d’entrée simplifiée, et de 2 destinations sous autorisation électronique de voyage. La somme de ces trois catégories correspond au score de mobilité de 60. En parallèle, 138 destinations sont classées comme nécessitant un visa préalable, soit 69,7 % des destinations prises en compte.

Parmi les séjours sans visa les plus longs indiqués dans le rapport figurent la Barbade avec 180 jours, le Bénin, le Maroc, la Gambie, le Ghana, la Mauritanie, le Sénégal et le Tchad avec 90 jours, ainsi que le Kenya avec 60 jours. Hors d’Afrique, les Philippines sont indiquées à 30 jours, Hong Kong à 14 jours et Macao à 90 jours. Dans la catégorie du visa à l’arrivée ou des procédures simplifiées, le Népal est associé à un séjour pouvant atteindre 150 jours, tandis que Samoa, le Vietnam, l’Éthiopie, le Gabon, le Soudan du Sud, Madagascar et Cuba sont indiqués jusqu’à 90 jours selon les modalités mentionnées dans le rapport.

La répartition régionale confirme que l’Afrique constitue le principal espace d’accès pour le passeport malien. Les Caraïbes affichent un taux total de 56,3 %, l’Amérique du Nord 34,8 %, l’Océanie 28,6 %, l’Asie 26,0 % et l’Amérique du Sud 16,7 %. En Europe, le rapport classe les 47 destinations dans la catégorie exigeant un visa préalable. Les sous-ensembles du Golfe, de l’Asie centrale et du Moyen-Orient affichent également un taux d’accès total de 0,0 % dans les catégories sans visa, visa à l’arrivée ou autorisation électronique.

Une 36e place parmi les passeports africains

Dans la comparaison continentale, le Mali se classe 36e sur 54 pays africains. Il occupe également la 36e place sur 54 parmi les membres de l’Union africaine. Au sein de l’Organisation de la coopération islamique, le passeport malien est 37e sur 57, tandis qu’il se situe au 99e rang sur 132 dans le groupe des pays du G77. Parmi les pays classés dans la catégorie linguistique francophone utilisée par le rapport, le Mali occupe la 19e place sur 29.

L’accueil des visiteurs mesure le mouvement inverse

Le rapport distingue la mobilité des détenteurs du passeport malien de la facilité offerte aux ressortissants étrangers qui se rendent au Mali. Sur l’indicateur de pays accueillants, qui mesure cette seconde direction, le Mali est classé 130e sur 199. Les conditions de visa pour entrer au Mali concernent donc l’accès des passeports étrangers au territoire malien et ne doivent pas être confondues avec les destinations accessibles aux ressortissants maliens.

Les signaux de réciprocité font apparaître deux configurations. Les ressortissants des Émirats arabes unis, de l’Indonésie et du Cameroun figurent parmi ceux qui peuvent entrer au Mali sans visa, avec autorisation électronique ou à l’arrivée, alors que le passeport malien est classé comme soumis à visa pour ces trois destinations. À l’inverse, le rapport recense une série de pays dont les ressortissants doivent obtenir un visa pour entrer au Mali alors que les détenteurs d’un passeport malien y bénéficient d’un accès sans visa, d’une autorisation électronique ou d’une procédure à l’arrivée, notamment les Bahamas, le Bangladesh, la Barbade, l’Inde, les Philippines, les Seychelles, le Sri Lanka et le Vietnam.

Un score stable entre 2025 et 2026

Les données historiques montrent que le score de mobilité du Mali reste à 60 entre 2025 et 2026, alors que son rang mondial passe de la 150e à la 155e place. En 2024, le score était de 63 pour une 149e place, après un niveau de 64 et une 151e place en 2023. Le tableau historique enregistre ainsi un score inchangé entre les deux dernières années, mais une position mondiale différente.

Pour 2026, le profil du passeport malien se caractérise ainsi par un accès nettement plus élevé en Afrique que dans l’ensemble du monde, avec 62,3 % de couverture régionale contre 30,3 % à l’échelle mondiale. Le score de mobilité demeure fixé à 60, réparti entre 31 destinations sans visa, 27 accessibles à l’arrivée ou par une procédure simplifiée et 2 sous autorisation électronique, tandis que 138 destinations exigent un visa préalable.

Source : Rapports sur les passeports

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