Home A la Une Le Mali lance un appel à projets culturels de 20 millions de francs CFA pour l’Année de l’éducation et de la culture

Le Mali lance un appel à projets culturels de 20 millions de francs CFA pour l’Année de l’éducation et de la culture

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Le Bureau malien du droit d’auteur a publié, le 21 septembre, un appel à propositions destiné à financer cinq projets culturels et artistiques, à raison de quatre millions de francs CFA maximum chacun. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de l’Année de l’éducation et de la culture décrétée pour la période 2026-2027.

Le Bureau malien du droit d’auteur (Bumda), organisme placé sous la tutelle du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a lancé, le 21 septembre, un appel à propositions de projets culturels et artistiques doté d’une enveloppe financière globale de 20 millions de francs CFA. Cette somme doit permettre de financer cinq projets, à raison d’un montant maximal de 4 millions de francs CFA par initiative retenue. L’appel s’inscrit explicitement dans le cadre de l’Année de l’éducation et de la culture 2026, décrétée par les autorités maliennes pour renforcer la formation de la jeunesse et son ancrage dans les valeurs culturelles nationales.

Selon le document publié par le Bumda et signé par son directeur général, Yaya Sinayoko, cet appel vise à soutenir des initiatives culturelles et artistiques « innovantes, inclusives et génératrices d’impacts économiques et sociaux », en particulier celles favorisant la création artistique, la valorisation du patrimoine, la professionnalisation des acteurs culturels et la participation des jeunes et des femmes. Huit domaines prioritaires sont explicitement mentionnés : les arts de la scène (musique, danse, théâtre, conte, humour), le livre et la lecture, le patrimoine matériel et immatériel, les arts visuels et numériques, les industries culturelles et créatives, la formation des acteurs culturels, l’éducation par la culture, ainsi que la sensibilisation au droit d’auteur et aux droits voisins.

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innovantes, inclusives et génératrices d’impacts économiques et sociaux

Des conditions d’éligibilité resserrées

Peuvent candidater les associations légalement reconnues, les organisations non gouvernementales, les entreprises culturelles et créatives légalement constituées, ainsi que les fondations intervenant dans le champ des arts et de la culture. Les structures candidates doivent notamment justifier d’au moins deux années d’existence légale et d’activités effectives, être en règle avec leurs obligations administratives, fiscales et sociales, et présenter un projet dont la durée d’exécution est comprise entre six et douze mois. Chaque organisation ne peut soumettre qu’une seule proposition, et le dossier de candidature doit notamment comprendre une présentation de la structure, ses rapports d’activités des deux dernières années, une description détaillée du projet ainsi qu’un budget équilibré.

Les projets seront évalués selon sept critères, incluant leur pertinence au regard des objectifs de l’appel, leur impact culturel, social et économique, leur degré d’innovation, leur faisabilité technique, l’expérience du porteur de projet, la cohérence budgétaire et la prise en compte des jeunes, des femmes et des groupes vulnérables. Seuls les projets ayant obtenu une note minimale de 70 sur 100 pourront être retenus pour financement, les projets sélectionnés faisant ensuite l’objet d’une convention avec le Bumda ainsi que d’un suivi assorti d’une obligation de rapports techniques et financiers réguliers.

Une échéance fixée au 15 octobre

Les dossiers doivent être déposés auprès de la Commission de sélection des projets culturels et artistiques du Bumda, à Bamako, avant le 15 octobre 2026 à midi précises. Tout dossier reçu après cette date et cette heure ne sera pas pris en considération.

Cet appel à projets s’ajoute à une série d’initiatives récentes visant à structurer et professionnaliser le secteur culturel malien, du lancement d’un nouveau master en patrimoine culturel à l’Institut Kôrè des arts et métiers à l’annonce du futur Marché national de l’art contemporain prévu en novembre à Bamako. Autant de chantiers qui témoignent d’une volonté affichée de faire de la culture un secteur économique à part entière, et non plus seulement un espace de création désintéressée.

Oumarou Fomba 

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