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Baton pour couper la virilité
A la UneÉchos d'amour

« Il rend impuissant » : le récit troublant d’un bâton ancestral

by Chiencoro 5 mai 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

À la faveur des grandes manifestations culturelles organisées à Bobo-Dioulasso, le Village des communautés s’impose comme l’un des espaces les plus fascinants de découverte et de transmission des savoirs traditionnels. Véritable carrefour des identités, il rassemble des représentants de différentes ethnies du Burkina Faso et d’ailleurs, venus exposer objets, rites et pratiques hérités de leurs ancêtres.

Au cœur de ce dispositif, les visiteurs plongent dans un univers où le quotidien se mêle au sacré. Sculptures, masques, instruments rituels et objets de pouvoir racontent une histoire plurielle, souvent méconnue, mais profondément ancrée dans les sociétés sahéliennes. C’est dans cet environnement chargé de symboles que Korotimi Sanou, dépositaire des traditions de l’ethnie Bobo, partage un témoignage qui intrigue autant qu’il interroge.

Entre croyances et régulation sociale

Parmi les objets exposés, un simple bâton attire l’attention des visiteurs. Son apparence modeste contraste avec la portée symbolique qui lui est attribuée. Selon la gardienne des traditions, cet artefact est doté d’un pouvoir particulier, transmis à travers les générations. « Ce bâton, si tu le places entre tes jambes et que tu frappes un homme avec, il devient impuissant », affirme-t-elle.

Au-delà de cette déclaration saisissante, l’objet illustre surtout la fonction sociale des artefacts traditionnels. Dans les sociétés comme celle des Bobo, ces objets ne relèvent pas seulement de la croyance ou du mystique. Ils participent à l’organisation de la vie collective, encadrent les comportements et servent de mécanismes de régulation sociale.

Un patrimoine immatériel en transmission

Le Village des communautés offre ainsi une immersion dans un patrimoine immatériel où chaque objet, chaque geste et chaque récit porte une signification. Loin d’être figées, ces traditions continuent d’évoluer et de s’adapter aux réalités contemporaines, tout en conservant leur essence.

Dans un contexte où la modernité et l’urbanisation transforment les modes de vie, ces espaces jouent un rôle crucial dans la préservation des identités culturelles. Ils permettent également de transmettre aux jeunes générations un héritage souvent menacé par l’érosion des pratiques traditionnelles.

Entre valorisation culturelle et attractivité touristique

Au-delà de sa dimension patrimoniale, le Village des communautés s’inscrit aussi dans une dynamique de valorisation touristique. En mettant en scène la diversité culturelle du pays, il attire visiteurs nationaux et étrangers, curieux de découvrir des pratiques authentiques et des savoirs ancestraux.

Cette mise en valeur contribue à renforcer l’attractivité culturelle du Burkina Faso, tout en offrant aux communautés locales une plateforme de reconnaissance et d’expression. Elle rappelle également que la culture, au-delà de son aspect symbolique, constitue un levier de développement économique et social.

Le sacré au cœur du quotidien

Dans ce village éphémère, où les traditions se donnent à voir et à comprendre, le sacré n’est jamais loin. Il imprègne les objets, les récits et les interactions, révélant une vision du monde où le visible et l’invisible coexistent.

À travers des figures comme Korotimi Sanou, ces savoirs continuent de circuler, témoignant d’une richesse culturelle qui dépasse le simple folklore. Ils rappellent que, dans les sociétés sahéliennes, les objets ne sont jamais anodins : ils sont porteurs de sens, de mémoire et parfois, de pouvoirs que seule la tradition peut expliquer.

Chiencoro Diarra 

5 mai 2026 0 comments
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Le mari, ce bien trop partageable
A la UneBillet d'humeurÉchos d'amour

Le mari, ce bien trop partageable

by Chiencoro 5 mai 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Trahir son amie en séduisant son mari, ou convoiter la femme de son meilleur ami : derrière ces histoires de « taper dans le dos », popularisées dans la culture populaire ouest-africaine, se cache un malaise plus profond. Entre jalousie, rivalités et effritement de certaines valeurs sociales, ces trahisons sentimentales disent beaucoup de l’état des relations d’amitié et de confiance dans nos sociétés.

L’amitié féminine serait-elle devenue un sport extrême ? Dans certains cercles, on ne parle plus de « meilleure amie », mais de meilleure ennemie potentielle. Car la nouvelle tendance, celle qui s’insinue dans les conversations entre confidences et soupçons, ressemble à un mauvais remake de télénovela : la copine qui finit par s’installer… dans le foyer. Oui, celui de son amie. Et parfois même dans le lit conjugal. On appelle ça trahison, duplicité, ou, pour reprendre une expression populaire d’Afrique de l’Ouest popularisée par le groupe ivoirien Magic System, « taper dos » : frapper dans le dos de celui ou celle qui vous faisait confiance.  

Dans cette étrange compétition sentimentale, certaines amitiés ressemblent à des auditions pour le rôle de coépouse. On se confie, on pleure ensemble, on critique le mari… et quelques mois plus tard, surprise : l’amie s’intéresse soudain de très près au même mari. Comme si la frontière entre solidarité féminine et opportunisme sentimental s’était évaporée. Les confidences de salon deviennent des notes stratégiques, les secrets conjugaux des modes d’emploi. Et pendant que l’une se plaint des caprices du mari, l’autre observe, analyse… et parfois tente sa chance.  

Il faut dire que certaines scènes frôlent l’absurde. Dans un monde où tout se partage – selfies, statuts, confidences – la chambre conjugale semble parfois devenir un espace trop ouvert. Les amies passent, s’installent, rient, commentent la vie du couple comme si elles étaient membres du conseil d’administration. Résultat : quand les limites disparaissent, les tentations s’invitent. Certains avancent même, mi-sérieux mi-superstitieux, que laisser une amie trop longtemps dans son salon finirait par l’amener jusqu’à la chambre.  

Mais ce petit théâtre de trahisons n’existerait pas sans un second acteur : l’homme. Car l’époux qui cède aux avances de l’amie n’est pas exactement un monument de loyauté. Entre virilité mal placée et vengeance conjugale, certains se découvrent soudain un talent pour transformer une querelle de couple en catastrophe familiale. Et le pire, c’est que certains applaudissent encore ce genre d’exploit, comme s’il s’agissait d’une performance sociale.  

La polygamie, diront les juristes improvisés, n’interdit pas d’épouser l’amie de son épouse. Certes. Mais toutes les règles de la vie en société ne sont pas écrites dans un code. Il existe aussi ces frontières invisibles qui permettent à la confiance de survivre : ne pas convoiter ce qui appartient à l’ami, ne pas transformer l’hospitalité en stratégie de conquête. Quand ces limites disparaissent, la société se transforme en un champ de suspicion où chacun surveille son voisin – et parfois même son ami.

Et pour être honnête, la trahison n’est pas un monopole masculin. Certaines femmes aussi franchissent la ligne rouge en trompant leur mari avec… le meilleur ami de celui-ci. À force de « taper dans le dos » des autres, chacun finit par attendre le coup suivant. L’amitié devient prudence, la confiance devient naïveté.

Au fond, ce phénomène raconte quelque chose de plus inquiétant qu’un simple adultère : une crise des valeurs sociales. Ce qui était autrefois honteux devient parfois sujet de plaisanterie. On s’en vante presque, comme si séduire le partenaire d’un proche relevait d’un trophée.  

À ce rythme, il faudra peut-être bientôt ajouter une règle simple à nos manuels de savoir-vivre : si vous tenez à votre couple, choisissez vos amis… avec autant de soin que votre partenaire. 

Chiencoro Diarra

5 mai 2026 0 comments
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Mountaga Tall
ActuPolitique

Affaire Mountaga Tall : la famille dénonce un « enlèvement » et exige des clarifications

by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 mai 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

La famille de Maître Mountaga Tall a annoncé, dans un communiqué rendu public le 3 mai 2026 à Bamako, l’« enlèvement » de l’avocat à son domicile dans la nuit du samedi 2 mai.

Selon ses proches, « des individus armés et encagoulés » ont fait irruption à son domicile à bord de « véhicules non immatriculés », avant de l’emmener de force. La famille affirme également que son épouse aurait été brutalisée au cours de l’intervention et que son téléphone a été confisqué.

Des démarches engagées

À ce stade, aucune autorité judiciaire ou administrative n’a confirmé la détention de l’avocat, ni précisé les motifs d’une éventuelle mesure privative de liberté. La famille indique être sans nouvelles, évoquant une « absence de clarté » sur « son lieu de détention, son état de santé ou sa situation juridique ».

Elle met en garde contre ce qu’elle considère comme une « privation de liberté opérée hors de tout cadre légal ».

La famille indique avoir saisi le bâtonnier de l’Ordre des avocats et engagé la constitution d’une équipe de défense composée de conseils nationaux et internationaux, afin d’assurer la protection des droits de Maître Mountaga Tall « par toutes voies de droit ».

Des exigences formulées

Dans son communiqué, elle exige « que toute la lumière soit faite, sans délai, sur les circonstances de l’enlèvement » et demande « la localisation immédiate » de l’avocat. Elle réclame également « le respect strict de ses droits fondamentaux» et appelle « les autorités nationales ainsi que les organisations régionales et internationales à se saisir de cette situation avec diligence ».

Le document rappelle également l’importance du respect des droits fondamentaux. La famille insiste sur le fait que, « quelles que soient les circonstances, Maître Mountaga Tall doit bénéficier de garanties légales ». 

Ibrahim Kalifa Djitteye 

4 mai 2026 0 comments
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𝐆𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐧𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐭𝐭𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞
A la UneSanté

Mali : l’INPS mobilise 10 millions de FCFA pour les victimes des attaques terroristes

by Sahel Tribune 4 mai 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À la suite des attaques terroristes qui ont récemment endeuillé le Mali, un élan de solidarité s’organise au sein des institutions publiques. Ce lundi 4 mai, l’Institut national de la prévoyance sociale (INPS) a posé un geste fort en remettant un chèque de 10 millions de FCFA destiné à soutenir la prise en charge des victimes.

« J’ai instruit le Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer l’assistance aux victimes, soutenir les familles endeuillées et accompagner les blessés. La solidarité nationale ne doit pas être un vain mot. Elle doit être un geste, une présence, un soutien concret. », déclarait le président de la transition dans son adresse à la nation du 28 avril 2026. Cette instruction du chef de l’État a eu un écho favorable auprès de l’institut national de prévoyance sociale (INPS), qui vient de soutenir les victimes avec un chèque géant. 

Soutien à l’État et au système de santé 

La cérémonie, empreinte d’émotion, s’est déroulée en présence des autorités sanitaires. Prenant la parole au nom de l’institution, Mossadeck Bally a exprimé la compassion de l’INPS face à l’ampleur du drame. « Les récents événements qui ont frappé notre pays ont causé des souffrances humaines que rien ne saurait pleinement apaiser. Derrière chaque blessé, il y a une vie bouleversée, une famille éprouvée, une communauté touchée », a-t-il déclaré.

Fidèle à sa mission de protection sociale, l’INPS a tenu à s’associer à l’hommage national rendu aux victimes civiles et militaires, ainsi qu’à Sadio Camara, disparu lors de ces attaques. Pour son président du Conseil d’administration, cette contribution financière se veut à la fois un acte de solidarité et une marque d’engagement aux côtés de l’État et du système de santé.

La résilience collective, plus que jamais une nécessité 

De son côté, Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social a salué l’initiative, tout en rendant hommage au personnel médical mobilisé depuis les premières heures. « Le travail remarquable des équipes médicales et de l’ensemble du personnel de santé, engagés jour et nuit pour sauver des vies, force le respect et mérite notre soutien total », a-t-elle affirmé.

La ministre a également indiqué que plusieurs interventions chirurgicales avaient été réalisées dans la nuit suivant les attaques, témoignant de la réactivité du système sanitaire face à l’urgence. Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes, dans une atmosphère de recueillement.

Au-delà de ce geste financier, cette initiative illustre la mobilisation des institutions nationales face à une crise qui touche profondément le pays. Elle souligne aussi l’importance de la solidarité nationale dans la prise en charge des blessés et l’accompagnement des familles endeuillées, dans un contexte où la résilience collective est plus que jamais une nécessité.

A.D

4 mai 2026 0 comments
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Assimi Goïta et son ministre délégué
A la UneSécurité

Mali : pourquoi Assimi Goïta prend la tête du ministère de la Défense après la mort de Sadio Camara 

by Sahel Tribune 4 mai 2026
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a décidé de prendre personnellement la tête du ministère de la Défense. Une décision qui marque un nouveau palier dans la lutte contre l’insécurité et la quête de la souveraineté nationale.

Dans son adresse à la nation, le 28 avril, à la suite des attaques coordonnées, simultanées, coordonnées et complexes du 25 avril 2026 qui ont endeuillé plusieurs villes du Mali, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, avait déclaré : « C’est plus que jamais le moment de faire confiance à vos Forces armées et de sécurité engagée dans une lutte complexe, contre le terrorisme. Les opérations se poursuivront jusqu’à la neutralisation complète des groupes impliqués et le rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. »

Une semaine après cette déclaration, le chef suprême des armées a décidé d’assumer personnellement le portefeuille de la Défense et des Anciens combattants. Une décision officialisée par décret, lu à la télévision nationale ORTM par le secrétaire général de la présidence, Alfousseyni Diawara. Dans le même mouvement, le général de division Oumar Diarra, jusque-là chef d’état-major général des armées, a été nommé ministre délégué auprès de la Défense.

Une centralisation du commandement face à une menace accrue

La décision intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par des attaques simultanées ayant ciblé Bamako, Kati, Konna, Sévaré, Kidal et Gao, et coûté la vie à l’ancien ministre de la Défense, Sadio Camara. En se plaçant directement à la tête de l’appareil militaire, le général d’armée Assimi Goïta opère une centralisation du commandement qui vise à renforcer la réactivité opérationnelle et la cohérence stratégique des Forces armées maliennes. Cette décision pourrait être motivée par la volonté d’éviter toute rupture dans la dynamique déjà enclenchée au sein des forces armées maliennes et évité toute décision qui pourrait entraîner une certaine dissension dans les rangs de l’outil de défense dans un contexte si particulier de la vie de la nation malienne. 

En tant que Président du Conseil supérieur de la défense, en plus d’être militaire de terrain ayant combattu contre cette menace terroriste des années durant, le président de la transition est le mieux indiqué pour conduire les opérations avec l’assistance de l’ex-chef d’État major général des armées. Le général Goïta, pour qui la sécurité occupe la priorité numéro un, est en terrain connu. Cette nouvelle mission à côté de la fonction de chef de l’État devait suffire à prouver au peuple malien le degré de patriotisme du chef suprême des armées. Car l’occupation de la fonction de ministre de la Défense constitue, à n’en pas douter un véritable sacrifice pour la sécurité et le développement national. Le président de la transition a montré la voie. Au peuple malien de suivre l’exemple. « Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion et son unité. Un sursaut national est aujourd’hui indispensable et nous devons, tous comme un seul homme, nous ériger contre la division et la fracture sociale. », a expliqué le chef de l’État dans son adresse à la nation. Chacun, dans son domaine et selon ses expertises, doit apporter sa pierre à l’édifice national. A l’heure de la mobilisation, aucun fils ne doit rester en marge. 

Restaurer l’autorité et la confiance

Dans un pays confronté à des menaces asymétriques et à des attaques coordonnées d’envergure, cette concentration des responsabilités entre les mains du chef suprême des armées peut être interprétée comme une réponse à l’urgence. Elle permet d’accélérer la prise de décision et de réduire les délais entre l’analyse du renseignement et l’action sur le terrain.

Au-delà de l’impératif opérationnel, cette nomination revêt également une portée politique. En assumant personnellement la Défense, le chef de l’État envoie un signal fort de responsabilité et d’engagement. Dans un contexte marqué par le choc des attaques et la perte d’un pilier du dispositif sécuritaire, il s’agit de restaurer la confiance des populations et de réaffirmer l’autorité de l’État, tout en honorant la mémoire de l’illustre disparu.

Ce choix s’inscrit aussi dans une tradition observée dans plusieurs pays en période de crise, où les chefs d’État prennent directement en main les questions de sécurité nationale afin de mobiliser l’ensemble des leviers de puissance publique. Selon le président de la transition, «  sans la sécurité, il ne saurait y avoir et sans développement il ne saurait y avoir de sécurité ». Les deux restent interdépendants. C’est pourquoi il est important pour lui de mobiliser tous les outils pour restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire pour l’émergence du Mali Koura. 

Un tandem militaire pour piloter la riposte

La nomination du général Oumar Diarra comme ministre délégué vient compléter ce dispositif. Officier expérimenté et ancien chef d’état-major général des armées, il apporte une expertise technique et opérationnelle essentielle à la conduite des opérations. Le tandem formé avec le général d’armée Assimi Goïta permet ainsi de conjuguer vision stratégique au sommet de l’État et gestion quotidienne des opérations militaires.

Le positionnement protocolaire du ministre délégué, placé juste après les ministres d’État, souligne l’importance accordée à la Défense dans l’architecture gouvernementale actuelle. Dans le plan d’action du gouvernement (PAG) Abdoulaye Maïga, présenté le 16 mai 2025, la sécurité et la défense vient en première ligne. Le nouveau gouvernement s’est engagé à poursuivre la montée en puissance de l’armée malienne à travers le recrutement massif de soldats, la modernisation des infrastructures, le déploiement militaire sur l’ensemble du territoire, la construction des hôpitaux militaires, des mémoriaux et des équipements sophistiqués. Cette réorganisation s’inscrit dans la doctrine souverainiste défendue par les autorités de la Transition. En internalisant davantage la conduite des opérations militaires et en renforçant la chaîne de commandement nationale, Bamako entend affirmer son autonomie stratégique dans la lutte contre le terrorisme.

Si ce choix concentre les pouvoirs, il engage aussi directement la responsabilité politique du chef de l’État sur les résultats obtenus sur le terrain. Dans un contexte de guerre prolongée, il marque une volonté d’assumer pleinement la conduite de la défense nationale et de répondre, sans intermédiaire, aux défis sécuritaires auxquels le Mali reste confronté.

Le président de la transition a planté le décor depuis son investiture le 7 juin 2021. Dans son discours, il avait affirmé : « Aujourd’hui, nous avons une responsabilité historique : celle de transcender nos divergences pour sécuriser notre pays, pour préserver son intégrité territoriale et pour créer les conditions d’un développement socioéconomique nous permettant d’offrir un avenir meilleur à notre postérité. ». Ces propos n’avaient acquis une pertinence aussi particulière qu’en ce contexte de guerre asymétrique et hybride contre le Mali. 

 Oumarou Fomba 

4 mai 2026 0 comments
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Obsèques de Sadio Camara
ActuSécurité

Mobilisation de la diaspora à travers le monde : « Il y a 23 millions de Sadio Camara parmi nous »

by Sahel Tribune 3 mai 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris pour rendre hommage au général Sadio Camara, ministre malien de la Défense, décédé dans une attaque terroriste à Kati le 25 avril. Organisée par des membres de la diaspora malienne et des ressortissants de pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), la marche s’est déroulée entre la station de métro Duroc et l’ambassade du Mali dans la capitale française.

Les participants, brandissant des drapeaux du Mali et de l’AES, ont exprimé leur solidarité avec les Forces armées maliennes (FAMa) engagées dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Des slogans tels que « Sadio est parmi nous», « Vive le Mali, l’AES et l’Afrique libre » ou encore « Il y a 23 millions de Sadio Camara parmi nous » ont rythmé le cortège.

Poursuivre ce combat avec détermination 

Selon Mamadou Conté, responsable des relations publiques du comité de coordination de la diaspora des pays de l’AES en France, cette mobilisation visait à témoigner un soutien « inconditionnel » aux forces armées maliennes et à leurs partenaires dans la lutte contre le terrorisme. « Nous voulons saluer le courage des FAMa et leur souhaiter de poursuivre ce combat avec détermination », a-t-il déclaré.

À l’issue de la marche, les manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade du Mali où ils ont été reçus par trois chargés d’affaires représentant les États de l’AES. Des lettres de condoléances ont été remises à la représentation diplomatique afin d’être transmises à la famille du général Camara, à ses proches et aux autorités maliennes.

Une mobilisation internationale

Des manifestations similaires ont été organisées le 2 mai dans plusieurs villes du monde, notamment à Londres, New York et dans la ville italienne de Reggio Emilia. À Londres, un rassemblement s’est tenu devant la bibliothèque de Peckham, réunissant membres de la diaspora et sympathisants venus rendre hommage aux victimes des « attaques complexes, simultanée et coordonnées » du 25 avril dernier.

À New York, une marche commémorative s’est déroulée devant la mission permanente du Mali auprès des Nations unies. Des représentants diplomatiques maliens aux États-Unis y ont pris part, appelant à une solidarité internationale face aux menaces terroristes.

En Italie, un rassemblement pacifique a été organisé à Reggio Emilia, dans le nord du pays, où les participants ont également salué les efforts des forces de sécurité maliennes pour stabiliser le pays.

Hommages en Afrique

Au-delà de l’Europe et de l’Amérique du Nord, plusieurs initiatives ont été organisées en Afrique. À Antananarivo, à Madagascar, une cérémonie commémorative s’est tenue au Centre culturel malgache (IKM). Des représentants politiques et des membres de la société civile y ont exprimé leur solidarité avec le Mali.

Richard Rakotonirina, président du parti Réveil Patriotique de Madagascar Uni, a souligné la nécessité d’une coopération internationale renforcée face aux menaces terroristes. « De telles tragédies ne peuvent rester sans réponse, et la lutte contre le terrorisme exige l’union des efforts de toute la communauté internationale », a-t-il déclaré.

Funérailles nationales à Bamako

Les funérailles nationales du général Sadio Camara se sont déroulées le 30 avril 2026 à Bamako, au 34ᵉ régiment du génie militaire. La cérémonie s’est tenue en présence du chef de l’État malien, le général d’armée Assimi Goïta, de la hiérarchie militaire, du corps diplomatique et de délégations venues notamment de Guinée, du Burkina Faso et du Niger.

Le décès du ministre malien de la Défense a suscité une vague d’émotion au Mali et au sein de la diaspora. Pour de nombreux participants aux rassemblements organisés à travers le monde, ces hommages visaient à honorer la mémoire d’un responsable militaire considéré comme l’une des figures de la lutte contre le terrorisme dans le pays.

A.D

3 mai 2026 0 comments
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Mamou Daffé rencontre la diaspora malienne de Bobo-Dioulasso
A la UneSeko ni Donko

À Bobo-Dioulasso, Bamako resserre les liens avec sa diaspora

by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 mai 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

En déplacement à Bobo-Dioulasso, en marge de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) et de la 2ᵉ Semaine de la fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rencontré la communauté malienne établie dans la capitale économique burkinabè. Une séquence à forte portée symbolique, dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires et les recompositions politiques.

Représentant le Premier ministre Abdoulaye Maïga, le ministre s’est exprimé devant des ressortissants maliens venus nombreux à la salle de conférence du Conseil régional des Hauts-Bassins, en présence de l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Issouf Oumar Maïga. L’objectif affiché : écouter les préoccupations de la diaspora et lui transmettre un message d’espoir et de résilience, quelques jours après les attaques du 25 avril qui ont endeuillé le Mali.

Diaspora malienne de Bobo-Dioulasso
Mamou Daffé rencontre la diaspora malienne de Bobo-Dioulasso, à l’issue de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌.

Prières, recueillement et unité

La rencontre s’est ouverte par des prières et bénédictions à l’endroit des Forces armées maliennes (FAMa), du Mali et des forces de défense de l’AES. Dans une atmosphère empreinte d’émotion, l’imam Abdoul Malick Djénépo a appelé à l’unité et à la paix, avant que l’ambassadeur ne souhaite la bienvenue aux participants.

Dans un message lu par son secrétaire général, le président de la communauté malienne de Bobo-Dioulasso a insisté sur la bonne intégration des Maliens dans le tissu socio-économique local, notamment dans la région du Guiriko. Il a également exprimé un soutien sans réserve au président de la Transition, le général Assimi Goïta, et à son gouvernement, tout en formulant plusieurs doléances.

Une revendication centrale : un consulat à Bobo

Parmi les attentes exprimées, la création d’un consulat général du Mali à Bobo-Dioulasso figure en tête de liste. Une demande récurrente, justifiée par l’importance numérique de la communauté malienne dans la ville et par la nécessité de faciliter les démarches administratives.

Cette revendication traduit aussi la volonté de la diaspora d’être davantage prise en compte dans les politiques publiques, à l’heure où les autorités de Bamako multiplient les initiatives pour renforcer le lien avec les Maliens de l’extérieur.

« La souveraineté a un prix »

Prenant la parole, Mamou Daffé a transmis les salutations du chef de l’État et du chef du gouvernement, avant de saluer l’engagement des Maliens établis au Burkina Faso. Il les a exhortés à préserver la cohésion, à respecter les lois du pays d’accueil et à continuer de porter les valeurs culturelles qui unissent les deux nations.

Rencontre entre la diaspora melienne de Bobo-Dioulasso et le ministre Daffé
La diaspora malienne de Bobo-Dioulasso rencontre le ministre Mamadou Daffé, à l’issue de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌.

« Pour être souverain et libre, cela a un prix. Malgré les difficultés, nous ne tomberons pas », a-t-il déclaré, dans une allusion directe aux défis sécuritaires auxquels fait face le Mali. Le ministre s’est également dit convaincu que le Mali et ses partenaires de l’AES viendront à bout du terrorisme.

Une diplomatie de proximité

Au-delà du discours officiel, cette rencontre illustre la stratégie de diplomatie de proximité engagée par les autorités maliennes. En allant au contact de la diaspora, Bamako entend consolider un front intérieur et extérieur autour de la Transition, tout en renforçant la solidarité régionale au sein de l’AES.

Le ministre a enfin remercié les autorités burkinabè pour leur accueil, saluant au passage l’organisation de l’événement et le rôle de l’ambassade du Mali dans le renforcement des relations bilatérales.

Dans une région confrontée à de multiples défis, la mobilisation de la diaspora est plus que jamais un levier stratégique. À Bobo-Dioulasso, le message est est celui de l’unité, de la résilience et de l’engagement collectif, qui restent les maîtres mots pour accompagner le Mali dans sa trajectoire actuelle.

Ibrahim Kalifa Djitteye

3 mai 2026 0 comments
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