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Le Premier ministre à la 16ᵉ session du Comité exécutif national de l’agriculture
A la UneÉconomie

Production agricole en forte progression : l’État augmente la mise à 164,4 milliards FCFA

by Sahel Tribune 3 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Réuni à Bamako, le 2 avril 2026, le gouvernement malien affiche sa volonté de consolider les performances du secteur agricole, pilier de l’économie nationale. À l’occasion de la 16ᵉ session du Comité exécutif national de l’agriculture, les autorités ont dressé un bilan jugé « encourageant » de la campagne 2025 et fixé des objectifs ambitieux pour les années à venir, dans un contexte marqué par l’insécurité et les effets du changement climatique.

Dans un contexte de pressions climatiques, d’insécurité persistante et de recomposition économique, le Mali mise sur son agriculture comme pilier stratégique de souveraineté. A Bamako, le Comité exécutif national de l’agriculture dessine les contours d’une ambition : produire plus, transformer localement et sécuriser durablement les revenus des producteurs.

Une campagne 2025 portée par la résilience des producteurs

Présidée à la Primature par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, la 16ᵉ session du Comité exécutif national de l’agriculture (CENA) s’inscrivait en amont du Conseil supérieur de l’agriculture, placé sous l’autorité du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta.

Instance de concertation entre l’exécutif et les acteurs du monde rural, cette réunion a permis d’évaluer la campagne agricole 2025, tout en définissant les priorités pour 2026 et les perspectives à moyen terme.

Malgré un environnement contraint, les résultats de la dernière campagne sont jugés solides. Le Mali a enregistré une production céréalière de plus de 11,4 millions de tonnes, à laquelle s’ajoutent 433 700 tonnes de coton, 157 775 tonnes de viande contrôlée, 17 238 tonnes de lait collecté et 122 671 tonnes de poisson.

Des objectifs ambitieux pour 2026

« Ces performances témoignent de la résilience remarquable de nos producteurs », a salué le chef du gouvernement, rendant également hommage aux forces de défense et aux acteurs logistiques, essentiels à l’approvisionnement du pays.

Pour la campagne 2026, les autorités entendent poursuivre cette dynamique. Les projections tablent sur une production céréalière de près de 11,9 millions de tonnes, tandis que la filière coton – stratégique pour les exportations – pourrait atteindre 598 500 tonnes.

Sur le plan budgétaire, l’État prévoit d’allouer 164,4 milliards de francs CFA au secteur agricole, en légère hausse par rapport à 2025 (+2 %). Une progression mesurée, mais qui traduit la volonté de maintenir l’effort public dans un contexte de contraintes financières.

Eau, foncier, mécanisation : les chantiers prioritaires

Au-delà des chiffres, la stratégie agricole malienne repose sur plusieurs axes structurants. Parmi les priorités figurent l’accélération de la maîtrise de l’eau, avec le développement d’aménagements hydro-agricoles, ainsi que la réforme du foncier rural, enjeu clé pour sécuriser les exploitations.

Le gouvernement mise également sur la mécanisation des systèmes de production, le développement de l’agro-industrie et la transformation locale des produits agricoles, afin de capter davantage de valeur ajoutée.

Autre levier identifié : le renforcement des mécanismes de financement du secteur, couplé à une meilleure adaptation aux effets du changement climatique, désormais au cœur des préoccupations.

Structurer les filières pour conquérir les marchés

Les discussions ont également porté sur la nécessité de bâtir des organisations interprofessionnelles solides. L’objectif est de structurer les filières agricoles pour améliorer leur compétitivité, faciliter l’accès aux marchés et tirer parti des achats institutionnels de l’État.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large, adossée au référentiel stratégique national, visant à faire de l’agriculture un moteur de souveraineté économique et alimentaire.

Si les indicateurs sont encourageants, les défis restent nombreux. L’insécurité persistante dans certaines zones rurales, les aléas climatiques et les contraintes logistiques continuent de peser sur les capacités de production.

Oumarou Fomba 

3 avril 2026 0 comments
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Le général Assimi Goïta
A la UneSeko ni Donko

Mali : l’État réforme le droit d’auteur à l’ère de l’intelligence artificielle

by Sahel Tribune 1 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien a adopté ce mercredi 1er avril 2026  un projet d’ordonnance visant à refondre le régime de la propriété littéraire et artistique. Une réforme présentée comme nécessaire pour adapter le cadre juridique aux mutations technologiques et aux engagements internationaux du pays.

Adoptée en 2017, la loi encadrant le droit d’auteur au Mali visait à garantir aux créateurs la jouissance de leurs droits sur leurs œuvres. Mais près de dix ans après son entrée en vigueur, son application a révélé plusieurs limites. Le gouvernement pointe notamment des lacunes dans certaines dispositions, une inadéquation avec les évolutions du droit communautaire, ainsi qu’un retard face aux transformations rapides du secteur culturel.

Sécuriser les revenus des artistes

Au cœur de ces mutations figure désormais l’irruption de l’intelligence artificielle dans les processus de création. Musique, littérature, arts visuels : les œuvres générées ou assistées par des algorithmes bouleversent les notions traditionnelles d’auteur, de propriété et de rémunération. Un défi juridique que les autorités maliennes entendent désormais encadrer.

Le texte adopté, sur rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, prévoit ainsi de combler les insuffisances identifiées, tout en intégrant dans le droit national les engagements pris par Bamako au niveau régional et international. L’objectif est de non seulement mieux protéger les créateurs mais aussi de stimuler le développement des industries culturelles et créatives, considérées comme un levier de croissance encore sous-exploité.

Cette réforme s’inscrit dans une séquence plus large de repositionnement de la politique culturelle malienne. À travers ce nouveau cadre juridique, les autorités entendent sécuriser les revenus des artistes, renforcer l’attractivité du secteur et accompagner sa transformation face aux défis du numérique.

A.D

Mali, droit d’auteur, propriété littéraire et artistique, réforme juridique, intelligence artificielle, industries créatives, création artistique, législation culturelle, numérique, artistes, droits voisins, économie culturelle, innovation technologique, gouvernance culturelle, Koulouba, 

1 avril 2026 0 comments
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stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux
A la UneÉconomie

Énergie : comment le Mali veut stabiliser les prix et éviter les pénuries

by Sahel Tribune 1 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Réuni en Conseil des ministres le 1er avril 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement malien a adopté une série de textes visant à renforcer la sécurité énergétique du pays. Au cœur de cette réforme : la création d’un stock national de sécurité de produits pétroliers, destiné à prémunir l’économie contre les chocs extérieurs et les ruptures d’approvisionnement.

Et si la souveraineté énergétique du Mali passait d’abord par la maîtrise des stocks ? En décidant de constituer des réserves stratégiques couvrant 45 jours de consommation, les autorités passent d’une gestion de crise coûteuse à une anticipation structurelle des chocs pétroliers.

Une dépendance structurelle aux importations

Comme de nombreux pays de la sous-région, le Mali reste fortement dépendant des importations pour couvrir ses besoins en produits pétroliers. Ces ressources sont essentielles au fonctionnement de secteurs stratégiques tels que la production d’électricité, les transports, les télécommunications, les mines ou encore la défense.

Selon les données officielles, les importations de produits pétroliers ont atteint 2,66 millions de mètres cubes en 2024, contre 2,62 millions en 2023, soit une progression de 1,66 %. Le gaz butane a connu une hausse encore plus marquée, avec 15 838 tonnes importées en 2024, en augmentation de 14,38 % par rapport à l’année précédente.

Cette dépendance expose le pays aux fluctuations des marchés internationaux et aux perturbations logistiques, notamment dans un contexte régional et mondial marqué par des crises récurrentes.

Un mécanisme pour amortir les chocs

Face à ces vulnérabilités, les autorités maliennes ont été contraintes, ces dernières années, d’intervenir à plusieurs reprises pour éviter des pénuries et contenir la hausse des prix à la pompe. Ces mesures ont souvent pris la forme de subventions, entraînant un manque à gagner important pour les finances publiques.

La mise en place d’un stock national de sécurité vise précisément à limiter ce recours aux mécanismes d’urgence. Le dispositif adopté prévoit la constitution de réserves couvrant 45 jours de consommation pour les principaux produits : super carburant, gasoil, kérosène (Jet A1) et gaz butane.

Vers une souveraineté énergétique renforcée

Au-delà de la gestion des crises, cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement de la souveraineté énergétique du Mali. En augmentant ses capacités de stockage et en réorganisant son système d’approvisionnement, le gouvernement entend garantir la continuité des services essentiels et stabiliser l’environnement économique.

Les textes adoptés précisent les modalités de mise en œuvre de ce stock stratégique, qui devra jouer un rôle central dans la résilience du pays face aux chocs exogènes.

Dans un contexte où les tensions géopolitiques et les fluctuations des marchés énergétiques demeurent élevées, le Mali fait ainsi le pari d’une approche préventive, visant à sécuriser durablement l’accès aux ressources énergétiques et à protéger son économie des turbulences internationales.

Oumarou Fomba 

1 avril 2026 0 comments
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Projection sur Yambo Ouologuem
A la UneSeko ni Donko

« Yambo Ouologuem : la blessure » : Un film pour réhabiliter le premier Africain lauréat du Prix Renaudot

by Ibrahim Kalifa Djitteye 31 mars 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La salle des Banquets du Centre International de Conférences de Bamako a abrité, ce mardi 31 mars 2026, la projection du film documentaire « Yambo Ouologuem : la blessure » du réalisateur sénégalais Kalidou Sy. L’événement s’est déroulé en présence du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, le Président du Conseil National de Transition, le Général de corps d’Armée Malick Diaw, de plusieurs membres du gouvernement, du ministre Mamou Daffé, des membres du CNT et de nombreux amoureux des lettres, des arts et de la culture ainsi que les membres de la famille de l’illustre.

Le documentaire retrace le parcours de Yambo Ouologuem, premier Africain à remporter le Prix Renaudot en 1968 avec son roman Le Devoir de violence. Ce succès l’avait propulsé au sommet de la scène littéraire parisienne avant que des accusations de plagiat ne viennent briser sa carrière. Le film met en lumière cette trajectoire marquée par la gloire, la blessure et le retrait volontaire de l’écrivain.  

Un hommage à une figure littéraire

Dans son discours, le ministre Mamou Daffé a salué « l’honneur et le réel plaisir de rendre hommage à Yambo Ouologuem », rappelant que cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, de valoriser et de réhabiliter les grandes figures du Mali. Il a ajouté que l’écrivain incarne « le courage de regarder son histoire en face, avec ses grandeurs et ses zones d’ombre, afin de construire un avenir lucide ».  

Le ministre de la Culture aux côtés du Premier ministre et du Président du CNT
Le ministre de la Culture aux côtés du Premier ministre et du Président du CNT, à la projection du film à la projection sur Yambo Ouologuem, la blessure, au CICB, le 31 mars 2026. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Le film de Kalidou Sy se veut une œuvre de réhabilitation, destinée à faire découvrir aux jeunes générations la vie et les écrits de Yambo Ouologuem. L’écrivain, profondément blessé par les accusations qui l’ont frappé, avait quitté la France pour se retirer à Sévaré, où il s’est consacré à la prière et au silence jusqu’à sa mort en 2017. Ce choix est perçu comme un acte de dignité et de résistance face à l’adversité.  

Une œuvre de mémoire et de transmission

La projection a également permis de rappeler l’importance de l’œuvre de Ouologuem dans la littérature africaine. Refusant l’exotisme et les visions idéalisées de l’Afrique, il a osé confronter l’histoire du continent à ses grandeurs et ses zones d’ombre. Ce courage intellectuel fait de lui un repère pour la jeunesse africaine, en quête de lucidité et de liberté créative, et un modèle de sincérité dans l’écriture.  

La présence de personnalités politiques et culturelles a donné à l’événement une dimension particulière. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga et le Président du CNT Malick Diaw ont marqué leur soutien à cette initiative, témoignant de l’importance accordée par les autorités à la mémoire des grandes figures intellectuelles du Mali. Le ministre Mamou Daffé a insisté sur la nécessité de « faire connaître sa vie et ses œuvres par la jeunesse du Mali et du continent africain ».  

Les membres du gouvernement à la projection du film
Les membres du gouvernement à la projection du film à la projection sur Yambo Ouologuem, la blessure, au CICB, le 31 mars 2026. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Engagement des responsables publics

Au-delà de l’hommage, cette projection s’inscrit dans une dynamique de valorisation culturelle. L’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako porte désormais le nom d’Université Yambo Ouologuem de Bamako, conformément au décret présidentiel du 13 décembre 2024. Cette décision montre la volonté de donner une place durable à l’écrivain dans le patrimoine national et de rappeler son apport à la pensée africaine et à la littérature mondiale. 

Le film « Yambo Ouologuem : la blessure » rappelle que la littérature est aussi un espace de combat et de vérité. En retraçant la chute brutale de l’écrivain, il invite à réfléchir sur les mécanismes d’exclusion et d’injustice dans le monde littéraire. Il met en lumière la résilience d’un homme qui, malgré l’oubli, demeure une figure incontournable des lettres africaines et un symbole de courage intellectuel.  

Une leçon de courage et de vérité

La cérémonie a été ponctuée de remerciements adressés à la famille de Yambo Ouologuem, au réalisateur Kalidou Sy, à l’initiateur de la tournée nationale Tiambel Guimbaraya, ainsi qu’à la société de production « Élever la voix Films » et au Centre National de la Cinématographie du Mali. Tous ont contribué à faire de cet hommage une réalité et à offrir à la jeunesse une œuvre de mémoire et de réflexion sur l’importance de défendre la vérité.  

Yambo Ouologuem, malgré son destin tragique, reste un symbole de courage intellectuel et de liberté créative. Comme le rappelait Léopold Sédar Senghor, « la négritude n’est pas du racisme, mais l’ensemble des vertus de la race noire ». Cet hommage redonne à l’écrivain malien la place qu’il mérite dans l’histoire culturelle du continent et rappelle à la jeunesse africaine l’importance de défendre la dignité et la liberté de pensée.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

31 mars 2026 0 comments
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Bassirou Diomaye Faye, président de la République du Sénégal.
ActuPolitique

Sénégal : la loi durcissant la répression de l’homosexualité promulguée par Bassirou Diomaye Faye

by Chiencoro 31 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi renforçant les sanctions pénales contre l’homosexualité au Sénégal. Publié dans le Journal officiel mardi 31 mars 2026, le texte modifie l’article 319 du Code pénal et double les peines encourues pour les relations sexuelles entre personnes de même sexe.

Adoptée le 11 mars par l’Assemblée nationale du Sénégal à une écrasante majorité — 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions — la loi n’a fait l’objet d’aucun recours dans le délai constitutionnel. Sa promulgation par le chef de l’État était donc devenue une formalité.

Cette réforme figurait parmi les premières promesses électorales du parti au pouvoir, Pastef, qui avait fait du renforcement de la législation contre l’homosexualité un marqueur politique important durant la campagne présidentielle.

Des peines désormais doublées

Jusqu’ici, les « actes contre nature à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe » étaient punis d’une peine allant de un à cinq ans d’emprisonnement. Désormais, les personnes reconnues coupables encourent de cinq à dix ans de prison, assortis d’amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA (environ 15 200 euros).

La peine maximale est prévue lorsque l’acte implique un mineur. La principale innovation du texte réside toutefois dans l’élargissement du champ des sanctions. La loi vise désormais également toute personne ou organisation accusée de faire « l’apologie » de l’homosexualité, notion définie comme toute forme de représentation publique, de diffusion, de promotion ou de soutien — y compris financier — à ces pratiques.

Le gouvernement sénégalais affirme néanmoins avoir introduit un mécanisme de protection contre les accusations abusives. Les dénonciations calomnieuses pourront être sanctionnées par des peines allant de deux à trois ans de prison et des amendes comprises entre 200 000 et 500 000 francs CFA.

Un contexte de répression accrue

L’adoption de cette loi intervient dans un climat déjà marqué par une intensification des arrestations liées à l’homosexualité. Depuis février, plus d’une trentaine de personnes accusées d’« actes contre nature » ou de « transmission volontaire du VIH » ont été interpellées, parmi lesquelles plusieurs figures médiatiques.

Les arrestations se poursuivent presque quotidiennement selon la presse locale. Depuis le début de la semaine, des femmes accusées de « lesbianisme » ont également été arrêtées.

Dans ce contexte, plusieurs acteurs de la société civile dénoncent l’installation d’un climat de forte hostilité envers les minorités sexuelles. Ils pointent notamment une confusion persistante dans l’opinion publique entre homosexualité, pédocriminalité et infection par le VIH/SIDA.

Inquiétudes internationales

L’adoption du texte avait déjà suscité des réactions internationales dès son vote au Parlement. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait appelé le président sénégalais à ne pas promulguer la loi, estimant qu’elle constituait « une atteinte aux droits humains ».

Plusieurs organisations de défense des droits humains redoutent également des conséquences sanitaires importantes. Selon elles, la criminalisation accrue des minorités sexuelles pourrait dissuader certaines personnes de se faire dépister ou traiter contre le VIH, fragilisant ainsi les efforts de santé publique.

Malgré ces critiques, la réforme bénéficie au Sénégal d’un large soutien politique et social, reflété par le quasi-consensus observé lors du vote à l’Assemblée nationale.

La promulgation de la loi confirme ainsi la volonté des autorités sénégalaises de durcir l’arsenal pénal contre les pratiques homosexuelles, dans un pays où ces dernières étaient déjà criminalisées depuis plusieurs décennies.

Chiencoro Diarra 

31 mars 2026 0 comments
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Tiémoko Traoré, ministre malien de l’Énergie et de l’Eau
A la UneÉconomie

Mali : Tiémoko Traoré lance l’offensive de la “synergie d’actions” dans l’eau et l’énergie 

by Sahel Tribune 31 mars 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face aux défis persistants d’accès à l’eau et à l’électricité, le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, mise sur une méthode de terrain : écouter, coordonner et réformer. À travers une tournée stratégique des principales structures du secteur, il entend imposer une « synergie d’actions » pour relancer la performance d’un pilier essentiel du développement.

En multipliant les visites de terrain au sein des principales structures de son département, le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, cherche à instaurer une nouvelle dynamique fondée sur l’écoute, la coordination et la performance. Une démarche qui intervient dans un contexte de défis persistants en matière d’accès aux services essentiels.

Les enjeux régionaux dans la gestion des ressources hydriques

Pendant près d’un mois, entre le 25 février et le 25 mars, le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, a sillonné les principales structures relevant de son département. Une initiative à la fois technique et symbolique, destinée à prendre le pouls d’un secteur crucial pour le développement du pays.

La tournée a débuté par les sociétés en charge de l’eau potable, notamment la SOMAGEP-SA et la SOMAPEP-SA, avant de se poursuivre dans plusieurs institutions techniques, dont le Laboratoire national des eaux et l’Autorité pour l’aménagement de Taoussa.

Le ministre s’est également rendu au sein des structures liées à la gestion du fleuve Sénégal, notamment la cellule nationale de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal. Ce qui illustre l’importance des enjeux régionaux dans la gestion des ressources hydriques.

Énergie : des services sous pression

Dans un second temps, la tournée s’est orientée vers les services du secteur énergétique. À Badalabougou, le ministre a rencontré les équipes de la Direction nationale de l’énergie, ainsi que celles de plusieurs agences spécialisées, dont l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale.

La visite de la direction générale de Énergie du Mali, principal opérateur public du secteur, a marqué l’ultime étape de ce périple. L’occasion d’aborder les défis structurels liés à la production, au transport et à la distribution de l’électricité dans un pays confronté à une demande croissante et à des contraintes financières importantes.

Une méthode fondée sur l’écoute

À chaque étape, la démarche s’est voulue participative. Trois niveaux d’intervention ont structuré les échanges : les responsables administratifs, les représentants du personnel et le ministre lui-même.

Les directeurs généraux et chefs de service ont dressé un état des lieux de leurs structures, mettant en avant les difficultés rencontrées — souvent d’ordre budgétaire — ainsi que les perspectives de développement. Les représentants du personnel, quant à eux, ont insisté sur les besoins en formation, en ressources humaines et en amélioration des conditions de travail.

Face à ces préoccupations, Tiémoko Traoré a privilégié une posture d’écoute, saluant l’engagement des agents tout en appelant à une mobilisation collective accrue.

Au cœur des discussions : l’accès à l’eau potable et à l’électricité, deux services essentiels dont la couverture reste inégale sur le territoire malien. Le ministre a mis un accent particulier sur la nécessité de renforcer la performance des structures existantes afin de garantir une desserte plus efficace et équitable. Cette exigence s’inscrit dans la feuille de route fixée par les autorités de transition, qui font de l’amélioration des services de base un axe prioritaire de leur action.

La « synergie d’actions », fil conducteur

Au-delà du diagnostic, cette tournée visait à impulser une nouvelle méthode de gouvernance. Le concept de « synergie d’actions », régulièrement martelé par le ministre, en constitue le socle.

L’objectif est de décloisonner les structures, renforcer la coordination entre les acteurs et mutualiser les ressources pour gagner en efficacité. Une approche qui repose sur la concertation permanente entre la tutelle et les services opérationnels.

« Les missions assignées ne peuvent être accomplies que par l’engagement collectif », a rappelé le ministre au fil des échanges, insistant sur la nécessité d’une action concertée à tous les niveaux.

Un secteur au cœur des enjeux de développement

Dans un pays confronté à des défis multiples — croissance démographique, urbanisation rapide, contraintes climatiques — les secteurs de l’eau et de l’énergie apparaissent comme des leviers stratégiques.

La tournée de Tiémoko Traoré intervient ainsi à un moment charnière, où l’amélioration de l’accès aux services de base conditionne non seulement le bien-être des populations, mais aussi les perspectives de développement économique.

Oumarou Fomba 

31 mars 2026 0 comments
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Le terrorisme dans le monde
Opinion

Une guerre sans fin : le terrorisme dans l’ordre mondial contemporain

by Mikailou Cissé 31 mars 2026
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Phénomène global et profondément politique, le terrorisme ne se limite pas à une violence désorganisée. Il s’impose comme un système structurant, façonnant les rapports de pouvoir, les imaginaires collectifs et les dynamiques sécuritaires contemporaines, du Sahel au Moyen-Orient.

Invisible mais omniprésent, le terrorisme s’impose comme une mécanique politique globale : un système qui fabrique la peur, restructure les États et redéfinit durablement les conditions de la liberté, du Sahel au Moyen-Orient.

Le Sahel, laboratoire d’une instabilité durable

Ce phénomène mondial peut être appréhendé comme un art politique aux dimensions multiples, fondé sur la production d’une illusion de peur permanente au cœur des sociétés modernes. Loin de relever d’une violence sporadique, il s’inscrit dans une logique stratégique visant à maintenir un état de tension durable.

Dans ce cadre, la paix cesse d’apparaître comme un équilibre naturel. Elle devient une construction fragile, instable, dépourvue d’ancrage durable dans un ordre véritablement pacifié.

Le cas du Sahel illustre avec acuité cette dynamique. Pendant et après la présence des forces étrangères occidentales, notamment sous l’influence des autorités politiques et militaires françaises au Mali, la région a connu une déstabilisation profonde.

Cette situation a contribué à fragiliser les institutions politiques et militaires, dans un espace déjà marqué par des mutations constantes. Il en résulte un cadre social désorganisé, dominé par le langage politique et médiatique du terrorisme, qui structure désormais les perceptions et les discours.

Un instrument de pouvoir et de guerre asymétrique

Inscrit dans le champ politique contemporain, le terrorisme agit comme un instrument de simulation de la conscience collective. Il installe un climat de peur durable et remplit, selon les acteurs qui s’en saisissent, des fonctions variées : conquête, contestation, gestion ou conservation du pouvoir.

Il s’inscrit dans une logique de guerre asymétrique, sans issue militaire décisive. En s’infiltrant dans les structures sociales et politiques, il tend à les fragiliser de l’intérieur. Ce phénomène s’auto-entretient, générant ses propres ressources économiques, matérielles et politiques.

Des contextes comme l’Afghanistan, la Mauritanie ou l’Algérie montrent comment la question sécuritaire devient un principe organisateur des systèmes politiques après des phases de conflictualité terroriste.

Un langage politique et médiatique

Au-delà de sa dimension opérationnelle, le terrorisme constitue un système de représentations. Il agit comme un langage politique dans les sphères médiatiques, militaires et institutionnelles.

Par ses récits, ses symboles et ses mises en scène, il produit du sens et influence durablement les perceptions collectives de la peur, de la violence et de la paix. Il devient ainsi une expression radicale du conflit social à l’échelle transnationale, révélant les tensions d’un ordre politique en crise.

Les dynamiques contemporaines autour du détroit au large de l’Iran illustrent cette recomposition permanente des rapports de force, où se mêlent enjeux géopolitiques et stratégies de puissance.

La peur comme mécanisme de domination

Le terrorisme prospère sur des ressorts psychologiques profonds : peur de l’incertitude, crainte de l’isolement, besoin de repères. Il alimente une quête de certitudes immédiates et renforce le besoin d’appartenance.

Dans ce contexte, les individus peuvent être amenés à privilégier une sécurité fondée sur la peur plutôt qu’une liberté assumée. Le terrorisme ne se contente pas de restreindre les libertés. Il en redéfinit les conditions d’exercice, altérant la capacité à construire une autonomie politique.

Une lutte qui entretient le phénomène

Paradoxalement, les stratégies de lutte contre le terrorisme peuvent contribuer à sa reproduction. En générant un climat de peur permanent, elles participent parfois à l’ancrage du phénomène dans les représentations sociales.

Les politiques menées notamment par les États-Unis et certains pays européens ont contribué à structurer le terrorisme comme catégorie centrale du discours politico-militaire contemporain. Mais dans des régions comme le Sahel ou le Moyen-Orient, ces interventions ont aussi favorisé sa persistance, voire son expansion.

Elles alimentent également une économie politique de la sécurité, dans laquelle l’industrie militaire et les dispositifs sécuritaires gagnent en légitimité et en influence.

Un mode de conflictualité contemporaine

Ainsi compris, le terrorisme dépasse largement la simple violence politique. Il constitue un mode structurant de la conflictualité contemporaine, un langage du pouvoir et une mise en scène élaborée de la violence.

Il transforme durablement les rapports de force, les imaginaires collectifs et les conditions d’exercice de la liberté politique. Plus qu’une anomalie, il apparaît comme un symptôme — et un instrument — des recompositions profondes de l’ordre mondial.

Mikaïlou Cissé 

31 mars 2026 0 comments
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