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Habiba Nasraoui
Actu

Habiba Nasraoui Ben Mrad (1) : « Les banques qui font le choix du numérique réalisent un grand pari sur l’avenir »

by Chiencoro 6 juillet 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Mme Habiba Nasraoui Ben Mrad est assistante à l’École Supérieure de Commerce de Tunis et spécialiste des affaires monétaires. A Sahel Tribune, elle a voulu accorder, à distance, une interview, la semaine dernière. En répondant à nos questions, elle nous explique comment les banques de demain sont contraintes à se digitaliser pour relever les défis. Cette experte en Affaires relatives aux Investissements directs étrangers estime que l’avenir du secteur financier est le digital.

Sahel Tribune : Comment voyez-vous la banque de demain ?

Mme Habiba Nasraoui Ben Mrad : La banque de demain ne peut être qu’une banque citoyenne, proche des citoyens, et qui contribuera à la réalisation de leurs objectifs en matière de développement économique et social. Une banque qui adoptera les principes de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, et favorisera le financement des projets d’économie verte. Elle doit contribuer également à rendre l’économie plus résiliente et inclusive.

Devra-t-elle donc réinventer la relation client ?

La banque de demain devra effectivement réinventer cette relation client, à travers non seulement la numérisation, mais aussi le renforcement et l’accompagnement humain sur des sujets à valeur ajoutée. Elle doit être au plus près des attentes d’une clientèle plus mobile certes, mais toujours en attente d’une relation de confiance.

La banque de demain doit répondre aux besoins des entreprises qui vont au-delà des financements à court et moyen terme, pour inclure le conseil et l’accompagnement, spécifique notamment, par la mise en œuvre de restructurations financières, leur permettant d’asseoir leur compétitivité, les aider à sortir des difficultés et à s’engager dans une phase de redressement et de développement.  

Quels sont les enjeux de la digitalisation dans le secteur des finances ?

L’enjeu est à la fois vital et stratégique. Dans ce contexte en pleine mutation, et avec la crise actuelle, les banques traditionnelles doivent accélérer la mutation de leur modèle économique, repenser leur business model, en se rapprochant de celui des fintechs, notamment en matière de proposition de valeur. Elles doivent se réinventer, réinventer leur offre de services afin de survivre et de rester compétitives.

Comment réussir cette compétitivité ?

Les banques de demain doivent mettre en place de nouveaux outils, processus (à travers par exemple l’intelligence artificielle pour réaliser des gains de productivité). Cela leur permettra de répondre à la concurrence des nouveaux entrants, des concurrents redoutables, soit dans les services financiers (Fintechs, PayPal, cryptomonnaies, courtiers, établissements de paiements, opérateurs de téléphonies, etc…) ou les modes de financement alternatifs (crowdfunding, le financement entre pairs, etc.…) dont les frais des services très attractifs, compétitifs traduisent leur capacité à faire baisser les coûts.

En effet, n’ayant pas de réseau d’agences, leurs coûts se voient donc réduits. Il est primordial pour les banques classiques de penser leur transition digitale, et disposer d’un support digital pour répondre aux besoins et aux attentes des clients, de plus en plus attentifs à l’écosystème dans lequel ils évoluent. Elles doivent donc songer à la mise en place d’application spécialement conçue pour les banques, avec une simplicité d’utilisation pour le client qui pourra avoir accès à des services de base.

Quelle valeur ajoutée le numérique pourrait-il apporter à ces banques ?

Les banques qui font le choix du numérique réalisent un grand pari sur l’avenir. Les entreprises matures dans l’utilisation du numérique ont une efficacité supérieure et sont susceptibles d’augmenter leur rentabilité.

De façon générale, le numérique représente un outil de diffusion et de transmission d’informations efficace, du fait qu’il arrive à atteindre un grand nombre de personnes.

L’innovation technologique constitue un levier majeur pour l’avenir des établissements bancaires. Elle est porteuse d’opportunités dans la relation client afin d’améliorer la fidélité et la satisfaction en réduisant les coûts des activités simples.

La digitalisation bancaire augmente la flexibilité d’un pays. Elle réduit les coûts de la conduite des transactions et stimule la croissance économique grâce à la mobilisation de l’épargne, la fourniture d’informations sur les investissements et l’allocation efficace des ressources, dans le secteur productif réel de l’économie.

Réalisée par Fousseni Togola

6 juillet 2021 0 comments
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Des soldats français arrivant de Gao au Mali pour être redéployé au Niger ce 9 juin 2021
OpinionSécurité

Mali-France : après suspension, reprise des coopérations militaires conjointes ?

by Bakary FOMBA 5 juillet 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Suspendues depuis début juin 2021, pour protester contre un second coup de force, les opérations militaires conjointes entre la France et le Mali vont se reprendre. Analyse.

Dans un communiqué officiel, publié vendredi soir, la France a décidé de lever la mesure de suspension de ses opérations avec les forces armées maliennes. Elle précise que cette levée de suspension intervient à la suite de « consultations avec les autorités maliennes de transition et les pays de la région », notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  

« La France reste pleinement engagée, avec ses alliés européens et américains, aux côtés des pays sahéliens et des missions internationales », dans la lutte contre les groupes djihadistes dans cette région du Sahel, indique-t-on dans le même communiqué.  

« Discours de tapage »

Si la coopération militaire entre le Mali et la France reprend aussitôt, précise-t-on dans le communiqué des autorités françaises, c’est aussi grâce à l’intervention des autres pays du G5 Sahel. Dans le dispositif de lutte contre le terrorisme, le Mali occupe une place centrale.

Dans le cadre de la lutte contre les groupes djihadistes, l’armée française coopère avec celle du Mali depuis plusieurs années. Cette coopération bilatérale avait été suspendue à la suite d’un deuxième putsch au Mali, en mai 2021.

Cependant, cette suspension et cette reprise brusque de la coopération militaire entre les deux pays soulèvent plusieurs interrogations. Selon Dr Yacouba Dogoni, enseignant-chercheur au département de sociologie à la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE) de Bamako, cette « suspension n’était qu’un discours de tapage » de la part de la France. Celle-ci n’a pas intérêt à suspendre sa coopération avec le Mali. « Si le Mali tombe, c’est à la fois le Niger et la Mauritanie qui tombent », analyse l’enseignant-chercheur.

Agissement à question

Pour le porte-parole du Mouvement « Yèrèwolo debout sur les Remparts », Sirikou Kouyaté, cette suspension et cette reprise brusque de la coopération entre les deux armées sont loin d’être surprenantes. Il fallait s’y attendre, explique M. Kouyaté qui rappelle qu’une coopération militaire lie les deux pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Toutefois, M. Kouyaté trouve que cet agissement de la France doit amener à se poser des questions sur la considération que ce pays porte aux autorités maliennes. « Nous n’avons vu aucun acte administratif concernant cette suspension de la coopération entre les deux armées », fait savoir le porte-parole du mouvement de la société civile. Avant de s’interroger si l’on doit faire foi à cette décision annonçant la reprise de la coopération militaire entre les deux pays.

Dr Dogoni estime, pour sa part, que « la France n’est au Mali que pour la préservation de ses propres intérêts ». À M. Kouyaté,  d’ajouter qu’elle est « au Mali dans un cadre purement « illégal » ».

Yacouba Dogoni préconise donc une véritable reconstruction citoyenne afin que de véritables sentiments patriotiques et nationalistes puissent régner. C’est seulement en ce moment, soutient-il, « qu’on pourrait négocier un partenariat gagnant-gagnant avec la France ».

Bakary Fomba

5 juillet 2021 0 comments
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Café philo, deuxième numéro
Éducation

École malienne. Café philo N°2 : doit-on toujours obéir aux lois ?

by Sahel Tribune 5 juillet 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Ce vendredi 2 juillet, s’est tenu le deuxième numéro d’un exercice pédagogique dénommé « café Philo ». C’était au lycée privé Mama Koné de Bamako, autour du thème : doit-on toujours obéir aux lois ?

Initié par deux professeurs de philosophie du Lycée privé Mama Koné de Kalaban Coro (L. PMAMA), Oumar Diarra et Abdramane Coulibaly, le deuxième numéro du café philo s’est tenu autour de la question « doit-on toujours obéir aux lois ? ». C’était avec des élèves de 11e Année (Science, lettres et Sciences sociales et économiques), lesquels se sont frottés les cervelles sous la modération de Zoumana Coulibaly, également professeur de philosophie.

Si les représentants des classes de 11e sciences et lettres, Mahamoudou Dicko et Sadio Dibatéré, soutiennent qu’il faut toujours respecter les lois, ceux des classes de 11e sciences sociales, Moussa Drago et Tirangué Fofana, défendaient la thèse contraire.

Toujours respecter les lois 

Sadio Dibatéré soutient que les lois ne tombent pas du ciel, qu’elles sont l’apanage des hommes. Leur respect demeure donc un « horizon indépassable » pour un véritable vivre ensemble. Le non-respect des lois plonge le monde dans l’anarchie ou l’état de nature comme le décrit le philosophe anglais, Thomas Hobbes : un désordre total où personne n’est en sécurité.

Pour Mahamoudou Dicko, le non-respect des lois est synonyme d’injustice. On le remarque à travers la violation des feux de signalisation dans la circulation, ou encore lors des recrutements. L’injuste est celui qui désobéit aux lois, a-t-il expliqué. La loi n’est pas mauvaise en soi, martèle-t-il. Selon ses dires, ce sont les populations qui sont injustes ou non, mais pas les lois.

M. Dicko conclut que, dans n’importe quelles circonstances, il faut toujours respecter la loi. Il partage ainsi les thèses de Socrate et de Platon.

Désobéissance civile face aux lois injustes

Moussa Drago commence son intervention avec cette question : faut-il obéir aux lois injustes ? En faisant référence à Martin Luther King, il affirme qu’on a une obligation morale de ne pas respecter les lois injustes. Celles-ci prennent en compte seulement l’intérêt de ceux qui gouvernent.

Quand les droits des citoyens sont violés, à en croire Tirangué Fofana, on ne peut pas continuer à subir l’injustice. La désobéissance civile est donc nécessaire, comme le soutient Henry David Thoreau, quand les dirigeants sont mauvais.

Abdramane Coulibaly

5 juillet 2021 0 comments
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Manifestation au Burkina Faso
Politique

Burkina Faso : appel à l’organisation des assises nationales sur la sécurité

by Bakary FOMBA 5 juillet 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Burkina Faso, l’opposition politique a appelé, ce samedi 3 juillet 2021, à une « grande mobilisation » dans plusieurs grandes villes du pays. Cette mobilisation marque, d’après eux, un soutien indéfectible aux Forces de défense et de sécurité burkinabè.

À l’appel de l’opposition politique et des organisations de la société civile, des milliers de personnes ont manifesté, ce samedi, dans plusieurs capitales régionales du Faso et dans la capitale Ouaga. Les manifestants protestent contre la détérioration du climat sécuritaire et réclament une réponse efficace aux attaques djihadistes récentes.

Ces récentes attaques les plus meurtrières restent entre autres, la « tragédie » humaine de Solhan, dans la nuit du 4 au 5 juin 2021, et celle de l’embuscade ayant causé la mort de 11 policiers et de 2 militaires, à la suite de l’explosion d’un engin improvisé sur l’axe Barsalogo-Foubé.

Organisation d’assises nationales et dotation des FDS

C’est cette gravité de la situation qui a conduit l’opposition politique du pays et plusieurs organisations de la société civile à se mobiliser, samedi dernier, pour demander des explications et des mesures adéquates face à ces attaques répétitives.

Dans sa déclaration, le chef de file de cette opposition politique (CFOP), Eddie Komboigo a décrit la situation « catastrophique » que traverse le pays, en dénonçant « plus de cinq ans de tâtonnements, d’hésitations et d’échecs [et] plus de cinq ans de patience ». Eddie Komboigo a rappelé que « pendant le premier mandat du Président Kaboré (de 2015 à 2020, NDLR), on a dénombré officiellement plus de 1300 morts et 1,2 million de déplacés internes ». Selon ses explications, il y a lieu de craindre « que le second mandat ne soit pire que le premier, car, depuis le début de l’année », plus de 300 morts auraient été enregistrés dans le pays des hommes intègres.

Selon le CFOP, cette marche, qui se veut « pacifique et silencieuse », n’a d’autres buts que de rendre hommage aux « martyrs » et de demander au gouvernement de « prendre des mesures fortes » pour ramener la sécurité.

L’opposition politique burkinabè se dit disponible à discuter sur cette crise sécuritaire. Elle appelle à l’organisation des assises nationales sur la sécurité et exige également la dotation des forces de défense et de sécurité (FDS) en équipements adéquats.

Appel à l’union et au dialogue

« Au regard des dernières évolutions macabres sur le plan sécuritaire, il était temps de donner un signal fort aux dirigeants pour se ressaisir et mesurer la gravité de la situation », a estimé Aristide Ouédraogo, membre de la société civile.

Face à l’aggravation de cette crise sécuritaire, le Président Roch Marc Christian Kaboré s’est de nouveau adressé à la nation, le 27 juin dernier, en appelant à l’union et au dialogue. Il a également annoncé certaines mesures pour une résolution rapide de cette crise. Le 1er juillet, il a procédé à un remaniement ministériel. Un nouveau gouvernement dans lequel il garde lui-même le portefeuille de la Défense. D’après Eddie Komboigo : « L’opposition prend acte de la décision du Chef de l’État d’assumer lui-même la Défense. Mais il a déjà occupé lui-même cette fonction dans le passé, et avec un résultat catastrophique.»

Le chef de file de l’opposition, Eddie Komboigo s’est réjoui d’une « mobilisation gigantesque à travers le pays malgré les appels au boycott par le pouvoir. »

Bakary Fomba

5 juillet 2021 1 comment
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Le coronavirus au Mali
Santé

Covid-19 en Afrique, des variants plus contagieux du virus inquiète l’OMS

by Chiencoro 3 juillet 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

En Afrique, l’OMS tire la sonnette d’alarme sur l’aggravation de la pandémie de covid-19 depuis plus d’un mois. Une troisième vague entrainée par la prolifération des variants « plus contagieux » du virus en est la source.

Le nombre des cas de Covid-19, en Afrique, est en augmentation constante pendant six semaines consécutives. En « Battant [ainsi] tous les records établis par les pics précédents », selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

D’après l’OMS, il y a une hausse de 25 %, « pour un total de 202 000 cas au cours de la semaine se terminant le 27 juin, soit neuf dixièmes du précédent record de 224 000 nouveaux cas notifiés sur le continent ».

« Plus contagieux jamais détecté »

Durant cette période, les cas des morts enregistrés sont en rapport avec cette pandémie de Covid-19, laquelle s’est accrue de 15 % dans 38 pays africains pour atteindre la barre de 3000 décès.

« La vitesse de contamination et l’ampleur de la troisième vague qui touche l’Afrique ne ressemblent en rien à ce que nous avons connu jusqu’à présent », explique Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. Dans son communiqué, l’OMS précise que« de nouveaux variants se répandent comme une traînée de poudre et alimentent [cette] troisième vague de la pandémie sur le continent ». Au total, 16 pays sont confrontés au variant Delta, le « plus contagieux jamais détecté ».

L’Organisation mondiale de la Santé souligne que ce variant « présenterait un taux de transmissibilité de 30 % à 60 % supérieur à celui des autres variants ». Il serait plus répandu en Afrique du sud. Dans ce communiqué de l’OMS, on explique que « le variant Delta a été détecté dans 97 % des échantillons séquencés en Ouganda et dans 79 % des échantillons séquencés en République démocratique du Congo ».

Renforcer les systèmes de vaccination

Pour la directrice de la région Afrique de l’OMS, face à cette « propagation galopante de variants plus contagieux […], il faut [agir], dès à présent, pour renforcer les mesures de prévention et éviter qu’une situation d’urgence ne se transforme en tragédie ».

Devant une telle crise sanitaire, l’OMS craint une augmentation de la demande en oxygène sur le continent africain. Elle l’estime à « 50 % plus élevée que lors du pic de la première vague, il y a un an ».

Pourtant, les personnes entièrement vaccinées sur le continent sont seulement au nombre de 15 millions, soit 1,2 % de la population africaine. C’est pour cela que Dre Moeti estime que « l’Afrique ne doit pas subir les affres de la pire vague de COVID-19 à laquelle elle est confrontée ».

A l’issue d’une rencontre virtuelle des experts africains de la vaccination, tenue du 30 juin au 1er juillet, plusieurs recommandations ont été formulées. Celles-ci ont été présentées aux gouvernements afin de permettre de surmonter les principaux défis et de renforcer les systèmes de vaccination.

Fousseni Togola

3 juillet 2021 0 comments
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Roch Marc Christian Kaboré
Sécurité

Burkina Faso : malgré l’appel à l’union du chef de l’État, une mobilisation prévue les 3 et 4 juillet

by Chiencoro 3 juillet 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Burkina Faso, la recrudescence de l’insécurité divise la classe politique ainsi que la société civile. L’opposition politique prévoit une mobilisation les 3 et 4 juillet.

Le front social est en ébullition au Burkina Faso après la « succession » de certains événements dans le pays. « À la tragédie d’une cruauté inouïe, perpétrée à Solhan », dans la nuit du 4 au 5 juin 2021, vient s’ajouter « l’embuscade menée contre le convoi ayant occasionné la perte de onze policiers et celle de deux militaires, suite à l’explosion d’un Engin Improvisé, sur l’axe Barsalogo-Foubé », a indiqué Roch Marc Christian Kaboré, président de la République du Faso, dans un message à la nation, dimanche 27 juin courant.

Mobilisation les 3 et 4 juillet prochain

Cette situation sécuritaire dans le pays a créé « une onde de choc à travers toutes les couches sociales ». Le chef de file de l’opposition politique (CFOP), Eddie Komboigo a lancé le 28 juin dernier, un appel « à tous les partis politiques, aux syndicats, aux organisations de la société civile » ainsi qu’à tous « burkinabé épris de paix, à une mobilisation massive », les 3 et 4 juillet prochain.

Dans sa déclaration, le CFOP précise les raisons de cette mobilisation : rendre hommage aux victimes des attaques terroristes, manifester son soutien aux forces de Défense et leur solidarité aux déplacés internes, protester contre la dégradation de la situation sécuritaire et la mal gouvernance dans les dossiers sécuritaires, exiger des mesures urgentes fortes et concrètes du chef de l’État.

Le président Marc Christian Kaboré, dans son message à la nation, s’est dit conscient du « contexte » que traverse le Burkina Faso. En sa qualité de chef suprême des armées, il a annoncé certaines mesures : rétablir la confiance, avec le Peuple, dans le secteur de la sécurité ; adapter la stratégie aux nouvelles réalités du terrain ; consolider l’efficacité, l’unité et la cohésion du commandement ; renforcer la collaboration entre les populations, les Forces de Défense et de Sécurité et les Volontaires pour la Défense de la Patrie et maintenir un niveau de prise en charge des personnes déplacées internes.

Un appel à l’union diabolique ?

Le président du Faso invitait donc à « l’unité, la cohésion et l’engagement déterminé des filles et fils » du Burkina afin de défendre la Mère-Patrie. Il invitait également à « faire preuve de discernement » afin de ne pas se « tromper d’ennemis ». Et d’être on ne peut plus clair : « Ni les marches, ni les publications insidieuses sur les réseaux sociaux, ni les appels à remettre en cause notre démocratie chèrement acquise, ne permettront de venir à bout du terrorisme dans notre pays ».

Cet appel à l’union de la part du chef de l’État est perçu par le CFOP comme « un jeu malsain de diabolisation de tous les patriotes soucieux, à travers des manifestations républicaines, d’exprimer leurs positions sur la conduite désastreuse de cette question sécuritaire par ceux qui ont la lourde responsabilité d’assurer la protection et la sécurité de tous les citoyens sans exception ». Dans ses précisions, l’opposition politique ne « saurait être tenue pour responsable de l’effritement de l’unité et de la cohésion nationale ». Car elle a « toujours privilégié le sens du dialogue, de la retenue et de la responsabilité ».

Remaniement ministériel

Les organisations de la société civile burkinabè, dans une déclaration, le 30 juin, se disent prêtes à prendre part à la mobilisation du CFOP. « Les marches et manifestations du 3 et 4 juillet et celles à venir sont les cadres de tous les patriotes non pas pour déstabiliser un individu ou le soutenir, mais pour défendre un territoire », ont-elles précisé.

En amont à cette mobilisation, le président du Faso a procédé, mercredi 30 juin 2021, à un réajustement au niveau du gouvernement. Il occupe lui-même le portefeuille de ministre de la Défense.

Fousseni Togola

3 juillet 2021 1 comment
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Porte parole des syndicats
Éducation

Écoles maliennes : article 39 des enseignants menacé par l’unification des grilles salariales ?

by Bakary FOMBA 2 juillet 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

L’adoption d’un projet de loi en Conseil des ministres pour l’unification des grilles indiciaires des fonctionnaires du Mali crée la panique chez les enseignants. Une rétention des notes a été décidée.

L’année scolaire en cours arrive à son terme, fin août 2021, après moins de neuf (9) mois de cours en raison non seulement des impacts de la pandémie de coronavirus, mais aussi de la grève de la synergie syndicale de l’éducation sur les précédentes années. Malgré qu’elle ait été assez condensée, cette année scolaire faisait espérer à avoir des cours et des examens sans perturbation. Cet espoir connait des titillements de dernières minutes. Alors que les compositions de la seconde période s’annoncent pour mi-juillet dans la quasi-totalité des établissements d’enseignement, le torchon semble brûler entre le gouvernement Choguel Kokalla Maïga et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016.

« Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant grille indiciaire unifiée des militaires et des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des Collectivités territoriales et des statuts autonomes », lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 30 juin 2021. Depuis cette annonce, la synergie syndicale de l’éducation et le gouvernement de transition se regardent en chien de faïence. 

Rétention des notes

Cette rencontre de clarification a réuni les syndicats enseignants et le Premier ministre Maiga, en présence de plusieurs acteurs de l’éducation, jeudi 1er juillet 2021, à la Primature. Ce tête-à-tête a terminé en queue de poisson. La synergie a « souhaité donner suite après consultation sur la question ».  

Selon la précision de la synergie syndicale, ce projet de loi est une violation de l’article 39 du statut du personnel enseignant. Cet article stipule : « Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale ».

À l’issue de la consultation avec leur base, les enseignants se disent prêts à se constituer en ceinture de protection autour de leur acquis syndical qui a d’ailleurs coûté la vie à certains de leurs militants en raison du blocage de leur salaire par un précédent gouvernement. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 rejettent donc cette loi et menacent de se mobiliser pour la combattre.

La synergie syndicale a rappelé, dans un communiqué, publié le 1er juillet, le « caractère sacré » de leur loi. Elle se dit attachée à « l’application stricte » de l’ensemble de ses dispositions, y compris l’article 39. Elle a déjà invité ses militants à « retenir toutes les notes » à partir du 1er juillet 2021.

L’UNTM alimente le feu

Pourtant, dans le communiqué final du Conseil des ministres du 30 juin courant, le gouvernement précise que « ce projet de loi s’inscrit dans le cadre du respect des engagements pris par le Gouvernement, participe à l’apaisement du climat social et de la volonté de rétablir l’équité entre les agents de l’État. »

Seulement, selon les syndicats de l’éducation, ce projet de loi vise plutôt à donner satisfaction à la plus grande centrale syndicale du pays qui exigeait ce traitement équitable de tous les travailleurs du Mali dans la « violation » de leur loi.

Dans une lettre circulaire de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), du 1er juillet 2021, il est indiqué qu’entre le 9 juin et le 23 juillet 2021, plusieurs rencontres ont réuni cette centrale et de hautes autorités maliennes. « Des mesures fortes en vue de l’apaisement du climat social, de la consolidation de la justice sociale, de l’égalité de chances et de la rectification de la transition ont été convenues », lit-on dans la lettre circulaire de l’UNTM.

Bakary Fomba

2 juillet 2021 2 comments
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