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Pascal Zaïda
Actu

Burkina Faso : interpellation d’un leader de la société civile

by Sahel Tribune 16 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, d’incitation à une rébellion et déclarations subversives », un activiste de la société civile burkinabè a été placé en garde à vue, vendredi dernier. 

« Les conditions objectives de bouillonnements sociaux sont réunies. Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour faire tomber le pouvoir ». Voilà un passage de la déclaration qui a conduit à l’arrestation de Pascal Zaïda, président de la Coordination des organisations de la société civile pour la patrie (COP) du Burkina Faso. Des propos prononcés au cours d’un point de presse, jeudi 12 août 2021, sur la situation sécuritaire du Burkina Faso.

Face à l’ampleur de la crise sécuritaire dans ce pays sahélien, depuis 2015, Pascal Zaïda a commencé par indiquer, lors de ce point de presse, que « le pouvoir a honteusement démissionné de son devoir d’assurer aux citoyens le minimum de sécurité et de veille sur l’intégrité du territoire ».

Le président de la COP a été arrêté vendredi, à son domicile, selon une alerte qu’il avait lui-même lancée sur sa page Facebook. Il a ensuite été placé en garde à vue par les services de la police judiciaire de son pays, selon l’Agence d’information du Burkina (AIB). Il est accusé de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, d’incitation à une rébellion et déclarations subversives ».

« Acharnement sur Pascal Zaïda »

Cette arrestation a donné lieu à plusieurs condamnations. Le chef de file de l’opposition burkinabè, Eddie Komboïgo a rappelé, vendredi soir, que le Burkina « n’est pas un pays policier. On [la police ndlr] est allé le [ Zaida ndlr] chercher, le traîner, devant sa cour sans une convocation ».

Le chef de file de l’opposition, rappelle que « Le Burkina Faso est un pays démocratique. Les libertés d’opinion sont données à tout un chacun par notre Constitution. Donner son opinion ne veut pas dire appeler à une insurrection ».

Le porte-parole de l’organisation COP, Marcel Tankoano qualifie cette arrestation d’« arbitraire, une atteinte à la liberté d’expression ». Il demande la « libération immédiate » de son collègue. « La constitution burkinabè depuis 2015 donne la liberté à tous les Burkinabè de pouvoir s’exprimer librement. Donc, nous ne comprenons pas. Pour nous, c’est un acharnement sur Pascal Zaïda », estime-t-il.

« Donner des explications à la Justice »

Selon le ministre de la Sécurité burkinabè, Maxime Koné, certes tous les citoyens sont libres d’exprimer leur opinion, mais chacun est tenu responsable de ses propos. « Nous sommes dans un contexte sécuritaire difficile, il devra donner des explications à la Justice », a affirmé le ministre de la Sécurité Maxime Koné.

L’Agence d’information du Burkina précise que Pascal Zaïda « était toujours en garde à vue samedi soir, dans l’attente d’une décision du procureur, qui pourrait ordonner sa libération ou le déferrer au parquet ».

La rédaction

16 août 2021 0 comments
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Pascal Affi N'Guessan
Politique

Tension au sein du FPI : Affi N’guessan livre des précisions

by Bakary FOMBA 16 août 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Pascal Affi N’guessan, ancien Premier ministre de Gbagbo, a présidé, le 14 août 2021, une réunion extraordinaire du comité central du FPI, au siège du parti, à Abidjan. M. N’guessan s’est prononcé sur la situation actuelle au sein du parti, marquée par l’annonce de son ex-patron, qui envisage de créer une nouvelle formation politique.

Depuis la crise de 2010-2011, le FPI a été divisé en deux camps. Le camp (légal), fidèle à Pascal Affi N’guessan et reconnu par les autorités judiciaires de la Côte d’Ivoire, et celui de (GOR) Gbagbo ou rien.

Avec le retour de Laurent Gbagbo, le 17 juin dernier, la question du contrôle du Front populaire ivoirien (FPI), parti qu’il a fondé en 1982, était sur toutes les lèvres. Dès ce retour, les choses sont devenues confuses quant au contrôle du parti.

Cette problématique semble désormais tranchée, avec les sorties des deux anciens collaborateurs. La rupture semble en fin consommée entre Laurent Gbagbo et Pascal Affi N’guessan, son ancien Premier ministre.

« Gbagbo ne fait plus partie du FPI »

« Le président Gbagbo part, il part pour créer un parti taillé à sa mesure pour servir l’idolâtrie et le culte de personnalité. Il nous dit ainsi de faire le choix entre l’autocratie et la démocratie, entre le passé et l’avenir », a laissé entendre Pascal Affi N’guessan au cours d’une réunion extraordinaire des instances dirigeantes du FPI, qu’il a présidé le 14 août dernier. Tout en ajoutant qu’il fallait s’y attendre.

« Je n’ai pas trahi, je n’ai pas été ingrat », s’est-il défendu. Avant d’ajouter que la « divergence ne signifie pas ingratitude ».

S’agissant de l’avenir du FPI, Pascal Affi N’guessan se veut clair : « Ceux qui suivent Laurent Gbagbo suivent un homme, ceux qui resteront au FPI ont de la conviction. Ce sont de vrais militants ».

Les deux camps se livreraient-ils à des chantages ? En tout cas, A. N’guessan ne semble plus vouloir taire tout ce qu’il aurait donné au parti. Selon lui, depuis 1986, il a servi le FPI, sur tous les plans :moralement, intellectuellement, physiquement et financièrement.

« De toutes les activités que j’ai effectuées jusqu’en 2000 dans les missions et implantations, c’était sur fonds propres. Je n’ai reçu l’argent de personne. Le FPI était en manque de moyens. Du haut de mes convictions, j’ai mis profit ma condition sociale. Le Président Gbagbo, nous l’avons fait. Ensuite, il nous a fait », laisse entendre l’ancien Premier ministre de L.Gbagbo.

Rappelons qu’au cours de cette réunion, plusieurs résolutions ont été adoptées. Une tournée d’explication auprès des militants à l’intérieur du pays a été décidée. L’annonce d’un congrès extraordinaire avant fin 2021 a également été faite. « Laurent Gbagbo ne fait plus partie du FPI », a conclu M. N’guessan.

Bakary Fomba

16 août 2021 0 comments
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Des populations déplacées du Burkina Faso
Sécurité

Niger : recrudescence des exactions contre les civils, le gouvernement interpelé (HRW)

by Chiencoro 16 août 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Au Niger, les civils sont victimes d’une insécurité multiforme. Les autorités nigériennes sont interpelées. 

Les États du sahel sont foudroyés par des crises multiformes. D’une part, des inondations, des instabilités sociales et politiques, d’autre part, de nouvelles épidémies, mais aussi de la crise sécuritaire liée au terrorisme. Dans toutes ces situations, les civiles semblent être les plus grandes victimes.

Au Niger, pays membre du G5 sahel, les inondations font d’énormes dégâts en cette saison pluvieuse, avec des dizaines de morts d’hommes. Les populations seraient également prises au piège des attaques de groupes armés terroristes et des forces de sécurité du pays.

Neuf (9) attaques ayant entre janvier et juillet

Du 23 juin au 4 juillet 2021, Human Rights Watch a effectué un déplacement dans ce pays sahélien. Une visite au cours de laquelle cette organisation de défense des droits de l’homme s’est entretenue avec 44 témoins d’exactions et 16 autres personnes, dont des chefs communautaires peuls, touaregs et zarmas ; des autorités locales et des responsables sécuritaires ; des membres d’organisations nigériennes de défense des droits humains ; et des diplomates étrangers.

Au total, HRW a documenté neuf (9) attaques ayant eu lieu entre janvier et juillet dans des villes, villages et hameaux des régions occidentales de Tillabéri et Tahoua. Des régions situées près des frontières du Mali et du Burkina Faso. « Depuis 2019, cette zone a connu une hausse spectaculaire des attaques contre des cibles militaires et, de plus en plus, contre des civils par des groupes islamistes armés affiliés à l’État islamique et, dans une moindre mesure, à Al-Qaïda », a précisé HRW dans un communiqué du 11 août dernier.

Des entretiens de cette organisation, il ressort que pour perpétrer ces attaques, les combattants pénètrent dans les villages à moto. Ils tuent des hommes et des garçons, incendient des maisons et des greniers, selon des témoignages recueillis par Human Right Watch.

« Guerre contre la population civile »

« Les assaillants ont exécuté sommairement des civils à leur domicile, après les avoir contraints à sortir des transports en commun, à s’éloigner de puits, à quitter les funérailles auxquelles ils assistaient, ou encore pendant qu’ils s’occupaient de leurs cultures ou abreuvaient leurs animaux », précise notre source.

Selon Corinne Dufka, directrice du Sahel à Human Rights Watch, « Des groupes islamistes armés semblent mener une guerre contre la population civile dans l’ouest du Niger ».

Selon un témoin de l’organisation de défense des droits de l’homme, le 21 mars, des « combattants islamistes armés » ont tué au moins 170 Touaregs dans la région de Tahoua. « Une mère a jeté ses bras autour de son fils de 17 ans, mais les djihadistes l’ont rouée de coups sans pitié, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus le tenir, avant d’exécuter le garçon devant elle », a déclaré un témoin à HRW.

Les civils ne seraient pas uniquement la cible des groupes armés terroristes. Les forces armées nigériennes seraient également impliquées dans certaines exactions, selon les précisions de HRW.

En 2019 et 2020, lors de certaines opérations antiterroristes, les forces de sécurité du Niger auraient été responsables de plus de 150 meurtres et disparitions forcées. « Une enquête de la Commission nationale des droits de l’homme du Niger a documenté la disparition forcée de 102 de ces personnes et localisé 71 de leurs corps dans des fosses communes », indique notre source.

Des mesures urgentes

L’organisation onusienne rappelle que « les lois de la guerre interdisent les attaques contre les civils et les biens civils et les mauvais traitements infligés à toute personne détenue ». Et d’ajouter : « Les personnes qui commettent de graves violations des lois de la guerre, y compris des exécutions sommaires et des actes de torture, peuvent être poursuivies pour crimes de guerre ». Elle invite donc le gouvernement nigérien à ouvrir une enquête afin de « poursuivre de manière appropriée les crimes de guerre présumés commis sur son territoire ».

Face à la recrudescence des meurtres de civils, les autorités nigériennes sont invitées à prendre des « mesures urgentes ». Des mesures devant consister non seulement à la mise en place de réseaux d’alerte rapide, à la réduction des délais de réponse de l’armée aux villages menacés, mais aussi à la création de comités formés de civils, de forces de sécurité et d’organisations de la société civile afin d’identifier et répondre aux besoins urgents de protection.

« Les gouvernements partenaires devraient aider les autorités nigériennes à mieux protéger les civils contre ces attaques horribles et meurtrières et augmenter l’assistance fournie au nombre croissant de déplacés », a conclu Corinne Dufka.

Fousseni Togola

16 août 2021 0 comments
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vaccins contre Ebola en Guinee
Santé

Ebola en Côte d’Ivoire : 5 000 doses de vaccins attendues

by Sahel Tribune 16 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Suite à la confirmation d’un premier cas d’Ebola en Côte d’Ivoire, des doses de vaccins attendues dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest.

Arrivé à Abidjan, le 12 août, par la route, un patient admis à l’Institut Pasteur, suite à une fièvre, a été testé positif à la fièvre hémorragique Ebola. Une information confirmée par le ministère de la Santé de Côte d’Ivoire, le 14 juin 2021. Le porteur de ce premier cas d’Ebola, depuis 1994, en Côte d’Ivoire, était en provenance de la Guinée. Il reçoit actuellement un traitement.

Ce cas positif dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest préoccupe les spécialistes qui s’interrogent sur la souche de cette épidémie. Est-elle liée à l’épidémie précédente en Guinée ? Une épidémie qui avait été déclarée terminée, depuis le 19 juin 2021. « Une enquête plus approfondie et un séquençage génomique permettront d’identifier la souche et de déterminer s’il existe un lien entre les deux épidémies », a précisé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un communiqué du 14 août 2021.

« Il est extrêmement préoccupant que cette épidémie ait été déclarée à Abidjan, une métropole de plus de 4 millions d’habitants », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique. 

Des doses de vaccin bientôt en Côte d’Ivoire

« Une grande partie de l’expertise mondiale dans la lutte contre Ebola est sur le continent », indique le patron de l’OMS Afrique qui estime que « la Côte d’Ivoire peut tirer parti de cette expérience et accélérer la riposte ».

En vue de soutenir la riposte contre cette épidémie en Côte d’Ivoire, les 5 000 doses de vaccins Ebola, qui avaient été destinées à la lutte contre la maladie en Guinée, seront transférées en Côte d’Ivoire. Un transfert qui intervient à la suite d’un accord entre les ministères de la Santé de Côte d’Ivoire et la Guinée. « Un avion partira bientôt d’Abidjan pour récupérer les vaccins qui seront utilisés pour vacciner les personnes à haut risque, notamment les agents de santé, les premiers intervenants et les contacts des cas confirmés », a précisé l’OMS Afrique.

À rappeler que l’épidémie Ebola est une maladie contagieuse, souvent mortelle. Les taux de létalité ont varié de 25 % à 90 %, lors des épidémies passées. 

Chiencoro

16 août 2021 1 comment
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Manifestation de juillet 2020 au Mali
Politique

[Tribune] Mali : doit-on parler de société sans une vision commune ?

by Mikailou Cissé 14 août 2021
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

L’absence d’un projet commun de société constitue un véritable obstacle pour la stabilité et le développement du Mali. Face à ce paradoxe dans la démocratie malienne, les acteurs de la scène politique sont interpellés.

Il n’existe pas de société qui soit l’œuvre d’un homme ou d’un clan, encore moins d’un agrégat d’individus. Toute société est le fruit d’une délibération publique et consensuelle. Une association de particuliers. Elle est la concrétisation d’un projet commun. Aucune société ne nait d’elle-même et toute société est à l’image de ceux qui la mettent en place.

La sécurité, l’autorité, le respect de la charte, qui réglementent la vie commune et favorisent le règne des droits et des libertés de chaque contractant, permettent à ces sociétés d’exister. Cette existence n’est pas possible sans le consentement de tous les individus qui la composent, autour des questions d’intérêt général.

Agrégat d’individus soumis

Au regard de ce qui précède, on est en mesure de dire que la situation au Mali est l’image parfaite de ce que les tenants de la théorie du contrat, en matière de la formation des sociétés, appellent « état de nature ». Le Mali est devenu un territoire sur lequel chacun est aminé par le désir de conservation de soi, des siens et de ses propriétés. Sur ce territoire, il semble permis à tous de dire et de faire ce que bon lui semble. Une société où il n’y a ni une autorité légitime reconnue de tous, ni un corps social véritable.

Depuis un bon moment, les Maliens sont laissés à eux-mêmes et n’ont pratiquement rien en commun, si ce n’est le fait qu’ils sont tous des êtres raisonnables et calculateurs. Chacun se préoccupe de son quotidien. Les points de vue changent en fonction de la direction du profit et du pouvoir.

Cet état de fait est la résultante des pratiques mises en œuvre par les politiques qui ont successivement participé, quel que soit leur niveau de compétence, à la prise des décisions sur la gestion des affaires publiques. Ceux-ci n’ont rien fait de concret pour consolider le peuple qui avait cru au projet Mali. Ces hommes ont simplement enchevêtré les peuples, qui ont été fédérés pour que le Mali soit, sans faire d’eux une somme de force. Ils les ont faits adhérer à des projets sociaux différents, au fil du temps, sans prendre en compte leurs aspirations et attentes.

Des visions unilatérales

L’idée de fédérer le peuple sous l’égide d’un seul homme, travaillant avec tous et pour tous, qui avait été présentée pour séduire les uns et les autres, a été mise de côté par tous les dirigeants. Tel fut le péché, à l’origine de toutes les frustrations que le peuple malien a connues jusqu’ici.

Si l’on ne prend pas garde, le Mali vivra un scénario similaire. Nombreux sont les acteurs politiques à se méprendre éperdument sur le problème du mal-être malien. Mais une fois qu’ils parviennent à imposer leurs chronogrammes et leurs visions, au cours de cette période d’exception, ils risqueront de conduire le pays dans une impasse, à court terme.

L’organisation des élections, qui préoccupent la plupart des animateurs de cette scène politique, est comparable aux traitements palliatifs que le médecin applique à un malade en stade terminal.

De l’indépendance à nos jours, les Maliens n’ont eu que des maitres et non des chefs. Des gens qui ont dirigé sans prendre en compte l’avis du grand nombre. Pire, ils n’ont rien mis en œuvre de substantiel pour matérialiser un projet de société prenant en compte l’intérêt général.

La durée fixée pour la transition actuelle, les priorités définies, sont des illustrations. Ce qui empêche ce peuple de vivre en symbiose, après plus de soixante ans d’indépendance, comme une communauté ayant un destin commun, résulte du fait qu’un nombre important de ce peuple a été tout le temps considéré comme des sujets. On ne dirige pas une nation selon des caprices et des visions unilatérales.

Mikailou CISSE


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

14 août 2021 0 comments
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Incendie
Climat et environnement

Environnement : comment expliquer les catastrophes naturelles ?

by Chiencoro 14 août 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Pour ses besoins, l’homme a toujours travaillé à transformer la nature et son environnement. Avec la multiplication des catastrophes naturelles, il y a lieu de s’interroger sur le rapport qu’entretient l’homme avec la nature.

Des incendies, des épidémies, des pandémies viennent remplir le tableau noir d’un monde qui est au bord de l’effondrement. En ce 21e siècle, la nature semble donner l’alerte aux humains parce qu’elle a trop subi. Le temps de sa revanche sur les humains serait au rendez-vous. Mais quelle sera l’issue d’une telle guerre entre l’homme et la nature ?

Des effets du changement climatique

À la crise sécuritaire, qui fait déjà des millions de morts de par le monde, s’ajoutent les catastrophes naturelles avec des conséquences inestimables. Durant la saison hivernale 2020-2021, le Niger, pays sahélien au climat habituellement sec, a enregistré déjà plusieurs dizaines de décès suite à des pluies diluviennes. La même situation s’est produite au Mali, l’année dernière, où de nombreux dégâts ont été enregistrés, notamment au Centre et au nord du pays. 

Depuis le lundi dernier, tous les regards sont tournés vers Kabylie, en Algérie, où un incendie dévastateur fait des ravages. Un incendie qui serait dû à la forte canicule qui s’est abattue, ces derniers jours, sur ce pays de l’Afrique du Nord. C’est une hausse de température tributaire du réchauffement climatique.

À l’occasion de la publication du premier volet du 6e rapport des experts du Groupe de recherche sur le climat, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré : « Les concentrations de gaz à effet de serre sont à des niveaux records. Les catastrophes météorologiques et climatiques extrêmes augmentent en fréquence et en intensité ». En raison des activités humaines, « Le seuil internationalement convenu de 1,5 degré Celsius est dangereusement proche », a prévenu Antonio Guterres.

Difficile cohabitation entre l’homme et la nature

En plus de ces catastrophes naturelles, il convient d’ajouter l’apparition de certaines maladies, dont la pandémie de coronavirus, contre laquelle le monde se bat depuis fin 2019. Un virus qui a fait perdre à l’humanité toute sa rationalité, en raison des mesures de prévention prises à la va-vite. Des mesures dont les conséquences ont été énormes sur l’économie mondiale, en plus des millions de morts enregistrés. 

En Guinée Conakry, également, après l’épidémie Ebola, un autre virus contagieux fait son apparition. Depuis lundi 9 août 2021, toute l’Afrique de l’Ouest est en alerte en raison de la confirmation d’un premier cas du virus de Marburg dans ce pays frontalier du Mali. Un virus d’origine animale. L’homme l’attraperait des chauves-souris, le même animal qui serait la cause du coronavirus.

Toutes ces catastrophes posent la question du rapport de l’homme à la nature. Cette nature dont l’humain prétendait devenir « maître et possesseur » comme Descartes le prévoyait au 17e siècle de notre ère. Dans ses actions démesurées, l’homme a porté atteinte à la biodiversité. Il a commis l’erreur d’oublier que sa survie est en partie liée au bien-être de cette nature dont il n’a jamais cessé de soumettre à ses besoins.

Pourtant, en raison de sa spécificité dans l’écosystème, l’homme devrait occuper une place centrale dans la sauvegarde de la biodiversité.

Le réchauffement climatique, l’apparition de ces nouvelles maladies, sont les deux faces de la même monnaie. L’homme doit apprendre de ses erreurs. Sa relation avec l’écosystème doit être revue. Car sa survie dépend de celle de cet écosystème qu’il ne cesse de détruire tout en s’exposant à des risques incommensurables.

Fousseni Togola


Cet article a d’abord été publié sur Maliweb. Il a été récupéré et relu par Sahel Tribune.

14 août 2021 0 comments
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SESS SOUKOU MOHAMED dit BEN SOUCK, ancien député-maire de Dabou
Actu

Justice : l’interpellation de l’Ivoirien Ben Souk au Mali inquiète son mouvement GPS

by Sahel Tribune 14 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Leader influent du mouvement de l’ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, Ben Souk a été interpellé au Mali, mardi 10 août 2021. Pour le mouvement Générations et peuples solidaires (GPS), le Mali aurait décidé de « perdre son âme pour des profits politiques immédiats ».

« M. Sess Soukou Mohamed dit Ben Souck, ancien député-maire de Dabou, membre du Comité d’Orientation et de Coordination de Générations et Peuples Solidaires, a été enlevé en pleine rue à Bamako par quatre hommes encagoulés et habillés en tenue civile », a alerté le mouvement de Soro Guillaume, dans un communiqué du 10 août 2021, le jour de l’enlèvement. « Sous la contrainte d’armes, M. Sess a été forcé à monter à bord d’un véhicule 4X4 aux vitres teintées, ne portant aucune plaque d’immatriculation », précise le communiqué

Mandat d’arrêt international

L’ex-député ivoirien est porté disparu depuis lors, selon le mouvement de Soro Guillaume Kigbafori. Cet enlèvement a semé la panique du côté des leaders de ce mouvement, qui espéraient sur un retour rapide de Ben Souk au bercail. Cela, en raison de la décrispation progressive du climat politique ivoirien. 

Pour rappel, Sess Soukou Mohamed a trouvé refuge au Mali, en décembre 2019, suite à une « violente répression qui s’était abattue sur Générations et Peuples Solidaires », en Côte d’Ivoire. Cette répression a conduit à l’arrestation et à la condamnation de plusieurs dirigeants du GPS.

Plus de peur que de mal. Dans un communiqué du 11 août 2021, le procureur du Tribunal de grande instance de la commune IV de Bamako a indiqué avoir instruit l’interpellation de Ben Souk, le 10 août. Cette interpellation, selon le contenu du communiqué, fait suite à un « mandat d’arrêt international décerné le 16 novembre 2020 par Mme le juge du 9e cabinet d’instruction du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau ». Selon le procureur de la République, il est reproché à Ben Souk des « actes subversifs pouvant admettre une qualification pénale commis sur le territoire national ».

Interpellation interprétée

L’ancien député-maire de Dabou pourrait rester entre les mains des autorités judiciaires maliennes jusqu’à l’identification des « différentes implications » des faits qui lui sont reprochés et « déterminés leur volonté criminelle en vue d’une saine application de la loi ».

La Délégation GPS des Grands Ponts interprète cette interpellation de Ben Souk comme une « conception violente de la politique qui se nourrit d’enlèvement, de séquestration, d’emprisonnement de longue durée suivis de jugements expéditifs, parfois de meurtre et qui prend progressivement racine dans ces terres d’Afrique de l’Ouest, hier si hospitalières ».

Selon elle, le Mali aurait ainsi décidé de « perdre son âme pour des profits politiques immédiats, mais incertains en renonçant à la protection des Ivoiriens qui ont trouvé refuge sur ses terres ».

Chiencoro

14 août 2021 0 comments
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