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Manifestation au Tchad
Sécurité

Tchad : après Idriss Déby, plusieurs victimes civiles enregistrées

by Chiencoro 30 juin 2021
written by Chiencoro 5 minutes read

La mort d’Idriss Déby Itno, ex-président tchadien, s’est soldée avec une montée de violence dans plusieurs villes du pays. Human Right Watch a documenté les faits et demande l’ouverture d’une enquête.

Adouksouma Balama Mathieu, un étudiant tchadien âgé de 26 ans, aurait été abattu par la police, le 27 avril 2021. Alors qu’il participait à des manifestations dans le quartier de Walia à N’Djamena, souligne Human Rights Watch dans un communiqué du 24 juin. « Nous avons brûlé des pneus et leur [la police ndlr] avons lancé des pierres. Ensuite, ils ont tiré à balles réelles à environ 20 à 30 mètres de nous. Balama a reçu une balle dans la cuisse, mais la police a continué à tirer », a confié un témoin à HRW qui aurait confirmé « les circonstances du meurtre de Balama avec un autre témoin et un membre de sa famille ».

Depuis la mort de l’ex-président tchadien, Idriss Déby Itno, suite à des blessures par balles au cours « d’affrontements entre rebelles et forces gouvernementales dans la province du Kanem occidental », les tensions sont vives au Tchad alors que le pays est dirigé par un Conseil militaire de transition (CMT), avec à la tête Mahamat Idriss Déby Itno, le fils du Maréchal du Tchad. Le CMT est largement critiqué. Plusieurs manifestations pour une transition dirigée par des civils et des élections crédibles ont eu lieu dans le pays.

Sept personnes tuées

Dans plusieurs villes à travers le Tchad, la tension était montée d’un cran. Des populations et des membres de la coalition Wakit Tama (« Le temps est venu », en arabe tchadien), qui regroupe des centaines de membres et sympathisants de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, ont manifesté les 27 et 28 avril, puis les 8 et 19 mai. Motif des manifestations : contester l’interdiction des manifestations par le CMT, exiger une transition vers un régime civil, dénoncer le soutien initial de la France à la prise de pouvoir militaire et son ingérence présumée dans les affaires politiques tchadiennes, a rappelé Human Right Watch dans son communiqué du 24 juin.

À la suite de ces manifestations réprimées par les forces de l’ordre, les autorités militaires ont annoncé, le 28 avril dernier, la mort de six (6) personnes au cours des manifestations du 27 avril. De leur côté, des organisations de la société civile ont annoncé plutôt  la mort de 15 personnes et les blessures de 36 autres lors de ces manifestations, rapporte toujours HRW.

Les entretiens téléphoniques de cette organisation de défense des droits humains, entre le 29 avril et le 27 mai, ont permis « de confirmer la mort de sept personnes, dont six hommes tués à N’Djamena et un à Moundou, mais aussi  les blessures de sept personnes à N’Djamena et Doba ». Des entretiens corroborés par des récits des témoins à l’aide de dossiers médicaux, de déclarations officielles du Conseil militaire de transition, de photographies et de vidéos.  

Plus de 50 personnes « passées à tabac puis arrêtées »

Les sources de HRW indexent les forces de sécurité, notamment la police et les soldats, d’être à l’origine de ces exactions. « Dans deux cas, les victimes ont été tuées par des hommes armés non identifiés en tenue civile qui sont arrivés aux manifestations à peu près en même temps que les forces de sécurité, dans des véhicules banalisés, et ont tiré sur des civils en présence de membres des forces de sécurité en uniforme, qui ne sont pas intervenus », précise HRW. En plus, rapporte notre source, des forces de sécurité ainsi que des membres des autorités ont « arrêté, menacé et intimidé des témoins et des manifestants, dont des victimes qui recevaient des soins dans des centres de santé ».

Dans une déclaration en date du 28 avril, les autorités tchadiennes indiquent que des manifestants se sont attaqués à des forces de sécurité, ont endommagé des lieux publics et des propriétés privées. Selon le bilan dressé par les autorités du pays, une policière aurait été tuée, 15 véhicules des forces de sécurité détruits, deux stations-service à N’Djamena parties en fumée, au cours de ces manifestations du 27 avril. Au total, plus de 700 personnes auraient été arrêtées en lien avec ces manifestations des 27 et 28 avril.

Selon les témoignages recueillis par Human Rights Watch, plus de 50 personnes ont été « passées à tabac puis arrêtées par les forces de sécurité avant qu’elles ne soient transférées dans divers postes de police ».

Ce communiqué de Human right Watch contient plusieurs détails supplémentaires, des témoignages de survivants et de témoins de ces manifestations.

« Garantir une transition rapide et pacifique vers un régime civil »

Ces conclusions de HRW ont été transmises à Mahamat Ahmat Alhabo, le ministre de la Justice, le 11 juin, afin d’avoir « des réponses à des questions spécifiques, auxquelles il n’a pas répondu jusqu’à présent », rapporte notre source.

Le 5 mai dernier pourtant, Mahamat Ahmat Alhabo, sur les ondes de Radio France Internationale, a déclaré « que le procureur devrait ouvrir une enquête sur les arrestations, les décès et les blessures de manifestants les 27 et 28 avril ».

Selon Ida Sawyer, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch, « la répression brutale exercée par le Tchad contre les opposants, les dissidents et d’autres personnes risque de plonger le pays davantage encore dans l’instabilité ». Elle exhorte les autorités tchadiennes à « immédiatement mettre un terme aux abus commis par les forces de sécurité et demander des comptes aux individus qui ont fait un usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques ».

Ida Sawyer invite également « les personnes qui sont actuellement au pouvoir, avec le soutien de partenaires régionaux et internationaux [à ndlr] garantir une transition rapide et pacifique vers un régime civil et permettre l’organisation d’élections crédibles, libres et équitables ».

Fousseni Togola

30 juin 2021 1 comment
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Actu

Vie de couple : quand « ma femme me livrait son corps contre l’argent »

by Mariam 29 juin 2021
written by Mariam 3 minutes read

Les violences conjugales ne concernent plus que les femmes. Certains hommes en souffrent également, en catimini. À travers cette fiction, Mariam nous interpelle sur cette violence faite aux hommes.

Au Mali, les femmes semblent n’être plus les seules à subir de violence conjugale. Les hommes semblent de plus en plus victimes du phénomène. Mais beaucoup préféreraient se taire, pour des raisons sociales ou du poids de la société.

De l’argent contre le sexe

Depuis près de vingt (20) ans, Balla, enseignant de son État, vit en couple avec Aïda, son amour de jeunesse. Aïda est une commerçante qui sort dès l’aube et ne retourne qu’à la tombée du soleil. Elle est de quatre ans plus âgée que son conjoint, qui « se dit souffrir intérieurement » en raison des agissements de sa femme à son endroit.

Victime de violence conjugale depuis les premières heures de leur mariage, le jeune enseignant a toujours préféré garder le silence. Garder le silence sur ces violences qu’il subissait de sa femme au fond de leur chambre, une fois la nuit tombée, est pour lui la meilleure option.  « À qui dois-je raconter cette partie sombre de ma vie conjugale ? », s’interroge Balla. Avant de se répondre de façon désespérée : « De toutes les façons, je sais d’avance qu’il est très difficile de trouver des gens dans cette communauté pour me croire ». 

Aussi,  raconte Balla : son couple vivait selon le bon vouloir de sa femme. Celle-ci lui facturerait chaque rapport sexuel à 2000 FCFA. « J’ai acheté en quelque sorte chacun de mes enfants auprès de ma femme », ironise-t-il, la gorge nouée. Avant de poursuivre : « Ma femme me livrait son corps contre l’argent ». À l’en croire, Aida aurait toujours conditionné leur intimité conjugale  au paiement de cette somme d’argent.

« Mon corps m’appartient »

Au début, deux ans après leur mariage, « quand je lui ai demandée si c’est parce qu’elle ne m’aimait pas qu’elle me fait subir toutes ces humiliations, j’ai eu droit à une gifle », révèle Balla. Il explique qu’il n’avait d’autre choix que le silence pour éviter que cette « mère de [ses] enfants, qu’[il] aime de tout [son] cœur », ne change de forme de violence contre lui. Surtout que, raconte-t-il, elle aurait l’habitude de lui laisser dormir le ventre vide. « Nous nous sommes bagarrés, une fois, à l’intérieur de notre chambre conjugale. J’avoue que je n’ai pas réussi à la battre. Parce que je l’aimais à tel point que je ne voudrais pas lui faire du mal », nous confie Balla.

Selon les explications du jeune enseignant, certes,  il a beaucoup enduré auprès de cette dame, mais aujourd’hui, avec la vieillesse, Aida regrette tous ses faits et gestes. « Elle ne cesse de me supplier de la pardonner. Elle me raconte qu’elle était encore sous l’emprise des théories féministes qu’elle n’avait jamais comprises », nous rapporte Balla. Lui qui précise qu’Aida ne cessait de lui répéter que son « corps l’appartient ». Une phrase que Balla n’a comprise que bien plus tard, en même temps qu’Aida. Mon « corps m’appartient signifiait, pour elle, mon corps se vend ».

Mais Balla estime que sa femme n’est pas une « personne violente de nature ». Et que c’est sous l’influence « de mauvaises compagnies, elle avait épousé l’idéologie selon laquelle les hommes ne méritent que les mauvais traitements » pour qu’ils respectent les femmes, reconnaît le jeune enseignant. « Notre couple vit aujourd’hui ses moments de bonheur », nous rassure-t-il. 

Mariam


Balla et Aïda sont des pseudonymes. Toute vraisemblance avec des noms réels est juste une coïncidence.

Vous pouvez lire aussi Violences conjugales : battue et devenue veuve, elle tombe enceinte pendant le deuil

29 juin 2021 1 comment
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Des partenaires qui viennent en aident aux populations vulnerables scaled
Sécurité

Au Burkina Faso : Unicef et partenaires au secours des populations affectées

by Bakary FOMBA 29 juin 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Selon les autorités burkinabés, l’attaque de Solhan, ayant occasionné la mort de plus de 130 civils, dont plusieurs enfants, a été menée par un groupe armé majoritairement composé d’enfants et d’adolescents âgés de 12 à 14 ans. Cette utilisation des enfants dans les conflits armés est dénoncée par des Organisations de défense des droits des enfants, lesquelles apportent leur secours aux populations affectées.

 « Nous condamnons fermement le recrutement d’enfants et d’adolescents par des groupes armés non étatiques », a déclaré Sandra Lattouf, représentante de l’Unicef au Burkina Faso. Selon ses déclarations, « il s’agit d’une grave violation de leurs droits fondamentaux [les enfants et adolescents ndlr]».

Madame Sandra estime, par la même occasion, que « les populations civiles ne doivent jamais être victimes ou cibles d’attaques ». Avant d’ajouter : « Les familles et les enfants doivent être protégés partout et à tout moment ».

Plus de 1,2 million des déplacés

Dans la zone du Sahel, les attaques et les violations des Droits de l’Homme se sont multipliées, ces derniers temps. Si, entre mars et mai 2021, 152 civils ont trouvé la mort dans des incidents de sécurité, rien qu’en juin, 178 enfants ont été tués, souligne l’UNICEF dans un communiqué du 25 juin.

Aussi, signale-t-on que cette crise humanitaire au Burkina Faso a fait plus de 1,2 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays, dont 61 % sont des enfants. La représentante de l’Unicef au Burkina Faso a déclaré que « les enfants du Burkina Faso paient un lourd tribut ».

Aide d’urgence

Afin de fournir une assistance immédiate aux familles affectées par ces crises sécuritaires, l’Unicef du Burkina Faso a déployé une aide d’urgence en appui au gouvernement et aux autorités locales dans la zone de Sebba, village situé à quelques kilomètres de Solhan, informe-t-on. Plusieurs autres activités d’intervention d’urgence ont également été menées en coordination avec le gouvernement du Burkina Faso, des agences sœurs du système des Nations Unies et des organisations non gouvernementales.

Selon la représentante de l’Unicef au Burkina Faso,  « après cette atrocité, il était essentiel d’apporter immédiatement un soutien humanitaire à la population et de répondre à leurs besoins prioritaires : hygiène, abri, nourriture et soutien à la continuité de l’éducation ».

Protéger les enfants

Pour assurer de bonnes pratiques d’hygiène et prévenir la propagation des maladies, l’Unicef et ses partenaires sont à la tâche afin de réhabiliter et de construire des forages, tout en installant des systèmes solaires au profit de plus de 62 000 personnes dans le besoin.

Mme Lattouf a rappelé surtout la nécessité de tenir compte des promesses faites« dans la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant : protéger chaque enfant des conséquences des conflits armés, autres catastrophes ou situations d’urgence. »

Bakary Fomba

29 juin 2021 0 comments
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Assimi Goita
OpinionPolitique

[Tribune] Le pouvoir militaire est-il une solution durable au Mali ?

by Sahel Tribune 29 juin 2021
written by Sahel Tribune 9 minutes read

En intervenant le 24 mai pour destituer le président de la transition Bah N’Daw et son premier ministre Moctar Ouane, l’armée malienne a démontré une nouvelle fois sa volonté de garder la main sur les leviers du pouvoir.

Ce énième coup d’État est intervenu suite au limogeage par le duo N’Daw/Ouane du ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, et de celui de la Sécurité, le colonel Modibo Koné. Selon les auteurs du putsch, le couple exécutif n’aurait pas respecté la charte de la transition, qui précise que les questions de défense et de sécurité relèvent de la compétence du vice-président, le colonel Assimi Goïta.

Les militaires tendent désormais la main au Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), la seule coalition politique qui avait dénoncé la gestion de la première phase de cette transition.

Saisie par le cabinet du vice-président, la Cour constitutionnelle a rendu un arrêt constatant la vacance du pouvoir et a reconnu le colonel Assimi Goïta comme président de la transition à la veille d’un sommet extraordinaire de la Cédéao sur ce nouveau coup de force.

Nous avions déjà évoqué dans un article précédent le poids de l’armée dans l’espace politique malien. Ce nouveau coup d’État semble confirmer l’appétit des militaires maliens pour le pouvoir. Face à la crise que traverse le Mali, l’armée peut-elle encore être la solution ? Et quel peut être l’avenir de sa cohabitation avec le M5-RFP ?

Une armée tournée vers la conquête du pouvoir

Il y a plus de cinquante ans, le sociologue Georges Balandier affirmait que les coups d’État militaires s’expliquaient, en Afrique, par le désir des jeunes militaires de changer la situation. Il évoquait déjà le « néo-colonellisme » pour illustrer la prise du pouvoir par des jeunes colonels, qui disent vouloir mettre de l’ordre dans le désordre politique.

Le sociologue Francis Akindès se situe dans la même lignée quand il constate que les militaires et les civils se conduisent de la même manière lorsqu’ils arrivent aux commandes d’un pays, car le pouvoir est corrupteur. Les militaires « nouveaux entrants », explique-t-il, finissent par être pris au jeu. Le coup d’État aboutit toujours à une espèce de confiscation du pouvoir par les militaires. Les immixtions répétées de l’armée dans la vie politique ont eu pour effet de renouveler et d’augmenter le nombre de militaires qui ont directement participé, à divers niveaux, à la gestion du pouvoir politique. De son côté, le politologue Mahamane Tidjani Alou utilise l’expression « militaires politiciens » pour désigner les galonnés qui participent directement à l’exercice du pouvoir.

Quant à Niandou Souley, il attire l’attention sur le fait que les militaires ont l’habitude de prendre pour prétexte le désordre institutionnel pour s’emparer du pouvoir. Leur intention initiale est généralement de procéder à une rectification démocratique au moyen d’un « toilettage » des textes fondamentaux déjà existants. Mais par la suite, non seulement les hommes en uniforme substituent un régime présidentiel fort au régime semi-présidentiel d’antan, mais cherchent aussi, en général, à conserver le pouvoir.

La consécration du colonel Assimi Goïta comme nouveau président de la transition doit être vue comme un signe de la volonté farouche des militaires de conserver le pouvoir. C’est en effet la garantie de ne pas connaître des démêlés judiciaires : Goïta n’a pas oublié qu’il y a déjà eu, il n’y a pas si longtemps, un précédent au Mali. Les militaires constituent donc, au même titre que les religieux, des acteurs primordiaux du champ politique malien, en ce sens que la conquête du pouvoir – par la force – fait partie de leurs stratégies.

Au Mali, l’armée n’a pas vraiment assimilé les règles institutionnelles et, notamment, la question de la soumission du militaire au politique. N’Daw a d’ailleurs été démis avant tout parce qu’il cherchait à sortir de la tutelle de la junte qui l’avait porté au pouvoir. La tentative de mise à l’écart par Bah N’Daw et Moctar Ouane de deux « colonels-ministres » occupant des postes stratégiques a été perçue par Assimi Goïta et son entourage comme une tentative visant à desserrer l’étau mis en place par les militaires sur la transition.

En intervenant par la force, les militaires se lancent dans une opération de survie politique. Le coup d’État étant un crime imprescriptible selon la Constitution malienne, rien ne garantit une immunité politique à partir du moment où l’on n’est plus aux affaires. Mais un homme politique qui requiert l’anonymat va plus loin en affirmant que :

« La vraie raison qui pourrait expliquer les coups d’État au Mali, c’est la volonté d’enrichissement des militaires. L’armée est aujourd’hui une voie royale pour devenir riche. En vérité, s’ils commettent des coups d’État, c’est parce qu’ils ne veulent pas aller combattre sur les théâtres d’opérations et s’accrochent au pouvoir à Bamako. »

Il est vrai que la corruption est un fléau souvent évoqué à propos de l’armée malienne. On pense par exemple au détournement de plus de 1 230 milliards de francs CFA de programmation militaire sur la période 2014-2019. On constate de surcroît que les militaires ont fait le choix de l’exercice politique au détriment de la sécurisation du pays et de la lutte contre le djihadisme, qui sont leurs missions premières.

L’alliance M5-RFP et les militaires : un mariage d’amour ou de raison ?

Dans la nuit du 24 au 25 mai, les représentants du M5-RFP ont été conviés à Kati, fief des putschistes. Un nouveau gouvernement a été formé le 11 juin avec Choguel K. Maïga (l’une des figures du M5-RFP) comme premier ministre. Un gouvernement au sein duquel les militaires restent prédominants, et qui a été jugé illégitime par la communauté internationale, notamment par le président français qui, dans la foulée, a décidé de mettre fin à l’opération Barkhane.

« Il n’y a de mort en politique si ce n’est la mort naturelle » : cette maxime sied bien à la situation du M5-RFP, un mouvement que certains avaient trop vite fait d’enterrer. Avec ce second coup d’État, il est vrai que la marge de manœuvre des militaires semble forcément réduite. Ils jouent leur dernière carte. Mais cet accord avec le M5-RFP s’est fait au prix du reniement de certains points que le Mouvement jugeait jusqu’alors non négociables. Choguel K. Maïga a en effet reculé sur la dissolution du CNT, devant lequel il fera peut-être sa déclaration de politique et sa proposition sur les accords de paix d’Alger, puisqu’il s’engage à travailler avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). De même qu’il accepte finalement de travailler avec un président militaire, lui qui avait dénoncé la « militarisation de la transition ».

Il y a eu une ambivalence au sein du M5-RFP sur la qualification du coup d’État du 24 mai. Le nouveau Premier ministre Choguel K. Maïga, n’a pas condamné le coup d’État, se contentant de parler de « rectification de la transition ». En revanche, Madame Sy Kadiatou Sow et Modibo Sidibé ont appelé sans réserve à condamner le putsch.

Une rectification de la transition est-elle possible ?

Au regard de l’évolution des dynamiques politiques au Mali, cette deuxième phase de la transition semble être celle de la dernière chance pour le pays. La période transitoire est donc un moment opportun de mutation et d’ouverture. Comme l’expliquent Céline Thiriot et Adam Przeworski, les transitions découlent de ces deux processus concomitants que sont l’extirpation et la constitution.

Par extirpation, il faut entendre le processus de rupture avec l’ancien régime, et par constitution, le processus de sociogenèse d’un nouveau régime. Durant la transition, période où l’armée joue un rôle fondamental, Adam Przeworski souligne que partout où celle-ci reste cohérente et autonome, les éléments d’extirpation dominent le processus de transition. Selon ces auteurs, pour réussir une transition, il faut une rupture avec l’ancien système. Or, nous assistons au retour des mêmes mœurs politiques qui ont jadis fait descendre les Maliens dans la rue, à savoir les pratiques clientélistes, le népotisme, la corruption, etc. L’armée revient au centre du jeu plus forte que jamais.

Même si l’un de ses représentants occupe désormais le poste de premier ministre, le M5-RFP semble être le grand perdant de ce nouveau gouvernement, quand on sait qu’il a contribué à légitimer le putsch sur la scène internationale. Dans ces conditions, l’armée malienne peut-elle être la réponse à la crise que traverse le Mali ? Difficile de répondre par l’affirmative quand on sait que l’armée est aussi corrompue, sinon plus, que la classe politique. Le parallèle avec l’armée tchadienne, qui a pris le pouvoir après la mort d’Idriss Déby le 20 avril dernier, n’est par ailleurs guère probant, tant le rôle joué par cette dernière dans la lutte contre le terrorisme a été déterminant.

L’armée tchadienne est une armée chevronnée et aguerrie qui se bat sur le territoire malien. A contrario, l’armée malienne, en dépit des milliards investis pour sa refondation, n’enregistre aucune victoire dans la lutte contre l’insécurité. Le domaine où elle rayonne, c’est de disputer le pouvoir aux civils.

Ces « militaires politiciens » semblent faire un sans-faute politique depuis leur premier putsch contre IBK en août 2020. Toutefois, le capital de confiance initial dont ils ont bénéficié semble s’étioler. Et désormais, ils ne pourront plus attribuer les difficultés à telle ou telle autre force car plus aucun levier du pouvoir ne leur échappe…

Lamine Savane, PhD science politique, ATER, CEPEL (UMR 5112) CNRS, Montpellier, Post doctorant PAPA, Université de Ségou et Fousseyni Touré, Doctorant en Anthropologie, Institut de Pédagogie Universitaire (I.P.U), Université des sciences juridiques et politiques de Bamako

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
29 juin 2021 0 comments
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Le directeur général du CENOU au milieu
Éducation

Universités : harmonisation de la contribution annuelle des étudiants au Cenou

by Chiencoro 28 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Afin d’harmoniser le prélèvement sur les trousseaux et les bourses des étudiants, le Centre national des œuvres universitaires (CENOU) a revu les modalités de paiement de la contribution des étudiants. 

Pour l’amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants maliens, le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) ne cesse d’innover. Dans ce cadre, depuis 2008, chaque étudiant participe aux œuvres universitaires grâce à un prélèvement effectué sur son trousseau et sa bourse, selon le directeur général du Cenou, le Colonel Ousmane Dembélé. Le montant annuel prélevé chez chaque étudiant était de 5000 F CFA sur la bourse et de 2500 FCFA sur les trousseaux, nous a-t-il indiqué.

Economie de 2500 FCFA

Si tous les étudiants ne sont pas bénéficiaires des allocations financières octroyées par l’Etat – la bourse –, cependant, il faut rappeler que la plupart d’entre eux, en l’occurrence les réguliers, reçoivent les trousseaux. Le Conseil d’administration du Cenou a donc jugé important d’harmoniser cette contribution des étudiants aux œuvres universitaires.

Point de presse du CENOU
Point de presse du CENOU, lundi 28 juin 2021. Crédit photo: Togola/Sahel Tribune

Lors de sa 21e session, le Conseil d’Administration de cet établissement public à caractère administratif (EPA), « à travers sa Délibération n° 2021-22/CA-CENOU du 10 mars 2021, [a adopté] un taux unique et annuel de 5000 F CFA comme frais de la carte CENOU et contribution aux œuvres universitaires », a annoncé le Colonel Dembélé, au cours d’un point de presse tenu, lundi 28 juin 2021, dans la salle de réunion de son administration. Selon ses précisions, « ce prélèvement se fera uniquement sur les montants du trousseau ». Ce qui fera pour les étudiants une économie de 2500 FCFA.

Modalités de paiement

S’agissant des modalités de paiement de cette participation des étudiants, le Colonel Ousmane Dembélé a été on ne peut plus clair. Pour les étudiants réguliers et inscrits dans les IES, le montant prévu sera « retenu à la source sur le trousseau de l’année en cours, tandis que les néo-bacheliers effectueront leur paiement directement lors des dépôts de la demande de bourse ».

Quant aux étudiants non réguliers (candidats libres, dérogés, professionnels et non nationaux), ceux-ci effectueront leur paiement dans les guichets de l’Agence Comptable du Cenou et auprès des régisseurs de recettes des Centres régionaux des Œuvres universitaires (CROU), a expliqué l’actuel directeur général du Cenou.

Avantages de la carte Cenou

Cette contribution, ajoutée aux appuis de l’État, permet au Cenou d’assurer la prise en charge des étudiants démunis, malades ou autres cas sociaux nécessitant d’accompagnement. La carte Cenou assure aux étudiants la gratuité des consultations, des soins et des médicaments disponibles dans les pharmacies des centres de santé de cette structure universitaire ; la réduction des risques liés à la fraude, à l’usurpation d’identité et au double paiement des allocations financières.

Ce n’est pas tout. Grâce à cette carte, les étudiants bénéficient de la gratuité des connexions à l’internet par Wifi dans les résidences universitaires ; la gratuité des frais liés aux traitements des allocations financières, des demandes de logement et la gratuité de voyage ; la sécurisation des campus universitaires, la subvention des coups des plats dans les cantines, la subvention du tarif du transport des étudiants, entre autres avantages de cette carte Cenou.

Fousseni Togola

28 juin 2021 0 comments
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transhumance politique
Opinion

Mali : transhumance politique, ce véritable danger pour la démocratie

by Chiencoro 28 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Mali, l’un des principaux maux de l’espace politique reste la transhumance politique. Une pratique dangereuse pour la démocratie. Analyse.

Après le coup de force militaire contre Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18 août 2020, la plupart des sondages menés par différentes organisations de la société civile ont révélé le manque de confiance des citoyens maliens en leur classe politique. Cette classe politique ne leur paraît plus assez crédible. La majorité des citoyens ayant pris part à ces sondages ont jugé important de confier cette transition aux militaires qui ont abrégé leur souffrance. Dans ces conditions, pour qui voulez-vous qu’ils votent lors des prochaines élections ? 

Au Mali, le jeu politique laisse comprendre que les leaders des partis ne sont opposés que théoriquement devant le public. Mais au fond, ils semblent partager les mêmes idéologies. Nombreux sont les cadres du Rassemblement pour le Mali (RPM) à avoir déposé leur valise au parti de Soumeylou Boubeye Maïga, alors que celui-ci était Premier ministre et pressenti dauphin d’IBK.

Des « groupements d’intérêts économiques »

Depuis le départ d’IBK et l’annonce des dates pour les prochaines échéances électorales, la classe politique malienne ne cesse de fortifier les citoyens dans leur conviction. La transhumance, qui a toujours caractérisé certains hommes politiques de ce pays, a repris de plus belle. Les partis où le vent est pressenti plus favorable reçoivent le plus d’adhésion et les « petits partis » se vident.

Après la mort de Soumaïla Cissé, président fondateur de l’Union pour la République et la démocratie (URD), deux grandes adhésions y sont enregistrées : celles de Mamadou Igor Diarra et de Dr Boubou Cissé, ancien Premier ministre. L’acceptation de ces deux adhésions soulève la question de la gestion de ces « entreprises politiques » dans notre pays.

Dans ce pays traversant une crise multidimensionnelle, nombreux sont les partis politiques qui ne représentent que « des groupements d’intérêts économiques ». Des entreprises individuelles dont tout le fonctionnement reposerait sur le fondateur. De nouveaux membres ne les rejoindraient que si le parti est susceptible de gagner le pouvoir.

Manque d’idéologie

Parmi ces adhésions dans l’URD, celle qui semble la plus problématique est celle de Dr Boubou Cissé. Le dernier Premier ministre d’IBK qui a démissionné en même temps que ce dernier. Des démissions qui ont été l’œuvre du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces Patriotiques (M5-RFP), duquel est membre l’URD de feu Soumaïla Cissé. Tant que les intérêts se rejoignent, les ennemis d’hier peuvent toujours devenir de bons amis.

Cette « transhumance politique demeure un véritable goulot d’étranglement à l’évolution de la jeune démocratie malienne », lit-on dans un article publié par Slate Afrique en 2013. Tant que l’arcane politique reste marqué par un tel mouvement irrégulier des hommes politiques, tels des papillons à la recherche de fleurs plus douces, il ne faudrait pas s’étonner que le taux d’électeurs soit moins élevé.

Le nomadisme politique est la preuve que bon nombre de ces hommes politiques maliens manquent d’idéologie politique. Ceux qui sont mûris d’une véritable conviction demeurent stables pendant toute une éternité. Ce nomadisme politique est un véritable danger pour la démocratie.

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb. Il a été repris et relu par Sahel Tribune.

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Opération conjointe entre armée nigérienne et burkinabè
Sécurité

Burkina-Niger : face aux multiples attaques « terroristes », nouvelle opération conjointe militaire

by Bakary FOMBA 28 juin 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Ces dernières années, les pays de la zone des trois frontières sont confrontés à des attaques djihadistes récurrentes. À la date du 10 juin dernier, les Forces armées nigériennes et burkinabè ont lancé une opération conjointe. Opération au cours de laquelle plusieurs centaines de « terroristes » sont neutralisés.

C’est une toute nouvelle opération conjointe militaire entre les Armées gouvernementales du Niger et du Burkina Faso. Dénommée « Taanli », qui signifie « cohésion »en langue locale, gulamanchema, parlée dans l’Est du Burkina Faso. Cette opération a été lancée le 10 juin 2021. Menée à hauteur de souhait, d’autres opérations sont en réflexion entre les deux pays.

Première opération, premier bilan positif

Dans un communiqué du 26 juin 2021, les Armées des deux pays ont affirmé la neutralisation d’une centaine de terroristes. Plusieurs armes de guerre et fusils de chasse ont été également récupérées avant d’être détruites, informe-t-on dans le communiqué. Aussi, précise-t-on, des moyens roulants ont été détruits dont une centaine de motos et de véhicules, du matériel de fabrication d’engins explosifs improvisés. On note aussi la saisie du matériel de communication des assaillants.

Selon l’État-major général des Armées burkinabè, cette opération a mobilisé des forces terrestres et aériennes des deux pays.

Le général Moise Miningou, Chef des Armées burkinabè, assure que les populations vivront tranquillement dans les zones concernées par l’opération. « Et nous pensons que c’est ce qui est essentiel », a-t-il souligné. Dans le cadre toujours de la lutte contre le terrorisme, le Gal. Miningou promet qu’il y aura une deuxième opération du même genre. « Ces résultats ont été à la hauteur de nos attentes », s’est-on félicité. Et cela en indiquant qu’il y a eu « des terroristes qui ont été interpellés. »

Au-delà de ce bilan positif, cette opération conjointe a renforcé la coopération bilatérale entre ces deux pays sahéliens.

Pas les seuls concernés

Le Niger et le Burkina Faso ne sont pas les seuls pays concernés par la situation sécuritaire de plus en plus préoccupante. À la date du 25 juin 2021, les postes des Forces armées maliennes de Boni, localité située au nord-est de la région de Douentza, ont fait aussi l’objet de deux attaques simultanées. Ces attaques sont perpétrées, a indiqué le Chef d’Etat major général des Forces armées maliennes dans un communiqué publié le samedi dernier, par des groupes armés terroristes (GAT).

Toujours selon ce communiqué, les FAMa ont « vigoureusement riposté » contre ces deux attaques. Ce qui a permis de repousser les assaillants. Toutefois, le dernier bilan fait état de six militaires tués et d’un blessé, a-t-on rapporté.

Pour rappel, dix soldats maliens avaient déjà été tués, en février dernier, dans ce village du centre du Mali. Dans la localité de Douentza, dans le centre du pays, six civils ont été tués, dimanche 27 juin dernier, alors qu’ils circulaient dans un véhicule de transport en commun.

Au Sahel, la dernière attaque en date la « plus meurtrière » est celle perpétrée contre des civils à Solhan, au Burkina Faso, au début du mois de juin. En côté d’Ivoire, pays côtier d’Afrique de l’Ouest, aussi bien qu’au Sénégal, voire au Tchad et au Nigéria, l’insécurité coupe le sommeil aux populations. Cette situation sécuritaire demeure toujours dans cette région de l’Afrique alors que plusieurs initiatives existent déjà afin de lutter contre la menace terroriste. Bakary Fomba

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