Ebola en Côte d’Ivoire, campagne de vaccination démarrée, Guinée et OMS en soutien

Ebola en Côte d’Ivoire, campagne de vaccination démarrée, Guinée et OMS en soutien
Arrivée des vaccins contre Ebola en Côte d'Ivoire, dimanche 15 août 2021. Crédit photo: OMS.

Après le premier cas déclaré d’Ebola sur son territoire, la Côte d’Ivoire a démarré, le dimanche 15 août, sa campagne de vaccination. La Guinée et l’OMS sont aux côtés de l’État ivoirien.

Un premier cas d’Ebola a été détecté en Côte d’Ivoire, le 14 août dernier. Pour faire barrière à cette maladie, ce pays côtier de l’Afrique de l’Ouest a entamé, le 16 août 2021, une campagne de vaccination, grâce aux 5000 doses de vaccins reçues depuis la Guinée, dimanche dernier.

De ces doses, 2000 vaccins de Merck sont utilisés pour vacciner les personnes-contacts du patient atteint d’Ebola et les travailleurs de la santé en première ligne. Pour les zones ne connaissant pas de transmission active, la vaccination a été renforcée grâce aux 3000 doses de vaccins fabriqués par Johnson & Johnson — que compose cette première réception de vaccins.

Prendre des mesures pour étouffer des infections mortelles

« Le vaccin contre Ebola est un outil essentiel dans la lutte contre le virus et la priorité absolue est donc d’agir rapidement et de commencer à protéger les personnes à haut risque face à la maladie », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « La vitesse à laquelle la Côte d’Ivoire a accéléré la vaccination est remarquable et montre qu’avec une solidarité sous-régionale efficace, nous pouvons rapidement prendre des mesures pour étouffer des infections mortelles qui peuvent potentiellement devenir de grandes épidémies », a-t-elle estimé.

Dans un communiqué en date du 17 août 2021, l’OMS Afrique indique qu’en « plus du cas confirmé, un cas suspect et neuf cas contacts ont été identifiés et sont suivis ». Le nombre de personnes-contacts du patient atteint de la maladie s’élèverait déjà à une cinquantaine. Ces personnes sont mises en quarantaine, pendant au moins 13 jours, et vaccinées. « Les passagers qui l’ont accompagnée jusqu’à Nzerekoré en Guinée forestière, avant qu’elle ne change d’autocar pour partir en Côte d’Ivoire, sont pris en charge par la région de Nzérékoré », précise RFI. Les passagers ayant accompagné la Guinéenne jusqu’à Abidjan seraient également pris en charge par les autorités ivoiriennes.

L’Organisation mondiale de la santé précise néanmoins qu’« aucun décès n’a été enregistré ». Mais des inquiétudes demeurent quant à la souche de cette épidémie. « Il n’existe pas encore d’indication que l’actuelle épidémie en Côte d’Ivoire est liée à celle qui a eu lieu en Guinée », explique l’OMS dans on communiqué.

Déploiement des experts

La Guinée ne s’est pas contentée de transférer des vaccins, elle a également « déployé cinq experts de la vaccination et fourni des traitements par anticorps monoclonaux à la Côte d’Ivoire ». Ces efforts seront soutenus par l’OMS afin d’aider la Côte d’Ivoire à contrôler cette épidémie, dont le dernier cas date de 1994 : « L’OMS déploie des experts qui rejoindront leurs homologues basés dans le pays pour renforcer la prévention et le contrôle des infections, le diagnostic, le suivi des cas contact, le traitement, la mobilisation communautaire et la surveillance transfrontalière », communique l’OMS. Elle informe que des évaluations sont en cours également pour s’assurer « si davantage de vaccins seront nécessaires pour endiguer la maladie ».   

Selon le gouverneur de la région de Nzerekoré, Mohamed Gharé, la Guinée a durci les contrôles vers les pays voisins : « De la Guinée vers la Côte d’Ivoire, de la Guinée vers le Liberia, de la Guinée vers la Sierra Leone, on ne peut pas franchir la frontière si on ne présente pas sa carte de vaccination ou sa carte de test. Toutes les dispositions sont prises », rapporte RFI.

Cette épidémie en Côte d’Ivoire, faut-il le rappeler, est la troisième sur le continent africain au cours de cette année, après celles qui ont eu lieu en République démocratique du Congo et en République de Guinée.

La rédaction   

Sahel Tribune

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