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Assimi Goïta et Emmanuel Macron
AnalysesPolitique

Sahel : entre Bamako et Paris le vin est désormais tiré, il faut le boire à quel prix ?

by Bakary FOMBA 16 février 2022
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Face aux crises sociopolitiques au Sahel, avec notamment les différents coups de forces enregistrés, la présence française et ses alliés européens est décriée de part et d’autre. Entre Bamako et Paris, les relations ne sont plus au beau fixe. Le vin est tiré, mais à quel prix le boire ?

Le divorce entre Paris et Bamako semble consommé. Bientôt la coopération militaire entre les deux pays ne serait qu’un triste souvenir.Selon le ministre estonien de la Défense, Kalle Laanet, les alliés comptent retirer leurs troupes du Mali. L’annonce est attendue, lors du sommet de deux jours réunissant l’Union européenne et l’Union africaine à Bruxelles, les 17 et 18 février 2022. « En raison de la violation flagrante des règles par la junte malienne », explique le ministre estonien de la Défense, les partenaires européens estiment impossible de poursuivre la mission dans ce pays.

Selon le chef de la diplomatie française, Jean Yves Ledrian, « Si les conditions ne sont pas réunies pour que [la France] puisse être en mesure d’agir au Mali, [elle] continuera à combattre le terrorisme à côté, avec les autres pays du Sahel qui sont tout à fait demandeurs ».

Discussions avec les partenaires

Dans un tel tourbillon, l’ancienne puissance coloniale remue ciel et terre afin de garder une influence incontestable dans la région ouest-africaine, en proie à des crises à la fois sécuritaire et de gouvernance. La France mise alors sur le redéploiement de son dispositif sécuritaire dans certains pays côtiers de la région, victimes d’une escalade du terrorisme.

Après les trois attaques à la bombe artisanale, qui avaient fait 9 morts, dont un Français, et 12 blessés dans le nord du Bénin, l’armée française a annoncé, samedi 12 février, avoir éliminé au Burkina Faso 40 jihadistes impliqués dans ces attentats.

Après ce « succès militaire », la France souhaiterait maintenant une carte blanche, « bien méritée », pour le redéploiement de son dispositif militaire dans cette région africaine. D’où le sommet de « séduction » annoncé pour les 17 et 18 février. En amont duquel « la diplomatie française a mené plusieurs opérations de sensibilisation dans les capitales africaines », souligne Africa intelligence.

Sur les antennes de RTL, Jean-Yves Le Drian a annoncé en effet avoir « engagé des discussions » avec les partenaires africains et européens « pour savoir comment […] adapter [leur] dispositif en fonction de la nouvelle situation ».

Bakary Fomba

16 février 2022 0 comments
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Paul-Henri Damiba prête serment au Burkina Faso, le 16 février 2022
A la UnePolitique

Au Burkina Faso, Damiba s’engage pour la « dépolitisation » de l’administration publique

by Chiencoro 16 février 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Devant les juges du Conseil constitutionnel du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba a prêté serment pour devenir le nouveau chef d’État du pays. Dans son discours d’investiture, tenu mercredi 16 février 2022, il s’engage pour la « dépolitisation » de l’administration publique burkinabè.

13 minutes, c’est la durée du discours d’investiture du nouveau président burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba Sandaogo. Dans ce discours, qui marque l’entrée officielle en fonction du président du Mouvement pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), après avoir renversé le chef de l’État, Roch March Christian Kaboré, le 24 janvier 2022, Damiba dégage ses priorités. Celles-ci s’articulent autour de la sécurité et de la bonne gouvernance.

La réalisation de ces priorités appelle une refondation dans le système de gouvernance du Burkina Faso. « […] La transformation que les Burkinabè appellent de tous leurs vœux doit également s’opérer au sein de l’administration et dans la gestion de la chose publique », a déclaré le nouvel homme fort du pays du Faso. Il s’engage pour « une dépolitisation systématique, méthodique et progressive de l’administration publique » afin que seules puissent prévaloir « les compétences techniques et la probité ».

« Revenir aux fondamentaux »

Comme au Mali et en Guinée Conakry, le Burkina Faso entend mener une lutte implacable contre la corruption, « véritable serpent de mer [au Burkina] depuis plusieurs décennies ». Cette lutte, selon Paul-Henri Damiba, « doit prendre une nouvelle dynamique ». Pour y arriver, « l’administration publique […] doit constituer en elle-même, par son mode de fonctionnement et par les valeurs morales des premiers responsables, un outil qui dissuade ».

Dans cette entreprise, le chef de l’État burkinabè estime également que la justice et les structures de lutte contre la corruption auront un rôle crucial à jouer. Car « il faudra […] que les dossiers de crimes économiques, trop longtemps restés dans les tiroirs, soient examinés au plus vite pour assainir les bases de la nouvelle administration ».

L’auteur du livre Armées ouest-africaines et terrorisme : réponses incertaines ? rassure que cette œuvre de refondation « ne s’inscrit pas dans une logique révolutionnaire », mais plutôt « un projet de transformation positive profonde qui consiste à revenir aux fondamentaux ».

Chiencoro Diarra

16 février 2022 0 comments
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BCEAO
A la Une

Zone ouest-africaine  : le Mali de la transition bientôt en porte-à-faux avec les investisseurs ?

by Sahel Tribune 15 février 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Mali, les effets des sanctions imposées au pays par des institutions sous-régionales se font de plus en plus sentir. Le pays se trouve en difficulté de s’acquitter de ses dus auprès des investisseurs malgré que certains citoyens font encore montre de détermination et de courage.

Mis au ban de l’Afrique de l’Ouest, en raison des sanctions prononcées, le 9 janvier dernier, par des institutions ouest-africaines, le Mali se trouve en difficulté d’honorer ses engagements financiers auprès des investisseurs sous-régionaux.

Par cinq notes adressées aux investisseurs, depuis le 28 janvier dernier, UMOA-Titres, l’agence de coordination régionale des émissions de dettes dans les pays ouest-africains de la zone CFA, tire sur la sonnette d’alarme. Au total, l’État du Mali n’a pas été en mesure de rembourser 53 milliards de francs CFA, au titre du paiement « sur les Obligations Assimilables du Trésor », entre le 28 janvier et le 10 février.

Le 28 janvier, les sommes que le Mali n’a pas pu rembourser s’élevaient à 2,7 milliards de FCFA. Le 31 janvier, le pays s’est trouvé dans l’impossibilité de verser 15,61 milliards de F CFA de crédit. Les 2, 7 et 10 février, le gouvernement malien n’a pas réussi à verser respectivement 5,55 milliards, 1,68 milliard et 27,5 milliards de F CFA.

Selon les précisions d’UMOA-Titres, « Cet incident de paiement intervient dans un contexte où l’État du Mali est soumis à des sanctions prises à son encontre par la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao ».

Tenir à rassurer les investisseurs

Le 1er février, l’exécutif malien faisait déjà état de son impossibilité, « malgré des avoirs suffisants du Trésor public du Mali dans ses livres », à honorer ses engagements en raison de la mise en œuvre des sanctions par la BCEAO. Une pratique que les autorités maliennes de la transition qualifiaient de « violation grave des dispositions » de cette institution monétaire sous-régionale.

Dans un communiqué du 6 février 2022, le gouvernement malien a également reproché à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) « une violation flagrante des textes et procédures qui régissent le fonctionnement de l’Uemoa » par le fait qu’il n’a reçu aucune notification officielle concernant les sanctions adoptées à son encontre. Des sanctions parmi lesquelles figurent le gel des avoirs de l’État malien et des entreprises publiques et parapubliques à la BCEAO, le blocage de tous les transferts de l’État malien passant par les systèmes de paiement de la Banque Centrale.

Malgré tout, le gouvernement rassure les investisseurs : « L’État du Mali, qui a toujours honoré ses engagements sur le marché financier, tient à rassurer les investisseurs de sa volonté et de sa capacité à faire face à ses engagements ».

Interdépendance entre États

Toutefois, force est de reconnaître que malgré la détermination et le courage que font encore montre les citoyens, le panier de la ménagère ressent les effets de ces sanctions. Nonobstant tous les efforts de l’exécutif malien, sur le marché, les produits ont pris de l’ascenseur. Une situation qui a d’ailleurs conduit des travailleurs, notamment les maçons, au chômage.

« L’homme est un animal politique », soutenait déjà Aristote — penseur antique-grec. Un passage met l’accent sur la sociabilité de l’Homme. Un être fait pour vivre en communauté. Toute vie solitaire est, selon lui, assimilable aux anges ou à Dieu. Cette affirmation, reprise plus tard par le Hollandais Baruch Spinoza, « L’homme n’est pas un empire dans un empire », trouve aujourd’hui toute sa quintessence dans ce bras de fer qui oppose les autorités maliennes de la transition à la Cédéao et à l’Uemoa.

Cette situation devra donc faire comprendre aux autorités maliennes que le monde est construit de telle sorte qu’il y ait une interdépendance entre les États. Dans un tel contexte où les intérêts sont intimement liés, les aspirations « souverainistes » ne pourraient réussir à moins d’être un pays développé. Pour des pays en développement, cette aspiration doit être accompagnée par une véritable industrialisation et une souveraineté économique.

La rédaction

15 février 2022 0 comments
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Journée internationale des enfants associées aux forces et groupes armés
A la UneSécurité

Au Mali et au Sahel : « nous devons tous agir pour protéger les enfants pendant les conflits »

by Sahel Tribune 14 février 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des enfants associées aux forces et groupes armés, le Parlement des Enfants du Mali, en partenariat avec Save the Children, a animé un point de presse au Parc National, le 12 février 2022.

Animé conjointement par Samba Oumar Diallo, organisateur général du bureau national du Parlement des enfants du Mali, et Harouna TRAORE, enfant parlementaire, le point de presse fait un état des lieux des violations de plusieurs droits des enfants dans les zones en conflits au Sahel.

Il s’agit entre autres des droits à l’éducation, à la santé, à la protection et à la sécurité dont manquent des milliers d’enfants en raison de la dégradation croissante de la situation sécuritaire et à la crise humanitaire sans précédent dans les pays du Sahel comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

« La plume à la place de l’arme. Nous devons tous agir pour protéger les enfants pendant les conflits. Les enfants doivent être dans des salles de classe, pas sur les champs de combat », plaident les enfants parlementaires du Mali. La journée a été marquée par plusieurs autres activités organisées en partenariat avec des organisations du cadre de protection des enfants en période de conflits.

Sagaïdou Bilal

14 février 2022 0 comments
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Politiques environnementales et médias au Mali de Dr Ibrahim Abdoulaye Maïga
Climat et environnementSeko ni Donko

Chronique sur « Politiques environnementales et médias au Mali » de Dr Ibrahim A. Maïga

by Sahel Tribune 14 février 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En 2018, Ibrahim Abdoulaye Maïga a soutenu sa thèse de doctorat en socio-anthropologie du changement social et du développement avec un focus sur « le traitement de l’information environnementale dans la presse écrite quotidienne d’informations générales du Mali », à l’Institut Supérieur de Formation et de Recherche Appliquée, devenu depuis l’Institut de Pédagogie Universitaire (Bamako). Sur recommandation de son jury, le journaliste expérimenté et ancien chargé de communication au ministère malien de l’environnement, de 2003 à 2007, fait paraître son ouvrage aux éditions La Sahélienne sous le titre Politiques environnementales et médias au Mali. Un travail scientifique traitant des questions environnementales moins couvertes par la presse écrite malienne malgré l’urgence du phénomène.

Dans son ouvrage, cet enfant du Sahel, natif d’Ansongo, attire l’attention des uns et des autres sur l’urgence climatique qui n’épargne aucun aspect de la vie — de nos jours. C’est à travers des arguments tirés d’histoires ou des études que notre diplômé de l’École normale supérieur, en philosophie (1989), éclaire les lecteurs sur la question climatique et son urgence.

« Les images d’oiseaux aquatiques, désespérément englués dans le Mazout dégoulinant de pétroliers à la dérive ; les corps décharnés d’enfants africains frappés par la famine ; les squelettes de troupeaux entiers de bovidés foudroyés par la sécheresse ; les mares asséchées, les terres de culture craquelées, les conflits meurtriers entre agriculteurs et paysans, de grands mouvements de populations consécutivement à la famine, la migration périlleuse des jeunes… ont placé l’environnement au cœur de la réflexion », écrit Ibrahim Abdoulaye Maïga dans son ouvrage Politiques environnementales et médias au Mali.

Mieux, pour le prouver, il souligne surtout la diversité des études sur le phénomène dans divers domaines, notamment les sciences de la terre, les sciences économiques, les sciences juridiques ainsi que les sciences sociales — une approche pluridisciplinaire de son sujet. « L’actualité des questions environnementales se retrouve aussi, en grande ligne, dans les études sur les sciences politiques dans la mesure où le concept est devenu un thème, un slogan qui rythme les discours politiques tant au niveau national qu’international », explique celui qui a embrassé le journalisme en 1992, un métier qui va orienter désormais son devenir.

« L’environnement n’est ‘’vendeur’’ pour les organes… »

Présenté en 2018 par son auteur comme thèse de doctorat, l’ouvrage évoque un paradoxe dans le phénomène climatique. Malgré toute son urgence, le changement climatique occupe très peu de place dans la presse écrite au Mali. En parcourant les archives de certains médias maliens, sur une période de quinze ans, Dr Ibrahim Maïga constate que « la presse écrite d’information générale accorde très peu de place à l’information environnementale au Mali ».

Or, précise-t-il, la diversification des travaux sur le phénomène aura peu de valeurs sans la prise en compte du phénomène dans les médias. Surtout que « les communications des scientifiques, les différents discours politiques, les plaidoyers ne sont accessibles aux populations que par les médias ».

Ce désintérêt manifeste de la presse écrite malienne pour le phénomène n’est pourtant pas fortuit, selon l’auteur, puisque « l’environnement n’est ‘’vendeur’’ pour les organes que lorsqu’il fait vivre les journalistes et les journaux, à travers des annonces, des frais de déplacement, des voyages ». Il évoque également d’autres raisons comme la non-spécialisation des journalistes sur le sujet de l’environnement.

De par son approche scientifique, la diversification des sources citées, les nombreux graphiques utilisés et la plume d’or de son auteur, issu de la presse écrite, Politiques environnementales et médias au Mali est un ouvrage scientifique mis à la disposition des professeurs, chercheurs, décideurs politiques, étudiants, les journalistes ainsi qu’à la postérité.

La rédaction


Cet ouvrage est disponible aux éditions La Sahélienne, auprès de l’auteur ainsi que dans certaines librairies à Bamako.

14 février 2022 0 comments
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Des kits alimentaires pour 400 ménages vulnérables de la région de la Ménaka
EnquêteSécurité

Ménaka : reprise des activités humanitaires par la visite d’une délégation de la présidence

by Chiencoro 13 février 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

Après la suspension des activités humanitaires pour raison d’insécurité, à Ménaka, l’assistance aux populations vulnérables se reprend. Une délégation de la cellule des œuvres sociales de la présidence était dans la région, les 9 et 10 février 2022.

En cet après-midi du mercredi 9 février, le son du tambour traditionnel des Tamasheq retentissait très fort à Ménaka. Cet instrument musical — tapé en chœur par deux hommes— est joué pour annoncer un fait insolite. Il s’agit de l’arrivée d’un étranger ou l’annonce d’une nouvelle.

Un instrument traditionnel à Ménaka. ©Chiencoro/Sahel Tribune

C’est pourquoi la cour du notable Bajan Ag Hamatou s’est vite remplie de monde en ce jour de mercredi, venu s’enquérir des nouvelles. C’était l’arrivée d’une délégation de la présidence malienne de la transition, laquelle est venue pour porter assistance à 400 ménages démunis de la région de Ménaka.

400 kits alimentaires symboliques

Cette délégation de la présidence, conduite par la conseillère spéciale du chef de l’État, Col. Assan Badiallo Touré, a foulé le sol de cette nouvelle région administrative du Mali pour une visite de deux jours. À travers sa cellule des œuvres sociales, le président Goïta a remis 400 kits alimentaires, composés de 50 kg de riz, 50 kg de mil, 25 kg de sucre et 20 litres d’huile aux personnes démunies des cercles de Ménaka.

La cérémonie de remise symbolique a eu lieu dans le grand terrain de football, près de la place de l’indépendance de la région. « C’est un grand jour pour nous de recevoir une délégation de la présidence, qui a pensé à la population de Ménaka en venant soutenir les familles vulnérables du cercle », s’est réjoui Alaga Ag Salli, président de l’autorité intérimaire du cercle de Ménaka.

Le notable Bajan Ag Hamatou a profité de cette visite de la délégation de la première institution pour apporter certaines précisions dans lesquelles, il explique que, « quelles que soient les difficultés, la tempête, Ménaka, c’est [une partie du] Mali ». Malgré qu’elle soit l’épicentre de toutes les crises que le Mali a connues en cette derrière décennie, la ville de Ménaka s’est toujours démarquée par sa résistance, a-t-il ajouté.

Suspension des activités humanitaires

Il y a juste quelques mois, l’on croyait impossible la tenue d’une telle cérémonie humanitaire dans cette ville en raison de la recrudescence de l’insécurité. En 2018, plusieurs militaires maliens sont morts dans une attaque contre le camp de l’armée malienne à Ménaka. En 2021 également, environ 49 soldats maliens ont été victimes d’une attaque terroriste dans le camp d’Indelimane, dans la localité d’Ansongo, secteur de Ménaka. Aussi faut-il souligner les tirs d’obus qui ont visé le camp de la Minusma de Ménaka en janvier 2022.

Assistance humanitaire fortement compromise par la criminalité à Ménaka
Ménaka : l’assistance humanitaire fortement compromise par la criminalité dans la ville. Crédit photo : Ocha Mali 2020

En raison de cette insécuritéet de l’augmentation de la criminalité dans la région de Ménaka en 2019, plusieurs ONGs internationales se sont vues obligées de suspendre leurs activités dans la région, laissant ainsi près de 148 000 personnes dans le besoin. «La circulation des armes, l’absence d’une justice opérationnelle et la perte d’efficacité des patrouilles favorisent le développement de la criminalité ciblant la population civile et les humanitaires dans les communes de Ménaka et de Tidermene », explique un communiqué de l’ONG Acted.

Cette organisation précisait qu’entre fin juillet et début août 2019, dans la ville de Ménaka, « les ONG ont déploré 7 incidents de braquages et de cambriolages avec violence, intimidations et vols de biens matériels des ONG et de leur personnel ».

« Nous sommes le Mali. Nous resterons le Mali »

L’honorable Bajan, ce descendant du résistant Firhoun, ne tarit point d’éloges de cette ville. « Nous sommes le Mali. Nous resterons le Mali, quelle que soit la couleur que certains voudront nous faire porter. On a voulu nous changer, mais on ne changera pas », a-t-il voulu rassurer en faisant référence surtout à tous ces actes subis par cette région.

Ce geste humanitaire du président de la transition à l’endroit des populations des cercles de Ménaka se situe dans la continuité d’un vaste projet lancé en novembre 2021 à Gao et qui vise à venir en aide à 100 personnes vulnérables dans chaque cercle du Mali. Un programme qui arrive bientôt à son terme.

Chiencoro Diarra

13 février 2022 0 comments
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Des roses pour la Saint-Valentin
A la UneOpinion

Célébration de la Saint-Valentin : à Bamako, les avis divergent toujours

by Sahel Tribune 13 février 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la ville des trois caïmans, le 14 février est une date ardemment attendue pour symboliquement célébrer l’amour. Mais les avis divergent toujours autour de cette célébration de la Saint-Valentin.

A l’approche de cette fête, il est fréquent d’entendre des taquineries de part et d’autre. « Quel cadeau as-tu prévu pour ton amoureux/se  » ou encore « votre fameuse date approche à grand pas», sont entre autres des taquineries que se lancent les uns les autres

En effet, le 14 février est considéré comme la fête des amoureux et se fait commémorer chaque année. En guise de célébration, les couples s’offrent des cadeaux ou échangent des mots pour témoigner leur amour à leur différent conjoint.

Preuve d’amour

Aminata est une jeune dame mariée. Depuis la célébration de leur mariage, il y a près de 3 ans, elle offre régulièrement des cadeaux spéciaux à son conjoint durant cette fête des amoureux. Elle témoigne : « chaque année, je me fais belle et prépare une surprise pour mon chéri. C’est symbolique dans un couple. C’est ma façon de lui montrer que rien n’est de trop à offrir dans un couple. »

Si pour elle, c’est une preuve d’amour de faire plaisir à son amoureux pendant cette fête sans pression aucune, monsieur B.M (pseudonyme), de son côté, se sent obligé de se prêter au jeu. « Chaque année, j’offre un cadeau à ma copine. Je le fais parce que les femmes aiment trop ces choses, raconte-t-il. Elles s’envient entre elles. Donc, cela devient comme une obligation pour moi, surtout si cela lui permet de se sentir aimée ».

« Contraire à ses convictions »

Outre Aminata et BM, il existe également un autre groupe qui n’entend pas d’une bonne oreille la célébration de la Saint-valentin. « J’ai eu beaucoup de relations amoureuses, mais je n’ai jamais mis d’accent sur cette date. A mon avis, l’amour se célèbre chaque jour et mon homme ne doit pas attendre une seule date pour me faire plaisir », estime Dija, une jeune dame résidant à Bamako .

Pour Ibrahim, la célébration de cette date est contraire à ses convictions. Selon lui ceux qui fêtent la Saint-Valentin devraient d’abord chercher à comprendre son origine : « il est une chose d’aimer une personne et une autre de commémorer une date dont on ne cerne pas les contours exacts. Personnellement je ne m’aventure pas sur ce terrain. Ma femme sait que je tiens à elle même sans votre saint-valentin ». 

Les avis ont beau divergé par rapport à la célébration de la saint-valentin dans la capitale malienne, elle se prépare tout de même et nul ne peut dire le contraire. Pas en tout cas les boîtes de nuit et autres lieux de divertissement de la ville de Bamako.

Fanta Moïda

13 février 2022 0 comments
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