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Photo de famille à l'ouverture du 35ème sommet de l'Union africaine
Politique

Afrique de l’Ouest : contre la vague de coups d’État, nécessaire « sursaut d’intelligence et de décision »

by Bakary FOMBA 7 février 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

En Éthiopie, l’Union africaine a tenu son 35e sommet ordinaire, samedi 5 février 2022, à Addis-Abeba. La question de la vague de coups de force militaire en Afrique de l’Ouest était parmi les sujets phares.

De l’insécurité aux coups de force militaire en passant par la pandémie de Covid-19, l’Afrique de l’Ouest est la proie à divers phénomènes déstabilisateurs, ayant parfois des liens étroits. Lors du 35e sommet ordinaire de l’Union africaine, les 5 et 6 février, ces problématiques étaient au cœur des discussions.

Depuis août 2020, la région ouest-africaine est marquée par la recrudescence des coups de force militaire. Au Mali, en août 2020 ensuite en mai 2021, en Guinée Conakry, en septembre 2021, et au Burkina Faso, en janvier 2022, les militaires se sont accaparés du pouvoir. « La situation sécuritaire du continent aujourd’hui est profondément marquée par la métastase du terrorisme et de la dangereuse résurgence des changements anticonstitutionnels », a indiqué Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine.

À croire ses explications, il existe un lien étroit entre la menace terroriste et la recrudescence des coups d’État dans cette région : « […] les deux phénomènes établissent des liens de causalité connus de tous. L’un trouve souvent ses prétextes dans la prégnance et l’expansion de l’autre et la lutte nécessaire contre celui-ci produit l’illusion que le second est la réponse aux échecs avérés dans la lutte contre le premier », explique M. Mahamat.

En sauveurs du peuple ?

Au Mali, en Guinée aussi bien qu’au Burkina Faso, les putschistes se présentent en sauveurs du peuple et en défenseur des droits de l’homme et de la démocratie, à des moments où la tension était palpable entre le peuple et les dirigeants. Des manifestations tantôt pour dénoncer la mauvaise gouvernance, tantôt pour dénoncer l’expansion du terrorisme ou encore la corruption. Les juntes justifient donc leur prise du pouvoir par la volonté d’éviter ou de stopper un bain de sang dans ces pays.

Le sommet de l’Union africaine condamne donc « sans équivoque » la « vague » de coups d’État dans la région ouest-africaine et invite à des actions coordonnées pour éviter l’expansion du phénomène. Le chef d’État sénégalais, Macky Sall, nouveau président en exercice de l’UA, fustige ces coups d’État qui constituent « une atteinte majeure à la démocratie et à la stabilité institutionnelle sur le continent ». Dans une interview accordée à France 24, samedi dernier, il a justifié les sanctions de la Cédéao contre le Mali par la peur que ces changements deviennent coutumier.

Mohamed Bazoum, le président nigérien, a aussi saisi l’occasion pour exhorter ses pairs « à une mobilisation soutenue dans le combat contre le terrorisme et tous les facteurs de violence qui ont cours dans [le] continent ».
Comme pour répondre à cet appel, Moussa Faki Mahamat a souligné la nécessité d’une « vraie nouvelle approche qui devrait questionner [l’] architecture de paix et de sécurité et sa corrélation avec les nouveaux facteurs de déstabilisation de l’Afrique ». Il invite à un « sursaut d’intelligence et de décision ».

Charte africaine de la démocratie

De son côté, le président sortant de l’UA, Félix Tshisekedi, chef d’État du Congo, invite ses pairs à réfléchir et évaluer « les principes, règles et mécanismes de la Déclaration adoptée à Lomé en 2000 sur les changements anticonstitutionnels des pouvoirs ».

Il exhorte également à une meilleure harmonisation des approches des Communautés économiques régionales (CER) et leur synergie avec le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, ainsi que de la Commission. Aussi estime-t-il important de renforcer et d’intérioriser les instruments continentaux et régionaux de la bonne gouvernance tels que la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

Toutefois, le nouveau président de l’Union africaine, Macky Sall, semble conscient de l’aspiration du peuple africain et il donne des assurances : « Plus de 60 ans après ses premières indépendances, l’Afrique est plus que jamais décidée à prendre son destin en mains. Notre continent ne saurait être la chasse gardée des uns contre les autres ».

Bakary Fomba

7 février 2022 0 comments
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Mobilisation pour Rayan
A la UneSécurité

Maroc : une si belle leçon d’humanisme dans la mobilisation générale pour Rayan

by Chiencoro 6 février 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Maroc, pendant cinq (5) jours, des sauveteurs ont tenté de sauver Rayan, tombé dans un puits profond. Il a pu être extirpé du puits vivant avant de décéder finalement. La mobilisation générale créée autour de sa situation doit servir de leçon d’humanisme dans un monde au bord de l’implosion.

Âgé seulement de cinq (5) ans, Rayan Awram a été un « héros » international en raison des traitements accordés à sa situation dans les médias et de la mobilisation générale pour son sauvetage, depuis près d’une semaine. Tombé dans un puits, profond de 32 mètres, depuis le mardi 1er février, le petit Rayan déclenchera un énorme effort de sauvetage dans le pays pendant cinq jours.

Pour l’atteindre dans son trou, selon les médias locaux, les sauveteurs ont dû enlever une grande partie de la colline adjacente tout en creusant un passage horizontal dans le puits. Malheureusement, tous ces efforts ne réussiront pas à sauver le petit garçon.

L’annonce de sa mort, samedi 5 février courant dans la soirée, a été un coup de pied dans la fourmilière. Les espoirs se sont assombris, mais pas la satisfaction morale d’avoir accompli un devoir.

Pourquoi tant d’efforts pour sauver un seul enfant, pourrait-on se demander dans certaines contrées du monde où l’on a de plus en plus l’impression que l’humanisme a cédé la place à l’hypocrisie, à l’ascendance de l’individualisme. Pourtant, cette mobilisation dans un tel monde a tout son sens et doit inviter au recul et à la réflexion.

Accorder plus de valeurs à l’humain

Dans ce monde au seuil de l’implosion, où les familles sont déchirées, les conflits inter ou intra communautaires se multiplient, créant des vagues de déplacés ; où la course aux intérêts personnels prime sur la sauvegarde de l’humanité, cette leçon marocaine de l’humanisme mérite une attention particulière. Elle exhorte à accorder beaucoup plus de valeurs à l’humain, à la protection de l’humanité, à la solidarité, au respect de toute vie, sans considération aucune, comme le recommande la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948.

L’émotion créée par la mort de Rayan doit servir, partout dans le monde, de moment de méditation sur les tensions entre États et entre communautés. Des tensions qui conduisent le plus souvent à des vagues de morts, parmi lesquels des milliers d’enfants. Aussi doit-elle servir de moment de réflexion sur la « responsabilité transgénérationnelle » en matière de protection de l’environnement, que l’humain dégrade un peu plus chaque jour de par ses actions dévastatrices. Une situation qui, à la longue, conduit à des phénomènes coûtant des vies innocentes.

Face aux principaux maux dont souffre le monde, notamment la crise climatique et sécuritaire, s’il existait une mobilisation réelle à l’aune de celle pour Rayan, nous vivrions dans « le meilleur des mondes possibles ».

Chiencoro Diarra

6 février 2022 0 comments
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Sommet extraordinaire de la CEDEAO du jeudi 3 février 2022
A la UneAnalyses

Gestion des coups de force : la Cédéao se jette de plus en plus du discrédit

by Chiencoro 3 février 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans la gestion des coups de force récurrents dans la région ouest-africaine, la Cédéao se jette de plus en plus du discrédit auprès de l’opinion publique.

Mali, Guinée Conakry et Burkina Faso, trois pays d’Afrique de l’Ouest frappés, à tour de rôle par la pandémie des coups de force militaire. La Guinée-Bissau, quant à elle, a échappé, lundi dernier, au phénomène qui jette de plus en plus de discrédit sur l’image de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Après le coup de force d’août 2020, l’organisation sous-régionale a immédiatement pris des sanctions contre le Mali, en suspendant le pays de ses organes de décision « avec effet immédiat », mais aussi en fermant « toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que de l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les [autres] pays membres de la Cédeao et le Mali ». Invitant par la même occasion « tous [ses] partenaires à faire de même ».

Autant de questions

Contre la Guinée et le Burkina Faso, jusque-là, aucune sanction économique ni financière n’a été adoptée par la communauté ouest-africaine. Elle s’est contentée de suspendre ces pays de ses institutions. Réunis, jeudi 3 février 2022, en sommet extraordinaire sur la situation dans ces trois pays, les chefs d’État de la Cédéao ont formulé deux recommandations aux militaires au pouvoir : la libération du président déchu Roch Marc Christian Kaboré et la présentation d’un chronogramme « assez raisonnable » de sortie de crise.

La Cédéao ferait-elle un traitement partisan de ces coups de force ? Ne s’agit donc plus d’une question d’application de principes communs ? Aurait-elle décidé de sanctionner plus durement le Mali en raison de son effet contagieux dans la sous-région ?

Autant de questions auxquelles il est difficile de donner ipso facto une réponse claire et nette. Toutefois, à l’ouverture du dernier sommet sur la situation dans ces pays, le président en exercice de la Cédéao, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, a reconnu que le coup d’État au Mali a été « contagieux » parce qu’il a déclenché une tendance dangereuse conduisant à d’autres coups d’État dans la région. « Abordons cette tendance dangereuse collectivement et de manière décisive avant qu’elle ne dévaste toute la région », a-t-il déclaré.

Aux yeux des populations, la façon de traiter ce dossier des coups de force militaire contribue à décrédibiliser davantage l’image de l’institution ouest-africaine.

Chiencoro Diarra


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

3 février 2022 0 comments
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Les députés français en séance plénière
A la UnePolitique

En France, l’exécutif et le législatif en débat autour de la tension entre Paris et Bamako

by Bakary FOMBA 3 février 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Entre le Mali et la France, les relations diplomatiques ne sont plus au beau fixe depuis quelques mois. La situation a suscité un débat démocratique entre l’exécutif et le législatif français. Sahel Tribune vous propose une vue d’ensemble.

« Je suis surpris d’entendre M. Lecoq […] reprendre mot pour mot ce que dit le colonel Goïta. On croirait entendre le porte-parole de la junte ! », telle est la réponse du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Ledrian, au député de la gauche démocrate et républicaine, Jean-Paul Lecoq.

C’est une déclaration qui, visiblement, montre un divorce latent entre une partie du législatif et l’exécutif français autour de la crise diplomatique entre Paris et Bamako. Cette crise, pour mémoire, remonte à juin 2021, suite notamment à l’annonce, par Emmanuel Macron, de la « fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure ».

Humiliation

Depuis cette annonce, les joutes verbales et les menaces vont bon train entre les deux partenaires. Cette situation a conduit jusqu’à « l’expulsion », le 31 janvier dernier, de l’ambassadeur français au Mali, Joël Meyer, par les autorités maliennes de la transition. Ce qui constitue, selon des députés français, une humiliation de la France qui laisse comprendre le point culminant atteint par la crise diplomatique entre les deux pays. « Nos relations avec les autorités maliennes, déjà mauvaises, se sont dégradées ces derniers jours », constate Jean Lassalle du Groupe Libertés et territoires.

Réunis en plénière, mardi 1er février 2022, les parlementaires français se sont longuement étalés sur cette situation avec le Mali. La divergence des vues est patente. Sébatien Nadot, député français, estime que la « politique extérieure de la France est dans l’égarement », depuis des années, en raison du comportement « arrogant et belliqueux » de son pays. Une politique qui « ne sert plus » la France, poursuit-il, mais seulement quelques-uns des amis des dirigeants. « Les sociétés privées de sécurité comme Wagner ne sont là [ au Mali] que parce que la politique française sahélienne a failli », assène Jean-Paul Lecoq.

#Mali #Cameroun #Guinée #Burkina #Togo #Yemen #Birmanie…

Face à face avec Jean Yves LeDrian à l’Assemblée nationale :

Moi : « La politique de la France est dans l’égarement… »
Le ministre des affaires étrangères : « formidable ».

Tout va bien… pic.twitter.com/HWb4Bbzyyf

— NADOT (@Sebastien_Nadot) February 2, 2022

Rebattre les cartes

Le député démocrate et républicain invite donc les autorités françaises à être sensibles aux revendications des peuples du Sahel : « Les peuples du Sahel veulent se libérer d’un lien de subordination envers la France ». Il exhorte les dirigeants du pays des Lumières à « rebattre les cartes de la présence française au sahel » en revoyant ce lien de subordination, qui reposerait sur les dimensions monétaires, économiques et militaires. Jean-Paul Lecoq estime que les « changements de régime dans le Sahel [Guinée, Mali, Burkina Faso…] » doit obliger les dirigeants français « à modifier radicalement [leur] politique dans la zone ».

En raison de toutes ces situations, Jean Lassalle lance des pierres dans le jardin des autorités françaises. Il critique un manque de politique de prévisibilité de la part des gouvernants français : « Au lieu de prendre les devants, vous avez été pris au dépourvu ». A croire ses propos, ce « recul contribue à affaiblir [la position française] dans la région [Sahel] et dans le monde ».

Conserver l’objectif et la finalité

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères estime au contraire que dans « les circonstances actuelles, c’est le Mali qui s’isole ». Pour Jean Yves Ledrian : « Nous ne sommes pas face à une question franco-malienne, mais à une question qui concerne les relations de la communauté internationale et du Mali, notamment les relations entre les pays africains, les pays européens et le Mali ».

Toutefois, le ministre français rassure que le « combat contre le terrorisme se poursuivra au Sahel », avec l’accord des autres pays de la région. « Nous nous réorganisons de façon à conserver l’objectif et la finalité de [la présence française] dans cette partie de l’Afrique, à savoir la lutte contre le terrorisme », a voulu, pour sa part, Jean Castex, le chef du gouvernement français.

Bakary Fomba

3 février 2022 0 comments
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Impact de la pandémie en Afrique de l'ouest
Santé

Afrique de l’ouest : un rapport conjoint met en lumière les impacts socio-économiques de la Covid-19

by Chiencoro 3 février 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Ce 1er février 2022, la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont présenté un rapport conjoint intitulé « Suivi sur les impacts de la Covid-19 en Afrique de l’ouest ».

« Près d’un an après l’apparition des premiers cas de Covid-19 marquant le début d’une pandémie sans précédent, la situation reste préoccupante en Afrique de l’ouest, avec l’augmentation du nombre de cas actifs de 131 680 au 3 août 2020 à 513 946 au 31 juillet 2021 », lit-on dans le rapport conjoint de la Cédéao, de la CEA ainsi que du PAM. Durant la même période, le nombre de décès dans cette sous-région était estimé à 6 710.

📣La CEDEAO présente le rapport sur le suivi des impacts de la COVID-19 sur la vie des ménages en Afrique de l’Ouest en 2021, élaboré en collaboration avec la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique CEA & le @WFP_FR

Télécharger le rapport➡️https://t.co/6TLYol3KD6 https://t.co/KZVh7NWUzT

— ECOWAS Agriculture (@ecowas_agric) February 1, 2022

Sur la base d’une enquête auprès des ménages et d’une analyse de données secondaires, cette étude de 36 pages, présentée le 1er février 2022, soulignent l’évolution de la pandémie en Afrique de l’ouest, son impact socio-économique sur les populations urbaines et rurales. Aussi évalue-t-il les perceptions et les attitudes des populations vivant dans différentes zones.

« […] La pandémie a négativement impacté les avancées durement acquises en matière de réduction de la pauvreté et de croissance inclusive », déplore-t-on. De 34,5 % en 2020, le taux d’extrême pauvreté est passé à 34,4 % en 2021.

Mise en œuvre efficace de programmes de vaccination

Selon les précisions de ce rapport, les ménages dépendant de « sources de revenu instables et précaires », notamment les petits commerçants, les vendeurs de rue et les travailleurs occasionnels, ont été les plus affectés par les effets de cette pandémie. Ils sont suivis par les ménages qui dépendent des transferts d’argent. Cette situation a eu comme conséquence, l’installation d’une insécurité alimentaire : « Près de 25 millions de personnes, soit près d’un ouest africain sur 16 est affecté par l’insécurité alimentaire, soit une hausse de 34 % par rapport à 2020 ».

Toutefois, il ressort des analyses de ce rapport que depuis le premier trimestre 2020, des améliorations sont constatées sur divers plans. « Il est observé une amélioration du taux de guérison, un ralentissement du rythme de progression des cas confirmés ainsi qu’une augmentation des doses de vaccins administrés », précise-t-on. Avec la levée progressive des mesures restrictives, une reprise de l’activité économique, bien que présentant des signes de fragilité, est observée.

Selon les auteurs du rapport, la reprise de l’ensemble de l’économie de la sous-région passe par « une levée totale des mesures restrictives », qui passerait elle aussi par une mise en œuvre efficace de programmes de vaccination de masse.

Transformation économique

Un autre aspect déplorable est que la région oust-africaine présente un faible taux de vaccination. « En fin juillet 2021, la proportion de la population ayant été vaccinée en Afrique était 3,2 % contre 48,12 % en Europe ». Dans la plupart des pays de la Cédéao, le taux de vaccination est de moins de 4 %. Ce faible taux de vaccination s’explique entre autres par des doutes au niveau des populations sur la fiabilité des vaccins proposés, un manque d’information relatif à ces vaccins.

Les organisations à l’origine de ce rapport formulent plusieurs recommandations. Selon S.E Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission de la Cédéao, les plans de relance économique à moyen et long terme proposés « privilégient la transformation des économies des États membres en vue de mettre un terme à leur forte dépendance vis-à-vis du marché international des matières premières et consolider les systèmes socio-économiques à travers une plus grande diversification en modernisation des économies ».

Chiencoro Diarra


Téléchargez le premier rapport

Téléchargez le second rapport

3 février 2022 0 comments
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Choguel Kokalla Maïga et Hassoumi Massaoudou
A la UneOpinion

Mali—Niger : entre joutes verbales et réponse du berger à la bergère

by Chiencoro 2 février 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

La crise malienne l’oppose à plusieurs de ses partenaires ainsi qu’à des pays voisins. Avec les autorités nigériennes, les joutes verbales se multiplient depuis un certain temps en raison des coups de force militaire enregistrés au Mali.

Depuis le coup de force militaire du 18 août 2020, les relations diplomatiques entre le Mali et certains de ses « partenaires historiques » vacillent inexorablement. Une situation qui donne lieu à une escalade de tension, en raison de la tenue des propos peu diplomatiques, entre ce pays d’Afrique de l’ouest et certains de ses alliés, parmi lesquels le Niger.

Les autorités nigériennes ne sont pas prêtes à accepter le double coup d’État militaire dans ce pays sahélien, duquel, estiment-elles, leur sécurité dépend en grande partie.

Lors d’une réunion ministérielle du G5 Sahel, mercredi 26 janvier 2022, Hassoumi Massaoudou, ministre nigérien des Affaires étrangères, a ouvertement condamné le coup d’État militaire au Mali : « Nous n’acceptons pas ce qui se passe au Mali. Au niveau de la Cédéao, nous sommes déterminés à faire en sorte que l’expérience de confiscation du pouvoir par une junte militaire soit un échec au Mali, mais aussi au Burkina et partout ailleurs ». Il ajoute : « Nous ne comprenons pas qu’une junte militaire, après avoir échoué sur le terrain, prenne le pouvoir et au nom d’un patriotisme frelaté font appel à des mercenaires pour défendre l’intégrité de leur territoire ».

Coup d’État de 1996

Cette déclaration du diplomate nigérien est mal accueillie au Mali. Elle a donné lieu à diverses appréciations, notamment du côté des Maliens qui se demandent de quel côté le Niger s’arrange finalement. Et cela au moment où beaucoup pensent que le continent est en train de tracer sa propre voie, au milieu de tension diplomatique.

Seulement, ce qu’on semble oublier, c’est que la réaction des autorités nigériennes face au pouvoir militaire en place au Mali est une réponse du berger à la bergère. En effet, le régime Alpha Oumar Konaré avait condamné le coup d’État de 1996 au Niger, mené par le général Ibrahim Baré Maïnassara contre Mahamane Ousmane. Le gouvernement malien avait qualifié ce putsch d’« acte illégal qui porte un sérieux coup à la marche du processus démocratique en Afrique ».

La roue tourne et une nouvelle page de l’histoire semble ainsi s’écrire au gré des événements. Les autorités nigériennes agissent-elles avec une volonté de vengeance ? Difficile de le confirmer si nous savons que la plupart des dirigeants de ce continent sont attachés à des principes qu’ils maîtrisent peu ou respectent peu.

Chiencoro Diarra

2 février 2022 0 comments
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Paul Henri Damiba
Politique

Burkina Faso : un « Acte fondamental » rendu public en attendant la charte de la transition

by Sahel Tribune 1 février 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Créé suite au coup de force contre Roch Marc Christian Kaboré, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) a publié, le 31 janvier , un « Acte fondamental » annonçant plusieurs mesures pour la gestion de l’État.

À la suite du coup de force du 24 janvier dernier, mettant fin au régime de Roch Marc Christian Kaboré, les autorités burkinabè de la transition avaient suspendu la Constitution. Au début de cette semaine, lundi 31 janvier, le texte fondamental du Faso est rétabli par les mêmes autorités.

Cet « Acte fondamental »,qui remet en place l’ordre constitutionnel dans le pays des hommes intègres, confère officiellement le pouvoir aux militaires comme le souligne l’article 28 du document qui fait du chef du MPSR, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, chef de l’État.

Ce document de sept pages compte trente-sept articles dans lesquels les militaires entérinent leur contrôle du pouvoir. La Constitution est surtout subordonnée à cet « Acte fondamental », présenté dans les médias officiels.

Le MPSR est « l’organe central de définition et d’orientation de la politique sécuritaire, économique, sociale, de développement et de la restauration de l’intégrité territoriale », indique l’Acte. Cette entité créée après le putsch et composé  d’un Président, de deux Vice-Présidents, d’un Coordonnateur, de Commissions, assure la continuité de l’État et la gestion des affaires.

Ce document, qui était une exigence de la Communauté ouest-africaine, Cédéao, lors de son sommet du vendredi dernier, est publié au moment où une délégation ministérielle de la Cédeao était en visite à Ouagadougou. Il doit conduire à une Charte de la transition, qui précisera sûrement la durée de la transition.

Bakary Fomba

1 février 2022 0 comments
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