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Acquisition de nouveaux équipements militaires
A la UneSécurité

Armée malienne : nouvelle réception des équipements militaires russes

by Sahel Tribune 18 avril 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

C’est vers 1h du matin, heure bamakoise, ce lundi 18 avril 2022, qu’un nouveau cargo russe s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international président Modibo Kéïta. A son bord, des équipements militaires de dernière génération acquis dans le cadre de la coopération militaire entre le Mali et Russie.

Composé de deux hélicoptères de combat multi-rôle, des véhicules de combats et des radars de surveillances aériennes, ce lot de matériels a été accueilli par le chef d’État-major général des armées, le général de division Oumar Diarra. A en croire ce dernier,  ces hélicoptères ont la capacité de mener plusieurs missions, notamment la reconnaissance furtive, l’interception, l’attaque au sol, l’attaque sur une base aérienne terrestre ou sur un porte-avions.

Ces équipements qui viennent s’ajouter à plusieurs autres acquisitions, au cours du mois de mars 2022 ainsi qu’en 2021, entrent dans le cadre de la volonté des autorités maliennes de la transition de renforcer la capacité opérationnelle des forces armées de défense et de sécurité.

La rédaction

18 avril 2022 0 comments
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Formation de EUTM à l'armée malienne
Sécurité

Mali : l’Allemagne arrête ses formations militaires EUTM sans partir

by Chiencoro 16 avril 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

En raison de la possible présence de « mercenaires russes », l’Allemagne a décidé, avec l’UE, d’arrêter ses formations militaires au profit des Forces armées maliennes de défense et de sécurité sans pourtant quitter le pays.

Au Mali, les défis à relever sont énormes. Dans beaucoup de villages, les femmes ne peuvent plus se rendre à la foire, les enfants sont privés d’école en raison des menaces djihadistes. Malgré cette situation morose, les autorités transitoires actuelles, au pouvoir depuis juin 2021, disent multiplier leurs partenaires militaires. Une volonté qui les ont orientées vers la Russie avec laquelle, soutiennent-elles, le Mali entretient une relation « d’État à État ». Ce que certains anciens partenaires stratégiques, notamment l’Union européenne, nient et sont convaincus, à raison ou à tort, de la présence du groupe de sécurité privée russe « Wagner » dans le pays.  

En raison de cette possible présence de Wagner, nombreux sont les partenaires européens, sur les pas de la France, à décider d’arrêter leur coopération militaire avec le Mali. L’Allemagne, un partenaire historique du pays pour avoir été le premier à reconnaitre son indépendance, ne fait pas exception en la matière.

Elle a annoncé sa volonté d’arrêter sa mission de formation dans le cadre du dispositif UE au bénéfice des forces armées maliennes de défense et de sécurité connue sous le nom de l’EUTM. « La coopération avec le Mali, avec la population, continue. C’est la mission EUTM qui ne peut pas continuer », a déclaré la ministre allemande des Affaires étrangères, Madame Annalena Baerbock, après une audience de plus de trois heures accordée par le président de la transition, col. Assimi Kéïta, au palais de Koulouba.

« Le Mali souhaite travailler avec l’ensemble de ses partenaires »

Au cours de cette audience, mercredi 13 avril 2022, le président malien de la transition a justifié la coopération avec la Russie par la complexité de la crise malienne ainsi que de la décision « unilatérale » de la France de retirer ses militaires du territoire malien.

De son côté, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a indiqué que le Mali a pris note de « la décision qui a été prise » en ce qui concerne l’arrêt de la mission EUTM et qu’il la respecte. Toutefois, il a invité chaque partenaire du Mali à respecter les choix de l’État malien. « Ce pays fait ses choix en fonction de ses préoccupations comme l’Allemagne fait ses choix en fonction de ses préoccupations », a-t-il répliqué.

Le diplomate malien a réitéré la volonté des autorités maliennes à travailler avec l’ensemble de leurs partenaires. « Le Mali souhaite travailler avec l’ensemble de ses partenaires, y compris l’Allemagne, la Russie, la Chine, les États-Unis, a-t-il voulu rassurer. L’ensemble de ses partenaires qui souhaitent lui donner la main pour pouvoir travailler avec lui. »

Chiencoro Diarra

16 avril 2022 0 comments
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Armée malienne
A la UneSécurité

Droits de l’homme : l’armée malienne prise au piège entre groupes djihadistes et ONG ?

by Sahel Tribune 16 avril 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

L’armée malienne est accusée d’exactions contre des civils par des organisations de défense des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Ces ONG dénoncent la lenteur du cours de la justice.

« Le Mali connait depuis 2018 une hausse des crimes de guerre et des violences contre les civils, en particulier dans les régions du Centre (Mopti et Ségou) », a indiqué Amnesty International dans un rapport publié le 13 avril 2022.  Sous le titre « Mali. Des crimes sans coupables : analyse de la réponse judiciaire aux crimes dans le centre du Mali ».

Dans ce rapport de 64 pages, Amnesty International précise que le Mali est confronté, depuis dix (10) ans, à un conflit armé interne. Opposant initialement l’armée malienne à des mouvements sécessionnistes du Nord alliés à des groupes affiliés à Al-Qaeda au Maghreb Islamique (AQIM). 

« Pire atrocité » 

Le 5 avril dernier, dans son rapport intitulé « Mali : Massacre perpétré par l’armée et des soldats étrangers », Human rights Watch (HRW) accusait également l’armée malienne d’exaction contre les civils dans le centre du pays. « Les forces armées maliennes et des soldats étrangers alliés auraient exécuté sommairement environ 300 hommes civils, dont certains soupçonnés d’être des combattants islamistes, dans la ville de Moura, dans le centre du Mali, fin mars 2022 », a déclaré HRW dans son rapport qui faisait suite à un communiqué du 1er avril de la Direction de la communication et des relations publiques des armées (Dirpa).

Ce communiqué annonçait la neutralisation de 203 combattants de groupes armés terroristes au cours d’une «opération d’opportunité aéroterrestre» menée du 23 au 31 mars dans la zone de Moura, cercle de Djenné. « Cet incident constitue la pire atrocité de ce type signalée au Mali au cours du conflit armé qui dure depuis dix ans », selon HRW.

Directrice pour le Sahel à Human Rights Watch, Corinne Dufka a exhorté à ouvrir une enquête indépendante et crédible sur cet incident. « Le gouvernement malien devrait enquêter de toute urgence et de manière impartiale sur ces massacres, y compris sur le rôle des soldats étrangers », a-t-elle demandé déclaré. Pour que ces enquêtes soient réellement indépendantes et crédibles, les autorités devraient solliciter l’assistance de l’Union africaine et des Nations Unies. » Cette demande d’enquête de l’ONU, introduite par la France, a cependant été bloquée par la Russie et la Chine au Conseil de sécurité de l’organisation. Moscou a même félicité l’armée malienne pour la reconquête de Moura.

« Le cours de la justice reste lent »

Cela est intervenu alors que la justice militaire malienne avait déjà annoncé l’ouverture d’investigations sur ces évènements de Moura. À la suite d’« allégations d’exactions présumées commises sur des civils (…), des enquêtes ont été ouvertes par la gendarmerie nationale sur instructions du ministère de la Défense et des Anciens combattants pour mener des investigations approfondies afin de faire toute la lumière sur ces allégations », peut-on lire dans un communiqué du procureur auprès du tribunal militaire de Mopti.

Selon Amnesty International, qui revient à la tâche après tous ces agissements, depuis 2018, « les autorités maliennes se sont engagées à plusieurs reprises […] à lutter contre l’impunité pour répondre aux droits des victimes et de leur famille à la justice ». Mais « en dépit de ces engagements, le cours de la justice reste lent, frustrant les victimes et leurs familles, et renforçant l’impunité », affirme cette organisation de défense des droits de l’homme, qui prend l’exemple sur les tueries d’Ogossagou et de Sobane Da.

« La lutte contre l’impunité est primordiale pour répondre au droit des victimes et de leurs familles à la justice et contribuer à la non-répétition des crimes contre les civils, a déclaré Samira Daoud, directrice du bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Les autorités maliennes doivent concrétiser leurs engagements en plaçant la justice au centre de leurs actions ».

L’État-major général des armées maliennes, de son côté, « magnifie le professionnalisme des Fama », dans un communiqué du 5 avril 2022.

La rédaction

16 avril 2022 0 comments
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Le Chef de l'Etat préside la 12ème édition du Conseil supérieur de l'agriculture
Actu

Mali : les autorités annoncent plusieurs mesures incitatives pour l’amélioration des productions céréalières

by Chiencoro 14 avril 2022
written by Chiencoro 5 minutes read

A Bamako, la 12e session du Conseil supérieur de l’agriculture s’est tenue le mardi 12 avril sous la présidence du chef de l’État, Assimi Goïta. Après l’examen-bilan de la campagne écoulée, plusieurs mesures incitatives ont été annoncées pour l’amélioration des productions céréalières, cotonnières et animales au Mali.

Des échantillons de produits agricoles, végétal et animal du Mali, tels que la fibre de coton, le Niébé, la pomme de terre, le poison, la papaye, l’oignon et bien d’autres étaient exposés dans la salle des banquets de Koulouba, mardi 12 avril 2022.

Des récipiendaires
Des récipiendaires aux côtés du Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali et du Président de la Transition 📷 Présidence du Mali.

Plusieurs acteurs du secteur agricole malien, dont la plupart habillés en cotonnade, étaient également présents en plus du Premier ministre et de certains membres de son gouvernement. Certains agriculteurs ont été décorés Chevalier de l’Ordre national et d’autres Chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole par le Grand maître des Ordres nationaux du Mali.

Cette 12e session du Conseil supérieur de l’agriculture est intervenue moins d’un mois après la fête du coton à Koutiala. Elle a été l’occasion de faire la présentation du Plan de campagne consolidé et harmonisé, du bilan 2021 ainsi qu’à la programmation 2022. Le ministre du Développement rural, Modibo Kéïta, a dégagé l’état d’exécution du budget 2021, tout en soulignant les difficultés rencontrées au cours de la campagne écoulée. Avant  de présenter les prévisions 2023-2024.

Taux record de production

Dans l’immense salle des banquets, devant le président de la transition et ses proches collaborateurs, tous les yeux étaient fixés sur le projecteur que défilaient avec dextérité des techniciens acquis pour la cause. Au cours de l’année précédente, a indiqué le ministre Kéïta, les prévisions pour la production céréalière s’élevaient à 11 millions 300 776 tonnes. Mais les réalisations n’ont atteint que 9 millions 266 076 tonnes, soit un taux de réalisation de 82 %, a-t-il précisé. La non-atteinte des objectifs, selon le ministre, s’explique par la « mauvaise pluviométrie, l’insuffisance de l’offre d’engrais », l’insécurité ainsi que la pandémie de Covid-19.

Malgré tout, en termes de production céréalière, le Mali a été classé deuxième, dans l’espace Cédéao après le Nigéria, et premier dans la zone Uemoa, s’est réjoui le ministre de tutelle sous un tonnerre d’applaudissements.

En matière de production cotonnière, le Mali a fait une production record, depuis la création de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), en dépassant les prévisions qui étaient de 731 000 tonnes. Les réalisations se sont chiffrées à 776 000 tonnes, soit 106 % de réalisation. Ce résultat record s’explique, selon le ministre du Développement rural, par la fixation du prix d’achat du coton graine à 280 FCFA le kg du premier choix ainsi qu’à bien d’autres mesures incitatives de la part des autorités maliennes.

Réserver un quota de 30 % de la graine de coton aux éleveurs

 Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla, a indiqué, dans un discours lu un peu à la hâte, que ce résultat est en effet à mettre au compte du pouvoir de transition. Pour lui, c’est « la montée en puissance de notre vaillante armée qui a permis de rassurer les producteurs agricoles dans les zones de production, [de leur donner] l’espoir d’aller dans leur champ, de faire leurs récoltes et d’aller au marché ».

Toutefois, M. Sylla fait état de ce qui semble être un paradoxe. Malgré que le Mali soit premier producteur de coton, le prix du tourteau de coton est inaccessible aux éleveurs maliens. Il faut donc réserver un quota de 30 % de la graine de coton aux éleveurs sous l’égide de l’APCAM, a-t-il recommandé aux autorités intérimaires.

Le lancement de cette 12e session n’a pas été qu’un lieu de bilan. Il a aussi servi de cadre pour définir les défis à relever.Aux dires de M. Sylla, l’APCAM a pour ambition de faire des « paysans maliens des artisans de la paix et de l’unité nationale ». Ainsi, M. Sylla a sollicité également « un appui spécifique en intrants et équipements agricoles pour les femmes rurales et les jeunes ruraux du Mali qui sont les piliers de notre agriculture ».

Révision du prix de l’engrais

Dans son habituel treillis, le président Goïta n’a pas manqué d’instruire au gouvernement malien la révision du prix des engrais. Cela, dit-il, en raison de la « hausse excessive » du prix des engrais sur le marché mondial. Il a donc décidé « que la quotepart du producteur dans le prix du sac de 50 kg de l’engrais minéral soit fixée à 12 500 francs CFA ». Quant à l’engrais organique, la « quotepart est fixée à 2 500 francs CFA le sac de 50 kg ».

Plusieurs autres recommandations ont été faites par le président du Conseil supérieur de l’agriculture au gouvernement au cours de cette session. Il s’agit entre autres de doter le secteur du développement rural d’une loi de programmation des investissements dans le secteur agricole, de poursuivre le programme de pluies provoquées en début et fin de l’hivernage.

Aussi, il est recommandé de mettre en place un programme spécial de promotion de certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation et accroitre l’utilisation des intrants locaux. Le tout pour permettre au secteur agricole de jouer le rôle qui lui revient dans le processus du développement économique, politique et social.

Chiencoro Diarra

14 avril 2022 0 comments
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Aliou Boubacar Diallo, Cheick Modibo Diarra et Housseïni Amion Guindo
A la UneAnalyses

Mali : l’échiquier politique national face à une inévitable reconfiguration

by Bakary FOMBA 11 avril 2022
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Alors qu’on ignore encore la fin de la transition malienne, l’échiquier politique national fait face à une inévitable reconfiguration. Analyse.

Depuis le coup d’État du 18 août 2020, qui a mis fin au régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), tout a l’air de changer sur la scène politique malienne, au point qu’une reconfiguration de l’échiquier politique national s’impose. Surtout avec la disparition de certaines figures majeures de la vie politique du pays, et la « déliquescence » de l’ancienne classe politique, qui ont du mal à répondre aux réelles attentes de nos populations.

Véritable problème de leadership

La disparition de l’ex-chef de file de l’opposition politique, Soumaïla Cissé, en décembre 2020 ; d’Ibrahim Boubacar Keïta en janvier 2022, et de Soumeylou Boubèye Maiga en mars dernier, a provoqué une inévitable reconfiguration de l’échiquier politique malien. Actuellement, on assiste à des déchirements internes au sein de l’Urd de Soumaila Cissé et du Rpm d’IBK, qui sont devenus des conflits ouverts après leur disparition. Cette situation s’explique par le fait qu’au Mali, les partis politiques sont généralement construits autour d’un seul individu ou d’un groupuscule. À la mort de celui-ci, qui était le principal financier du parti, un véritable problème de leadership s’y s’installe. Cela, parce qu’il n’avait pas préparé sa relève qui pourrait faire l’unanimité au sein du parti.

Au regard du climat politique actuel du pays, ces déchirements internes au sein de ces grandes formations politiques, risqueraient de porter un coup dur à leurs avenirs dans la sphère politique nationale dans la mesure où au-delà d’eux, existent autant d’autres partis-clés ou émergents qui se positionnent dans le contexte transitionnel. « Il y a une reconfiguration en cours. Au-delà même de la disparition de certaines grandes figures politiques, leurs partis étaient déjà arrivés en fin de course. C’est le cas de tous les partis du mouvement démocratique jusqu’à nos jours. Les conflits de succession dans certains d’entre eux les fragilisent juste davantage », explique à Sahel Tribune Boubacar Bocoum, analyste politique.

Continuité des rapports de force

À l’opposé de l’Urd, du Rpm ou de l’Asma-CFP où — depuis la disparition de leurs leaders principaux — sont animés de brouilles internes, l’Adp-Maliba, Rpdm, la Codem et Fare Anka Wuli restent stables. Selon des internautes avertis, cette stabilité au sein de ces grandes formations politiques reste un atout pour celles-ci lors des futures élections présidentielles.

En effet, les résultats de la dernière présidentielle ont fait d’Aliou Boubacar Diallo de l’Adp-Maliba, Cheick Modibo Diarra du Rpdm et Housseïni Amion Guindo de la Codem, des leaders politiques les mieux classés de la scène politique nationale. Cela, grâce à leurs positions respectives (3e, 4e et 5e) lors du premier tour de la présidentielle de 2018. Mais à ceux-ci s’ajoutent également plusieurs autres partis et groupements politiques, qui cherchent à avoir une bonne réputation aux yeux de l’opinion publique malienne avant les prochaines échéances électorales. C’est le cas par exemple du parti  Fare An Ka Wuli de l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, candidat malheureux aux présidentielles de 2013 et 2018, membre du comité stratégique du M5-RFP.

Les rapports de force pourraient cependant continuellement évoluer jusqu’aux prochaines élections dont les dates ne sont toujours pas définies.

Nouvelle classe politique en gestation ?

Aujourd’hui, faut-il comprendre qu’au niveau de la classe politique malienne, il y a une « ancienne classe politique qui est en voie de disparition ». Ces partis, qui sont issus de la période de l’avènement de la démocratie, pour ne pas dire de l’Adema PASJ ou du mouvement démocratique, semblent avoir « montré leurs limites et qu’ils sont en quelque sorte en déliquescence, même s’il existe encore de grands cadres  à l’intérieur de ces partis », estime M. Bocoum.

Au regard d’un bilan mitigé pendant plus d’une trentaine d’années d’exercice démocratique, on se rend compte ainsi que ces partis ont de plus en plus du mal à mobiliser les populations. C’est ce qui fait penser à Boubacar Bocoum que ces partis sont « en train de mourir dans le cycle normal des choses ».

Aujourd’hui, il s’agit d’une nouvelle classe politique qui est en train d’émerger. Même si elle n’est pas totalement en place. Mais les esprits sont en train de migrer vers autre chose. Car après tant d’années d’exercice démocratique, force est de constater un manque criard de réel développement. Pendant cette longue période, on note surtout une absence totale de perspectives tangibles pour la jeunesse malienne qui constitue l’avenir du pays à moins qu’ils ne soient pas des jeunes inconscients ou « suiveurs ».

L’espoir est permis, dit-on. Les blocs peuvent évoluer vers des ensembles plus homogènes et solides afin de donner au paysage politique malien une nouvelle configuration propice au renforcement des formations politiques du pays.

Bakary Fomba

11 avril 2022 0 comments
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Assimi Goïta-Vladmir Poutine
A la UneExclusifOpinion

Mali : « la Russie a les moyens de sa politique contrairement à son vieil ami »

by Chiencoro 10 avril 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Ces derniers mois, la situation socio-politique du Mali et l’invasion de l’Ukraine par la Russie défraient la chronique nationale et internationale. Ces deux pays, en plus d’être des amis de longue date, sont aujourd’hui objets d’une polémique internationale en matière de respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

La Russie de Vladimir Poutine et le Mali d’Assimi Goïta, deux pays, deux continents, mais aux réalités politiquement similaires. Deux pays qui mettent quasiment au défi le monde entier.

Ces deux nations, « des amis historiques » depuis l’époque de l’ex-Union Soviétique et celle du président  Modibo Kéïta, traversent des moments difficiles qui se ressemblent à tout point de vue. La gestion de ces crises auxquelles elles sont confrontées écœure de plus en plus les organisations de défense des droits de l’homme ainsi que leurs pairs de la sous-région.

Des accusations et des sanctions

En raison de l’invasion de l’Ukraine, la Russie subit de plein fouet des sanctions de l’Union européenne ainsi que des Nations unies afin de forcer Vladimir à capituler. Mais peine perdue ? L’actuel maître absolu de Kremlin semble avoir choisi la voie du non-retour. En tout cas, jusqu’à l’atteinte de ses objectifs, s’ils ne sont déjà atteints.

À l’instar de la Russie, le Mali, depuis le 9 janvier 2022, vit sous des sanctions imposées par la Cédéao et l’Uemoa avec comme objectif d’amener le pouvoir militaire de Bamako à organiser, dans un délai raisonnable, les élections pour le retour à l’ordre constitutionnel. Malgré cet embargo sur le pays, le colonel Assimi Goïta est jusqu’ici « imperturbable », pour reprendre un ancien soutien du pouvoir militaire qui a été retiré du Conseil national de Transition (CNT) et qui est retourné depuis dans sa mosquée.

Dans chacun de ces pays, les sanctions imposées par leurs pairs ont des répercussions sur la situation socio-économique de leur région respective. Une situation qui ressemble, pour certains, à une autoflagellation de la part des auteurs de ces décisions. 

Outre ces aspects, il faut noter aussi que ces deux pays, sous les régimes actuels, sont fréquemment accusés de violences contre des civils. Des analystes estiment d’ailleurs que le même groupe privé de mercenaires russes « Wagner », qui serait l’auteur des tueries au Mali, est le même qui tuerait également en Ukraine — en plus des forces officielles russes.

Conflit terroriste et instabilité politique

 Les dirigeants malien et russe courent-ils le même risque de se voir accuser de « crime de guerre et de crime contre l’humanité » ?

La similitude des réalités de ces deux pays, qui ont renouvelé leur coopération militaire sous le régime de transition militaire au Mali, ne saute plus aux yeux. Ces pays sont tous gouvernés par des chefs d’État « discrets » qui semblent avoir choisi la voie de la praxis plutôt que de la theoria.

Ce qu’il ne faudrait pas cependant manquer de signaler dans cette situation : c’est que la Russie a les moyens de sa politique contrairement à son vieil ami, qui est un pays en voie de développement, étouffé par une décennie de conflit terroriste et d’instabilités politiques.

Chiencoro Diarra 

10 avril 2022 0 comments
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Formation sur la désinformation en période de crise et électorale
A la UneLes démystificateurs du Sahel

Lutte contre la désinformation au Mali : la Foundation Tuwindi initie ‘’La Grande Rédaction’’

by Cheickna Coulibaly 8 avril 2022
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Dans le but de lutter contre les infox en période électorale et de crise, Tuwindi en partenariat avec l’organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a initié, un atelier de rencontre entre différents medias. Cet atelier dénommé « la Grande rédaction », organisé à l’hôtel Badalogde de Bamako sis à Sébenicoro, du 05 au 07 avril, était placé sous la présidence du Directeur exécutif de Tuwindi, Tidiani Togola.

Consciente que la désinformation est en train de prendre l’ascendant sur la vraie information que ce soit la Télé, sur les réseaux sociaux ou à la radio, la Foundation Tuwindi a jugé nécessaire de se lancer dans la lutte contre la désinformation en période électorale et de crise à travers « La Grande rédaction » 1ère édition.

Formation des journalistes et blogueurs sur la lutte contre la désinformation
Formation des journalistes et blogueurs sur la lutte contre la désinformation. ©Tuwindi.

Durant trois jours, ce sont 20 journalistes d’organes de médias partenaires de Tuwindi, répartis en 4 groupes, et qui après une semaine de recherche sur des thématiques en rapport avec la désinformation, ont produit chacun un minimum de 8 articles en lien avec la désinformation en période électorale et de crise.

Espace de travail collaboratif

Selon les initiateurs, cette première édition de la Grande rédaction, va permettre la création d’un espace de travail collaboratif sous la forme d’une rédaction unique constituée de différents organes de médias. « Cette synergie suit et produit des contenus sur la désinformation en période électorale et de crises qui seront diffusés chez tous les organes membres de la Grande rédaction », a fait savoir M. Tidiane Togola dans son discours préliminaire, en présence du représentant de la Maison de la Presse du Mali, Mahamadou Talata et de M. Aboulaye Guindo, président de la communauté des bloggeurs.

Tidiani Togola
Tidiani Togola, directeur exécutif de la fondation Tuwindi. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune.

M. Togola  ajoute : « l’idée de la Grande rédaction, c’est de faire travailler ensemble des rédactions de différents types de médias dans le but pouvoir prendre en charge des questions d’intérêt public ou qui sont souvent difficiles à traiter pour des raisons politiques ou économiques. » Il a également fait savoir que son organisation projette de « réunir la Grande rédaction au moins 2 ou 3 fois par an » si toutefois les résultats de cette première édition étaient probants.

Présentation de la plateforme WUYA

 A sa suite, le représentant de la Maison de la Presse du Mali, M. Mahamadou Talata a rappelé le rôle important joué par le journaliste au moment d’informer le citoyen. Il a aussi jugé salutaire la volonté de Tuwindi de « rétablir la confiance entre le citoyen et le journaliste » en matière d’informations.

Le président de la communauté des bloggeurs — Doniblog, M. Aboulaye Guindo, abonde dans le même sens que son prédécesseur. Selon lui, 9 personne sur 10 sont tombées au moins une fois dans le piège des infox notamment sur les réseaux sociaux. Il espère qu’avec la Grande rédaction de Tuwindi, le métier du journalisme redorera son blason.

Les Travaux introductifs ont pris fin par la présentation de la plateforme de vérification de Tuwindi baptisée ‘’WUYA’’ qui signifie le ‘’mensonge’’ en français. WUYA, selon M. Togola, va permettre au citoyen de pouvoir faire des requêtes et aux professionnels de disposer des informations numériques vérifiées et vérifiables. « Un outil complémentaire pour rendre les informations numériques fiables de sorte à permettre au citoyen d’avoir des informations potables et utiles » déclare le Directeur exécutif de Tuwindi.

Cheickna Coulibaly

8 avril 2022 0 comments
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