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exportations de céréales
Actu

Guerre ukrainienne : la Banque mondiale invite à s’abstenir des interdictions d’exportation

by Chiencoro 17 juin 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

Le conflit russo-ukrainien a eu de lourds impacts sur les marchés des produits de base, les chaînes d’approvisionnement. Il a entraîné une inflation mondiale élevée, qui a été accompagnée d’une croissance instable, rappelant celle des années 1970. La Banque mondiale invite à s’abstenir des interdictions d’exportation.

« En venant s’ajouter aux dégâts causés par la pandémie de Covid-19, l’invasion russe de l’Ukraine a accentué le ralentissement de l’économie mondiale, qui entre dans ce qui pourrait devenir une période prolongée de croissance faible et d’inflation élevée », selon les dernières Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale (juin 2022). De 5,7 % en 2021, la croissance mondiale devrait chuter à 2,9 % en 2022, soit moins que les 4,1 % prévus en janvier dernier, selon un communiqué de l’institution financière internationale.

Dynamique de croissance

En Afrique subsaharienne, « après un rebond de 4,2 % en 2021, la croissance […] s’est ralentie cette année en raison de tensions intérieures sur les prix ». En raison de divers facteurs conjugués, les échanges commerciaux et financiers directs avec l’Europe et l’Asie centrale ont été limités dans la région, précise-t-on dans les prévisions régionales du rapport. Toutefois, « la dynamique de croissance s’est poursuivie en Angola et au Nigéria, où les cours élevés du pétrole, la stabilisation de la production pétrolière et la reprise des secteurs non liés aux ressources naturelles ont soutenu l’activité pendant le premier semestre de cette année », note la Banque mondiale.

Bien que « certains des effets de la guerre en Ukraine sur l’économie de l’Afrique subsaharienne » aient pu être contenus, le ralentissement de la croissance mondiale et « les pénuries de nourriture et de carburant liées à la guerre créent de fortes turbulences dans la région, et encore plus dans les pays qui dépendent des importations de blé de Russie et d’Ukraine », notamment la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Madagascar, la Tanzanie.

La croissance en Afrique subsaharienne devrait atteindre 3,7 % en 2022 et 3,8 % en 2023, selon le rapport de la Banque mondiale, qui précise que cela correspond aux projections établies au mois de janvier dernier. « Néanmoins, une fois exclues les trois plus grandes économies, la prévision a été revue à la baisse de 0,4 point de pourcentage pour 2022 et 2023 », précise-t-on avant de poursuivre : « Bien que la hausse des cours des matières premières soit de nature à soutenir la reprise dans les industries extractives, la progression de l’inflation dans de nombreux pays tendra à éroder les revenus réels, affaiblir la demande et accentuer la pauvreté ».

D’énormes risques  

Selon les projections de l’institution monétaire internationale, cette région de l’Afrique « devrait rester la seule région émergente et en développement où les revenus par habitant ne retrouveront pas leur niveau de 2019, même en 2023 ». En conséquence, d’énormes risques sont liés à cette situation dans la région subsaharienne du continent. « Une perturbation prolongée du commerce mondial des céréales et des engrais à la suite de la guerre en Ukraine dégraderait considérablement l’accessibilité financière et la disponibilité des aliments de base dans toute la région », déplore-t-on. Ce n’est pas tout, « l’insécurité et la violence pourraient également assombrir les perspectives de croissance, en particulier dans les pays à faible revenu, tandis que l’augmentation rapide du coût de la vie risque d’envenimer les troubles sociaux ».

La situation actuelle est comparable à celle des années 1970. Cela à trois titres, précise l’édition de juin des Perspectives économiques mondiales. Des perturbations persistantes de l’offre qui alimentent l’inflation, précédées d’une période prolongée de politique monétaire très accommodante dans les principales économies avancées ; des projections de ralentissement de la croissance ; des économies émergentes et en développement vulnérables face à la nécessité d’un durcissement de la politique monétaire pour maitriser l’inflation, précise ce rapport.

Recommandation

Le président de la Banque mondiale, David Malpass, explique que « les marchés regardent vers l’avenir [et qu’] il est donc urgent d’encourager la production et d’éviter les restrictions commerciales ». Selon le patron de l’institution monétaire internationale, les « changements dans les politiques budgétaires, monétaires, climatiques et d’endettement sont nécessaires pour remédier à l’affectation inappropriée des capitaux aux inégalités. »

Pour maitriser les répercussions de la guerre en Ukraine sur l’économie mondiale, le rapport recommande des interventions à l’échelon mondial pour limiter le préjudice subi par les personnes touchées par la guerre, en vue d’amortir le choc de la flambée des prix du pétrole et des denrées alimentaires, pour accélérer l’allégement de la dette et pour accélérer la vaccination dans les pays à faible revenu. « Dans le contexte difficile d’une montée de l’inflation, d’une croissance plus faible, d’un resserrement des conditions financières et d’une marge de manœuvre budgétaire limitée, les gouvernements devront réorienter en priorité leurs dépenses vers une aide ciblée aux populations vulnérables », recommande la Banque mondiale en invitant les responsables publics à s’abstenir d’appliquer des mesures génératrices de distorsions telles que les politiques de contrôle des prix, les subventions et les interdictions d’exportation.

Chiencoro Diarra

17 juin 2022 0 comments
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Rapport de la coalition citoyenne pour le sahel
A la UneSécurité

[Rapport] Sahel : huit civils tués chaque jour dans des violences, note la Coalition citoyenne

by Mohamed Camara 17 juin 2022
written by Mohamed Camara 7 minutes read

Dans son nouveau rapport de suivi, publié jeudi 16 juin, la Coalition citoyenne pour le Sahel révèle l’ampleur de la crise sécuritaire dans la région et appelle à une approche radicalement différente basée sur les besoins des population.

Qu’est-ce qui a changé au Sahel ? « Ces 18 derniers mois [depuis avril 2021], le Sahel central a connu de nombreux bouleversements, constate Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center. Un gouvernement de transition en a remplacé un autre au Mali. Un président élu a été renversé au Burkina Faso. La région est devenue un terrain d’affrontement géopolitique avec le redéploiement en cours des forces française Barkhane et européenne Takuba du Mali vers le Niger notamment, et l’arrivée des Russes au Mali. »

Lancé officiellement ce jeudi 16 juin, à l’hôtel Casino du Cap-Vert à Dakar et en visio-conférence, ce nouveau rapport de 40 pages et de quatre piliers essentiels propose des solutions pour répondre plus efficacement à des défis n’étant pas seulement de l’option sécuritaire, mais également d’une profonde crise institutionnelle, politique, sociale et humanitaire — qui frappe les trois pays du centre du Sahel et qui commence à s’étendre dans toute la sous-région.

Cette étude, fruit d’un travail collectif inédit de 49 organisations de la société civile sahélienne et ouest-africaine, soutenues par des ONG internationales, apporte ainsi un éclairage nouveau sur l’ampleur de la crise sécuritaire au Sahel central et l’échec à enrayer la spirale de la violence des stratégies de lutte contre le terrorisme menées depuis dix ans.

Protection des civils

Dans le premier volet de son nouveau rapport, la Coalition citoyenne pour le Sahel déplore les attaques contre les populations civiles : « chaque jour 8 civils ont été tués en moyenne entre avril 2021 et mars 2022 dans des exactions au Sahel central ».

Le rapport ajoute : «2901 civils ont été tués au Mali, au Niger et au Burkina Faso pendant cette période, en hausse de 18% par rapport à l’année 2020. À titre de comparaison, les forces de défense et de sécurité (FDS) ont également payé un très lourd tribu avec 1514 membres tués en opération dans la même période (+37% par rapport à 2020); il y a donc le double de victimes civiles. »

Selon le rapport de suivi 2022, le nombre de civils tués par les Forces de Défense et de Sécurité a diminué de 11% sur la période avril 2021-mars 2022 : «Les décès de civils ou suspects non armés attribués à des membres des forces de défense et de sécurité (FDS) ont chuté de 71% en 2021, avant de repartir dramatiquement à la hausse dans les trois pays début 2022. Sur la période avril 2021-mars 2022, la baisse n’était plus que de 11% par rapport à l’année 2020 ». Malgré cette baisse des exactions des FDS, en partie grâce à la mobilisation des sociétés civiles par des actions de veille citoyenne et de sensibilisation sur le respect des droits humains, les forces militaires déployés dans la région restent cependant soupçonnées d’être responsables de 27% des morts civils entre avril 2021 et mars 2022 contre 35% en 2020. Ces progrès sont en deçà des attentes de la Coalition citoyenne pour le Sahel, qui appelait, en avril 2021, à une baisse d’au moins 50% des attaques contre les civils par les FDS [d’avril à octobre 2021].

Le déchiffrement de nombre de civils tués dans des attaques attribuées à des groupes dits d’autodéfense a chuté de 49% depuis 2020. Ce qui répond aux recommandations de la Coalition, qui avait demandé en avril 2021 une baisse d’au moins 20% des attaques contre les civils par les groupes d’autodéfense d’avril à octobre 2021. Cela peut s’expliquer par la reprise de contrôle de certaines localités par les FDS au Mali ou par une structuration de ces groupes au sein des Volontaires pour La Défense de la patrie au Burkina Faso, ou encore par des lacunes dans la documentation des exactions. À l’opposé de cette tendance régionale, le Niger a connu une augmentation de 185% de décès de civils imputables aux groupes d’autodéfense.

Stratégies politiques

« Au Burkina Faso, au Mali comme au Niger, les autorités ont clairement réaffirmé leur priorité à l’option militaire pour faire face à l’insécurité endémique et à la progression des groupes dits extrémistes, en renforçant les capacités de leurs forces de défense et de sécurité et en intensifiant les opérations militaires. Cependant, la négociation et le dialogue comme solution politique à la crise sont de plus en plus sérieusement envisagés comme une option complémentaire, voire indissociable de l’intervention armée », indique le nouveau document de la Coalition.

Selon un responsable communautaire impliqué dans les efforts de la médiation dans le centre du Mali, cité par le New Humanitarian et repris par le rapport de suivi, « la meilleure chose à faire est que le gouvernement cesse de se battre et entame un dialogue. Les responsables devraient impliquer les chefs religieux et bien sûr nous inclure ». Ces propos illustrent l’ambition des gouvernements de dialoguer avec les groupes radicaux, notamment au Mali, où le premier ministre de la première transition, Moctar Ouane avait évoqué lors d’un point de presse l’ambition du gouvernement malien de négocier avec les groupes armés qualifiés de djihadistes.

« La négociation et le dialogue comme solution politique à la crise sont de plus en plus sérieusement envisagés comme une option complémentaire, voire indissociable de l’intervention armée au Burkina Faso avec la création de « comités locaux de dialogue », mais aussi au Niger. Au Mali, c’est également l’orientation qui avait été définie lors du Dialogue national inclusif en 2019 et de la Conférence nationale d’entente en 2017, a déclaré Niagalé Bagayoko, présidente de l’African Security Secteur Network. Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de ces annonces sur les niveaux d’insécurité – mais cela va dans le sens des préconisations de la Coalition citoyenne. Nous appelons l’Union africaine et la CEDEAO, ainsi que l’ensemble des partenaires internationaux, à encourager et à soutenir ces efforts en faveur de solutions négociées. »

Transparence et urgences humanitaires

Toujours dans sa nouvelle étude, la Coalition citoyenne pour le Sahel a identifié « les détournements dans le secteur de la défense et de la sécurité constatés dans les trois pays du Sahel central […] comme emblématiques de la profonde crise de gouvernance dans la région, qui nourrit la perception par les populations d’un État plus prédateur que protecteur ».Ainsi, pour la Coalition, « l’enjeu ne consiste pas seulement à restaurer les capacités de l’État et à redéployer ses services dans l’ensemble des territoires sahéliens, mais à refonder sa légitimité ».

Elle note aussi un certain nombre de progrès enregistré sur le front de la transparence dans la gestion des ressources affectées au secteur de la défense et de la sécurité depuis la publication du rapport Sahel : ce qui doit changer. « La lutte contre la corruption a été érigée en priorité par les autorités des trois pays du Sahel central, les enquêtes sur des détournements de fonds ont progressé, le rôle des autorités administratives indépendantes de contrôle a été réaffirmé et des audits ont été annoncés, note-t-elle. Cependant, le risque d’instrumentalisation de procédures judiciaires a été constaté dans les trois pays ».

Par ailleurs, la Coalition invite à répondre également aux urgences et financements humanitaires pour assurer l’accès humanitaire aux populations dans les trois pays du Sahel. « Je lance un appel urgent aux bailleurs, a déclaré Clémentine Tarnagda, directrice de l’Organisation pour de nouvelles initiatives en développement et santé (ONIDS), basée au Burkina Faso. Vous avez la possibilité de sauver des vies. Ne vous détournez pas de notre région, malgré les nombreuses autres crises, comme en Ukraine. »

Mohamed Camara et Sagaïdou Bilal

17 juin 2022 0 comments
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Couverture Incidents de parcours
A la UneSeko ni Donko

Avec « Incidents de parcours », Yaya Dabo fait une immersion dans la vie d’un enseignant

by Bakary FOMBA 16 juin 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Paru en mars 2022 à Innov Editions, le roman « Incidents de parcours » de l’écrivain malien Yaya Dabo relate le truculent parcours d’un enseignant, dont la vie a été parsemée d’embuches. Livre.

Moriba est le principal personnage d’Incidents de parcours. Il est fils d’un tirailleur sénégalais qui, après la Seconde Guerre mondiale, revient dans son village d’origine. Inscrit à l’école par accident, Moriba a su réussir ses études.

Incidents de parcours plonge son lecteur dans l’enfer que vivaient les fils de la première épouse dans la famille. Tous les mauvais choix de la famille étaient généralement portés sur les garçons de la première épouse ou ceux dont leur père biologique ne comptaient pas beaucoup dans la famille. Le cas de N’Golo Diarra, dans le film intitulé « les rois de Ségou » en est une belle illustration.

Reproche

Suite au refus de l’épouse préférée (seconde épouse) du père de Moriba d’envoyer son fils à l’école, C’est Moriba qui fut choisi pour représenter sa famille. Car, à cette époque, envoyer son enfant à l’école était considéré comme une mauvaise chose. Mais Moriba n’a pas baissé les bras. Et, au fil des années, il est devenu quelqu’un d’autre. Plus question de se comporter comme un « villageois », a fortiori un « paysan ».

Ce qui fait que son demi-frère n’arrêtait pas de faire des reproches à sa maman, la deuxième femme du père de Moriba, pour avoir refusé qu’il soit inscrit à l’école. « Vous avez refusé que je sois choisi par la famille pour être scolarisé. Mon frère Moriba étudie, c’est moi qui suis resté pour cultiver et faire les commissions de la famille », reproche ce dernier à sa mère. Malgré de multiples actions entreprises par son oncle, tentant à mettre fin à sa vie, Moriba aura échappé aux pièges de son oncle paternel, « grâce à la bonne conduite de sa maman ».

Des thématiques

Dans cet ouvrage de 63 pages, l’auteur évoque plusieurs thématiques, notamment la culture malienne dans son ensemble et en particulier celle des Malinkés. Il parle aussi de la mauvaise gouvernance au Mali, qui reste source des instabilités sociales et politiques dans la plupart des pays de la région ouest-africaine.

Ce n’est pas tout. Dans ce roman, qui constitue son premier ouvrage, l’auteur évoque également les maux dont souffre la société malienne, notamment la crise scolaire et les problèmes auxquels se trouvent confrontés les enseignants maliens. Ce livre propage tout simplement la culture et les réalités socio-économiques du Mali. En le lisant, nous pouvons y tirer comme leçon, un exemple de persévérance dans la vie. Il nous apprend surtout à toujours garder une lueur d’espoir dans tout ce qu’on entreprend dans cette vie terrestre.

Bakary Fomba


  • Le livre est vendu au prix de 3 000 francs CFA. Pour se le procurer, voici les contacts : manuscritinnov@gmail.com ou aux numéros suivants : 74659061/63612991.
16 juin 2022 0 comments
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Les autorités traditionnelles, coutumières et religieuses du Mali
A la UnePolitique

Mali : le gouvernement décide de donner des insignes aux autorités traditionnelles

by Chiencoro 16 juin 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Mali, il a été décidé, en conseil des ministres, de remettre des insignes et certificats aux chefs de villages, de fractions et de quartiers. C’est la concrétisation d’une promesse du chef de l’État.

Le président malien de la transition s’est engagé à octroyer aux chefs des villages,« dans un avenir très proche, en plus d’un macaron, un drapeau que chacun fera flotter en un endroit visible de sa maison, de préférence à la porte d’entrée ou au milieu de la cour ». Cette information avait été accueillie par un tonnerre d’applaudissements, le 12 novembre 2021, lors de la réception, à Koulouba, des  légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses du Mali autour des défis et enjeux socio-politiques auxquels le Mali est confronté.

Près de huit mois après, le chef de l’État malien a décidé de joindre l’acte à la parole. En effet, les chefs de villages, de fractions et de quartiers auront bientôt leurs insignes et drapeaux. « Les cérémonies de remises de ces insignes et certificats aux chefs de village, de fraction et de quartier seront organisées sur l’ensemble du territoire suivant un chronogramme détaillé », rassure-t-on dans le communiqué du Conseil des ministres du 15 juin 2022.

Attachement

Dans ce communiqué, le gouvernement rappelle que l’Arrêté déterminant les modalités de nomination des chefs de village, de fraction et de quartier, précise que « les chefs de village, de fraction et de quartier sont autorisés, dans l’exercice de leurs fonctions officielles à hisser dans la cour de leur domicile, l’emblème national et à porter un insigne distinctif ».

Cette décision prise en Conseil des ministres prouve, pour certains, l’attachement des autorités maliennes à la refondation de l’État. « La valorisation des légitimités traditionnelles, parmi lesquelles figurent les autorités administratives des villages, fractions et quartiers, est un des objectifs majeurs de la Politique de Refondation de l’Etat », indique le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 15 juin 2022.

Chiencoro Diarra

16 juin 2022 0 comments
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Situation des PDI au Burkina Faso, après l'attaque de Seytenga
Sécurité

Burkina Faso : après l’attaque à Seytenga, situation difficile pour les rescapés

by Bakary FOMBA 15 juin 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans la nuit du 11 au 12 juin 2022, des individus armés ont attaqué Seytenga, dans l’est du Burkina Faso. Cette énième attaque a entraîné la mort de plusieurs civils. La situation est difficile pour les rescapés. Le gouvernement burkinabè a décrété un deuil de trois jours, à compter du mardi 14 juin 2022, en soutien aux victimes de cet incident.

Depuis plus de six ans, le peuple burkinabè souffre des affres du terrorisme, avait déclaré le président de la transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba, lors de sa prestation de serment, le 16 février 2022. « Le vent d’espoir suscité par l’avènement du MPSR [Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration] témoigne à souhait le désarroi dans lequel vit ce vaillant peuple qui ne demande qu’à retrouver la paix et la quiétude pour envisager son avenir avec sérénité », avait-il indiqué à la même occasion. Près de quatre mois après, les burkinabè sont toujours en quête de paix et de quiétude. Témoigne l’attaque meurtrière du 11 au 12 juin 2022.  

« Les Forces de défense et de sécurité déployées sur les lieux ont retrouvé pour le moment 50 corps, après des recherches maison par maison et les fouilles se poursuivent », a indiqué le 13 juin dernier, devant la presse, le porte-parole du gouvernement burkinabè, Wendkouni Joël Lionel Bilgo, rapporte Wakat Sera.

Dans un communiqué le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a indiqué que cette attaque « aurait fait plus d’une centaine de victimes civiles ».

Déplacement massif

Selon le porte-parole du gouvernement, « les recherches se poursuivent » pour savoir quel est le bilan réel de ce drame. « Parce que dès ce matin [du 13 juin] des populations sont revenues à Seytenga. Peut-être que certains auraient pris le corps de leurs parents », explique M. Bilgo.

➡️ 25,38% des points focaux ou chers de ménages déplacés sont de sexe féminin
➡️ Personnes déplacées dont
⏩ 15,67 % d'hommes
⏩ 21,15% de femmes
⏩ 63,18% d'enfants dont 24,79% ont moins de 5 ans#Seytenga #BurkinaFaso @sigbf pic.twitter.com/uQJ01PgLoh

— SP/CONASUR 🇧🇫 (@spconasur) June 14, 2022

Outre les bilans, il faut noter que cet incident a provoqué des déplacements massifs. Selon les chiffres avancés par le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation, à la date du 13 juin, on dénombrait 3 490 personnes déplacées internes (PDI), 465 ménages déplacés, suite aux incidents de Seytenga. La majorité de ces ménages déplacés, 74,84 %, vient de Seytenga. La plupart des rescapés, à pied, à vélo, en charrette ou en tricycle, se dirige vers Dori, à une cinquantaine de kilomètres de Seytenga.

Une situation, loin d’être rose pour ces rescapés. Abdou Dicko, responsable de l’ONG Mouvement burkinabè pour les droits de l’homme et des peuples, explique : « Il n’y a pas d’eau dans la ville parce que les installations ont été sabotées il y a quelques jours. Donc avec le nombre de déplacés, ça crée de grands soucis. Les gens sont en charrette ou à moto dans Dori pour aller se ravitailler en dehors de la ville », rapporte Afrique média.

Un deuil national

Toutefois, le porte-parole du gouvernement burkinabè rassure que des actions fortes ont été mises en place pour la prise en charge de ces déplacés internes. « À ce jour, les populations sont accueillies grâce à l’armée et à l’action humanitaire du côté de Dori. Tous ceux qui avaient besoin d’assistance alimentaire ou autres ont été pris en charge », a-t-il fait savoir. Informant ainsi qu’« une cellule psychologique a été positionnée du côté de Dori pour accompagner ces victimes ».

Suite à cet incident, les autorités burkinabè ont décrété, mardi 14 juin, un deuil national de trois jours, en soutien aux victimes de cette attaque.

Bakary Fomba

15 juin 2022 0 comments
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Carrière permanente de calcaire, de sable et d’argile de la société MCC
A la Une

Niger : la MCC obtient une autorisation d’exploitation d’une carrière permanente de calcaire

by Chiencoro 14 juin 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Pour réduire les importations du ciment au Niger, le gouvernement nigérien a adopté, vendredi dernier, un projet de décret pour l’exploitation de la carrière permanente de calcaire, de sable et d’argile de la société MCC. Communiqué.

« Pour ses besoins en matières premières et notamment en calcaire qui constitue la matière essentielle dans le processus de fabrication du ciment, la MCC [Malbaza Cement Company] a obtenu des autorités compétentes, une autorisation d’ouverture et d’exploitation de carrières permanentes de calcaire, de sable et d’argile à Doguéraoua dans le département de Malbaza », peut-on lire dans un  a indiqué un communiqué du gouvernement nigérien en date du 10 juin 2022. La société Maliza Cement Company SA [MCC] a pour objet principal la fabrication et la commercialisation de ciment Portland gris, précise le communiqué.

Pour l’ouverture de cette nouvelle carrière, qui intervient à la suite de l’épuisement des gisements des deux (2) périmètres d’exploitation de cette société, le gouvernement a adopté, au Conseil des ministres du 10 juin 2022, le « projet de décret portant acte cessibilité des propriétés à exproprier dans le cadre du projet d’exploitation de la carrière permanente de calcaire, de sable et d’argile ». 

Dédommagement progressif

Prenant en compte les intérêts économiques des populations locales et pour éviter de rendre indisponible la totalité des terres faisant objet de son autorisation, cette « unité industrielle moderne »envisage « dédommager progressivement les propriétaires terriens en fonction de l’extension des carrières tout en permettant aux propriétaires terriens non immédiatement concernés par la première phase de l’exploitation de la carrière de pouvoir continuer à exploiter leurs champs », fait savoir le communiqué du Conseil des ministres.

Avec une production annuelle estimée à 650 000 tonnes de ciment, la société Malbaza Cement Company (MCC) s’est donné pour vocation de couvrir 80 % des besoins nationaux du Niger en ciment, afin de permettre au pays de réduire les importations de ce produit.

Depuis 2020, le premier complexe industriel privé nigérien, qui a remplacé l’ancienne Société nigérienne de cimenterie (SNC), créée en 1967, a envisagé l’ouverture et l’exploitation de cette nouvelle carrière permanente de calcaire, de sable et d’argile dans la localité de Malbaza au Niger, dans la commune rurale de Doguéraoua, région de Tahoua.

En 2020, le gouvernement nigérien, lors du Conseil des ministres du 7 août, a examiné et adopté le projet de décret portant déclaration d’utilité publique de ce projet d’ouverture et d’exploitation, par cette société MCC au capital social estimé à quatre-milliards-trois-cent-soixante-millions de francs CFA. Dont le siège social est basé à Malbaz.

Chiencoro Diarra

14 juin 2022 0 comments
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Choguel Kokalla Maiga, nouveau Premier ministre
ActuPolitique

Mali : le Premier ministre Choguel Maïga affirme être optimiste pour le prochain sommet de la Cédéao

by Mohamed Camara 13 juin 2022
written by Mohamed Camara 4 minutes read

Dans un numéro de l’émission « Mali kura Taasira », diffusé dimanche soir sur la télévision nationale malienne, le Premier ministre Choguel Maïga s’est exprimé sur l’an 1 du gouvernement de transition. Nous revenons sur certains points abordés.

« Nous avons décidé de publier ce décret [de prolongation de la transition à 24 mois] pour mettre en confiance le peuple malien, les Chefs d’État de la Cédéao et la communauté internationale… », a répondu à un journaliste le Premier ministre Choguel Maïga. C’était lors de l’émission Mali-Kura Taasira, une tribune d’expression des membres du gouvernement de la transition sur les actions qu’ils ont menées dans leur ministère respectif.

Son passage dans cette émission a été diffusée, dimanche 12 juin, sur les antennes de la télévision nationale. Le chef du gouvernement s’est exprimé sur les actions gouvernementales, suivant cinq thématiques : les réformes politiques et institutionnelles, la relation du Mali avec la communauté Internationale, la Défense et la Sécurité ; la gouvernance, l’économie et les questions sociales.

Révision constitutionnelle

Pour le premier ministre, « le besoin d’une nouvelle constitutionnelle est l’aspiration populaire du peuple malien… ». Il se justifie en retraçant l’historique des tentatives de modification de la constitution du 25 février 1992 :  « En 2001, le président de l’époque [Alpha Oumar Konaré] a voulu réviser la Constitution, mais il n’a pas pu aux derniers moments. Le président élu en 2002 [Amadou Toumani Touré] avait voulu changer la même Constitution dix ans après [en 2012], mais cela n’a pas pu avoir lieu. En 2017, tout le monde sait ce qui s’est passé : […] le président de la République d’alors [Ibrahim  Boubacar Kéïta] a officiellement retiré sa demande de réviser la constitution… »

« Nous allons mettre en place une constitution qui prend en charge les aspirations du peuple. Nous avons une constitution qui n’a pas pu empêché trois coups d’Etat […] et cette révision de la constitution est une recommandation des ANR [Assises nationales de la refondation]. Nous ne pouvons pas parler de la refondation sans passer par l’adoption d’une nouvelle constitution », a-t-il poursuivi.

Organe unique des élections  

Dans ce même volet des réformes politiques et institutionnelles, le locataire de la primature est revenu sur la mise en place de l’organe unique et indépendant de gestion des élections.

« Je pense que nous avons trois ou quatre institutions qui s’occupent des élections au Mali. Il a été décidé de les regrouper en un seul organe, qui va conduire le processus électoral [et] proclamer les résultats des élections. La Cour Constitutionnelle se chargera de valider ces résultats et de s’occuper de contentieux électoral… », a-t-il expliqué.

Pour lui, la mise en place d’un organe unique et indépendant de gestion des élections « est une demande forte des Maliens ». Le texte instituant cet organe unique, à en croire le Premier ministre Maïga, est au niveau du Conseil National de Transition [CNT], « qui continue d’écouter l’ensemble des forces vives du pays afin de trouver l’unanimité autour de cet organe ».

Relations diplomatiques

« La Diplomatie, La Défense, par définition et la Justice, ce sont les secteurs qui incarnent la permanence de l’Etat. Les ruptures dans ces domaines doivent se faire de façon ordonnée, réfléchie et avec beaucoup de discernement… », a souligné Choguel qui fait croire qu’il n’y a aucune difficulté entre le Mali et ses partenaires de la communauté internationale. S’agissant du cas de la France, il a encore pointé du doigt ce qu’il appelle « abandon en plein vol ».

Toujours concernant la France, il a tenu à faire un tour horizon de la relation franco-malienne. Il a également parlé de l’apport de la diaspora malienne résidant en France sur l’économie nationale. « L’apport de cette diaspora  à l’économie nationale est vitale. Ce qui est même plus élevé que l’aide budgétaire qu’on nous donne », a-t-il déclaré.

S’agissant du renouvellement du mandat de la Minusma [la mission onusienne au Mali], il a indiqué qu’ « aucune rupture avec [celle-ci] n’est à l’ordre du jour [pour le moment]… ». A ce sujet, il dit laisser la primauté au chef de la diplomatie malienne qui lira une déclaration lors de la réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU sur le renouvellement du mandat de la Minusma.

Quant à la Cédéao, il affirme être optimiste pour la suite : « Entre le Mali et la Cédéao les relations sont bonnes. Le Président de la transition [Assimi Goïta] est au travail avec ses homologues afin de trouver une solution. Je suis optimiste pour le sommet du 03 juillet [prochain] à Accra », a-t-il voulu rassuré.

Armée malienne

A la question comment le gouvernement parvient à financer l’équipement de l’armée, le Premier ministre a répondu en ces mots : « Nous les achetons avec nos richesses propres. Et c’est notre gouvernement qui décide… »

Selon ses propos, l’armée malienne est aujourd’hui bien équipée et fait peur à l’ennemi. Ce qui concrétise « la montée en puissance ». Mais il n’a pas voulu donner le montant injecté dans les équipements militaires et les opérations de l’armée malienne.

Mohamed Camara


  • Vous pouvez regarder l’intégralité de son passage ici.
13 juin 2022 0 comments
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