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Maison en location
Actu

Crise économique au Mali : contexte difficile pour les agences immobilières et les locataires

by Mohamed Camara 26 décembre 2022
written by Mohamed Camara 3 minutes read

Les agences immobilières et les locataires de maisons traversent une période critique en raison de la crise économique que traverse le pays. La réaction de l’État est attendue.

La pandémie de Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne ont affecté les économies du monde entier. Au Mali, des mois d’embargo se sont ajoutés à ces phénomènes. Une situation qui a conduit le pays dans une crise économique profonde où tout est devenu cher sur le marché pendant que l’argent se fait rare dans la circulation.

Des mésententes

La cherté de la vie au Mali ne concerne pas que le panier de la ménagère. Tous les secteurs de la vie y sont concernés. En plus des denrées de première nécessité, le prix de location des maisons a pris l’ascenseur. Les pères de famille ainsi que les agences immobilières traversent une période assez critique.

Père de trois enfants (deux filles et un garçon), B. Diakité habite en location dans un appartement de trois pièces à Titibougou. Cet appartement, M. Diakité le squatte à 50 000 FCFA le mois. Mais en raison de la cherté actuelle de la vie dans le pays, ce père de famille, qui évolue dans la menuiserie, se trouve en difficulté de régler ses frais de location. Une situation qui crée de temps en temps une mésentente entre lui et son agent immobilier.

Se cacher ou mentir

« Actuellement je traverse une situation financière délicate. Cela est dû à l’explosion du prix de certains produits alimentaires », a indiqué B. Diakité avant de préciser que depuis trois mois, il n’arrive plus à s’acquitter de ses frais de location. « Je suis obligé de me cacher ou de mentir parfois à mon agent immobilier qui se dit être contraint de me mettre à la porte en fin d’année », marmonne-t-il tout en invitant les autorités maliennes à venir en aide aux locataires.

Cette cherté de la vie a conduit des agences immobilières, sous la pression des propriétaires des maisons, à augmenter les frais de location. S. Sangaré, gérant d’une agence immobilière à Moribabougou, explique que « ce sont les propriétaires des maisons qui fixent leurs prix et l’agence n’a que 10 % dans ce prix ». Un paradoxe qui ne peut qu’agacer les occupants de ces maisons.

Réguler le secteur immobilier

Selon Moussa Dembélé, gérant du Groupe Dembélé (agence immobilière), « certains de nos propriétaires ont demandé l’augmentation des frais de location. Nous n’avions pas accepté, compte tenu de la période difficile que nous traversons et connaissant bien la condition de vie de nos locataires ».

Cette situation a fini par devenir insupportable pour des agences qui avaient perdu leurs 10 %. Ce qui les a amenées à augmenter ce pourcentage sur les frais de location.

Cette inflation des prix en cette période de vache maigre dans le pays a amené certains à demander une réaction des autorités de l’État. Un locataire agacé estime que le secteur immobilier doit être régulé. L’État doit exiger le respect des textes.

Mohamed Camara

26 décembre 2022 0 comments
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Père noël
ActuOpinion

Fête de la nativité : au Mali, Noël, moment de communion entre communautés

by Hawa Diaby 24 décembre 2022
written by Hawa Diaby 2 minutes read

Demain, la communauté chrétienne célèbre la fête de la nativité. Au Mali, le Noël est un moment de communion entre différentes communautés.

Le Noël n’est pas que pour les chrétiens. Toutes les communautés participent à cette fête, aux côtés de leurs frères chrétiens. Les jouets et peluches en père Noël ornent et occupent les trottoirs et les marchés de Bamako. Le Noël est aussi présent dans de nombreuses familles musulmanes.

Cette fête offre une merveilleuse occasion de constater l’esprit de tolérance religieuse qui règne en république du Mali. Chrétiens et musulmans se réunissent pour célébrer la naissance de Jésus Christ. Les uns et les autres s’offrent de petits cadeaux en vue de passer la fête en beauté.

« Je suis animé d’un sentiment de joie. Le Noël est un moment qu’on passe en famille, avec nos proches et amis. C’est un moment aussi de partage et d’aide aux personnes démunies, surtout les enfants orphelins », explique Trionphe Gudja. Celui-ci organise généralement des sorties avec ses amis musulmans, en compagnie desquels, il partage des plats et des rafraîchissements et s’amuse bien, lors de cette fête.  

Le Noël fait bouger l’économie malienne

À cette veille de Noël, à Bamako, l’ambiance est donc au rendez-vous. Les commerçants de petits sapins, de jouets, ou de poupées père Noël, se frottent les mains.

« Chaque année, à cette période, je vends des jouets de Noël comme, papa Noël, des chapeaux, des guirlandes. J’ai beaucoup de clients et pas seulement les chrétiens, mais aussi les musulmans », nous confie Adama Koné, vendeur de jouets au grand marché de Bamako.

Au niveau des grandes artères de la capitale aussi, ils sont nombreux, les vendeurs ambulants, au niveau des feux de stop, à proposer des articles pour le Noël, fête de la nativité chez la communauté chrétienne.

Le Noël fait bouger l’économie malienne, au moins durant quelques jours.

Hawa Diaby

24 décembre 2022 0 comments
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Imouchaghs et alliés
ActuSécurité

Crise malienne : les Imouchaghs et alliés posent un diagnostic assorti de propositions  

by Mohamed Camara 23 décembre 2022
written by Mohamed Camara 2 minutes read

Le bureau exécutif national du Collectif Intégrateur des Imouchaghs et Alliés de la région de Tombouctou a tenu une journée de réflexion dans la cité des 333 saints, le 18 décembre dernier. Plusieurs propositions sont sorties de ce cadre d’échanges.

Venus des cinq cercles de la région de Tombouctou, ils étaient nombreux à prendre part à cette Journée de réflexion, sur l’accompagnement de la transition, les inondations qui ont secoué la région, la situation des personnes déplacées internes et d’autres calamités naturelles. La paix et la cohésion sociale, faisaient également partie des points discutés au cours de ce cadre d’échange, conduit par le président du Collectif Intégrateur des Imouchaghs et Alliés de Tombouctou, Ibrahim Ag Nock.

« À l’issue de la rencontre, les participants venus des cinq cercles de la région de Tombouctou ont diagnostiqué et analysé les problèmes de l’heure et ont formulé des recommandations », lit-on dans le communiqué final de la réunion.

Former et informer sur le vivre-ensemble

Le collectif se dit prêt et engagé à accompagner le gouvernement de la transition pour la restauration de la souveraineté de l’État, qui selon les participants, « passe par la création des institutions solides et crédibles au plan national, régional, local, communal et communautaire ».

Pour les populations victimes des phénomènes naturels, notamment les inondations, les Imouchagh et alliés exhortent les autorités maliennes et leurs partenaires à apporter de l’aide humanitaire, notamment en vivres et non-vivres, à ces sinistrés, au moins pendant six mois.

Pour plus d’unité dans la nation, les participants à cette Journée de réflexion se disent prêts à éduquer « les masses à l’acceptation de l’autre et au respect de la différence ». Cela, pour le renforcement de la sécurité et de la paix.  

Le collectif projette d’organiser des rencontres avec les différentes couches afin de les sensibiliser, former et informer sur le vivre-ensemble, la cohésion sociale et l’initiation d’un projet local de la paix et du développement.

Mohamed Camara

23 décembre 2022 0 comments
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Mémorandum d'accord entre le Mali et la Côte d'Ivoire.
ActuSécurité

 Mali-Cote-d’Ivoire : signature d’un mémorandum d’accord

by Hawa Diaby 23 décembre 2022
written by Hawa Diaby 1 minutes read

Entre le Mali et la Côte d’Ivoire, bientôt la fumée blanche! Après des mois de tractation, pour l’apaisement de la tension entre le Mali et son voisin la Côte d’Ivoire, dans l’affaire des 46 « mercenaires ivoiriens », détenus par Bamako, les deux pays sont arrivés à la signature d’un mémorandum d’accord, le jeudi dernier, dans l’après-midi, à Koulouba.  

Un tel exercice a pour but de promouvoir la paix et d’œuvrer au renforcement des relations d’amitié et de fraternité, mais aussi de bon voisinage entre les deux pays. Aussi, s’agit-il de converger dans une dynamique positive permettant de surmonter cette affaire de militaires ivoiriens.

À leur arrivée, la délégation ivoiro-togolaise, conduite par le ministre d’État, ministre de la Défense de la Côte d’Ivoire, Ibrahima Téné Ouattara, a été reçue en audience, dans le palais de Koulouba, par le président Goïta. La partie malienne et la délégation ivoirienne se sont ensuite retirées à l’ex-vice-présidence pour une séance de travail. À l’issue de laquelle un mémorandum d’accord a pu être signé.

 « Nous nous sommes compris et c’est l’essentiel », affirme le ministre de la Défense ivoirienne en faisant allusion du bon déroulement de la rencontre entre les deux parties. Malgré cet accord, les soldats ivoiriens sont encore en détention au Mali.  

Le médiateur togolais, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, était dans la délégation. Bientôt la situation entre les deux pays pourrait revenir à la normale.

Hawa  Diaby

23 décembre 2022 0 comments
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Des forces spéciales du BAFS-CA
A la UneSécurité

Armée malienne : le tout nouveau béret des forces spéciales

by Chiencoro 23 décembre 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

La cérémonie de présentation au drapeau des recrus du contingent 2021-2022 des Forces spéciales a eu lieu ce jeudi 22 décembre 2022, au Centre national d’aguerrissement de Samanko. Les forces spéciales ont reçu à cette occasion leur tout nouveau béret.

De couleur violette, le tout nouveau béret des Forces spéciales du Mali traduit la mélancolie, la tristesse, la peur, la mort, les ténèbres, la crainte ainsi que la jalousie. « La couleur du tout nouveau béret des forces spéciales […] est réservée à la noblesse et à la volonté. Elle est associée au contexte de mystère, de spiritualité, de pouvoir, de puissance, de connaissances, de créativité, de prospérité, de piété, de guerre, de paix, de sérénité, de secret, de magie, de catharsis et d’imaginaire », a expliqué le Commandant par intérim du bataillon autonome des Forces spéciales du centre d’aguerrissement (BAFS-CA) de Samanko.

« Une armée professionnelle, entrainée et dotée de moyens adéquats »

Ce contingent 2021-2022, au nombre de 439 recrus, issus de différents corps et de différents centres de formation, a prêté serment devant le Chef suprême des Armées et le peuple malien de servir et défendre les intérêts de la patrie. Selon le Commandant par intérim du bataillon autonome du Centre national d’aguerrissement de Samanko.

Le Commandant par intérim estime que « cette cérémonie est la preuve évidente d’une montée en puissance sans équivoque des forces armées maliennes ». À ses dires, c’est aussi « le témoignage inlassable des autorités de la Transition de faire de notre outil de défense une armée professionnelle, entrainée et dotée de moyens adéquats ». 

Cette cérémonie de présentation au drapeau a été l’occasion de présenter les trois premiers de la promotion. Le Soldat de 2e classe Youssouf Maïga, issu de l’armée de terre, a terminé major de promotion avec une moyenne générale de 17,91. Il est suivi par le soldat de 2e classe, Sibiri Doumbia, issu de l’armée de l’air, avec 17,68 de moyenne. Enfin, le soldat de 2e classe, Bréhima Traoré, également de l’armée de l’air, se retrouve 3e de la promotion, avec 17,58.

Des tirs

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Colonel-major Daoud Aly Mohammedine, estime que « De par leur niveau d’aguerrissement et surtout de flexibilité, les forces spéciales constituent une composante décisive de l’outil de Défense dont le renforcement et l’adaptation aux menaces actuelles ont toujours été le souci majeur des autorités dès les premières heures de la Transition ». 

Cette cérémonie a pris fin par un défilé militaire, la coupure du ruban pour l’inauguration de bâtiments flambants neufs suivie de la visite des locaux et d’une séance de tirs par les jeunes recrus.

Chiencoro Diarra

23 décembre 2022 0 comments
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Avant-projet de Constitution de la République du Mali.
ActuPolitique

Projet de Constitution au Mali : création d’une Commission de finalisation de l’avant-projet (décret présidentiel)

by Bakary FOMBA 20 décembre 2022
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Dans le cadre de la rédaction d’une nouvelle Constitution en République du Mali, une Commission chargée de la finalisation de l’avant-projet a été créée le lundi 19 décembre 2022.

Au total, l’équipe de la Commission est composée de 54 membres (tous nommés par décret du président de la transition), dont un Coordonnateur, un Rapporteur et un Rapporteur adjoint. Elle comprend des « personnes-ressources choisies en raison de leurs compétences établies dans les domaines des sciences sociales », précise le décret présidentiel, signé ce lundi.

« Examiner et demander »

Durant 15 jours, l’équipe de la Commission tachera à « examiner et demander », le cas échéant, l’avant-projet de Constitution élaborée précédemment par la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Cela, en vue de « produire et de soumettre au Président de la Transition, chef de l’État, le projet de Constitution de la République du Mali ».

Ainsi, le Coordonnateur « planifie, dirige et coordonne » les activités de la Commission, peut-on lire dans ledit décret. Il est aussi chargé de rendre compte régulièrement au président de la transition de l’état d’avancement des travaux. De même, à défaut de consensus dans la prise des décisions, la Commission adopte ses décisions à la majorité absolue des voix des membres. Mais en cas de partage des voix, celle du Coordonnateur est « prépondérante ».

À la fin de sa mission, qui ne peut « excéder quinze (15) jours », la Commission remettra au président de la transition « le projet de Constitution et un rapport de fin de mission », précise l’article 9 de ce décret signé par le Colonel Assimi Goïta.

Cependant, les membres de la Commission sont tenus de « garder le secret des délibérations ».

Bakary Fomba

20 décembre 2022 0 comments
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CNPM et Conseil malien des chargeurs
Actu

Cherté de la vie : les assurances du CNPM et du Conseil malien des chargeurs

by Chiencoro 20 décembre 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

En vue de juguler l’inflation des prix sur le marché, le président malien de la transition a reçu, le 19 décembre dernier, deux organisations du secteur économique. Il ressort des échanges que des dispositions sont en cours afin de stabiliser le prix des produits de première nécessité.

La cherté de la vie est devenue le quotidien des Maliens. Depuis l’embargo imposé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union économique et monétaire ouest-africains (Uemoa), le panier de la ménagère souffre de la hausse du prix des produits de première nécessité. La levée de l’embargo n’aura pas permis de faire revenir les prix à la normale.

Un phénomène mondial

Cette hausse des prix est donc tributaire de la conjugaison de plusieurs facteurs, notamment la pandémie de la Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne. Face à cette inflation, les autorités maliennes de la transition ont initié plusieurs approches afin de minimiser l’effet de cette situation du marché international sur les ménages. Plusieurs produits de première nécessité ont été subventionnés tout en déployant des contrôleurs en vue de veiller au respect strict des mesures prises par les plus hautes autorités.

Dans la même dynamique de trouver des voies et moyens en vue d’accompagner les Maliens durant cette période difficile, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a eu des échanges, le lundi dernier, avec le Conseil national du patronat malien (CNPM). Au cours de cette rencontre, Mossadeck Bally, président du CNPM, a rassuré travailler avec les différents départements spécialisés sur la problématique de la cherté de la vie. « Nous sommes membres d’une commission mise en place par le Premier ministre, et qui s’est déjà réunie plusieurs fois en vue de parler de l’inflation, qui est essentiellement importée ».  

M. Bally explique que cette inflation n’est nullement la faute aux autorités maliennes. Elle est liée d’une part aux deux années de pandémie de Covid-19, et d’autre part à la guerre russo-ukrainienne. Une guerre qui constitue aujourd’hui la cause cardinale de cette inflation, a-t-il indiqué, avant de préciser que tous les pays du monde connaissent ce problème d’inflation, à commencer par les grandes puissances.

Le conseil malien des chargeurs

Toutefois, il rassure de l’existence d’un « vrai dialogue entre l’État et le secteur privé, notamment la Chambre de commerce, mais aussi le CNPM pour pouvoir juguler cette inflation ».

Le Conseil malien des chargeurs aussi travaille dans la même dynamique. Une délégation a été reçue par le chef de l’État, le 19 décembre dernier. Au cours des échanges avec le chef de l’État, Kissima Sylla, président de cette organisation professionnelle des chargeurs, a rassuré de leur engagement pour la stabilisation des prix sur le marché. Il a rassuré que dans le contexte actuel de la cherté du marché, des dispositions sont en cours, avec l’appui des opérateurs économiques, en vue de pallier les difficultés qui pèsent sur le pays.

L’objectif du Conseil malien des chargeurs est de rendre accessibles aux populations maliennes les produits de première nécessité et à moindre coût, a indiqué Kissima, à sa sortie d’audience.

Il convient de rappeler que durant la période de l’embargo, les opérateurs économiques maliens se sont battus en vue d’assurer l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité.

Chiencoro Diarra

20 décembre 2022 0 comments
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