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Des populations de GAO
ActuClimat et environnementSécurité

Sahel : changement climatique et conflits poussent les communautés au désespoir

by Sahel Tribune 28 octobre 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le 01 octobre 2022, pour la première fois de son histoire, une présidente a pris la tête du CICR. Pour sa première visite, Mme Mirjana Spoljaric est venue au Mali. De Bamako, elle s’est rendue à Gao pour s’enquérir de la condition des victimes du conflit et autres situations de violence. Au cours de cette visite, la présidente Spoljaric a rencontré des membres des communautés et discuté des effets du conflit et du changement climatique. Elle appuie sur la sonnette d’alarme.

La combinaison fatale des conflits et de la crise climatique fait souffrir des millions de personnes au Mali et dans toute la région du Sahel. Prises en étau entre l’avancée du désert, les aléas climatiques et les violences, des communautés entières n’ont d’autre choix que de fuir en laissant derrière elles leurs maisons, leurs troupeaux et leurs moyens de subsistance.

Crise sécuritaire

Lors de sa première visite de terrain en tant que présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric a mis en garde contre la pression croissante qui s’exerce au Sahel aussi bien sur les personnes déplacées que sur les communautés qui les accueillent et doivent partager avec elles leur eau, leur nourriture et leurs terres. Cette pression doit être atténuée, ou le ressentiment s’accumulera jusqu’à rompre les liens existant entre les communautés.

« Ces familles aspirent désespérément à une vie meilleure. J’ai parlé avec des femmes qui ont dû enterrer leurs enfants pendant leur fuite. Beaucoup ont perdu leur mari, leurs frères… L’aide humanitaire est limitée et ces personnes n’entrevoient aucune échappatoire. Nous devons briser ce cercle vicieux de changement climatique et de violence qui les force à abandonner leurs terres », a déclaré Mme Spoljaric.

Bintou, dont le mari est mort de soif pendant la fuite de la famille, vit aujourd’hui dans un camp de fortune rudimentaire à proximité de Gao avec cinq de ses enfants. Les cinq autres sont dispersés dans la région.

« Nous n’avons plus connu la paix depuis la crise de 2012 », a-t-elle témoigné. « Les attaques meurtrières récentes nous ont obligés à fuir notre village. Des combattants armés ont tué tous les hommes — nos maris, nos fils — et nos filles, et ont violé certaines des femmes. »

Les violences ont contraint 4,5 millions de personnes à quitter leur foyer au Mali, au Niger et au Burkina Faso, soit une augmentation de 200 % en l’espace de deux ans. Alors que 80 % de la population du Sahel dépend de l’agriculture pour survivre, les déplacés se retrouvent privés d’accès à leurs terres et à leur bétail.

S’adapter aux évolutions rapides

Le changement climatique fait partie de la réalité quotidienne au Mali. Des lacs entiers, comme le lac Faguibine, se sont asséchés, anéantissant les écosystèmes locaux et forçant les communautés à s’en aller. La désertification gagne du terrain et le niveau des nappes phréatiques ne cesse de baisser, ce qui met les agriculteurs sous pression. La sécheresse a fait perdre au Mali 90 000 hectares de récoltes en 2021, mettant à mal les moyens de subsistance de plus de 3 millions de Maliens et entraînant une baisse de 10,5 % de la production céréalière du pays.

La Croix-Rouge malienne, dont les volontaires sont chaque jour à pied d’œuvre auprès des communautés dans tout le pays, est au cœur de l’action humanitaire déployée au Mali. Si l’on ne peut que saluer ces volontaires pour leur motivation, leur dévouement et la contribution qu’ils apportent, il n’en reste pas moins que les défis à relever sont immenses.

« En cette période marquée par l’instabilité mondiale et l’augmentation des besoins humanitaires, nous devons veiller à ce que les pays du Sahel ne soient pas oubliés », a indiqué Mme Spoljaric. « S’il est essentiel de répondre aux situations d’urgence en cours, des investissements ciblés sont aussi nécessaires pour aider les populations à s’adapter aux évolutions rapides causées par le changement climatique, ainsi qu’à se libérer de leur dépendance à l’aide humanitaire. »

 Source : CICR


Notre rédaction a apporté des modifications au texte.

28 octobre 2022 0 comments
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Mahamadou Issoufou
Sécurité

Sécurité-développement : Mahamadou Issoufou prend son bâton de pèlerin pour la réussite de sa mission

by Chiencoro 28 octobre 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Une délégation du Panel indépendant de haut niveau sur la sécurité et le développement au sahel, conduite par l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou, a été reçue, jeudi 27 octobre 2022, à Koulouba, par le président malien de la transition, colonel Assimi Goïta.

Les défis institutionnels, climatiques, démographiques, humanitaires et le défi du développement économique et social, avec les questions de pauvreté et d’inégalités, constituent les principaux problèmes qui se posent au Sahel et à certains pays du Sahara et du golfe de Guinée.

Encourager l’engagement international

Engagés par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour une mission d’évaluation des différentes stratégies mises en œuvre ou en cours actuellement pour faire face à ces différents défis, les membres du Panel indépendant de haut niveau sur la sécurité et le développement au sahel multiplient les rencontres. Une délégation de ce Panel a été reçue, jeudi 27 octobre 2022, par le président malien de la transition, colonel Assimi Goïta, autour de ces défis et de la mission à lui, confiée par le secrétaire général des Nations unies, en rapport avec l’union africaine, la CEDEAO et le G5 Sahel.

Lors de la 5e Conférence annuelle entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine, le 1er décembre 2021, Antonio Guterres et le président de la Commission de l’UA ont convenu du principe de la mise en place de ce Panel indépendant de haut niveau sur la Sécurité et le Développement au Sahel. Cela en partenariat avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Groupe des cinq pays pour le Sahel (G5-Sahel). Ce groupe de haut niveau a la charge d’évaluer la situation au Sahel et de faire des recommandations sur les moyens d’encourager l’engagement international et de définir des réponses aux défis complexes de la région.

Une vingtaine de pays

Du 17 au 22 octobre 2022, le Panel a tenu, à Niamey (capitale du Niger), une réunion des experts indépendants sur la situation au Sahel. La première réunion consultative, qui a regroupé plusieurs experts et des personnes-ressources en plus des membres du panel. Cette réunion a marqué le démarrage de la mission du Panel. Une mission qui concerne une vingtaine de pays.

À l’issue de sa rencontre avec le président Goïta, Mahamadou Issoufou, président du Panel, a indiqué qu’il s’agit pour le panel « de faire cette évaluation et de faire des propositions et des recommandations afin d’agréger les efforts de tous les acteurs, les États comme leurs partenaires, pour être plus efficace en vue d’apporter des réponses plus pertinentes face aux défis que rencontre notre espace commun ».

Chiencoro Diarra

28 octobre 2022 0 comments
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La politique linguistique du Mali
ActuPolitique

Promotion des langues nationales : l’avant-projet de constitution rouvre le débat

by Chiencoro 24 octobre 2022
written by Chiencoro 5 minutes read

L’un des sujets polémiques dans l’avant-projet de Constitution est bien la question de l’officialisation des langues nationales. La nouvelle loi fondamentale en gestation laisse entrevoir la possibilité d’ériger des langues nationales en langues officielles. Cette disposition alimente les débats alors que cet avant-projet reconnait la diversité linguistique dès le préambule.

De la limitation du nombre de membres du gouvernement à l’introduction de la question environnementale dans les Institutions en passant par la création du Haut Conseil de la Nation et de la Cour des comptes, la réduction du nombre d’Institutions, la limitation du nombre de mandats du président de manière irrévocable ainsi que des changements dans le mode de désignation des membres de la Cour constitutionnelle et de la Cour suprême, l’avant-projet de Constitution prévoit un véritable changement dans la gouvernance étatique. À travers ces innovations majeures, cette nouvelle constitution, une fois adoptée, entend propulser le Mali au-devant de la scène régionale et internationale.

La langue et la culture

Au lieu de saluer les aspects innovants de cette nouvelle Constitution, en gestation, certains préfèrent s’enfermer dans du nihilisme intégral, en s’appuyant sur de petits détails et refusant ainsi de voir la vérité en face ou d’en croire. Dans la plupart des cas, il s’agit d’individus qui ne croyaient nullement à la possibilité d’élaboration de cet avant-projet dans le délai imparti par les autorités de la transition. À eux s’ajoutent ces dogmatiques qui pensent que toute initiative prise et réalisée sans leur implication totale est mauvaise. Mais qu’ils se décident vite à prendre le train en marche !

Depuis sa remise au chef de l’État et sa publication par la présidence, l’avant-projet de Constitution défraie la chronique nationale et internationale. Chacun y va de son bon vouloir, des experts aux pseudo-spécialistes. Parmi les nombreux commentaires, celui qui mérite une attention toute particulière demeure la question des langues.

En son article 31, cet avant-projet précise que les « langues parlées au Mali par une ou plusieurs communautés linguistiques font partie du patrimoine culturel » et qu’elles ont le statut de langues nationales et vocation à devenir langues officielles, à travers l’adoption d’une loi par l’État.

Cet article de l’avant-projet de constitution, qui fait une ouverture vers la possibilité d’adopter n’importe quelle langue nationale, reconnue, comme langue officielle, est mal interprété et vu comme contenant les germes d’un nouveau conflit au Mali, notamment identitaire et culturel.

13 langues nationales reconnues

En juillet 1982, les autorités maliennes, dans l’article 1 du décret n° 159 PG-RM, avaient déjà reconnu treize (13) langues comme nationales au Mali : le bamanankan (bambara), le bomu (bobo), le bozo, le døgøsø (dogon), le fulfulde (peul), le hasanya (maure), le mamara (miniyanka), le maninkakan (malinké), le soninké (sarakolé), le søõøy (sonrhaï), le syenara (sénoufo), le tàmàsàyt (tamasheq) et le xaasongaxanno (khassonké).

La promotion et l’utilisation des langues nationales ont toujours été au centre de la préoccupation des différents gouvernements qui se sont succédé à la tête de l’État malien. L’État étant une continuité, les autorités maliennes de la transition ont bien connaissance des textes antérieurs en la matière, qu’elles ne balayeront pas d’un revers de la main. Tout ce qu’elles peuvent faire si besoin en était, ce serait plutôt de les réviser afin qu’ils prennent en compte de nouvelles évolutions qui se seraient opérées.

« La promotion de toutes les langues nationales est une nécessité pour un développement endogène et une véritable décentralisation », lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres du 3 décembre 2014. La politique linguistique repose sur « des principes selon lesquels les langues nationales constituent le socle de l’identité culturelle nationale, le respect de la diversité linguistique, le droit pour tout citoyen de parler et d’être éduqué dans sa langue maternelle », précise la même source. Cette politique linguistique vise entre autres : à renforcer la participation active des populations au développement local ; à développer un environnement lettré en langues nationales permettant l’accès de la majorité des populations aux connaissances scientifiques technologiques et culturelles modernes susceptibles de contribuer à leur développement.

Toute Constitution, objet de contestations, de critiques et de controverses

Cette politique linguistique est-elle une émanation des autorités maliennes de la transition ? Seulement puisque les différents gouvernements ont échoué dans la promotion de ces langues et la mise en œuvre de cette politique, les autorités maliennes de la transition se sont engagées à le faire, surtout que la recommandation a été expressément formulée par les citoyens maliens lors des Assises nationales de la refondation. De ces recommandations, il ressort clairement la demande « d’éditer et publier le document de politique linguistique du Mali adopté par le Conseil des ministres du 03 décembre 2014 » et aussi l’adoption d’une loi portant « officialisation des langues nationales conformément à l’esprit du document de politique linguistique » et aussi de « renforcer l’utilisation des langues nationales dans tous les ordres d’enseignement ».

Les débats autour des langues nationales, surtout leur officialisation, évoquée dans l’avant-projet de Constitution, relèvent donc du non-sens. La transition devra-t-elle trahir la volonté populaire en faisant table rase de toutes les dispositions antérieures et présentes ? Ce qui serait du non-sens puisque ne relèverait que d’un véritable désordre.

Le Président de la commission de rédaction de la nouvelle Constitution (CRNC), Fousseyni Samaké, a toutefois bien prédit ces polémiques. C’est pourquoi il a prévenu le chef de l’État, lors de la remise de l’avant-projet, sur le fait que toute Constitution sera objet de contestations, de critiques et de controverses. Aussi a-t-il rappelé que la qualité et la durabilité d’une Constitution se révèlent dans la pratique. Cette nouvelle Constitution demeure malgré tout un marqueur important du processus de refondation de l’État malien.

Chiencoro Diarra

24 octobre 2022 0 comments
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Avant-projet de constitution
ActuAnalyses

Refondation au Mali : une nouvelle constitution pour un nouveau départ

by Chiencoro 22 octobre 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

En vue de trouver des solutions appropriées aux problèmes qui gangrènent le Mali depuis des décennies de mauvaise gouvernance, les autorités maliennes de la transition ont lancé un vaste chantier de refondation parmi lequel la rédaction d’une nouvelle constitution, dont l’avant-projet est en restitution. Une fois adoptée par référendum, cette constitution devra assurer au Mali un nouveau départ et faire de ce pays la meilleure des terres possibles.

« La vie cherche un monde meilleur ». Cette affirmation du penseur britannique Karl Popper trouve sa lettre de noblesse dans la situation politique que traverse le Mali, depuis des décennies. Pour faire face à ces énormes crises qui l’assaillent, ce pays sahélien a lancé un vaste chantier de refondation. Un avant-projet de Constitution est déjà en restitution aux forces vives de la nation.

Interdépendance des problèmes

Cette loi fondamentale, appelée à remplacer celle de 1992 ayant mis fin au régime dictatorial du Général Moussa Traoré, n’a pas su combler les attentes du peuple souverain, qui était animé par le slogan « An tè kôrôlen fè fô kura » (traduit en français par « on ne veut plus de l’ancien, mais du nouveau », lors de la révolution de 1991.

Cette constitution de 92, encore en vigueur, avait donné l’espoir d’un renouveau, d’un nouveau départ pour le Mali, d’un changement de paradigme dans la gouvernance.

Ce monde meilleur, idéalisé par la constitution de 1992, n’a été qu’un leurre et non plus une lueur d’espoir. Les crises politiques, avec à la clé des coups d’État intempestifs entraînant des dysfonctionnements institutionnels et par ricochet une crise multidimensionnelle, justifient la volonté manifeste du peuple malien de cheminer vers un monde meilleur, un pays débarrassé des injustices socio-politico-économiques.

Depuis des années, la corruption, la délinquance financière, le favoritisme, le népotisme ont caractérisé l’État malien. Cette situation a conduit à une véritable instabilité politique lorsque chaque corporation revendiquait ses droits, où des partis politiques ne faisaient plus confiance aux résultats des élections organisées par la majorité au pouvoir.

La mauvaise gouvernance semble être à l’origine de la quasi-totalité de ces maux qui gangrénaient la nation malienne. Cette interdépendance des problèmes exige donc des solutions d’ensemble.

Redevabilité

Tous ces phénomènes ont montré la nécessité d’une réforme profonde dans le fonctionnement des institutions républicaines en vue d’arriver à un monde meilleur où les dirigeants se verraient beaucoup plus redevables à leurs citoyens. C’est ce qui explique l’ouverture de ce vaste chantier de refondation par l’État malien. La rédaction d’une nouvelle Constitution, dont l’avant-projet est en restitution par la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution [CRNC], en est un des piliers majeurs. 

Lors de la cérémonie de remise officielle de cet avant-projet de constitution et du rapport de fin de mission de la CRNC, le 11 octobre 2022, le président malien de la transition, le colonel Assimi Goïta, a déclaré : « Après de longues années de soubresauts politiques, il nous faut repartir sur de nouvelles bases afin de créer les conditions d’instauration d’une démocratie réellement représentative, dans un cadre social apaisé et convivial ».

Cette nouvelle constitution en plan n’est-elle pas une recommandation du peuple souverain du Mali, dans sa quête effrénée de changement, de monde nouveau et plus meilleur.

Pour l’accès à ce monde meilleur où ses profondes aspirations seront désormais prises en compte et non celles d’un groupe d’individus ou d’une famille privilégiée, le peuple doit faire du référendum le moment historique où le « oui » remportera. Les phases de restitution qui sont ouvertes depuis le 17 octobre dernier et qui se poursuivront jusqu’au 25 octobre sont le moment idéal pour une meilleure appropriation du contenu de cet avant-projet qui pose les jalons d’un Mali nouveau et meilleur. Un pays qui sera de nouveau un modèle dans la sous-région. Car les Maliens vivent sur la meilleure des terres possibles.

Chiencoro Diarra

22 octobre 2022 0 comments
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Police nationale 1 1
A la UneSécurité

Militarisation de la police : Comment comprendre ce projet de loi adopté par le CNT

by Chiencoro 21 octobre 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans le but d’accompagner les forces de défense et de sécurité dans leurs efforts de nettoyage du pays de l’hydre terroriste, les autorités maliennes ont adopté un projet de loi portant militarisation de la police et de la protection civile. Ledit projet a été adopté par le CNT.

Réunis en Conseil des ministres, le mercredi 5 octobre 2022, le gouvernement malien de transition a adopté un projet de loi portant militarisation de la police nationale et de la protection civile. Cette décision est une mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues les 27, 28, 29 et 30 décembre 2021 sur l’ensemble du territoire malien.

Selon le Conseil national de transition (CNT), réuni en sa session ordinaire d’octobre, le jeudi dernier au Centre international de conférence de Bamako (CICB), « Ce projet de loi constitue […] une opportunité de soutien à l’effort de guerre qui prédispose la population à appuyer les Forces de Défense et de Sécurité en acceptant de mettre plus de ressources humaines et matérielles à leur disposition ».

Des conclusions exécutoires

Cette militarisation répond en effet aux besoins liés à la situation sécuritaire et aux défis multiples auxquels les forces de défense et de sécurité aussi bien que les populations et les administrations publiques sont confrontées. « Pour les besoins de la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la défense du territoire, le Président peut prendre un décret en fonction des pouvoirs que la constitution lui donne pour mobiliser les forces paramilitaires pour la défense de la patrie », lit-on dans les Conclusions des Assises nationales.

Notons que ces Assises avaient mis sur la table une crinière de recommandations, dont certaines ont déjà été mises en œuvre, dans le cadre de l’amélioration croissante de la situation sécuritaire dans le pays. De l’instauration d’un service militaire obligatoire à partir de 20 ans au déploiement des officiers supérieurs sur le terrain et non dans les ministères en passant par le développement de nouveaux partenariats militaires avec des puissances militaires pour mieux défendre la souveraineté du Mali, le président de la transition honore un engagement pris devant le peuple malien et la Communauté internationale. Lors de l’ouverture de la phase nationale de ces Assises, le chef de l’État avait rassuré que les conclusions de cette rencontre allaient être « exécutoires ».

Assurer la sécurité et empêcher le retour des forces du mal 

À ces recommandations, il faut ajouter la construction de logements sociaux pour les militaires ainsi que la création d’un fonds spécial pour la prise en charge des femmes et des enfants des militaires tombés au front.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, « cette militarisation permettra de déployer la Police nationale dans les zones reconquises par l’Armée afin d’y assurer la sécurité des populations et de leurs biens et empêcher le retour des forces du mal ». La même source précise que cette mesure est « étendue à la Protection civile qui constitue le deuxième segment du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile avec la Police nationale pour permettre de couvrir les arrières des forces engagées au combat en vue de préserver les acquis et sécuriser l’Administration et les populations ».

Ces raisons avancées par les autorités maliennes justifient le bien-fondé de cette recommandation du peuple. Une recommandation qui contribuera sans nul doute à soutenir et maintenir la montée fulgurante des forces de défense et de sécurité en puissance. Surtout que la police dispose du plus grand effectif de tout le corps armé.

Adoption par le CNT

Selon le CNT, « Cette militarisation de la Police Nationale et de la Protection Civile concourent à la réalisation des objectifs de la refondation de l’Etat telle qu’indiquée dans les recommandations pertinentes des Assises Nationales de la Refondation et confirmée dans le Plan d’Action Stratégique de la Refondation à travers les actions prioritaires du Gouvernement ». 

Il est à rappeler que le Mali ne sera pas le premier à prendre une telle disposition. Aux États-Unis aussi bien qu’en Europe, on retrouve cette initiative de militarisation. La Côte d’Ivoire ainsi que le Burkina Faso sont des exemples dans la sous-région ouest-africaine.

Ce projet de loi a obtenu l’unanimité des membres de l’organe législatif de la transition malienne, qui étaient présents à cette séance plénière du jeudi 20 octobre, soit 111 voix pour.

À travers l’adoption de ce projet de loi, le président Goïta tente encore une fois de plus de lier l’acte à la parole.

Chiencoro Diarra

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Manifestation anti-française
A la UneSécurité

Après le Mali, le Burkina : avis de tempête pour la France au Sahel

by Sahel Tribune 20 octobre 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Après le Mali, le Burkina Faso est le deuxième coup de semonce pour Paris. Qu’à Ouagadougou un putschiste succède à un autre ne devrait pas être un problème pour les autorités françaises, qui ont toujours su s’accommoder des régimes militaires africains. Sauf que le second putsch s’est accompagné d’un message inquiétant pour Paris.

Dès son premier discours, le nouvel homme fort du pays, le capitaine Ibrahima Traoré, a parlé de s’orienter vers « d’autres partenaires » capables d’aider efficacement le Burkina dans la lutte contre le terrorisme. Plus tard, il a accusé la France de soutenir et protéger son prédécesseur, le lieutenant-colonel Damiba. La tentative de contre-putsch du lieutenant-colonel Damiba a d’ailleurs été immédiatement attribuée à la France, suscitant une mobilisation violente de jeunes portant des drapeaux russes.

De défaites en putschs

Au Burkina Faso, le second putsch est une conséquence de l’inexorable dégradation de la situation sécuritaire. Plus les pays couverts par la mission Barkhane sont déstabilisés, plus la présence militaire française y est critiquée et délégitimée.

Le Mali, le Burkina Faso et, dans une moindre mesure, le Niger s’enfoncent dans une conflictualité de plus en plus confuse où il n’y a pas deux forces en confrontation comme dans une guerre ou une guérilla classiques mais où une multitude d’acteurs s’affrontent (forces de sécurité, milices communautaires, groupes djihadistes, bandes armées, etc.) et où la frontière entre djihadisme, banditisme et luttes intercommunautaires pluriséculaires est particulièrement floue.

Au Sahel, la criminalisation et l’ethnicisation du djihadisme sont des dynamiques fortement déstabilisatrices contre lesquelles l’intervention française, même en combinant action militaire et aide au développement, ne peut rien. Tandis que ce conflit multidimensionnel et régional s’exacerbe, les forces de sécurité nationales perdent du terrain et la population paie le prix fort. Les forces burkinabés ne contrôlent plus que 60 % du territoire national et les forces maliennes probablement moins de 50 %.

Cet effondrement sécuritaire produit des putschs en cascade au Mali et au Burkina Faso qui n’emportent pas seulement les pouvoirs en place mais remettent aussi en question leur principal partenaire sécuritaire : la France.

La France dans le viseur

Au Sahel et plus généralement en Afrique francophone, la mission Barkhane est vue par l’opinion publique comme un stratagème de l’État français pour piller cette région du monde.

En Afrique, les réseaux sociaux abondent d’accusations les plus farfelues sur ce que ferait réellement l’armée française au Sahel (exploitation minière, vol de bétail et même soutien aux djihadistes). En France, la majorité de la classe politique n’est pas encore prête à avouer que Barkhane est un échec et que la France s’est fourvoyée dans une guerre qu’elle ne peut pas gagner et dont elle ne sait pas comment sortir.

Les autorités françaises pratiquent l’art de l’évitement et attribuent les manifestations de rejet et les décisions des autorités maliennes et burkinabés aux manipulations de Moscou. Mais si les campagnes russes de désinformation sont si efficaces, c’est qu’elles trouvent une caisse de résonance avec le ressentiment profond qu’éprouvent les régimes et populations du Sahel à l’égard de la politique française.

Malheureusement, face à l’exacerbation du conflit, ni Paris ni les pouvoirs africains n’ont l’honnêteté d’assumer leur échec. Les « partenaires » se rejettent donc ouvertement la responsabilité de l’échec – chacun ayant besoin d’un bouc émissaire. Comme la défiance a remplacé la confiance, la condition fondamentale du partenariat sécuritaire n’existe plus.

La voie étroite

À supposer qu’elle soit possible, la refondation des relations franco-africaines que le président Macron avait annoncée à l’université de Ouagadougou en novembre 2017 ne peut avoir d’effet qu’à long terme. De même, la nomination d’un ambassadeur pour la diplomatie publique en Afrique et l’intensification de l’activisme numérique de la diplomatie française ne changeront pas grand-chose à l’opinion publique africaine, voire la conforteront dans ses certitudes anti-françaises. Le rétablissement de la confiance sera de toute façon une tâche de longue, voire de très longue haleine.

Si le gouvernement français veut tirer les leçons des erreurs passées et réussir le repositionnement de Barkhane sur le Niger et la défense des États côtiers, il faut s’interroger sur l’existence ou non des conditions du partenariat de sécurité : avons-nous encore des intérêts convergents ? Y a-t-il encore un minimum de confiance ? Évaluer sérieusement les forces de sécurité partenaires est aussi un impératif : quel est leur agenda ? Sont-elles cohésives ? Quel est leur degré de corruption et de fragmentation ?

Cela éviterait sans doute de miser sur des armées qui sont travaillées par de graves problèmes structurels, sont le reflet d’un nationalisme aux abois et sont de plus en plus tentées par l’aventure putschiste. Enfin, occuper le terrain pour éviter l’arrivée de mercenaires russes ne saurait être l’unique justification de la présence militaire française car cela conduira à un enlisement de plus en plus impopulaire.

Thierry Vircoulon, Coordinateur de l’Observatoire pour l’Afrique centrale et australe de l’Institut Français des Relations Internationales, membre du Groupe de Recherche sur l’Eugénisme et le Racisme, Université Paris Cité

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
20 octobre 2022 0 comments
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Restitution des travaux au Gouvernement
ActuPolitique

Avant-projet de Constitution : début de la restitution

by Sahel Tribune 18 octobre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Remis au président de la transition, le 11 octobre dernier, l’Avant-projet de Constitution de la République du Mali est entré dans une nouvelle phase le 17 octobre 2022. La Commission de rédaction de la nouvelle constitution, mise en place par le colonel Assimi Goïta, le 10 juin 2022, s’attèle à la restitution de ses travaux. Celle-ci a commencé avec les Institutions de la République, notamment le gouvernement, le 17 octobre, la Cour constitutionnelle et la Cour suprême, le 18 octobre.

Le rapporteur général de la CNRC, Wafi Ougadeye, a succinctement présenté l’Avant-projet de Constitution en faisant ressortir les innovations majeures qu’il contient. Une manière de prouver la nécessité de cette initiative du chef de l’État. De ses explications, des changements dans le mode de désignation des membres de la Cour constitutionnelle et de la Cour suprême, la limitation du nombre de membres du Gouvernement, la création du Haut Conseil de la Nation et de la Cour des Comptes, ressortent clairement.

Restitution des travaux à la Cour suprême et à la Cour Constitutionnelle
Restitution des travaux de la CRNC à la Cour suprême et à la Cour Constitutionnelle, le 18 octobre 2022. ©Présidence du Mali.

Le projet de nouvelle Constitution accorde également une importance particulière à l’environnement en intégrant cette question dans une institution. Le Conseil économique, social et culturel doit devenir le Conseil économique, social, culturel et environnemental.

Des exemplaires de l’avant-projet ont été remis au président de la Cour suprême et au représentant du président de la Cour Constitutionnelle, qui ont apprécié la qualité du travail accompli tout en laissant ouverte la porte à des améliorations auxquelles les deux institutions se disent disponibles à accompagner la Commission, dont la mission devra prendre fin à la fin de ce mois.

Le Premier ministre par intérim, Colonel Abdoulaye Maïga, a salué les innovations contenues dans ce document et qui permettront de revitaliser le système politique malien. Ce document, a-t-il rassuré, sera soumis à un examen avant d’être amendé au besoin. Le référendum est annoncé pour mars 2023.

La rédaction

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