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Santé et le droit sexuel de la reproduction
ActuSantéSécurité

Santé et droit sexuel de la reproduction (SDSR) : vaincre les préjugés et distiller les vraies informations

by Cheickna Coulibaly 7 octobre 2022
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

Les rideaux de l’atelier de formation des formateurs du projet « Féministes en action », organisé par le réseau des femmes Alumini Yali (Rfay), sont tombés le 30 septembre dernier. Durant 5 jours, à l’hôtel Les Colonnes de Bamako, une trentaine de personnes, dont 3 hommes, venus de l’intérieur du Mali et du District de Bamako, ont vu leurs connaissances améliorées sur les SDSR.

Renforcer la capacité des femmes et hommes leaders d’associations féministes sur la santé et le droit sexuel de la reproduction (SDSR) et en mobilisation communautaire, tels étaient les objectifs de cette formation des formateurs initiée par le Rfay. Selon les initiateurs, durant les 5 jours d’activité, les participants ont été renforcés sur la santé et le droit sexuel de la reproduction et la promotion des méthodes contraceptives. Ces formateurs vont, à leur retour, former les membres de leurs organisations respectives.

Selon Jocelyne Marina Bolou, membre fondatrice du réseau Aliminu Yali, et non moins coordinatrice de l’initiative « Musso lafiale » ou « Femme épanouie » en français, « la formation des formateurs est l’un des volets du projet “Muso Lafiale” qui s’étale sur 10 mois au Mali et entre dans le cadre du projet “féministe en action.” Un projet qui est dirigé par un consortium de trois (3) ONG internationales et de trois (3) Fonds féministes, dont CARE France, comme chef de file et financé par l’Agence française de développement.

Trop de préjugés autour du féminisme 

Concernant ladite formation, elle a évoqué la nécessité de renforcer l’aptitude les femmes leaders d’associations. De son avis, “en Afrique il y a trop de préjugés autour du féminisme” et cette formation a permis de disséminer, selon ses dires, “les vraies informations sur la SDSR auprès des participants qui a leur tour feront des restitutions dans leurs différentes communautés.”

Pour Sidy Lamine Diarra, président de l’association Voie de la famille du Mali de Mopti, un participant, cette initiative du RFAY “est bénéfique pour toute la jeunesse”. Selon ses précisions, les 5 jours de formation riches en échange et partage d’expériences ont permis aux participants de découvrir de nouveaux aspects sur les droits des femmes méconnus du grand public. Il conclut ses propos en invitant le RFAY à élargir son champ d’action pour permettre à d’autres de bénéficier de cette formation instructive.  

Soulignons qu’à la suite de cette formation, le projet “Mousso Lafiale” se poursuivra à travers l’organisation de campagnes de sensibilisation, en langue locale, des femmes et des filles sur la SDSR, les caravanes de sensibilisation, la consultation des femmes et des filles par les professionnels de la santé en vue de proposer des méthodes contraceptives adaptées à leur situation. Aussi à travers la formation des femmes et des filles à des activités génératrices de revenus ans le but d’assurer leur autonomisation financière.

Cheickna Coulibaly

7 octobre 2022 0 comments
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La police malienne
ActuSécurité

Lutte contre le terrorisme : bientôt une police « militarisée » au Mali

by Bakary FOMBA 7 octobre 2022
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

En vue de soutenir la montée en puissance de l’armée malienne dans la lutte contre le terrorisme, le gouvernement malien de la transition a adopté un projet de loi portant militarisation de la police nationale et de la protection civile.

Au Mali, la lutte contre le terrorisme prend une nouvelle dimension. Pour créer un cadre et un plan stratégique de sécurisation, les autorités de la transition annoncent la militarisation de la police nationale et de la protection civile.

Application des recommandations des ANR

« Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile », lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres du 5 octobre 2022. Cette décision va en droite ligne avec l’application des recommandations des assises nationales de refondation, tenues fin décembre 2021 sur l’ensemble du territoire national. Elle répond également aux besoins liés à la situation sécuritaire et aux défis multiples auxquels les forces armées maliennes (FAMa) sont confrontées quotidiennement.

« Au regard de la situation sécuritaire et des défis multiples auxquelles les forces de défense et de sécurité font face, il a été souverainement recommandé lors des Assises nationales de la Refondation de militariser la Police nationale », indique-t-on dans ce document gouvernemental.

Ce projet de loi, qui « consacre » la militarisation de la police nationale et de la protection civile, « concourt à la réalisation des objectifs de la refondation de l’État », précise-t-on.

Empêcher le retour des forces du mal

Cette décision permettra aux autorités maliennes de plancher sur la sécurisation du territoire, surtout lorsqu’elle est accueillie par bon nombre de Maliens. Il s’agit notamment de créer un cadre et un plan stratégique de sécurisation, par le déploiement des agents de la police nationale dans les zones reconquises par l’Armée. Toute chose qui permettra également d’assurer la sécurité des populations et de leurs biens, empêchant ainsi le retour des forces du mal.

S’agissant des agents de la protection civile, leur tâche consistera à « couvrir l’arrière des forces engagées au combat en vue de préserver les acquis et sécuriser l’Administration et les populations ».

Partant sur cette base, cette mission régalienne permettra aux fonctionnaires des deux corps (police nationale et protection civile) de bénéficier des « mêmes avantages que les autres militaires » engagés sur le champ de bataille.

Cette décision, notamment la militarisation de la police nationale, constitue un grand pas dans la lutte contre l’insécurité.

Bakary Fomba

7 octobre 2022 0 comments
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Des partenaires qui viennent en aident aux populations vulnerables scaled
ActuOpinionSécurité

Mali : pour les populations dans le besoin, tout devient un combat [interview]

by Sahel Tribune 6 octobre 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Mali, les conséquences humanitaires du conflit continuent de peser lourd sur le quotidien des populations. Martin Schüepp, nouveau directeur des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et Sarah Epprecht, nouvelle directrice de la Protection et des Services Essentiels pour le CICR se sont rendu sur place en septembre pour prendre le pouls d’une situation humanitaire qui ne cesse de se dégrader.

A l’issue de votre visite sur le terrain, comment jugez-vous la situation humanitaire au Mali ?

Martin Schüepp : mon inquiétude quant à l’évolution de la situation humanitaire s’est renforcée. Les besoins de la population civile sont en augmentation, avec toujours plus de personnes déplacées et plus de personnes touchées par la violence. L’insécurité et les aléas climatiques poussent chaque jour de nouvelles personnes à trouver refuge dans des zones considérées comme plus sûres. Constamment en mouvement, il leur est impossible de s’établir dans un lieu fixe et de développer des activités économiques stables.

Le Mali traverse une situation de conflit très complexe impliquant une multitude d’acteurs. A cela s’ajoute une criminalité qui pose aussi des défis en matière de sécurité pour les acteurs humanitaires, y compris le CICR. Malgré tout, nous nous efforçons d’être au plus près des populations concernées, y compris dans les zones les plus reculées, pour comprendre au mieux leurs besoins et y répondre le plus efficacement possible.

En plus de la violence armée, le changement climatique vient aggraver le sort de la population. Qu’avez-vous pu constater concrètement ?

Sarah Epprecht : Nous avons pu échanger avec des personnes déplacées à cause du conflit. Il est clair que l’impact cumulé de la violence, des déplacements répétés et du changement climatique modifie profondément les modes de vie. Dans un tel environnement, comment les populations peuvent-elles assurer leur survie ? Comment accéder aux soins médicaux ou à l’éducation ? Comment trouver à manger ? Comment garder son bétail en vie ? Comment rester en vie ? Au bout du compte, tout devient un combat. Et quand les mécanismes de survie et la résilience s’épuisent, les vulnérabilités deviennent encore plus criantes.

L’accès à l’eau et aux terres arables est de plus en plus difficile dans de nombreuses régions, et parfois même impossible. L’insécurité alimentaire se généralise dans toute la bande sahélienne, tout comme dans la corne de l’Afrique. L’espoir est revenu récemment avec la pluie et on espère une meilleure récolte que l’année dernière. En même temps il faut ne pas se leurrer, les prix des intrants, des semences et des fertilisants explosent. Les besoins humanitaires demeureront immenses dans les prochains mois, voire dans les prochaines années.

Je suis en même temps très impressionnée par la dignité et la résilience des personnes que j’ai rencontrées. Leur capacité d’adaptation est impressionnante. Notre rôle, avec nos partenaires comme la Croix-Rouge malienne (CRM), est de les soutenir dans leurs efforts pour surmonter les situations difficiles qu’elles traversent.

Comment le CICR adapte sa réponse humanitaire au Mali ?

Martin Schüepp : Nous restons fidèles à nos principes d’action. Cela veut dire agir de manière strictement neutre, indépendante et impartiale, ce que nous considérons comme une nécessité absolue dans un contexte polarisé et en constante mutation. Nous essayons ainsi de maintenir un dialogue franc et transparent avec les autorités et tous les autres acteurs et de maintenir un accès privilégié aux personnes dans le besoin, même dans les zones les plus conflictuelles et les plus difficiles d’accès, afin d’être à leur écoute et répondre à leurs besoins, dans les limites de nos capacités.

La présence des volontaires de la Croix-Rouge malienne sur le terrain est un atout extraordinaire. Nous travaillons main dans la main pour répondre aux besoins humanitaires et notre ambition est de renforcer davantage ce partenariat avec la CRM mais aussi avec tous les autres partenaires du Mouvement de la Croix Rouge et du Croissant Rouge présents au Mali afin de maximiser la réponse aux besoins des populations.

Sarah Epprecht : Nous nous efforçons également de ne pas limiter nos interventions à des réponses d’urgence, telles que des distributions de nourriture, mais aussi d’aider les populations à renforcer leur résilience et à reprendre des activités économiques viables. Un bon équilibre entre réponse d’urgence et capacité à rebondir est important dans un contexte comme le Mali. Cela assure un impact humanitaire sur le plus long terme possible.

Il est également je pense important de rappeler aux donateurs, très focalisés en ce moment sur le conflit en Ukraine, que les besoins demeurent et se renforcent dans le Sahel : des millions de personnes restent très vulnérables dans le pays comme dans toute la bande sahélienne. Elles ne doivent pas être oubliées.

Enfin, comme dans chaque conflit, nous passons sans relâche le même message auprès des porteurs d’armes et de tous ceux qui ont le pouvoir de changer le cours des choses : le respect des lois de la guerre est essentiel. Les parties au conflit doivent prendre toutes les mesures pour épargner les civils et les infrastructures nécessaires à leur survie.

Source : CICR


Cette interview a été initialement publiée sur ce site.

6 octobre 2022 0 comments
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Carte d'insécurité Burkina Faso
Sécurité

Burkina Faso : 27 militaires et 10 civils tués dans une attaque (communiqué)

by Sahel Tribune 6 octobre 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Le bilan de l’attaque du convoi de ravitaillement, le 26 septembre 2022, dans la localité de Gaskindé, région du Sahel burkinabè, est de 27 militaires et 10 civils tués, a indiqué l’État-major général des armées burkinabè dans un communiqué du 5 octobre 2022.

On note également 29 blessés, dont 21 militaires, 7 civils et 1 dans le rang des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), lit-on dans le même communiqué. Cet attentat a aussi occasionné la disparition de 3 personnes. Il a également entraîné des dégâts matériels importants.

Ce convoi de ravitaillement, à destination de la ville de Djibo, était escorté par le 14e régiment interarmes de l’armée burkinabè.

Malgré la multiplication des attaques, ces derniers temps, et les pertes cruelles qu’enregistre l’armée burkinabè, les Forces de défense et de sécurité du « pays des hommes intègres » semblent être plus que jamais prêtes à « poursuivre le combat pour reconquérir les zones occupées par les groupes terroristes ».

La Rédaction    

6 octobre 2022 0 comments
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Ousmane Almoudou, porte-parole de la synergie syndicale de l'éducation
Éducation

Journée mondiale des enseignants : au Mali, la Synergie appelle à « mettre les enseignants dans leur droit »

by Bakary FOMBA 5 octobre 2022
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

À l’instar d’autres pays du monde, le Mali célèbre ce 5 octobre 2022, la Journée mondiale des Enseignants. Il s’agit notamment de commémorer l’anniversaire de l’adoption de la Recommandation d’OIT-UNESCO, concernant la condition du personnel enseignant.

Le 5 octobre de chaque année, le monde célèbre la Journée des Enseignants. Pour l’édition 2022, le thème choisi est : « La transformation de l’éducation commence avec les enseignants ». Un thème qui selon les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, reste « évocateur de la réalité malienne ».

« Reconsidérer la perspective d’avenir »

A l’occasion de cette commémoration, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, réunis à la Maison de l’Enseignant, ont lancé un « appel pressant aux autorités afin de mettre les enseignants dans leur droit ».

Pour ces syndicalistes, cette journée reste « l’occasion de célébrer la façon dont les enseignants transforment l’éducation, mais aussi de réfléchir au soutien dont ils ont besoin pour déployer pleinement leur talent et leur vocation ». Aussi, faut-il noter, cette journée permet de « reconsidérer la perspective d’avenir de la profession au niveau mondial ».

À travers cette journée, les syndicalistes n’ont pas manqué de souligner l’importance de mettre les enseignants dans de meilleures conditions de travail. Surtout lorsque ceci permet d’améliorer la qualité de l’enseignement. « La transformation de l’éducation passe impérativement par l’enseignant, mais des enseignants mis dans les meilleures conditions de travail, mieux payés, mieux protégés, mieux sécurisés dans leurs lieux de service, bref des enseignants mis en confiance », ont-ils insisté.

Tout en exhortant les autorités maliennes à « mettre les enseignants dans leur droit », les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 invitent à une plus grande valorisation de cette la journée dédiée aux soldats de la craie. Toute chose qui témoignera de l’« intérêt à l’enseignant et à la fonction enseignante ».

Pour rappel, la journée mondiale des Enseignants est instituée depuis 1994. Elle est organisée conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), l’Organisation internationale du Travail (OIT) et l’International de l’éducation afin de commémorer l’anniversaire de l’adoption de la Recommandation de OIT-UNESCO concernant la condition du personnel enseignant.

Bakary Fomba

5 octobre 2022 0 comments
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Meeting du M5-RFP à Bamako après le coup d'Etat du 18 août 2020.
AnalysesPolitique

Coups d’État récurrents : comment faut-il comprendre ce sort de l’Afrique ?

by Bocar Harouna Diallo 3 octobre 2022
written by Bocar Harouna Diallo 4 minutes read

L’Afrique est le seul continent au monde qui a subi et n’a cessé de subir des malheurs et conflits sanglants depuis des millénaires voire des siècles. Des conflits dus généralement à des instabilités politiques, selon Bocar Harouna Diallo. Quel triste sort pour l’Afrique ! Qu’a-t-elle fait pour mériter autant de maltraitances ?

L’Afrique a vécu l’hémorragie de la traite négrière, la colonisation et d’autres malheurs connexes. Des années 1960 à nos jours, ce continent a été le théâtre de plus de 82 coups d’État très dévastateurs entrainant ainsi l’insécurité, l’instabilité, le bafouillage des droits de l’homme, la corruption, le vol et le pillage des ressources naturelles, de la corruption et de la pauvreté extrême.

Retour à la mauvaise époque de la mauvaise gouvernance militaire

Les coups d’État en fonction de leur fréquence semblent être des virus contagieux, car un coup d’État réussi augmente considérablement la probabilité de plusieurs autres surtout dans les pays limitrophes. L’exemple de la bande sahélienne (Mali, Côte-d’Ivoire, Burkina, etc. et s’y ajoute les Guinée aussi)

La récente vague de coups d’État en Afrique subsaharienne est un signal fort voire une mauvaise nouvelle. Paradoxalement les pays les plus pauvres, mais riches en ressources naturelles (exemples Mali [deux fois], Tchad, Guinée, Soudan, Tunisie et, sans doute, Algérie et Burundi) et en transition démocratique sont les plus touchés par ce phénomène. Et la liste est encore élastique.

Mais le constant majeur est que le phénomène s’intensifie depuis 2013 et le pourcentage des pays ayant vécu ce cancer est assez représentatif.

Le continent risque donc de retourner à la mauvaise époque de la mauvaise gouvernance militaire qui sera effectivement une période d’inquiétude, de fuite des cerveaux, de récession économique. Un temps perdu économiquement.

On peut donc affirmer que l’Afrique est naturellement malheureusement et terre de conflits.

Enjeux géopolitiques et stratégiques

Ce tas de conflits au 21e siècle s’explique par divers enjeux géopolitiques, stratégiques et économiques. La course vers le développement et l’exploitation des réserves de biens naturels est un facteur majeur. L’intérêt personnel pour avoir une main mise sur plusieurs opportunités encourage les putschs.

Sans finir d’essuyer les larmes du Colonel DAMIBA, le Burkina pleure encore en recevant de plein fouet un coup de plus. Le Burkina, un pays d’une richesse énorme avec des patriotes animés de bonne foi, qui était sur le bon chemin vers l’opulence, se plonge pleinement dans le gouffre des conflits et coups d’État inutiles et répétitifs qui lui font brouiller le noir.

Les enjeux géopolitiques et stratégiques ne cessent de morceler notre Afrique qui portant aujourd’hui est considérée comme le futur du monde en matière de développement durable. Mais hélas, les diverses opinions terroristes utilisées pour décimer le monde, en particulier l’Afrique, sont l’arme fatale pour accéder aux intérêts particuliers.

À ces coups d’État, s’ajoute le syndrome de la boulimie du pouvoir par des présidents africains qui est devenue une réalité voire même une identité africaine.

Prôner une nouvelle armature territoriale cohérente

Dans certains pays africains, en particulier francophones et anglophones, les présidents par leur gourmandise des délices du pouvoir ont réussi à tripatouiller, à volonté, la constitution de leur pays juste pour rester aussi longtemps que possible aux commandes. On peut citer en exemple, le célèbre président Camerounais Paul BIYA, qui a accédé au pouvoir depuis 1982. Malgré l’âge, les contestations et les conflits entre les peuples francophones et anglophones, il parvient à diriger le pays avec une main forte. Son homologue équato-guinéen, depuis 1979 jusqu’à 2020, a considéré le pays comme sa propre maison où le père de famille n’a aucun opposant capable de changer la donne. OBAMA disait : « Quand un dirigeant essaie de changer les règles au milieu de la partie, simplement pour rester en poste, il s’expose à l’instabilité et à la discorde ».

L’Afrique doit connaitre une nouvelle ère avec de nouveaux dirigeants capables de hisser notre continent au sommet. Des dirigeants qui mettront l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Des dirigeants visionnaires capables de prôner une nouvelle armature territoriale cohérente et qui ont une élégance républicaine. L’Afrique en a marre des coups d’État sanglants. Notre chère Afrique mérite des hommes d’État de valeur et d’éthique qui mettent en avant les intérêts du peuple et qui respectent la république (pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple).

Bocar Harouna DIALLO

3 octobre 2022 0 comments
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Des soldats ivoiriens
A la UnePolitique

« Mercenaires ivoiriens » : ballet diplomatique au Mali depuis le sommet de la Cédéao

by Bakary FOMBA 2 octobre 2022
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Après la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), tenue à New York le 22 septembre 2022, en marge de la 77e tribune des Nations unies, l’on assiste à un véritable ballet diplomatique au Mali. Au menu des échanges, la question des « soldats » ivoiriens détenus au Mali.

Lors de son sommet en dehors des terres africaines, la Cédéao avait dénoncé le « chantage exercé par les autorités maliennes » dans l’affaire des 46 « militaires ivoiriens » et demandé la libération sans condition de ces hommes, arrêtés au Mali depuis le 10 juillet dernier. L’organisation sous-régionale avait par la même occasion annoncé l’envoi incessant d’une mission de haut niveau, composée de chefs d’État.

Le 29 septembre, les atterrissages se sont suivis à l’aéroport international Modibo Kéïta de Bamako-Senou. D’abord, le président gambien, Adama Barrow, ensuite le chef d’État du Ghana, Nana Akufo Ado qui était accompagné du médiateur de la Cédéao pour le Mali, Goodluck Jonathan. Le ministre des Affaires étrangères du Togo, Robert Dussey ainsi que le président de la commission de l’Union économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), Moussa Touré faisaient partie de cette délégation de haut niveau venue négocier la libération des « mercenaires » ivoiriens.

Faire face aux défis de développement   

De leur entretien avec le président malien de la transition, le colonel Assimi Goïta, rien n’a filtré. Mais au lendemain de leur visite, vendredi 30 septembre, le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, a été reçu par le chef d’État malien. Après un échange d’expériences avec son homologue malien qui, selon lui, traverse la même situation qu’il a eu à traverser dans son pays, la Sierra Leone, Julius Maada Bio a également abordé l’épineuse question des 46 « mercenaires ivoiriens ».

Pour le président Sierra léonais, il faut très rapidement résoudre ce problème et faire face aux défis de développement dont le Mali et la Côte d’Ivoire font face. « Nous avons échangé [sur ce problème des militaires ivoiriens]. Nous avons [examiné] dans quelle mesure on peut résoudre cette question très rapidement », a-t-il souligné.

Au regard des difficultés que traverse le monde, il reste nécessaire de travailler ensemble afin de relever les multiples défis, a-t-il expliqué. De même, il a souhaité que le processus de transition en cours au Mali se passe dans la paix. Toute chose qui conduira à une élection transparente amenant au pouvoir un civil.

Bakary Fomba     

2 octobre 2022 0 comments
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