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Enseignant en classe
Actu

Canicule au Mali : modification des horaires scolaires pour préserver la santé des élèves et enseignants

by Bakary FOMBA 6 avril 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Face à la canicule sévère qui frappe actuellement le Mali, les autorités éducatives ont pris une décision proactive en modifiant les horaires de travail dans les écoles fondamentales. Cette initiative, annoncée récemment, vise à offrir des conditions d’apprentissage plus supportables durant cette période de températures extrêmes.

S’appuyant sur l’article 16 de l’Arrêté n° 10-0688/MEALN-SG du 12 mars 2010, cette modification horaire est une mesure de précaution destinée à protéger la santé des apprenants et des enseignants. En ajustant les heures de classe pour éviter les pics de chaleur, les écoles fondamentales permettront ainsi à tous de bénéficier d’un environnement plus clément.

Une mesure temporaire, mais essentielle

Concrètement, les cours commenceront à 8 h et se concluront à 12 h 30. Cette organisation temporaire respecte la masse horaire officielle tout en s’adaptant aux exigences climatiques. Elle souligne l’importance d’une exposition limitée à la chaleur, reconnue pour ses effets potentiellement dangereux sur la santé.

Cette adaptation des horaires reste en vigueur jusqu’à une amélioration des conditions météorologiques. Elle témoigne de la réactivité des autorités éducatives face aux défis posés par la canicule, affirmant leur engagement à maintenir des conditions d’apprentissage optimales.

Prévention des risques liés à la canicule

Cette démarche préventive illustre la priorité donnée à la sécurité et au bien-être des élèves et du personnel enseignant. En reconnaissant et en agissant sur les risques liés à la canicule, les autorités éducatives démontrent une volonté d’assurer un environnement d’apprentissage sûr, adapté aux circonstances exceptionnelles.

Cette initiative des autorités éducatives maliennes souligne une approche réfléchie et adaptative face aux conditions climatiques extrêmes, avec un objectif clair : garantir la sécurité et le confort de la communauté éducative en ces temps de canicule.

Bakary Fomba

6 avril 2024 0 comments
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Ousmane Sonko, Premier ministre, forme son premier gouvernement
A la Une

Un nouveau chapitre pour le Sénégal : l’avènement du gouvernement de rupture d’Ousmane Sonko

by Sahel Tribune 6 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le paysage politique sénégalais, une nouvelle page s’écrit sous les auspices de changement et d’espoir avec la présentation du gouvernement d’Ousmane Sonko.

Trois jours seulement après que Bassirou Diomaye Faye ait prêté serment en tant que cinquième président du Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé son équipe gouvernementale. Cette équipe, composée de 25 ministres et cinq secrétaires d’État, marque une transition significative par rapport à l’ère précédente.

Des départements régaliens pour les membres du PASTEF

Le Premier ministre Sonko a introduit son gouvernement comme étant celui de la « rupture« , signalant ainsi une volonté de se distancer des pratiques antérieures et de réorienter le cap du pays vers de nouveaux horizons. Avec une réduction notable de la taille du gouvernement – près de dix membres de moins que son prédécesseur sous Macky Sall – cette nouvelle formation promet une approche resserrée et potentiellement plus efficace à la gouvernance.

Dans les rangs de ce gouvernement « de rupture« , deux postes régaliens clés ont été attribués à d’importants membres du parti du président. Yassine Fall, vice-présidente du Pastef et chargée des relations internationales, prend les rênes du ministère des Affaires étrangères. Elle fait partie des quatre femmes qui intègrent ce gouvernement majoritairement masculin, un fait qui soulève des questions sur la représentativité féminine au sein de cette nouvelle administration. Au ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birhame Souley Diop, co-fondateur du Pastef et directeur de campagne de Bassirou Diomaye Faye, occupera un poste crucial à l’aube de l’exploitation pétrolière nationale.

Deux militaires nommés

La présence de treize cadres du Pastef dans ce gouvernement révèle une volonté d’assurer une certaine continuité tout en s’ouvrant à de nouveaux visages. Des personnalités comme El Malick Ndiaye, nommé aux Infrastructures et aux Transports, et Amadou Moustapha Ndiak Saré, porte-parole du gouvernement et ministre de la Formation professionnelle, illustrent cette combinaison de renouveau et d’expérience.

La nomination de deux militaires à des postes clés – à la Défense et à l’Intérieur – a suscité des réactions mitigées. Si certains y voient un gage de sécurité et de stabilité, d’autres expriment des inquiétudes quant à l’influence accrue des militaires dans les affaires politiques du pays.

Insuffler une nouvelle dynamique au gouvernement

Ce gouvernement est également marqué par la présence de figures de la continuité, telles que Mustapha Guirassy, nommé ministre de l’Éducation nationale, et Seigne Gueye Diop, chargé de l’Industrie et du Commerce. Toutefois, l’intégration de nombreuses personnalités issues de la société civile, bien que moins connues du grand public, pourrait insuffler une nouvelle dynamique au sein du gouvernement.

La promesse d’un gouvernement de rassemblement et de proximité faite par le Premier ministre Ousmane Sonko suscite à la fois espoir et scepticisme. Seul l’avenir dira si cette équipe sera à la hauteur des attentes des Sénégalais, aspirant à un renouveau politique et social profond. Ce qui est certain, c’est que l’ère Sonko s’annonce comme un tournant potentiel pour le Sénégal, un pays à la croisée des chemins entre tradition et modernité, entre continuité et changement.

Oumarou Fomba

6 avril 2024 0 comments
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Bassirou Diomaye dévoile son programme politique lors de sa première adresse à la nation.
Actu

Sénégal : un nouvel horizon pour la liberté de la presse sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye

by Sahel Tribune 5 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans une ère où l’information circule librement et rapidement à travers les frontières, la garantie de la liberté de la presse est plus que jamais cruciale. Le Sénégal, un pays réputé pour sa démocratie vibrante en Afrique de l’Ouest, se trouve à un moment charnière de son histoire médiatique. L’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence représente une lueur d’espoir pour les médias sénégalais, après des années marquées par des défis considérables.

Reporters sans frontières (RSF) a lancé un appel vibrant au président Faye, l’incitant à honorer ses engagements pris lors de sa campagne présidentielle. Ces engagements, notamment la suppression de la peine d’emprisonnement pour les infractions de presse, constituent la pierre angulaire d’une stratégie ambitieuse visant à renforcer la liberté de la presse au Sénégal. Cette démarche s’aligne sur les recommandations de RSF et sur les attentes de la communauté journalistique sénégalaise et internationale, qui voit en ces mesures un potentiel de revitalisation de l’espace médiatique sénégalais.

Une route semée d’embûches mais prometteuse

La liberté de la presse au Sénégal a souffert ces dernières années, avec des incidents alarmants tels que les arrestations et agressions de journalistes, les suspensions arbitraires de médias, et les coupures d’Internet. La situation s’est aggravée en période pré-électorale de 2024, où au moins 20 journalistes ont été agressés par les forces de l’ordre. Des figures médiatiques, comme Pape Alé Niang, ont également été emprisonnées pour leurs publications critiques. Ces actions ont terni l’image du Sénégal et ont conduit le pays à la 104e place dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2023.

Le chemin vers la réforme n’est pas sans obstacles. La mise en œuvre de la suppression de la peine d’emprisonnement pour les infractions de presse et d’autres mesures nécessitera une volonté politique ferme et une collaboration étroite avec les acteurs médiatiques et la société civile. Cependant, ces défis ne font qu’accentuer l’importance de la tâche à accomplir.

RSF a formulé dix mesures phares pour la nouvelle administration, incluant la régulation des plateformes numériques et la suppression des amendes exorbitantes pour les délits de presse. Ces mesures, si adoptées, pourraient transformer le paysage médiatique sénégalais, assurant la sécurité des journalistes et le respect de la liberté de la presse.

Vers une ère de renouveau

Le mandat du président Bassirou Diomaye Faye se présente comme une opportunité historique de redéfinir la liberté de la presse au Sénégal. En répondant à l’appel de RSF, le président peut inscrire son administration dans l’histoire comme un champion de la liberté de la presse et du droit à l’information. Ce serait un retour aux racines pour le Sénégal, renouant avec sa réputation de modèle de démocratie et de liberté de la presse en Afrique.

Sadibou Marong, Directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF, résume l’enjeu : « La liberté de la presse a été gravement mise à mal ces dernières années au Sénégal. Le pays doit renouer avec sa tradition de modèle en la matière. Et c’est sur un programme incluant une promesse forte qu’est la suppression de la peine d’emprisonnement pour les infractions de presse qu’a notamment été élu Bassirou Diomaye Faye. Nous appelons le nouveau président de la République à tenir cet engagement et à mener une politique ambitieuse pour faire de son mandat celui d’une liberté de la presse respectée et du droit à l’information protégé.”

L’avenir de la liberté de la presse au Sénégal est donc suspendu aux décisions et actions du président Faye. Le monde observe, espérant voir le Sénégal ouvrir un nouveau chapitre, non seulement pour ses médias mais pour la démocratie elle-même.

Oumarou Fomba

5 avril 2024 0 comments
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Dissolution du Conseil des collectivités territoriales du Niger.
Billet d'humeur

Niger: un vent de changement ou une rafale d’incertitudes?

by Chiencoro 5 avril 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Au cœur du Niger, une décision récente bouleverse le paysage politique : la dissolution des conseils des collectivités territoriales par le CNSP. Ce tournant qui suscite un mélange d’espoir et d’inquiétude quant à l’avenir de la démocratie et de la gouvernance locale.

Dans le vaste désert politique du Niger, une tempête soudaine a balayé les anciennes structures, redistribuant les grains de sable du pouvoir dans un nouvel ordre inattendu. Tel un navire naviguant sans boussole dans les eaux tumultueuses de la transition, le pays cherche désormais son cap dans l’ombre portée de ces changements sismiques, dessinant les contours d’une nouvelle réalité encore floue à l’horizon.

La dissolution des conseils des collectivités territoriales au Niger

une décision qui fait écho dans les couloirs du pouvoir et dans les ruelles de Niamey, soulevant un nuage de questions et d’inquiétudes. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), cette entité qui a pris les rênes du pays à la suite du coup d’État du 26 juillet 2023, a posé un nouveau jalon dans l’histoire politique du Niger en décrétant la dissolution des conseils des collectivités territoriales. Une décision prise sous l’ordonnance du général Tiani, l’homme à la barre de ce navire naviguant dans les eaux troubles de la transition politique.

Ces élus, vestiges de la démocratie représentative issus des urnes de fin 2020, se retrouvent écartés, remplacés par des administrateurs délégués dont la majorité provient des rangs des Forces de défense et de sécurité. Une démarche qui, sans aucun doute, instaure une nouvelle dynamique de gouvernance locale mais qui soulève également des interrogations quant à l’avenir de la démocratie et de la participation civile au Niger.

Entre soutien et scepticisme, la société civile s’interroge

Il est indéniable que cette décision du CNSP ne laisse personne indifférent. D’un côté, certaines voix dans la société civile, conscientes des complexités de la période de transition, peuvent percevoir cette initiative comme un pas vers la stabilisation et la réorganisation administrative du pays. D’un autre côté, l’absence d’explications claires de la part du CNSP quant à cette décision ne manque pas de semer le doute et de nourrir les appréhensions quant aux motivations réelles derrière ce remaniement administratif et politique.

Ce qui interpelle, c’est le choix des personnes désignées pour prendre la relève des élus dissous. Plus de 80 administrateurs sur 105 issus des Forces de défense et de sécurité – est-ce une militarisation déguisée des institutions civiles ou une mesure pragmatique dictée par les circonstances actuelles? La nomination de militaires dans des postes clés, notamment dans la capitale Niamey, où le maire Oumarou Dogari est remplacé par un colonel de l’armée, peut être vue comme un double-edged sword, une épée à double tranchant.

Vers un avenir incertain

Alors que le Niger se trouve à un carrefour critique de son histoire, la dissolution des conseils des collectivités territoriales pourrait être interprétée de diverses manières : comme une tentative de consolider le pouvoir et d’assurer une transition sécurisée, ou comme un recul démocratique qui pourrait isoler davantage le pays sur la scène internationale et semer les graines d’un futur incertain.

La question demeure : cette vague de changements est-elle le prélude à une ère de prospérité et de stabilité tant espérée par le peuple nigérien, ou assistons-nous à la mise en place d’un régime où le pouvoir se concentre de plus en plus dans les mains de quelques-uns, au détriment de la volonté et de la voix du peuple?

Dans cette atmosphère chargée de promesses et de périls, une chose est claire : le Niger est à un tournant décisif, et les yeux de ses citoyens, ainsi que ceux de la communauté internationale, resteront rivés sur les développements futurs, espérant que le chemin choisi mènera à la lumière plutôt qu’à l’ombre d’une longue nuit d’incertitudes.

Chiencoro Diarra

5 avril 2024 0 comments
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Une grande salle de conférence
A la Une

Voix du peuple ou voile du pouvoir ? Les dialogues nationaux en Afrique

by Sahel Tribune 5 avril 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans le tumulte politique africain, le dialogue national se dresse comme une stratégie de séduction des pouvoirs en place, mêlant promesses de changement et enjeux de pouvoir. Cette analyse explore la dualité de ces forums, entre racines culturelles profondes et instrumentalisation politique.

Dans le paysage politique africain, le concept de dialogue national apparaît souvent comme une lueur d’espoir au milieu du tumulte des luttes de pouvoir et des troubles sociétaux. Le récent lancement d’un dialogue national au Gabon, sous les auspices du président Brice Oligui Nguema et de personnalités notables comme l’archevêque Jean Patrick Iba et le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, offre une perspective contemporaine à travers laquelle nous pouvons examiner le rôle multiforme du dialogue dans la Politique africaine.

La valeur atavique du dialogue en Afrique

Historiquement, le dialogue a été un mécanisme essentiel pour la résolution des conflits et la prise de décision au sein des sociétés africaines. Ce recours traditionnel à la recherche d’un consensus reflète une philosophie culturelle profondément enracinée qui valorise l’harmonie communautaire et le bien-être collectif. L’application moderne de ces dialogues, en particulier dans le contexte de crises nationales, fait écho à ces pratiques ancestrales, soulignant la croyance dans le dialogue comme voie vers la paix et la stabilité.

Le dialogue national au Gabon, convoqué à la suite de l’ascendant militaire, illustre la double nature de ces forums. La participation massive au Palais des sports de Libreville et la participation inclusive de personnalités politiques, religieuses, militaires et de la société civile témoignent d’une aspiration collective à la stabilité et à la réforme. Cependant, la célébration ostentatoire des chefs militaires et la gestion orchestrée de l’agenda du dialogue suggèrent la dynamique de pouvoir sous-jacente en jeu.

De même, au Niger, l’annonce par le général Tiani d’un dialogue national inclusif au milieu des menaces d’intervention militaire de la CEDEAO reflète la tentative des autorités militaires de légitimer leur pouvoir tout en faisant face aux pressions internes et externes. Cette initiative, tout en promettant une plateforme de consensus, soulève des questions sur la véritable inclusivité et le potentiel de réformes significatives dans le cadre d’une gouvernance militaire.

Le dialogue comme outil de séduction par les autorités

Les expériences du Mali, du Tchad et de la Guinée aggravent encore la complexité des dialogues nationaux. Chaque contexte révèle une interaction unique entre la promesse du dialogue et les réalités des manœuvres politiques, les divisions sociétales et le défi de parvenir à une véritable inclusivité et à des solutions durables. Ces scénarios soulignent l’équilibre délicat entre l’utilisation du dialogue comme outil de cohésion nationale et le risque de sa cooptation par les entités dirigeantes à des fins de légitimation politique.

L’invocation stratégique de dialogues nationaux par les autorités africaines, en particulier par les pouvoirs militaires après le coup d’État, peut être interprétée comme une forme sophistiquée de séduction politique. En projetant un engagement en faveur de l’ouverture et de la réforme, ces dirigeants visent à apaiser l’opposition, à obtenir le soutien international et populaire et à consolider leur emprise sur le pouvoir. Cette manipulation du dialogue reflète une compréhension approfondie de leur pouvoir symbolique et de la propension de la communauté internationale aux résolutions diplomatiques.

L’avenir des dialogues nationaux en Afrique

L’évaluation des résultats de ces dialogues présente un tableau mitigé. Si certains exemples démontrent des progrès tangibles vers la réconciliation nationale et la réforme, d’autres révèlent les limites et les défis inhérents à la traduction du dialogue en un changement politique et social substantiel. La disparité des résultats souligne l’importance d’un engagement véritable, de l’inclusion et d’une surveillance internationale pour garantir le succès des dialogues nationaux.

La trajectoire des dialogues nationaux en Afrique dépend de la capacité à transcender leur application utilitaire par les élites dirigeantes et à les réancrer dans leurs racines ataviques de véritable recherche de consensus et de prise de décision communautaire. Cette voie future nécessite un effort concerté de la part des sociétés africaines et de la communauté internationale pour faire respecter les principes d’inclusion, de transparence et de responsabilité.

Les dialogues nationaux en Afrique incarnent un mélange paradoxal d’espoir et de manipulation. Bien qu’enracinées dans la riche tradition de dialogue et de consensus du continent, leur application contemporaine sert souvent les intérêts stratégiques de ceux qui sont au pouvoir, en particulier à la suite de coups d’État militaires. Le défi et l’opportunité résident dans la récupération de l’essence du dialogue en tant que véritable outil de réconciliation nationale, de gouvernance démocratique et de guérison sociétale. Ce faisant, l’Afrique peut exploiter le véritable potentiel du dialogue pour tracer la voie vers la stabilité, la prospérité et l’unité.

Younouss

5 avril 2024 0 comments
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Donation des équipements à la SOMAGEP à Ségou
Actu

Partenariat vital : Comment le CICR et la SOMAGEP ravitaillent Ségou en eau potable

by Sahel Tribune 4 avril 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face à l’afflux de déplacés internes à Ségou, au Mali, la pression sur l’accès à l’eau potable s’intensifie. Le partenariat entre le CICR et la SOMAGEP devient crucial pour répondre aux besoins essentiels et prévenir une crise hydrique.

Ségou, surnommée la cité des Balanzan, est située au centre du Mali, à quelques kilomètres de la capitale, Bamako. Avec plus de 35 000 déplacés internes recensés en décembre 2023 selon la Direction nationale du Développement social, la 4e région administrative du Mali est devenue un refuge et un lieu de transit pour de nombreuses familles fuyant le conflit. Ceci intensifie la pression sur les services sociaux de base telle que tels que l’accès à l’eau et l’assainissement. Pour améliorer la fourniture d’eau potable aux populations vulnérables, le Comité international de la Croix rouge (CICR) appui la Société malienne de Gestion de l’Eau potable (SOMAGEP).

Le CICR contribuera à garantir la qualité de l’eau

« Le besoin en eau est estimé à 15 000 m³/jour alors que notre capacité journalière de production varie entre 9 500 et 10 000 m³ » explique Kalifa Cissé, le Directeur Régional de la Société malienne de Gestion de l’Eau potable (SOMAGEP).

Tiémoko Ouattara, le coordinateur du programme Eau et Habitat du CICR, estime en moyenne à 40, voire 50 litres, la quantité minimale d’eau salubre nécessaire par jour et par personne pour satisfaire les besoins essentiels.  

« Les populations déplacées continuent d’affluer à Ségou. Avec la période de grande chaleur, le besoin en eau va croissant. Si aucune disposition n’est prise, la ville sera à nouveau confrontée à une pénurie d’eau. », déclare Samou Dakono, Ingénieur en hydraulique, CICR. 

Pour pallier ce problème, la SOMAGEP a réalisé trois forages dont les débits cumulés font 73 m³/heure, soit 73 000 litres/h. Afin d’appuyer ces efforts, le CICR, en tant que partenaire stratégique de la SOMAGEP, a contribué au renforcement de la capacité de traitement de la station de Ségou à travers une donation d’équipements de traitement (pompes doseuses, agitateurs, bacs de dosage) ainsi que des appareils de mesures et autres outils de maintenance. 

« Ces équipements nous aideront à renforcer la production et surtout d’assurer sur le long terme le traitement tout en réduisant les consommations de réactifs. Ainsi, le soutien du CICR contribuera à garantir la qualité de l’eau dans un environnement marqué par l’arrivée continue de personnes déplacées », se réjouit Kalifa. 

En 2023, près de 68 ouvrages réalisés

La collaboration SOMAGEP–CICR ne date pas d’aujourd’hui. Kalifa se souvient de tout le soutien apporté aux directions régionales de Gao, de Kidal, de Mopti et de Tombouctou depuis l’éclatement du conflit en 2012. « Des années durant, le CICR a assuré la fourniture en carburant, en pièces de rechanges et en équipements, afin de faciliter la production et la fourniture de l’eau aux populations des zones affectées par le conflit. Il a également effectué la maintenance des réseaux de refoulement et de distribution d’eau. De plus, le CICR a réhabilité les lignes électriques et le château d’eau pour la SOMAGEP à Bandiagara (Centre du pays) entre 2019 et 2020 ». 

Au cours de ces trois dernières années, le CICR intervient de plus en plus en milieu urbain et semi-urbain, en collaboration avec la SOMAGEP et la SOMAPEP.

En partenariat avec les Directions régionales de l’Hydraulique, la SOMAPEP et la SOMAGEP, le CICR soutient, réhabilite et/ou construit des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les localités les plus affectées par le conflit. Cela inclut des puits, forages (équipés de pompes manuelles ou de groupes électropompes), mais aussi des infrastructures plus complexes composées de réseaux, de réservoirs, de bornes fontaines, d’abreuvoirs et de champs photovoltaïques. En 2023, près de 68 ouvrages ont ainsi été réalisés à travers le pays au bénéfice de 201 800 personnes.

Les risques d’exposition des femmes et de filles

« Le CICR est un partenaire stratégique et sincère, car nous travaillons en parfaite harmonie dans la considération et le respect mutuel. Dans l’élaboration de tous les projets du programme Eau et Habitat du CICR, les observations de la SOMAGEP sont toujours prises en compte, de même que les marques d’équipements exigées », affirme Kalifa.

Pour le CICR, ces appuis contribuent à réduire les risques de pénurie d’eau et aussi les risques de développement de maladies d’origines hydriques provoquées par la consommation d’une eau impure. Le programme Eau du CICR participe également à renforcer la résilience des populations tout en réduisant les risques d’exposition des femmes et de filles qui peuvent être amenés à parcourir de longues distances à la recherche d’eau.

Source : CICR. 


Le titre, les inter-titres et le chapô sont de notre rédaction

4 avril 2024 0 comments
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Vague de chaleur à Bamako
A la UneClimat et environnement

Jeûner dans la fournaise: quand le ramadan rencontre la crise climatique au Mali

by Sahel Tribune 4 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Mali, au cœur d’une vague de chaleur redoutable, se prépare à affronter des températures flirtant avec les 46 °C, une épreuve de plus dans le contexte déjà exigeant du Ramadan. Cette période critique, oscillant entre spiritualité intense et défi physique, se trouve exacerbée par un climat impitoyable qui teste la résilience et la foi des jeûneurs. La canicule prévue du 1er au 5 avril 2024 n’est pas seulement une épreuve climatique ; elle devient une métaphore vivante de l’endurance humaine face aux changements environnementaux dramatiques.

L’annonce de l’Agence Mali-Météo soulève une préoccupation majeure : le jeûne du Ramadan sous un soleil de plomb, où la déshydratation et le stress thermique ne sont pas de simples risques, mais des certitudes. Les régions de Kayes à Mopti se préparent à affronter cette épreuve, non seulement comme un test de foi, mais aussi comme un signal d’alarme face à l’urgence climatique mondiale. Le Mali, déjà aux prises avec les défis du développement durable, doit désormais naviguer dans les eaux tumultueuses du changement climatique, illustrant le fardeau disproportionné porté par les nations les moins responsables de cette crise planétaire.

Depuis quelques semaines, l’Afrique de l’Ouest est aux prises avec cette canicule sévère. Le mercure a grimpé jusqu’à 48,5°C à Kayes, situé à l’ouest du Mali, le mercredi 3 avril. Cette température représente le record mondial de chaleur pour cette période de l’année.

Invitation à réfléchir sur notre rapport au monde naturel

La crise climatique transcende les frontières et les calendriers religieux, affectant le quotidien des jeûneurs maliens, mais également pointant vers une vérité inconfortable : la nécessité d’une action climatique globale. Alors que les fidèles cherchent à maximiser les bienfaits spirituels du Ramadan, ils sont confrontés à l’impératif de repenser leurs habitudes de vie, d’adaptation et de résilience face à un climat qui ne cesse de changer.

Ce lien entre la spiritualité du Ramadan et la crise climatique révèle une double réalité : la vulnérabilité face à la nature et la capacité de la foi à inspirer des actions significatives pour l’environnement. Le Mali, dans sa quête de spiritualité, devient un théâtre où la foi et l’urgence écologique se rencontrent, nous rappelant que la sauvegarde de notre planète est intrinsèquement liée à notre quête de sens et de bien-être.

La recommandation de l’Agence Mali-Météo de limiter les activités physiques et de s’hydrater abondamment n’est pas seulement un conseil pratique ; elle est une invitation à réfléchir sur notre rapport au monde naturel, sur notre empreinte écologique et sur les moyens par lesquels notre spiritualité peut guider nos actions environnementales. Dans ce contexte, chaque goutte d’eau consommée devient précieuse, chaque moment de prière un moment pour réfléchir sur notre rôle dans la préservation de la création divine.

Nous ne devons pas oublier notre responsabilité envers la Terre

Les températures extrêmes au Mali, alors que le monde musulman observe le Ramadan, sont un rappel poignant de l’interconnexion entre notre spiritualité, notre bien-être physique et la santé de notre planète. Cet épisode climatique, loin d’être un simple phénomène météorologique, est un appel à la réflexion et à l’action. Il souligne l’urgence de repenser notre relation avec l’environnement, d’intégrer la durabilité dans nos pratiques de foi et de mobiliser nos convictions spirituelles en faveur de l’action climatique.

Cette vague de chaleur au Mali durant le Ramadan n’est pas seulement une épreuve de foi ; c’est une leçon de vie, un test de notre humanité commune face aux défis environnementaux. Elle nous rappelle que dans notre quête de spiritualité, nous ne devons pas oublier notre responsabilité envers la Terre. La foi, dans sa plus belle expression, devrait nous inspirer à agir pour notre monde, pour que les générations futures puissent aussi trouver réconfort et inspiration dans les cycles de la vie, du jeûne et de la révélation.

Oumarou Fomba

4 avril 2024 0 comments
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