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Monument de la paix Bamako
Politique

« Gouvernement parallèle » : un sabotage de trop ! Le Mali n’est pas la Libye.

by Sahel Tribune 26 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La formation d’un gouvernement parallèle au Mali n’est rien de moins qu’une manœuvre politique dangereuse qui menace de déstabiliser un pays déjà fragilisé. Les événements en Libye en 2022, où deux gouvernements rivaux se disputaient le pouvoir, doivent servir de mise en garde sévère. La Libye, déchirée par des années de guerre civile, offre un exemple clair de ce que le Mali doit éviter à tout prix.

Après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue un terrain de jeu pour les ambitions politiques et les rivalités régionales. Le pays s’était retrouvé avec deux gouvernements concurrents : celui de l’ex-ministre de l’Intérieur Fathi Bachagha, approuvé par le Parlement, et celui de l’homme d’affaires Abdelhamid Dbeibah, qui refusait de céder le pouvoir avant la tenue d’élections. Cette situation a exacerbé les tensions et menaçait de replonger le pays dans un conflit ouvert.

Une enquête ouverte pour identifier et poursuivre les responsables

Au Mali, une situation similaire se profile dangereusement. Le 25 mai 2024, l’Assemblée citoyenne de la Transition civile, initiative des personnalités politiques exilées opposées au régime dirigé par les militaires au Mali, a élu les membres d’un « gouvernement parallèle », visant à contrecarrer les autorités maliennes de la transition, soupçonnée de vouloir « confisquer le pouvoir ». Mohamed Cherif Koné a été nommé Premier ministre, avec une équipe de ministres pour diriger divers départements. Cette initiative, loin d’apporter une solution, risque de plonger le pays dans un chaos semblable à celui de la Libye.

M. Koné, un magistrat radié pour ses prises de position critique envers la justice malienne, et ses collègues ont annoncé, dans leur communiqué signé depuis Genève, leur intention de mettre fin à une « transition interminable ». Cependant, cette tentative de créer un gouvernement en exil n’est qu’une promesse aussi incertaine que la conjecture de Goldbach. Elle manque de légitimité et de soutien populaire, et est susceptible d’aggraver les divisions existantes.

La réaction de la justice malienne a été rapide. Le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité avait déjà ouvert une enquête pour identifier et poursuivre les responsables de cette initiative. Les accusations sont graves : « atteintes au crédit et à la sûreté de l’État, incitation à la violence et au crime par le biais d’un système d’information ». Le procureur Adama Coulibaly a rappelé que les responsables de ces organisations risquent des poursuites et des sanctions pénales.

Le sabotage politique n’a jamais apporté de solutions durables

La situation malienne est déjà critique, avec des élections qui peinent à se tenir malgré une relative stabilité politique et sécuritaire. La création d’un gouvernement parallèle ne fera qu’ajouter à la confusion. Le Mali, contrairement à la Libye, a une chance de sortir de la crise actuelle par des moyens pacifiques et démocratiques. Les efforts doivent se concentrer sur le dialogue et la réconciliation, et non sur la formation de structures concurrentes qui ne feront qu’intensifier les tensions.

Il est impératif que les leaders politiques et les citoyens maliens tirent les leçons des échecs libyens. La voie de la division et de la rivalité ne conduit qu’à la destruction et à la souffrance. Le Mali doit se concentrer sur l’unité nationale, la stabilité et la mise en place de réformes solides pour assurer un avenir meilleur. Le sabotage politique n’a jamais apporté de solutions durables. Il est temps de rejeter ces manœuvres et de travailler ensemble pour reconstruire le Mali.

La comparaison avec la Libye est pertinente, mais elle doit également servir d’avertissement. La Libye est aujourd’hui le théâtre de violences renouvelées et de souffrances indescriptibles pour ses citoyens. Le Mali peut et doit éviter ce destin en choisissant la voie de la coopération et de la négociation. Les Maliens ont montré une résilience admirable face aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés. Cette résilience doit maintenant être dirigée vers la construction d’un futur stable et pacifique.

Le Mali n’est pas la Libye, et il ne doit jamais le devenir

Le gouvernement de transition doit continuer à travailler en faveur de la tenue d’élections libres et transparentes, tout en incluant toutes les parties prenantes dans le processus. Les ambitions personnelles ne doivent pas prendre le pas sur l’intérêt national. Les Maliens méritent une gouvernance qui reflète leurs aspirations et qui œuvre pour leur bien-être.

Il est crucial de comprendre que la formation d’un gouvernement parallèle n’est pas une solution viable. Elle ne fera qu’approfondir les fractures existantes et pourrait conduire à une nouvelle spirale de violences. Le Mali n’est pas la Libye, et il ne doit jamais le devenir. Le pays a le potentiel de surmonter ses défis actuels grâce à une approche inclusive et collaborative. Le moment est venu de mettre de côté les différends et de travailler ensemble pour un avenir meilleur pour tous les Maliens.

L’histoire doit nous enseigner les dangers de la division et de la rivalité. Le Mali, avec ses richesses culturelles et son peuple déterminé, a les moyens de bâtir une nation forte et unie. La création de gouvernements parallèles ne fera qu’affaiblir cette vision. Il est temps pour tous les Maliens de s’unir derrière un objectif commun : la paix, la stabilité et le progrès pour leur pays.

Younouss 

26 mai 2024 0 comments
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Serguei Lavrov
Actu

Sergueï Lavrov : « Nous œuvrons à étendre notre présence diplomatique en Afrique »

by Chiencoro 26 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Sergueï Lavrov a annoncé, lors de la réception de la Journée de l’Afrique, que la Russie étendra sa présence diplomatique en ouvrant de nouvelles missions en Sierra Leone, au Niger et au Soudan du Sud. Cette initiative vise à renforcer l’influence diplomatique et économique de la Russie sur le continent africain.

Lors de la réception marquant la Journée de l’Afrique, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a annoncé avec assurance : « Nous œuvrons à étendre notre présence diplomatique en Afrique. Nous nous préparons à ouvrir des missions diplomatiques à part entière en Sierra Leone, au Niger et au Soudan du Sud. » Cette déclaration, loin d’être anodine, marque une étape significative dans la stratégie diplomatique de la Russie en Afrique. Une expansion qui suscite autant d’espoir que de questionnements, dans un contexte international de plus en plus tendu.

La présence diplomatique de la Russie en Afrique n’est pas une nouveauté. Depuis l’ère soviétique, Moscou a tissé des liens avec plusieurs pays africains, principalement à travers l’assistance militaire et les échanges économiques. Mais aujourd’hui, cette dynamique prend une nouvelle ampleur. En s’implantant en Sierra Leone, au Niger et au Soudan du Sud, après le Mali, le Burkina Faso, la Centrafrique, la Russie semble vouloir redessiner la carte géopolitique de l’Afrique à son avantage.

Un jeu d’échecs diplomatique

Pourquoi la Sierra Leone, le Niger et le Soudan du Sud ? Ces pays, bien que différents par leurs contextes politiques et économiques, partagent des caractéristiques stratégiques communes : des ressources naturelles abondantes, des positions géographiques clés et, malheureusement, des vulnérabilités économiques et sécuritaires. Pour Moscou, investir dans ces régions offre une double opportunité : renforcer son influence géopolitique tout en accédant à des marchés et ressources prometteurs.

L’annonce de Lavrov intervient à un moment où les grandes puissances mondiales intensifient leur présence en Afrique. La Chine, les États-Unis et l’Union européenne multiplient les initiatives pour consolider leurs partenariats sur le continent. Dans ce jeu d’échecs diplomatique, chaque mouvement compte, et la Russie semble bien déterminée à jouer son rôle. Mais à quel prix ?

En effet, l’implantation de nouvelles missions diplomatiques ne se fait pas sans défis. La stabilité politique fragile du Niger et du Soudan du Sud, ainsi que les enjeux de développement en Sierra Leone, posent des questions sur la capacité de la Russie à maintenir une influence positive et durable. De plus, cette expansion pourrait être perçue par d’autres puissances comme une provocation, exacerbant les tensions internationales.

L’Afrique à la croisée des chemins

Pour les pays africains concernés, l’ouverture de missions diplomatiques russes pourrait offrir de nouvelles opportunités économiques et politiques. L’expertise militaire et les investissements russes pourraient contribuer à la stabilité et au développement de ces nations. 

Toutefois, l’histoire récente de la présence étrangère en Afrique rappelle que ces engagements ne sont pas toujours synonymes de progrès. Les promesses de développement et de stabilité doivent être accompagnées d’une véritable coopération basée sur le respect mutuel et les intérêts des populations locales, surtout à une période où les pays États africains se battent pour leur souveraineté dans les prises de décision.

Un engagement à double tranchant

La déclaration de Lavrov est donc une pièce maîtresse dans la stratégie globale de la Russie en Afrique. Elle symbolise une volonté de s’affirmer sur la scène internationale, mais elle comporte également des risques. Les ambitions de Moscou doivent être mesurées par une capacité réelle à contribuer positivement au développement des pays africains concernés.

Alors que la Russie se prépare à ouvrir des missions diplomatiques en Sierra Leone, au Niger et au Soudan du Sud, l’Afrique se retrouve une fois de plus au cœur des enjeux géopolitiques mondiaux. 

Pour les nations africaines, l’enjeu est de taille : naviguer entre les opportunités offertes par cette nouvelle diplomatie et les risques inhérents à toute influence étrangère. Pour la Russie, il s’agit de prouver que son engagement en Afrique peut être une force de progrès et de stabilité. Le pari est audacieux, et seul l’avenir dira si Moscou saura relever ce défi avec succès.

Chiencoro Diarra

26 mai 2024 0 comments
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SIgnature de la Charte de la Transition
Politique

Cinq ans de plus : les enjeux de la prolongation de la Transition au Burkina Faso

by Chiencoro 26 mai 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Au Burkina Faso, les Assises nationales sur la transition, qui ont débuté le samedi 25 mai 2024 et étaient prévues pour durer deux jours, ont pris fin le même jour, dans l’après-midi avec une décision lourde de conséquences : la signature d’une nouvelle charte prolongeant la transition pour 60 mois supplémentaires. Cette prolongation, annoncée par le capitaine Ibrahim Traoré, reflète la complexité et les défis du contexte socio-politique burkinabé.

Comme une monture qui s’apprête à franchir un col escarpé, le Burkina Faso prolonge sa transition politique de cinq ans, cherchant à gravir les sommets de la stabilité et de la sécurité. Cette décision, prise lors des Assises nationales, promet des réformes profondes, mais soulève aussi des doutes quant à l’endurance démocratique du pays.

Contexte et décision

Les représentants des différentes couches de la société burkinabé, y compris les chefs coutumiers, religieux, organisations de la société civile, partis politiques, et forces de défense et de sécurité, se sont réunis pour faire un bilan de la transition depuis octobre 2022 et définir la suite du processus. Cette réunion, initialement prévue pour deux jours, s’est achevée en une journée avec l’adoption d’une nouvelle Charte.

Le document signé par le capitaine Ibrahim Traoré prolonge la transition pour une période de cinq ans, débutant le 2 juillet prochain. Initialement, une durée de trois ans et demi (42 mois) avait été proposée, mais les participants ont opté pour une période plus longue. Le document précise que des élections pourraient néanmoins être organisées avant cette échéance si la situation sécuritaire le permet. Chose que le Capitaine Ibrahim Traoré avait déjà fait entendre lors d’une interview accordée à Alain Foka en mars 2024, après le départ des trois pays de l’Alliance des États du sahel (AES) de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Afrique de l’Ouest). 

Analyse des implications

Cette décision de prolongation de la transition soulève plusieurs questions et implications pour le Burkina Faso. D’abord, il est important de comprendre les raisons derrière cette extension significative. Le ministre Emile Zerbo a évoqué un « tournant décisif » nécessitant un « sursaut patriotique » pour reconquérir le territoire et réussir la transition. Selon lui, « les grandes épreuves forgent les grands hommes », et cette période prolongée est essentielle pour stabiliser le pays et mettre en place des réformes durables.

Le chef de l’État, désormais appelé président du Faso, chef de l’État, chef suprême des armées, ainsi que le Premier ministre et le président de l’Assemblée législative pourront être candidats aux élections présidentielle, législatives et municipales à la fin de la transition. Cette disposition a suscité des débats, notamment sur l’équité et la transparence des futures élections.

Un nouvel organe, le Korag, sera créé pour définir, suivre et contrôler la mise en œuvre de la vision stratégique du pays. Cet organe reflète la volonté de structurer et d’institutionnaliser les efforts de transition pour garantir une approche cohérente et stratégique.

Réactions et controverses

Durant les débats, des centaines de manifestants soutenant le régime se sont rassemblés autour de la salle de conférence, demandant un mandat d’au moins dix ans pour le capitaine Ibrahim Traoré. Les forces de sécurité ont dû intervenir pour repousser ces manifestants, soulignant les tensions et les passions suscitées par cette décision.

Cette prolongation de la transition peut être vue sous deux angles. D’un côté, elle peut être perçue comme une mesure nécessaire pour assurer la stabilité et la sécurité du Burkina Faso, permettant au gouvernement de mettre en œuvre des réformes profondes sans la pression d’une échéance électorale imminente. De l’autre côté, elle peut être critiquée comme une manœuvre pour prolonger indéfiniment le pouvoir en place, risquant de saper la confiance du public dans le processus démocratique.

Perspectives d’avenir

Pour comprendre pleinement l’impact de cette prolongation, il est essentiel de suivre de près la mise en œuvre des réformes promises et les progrès réalisés dans les domaines clés tels que la sécurité, la gouvernance, et la reconstruction économique. La création du Korag sera particulièrement intéressante à observer, car son efficacité dépendra de sa capacité à agir de manière indépendante et transparente.

Les élections qui pourraient avoir lieu avant la fin de la période de transition, si la situation sécuritaire le permet, seront un test crucial de la volonté du gouvernement de respecter les principes démocratiques. La possibilité pour les dirigeants actuels de se présenter à ces élections ajoute une couche de complexité, posant des questions sur l’équité et la transparence du processus électoral.

La décision de prolonger la transition au Burkina Faso pour cinq ans reflète les défis complexes et les besoins pressants du pays. Elle souligne la nécessité d’un sursaut patriotique et d’un engagement collectif pour stabiliser le Burkina Faso et mettre en place des réformes durables. Cependant, elle pose également des questions critiques sur la transparence, l’équité, et la véritable volonté de conduire le pays vers une démocratie stable et inclusive. Seul le temps dira si cette prolongation sera un pas vers la stabilité et le progrès ou un prolongement des incertitudes et des tensions politiques.

Chiencoro Diarra 

26 mai 2024 0 comments
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Meeting du M5-RFP à Bamako après le coup d'Etat du 18 août 2020.
A la UnePolitique

Le M5-RFP : un navire divisé en pleine tempête politique

by Sahel Tribune 26 mai 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Le 24 mai 2024 marquait le troisième anniversaire de ce que le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) appelle la « rectification de la trajectoire de la transition » au Mali, qui correspond au renversement de Bah N’Daw de la présidence de la transition, après le coup d’État du 18 aout 2020 contre Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Ce moment est l’occasion pour le M5-RFP de publier un communiqué critique qui a suscité une attention particulière, non seulement en raison de son contenu tranchant, mais aussi parce qu’il reflète les divisions internes au sein du mouvement.

Comme un navire en pleine tempête cherchant désespérément la lumière d’un phare, le Mali navigue dans des eaux politiques tumultueuses à l’occasion du troisième anniversaire de la rectification de sa transition. Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), divisé entre les courants de Choguel Maïga et de l’imam Oumarou Diarra, se débat dans les vagues de critiques et de luttes internes, mettant en lumière les défis d’une coalition hétéroclite dont les rêves de renouveau sont secoués par les ambitions et les désaccords.

Le M5-RFP de Choguel Kokalla Maïga

La tendance du M5-RFP soutenant le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre du gouvernement de transition, exprime plusieurs griefs envers les militaires au pouvoir. Ce groupe déplore l’exclusion de ses membres du gouvernement lors du dernier remaniement, à l’exception d’un ministre en charge de la Refondation de l’État, qui a peu d’influence. De plus, ils critiquent le fait de ne pas avoir été associés à l’organisation du dernier dialogue inter-Maliens, qualifiant les recommandations de cette rencontre de « tendancieuses ».

L’un des points centraux de leur critique est l’opposition à un éventuel maintien des militaires au pouvoir pour plusieurs années supplémentaires et à la promotion des six colonels (Assimi Goïta, Malick Diaw, Sadio Camara, Abdoulaye Maïga, Modibo Koné et Ismaël Wagué) au rang de général. Ils s’opposent également à l’ouverture d’un dialogue avec les jihadistes, appelant à respecter le « pacte d’honneur » et à maintenir une collaboration sincère entre civils et militaires. Cette déclaration intervient à un moment où le Premier ministre Maïga semble de plus en plus marginalisé dans les décisions stratégiques, avec des rumeurs de remaniement ministériel circulant à Bamako.

Le M5-RFP de l’Imam Oumarou Diarra

De l’autre côté, la tendance du M5-RFP, tendance de l’imam Oumarou Diarra, ancien ministre du gouvernement de transition, critique vivement Choguel Kokalla Maïga. Ce groupe accuse le Premier ministre de s’accrocher à sa position malgré les désaccords internes et de manquer de respect aux valeurs de dignité et d’honneur du mouvement. Ils rappellent que c’est Choguel Maïga lui-même qui avait défendu le limogeage des ministres du M5-RFP lors du dernier remaniement, soutenant qu’ils étaient les seuls à traîner des casseroles. Ils reprochent à Maïga de se plaindre de sa mise à l’écart alors qu’il avait auparavant soutenu les décisions qu’il critique aujourd’hui.

Ce groupe accuse également l’actuel Premier ministre de « manipuler les procédures judiciaires pour favoriser ses alliés et de se positionner » comme victime alors qu’il avait appuyé les mesures qu’il dénonce maintenant. Ils soulignent que le M5-RFP ne se réduit pas à la seule personne de Choguel Maïga et que les idéaux du mouvement doivent transcender les ambitions individuelles.

Un mouvement hétéroclite et divisé

Le M5-RFP est né de la volonté de changement face à une crise multidimensionnelle au Mali. En 2020, ce mouvement a joué un rôle crucial dans la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta, grâce à l’intervention des Forces armées maliennes (FAMas). Cependant, depuis cette victoire initiale, le mouvement s’est fragmenté en raison de luttes internes pour le pouvoir.

La « rectification de la trajectoire » en mai-juin 2021 avait pour but de consolider un partenariat stratégique entre les forces civiles et militaires, visant à bâtir une action gouvernementale basée sur des mesures essentielles pour le Mali. Le Premier ministre Choguel Maïga, proposé par le M5-RFP, a été chargé de diriger ce gouvernement de transition sous la présidence du Colonel Assimi Goïta.

Depuis cette rectification, plusieurs avancées notables ont été réalisées, comme le renforcement du système de défense et de sécurité, la réaffirmation de la souveraineté diplomatique, et la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Cependant, les tensions internes au sein du M5-RFP et entre les civils et militaires menacent de compromettre ces progrès.

Des dynamiques internes pour apprécier les défis auxquels le pays est confronté

Les critiques des deux tendances du M5-RFP montrent une réalité complexe. D’un côté, la faction de Choguel Maïga se sent marginalisée et trahie, déplorant le manque de collaboration et d’inclusion de la part des militaires. De l’autre, la faction de l’imam Oumarou Diarra accuse Maïga de duplicité et de manipulation, insistant sur la nécessité de rester fidèle aux idéaux du mouvement sans céder aux ambitions personnelles.

Il est crucial de comprendre ces dynamiques internes pour apprécier les défis auxquels le pays est confronté. Le succès de la transition et de la refondation du Mali repose sur une collaboration sincère entre toutes les forces vives du pays, civils et militaires. Les ambitions individuelles et les luttes de pouvoir ne doivent pas compromettre les aspirations du peuple malien à un avenir plus stable et prospère.

Le mémorandum du M5-RFP met en lumière les défis et les tensions actuels de la transition malienne. Il appelle à une collaboration sincère et à un respect mutuel entre civils et militaires pour garantir un avenir meilleur au peuple malien. La vigilance, la coopération et la détermination restent les maîtres mots pour surmonter les défis actuels et bâtir un Mali plus fort et uni. Le chemin de la refondation est encore long, mais avec une vision partagée et un engagement sincère, le peuple malien peut espérer un avenir meilleur.

Oumarou Fomba 

26 mai 2024 0 comments
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AIGE
Politique

L’Aige en mission au Burkina Faso : renforcer la démocratie par le partage d’expériences

by Sahel Tribune 24 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Une mission de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) séjourne à Ouagadougou, Burkina Faso, du 22 au 28 mai 2024, pour partager des expériences avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Conduite par Ousmane Traoré, vice-président de l’AIGE, cette visite vise à renforcer la transparence et l’efficacité des processus électoraux dans les deux pays.

Il est des missions qui, bien qu’elles passent parfois inaperçues, portent en elles les graines d’un avenir meilleur. En ce moment même, une délégation de haut niveau de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) séjourne à Ouagadougou, Burkina Faso, du 22 au 28 mai 2024. Cette visite, menée par le Vice-président de l’AIGE, M. Ousmane Traoré, n’est pas une simple formalité diplomatique. C’est une véritable quête d’excellence et de partage d’expériences avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burkina Faso.

Initiative à applaudir 

Il est rafraîchissant de voir des institutions comme l’Aige prendre des initiatives proactives pour consolider leurs compétences et renforcer leurs capacités techniques et opérationnelles. L’objectif de cette mission est clair : s’assurer que les élections organisées soient crédibles, transparentes et acceptables par tous. Et quoi de mieux que d’apprendre de ses voisins, surtout lorsqu’ils partagent des défis similaires ?

Cette démarche de l’Aige n’est pas nouvelle. Elle fait suite à une précédente mission électorale du Burkina Faso au Mali, conduite par M. Elysé Ouédraogo, président de la Ceni du Burkina Faso, lors du référendum constitutionnel du 18 juin 2023. Ce précédent échange a permis à nos homologues burkinabés de s’imprégner de l’expérience malienne en matière d’organisation et de gestion des élections. Aujourd’hui, c’est au tour de l’organe unique de gestion des élections au Mali de puiser dans le réservoir de connaissances et d’expertise de la Ceni burkinabé.

En prenant cette initiative, l’Aige montre sa détermination à ne rien laisser au hasard. En tant que citoyens, nous devons applaudir cette démarche. Pourquoi ? Parce que des élections bien organisées sont le fondement d’une démocratie solide. Elles assurent que la voix de chaque citoyen compte et que le processus électoral est digne de confiance.

Prête à apprendre et à évoluer

M. Ousmane Traoré et sa délégation ne sont pas seuls dans cette entreprise. Ils sont accompagnés de cinq membres du Collège de l’Aige, du Secrétaire général et du Chef du département des opérations électorales. Une équipe solide et dévouée, prête à absorber le maximum d’informations pour améliorer encore davantage le système électoral malien.

Les échanges entre l’organe unique de gestion des élections et la ses homologues burkinabé ne sont pas simplement des discussions formelles. Ils sont un pont entre deux nations partageant une vision commune de la démocratie et de la gouvernance. En renforçant leurs relations, ces deux organes électoraux créent une synergie qui profitera à long terme à leurs pays respectifs. Il ne s’agit pas seulement de techniques et de procédures, mais d’un véritable échange d’idées et de bonnes pratiques.

Le Vice-président de l’Aige, M. Ousmane Traoré, l’a bien compris. Sa mission est de garantir que chaque élection au Mali soit menée avec le plus haut niveau de compétence et de transparence. En se tournant vers leurs homologues burkinabés, l’Aige montre qu’elle est prête à apprendre et à évoluer pour le bien de tous les Maliens.

Des élections encore plus robustes et transparentes au Mali

Ce voyage à Ouagadougou symbolise également la fraternité entre les États du Sahel, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). En travaillant ensemble, en partageant leurs réussites et leurs défis, le Mali et le Burkina Faso montrent qu’ils sont plus forts unis. Cette solidarité est essentielle dans une région souvent marquée par des turbulences politiques et sécuritaires.

Nous devons reconnaître et célébrer ces efforts. Ils témoignent d’une volonté de progresser, d’améliorer et de garantir que chaque élection reflète véritablement la volonté du peuple. L’Aige, par cette mission, réaffirme son engagement envers des élections transparentes et équitables, un engagement qui mérite notre respect et notre soutien.

L’initiative de l’Aige de visiter la CENI au Burkina Faso est un pas en avant significatif pour la démocratie malienne. C’est une démonstration de dévouement et de professionnalisme. Alors que cette mission se poursuit, nous pouvons être assurés que les fruits de ce voyage se traduiront par des élections encore plus robustes et transparentes au Mali. 

Oumarou Fomba 

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LANCEMENT DES TRAVEAUX DE CENTRALE SOLAIRE A SANAKOROBA
A la UneÉconomie

Assimi Goïta et la mobilisation populaire : la centrale solaire de Sanankoroba prend vie

by Chiencoro 24 mai 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Ce vendredi 24 mai 2024 marque une date historique pour le Mali. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a officiellement lancé les travaux de construction d’une nouvelle centrale solaire à Sanankoroba, dans la région de Koulikoro. Cet événement a rassemblé non seulement les plus hautes autorités du pays, mais également des représentants internationaux, soulignant l’importance de ce projet pour le futur énergétique du Mali.

Dès son arrivée, le Président Goïta a été accueilli par une population enthousiaste et reconnaissante. Les habitants de Sanankoroba et des environs se sont massivement mobilisés pour montrer leur soutien indéfectible à leur leader. Sur le chemin du retour, de Sanankoroba jusqu’à Kati, des milliers de Maliens ont pris d’assaut les abords de la voie principale pour exprimer leur soutien au chef de l’État. Cette scène spectaculaire a cloué le bec à ceux qui doutaient encore de la popularité du Colonel Goïta. 

« Assimi Goïta, nous t’aimons et nous mourrons pour vous, » a crié un motocycliste à la tête d’un long convoi, fermant le cortège du président et l’accompagnant jusqu’au rond-point de Kati. Ces mots résonnent comme un témoignage vibrant de l’admiration et de l’affection que le peuple malien porte à son Président de la Transition.

Mamadou Zan Traoré, maire de la commune rurale de Sanankoroba, a partagé son enthousiasme : « Le rêve du peuple malien devient une réalité tangible. Nous ne sommes plus loin du bout du tunnel. » Il a exprimé sa satisfaction face aux efforts déployés pour améliorer la situation énergétique du pays.

Une cérémonie de lancement remarquable

La cérémonie de lancement a vu la participation de nombreuses personnalités, dont le Premier ministre, le Président du Conseil national de Transition et plusieurs membres du gouvernement, notamment Mme Bintou Camara, ministre de l’Énergie et de l’Eau. Des diplomates, comme l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, étaient également présents, soulignant la dimension internationale de ce projet.

Le directeur général de l’entreprise russe Novawind, M. Grigory Nazarov, a précisé dans son discours inaugural : « Nous avons pris cet engagement avant la finalisation du contrat commercial pour répondre aux besoins urgents d’énergie exprimés par le Mali. La centrale solaire n’est pas seulement une réduction significative du déficit énergétique de Bamako, mais aussi la création de nouveaux emplois et des recettes fiscales. »

M. Grigory Nazarov a mis en avant l’importance du projet. « La centrale solaire de Sanankoroba n’est pas seulement une réduction significative du déficit énergétique de Bamako, mais aussi la création de nouveaux emplois et des recettes fiscales, » a-t-il affirmé. « C’est une contribution significative à la prospérité et au renforcement de la région. »

Un projet d’envergure pour l’avenir

La future centrale solaire de Sanankoroba, d’une capacité de 200 mégawatts-crête, couvrira une superficie de 314 hectares. Elle comprendra des modules photovoltaïques bifaciaux, un système de stockage d’énergie de 20 mégawattheures, un poste d’évacuation et une ligne de raccordement haute tension en 225 Kilo-Volt sur environ 11 km, a expliqué le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara. Le projet, d’un coût de plus de 120 milliards de FCFA, devrait être achevé en 12 mois.

« Cette cérémonie est le fruit d’un protocole d’accord signé avec la société Rosatom de la Fédération de Russie, » a-t-elle rappelé, soulignant la dynamique coopération russo-malienne.

Mme Bintou Camara a souligné l’importance de ce projet pour le Mali : « Cette centrale contribuera fortement à la réduction de l’importation de combustible pour la production d’énergie, c’est-à-dire l’amélioration du mix énergétique. » Elle a également rendu hommage à la coopération russe, qui a permis la réalisation de ce projet, et a appelé les services techniques à un suivi rigoureux pour respecter les délais contractuels.

Un partenariat international fort

Dans son discours, le Président Goïta a exprimé son espoir pour le futur : « C’est avec un réel espoir que je viens de poser le premier panneau de la société EDM-SA du Mali. L’étape de Sanankoroba est le début d’une série de constructions de centrales solaires en République du Mali et vise à concrétiser notre souveraineté énergétique. »

La présence de diplomates et de partenaires internationaux, notamment de la Russie, à cette cérémonie témoigne de la solidité des relations internationales du Mali. « Je tiens à saluer l’engagement constant de la Fédération de Russie aux côtés du peuple malien en cette période difficile, » a déclaré le Colonel Goïta. Ce projet est une preuve concrète de la coopération fructueuse entre le Mali et la Russie.

La pose de la première pierre de la centrale solaire de Sanankoroba est plus qu’un simple événement symbolique. C’est une étape cruciale vers l’autonomie énergétique du Mali et un témoignage de l’unité et de la résilience du peuple malien. En rassemblant autour de lui une nation confiante et déterminée, le Colonel Assimi Goïta prouve une fois de plus qu’il est un leader dévoué, prêt à guider le Mali vers un avenir prospère et durable.

Chiencoro Diarra 

24 mai 2024 0 comments
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Crise énergétique mondiale
A la UneBillet d'humeur

Crise énergétique mondiale : le Mali n’est pas seul dans la tourmente

by Chiencoro 23 mai 2024
written by Chiencoro 6 minutes read

Le Mali, confronté à une crise énergétique majeure depuis plusieurs années, voit son économie paralysée par des coupures d’électricité fréquentes. Face à ce défi mondial, le président Assimi Goïta prend des initiatives pour se tourner vers les énergies renouvelables, avec la pose imminente de la première pierre de la centrale solaire de Sanankoroba.

La crise énergétique n’épargne personne. Du Mali à l’Allemagne, en passant par l’Afrique du Sud, les pénuries d’électricité et les hausses de prix bouleversent les économies et les vies quotidiennes. Alors que le Mali traverse une crise énergétique majeure depuis plus près d’une décennie, il est crucial de reconnaître que ce problème est mondial et que même des nations développées ne sont pas épargnées.

Le Mali dans la tourmente énergétique

Depuis plus environ une décennie, le Mali est plongé dans une crise énergétique qui paralyse son économie. Tous les secteurs socio-économiques du pays sont touchés. L’administration publique, vitrine de l’État, fonctionne au ralenti à cause des coupures de courant. Des entreprises ferment leurs portes les unes après les autres, poussées à la faillite par l’absence d’énergie. Les industries, incapables de supporter les coûts élevés des groupes électrogènes, licencient en masse leurs employés.

Le secteur informel, pilier économique pour des millions de Maliens, est également frappé de plein fouet. Tailleurs, menuisiers, soudeurs, blanchisseurs et vendeuses de glace voient leurs activités paralysées par le manque de courant électrique, réduisant leur capacité à générer des revenus. La crise socio-économique qui en résulte anéantit les efforts de résilience des citoyens, et beaucoup peinent à assurer deux repas par jour.

Face à cette situation, les Maliens sont de plus en plus désespérés. Ils demandent aux autorités de la transition de prendre leurs responsabilités et de fournir au moins le minimum nécessaire pour survivre. 

Un problème global : le Tchad, la Guinée et le Niger en souffrent aussi

Au Tchad, la crise énergétique est exacerbée par une vague de chaleur intense. Certains quartiers de N’djaména ont passé plus de deux mois sans électricité. La campagne présidentielle ayant confirmé Mahamat Idriss Déby, fils d’Idriss Déby Itno, à la tête de l’État Tchadien, était marquée par des promesses politiques concernant l’amélioration de l’accès à l’électricité, mais les Tchadiens restent sceptiques. Dans un contexte de forte chaleur où la température frôlait les 45 degrés, l’absence d’électricité complique davantage la vie quotidienne des citoyens, accentuant leur frustration et leur désespoir.

En Guinée, une explosion au principal dépôt pétrolier du pays en décembre 2023 a entraîné la perte d’une centrale thermique à Coronthie, plongeant la capitale dans le noir et provoquant des émeutes. Le pays a dû se tourner vers le Sénégal pour importer de l’électricité afin de pallier le déficit énergétique. Cette dépendance énergétique souligne la vulnérabilité des infrastructures guinéennes et la nécessité de trouver des solutions durables.

Le Niger, quant à lui, dépend du Nigeria pour son approvisionnement en électricité. Suite au coup d’État du 26 juillet 2023, le Nigeria a interrompu cette fourniture, exacerbant la crise énergétique. Bien que la ligne d’interconnexion ait été rétablie, la situation reste précaire, avec des coupures d’électricité fréquentes qui affectent la vie quotidienne des Nigériens. La société Nigérienne d’Électricité (NIGELEC) peine à répondre à la demande croissante en énergie, notamment pendant la saison chaude.

Même l’Allemagne et l’Afrique du Sud ne sont pas épargnées

La crise énergétique ne se limite pas à l’Afrique subsaharienne. En Allemagne, l’abandon du nucléaire au profit des énergies renouvelables a conduit à une augmentation significative des coûts de l’énergie, provoquant des manifestations de masse et des tensions politiques. Les Allemands, jadis fiers de leur transition énergétique, se retrouvent face à des factures d’électricité exorbitantes et à une instabilité énergétique croissante.

En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a déclaré l’état de catastrophe nationale, en 2023, en raison des coupures de courant massives qui paralysent le pays. La compagnie nationale d’électricité, Eskom, n’arrive plus à satisfaire la demande, plongeant les foyers et les entreprises dans l’obscurité. Cette situation est si grave que le gouvernement a dû créer un ministère de l’Électricité pour tenter de gérer la crise.

Les efforts des autorités maliennes

Dans ce contexte mondial, les autorités maliennes de la transition font de leur mieux pour résoudre les problèmes énergétiques malgré les divers défis et obstacles. La Société Nigérienne de Pétrole (SONIDEP) a fourni à Énergie du Mali (EDM-SA) 150 millions de litres de gasoil pour alimenter les centrales électriques et réduire les coupures de courant. De plus, le gouvernement malien explore de nouveaux partenariats pour renouveler ses équipements et financer l’achat de carburant nécessaire à la production d’électricité.

La ministre de l’Énergie et de l’Eau du Mali, Bintou Camara, a souligné que le pays a noué de nouveaux partenariats pour améliorer ses infrastructures énergétiques. Toutefois, ces efforts se heurtent à la vétusté des installations existantes et à la dette colossale de la compagnie nationale d’électricité.

Face à cette situation, le président Assimi Goïta a pris l’initiative de se tourner vers les énergies renouvelables, comme solution à moyen terme. Vendredi 24 mai 2024, il posera la première pierre de la centrale solaire de Sanankoroba, marquant ainsi un pas important vers une solution durable à la crise énergétique du pays. Cette centrale solaire est conçue pour fournir une source d’énergie propre et fiable, réduisant la dépendance du Mali aux combustibles fossiles et aux fluctuations des prix du carburant.

Vers une solution durable

Cependant, ces efforts doivent être accompagnés d’une gestion transparente et efficace pour éviter les écueils du passé. Les Maliens attendent de leur gouvernement qu’il fasse preuve de responsabilité et de réactivité face aux crises. Les autorités doivent s’efforcer de restaurer la confiance publique en prenant des mesures concrètes pour améliorer l’accès à l’électricité et alléger les souffrances des citoyens.

L’initiative de la centrale solaire de Sanankoroba est un signe prometteur, mais elle ne peut pas être la seule solution. Il est crucial que le gouvernement malien explore également d’autres sources d’énergie renouvelable et renforce les infrastructures existantes pour assurer une distribution stable et suffisante d’électricité à travers le pays. La diversification des sources d’énergie et l’amélioration de l’efficacité énergétique sont essentielles pour construire un système énergétique résilient et durable.

Les efforts des autorités doivent également inclure une meilleure communication avec la population. Les Maliens doivent être informés des mesures prises pour résoudre la crise énergétique et des progrès réalisés. Une communication transparente peut aider à restaurer la confiance et à mobiliser le soutien public pour les initiatives en cours.

La transition vers les énergies renouvelables, symbolisée par la centrale solaire de Sanankoroba, est une étape cruciale. Elle doit être suivie par des efforts continus pour moderniser le secteur énergétique du pays. Le Mali a le potentiel de transformer cette crise en une opportunité de développement durable, mais cela nécessitera une volonté politique forte, des investissements stratégiques et une gestion rigoureuse des ressources. Les Maliens méritent un avenir où l’accès à l’électricité est fiable et abordable, et où leur économie peut prospérer sans les entraves imposées par une crise énergétique persistante.

Chiencoro Diarra 

23 mai 2024 0 comments
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