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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
Politique

Burkina Faso : Assises nationales pour sceller l’avenir de la Transition

by Sahel Tribune 15 mai 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les 25 et 26 mai à Ouagadougou, le Burkina Faso tiendra des assises nationales pour décider de l’avenir de sa transition politique, prévue pour se terminer le 1er juillet 2024. Cette réunion critique rassemblera des représentants de la société civile, des partis politiques, et des forces de défense pour évaluer les mois écoulés et planifier les prochaines étapes du pays sous régime militaire.

Dans le labyrinthe politique du Burkina Faso, un rendez-vous crucial se profile à l’horizon : les assises nationales prévues pour les 25 et 26 mai 2024 à Ouagadougou. Ces assises ne sont pas de simples réunions, mais des moments de délibération intense sur l’avenir de la transition du pays, qui doit théoriquement s’achever le 1ᵉʳ juillet 2024. Cet évènement se situe à l’intersection de la crise politique persistante et des exigences de stabilité et de gouvernance.

Un Burkina Faso renouvelé et pacifié

La tenue de ces assises, annoncée par le ministre de l’Administration territoriale Émile Zerbo, marque une nouvelle étape dans la gestion d’une transition militaire née dans la douleur des coups d’État successifs de 2022. L’initiative fait écho aux espoirs et aux frustrations d’un peuple éprouvé par des années de violence exacerbée par la menace djihadiste, qui a coûté la vie à plus de 20 000 personnes et en a déplacé des millions.

Les précédentes assises nationales, qui avaient suivi le coup d’État du capitaine Ibrahim Traoré en octobre 2022, avaient abouti à la mise en place d’une charte définissant la structure et la durée de la transition. À l’époque, l’esprit de ces assises était de poser les jalons pour un Burkina Faso renouvelé et pacifié, bien que la réalité du terrain soit restée, hélas, marquée par une insécurité criante.

Le contexte dans lequel se tiendront ces nouvelles assises est lourd de défis. Le Burkina Faso, englué dans une crise sécuritaire sans précédent, fait face à une situation où les interventions militaires semblent avoir pris le pas sur les solutions politiques. La décision de privilégier la sécurité à l’organisation des élections prévues initialement pour l’été 2024 traduit une précarité de l’engagement démocratique, soulevant des questions sur la véritable volonté du régime de rendre le pouvoir aux civils.

Pas un cul-de-sac, mais un passage vers un avenir meilleur

La réunion des représentants de la société civile, des partis politiques et des Forces de défense et de sécurité (FDS) à la fin de ce mois doit être plus qu’une formalité. Elle se doit de cristalliser les aspirations à une paix durable, à une réconciliation sincère et à une refondation de l’État qui ne soit pas seulement un écho lointain des promesses passées. Ce forum doit envisager des solutions réalistes et inclusives, qui ne se contentent pas de prolonger indéfiniment une transition militaire, mais qui préparent véritablement le terrain pour un retour à un ordre constitutionnel respectueux des aspirations populaires.

Dans ce climat de méfiance persistante envers les autorités et d’incertitude quant à l’avenir, le Burkina Faso se trouve à un carrefour. Les décisions prises lors des prochaines assises pourraient soit consolider les bases d’un Burkina apaisé et démocratique, soit plonger le pays dans une instabilité encore plus profonde. Les Burkinabè, épuisés par les conflits et les crises politiques, méritent une transition qui ne soit pas un cul-de-sac, mais un passage vers un avenir meilleur. Leur histoire récente est suffisamment chargée de leçons pour ne pas répéter les mêmes erreurs.

Oumarou Fomba 

15 mai 2024 0 comments
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Ville de Dubai
Économie

« Dubai Unlocked » : révélations sur le patrimoine des élites africaines à Dubaï

by Sahel Tribune 15 mai 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans une révélation marquante, une enquête internationale de presse, baptisée « Dubai Unlocked », a mis en lumière l’ampleur des biens immobiliers détenus par des chefs d’États africains et leurs proches dans l’émirat de Dubaï. Les informations divulguées grâce à une fuite de données ont permis à divers médias, dont Le Monde en France, de dévoiler les détails de ces propriétés opulentes.

Au cœur de cette affaire, des figures de proue de plusieurs pays africains, y compris du Gabon, du Tchad et du Congo-Brazzaville, sont impliquées. Des millions d’euros auraient été investis dans des biens immobiliers luxueux, tels que des appartements de grand standing dans des gratte-ciel prestigieux et des villas somptueuses avec terrains de golf à Dubaï. L’origine de ces fonds est souvent jugée douteuse, et Dubaï est accusé de fermer les yeux sur ces investissements suspects, offrant un havre de paix plus sûr que l’Europe ou les États-Unis pour ces capitaux.

AU Gabon et au Congo Brazzaville

Parmi les cas notables figure Marie-Madeleine Mborantsuo, ancienne présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon. Proche de l’ex-président Omar Bongo, elle aurait dépensé six millions d’euros pour acquérir cinq appartements et deux villas à Dubaï en 2013. Son cas attire l’attention non seulement pour l’ampleur des investissements mais aussi parce qu’elle pourrait avoir à répondre de son enrichissement devant la justice française, suite à des enquêtes sur des faits de blanchiment de détournement de fonds publics.

Au Congo-Brazzaville, la belle-fille du président Denis Sassou Nguesso, Nathalie Boumba-Pembe, a été mentionnée pour l’achat d’une villa de 700 mètres carrés à Dubaï en 2018 pour trois millions et demi d’euros, alors que la justice américaine s’intéresse déjà à son patrimoine.

Dubaï, refuge pour les capitaux douteux

De plus, des personnalités politiques du Tchad sont également impliquées, bien que les données soient souvent parcellaires. Toutefois, des cas comme celui de Mahamat Hissein Bourma, beau-frère de l’ancien président Idriss Déby, sont spécifiés avec des achats de plusieurs appartements et une villa à Dubaï.

L’enquête soulève de sérieuses questions sur la légitimité de ces acquisitions et le rôle de Dubaï comme refuge pour les capitaux douteux. Elle met en lumière non seulement les pratiques d’investissement des élites africaines mais aussi les défis auxquels font face les institutions internationales dans leur lutte contre le blanchiment d’argent et la corruption.

Cette révélation majeure ne fait pas que jeter une ombre sur les individus impliqués ; elle met également en perspective les failles des systèmes réglementaires internationaux permettant de telles échappatoires. Elle incite à une réflexion plus profonde sur la nécessité de renforcer la gouvernance globale et la transparence financière pour lutter contre ces flux financiers illicites.

La rédaction

15 mai 2024 0 comments
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Capitaine Ibrahim Traoré au musée national
Seko ni Donko

Nouvelle Journée des coutumes et des traditions au Burkina Faso: une célébration de l’identité et de la souveraineté

by Sahel Tribune 15 mai 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition et Chef de l’État du Burkina Faso, a annoncé ce mercredi 15 mai 2024, via son compte sur la plateforme X, l’instauration officielle du 15 mai comme la « Journée des coutumes et des traditions » au Burkina Faso. Cette annonce coïncide avec le mois du Patrimoine burkinabè, marquant ainsi une période de réflexion et de célébration des racines culturelles du pays.

Durant sa visite au Musée national ce jour, le Président Traoré a souligné l’importance de cette nouvelle journée qui se veut être un symbole puissant pour le peuple burkinabè en quête de son identité propre, de paix et de souveraineté totale. « Cette journée nous offre l’occasion de mener une introspection profonde pour faire surgir de nos racines et de notre culture les valeurs de solidarité, de paix, de tolérance, de rigueur et de combativité, » a-t-il déclaré.

En outre, le Président a invité tous les Burkinabè et amis du Burkina Faso à intégrer dans leurs habitudes la visite des sites du patrimoine commun du pays. Il estime que c’est à travers la connaissance approfondie des origines, de l’histoire et de la richesse culturelle burkinabè que le pays pourra se fortifier face aux nombreux défis actuels.

Cette initiative est perçue comme une démarche pour renforcer la cohésion nationale et la fierté patriotique à un moment où le Burkina Faso navigue à travers des périodes de transitions politiques et de défis sécuritaires. Le choix de cette date et des activités liées à la Journée des coutumes et des traditions est stratégique pour renforcer les liens entre les citoyens et leur patrimoine culturel, souvent éclipsé par les urgences quotidiennes et les crises.

Cette nouvelle célébration est un rappel que, malgré la modernisation et les crises, les traditions et les coutumes ont un rôle crucial à jouer dans la fondation de l’avenir du pays. Le Burkina Faso, riche de ses diversités ethniques et culturelles, trouve ainsi un moment de réflexion annuelle pour se rappeler et valoriser ce qui forge son identité unique sur la scène internationale.

La rédaction

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AUDIENCE SOLENNELLE DE RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX
A la UneBillet d'humeur

« Foyi te ben bô » : l’appel du président Goïta à la paix 

by Chiencoro 15 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali, a reçu le rapport final du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, le lundi 13 mai 2024 au palais de Koulouba. L’évènement a marqué une étape cruciale dans les efforts de pacification du pays, promettant une ère de paix, de réconciliation et de développement après des années de conflits.

Quand le Mali appelle, la paix répond — voilà la promesse que porte le discours du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, qui en appelle à l’union pour forger un avenir meilleur au cœur des tumultes. Son appel vibrant lors de la remise solennelle du rapport final du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, le 13 mai dernier, résonne comme un hymne à l’action collective, une invocation à ne pas laisser passer le train de l’histoire, notre histoire commune.

Des chaises vides

Sous le grand chapiteau de la politique malienne, les spots sont désormais braqués sur ce qui pourrait être le début d’une ère nouvelle. Goïta, dans un élan presque prophétique, nous rappelle que la paix est à portée de main, que la destinée de tout un peuple est suspendue à la volonté collective de saisir cette opportunité qui se présente. « FOYI TE BEN BÔ », nous dit-il en Bambara, équivalant à l’expression que rien ne vaut la paix.

La sagesse de ces mots ne devrait pas être sous-estimée, surtout au vu de l’histoire récente du Mali, une toile tissée de défis et de désaccords. Les absences lors de ce dialogue crucial ne sont pas seulement des chaises vides dans une salle ; elles symbolisent une résistance à embrasser un parcours commun vers la réconciliation et la pacification, essentiels pour le développement futur du pays. Ceux qui ont choisi de s’éloigner, volontairement ou non, de cette table de négociations risquent de se retrouver en marge de la réécriture de notre saga nationale.

Libre des chaînes de la discorde

L’ambition de Goïta est grande, mais elle n’est pas isolée. Elle reflète les espoirs et les rêves de millions de Maliens qui aspirent à une vie marquée non par le bruit des armes, mais par la quiétude de la prospérité et de la solidarité. Le Mali, fatigué des cicatrices de la guerre et de la division, regarde vers un horizon où il pourrait enfin respirer, libre des chaînes de la discorde.

Le « dénouement heureux » du processus de dialogue n’est pas seulement une fin. C’est le début prometteur d’un Mali renouvelé qui, armé de recommandations minutieusement discutées et d’une vision claire, se prépare à guérir. C’est une invitation à tous, sceptiques et croyants, à rejoindre ce mouvement vers un futur commun.

L’aube d’un nouveau Mali

Cependant, la véritable mesure de ce succès ne sera pas la fin des discussions, mais le début des actions. Les mots, aussi puissants soient-ils, doivent laisser place à des mesures concrètes. La mise en œuvre des recommandations du Dialogue inter-Maliens est le prochain grand défi. Ce n’est que par des actions déterminées et un engagement sans faille de tous les acteurs concernés que le Mali pourra espérer atteindre cette paix durable tant convoitée.

En fin de compte, la charge de transformer ces espoirs en réalité repose sur les épaules de chaque Malien. C’est un appel à l’action pour tous : unissons-nous, car ensemble, nous sommes l’aube d’un nouveau Mali. Ne manquons pas le train de l’histoire.

Chiencoro Diarra 

15 mai 2024 0 comments
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Le Centre international de Conférences de Bamako.
A la UneBillet d'humeur

La grande abstention : quand des partis politiques maliens s’éclipsent de l’histoire

by Sahel Tribune 13 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au moment où le Mali s’évertue à réécrire son histoire par le biais du Dialogue inter-Maliens, certaines formations politiques choisissent l’abstention. Quelle tragique ironie ! Ce Dialogue, fervemment voulu par le peuple malien, incarne un espoir collectif, une aspiration à rebâtir et à unifier. Pourtant, en se détournant, ces partis politiques ne ratent pas seulement une occasion de participer à la reconstruction nationale ; ils négligent un appel profond à l’unité et à la paix.

Au cœur de la refondation du Mali, le Dialogue inter-Maliens se dresse comme un pilier de la paix et de la réconciliation nationale. Pourtant, en choisissant de s’abstenir de ce processus, certains partis politiques semblent ignorer les appels du peuple malien, désireux de façonner un avenir meilleur. Cette abstention, qualifiée par les partis politiques de la Déclaration du 31 mars, coalition qui rassemble la quasi-totalité des formations maliennes, toutes tendances confondues, de réaction face à une « mascarade de dialogue » et une « vaste duperie politique », met en lumière un clivage profond au sein de la sphère politique malienne.

Les « aspirations profondes des Maliens »

Selon ces partis, dans un communiqué diffusé le 12 mai, le Dialogue inter-Maliens n’est rien de moins qu’un « piège », un « traquenard » destiné à perpétuer un pouvoir qui « s’éternise ». Ils critiquent une initiative qui, loin de chercher à résoudre les crises profondes du Mali, servirait uniquement à consolider les positions de l’actuelle administration. Cette méfiance est cristallisée dans leur déclaration qui dénonce une « proposition de nouvelle prolongation de deux à cinq ans » de la transition, voyant cela comme la preuve que les autorités en place sont « déterminées à prendre en otage le Mali et les Maliens ».

Ces accusations sont lourdes et expriment un scepticisme profond. Mais en se tenant à l’écart, ces partis manquent une occasion cruciale de contribuer activement à la réécriture de l’histoire du Mali. Le Dialogue inter-Maliens, pour ses participants, est perçu non pas comme un piège, mais comme un espace d’expression démocratique où les « aspirations profondes des Maliens » sont enfin écoutées et prises en compte. C’est un forum où les citoyens, loin des manipulations politiques alléguées, peuvent exprimer librement leurs désirs pour une paix durable et une réconciliation effective.

Ce que ces partis politiques semblent oublier est que la prolongation de la transition, la candidature envisagée du Colonel Goïta, la révision de la charte de la transition, et la promotion des six colonels (Assimi Goïta, Malick Diaw, Sadio Camara, Modibo Koné, Ismaël Wagué et Abdoulaye Maïga) au grade de général ne sont pas des mesures arbitraires, mais des décisions pensées dans un contexte de crise, visant à préserver la stabilité tout en ouvrant la voie à des réformes substantielles. Cela pourrait bien être perçu comme un moyen de consolider le pouvoir, mais à travers les yeux de nombreux Maliens, c’est un mal nécessaire pour éviter un chaos plus grand.

Ces partis tournent le dos à leur propre peuple

L’abstention de ces partis politiques soulève une question cruciale : peuvent-ils vraiment prétendre représenter le peuple s’ils refusent de participer à un dialogue qui cherche à englober toutes les facettes de la société malienne ? En choisissant de se retirer, ils laissent les mains libres aux autres forces politiques et sociales de façonner l’avenir sans leur input, renonçant ainsi à influencer des décisions qui affecteront chaque Malien.

En effet, le Dialogue a proposé des solutions allant au-delà des simples prolongations de pouvoir. Il a mis l’accent sur « la restauration de la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale », sur la construction d’une « architecture de paix durable » basée sur les valeurs et les mécanismes endogènes du Mali. Il s’agit là d’objectifs nobles, qui méritent d’être poursuivis avec tous les acteurs de la société.

Les partis abstentionnistes, en se détournant, ne se privent pas seulement d’une chance de dialogue, mais aussi d’agir comme des gardiens de la volonté populaire. Ils donnent l’impression de préférer la confrontation à la collaboration, le conflit à la conciliation. Pourtant, l’histoire retiendra ceux qui ont choisi de construire, pas ceux qui ont opté pour le silence.

« Quand le Mali parle, la paix écoute », comme nous avons titré notre éditorial de ce lundi – cette phrase devrait résonner comme un appel à tous les acteurs politiques du Mali, les incitant à rejoindre ce processus essentiel. Le Dialogue inter-Maliens n’est pas seulement un évènement politique ; c’est une démarche vers la paix, incarnant l’espoir et les aspirations d’un peuple entier. En s’y soustrayant, ces partis ne ratent pas seulement une occasion de participer à la réécriture de l’histoire malienne ; ils tournent le dos à leur propre peuple, qui demande des solutions et non des divergences.

Oumarou Fomba 

13 mai 2024 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

Quand le Mali parle, la paix écoute

by Chiencoro 13 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Mali a récemment été le témoin d’un évènement historique dans son parcours vers la paix et la réconciliation nationale : la tenue du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, dont les phases nationales se sont déroulées le 10 mai dernier. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a officiellement reçu, ce lundi 13 mai 2024, le rapport final de ce processus national, marquant un pas décisif vers la réalisation de la vision collective du pays pour la paix durable.

Ce rapport est le fruit de journées intensives de débats et de contributions de tous les secteurs de la société malienne, reflétant une volonté nationale de tourner la page des divisions et d’entamer une ère de cohésion et de développement. À l’occasion de cette cérémonie solennelle de remise au palais de Koulouba, la présence des hauts dignitaires du gouvernement, des représentants des régions et de la diaspora, ainsi que des acteurs de la société civile, a illustré l’importance et l’ampleur de cet évènement.

« La paix est désormais à notre portée »

Ce dialogue, initié par une annonce présidentielle fin 2023, était bien plus qu’une série de discussions. Il était un appel à l’action pour le peuple malien, un peuple qui a prouvé une fois de plus sa capacité à surmonter les défis à travers l’unité et la solidarité. L’approche inclusive adoptée tout au long du processus a permis de recueillir des perspectives diverses et a enrichi le débat national, soulignant l’importance de la participation de chaque citoyen à la reconstruction de la nation.

Les recommandations détaillées dans le rapport abordent des thématiques cruciales telles que la sécurité, l’éducation, la justice sociale et le développement économique. Elles proposent des stratégies concrètes pour dissoudre les milices d’autodéfense, renforcer l’éducation à la culture de la paix et promouvoir une gouvernance qui reflète les valeurs et les aspirations du peuple malien.

Le Colonel Goïta, en recevant ce rapport, n’a pas seulement salué les efforts de ceux qui ont participé au dialogue, mais il a aussi réaffirmé son engagement envers l’exécution de ces recommandations. Sa déclaration que « la paix est désormais à notre portée » ne reflète pas seulement un espoir, mais une promesse à la nation que les fruits de ce dialogue façonneront un avenir prospère pour le Mali.

Un manifeste pour l’avenir

L’enthousiasme avec lequel les résultats du dialogue ont été accueillis est un témoignage puissant de la résilience et de l’esprit indomptable des Maliens. Le pays se tient à un carrefour, prêt à mettre en œuvre des changements qui pourraient non seulement pacifier, mais aussi revitaliser une nation riche en culture et en histoire.

Ce moment de l’histoire malienne est un rappel poignant que lorsqu’il parle de paix, le Mali ne murmure pas ; il s’exprime avec une voix qui commande l’attention, invitant tous ses enfants à écouter, à apprendre et à marcher ensemble vers un avenir défini par la fraternité et l’unité nationale. Le rapport final du Dialogue inter-Maliens n’est pas seulement un document, c’est un manifeste pour l’avenir, un script pour la reconstruction et une carte vers la paix durable.

Dans cette période critique, chaque Malien est appelé à participer activement à la mise en œuvre de ces recommandations. C’est à travers cette participation collective que le Mali pourra véritablement réaliser la promesse de ce dialogue, solidifiant ainsi un héritage de paix pour les générations à venir.

Chiencoro Diarra

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Crépissage de la grande mosquée de Djenné
A la UneSeko ni Donko

Le crépissage de la grande mosquée de Djenné : un rituel de solidarité et d’héritage

by Bakary FOMBA 13 mai 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Ce dimanche 12 mai 2024, la ville de Djenné vibre au rythme d’un évènement à la fois magistral et emblématique : le crépissage annuel de la grande Mosquée de la ville. Cette célébration ancestrale, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, transcende les simples travaux de rénovation pour devenir le symbole vivant de l’identité, de la solidarité et de la résilience de toute une communauté.

Sur les rives du fleuve Niger, la grande mosquée de Djenné, dans la région de Mopti, trône majestueusement, offrant au regard une architecture unique en terre crue et en banco, fruit du savoir-faire des artisans locaux.

Chaque année, la ville de Djenné accueille des milliers de visiteurs pour son célèbre crépissage annuel, un évènement traditionnel qui remonte à près de 120 ans. Cette tradition remonte à l’époque où les habitants de Djenné se réunissaient pour rénover et réparer les murs en banco de la mosquée et des maisons de la ville.

L’occasion de renouer avec leurs racines

À l’occasion du crépissage annuel de la grande Mosquée de Djenné, les habitants de la ville se mobilisent pour restaurer les façades de l’édifice, mêlant ainsi tradition et modernité dans un élan de collaboration et de fierté communautaire. Rassemblant toute la communauté, cet évènement reste un témoignage vivant de l’importance de la préservation du patrimoine culturel et religieux.

En effet, le crépissage de la grande Mosquée de Djenné est un processus qui consiste à appliquer une couche de boue mélangée avec du foin sur les murs en banco, pour les protéger et les renforcer. Cela donne aux bâtiments leur aspect caractéristique en terre cuite, qui est emblématique de l’architecture de Djenné. C’est l’occasion pour les habitants de renouer avec leurs racines, de célébrer leur histoire et de perpétuer les coutumes et les savoir-faire de leurs ancêtres.

De plus, le moment est propice pour les différents groupes ethniques de la région de se retrouver, d’échanger et de partager leurs traditions dans un esprit de tolérance et de respect mutuel.

Cet évènement annuel est tout autant un hommage vibrant à la mémoire des anciens, qui ont légué à la ville ce joyau architectural et culturel.

Bien plus qu’une simple opération de maintenance

Au-delà de sa dimension technique, le crépissage de la grande Mosquée de Djenné revêt une dimension sociale et culturelle profonde.

Pour les habitants de Djenné, le crépissage de la Mosquée est bien plus qu’une simple opération de maintenance. C’est un moment sacré, chargé de symboles et d’émotions.

Approchée par Alabourou Guirou, notre correspondant à Djenné, Aminata Kané, une habitante de Djenné, raconte avec fierté : « le crépissage de la grande Mosquée est un héritage précieux que nous transmettons de génération en génération. C’est notre devoir de veiller à sa préservation pour que nos enfants et petits-enfants puissent également en profiter ».

En perpétuant cette tradition millénaire, les habitants de Djenné perpétuent ainsi l’héritage de leurs ancêtres et transmettent à leurs enfants un patrimoine précieux, témoignage de leur attachement indéfectible à leur terre et à leur identité.

Rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de la culture africaine

Les artisans locaux, qui sont les acteurs principaux de ce processus, mettent tout de même leur savoir-faire au service de la Mosquée. Pour Aliou Sarré, un maçon expérimenté, le crépissage est un moment privilégié. « C’est un honneur pour moi de participer à la préservation de ce monument exceptionnel. Chaque geste que je pose sur les murs de la mosquée est empreint de respect et de tradition », explique-t-il au micro de notre correspondant basé à Djenné.

Les autorités locales, conscientes de l’importance de cet évènement, veillent également à ce que tout se déroule dans les meilleures conditions. Ainsi, les autorités locales de la ville mettent tout en œuvre pour que le crépissage se déroule sans encombre, constate M. Guirou.

Le crépissage de la grande mosquée de Djenné est un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de la culture africaine et du patrimoine mondial. Chaque année, des milliers de visiteurs convergent vers cette ville historique pour assister à ce spectacle unique, découvrir la richesse et la diversité de la culture malienne, et partager des moments d’émotion et de partage avec les habitants de la ville.

Bakary Fomba

13 mai 2024 0 comments
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