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Mamady Doumbouya, président guinéen de la transition
Chroniques

Le compte à rebours vers la démocratie en Guinée

by Chiencoro 4 avril 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

En Guinée, la pression s’est accrue pour accélérer le retour à l’ordre constitutionnel. Les Forces Vives, coalition d’associations et de partis politiques, réclament des actions concrètes avant la fin de l’année.

Le souffle croissant de contestation en Guinée – les Forces vives, mélange d’associations de la société civile et de formations politiques – réclame un retour à l’ordre constitutionnel avant la fin de l’année dans un contexte où la transition semble s’éterniser. Abdoulaye Oumou Sow, représentant du Front national de défense de la Constitution, souligne la possibilité et la nécessité d’organiser prochainement des élections, malgré les réticences apparentes des autorités de la transition.

Le respect du calendrier électoral

Cette atmosphère tendue met en évidence la détermination du peuple guinéen à reprendre le chemin démocratique de son pays, malgré de nombreux obstacles. Avec des exigences concrètes et une échéance proche, le dialogue apparaît comme la seule voie pour résoudre pacifiquement cette impasse. La Guinée se trouve à un carrefour critique, confrontée à un choix entre maintenir un statu quo insupportable et progresser vers des aspirations démocratiques.

Ce climat de tension, bien qu’il ne soit pas nouveau en Guinée, souligne le sérieux sans précédent de l’appel au retour à la normalité démocratique. Les Forces Vives, à travers leur communiqué, expriment leur frustration face au retard potentiel de la transition, un sentiment partagé par une grande partie de la population guinéenne. Le compte à rebours en ligne initié par le FNDC, dissous par le gouvernement en 2022, traduit cette impatience croissante.

Mais au-delà d’exiger le respect du calendrier électoral, c’est toute la structure politique et sociale du pays qui est remise en cause. Les autorités de la transition, après avoir pris le pouvoir lors du coup d’État, sont confrontées à une décision cruciale : écouter la voix du peuple et lancer un processus de transition véritablement inclusif, ou continuer sur la voie d’un régime autoritaire, prolongeant les souffrances d’une nation déjà assiégée.

La volonté du peuple guinéen, une puissante force de changement

Les enjeux sont considérables, non seulement pour la Guinée mais aussi pour l’ensemble de la région ouest-africaine, où la stabilité politique ne tient souvent qu’à un fil. Le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée pourrait servir de modèle pour d’autres pays confrontés à des défis similaires. Les mois à venir seront cruciaux pour déterminer le sort du pays.

Les Guinéens, jeunes et vieux, urbains et ruraux, attendent la résolution de cette crise avec un mélange d’espoir et d’anxiété. Ils aspirent à une Guinée où la démocratie n’est pas qu’un mot mais une réalité, où le dialogue prévaut sur la confrontation et où le développement économique et social peut enfin prendre son envol sur des bases solides et inclusives. Le chemin vers cet idéal sera long et semé d’embûches, mais la volonté du peuple guinéen de voir son pays retrouver la stabilité et le progrès constitue une puissante force de changement.

Reste désormais à savoir si les autorités de la transition répondront à cette soif démocratique et seront prêtes à tourner une nouvelle page de l’histoire de la Guinée.

Chiencoro Diarra

4 avril 2024 0 comments
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Bassirou Diomaye dévoile son programme politique lors de sa première adresse à la nation.
A la UneBillet d'humeur

La vision de Faye : Un Sénégal plein de timidité pour la continuité ou un Sénégal transformé ?

by Sahel Tribune 4 avril 2024
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Pas même le temps de reprendre son souffle à la suite de son investiture, et voilà le benjamin des présidents sénégalais à l’œuvre. Depuis le début de son mandat, il a exposé des projets ambitieux pour son mandat. Cette 64ème Fête nationale, ce 4 avril 2024, se targuera d’un programme aussi vaste qu’ambitieux, faisant la part belle à la jeunesse, à l’éducation et à la lutte contre la vie chère.

Le décor est planté, les intentions claires, mais derrière les promesses fascinantes, les filles sénégalaises du discours assoiffés de changement regardent avec espoir et scepticisme. Entre les réformes annoncées dans les systèmes électoral et judiciaire, la lutte contre la corruption et la gouvernance envisagée dans le contexte de l’exploitation pétrolière et gazière, le chemin semble semé d’embûches.

Le nouveau capitaine sénégalais parviendra-t-il à tracer un cap entre les attentes élevées et les réalités du terrain ? Le changement annoncé se manifestera-t-il, ou s’agit-il simplement d’un coup de vent qui ne changera jamais ? Le temps nous le dira comme un juge impartial. À partir de maintenant, tous les regards seront tournés vers Faye en tant que porteur d’espoir pour toute une nation, et ils resteront là pour voir s’il peut joindre le geste à la parole.

Les Sénégalais aspirent à voir le concret, l’action et les résultats de ce qui n’est que discours. Faye, l’espoir d’un Sénégal renouvelé ou un mirage de plus dans le désert des promesses politiques ?

Oumarou Fomba

4 avril 2024 0 comments
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Moussa Mara president Yelema
A la UneÉconomie

[ Tribune ] L’électricité pour tous : stratégies pour surmonter les délestages au Mali

by Sahel Tribune 3 avril 2024
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Ils constituent le principal sujet de préoccupation de nos compatriotes, notamment ceux vivant dans les centres urbains y compris la capitale Bamako, qui sont fortement impactés par le phénomène. Le terme « délestages » est le plus utilisé par chacun dans la journée, en ces moments de forte chaleur et dans la période du ramadan où les besoins en électricité sont très élevés. 

Nous avions tous oublié l’importance de l’électricité dans nos vies, car depuis plus de vingt ans, nous en disposions. Subitement, chacun se rend compte que sans électricité, il n’y a pas d’activité économique. Aujourd’hui des milliers de tailleurs, menuisiers, soudeurs, vendeurs d’aliments sont au chômage avec son cortège de drames sociaux. Sans électricité, les soins à apporter aux populations deviennent moins efficaces, ce qui cause aussi de nombreux décès. L’école subit également les affres de l’insuffisance d’électricité. C’est ainsi tous les pans de la société qui sont impactés. L’Etat se verra sans doute privé d’une partie de ses revenus fiscaux, ce qui va encore alourdir la crise économique et financière que le pays traverse. 

Le système de fourniture d’électricité

Nous devons tout faire pour sortir des délestages d’électricité, à tout le moins, les réduire au maximum pour alléger les souffrances de nos compatriotes. Cela doit être placé au-dessus de toutes les autres considérations. Pour ce faire, il est nécessaire de faire un état de la situation, examiner les alternatives dont nous disposons pour ensuite faire quelques suggestions en termes de solutions immédiates, mais aussi de perspectives qui maintiennent la disponibilité de la fourniture d’électricité et dans les meilleures conditions possibles. 

Le système de fourniture d’électricité au Mali se déploie à travers un réseau interconnecté qui couvre l’essentiel de la demande et des centres isolés essentiellement couverts par des groupes installés localement (Mopti, le Nord du pays…). Le réseau interconnecté représente ainsi plus de 95 % de la demande d’électricité et au sein de ce réseau, la ville de Bamako constitue 80 % des besoins. Le besoin du réseau interconnecté, pour 2024 est d’environ 3100 Gigawattheures (258 GWH par mois). Pour Bamako, il est d’environ 2500 GWH soit en moyenne 208 GWH par mois. 

Pour répondre à ces besoins, nous disposons des centrales thermiques de Bamako, des barrages hydro-électriques (Selingue, Manantali, Gouina et Felou), de la centrale solaire de Kita qui ne fonctionne que pendant le jour et de l’électricité achetée en Côte d’Ivoire. La société Énergie du Mali (EDM) gère ces possibilités et surtout les contraintes qui leur sont liées et celles-ci sont malheureusement nombreuses. 

Éponger peu à peu la dette restante

Pour les centrales thermiques, il faut du Gaz oil et la société n’a pas les moyens de l’acheter en quantité suffisante. En outre, la production d’électricité par ce moyen se fait à perte, autrement dit, à chaque fois qu’on utilise ces centrales, la société s’enfonce et nous tous avec ! Cela reste valable même avec du carburant acheté auprès du Niger. Pour les barrages, outre le fait que le Mali partage l’électricité avec le Sénégal et la Mauritanie, le niveau de l’eau disponible n’est pas assez élevé pour autoriser une grande production d’électricité en raison des faibles pluviométries de l’année dernière. Il ne faut donc pas attendre d’amélioration de ce côté, pas avant la fin de l’hivernage en tout cas.  

Il reste l’électricité vendue par la Côte d’Ivoire, qui est très réduite en raison des factures impayées, mais qui reste la moins chère des sources d’électricité pour le Mali (65 FCFA le Kilowatt contre plus de 200 FCFA pour les groupes par exemple. Seulement 10 % de cette électricité est fournie actuellement, ce qui sous-entend qu’il existe un potentiel exploitable. Ce potentiel est d’environ 65 GWH soit le tiers des besoins de Bamako. 

Dans l’immédiat, c’est la seule possibilité qui reste utilisable pour le Mali et elle permettrait de réduire les délestages à Bamako d’au moins 50 %. Au lieu d’avoir 12 h d’électricité par 24 h, on pourrait en avoir 18, ce qui serait un progrès majeur.  

Il est souhaitable d’entrer en négociation avec les Ivoiriens, obtenir un rééchelonnement de la dette à leur égard, sans doute payer une partie en guise de bonne volonté, obtenir la fourniture immédiate d’électricité et nous engager à payer ce que nous recevons et à éponger peu à peu la dette restante. Par exemple on pourrait affecter le bénéfice issu de l’utilisation de l’électricité reçue [35 FCFA par Kilowattheure soit environ 2,5 milliards de FCFA par mois] vers le remboursement de nos arriérés. À ce rythme on pourrait payer environ 30 % de ce que nous devons en un an. Il est certain qu’un plan de ce type devrait suffire à convaincre les Ivoiriens de reprendre les relations commerciales de fourniture d’électricité avec le Mali. 

Renforcer nos lignes de transport

Dans l’immédiat, c’est ce qu’il faut engager. On pourrait réduire les délestages au moins jusqu’en août et avec la saison des pluies, on pourrait les réduire encore davantage. Nous pourrons ainsi arriver à la fin de l’année 2024 avec un niveau de délestage d’environ 2 à 3 h par jour, et cela sans détériorer la situation financière d’EDM. 

L’objectif à moyen terme d’en finir totalement avec les délestages sera atteint en nous tournant vers la coopération avec nos voisins et vers l’énergie solaire. Cela peut être atteint à la fin de l’année 2025. 

Il faut, pour ce faire, urgemment engager des travaux pour renforcer nos lignes de transport [de Manantali à Bamako pour accroître l’énergie à acheminer par ce canal, autour de Bamako pour faciliter la distribution…] et l’interconnexion avec nos voisins [ligne Ghana – Burkina – Sikasso, ligne Ferke – Sikasso, ligne Guinée – Yanfolila et ligne Sikasso – Bougouni – Bamako qui est déjà à Sanankoroba]. L’avantage de ces projets est qu’ils sont tous financés, car rentables, ils permettent d’acheminer entre nos pays de l’énergie souvent propre et bon marché. Il faut que l’administration soit mise sous pression pour que tous ces projets soient achevés d’ici la fin de l’année 2025.  

Relancer les dossiers des centrales solaires

Parallèlement à ces actions, nous devons nous orienter fermement vers le solaire. Le Modèle de la centrale de KITA est à multiplier. Il faut relancer les dossiers des centrales solaires de Ségou, de Sikasso, de Ouelessebougou et de Fana pour qu’ils soient opérationnels ou en voie de l’être d’ici la fin de l’année 2025. D’autres projets doivent être menés à bien pour qu’en fin 2025, le Mali puisse disposer de capacités solaires au moins égales à celles du thermique. Il ne sera ainsi fait recours à ce dernier mode que pour faire face à des imprévus. 

Les projets actuellement étudiés avec la Russie [solaire, nucléaire…], qui s’inscrivent dans une échelle de temps plus lointaine, viendront compléter ce tableau. Nous assurerons ainsi notre indépendance énergétique en collaboration avec nos voisins comme cela est le cas en Europe, en Asie ou en Amérique. Ce sera un gage d’intégration et de développement partagé indispensable à la réalisation du dessein de l’unité africaine. 

Moussa MARA www.moussamara.com 

3 avril 2024 0 comments
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Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye
A la Une

Sénégal : la nomination stratégique d’Ousmane Sonko à la Primature

by Chiencoro 3 avril 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans un tournant historique pour la politique sénégalaise, Bassirou Diomaye Faye, assermenté comme président du Sénégal, le 2 avril dernier, a pris une décision qui pourrait redéfinir le paysage politique du pays. En nommant Ousmane Sonko, son mentor, au poste de Premier ministre, quelques heures seulement après son investiture, il signe là son tout premier acte en tant que chef d’État, un geste symbolisant une nouvelle ère de gouvernance au Sénégal.

Cette nomination, diffusée sur la chaîne de télévision publique RTS par le biais d’un décret officiel lu par Oumar Samba Bâ, le secrétaire général de la présidence, n’est pas juste une formalité administrative. Elle est le fruit d’une alliance politique stratégique et réfléchie. Ousmane Sonko, qui a joué un rôle crucial dans l’élection de Faye, est désormais au cœur de l’appareil exécutif, marquant une étape significative dans la consolidation de leur projet politique commun. Sonko, reconnaissant la confiance placée en lui par le président, s’est engagé à une loyauté indéfectible et à un dévouement à la cause nationale, soulignant l’importance de cette responsabilité qui lui est confiée.

Catalyseur de changement

La trajectoire politique de Sonko est remarquable. Fondateur du parti Pastef, connu pour son plaidoyer en faveur du travail, de l’éthique et de la fraternité, il a su se forger une place de choix dans le cœur des Sénégalais, malgré les obstacles judiciaires qui l’ont empêché de se présenter à la présidence. Son intégration au sein du gouvernement n’est pas seulement une victoire personnelle, mais aussi la manifestation d’une volonté commune de voir le Sénégal emprunter une nouvelle voie, fondée sur des principes de gouvernance équitable et transparente.

Dans ses premières déclarations, Sonko a exprimé sa détermination à ne pas laisser le président Faye porter seul le poids de la gouvernance. Il a appelé à une mobilisation générale des Sénégalais, les invitant à s’approprier le projet national et à contribuer à sa réalisation. Selon lui, la réussite de ce projet dépasse l’intérêt individuel et requiert l’engagement de tous, afin d’atteindre les objectifs ambitieux fixés pour le bien du pays.

Sonko envisage son rôle de Premier ministre comme celui d’un catalyseur de changement, prêt à déployer tous les efforts nécessaires pour matérialiser les promesses faites au peuple sénégalais. Il parle de rupture, de progrès et de transformation définitive du Sénégal, dans une optique de bien-être généralisé. C’est une vision ambitieuse, qui nécessite une gouvernance innovante et résiliente.

Fer de lance d’une nouvelle vision pour le Sénégal

L’importance de Sonko dans le succès électoral de Faye a été évidente dès l’annonce des résultats. Son silence pendant la cérémonie d’investiture contrastait avec l’acclamation qu’il a reçue à son arrivée, et le vif remerciement qui a suivi le serment présidentiel. « Sonko djeredef ! » (Merci Sonko !), ont scandé les centaines d’invités présents, un hommage vibrant à sa stratégie politique gagnante, qui a vu Faye se présenter à la présidence en son nom, Sonko étant inéligible à cause d’une condamnation judiciaire.

Cette nomination est donc loin d’être anodine. Elle représente un moment clé dans l’histoire politique sénégalaise, signalant une rupture avec le passé et l’inauguration d’une gouvernance fondée sur la confiance mutuelle, la loyauté et le dévouement à la nation. Le duo Faye-Sonko se présente ainsi comme le fer de lance d’une nouvelle vision pour le Sénégal, une vision qui promet réforme et renouveau dans l’intérêt supérieur de la nation. Dans les jours et les mois à venir, leur capacité à transformer ces promesses en réalités concrètes sera le véritable test de leur leadership et de leur engagement envers le peuple sénégalais.

Chiencoro Diarra

3 avril 2024 0 comments
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Bassirou Diomaye Faye
A la Une

L’investiture de Faye : promesses d’un avenir radieux pour le Sénégal

by Sahel Tribune 2 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence du Sénégal, ce mardi 2 avril 2024, marque profondément l’histoire politique du pays. Sa victoire, plus qu’un simple changement de régime, symbolise un tournant majeur, un appel des Sénégalais pour un avenir plus radieux, une démocratie plus forte et une société plus unie. C’est l’histoire d’un homme qui, depuis sa cellule, a incarné l’espoir et le désir de changement d’une nation.

La cérémonie d’investiture au Centre des expositions de Diamniadio, près de Dakar, était bien plus qu’une formalité. C’était un moment rempli d’émotions, de promesses et d’attentes. Entouré d’officiels et de chefs d’État africains, Faye s’est engagé solennellement devant Dieu et la nation sénégalaise, promettant de respecter et de faire respecter les lois du pays. Mais au-delà des mots, c’est la portée de cet engagement qui marque les esprits, témoignant d’une aspiration à la réconciliation, à la paix et au progrès.

De l’opposition en prison à la magistrature suprême du pays

Son discours, riche en hommages aux Sénégalais qui lui ont fait confiance, a souligné une victoire collective : « Le 24 mars, c’est le Sénégal qui a gagné« . Ces mots ne sont pas anodins; ils soulignent l’importance de l’unité nationale et de la participation de tous à la construction d’un avenir meilleur. La capacité de Faye à transcender les clivages et à insuffler un esprit d’unité est plus que jamais cruciale.

L’ascension de Faye au pouvoir n’est pas seulement le récit d’un changement politique. C’est aussi l’histoire d’une jeunesse sénégalaise aspirant au renouveau, d’un peuple prêt à laisser derrière lui les rivalités pour écrire un nouveau chapitre ensemble.

Son parcours, de l’opposition en prison à la magistrature suprême du pays, symbolise les défis auxquels il a été confronté, mais aussi sa résilience et sa détermination. Ce n’est pas tous les jours qu’un prisonnier politique devient président. Cela en dit long sur l’homme, mais encore plus sur le pays qui a choisi de lui confier son avenir.

L’attention que Faye porte aux enjeux de sécurité, à la justice indépendante, à la démocratie renforcée et à l’intégration africaine montre une vision ambitieuse pour le Sénégal. Cependant, ces promesses doivent rapidement se transformer en actions concrètes. Les attentes sont énormes, et le chemin vers la réalisation de ces ambitions sera parsemé d’obstacles.

L’espoir est palpable

Le soutien international, symbolisé par la présence de chefs d’État étrangers, marque la place du Sénégal sur la scène africaine et l’espoir que l’élection de Faye représente au-delà des frontières nationales. Son appel à la solidarité et à la coopération régionale rappelle que les défis auxquels le Sénégal est confronté sont souvent partagés par ses voisins.

Le parcours de Bassirou Diomaye Faye est une source d’inspiration, rappelant que le changement est possible, que les barrières peuvent être brisées et que l’espoir peut devenir réalité. Cependant, les belles paroles et les bonnes intentions ne suffiront pas à relever les défis à venir. Les yeux de la nation, et de nombreux observateurs au-delà, seront fixés sur lui, attentifs à chaque pas, chaque décision, chaque succès et chaque échec.

L’héritage de Bassirou Diomaye Faye ne sera pas défini par la manière dont il est arrivé au pouvoir, mais par ce qu’il accomplira avec le mandat que le peuple sénégalais lui a confié. L’espoir est palpable, mais c’est dans l’action que cet espoir trouvera sa véritable expression. Pour le Sénégal, pour l’Afrique, et pour la démocratie, le moment est venu de marcher ensemble vers un avenir où la promesse de changement devient une réalité tangible.

Oumarou Fomba

2 avril 2024 0 comments
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Bassirou Diomaye Faye et Macky Sall
A la Une

Solidarité régionale et espoir de changement : la présence de l’AES à Dakar

by Sahel Tribune 2 avril 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’intronisation de Bassirou Diomaye Faye comme le nouveau président du Sénégal ce 2 avril marque une ère nouvelle non seulement pour le Sénégal mais aussi pour l’Afrique de l’Ouest, notamment avec la présence significative de représentants de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à la cérémonie d’investiture. Cette présence souligne une ère de solidarité et d’unité régionale face aux défis communs.

L’investiture de Faye, élu par une majorité désirant un changement radical, est un témoignage vivant du pouvoir du vote démocratique et de l’aspiration des peuples africains à une gouvernance qui réponde mieux à leurs besoins et aspirations. Son ascension au pouvoir, marquée par une victoire électorale dès le premier tour, est symbolique d’une jeunesse africaine qui réclame un leadership innovant et sensible aux réalités socio-économiques contemporaines.

Une ère de réformes ambitieuses

La présence notable de figures de l’Alliance des Etats du Sahel, notamment du Mali et du Burkina, à cet événement, souligne non seulement le soutien régional à cette transition démocratique mais aussi le potentiel d’une collaboration renforcée dans le Sahel. Cette solidarité est essentielle dans une région confrontée à des défis sécuritaires, économiques, et climatiques pressants.

Le choix de Faye de faire de la baisse du coût de la vie, de la lutte contre la corruption, et de la sécurité alimentaire ses priorités répond aux attentes urgentes de la population. Ces défis, résonnant à travers les frontières, rappellent l’importance d’une approche panafricaine pour résoudre les problèmes communs. L’engagement de Faye envers la souveraineté économique, y compris la renégociation de contrats clés et la sortie potentielle du franc CFA, signale une ère de réformes ambitieuses qui pourraient inspirer d’autres nations africaines.

Engagement vers une vision partagée pour un Sahel stable

La participation de l’AES à l’investiture de Faye est un signal fort de la volonté de collaboration entre les Etats du Sahel pour affronter ensemble les défis et saisir les opportunités de développement durable. Elle offre un modèle de coopération régionale qui pourrait dynamiser les efforts de développement et de paix dans la région.

Dans un monde où les transitions démocratiques sont souvent semées d’embûches, le Sénégal, avec Faye à sa tête, représente un phare d’espoir pour la démocratie en Afrique. L’accompagnement de ce changement par des partenaires régionaux tels que le Mali et le Burkina Faso, malgré leurs propres défis internes, renforce l’idée qu’une Afrique unie est la clé pour surmonter les obstacles historiques et contemporains.

La présence de l’AES à cette cérémonie d’investiture n’est pas seulement un soutien à Faye mais aussi un engagement vers une vision partagée pour un Sahel stable, prospère et démocratique. Cet événement constitue un moment charnière pour le Sénégal et ses voisins, un moment où l’histoire et l’espoir se rencontrent pour façonner l’avenir de toute une région.

Oumarou Fomba

2 avril 2024 0 comments
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Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune.
Billet d'humeur

Rendez-vous avec l’histoire: Tebboune à Paris, entre réconciliation et stratégies voilées

by Chiencoro 1 avril 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

L’annonce de la visite du président Tebboune en France symbolise une danse diplomatique complexe entre deux nations liées par une histoire tumultueuse. Cet événement, attendu et maintes fois repoussé, soulève des questions sur les véritables intentions et les enjeux cachés derrière cette rencontre historique.

Dans l’arène politique où les ombres dansent souvent avec plus d’agilité que la lumière, l’annonce de la rencontre entre le président algérien Abdelmadjid Tebboune et son homologue français Emmanuel Macron revêt des airs de ballet diplomatique. Une chorégraphie soigneusement orchestrée, où chaque pas semble calculé pour éviter les faux pas d’un passé encombré de non-dits et de dossiers épineux.

Une main qui cherche à guérir les plaies

La visite de Tebboune en France, maintes fois repoussée, est devenue un symbole de la complexité des liens franco-algériens, tissés d’histoire et de mémoire, de crises et d’espoirs de réconciliation. Et voilà que dans cette toile intriquée, le président algérien annonce finalement son voyage à l’automne, promesse d’une embellie entre les deux nations, ou peut-être d’un jeu plus trouble qu’il n’y paraît.

Les dossiers de la mémoire, des essais nucléaires dans le désert algérien, et de la mobilité semblent avancer, du moins de façade. La France, avec une Assemblée nationale qui condamne le massacre de 1961, semble tendre la main. Mais est-ce une main qui cherche réellement à guérir les plaies, ou est-ce plutôt un geste calculé, visant à apaiser temporairement les tensions pour des intérêts géopolitiques et économiques plus profonds?

L’affirmation de Tebboune sur la maturité des relations bilatérales sonne comme un écho lointain dans un couloir où résonnent encore les échos des dissensions passées. La maturité, dans le contexte de ces relations, pourrait s’apparenter davantage à une résignation pragmatique, une acceptation des réalités politiques qui obligent à des compromis, parfois au détriment de la justice historique et de la vérité.

Se perdre une fois de plus dans les méandres de la diplomatie

Quant à l’élection présidentielle en Algérie, avancée de manière surprenante, elle ajoute une couche d’incertitude à un paysage politique déjà complexe. Tebboune, en confirmant sa visite après le scrutin, joue peut-être une carte personnelle, signalant une assurance dans sa position ou, au contraire, cherchant à se sécuriser une place sur la scène internationale, quel que soit l’issue de l’élection.

Ce jeu trouble, où les intérêts se croisent et se décroisent, rappelle que la diplomatie n’est jamais simplement une affaire de bonnes intentions. Elle est l’art de naviguer dans un labyrinthe d’ambitions, d’histoires et de futurs désirés, où chaque geste, chaque parole, a le poids d’un passé non résolu et d’un avenir incertain. Dans ce contexte, la visite de Tebboune en France n’est pas seulement un rendez-vous entre deux chefs d’État, mais un moment de vérité dans un dialogue longtemps différé, où les ombres du passé pourraient enfin rencontrer la lumière d’une réconciliation sincère, ou se perdre une fois de plus dans les méandres de la diplomatie.

Chiencoro Diarra

1 avril 2024 0 comments
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