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CMSS
A la UneSanté

Abuja : Ichaka Koné échange avec l’ambassadeur du Mali sur la sécurité sociale 

by Sahel Tribune 22 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En marge d’un séminaire technique consacré à la sécurité sociale, le directeur général de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), Ichaka Koné, a effectué une visite de courtoisie à l’ambassade du Mali à Abuja. Il y a été reçu par l’ambassadeur du Mali au Nigeria, Cheick Oumar Coulibaly, lors d’une rencontre placée sous le signe de la coopération institutionnelle et du dialogue sur les enjeux sociaux.

La visite du responsable de la sécurité sociale malienne intervient à l’occasion de sa participation au séminaire technique organisé par l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), qui réunit dans la capitale nigériane plusieurs responsables et experts du secteur venus d’Afrique et d’ailleurs.

Une rencontre placée sous le signe de la coopération

Accueilli avec les égards protocolaires, dans l’esprit du diatiguiya malien – cette tradition d’hospitalité profondément ancrée dans la culture du pays –, Ichaka Koné et l’ambassadeur Cheick Oumar Coulibaly ont eu des échanges qualifiés de cordiaux. Les discussions ont porté à la fois sur leurs missions respectives, sur les dynamiques de coopération institutionnelle ainsi que sur plusieurs sujets d’actualité.

Parmi les thèmes abordés figurait notamment le prochain contrôle physique des pensionnés de la CMSS, une opération essentielle pour la gestion et la transparence du système de protection sociale.

Définir les priorités ouest-africaines

Le directeur général de la CMSS a également mis en avant l’importance du séminaire technique de l’AISS auquel il participe à Abuja. Cette rencontre vise notamment à définir les priorités de l’Afrique de l’Ouest en matière de sécurité sociale.

Les discussions portent en particulier sur l’élaboration du plan d’actions 2025-2027 de l’organisation, dont l’adoption est prévue en juin prochain à Genève. Les premières orientations de ce programme avaient été esquissées lors d’une réunion tenue en octobre 2025 à Kuala Lumpur.

À cette occasion, trois pays d’Afrique de l’Ouest – le Mali, la Guinée et le Ghana – ont été désignés pour représenter la sous-région au sein de certaines instances de l’organisation.

Le rôle des ambassades dans la protection sociale

Au cours de la rencontre, Ichaka Koné a également souligné l’importance du rôle des ambassades dans l’enrôlement et le suivi des pensionnés maliens vivant à l’étranger. Un enjeu crucial pour assurer la bonne gestion des prestations sociales destinées à la diaspora.

De son côté, l’ambassadeur Cheick Oumar Coulibaly s’est félicité de cette démarche, estimant qu’elle contribue à renforcer l’image du Mali à l’international et à consolider les liens institutionnels entre les représentations diplomatiques et les structures nationales.

Une coopération appelée à se renforcer

La rencontre, brève mais dense, s’est conclue sur une volonté commune de renforcer la collaboration entre les institutions diplomatiques et les organismes de protection sociale.

Dans un contexte de transformation progressive du système social malien, les deux responsables ont souligné l’importance de poursuivre les efforts engagés afin de moderniser la sécurité sociale et d’améliorer la prise en charge des bénéficiaires, au Mali comme au sein de la diaspora.

Oumarou Fomba 

22 avril 2026 0 comments
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UA-AES
A la UnePolitique

Burkina Faso : l’UA évoque un « avenir commun » avec l’Alliance des États du Sahel 

by Sahel Tribune 22 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

A Ouagadougou, le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a rencontré le capitaine Ibrahim Traoré pour évoquer la lutte contre le terrorisme et un possible rapprochement entre l’UA et l’Alliance des États du Sahel.

En visite officielle à Ouagadougou, le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a rencontré lundi le chef de l’État burkinabè Ibrahim Traoré afin d’évoquer la situation sécuritaire au Sahel et l’avenir des relations entre l’organisation continentale et la Confédération des États du Sahel (AES). À l’issue de cet entretien au palais présidentiel de Koulouba, le dirigeant burundais a salué « l’engagement pour la paix et la stabilité » du président burkinabè et assuré vouloir transmettre à ses homologues africains « un rapport objectif » sur la situation dans la région.

Une mission de l’UA au cœur du Sahel

Dépêché au Burkina Faso par l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye a rencontré le capitaine Ibrahim Traoré, qui préside également la Confédération des États du Sahel, une alliance régionale réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, depuis septembre 2023.

Les discussions ont porté principalement sur la lutte contre les groupes armés dans la région sahélienne et sur la perspective d’un rapprochement entre l’UA et les pays membres de l’AES, dans un contexte diplomatique marqué ces dernières années par des tensions entre ces États et certaines institutions régionales.

« Les discussions se sont bien passées. Maintenant, je connais la réalité objective de la région du Sahel et aussi du peuple burkinabè », a déclaré le président burundais à la presse à l’issue de l’audience.

Éloge du leadership de Traoré

Lors de cette visite, Évariste Ndayishimiye a également adressé ses félicitations au capitaine Ibrahim Traoré pour « son courage, son dévouement et son engagement pour la paix et la stabilité dans son pays ». Le dirigeant burundais a salué la mobilisation du peuple burkinabè dans la lutte contre le terrorisme et pour la souveraineté nationale.

« J’ai trouvé au Burkina Faso un pays devenu stable, un peuple aimable qui nous a accueillis avec joie », a-t-il ajouté.

Vers un rapprochement entre l’UA et l’AES ?

Au-delà des enjeux sécuritaires, la mission du président burundais vise aussi à favoriser un dialogue entre l’Union africaine et la Confédération des États du Sahel. Créée récemment par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, cette alliance régionale entend renforcer la coopération entre ses membres, notamment sur les questions de sécurité et de souveraineté.

Pour Évariste Ndayishimiye, l’Union africaine doit jouer un rôle de passerelle entre les institutions burkinabè et le reste du continent. « L’UA doit constituer un pont solide qui va lier le peuple burkinabè aux peuples africains et les institutions burkinabè aux autres institutions africaines », a-t-il affirmé.

Le président en exercice de l’organisation continentale a indiqué qu’il présenterait prochainement un rapport détaillé à ses pairs afin d’évaluer la situation et de proposer des pistes pour renforcer la coopération.

« Je compte dresser un bon rapport objectif à mes pairs à l’UA et j’espère que sur la base de ce rapport, les relations vont encore se renforcer. Nous pourrons aller ensemble vers un avenir commun », a-t-il conclu.

Cette visite intervient alors que la région du Sahel demeure confrontée à une insécurité persistante et à des recompositions diplomatiques majeures, notamment avec l’émergence de nouvelles alliances régionales portées par les autorités militaires au pouvoir dans plusieurs pays.

Oumarou Fomba 

22 avril 2026 0 comments
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Mahazou Baba Cisset, président FEMAFOOT
ActuSport

FEMAFOOT : Mahazou dit Baba Cisset prend officiellement ses fonctions  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 21 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Mahazou dit Baba Cisset a pris officiellement ses fonctions ce matin à la tête de la Fédération Malienne de Football. La cérémonie, organisée au siège fédéral, a marqué la fin d’une période intérimaire. Le secrétaire général Sidi B. Magassa a remis les dossiers de gestion, scellant la transmission des responsabilités. Ce moment solennel a ouvert une nouvelle étape institutionnelle, où la gouvernance élue reprend ses droits après une phase de transition jugée nécessaire pour maintenir la continuité.  

Les cadres administratifs et techniques de la FEMAFOOT étaient présents pour assister à cette passation. L’ambiance était sérieuse et respectueuse des usages. Le geste du secrétaire général, garant de la continuité après la démission du précédent comité, a traduit la volonté de tourner la page. En confiant les documents au nouveau président, il a marqué la fin d’une gestion provisoire et le retour à une direction légitime, attendue par les acteurs du football malien.  

Clôture d’une étape provisoire importante  

Dans son premier discours, Mahazou dit Baba Cisset a placé l’unité et le travail collectif au centre de son mandat. Il a insisté sur la nécessité de mobiliser toutes les compétences pour servir la grande famille du football. Ce message, adressé aux acteurs présents, a souligné l’importance de la cohésion et de la solidarité. En donnant ce ton dès le départ, le président a voulu inscrire son action dans une logique de rassemblement et de collaboration.  

Le nouveau président a rappelé que son équipe avait un objectif clair : contribuer au développement du Mali à travers le football. En mettant en avant la dimension sociale et nationale du sport, il a élargi la portée de son projet au-delà des compétitions. Le football est présenté comme vecteur de cohésion et outil citoyen. Cette orientation traduit une ambition institutionnelle où le sport devient levier de solidarité et de développement durable.  

Un projet social et national affirmé 

Mahazou dit Baba Cisset a aussi insisté sur la mobilisation des expertises disponibles. Il a affirmé que toutes les compétences seraient sollicitées pour impulser une dynamique nouvelle. Cette approche traduit une volonté de gouvernance participative, valorisant les savoir-faire locaux et les expériences accumulées. En mettant en avant la transparence et la technicité, le président cherche à bâtir une gestion plus solide et crédible, capable de répondre aux attentes des acteurs.  

Face aux médias présents, le président a souligné l’importance de la communication. Il a appelé à relayer auprès de la population que la Fédération est au service de tous. Ce message traduit une volonté de proximité et de transparence. En se présentant comme une institution au service du public, la FEMAFOOT cherche à renforcer sa crédibilité et à instaurer une relation de confiance avec les supporters et les citoyens. 

Communication ouverte et proximité citoyenne  

Sur le plan des priorités, Mahazou dit Baba Cisset a mis en avant le développement global du football. Il a évoqué les infrastructures, la préparation physique et les compétitions comme piliers de son action. Cette feuille de route traduit une approche intégrée, où la performance sportive repose sur des bases solides. Elle met en avant une vision de long terme, orientée vers la structuration et la durabilité, afin de donner au football malien des fondations stables.  

Conscient des attentes et des critiques, le président a adopté une posture d’ouverture. Il a affirmé que les remarques constructives seraient accueillies comme des opportunités d’amélioration. Cette attitude traduit une volonté de gouvernance transparente, où la critique devient moteur de progrès. Elle marque une rupture avec une gestion parfois perçue comme fermée, et ouvre la voie à un dialogue permanent avec les acteurs du football et les observateurs.  

Une feuille de route tournée vers l’avenir  

La cérémonie s’est conclue sur une vision ambitieuse pour le football malien. Mahazou dit Baba Cissé a assuré que son équipe œuvrerait pour donner une belle image du pays, viser des trophées et bâtir une culture forte au sein de la Fédération. Transparence, éthique et respect de tous ont été posés comme piliers de cette nouvelle étape. Ce moment a ainsi pris une dimension institutionnelle et symbolique, annonçant une gouvernance tournée vers l’avenir.  

Avec cette installation, la FEMAFOOT entre dans une phase où les attentes sont grandes. Le nouveau président a posé les bases d’une gouvernance participative et transparente. En mettant en avant l’unité, la communication et le développement, il a tracé une feuille de route claire. Les acteurs du football malien espèrent désormais que cette orientation permettra de renforcer la crédibilité de la Fédération et de donner au sport une place centrale dans la société.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

21 avril 2026 0 comments
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INPS Tombouctou
A la UneÉconomie

INPS Tombouctou : la direction régionale fait le bilan du premier trimestre

by Sahel Tribune 21 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Directeur régional de l’INPS, Abdoulaye Sow, a présidé ce mardi 21 avril 2026 une réunion d’évaluation des activités du premier trimestre avec les chefs d’agences secondaires et les chefs de divisions.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du suivi des performances de l’institution et visait à faire le point sur les principales activités réalisées au cours des trois premiers mois de l’année. Elle a également servi de cadre d’échanges sur les difficultés rencontrées, notamment dans le traitement des dossiers et la chaîne du recouvrement.

Chef du bureau régional de l'INPS Tombouctou
Le Directeur régional de l’INPS, Abdoulaye Sow, a présidé ce mardi 21 avril 2026, une réunion d’évaluation des activités du premier trimestre. ©INPS.

Au cours de la réunion, les responsables présents ont été invités à présenter les actions menées, à relever les dysfonctionnements constatés et à proposer des pistes d’amélioration pour renforcer l’efficacité du service. L’objectif était de parvenir à une meilleure organisation du travail et à une prise en charge plus fluide des dossiers.

Consolider la qualité de la relation avec les assurés et les partenaires

Dans son intervention, Abdoulaye Sow a rappelé aux agents l’importance du respect des quatre axes de la politique qualité de l’INPS. Il s’agit du traitement diligent des dossiers de prestations dans les délais réglementaires, de l’amélioration continue des compétences du personnel, du développement d’une communication de proximité avec les clients et les parties intéressées, ainsi que de la recherche permanente de la satisfaction des clients.

À travers cette réunion, la direction régionale entend renforcer la culture de la performance, de la rigueur et du service public au sein de ses structures, tout en consolidant la qualité de la relation avec les assurés et les partenaires.

Source : Service des Relations Publiques, INPS.


Le titre et l’inter-titre sont de la rédaction de sahel tribune

21 avril 2026 0 comments
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𝐓𝐎𝐌𝐁𝐄𝐀𝐔 𝐃𝐄𝐒 𝐀𝐒𝐊𝐈𝐀 𝐀 𝐆𝐀𝐎
A la UneSeko ni Donko

Gao : la restauration du tombeau des Askia marque une étape pour le patrimoine malien 

by Sahel Tribune 21 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À Gao, la réhabilitation du célèbre Tombeau des Askia marque une nouvelle étape dans la préservation du patrimoine culturel malien. Les travaux de restauration de ce monument emblématique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ont officiellement été clôturés le 17 avril lors d’une cérémonie réunissant autorités locales, partenaires internationaux et habitants de la ville.

Construit en 1495 par l’empereur Askia Mohamed, le monument constitue l’un des vestiges les plus emblématiques de l’ancien Empire songhaï. Édifié en banco, selon les techniques traditionnelles de l’architecture sahélienne, le site incarne à la fois l’histoire politique de la région et la mémoire collective des populations de Gao.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004, le tombeau demeure l’un des sites culturels les plus importants du Mali. Il symbolise l’identité historique de Gao et témoigne de la puissance de l’Empire songhaï, qui domina une grande partie de l’Afrique de l’Ouest aux XVe et XVIe siècles.

Des travaux pour préserver un site fragile

Les travaux de restauration ont été menés sous l’égide du ministère malien de la Culture, en partenariat avec l’UNESCO et la Fondation ALIPH.

Ce chantier, supervisé par des architectes spécialisés dans l’architecture de terre, a permis de consolider les piliers du monument, d’alléger la charge du banco sur la toiture, de renouveler les charpentes et de renforcer l’ensemble de la structure.

La restauration a également mobilisé des maçons et artisans locaux de Gao, dans le respect des techniques traditionnelles de construction en terre crue, essentielles pour préserver l’authenticité du monument.

Sortir le site de la liste du patrimoine en péril

Présent à la cérémonie au nom du ministre de la Culture, Mamou Daffé, le conseiller technique Mamadou Cissé a salué l’engagement des partenaires et des communautés locales. Selon lui, cette réhabilitation constitue une étape importante pour permettre au site de sortir de la liste du patrimoine mondial en péril.

Le responsable a également appelé les jeunes générations à s’impliquer dans la préservation du monument, soulignant que la protection du patrimoine culturel reste un enjeu majeur pour la transmission de l’histoire et de l’identité nationale.

La cérémonie s’est conclue par une visite guidée du monument restauré, permettant aux participants de découvrir les travaux réalisés et de mesurer l’importance de cette restauration pour la sauvegarde d’un site emblématique du patrimoine africain.

Oumarou Fomba 

21 avril 2026 0 comments
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Energie solaire
A la UneÉconomie

Énergie mondiale : ce que révèle le nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie

by Chiencoro 21 avril 2026
written by Chiencoro 5 minutes read

Portée par l’essor spectaculaire du solaire et la montée en puissance de l’électricité dans les économies, la demande mondiale d’énergie a continué de progresser en 2025 malgré un contexte économique et géopolitique incertain. Selon le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie, le photovoltaïque devient pour la première fois la principale source de croissance de l’approvisionnement énergétique mondial, illustrant l’accélération de la transition énergétique.

La demande mondiale d’énergie a poursuivi sa progression en 2025, mais à un rythme plus modéré que les années précédentes. Selon le dernier rapport publié le 20 avril par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la croissance de la consommation énergétique mondiale s’est établie à 1,3 %, dans un contexte économique et géopolitique marqué par des incertitudes persistantes.

Cette hausse reste légèrement inférieure à la moyenne observée au cours de la dernière décennie (1,4 %) et nettement en retrait par rapport à 2024. Plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement : une croissance économique mondiale moins dynamique, des conditions climatiques moins extrêmes dans certaines régions et l’adoption accélérée de technologies énergétiques plus efficaces.

Une demande d’électricité en forte progression

Malgré ce ralentissement global, la consommation mondiale d’électricité a continué de progresser rapidement. Elle a augmenté d’environ 3 % en 2025, soit plus du double du rythme de croissance de la demande énergétique globale.

Cette hausse est portée par plusieurs dynamiques structurelles : l’électrification croissante des économies, l’augmentation du nombre de véhicules électriques, et l’essor rapide des centres de données, grands consommateurs d’électricité.

Les secteurs des bâtiments et de l’industrie ont également contribué à cette hausse. Dans certaines régions d’Asie, notamment en Inde et en Asie du Sud-Est, la progression de la demande a toutefois été légèrement atténuée par des vagues de chaleur moins intenses, réduisant les besoins en climatisation.

Le solaire devient le premier moteur de croissance énergétique

L’un des faits marquants de l’année 2025 est la place désormais centrale occupée par l’énergie solaire dans l’évolution du mix énergétique mondial.

Pour la première fois, le photovoltaïque solaire a été le principal contributeur à la croissance de l’approvisionnement énergétique mondial, représentant plus de 25 % de l’augmentation totale. Une première historique pour une source d’énergie renouvelable moderne.

Le gaz naturel arrive en deuxième position, avec 17 % de la croissance de l’approvisionnement énergétique, notamment en raison de son rôle dans la production d’électricité dans de nombreux pays.

Dans l’ensemble, les énergies renouvelables et le nucléaire ont couvert près de 60 % de l’augmentation de la demande énergétique mondiale, confirmant la transformation progressive du système énergétique.

Les véhicules électriques freinent la croissance du pétrole

La demande mondiale de pétrole a progressé plus modestement, avec une hausse limitée à 0,7 % en 2025. Cette évolution correspond aux projections de l’AIE et reflète en grande partie la montée en puissance des véhicules électriques.

Les ventes mondiales de voitures électriques ont ainsi dépassé 20 millions d’unités en 2025, soit environ un quart des ventes de voitures neuves dans le monde.

Dans le même temps, la croissance de la demande de charbon a ralenti. En Chine, la montée des énergies renouvelables a contribué à réduire l’utilisation du charbon dans la production d’électricité, tandis qu’aux États-Unis, la hausse des prix du gaz naturel a temporairement favorisé un retour partiel au charbon.

Des tendances contrastées selon les grandes économies

Derrière ces tendances mondiales, les évolutions diffèrent selon les grandes puissances économiques. Aux États-Unis, la demande énergétique a enregistré l’une de ses plus fortes hausses du siècle, hors périodes de reprise post-récession. Cette progression est largement liée à l’expansion des centres de données, à une activité industrielle soutenue et à un hiver plus rigoureux.

La Chine, de son côté, demeure le principal moteur de la croissance énergétique mondiale. Toutefois, son rythme de croissance a nettement ralenti, atteignant 1,7 %, notamment grâce à l’essor rapide des énergies renouvelables et à l’amélioration de l’efficacité énergétique.

Des émissions de CO₂ en hausse modérée

Les émissions mondiales de CO₂ liées à l’énergie ont augmenté d’environ 0,4 % en 2025, soit un rythme nettement plus lent que les années précédentes.

La Chine a enregistré une baisse de ses émissions, portée par l’expansion des énergies renouvelables et des technologies à faibles émissions. En Inde, les émissions sont restées globalement stables pour la première fois depuis les années 1970, hors période de pandémie, notamment en raison d’une saison de mousson particulièrement forte.

À l’inverse, les économies avancées ont connu une légère hausse de leurs émissions (+0,5 %), notamment en raison d’un hiver plus froid ayant entraîné une consommation accrue de combustibles fossiles.

L’essor spectaculaire du solaire et du stockage

Dans le secteur électrique, l’année 2025 a marqué un tournant. La production mondiale d’électricité solaire a augmenté de 600 térawattheures, soit la plus forte hausse annuelle jamais enregistrée pour une technologie de production électrique.

Parallèlement, le stockage par batteries s’impose comme la technologie énergétique connaissant la croissance la plus rapide. Environ 110 gigawatts de nouvelles capacités de stockage ont été installés dans le monde en 2025.

Le nucléaire connaît également un regain d’intérêt : plus de 12 gigawatts de nouveaux réacteurs ont été lancés en construction au cours de l’année.

Une transformation énergétique accélérée

Selon le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, ces évolutions illustrent une tendance structurelle : « La consommation d’électricité augmente beaucoup plus rapidement que la demande globale d’énergie, et le solaire devient un moteur majeur de cette transformation. »

Les technologies à faibles émissions déployées depuis 2019 permettent désormais d’éviter une consommation annuelle de combustibles fossiles équivalente à l’ensemble de la demande énergétique de l’Amérique latine.

Dans un contexte énergétique mondial en pleine mutation, l’AIE estime que les pays capables de diversifier leurs sources d’énergie et renforcer la résilience de leurs systèmes énergétiques seront les mieux préparés aux fluctuations économiques et géopolitiques à venir.

Chiencoro Diarra 

21 avril 2026 0 comments
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Bocar Harouna DIALLO, Géographe spécialiste en Développement régional et territorial, analyse la 19e édition du Forum africain sur les systèmes alimentaires (AFSF) au Sénégal.
A la UneOpinion

 La force tranquille de l’affirmation de soi

by Bocar Harouna Diallo 21 avril 2026
written by Bocar Harouna Diallo 1 minutes read

L’affirmation de soi ne consiste ni à s’imposer ni à marcher sur les autres. Il s’agit d’avoir le courage, en toute honnêteté, d’exprimer qui l’on est, ce que l’on croit et ce que l’on vaut, en s’appuyant sur des idées limpides, réfléchies et visionnaires. S’affirmer, c’est aussi s’ouvrir à l’échange d’idées, aborder des points de vue différents avec respect et intelligence, sans pour autant renoncer à ses convictions.

Nombreuses sont les opportunités qui échappent à certains, non pas par manque de compétences, mais par manque d’audace : l’audace de s’exprimer, de formuler des propositions, de remettre en question et de revendiquer sa place avec clarté et intégrité.

Dans un monde en pleine mutation, la parole bienveillante, accompagnée d’une pensée bien articulée, demeure une précieuse viatique. Les intellectuels ont un rôle central à jouer, car leurs opinions mettent en lumière les décisions collectives, stimulent la réflexion critique et élargissent les perspectives. Comme le dit l’adage : « La barque n’avance que lorsque l’on ose lâcher le rivage. »

Bocar Harouna Diallo

Géographie du développement régional et territorial

21 avril 2026 0 comments
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