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CAN Maroc 2025
A la UneSport

CAN 2025 : la CAF s’enterre avec un forfait tardif qui humilie l’Afrique  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 18 mars 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La décision du 17 mars 2026 de la Commission d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), déclarant le Sénégal forfait pour la finale de la CAN 2025, est un coup dur pour la crédibilité du football africain. Déjà fragilisée par des polémiques antérieures, la CAF s’enterre davantage en rendant un verdict deux mois après le sacre du Sénégal. Une telle décision aurait dû intervenir immédiatement, le jour de la finale ou au lendemain, pour préserver l’intégrité sportive.    

Ce retard met en lumière les limites profondes de la gouvernance du football africain. En sanctionnant le Sénégal après coup, la CAF expose ses failles procédurales et institutionnelles. Le monde entier assiste à une humiliation, notamment une finale continentale transformée en affaire juridique, où la bureaucratie prend le pas sur la performance sportive. L’Afrique se retrouve fragilisée dans son image internationale.  

La Fédération Sénégalaise de Football a réagi avec indignation. Elle qualifie la décision d’« inique, sans précédent et inacceptable », dénonçant un discrédit jeté sur le football africain. Pour la FSF, il s’agit d’une atteinte grave à l’intégrité sportive et à la réputation du Sénégal. En annonçant son recours au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne, elle cherche à défendre ses droits et à rappeler que la justice sportive ne peut être bafouée par des manœuvres tardives.  

Une dénonciation ferme et un recours judiciaire pour sauver l’honneur  

La Fédération Royale Marocaine de Football, bénéficiaire de la décision, adopte une posture institutionnelle. Elle insiste sur le fait que son recours visait uniquement à faire appliquer le règlement, et non à contester la performance sportive. En saluant l’ensemble des nations participantes, la FRMF tente de se présenter comme garante de la stabilité et du respect des règles. Mais cette victoire sur tapis vert, obtenue après deux mois, reste entachée d’un déficit de légitimité.  

La CAF, quant à elle, tente de justifier son choix en annulant la décision initiale du Jury disciplinaire et en déclarant recevable le recours marocain. Elle affirme avoir corrigé une erreur de procédure, mais ce geste ne fait qu’accentuer son manque de cohérence. En sanctionnant le Sénégal par forfait tout en infligeant des amendes au Maroc pour divers incidents, l’instance cherche à équilibrer les responsabilités, mais son image sort profondément affaiblie.  

Entre légalité revendiquée et incohérence manifeste  

Le cas du joueur marocain Ismaël Saibari montre cette volonté de nuance. Sanctionné pour une faute disciplinaire, il voit son amende annulée mais sa suspension maintenue. La CAF prouve qu’elle n’ignore pas les responsabilités individuelles, mais cela ne suffit pas à masquer l’essentiel, l’instance a humilié l’Afrique en transformant une finale en litige administratif.  

Les sanctions contre la FRMF pour les ramasseurs de balles, l’ingérence dans la zone VAR et l’incident des lasers traduisent une volonté de rappeler que la fédération marocaine n’est pas exempte de reproches. Toutefois, ces amendes réduites apparaissent comme des ajustements secondaires face à la gravité de la décision principale. Le contraste entre la sévérité envers le Sénégal et la relative indulgence envers le Maroc nourrit les critiques.  

Des sanctions accessoires qui ne suffisent pas à masquer l’essentiel

La FSF, en annonçant son recours au TAS, ouvre un nouveau chapitre judiciaire. Cette démarche traduit une détermination à ne pas se laisser enfermer dans une décision jugée arbitraire. Elle met en avant les valeurs d’intégrité et de justice sportive, cherchant à rallier l’opinion publique et à défendre la réputation du football sénégalais. Cette réaction ferme illustre la fracture entre les fédérations et l’instance continentale.  

La FRMF, de son côté, cherche à légitimer son sacre en insistant sur le respect des règles. Mais l’image d’une victoire acquise sur tapis vert reste difficile à défendre. Le Maroc se retrouve dans une position paradoxale, bénéficiaire d’une décision réglementaire, mais exposé à la critique d’un sacre controversé. La perception internationale risque de ternir ce succès.  

Deux postures opposées qui accentuent la crise  

La CAF, déjà décrédibilisée, s’enterre davantage avec ce verdict tardif. Elle démontre son incapacité à gérer les litiges avec rigueur et rapidité. Le football africain, en pleine expansion, se retrouve humilié devant le monde entier. L’instance dirigeante doit désormais affronter une crise de confiance majeure, où sa légitimité est remise en cause par les acteurs et les observateurs.  

Il faut rappeler que cette décision a été prise sur la base des articles 82 et 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. L’article 82 sanctionne les comportements jugés contraires à l’esprit sportif, tandis que l’article 84 prévoit le forfait en cas de violation grave. C’est en invoquant ces dispositions que la CAF a estimé que l’attitude du Sénégal justifiait la sanction maximale, renforçant ainsi la polémique.  

Cette affaire révèle un mal profond, notamment l’incapacité du football africain à concilier discipline, équité et légitimité sportive. Le Sénégal est privé d’un sacre historique, le Maroc hérite d’une victoire contestée, et la CAF s’enfonce dans une crise institutionnelle. Cette décision tardive n’est pas seulement une sanction sportive, elle est un symbole d’impuissance institutionnelle. Le football africain peut-il se relever d’une telle humiliation ? La CAF saura-t-elle regagner la confiance perdue ?

Ibrahim Kalifa Djitteye 

18 mars 2026 0 comments
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La mine de lithium de Bougouni en construction au Mali.
ÉconomieExclusif

Mali : un fonds minier pour tourner la page des sites abandonnés et des pratiques toxiques

by Chiencoro 17 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Avec l’instauration du Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés, le Mali amorce un tournant dans la gouvernance de son secteur extractif. Alimenté par les redevances des exploitants, ce mécanisme entend lutter contre les pratiques toxiques, d’encadrer l’orpaillage et d’inscrire durablement l’activité minière dans la vision stratégique « Mali 2063 ».

Au cœur de la refondation du secteur extractif, les autorités maliennes entendent remettre de l’ordre dans l’orpaillage artisanal. À travers l’Article 96 du Code minier de 2023, Bamako institue un mécanisme de financement inédit : un fonds dédié à la réhabilitation des sites miniers artisanaux, à leur sécurisation et à la lutte contre l’usage de produits chimiques prohibés. Une réforme qui s’inscrit dans une ambition plus large de transformation durable, en écho à la vision stratégique « Mali 2063 »,  « MALI KURA ƝƐTAASIRA KA BƐN SAN 2063 MA. »

Un levier financier pour encadrer l’orpaillage

Le dispositif repose sur une architecture simple mais structurante : 50 % de la redevance forfaitaire acquittée par les titulaires de permis d’exploitation artisanale et de carrière alimentent directement ce fonds. Les ressources ainsi mobilisées sont ensuite reversées aux structures étatiques chargées de superviser le secteur.

L’objectif est de corriger les dérives d’une activité souvent informelle, marquée par des pratiques à risque pour l’environnement et les populations. L’orpaillage artisanal, pilier économique pour de nombreuses communautés rurales, s’est en effet développé au fil des années en marge de tout encadrement rigoureux, laissant derrière lui des sites dégradés et des risques sanitaires accrus.

Lutter contre les dérives et réparer les dommages

Le champ d’intervention du fonds est vaste. Il couvre en priorité la lutte contre l’utilisation de substances chimiques interdites, notamment celles employées dans le traitement de l’or et aux conséquences environnementales dévastatrices.

Mais l’ambition va au-delà de la seule régulation. Le texte prévoit également : la fermeture et la réhabilitation des sites miniers artisanaux en fin d’exploitation ou abandonnés ; la sécurisation des zones d’extraction, souvent théâtre d’accidents et de conflits. Il prévoit aussi la lutte contre le travail des enfants, fléau persistant dans certaines zones aurifères ; la sensibilisation et l’encadrement des exploitants artisanaux.

Autant de volets qui traduisent une volonté de concilier exploitation des ressources et responsabilité sociale.

Pour garantir l’efficacité du mécanisme, un décret en Conseil des ministres doit préciser les modalités d’organisation et de fonctionnement du fonds. Une étape cruciale pour assurer la transparence dans la gestion des ressources et l’efficacité des interventions sur le terrain.

Au-delà de l’outil financier, c’est toute la gouvernance du secteur minier artisanal qui est appelée à évoluer. L’enjeu est de passer d’une logique d’exploitation opportuniste à une approche structurée, intégrée dans les politiques publiques de développement.

« Kanku Musa Seginna » : le pari d’un nouvel âge d’or

Cette réforme s’inscrit dans une vision stratégique de long terme portée par les autorités maliennes. Dans le document prospectif « Mali 2063 », un volet entier est consacré au secteur minier sous l’appellation évocatrice « Kanku Musa Seginna » — référence au retour de l’âge d’or de l’empereur Kankou Moussa.

L’ambition est de faire de l’activité minière un moteur de développement durable, à la fois économique, social et environnemental. Une attention particulière est accordée aux régions et aux communautés directement concernées par l’exploitation, souvent premières victimes de ses externalités négatives.

Dans un pays où l’or demeure l’une des principales richesses, la gestion du secteur artisanal apparaît plus que jamais comme un enjeu stratégique. Entre impératif économique et exigences sociales, le Mali entend désormais transformer une exploitation souvent anarchique en levier durable de développement.

Chiencoro Diarra 


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17 mars 2026 0 comments
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Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique
A la UneSeko ni Donko

11è session du FAIC : 203 millions CFA pour soutenir la création et les festivals  

by Chiencoro 17 mars 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

La salle de réunion du département en charge de la Culture a abrité, ce mardi 17 mars 2026, la 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique. L’événement s’est déroulé sous la présidence du Secrétaire général du ministère, M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra, représentant le ministre Mamou Daffé, en présence de la Directrice générale du Fonds, Koné Mariam Maïga ainsi que l’ensemble des administrateurs.  

Cette session a marqué une étape importante dans la gouvernance culturelle du pays. Le représentant du ministre a rappelé que le cinéma malien, malgré ses difficultés, demeure un secteur stratégique pour l’identité nationale et le rayonnement du Mali. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la structuration de l’industrie cinématographique et de mobiliser davantage de moyens pour soutenir les créateurs.  

Les administrateurs ont été invités à examiner avec attention les documents soumis à leur appréciation. L’objectif était de dégager des perspectives concrètes pour l’année 2026, en tenant compte des défis persistants liés au financement, à la formation et à la professionnalisation des métiers du cinéma. Le Secrétaire général a exhorté les participants à proposer des initiatives ambitieuses et réalistes.  

Le poids des chiffres dans la relance

Le Secrétaire général Diarra a, dans son intervention, mis en avant les chiffres clés de l’exercice en cours. Le budget prévisionnel du Fonds pour 2026 est fixé à 203 millions de francs CFA, soit une hausse de 14 % par rapport à 2025. Cette progression traduit la volonté des autorités de renforcer les moyens financiers alloués au cinéma et à l’audiovisuel, malgré un contexte économique contraignant.  

Ce budget permettra de soutenir la programmation des appels à projets, d’appuyer les festivals nationaux et de renforcer les capacités des professionnels du secteur. Le Secrétaire général a souligné que ces ressources doivent être utilisées de manière optimale afin de garantir un impact réel sur la production cinématographique. « Nous devons transformer chaque franc investi en opportunité pour nos créateurs. Chaque projet soutenu doit contribuer à bâtir une industrie solide », a-t-il affirmé.  

Culture et éducation, un tandem nécessaire

M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra a rappelé que les acquis de l’Année de la Culture 2025 constituent désormais une base solide pour les années 2026 et 2027, décrétées Année de l’Éducation et de la Culture par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita. Cette initiative vise à refonder l’école, renforcer le capital humain et valoriser la culture comme pilier de l’identité nationale et de la souveraineté.  

Le représentant du ministre Daffé a insisté sur l’importance de la synergie entre culture et éducation. Selon lui, le cinéma doit être intégré dans cette vision globale, car il constitue un outil pédagogique et un vecteur de cohésion sociale. Le FAIC, en tant qu’instrument de financement, doit accompagner cette ambition en soutenant des projets qui allient créativité et utilité sociale.  

Vers une industrie cinématographique solide

Les administrateurs présents ont été exhortés à projeter des initiatives concrètes et innovantes. Le Secrétaire général a rappelé que le Fonds doit impérativement se relever de ses difficultés passées pour mieux répondre aux besoins des professionnels du cinéma. « Le cinéma malien doit redevenir une fierté nationale et un moteur de développement. Nous avons le devoir de lui donner les moyens de son essor », a-t-il martelé devant les participants.  

La session a également permis de mettre en avant le rôle du FAIC comme levier de modernisation et de valorisation du cinéma malien. Les administrateurs ont réaffirmé leur volonté de travailler en synergie avec la direction du Fonds et le ministère pour bâtir une industrie cinématographique solide, capable de contribuer à la vitalité culturelle du Mali et à son rayonnement au-delà des frontières.  

Cette 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration du FAIC s’est déroulée dans un climat de responsabilité et d’engagement. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une gestion rigoureuse, d’initiatives ambitieuses et d’un accompagnement financier accru pour relancer le cinéma malien. Les perspectives ouvertes par cette rencontre traduisent une volonté commune de donner un nouveau souffle à l’industrie cinématographique nationale.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

17 mars 2026 0 comments
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Sommet Russie-Afrique
A la UnePolitique

Russie–Afrique : Moscou reprend la main sur le sommet de 2026

by Sahel Tribune 17 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Initialement envisagé sur le continent africain, le troisième sommet Russie-Afrique se tiendra finalement à Moscou en octobre 2026. Une décision qui illustre les ajustements diplomatiques en cours, alors que la Russie entend consolider son influence en Afrique dans un contexte géopolitique en recomposition.

En annonçant la tenue du prochain sommet Russie–Afrique à Moscou en octobre 2026, la Russie exprime une volonté affirmée de consolider son ancrage sur le continent. Dans un contexte de recomposition des équilibres internationaux, ce rendez-vous s’annonce comme un moment clé pour redéfinir les contours d’un partenariat stratégique aux enjeux aussi bien politiques qu’économiques.

Un sommet stratégique relocalisé à Moscou

Le troisième sommet Russie-Afrique se tiendra à Moscou en octobre 2026. L’annonce a été faite par Musalia Mudavadi, ministre Kényan des Affaires étrangères, à l’issue de ses entretiens avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, rapporte l’agence African Initiative.

« Nous saluons l’intérêt porté à la poursuite de la coopération entre la Russie et l’Afrique. Le prochain sommet Russie-Afrique devrait se tenir à Moscou en octobre de cette année », a déclaré le chef de la diplomatie kényane.

Cette confirmation intervient alors que Moscou avait initialement évoqué la possibilité d’organiser cette troisième édition sur le continent africain, dans une logique d’équilibre diplomatique.

Une diplomatie russe en quête de consolidation

Depuis plusieurs années, la Russie multiplie les initiatives pour renforcer ses relations avec les pays africains, dans un contexte de rivalités accrues avec les puissances occidentales et émergentes.

Lors de précédentes déclarations, Sergueï Lavrov avait déjà indiqué que ce sommet devait se tenir à l’automne 2026, sans en préciser initialement le lieu.

De son côté, l’ambassadeur de Russie au Sénégal, Dimitri Kourakhov, avait assuré que le président Vladimir Poutine participerait personnellement à l’événement, quel que soit le pays hôte.

Le choix de Moscou traduit ainsi une volonté de maîtriser l’organisation de ce rendez-vous diplomatique majeur, tout en affichant la centralité de la Russie dans cette relation stratégique.

Une relation Russie-Afrique en mutation

Le sommet Russie-Afrique s’inscrit dans une dynamique amorcée en 2019, lors de la première édition organisée à Sotchi, sous la coprésidence de Vladimir Poutine et du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, alors président en exercice de l’Union africaine.

La deuxième édition, tenue en août 2023 à Saint-Pétersbourg, avait permis de consolider les axes de coopération dans des domaines clés : sécurité, énergie, agriculture et infrastructures.

Depuis, Moscou s’efforce d’approfondir ses partenariats, notamment dans les secteurs stratégiques, tout en proposant une alternative aux modèles de coopération traditionnels.

Enjeux géopolitiques et économiques

La tenue du sommet à Moscou intervient dans un contexte international marqué par de fortes tensions géopolitiques. Pour la Russie, l’Afrique représente un espace de projection diplomatique, économique et sécuritaire. Pour les États africains, cette coopération offre des opportunités de diversification des partenariats, notamment dans les domaines militaire, énergétique et minier.

Toutefois, elle soulève également des interrogations sur les équilibres à venir, dans un environnement international de plus en plus fragmenté.

Le sommet de 2026 devrait permettre de définir les contours d’un nouveau cycle de coopération entre la Russie et les pays africains. Au-delà des déclarations politiques, les attentes portent sur des engagements concrets, notamment en matière d’investissements, de transfert de technologies et de développement des échanges commerciaux.

Dans cette perspective, le choix de Moscou comme ville hôte pourrait également être interprété comme l’affirmation d’une volonté de renforcer une relation que la Russie entend piloter au plus haut niveau, dans un contexte de recomposition des alliances internationales.

A.D

17 mars 2026 0 comments
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Vision Mali 2063
A la UneÉconomie

Mali : les 11 projets qui doivent transformer le pays d’ici 2063

by Chiencoro 16 mars 2026
written by Chiencoro 5 minutes read

Dans le cadre de la Vision Mali 2063, les autorités maliennes de la transition misent sur onze projets structurants pour transformer durablement l’économie du pays et renforcer sa souveraineté. Ces programmes d’envergure constituent la colonne vertébrale d’un ambitieux plan de développement destiné à faire du Mali une nation émergente d’ici quatre décennies.

Et si le Mali préparait dès aujourd’hui son horizon de 2063 ? À travers une vision stratégique de long terme, Bamako mise sur onze projets structurants pour refonder son économie, renforcer sa souveraineté et transformer durablement son modèle de développement. Agriculture, énergie, industrie, technologie ou urbanisme : ces grands chantiers doivent servir de moteur à une ambition assumée — faire du Mali une nation émergente au cœur du Sahel.

Une vision stratégique à long terme

Avec la Vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », les autorités maliennes entendent tracer une trajectoire de transformation profonde du pays. Conçue comme un projet national participatif, cette stratégie place le citoyen au cœur du développement et vise à bâtir une nation souveraine, stable et prospère.

Le scénario retenu est celui du renouveau pour un Mali uni dans sa diversité culturelle, doté d’une économie forte, d’une gouvernance consolidée et d’un niveau élevé de développement humain. Mais au cœur de cette ambition se trouve un levier central. Il s’agit des projets structurants, conçus pour transformer les bases productives du pays.

Onze projets pour changer l’économie malienne

Pour concrétiser cette vision, le gouvernement a identifié onze programmes majeurs capables de soutenir la transformation économique et sociale du pays.

Le premier, « Farafinna Jiginɛ », vise à faire du Mali un grenier agricole capable non seulement de nourrir sa population mais aussi d’approvisionner la sous-région.

Le projet « Yeelen Kura » ambitionne quant à lui d’éclairer le Mali en développant massivement la production et l’accès à l’énergie, un facteur essentiel pour l’industrialisation.

La stratégie prévoit également un vaste programme d’industrialisation afin de transformer localement les ressources nationales et d’accroître la valeur ajoutée.

Autre initiative symbolique : « Kanku Musa Seginna », inspirée de l’âge d’or de l’empire du Mali et de la prospérité associée à la figure historique de Mansa Musa.

Le projet « Intégrer le Mali au monde » vise à renforcer les infrastructures logistiques, commerciales et diplomatiques pour mieux connecter le pays aux échanges internationaux.

Du côté des villes, le programme « Sigida Yiriwa » doit améliorer la qualité de vie dans la capitale et dans les grandes villes régionales grâce à des politiques urbaines modernisées.

Miser sur la technologie et le capital humain

La Vision 2063 accorde également une place centrale à l’économie du savoir. Le projet Hub technologique sous-régional ambitionne de faire du Mali un pôle numérique capable d’attirer start-up, innovations et investissements dans le secteur des technologies.

Le programme Sankoré, en référence à la prestigieuse tradition intellectuelle de Tombouctou, vise quant à lui à transformer le système éducatif afin de former des ressources humaines qualifiées et compétitives.

À ces initiatives s’ajoutent « Mali Vert et Bien-être », destiné à renforcer la résilience environnementale et sociale, ainsi que un vaste programme de réformes institutionnelles pour améliorer la gouvernance publique.

Enfin, le projet Kunnafoni Taasira prévoit la mise en place d’une infrastructure nationale de données géospatiales, outil stratégique pour la planification du développement.

Sécurité, souveraineté et croissance économique

Au-delà de ces programmes, la Vision Mali 2063 repose sur plusieurs piliers stratégiques. Le premier concerne la sécurité, considérée comme la condition indispensable à toute transformation économique.

La stratégie vise également l’émergence économique, avec un objectif de croissance annuelle moyenne de 10 %, susceptible de porter le revenu par habitant à près de 13 900 dollars d’ici 2063.

Un autre axe majeur est celui de la souveraineté économique, qui passe notamment par une meilleure valorisation des ressources naturelles et une réduction de la dépendance financière extérieure.

Réduire la pauvreté et renforcer l’égalité sociale

La Vision 2063 se fixe aussi des objectifs sociaux ambitieux. Le Mali ambitionne de réduire le taux de pauvreté de 44 % actuellement à 10 % d’ici 2063. Cette transformation devrait s’appuyer sur une meilleure redistribution de la richesse nationale et sur des politiques visant à réduire les inégalités.

Le pays vise également un indice de Gini de 0,24, signe d’une société plus égalitaire. L’accès universel à l’eau potable constitue également un objectif prioritaire.

Quatre décennies pour transformer le pays

La mise en œuvre de la Vision Mali 2063 est structurée en quatre grandes phases. La première (2024-2033) sera consacrée à la refondation de l’État et à la transformation structurelle de l’économie, notamment par le renforcement de la sécurité, la souveraineté alimentaire et l’amélioration de la gouvernance.

La deuxième phase (2034-2043) devrait permettre au Mali d’atteindre l’émergence économique, grâce au développement des industries et des technologies avancées. Quant à la troisième (2044-2053), elle mettra l’accent sur le développement humain, avec des investissements massifs dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Enfin, la dernière phase (2054-2063) sera celle de la consolidation, marquée par l’achèvement de l’industrialisation et la montée en puissance du secteur des services.

Une transformation inspirée par le « Mali Kura »

Au cœur de cette vision se trouve un nouveau modèle de développement, baptisé « Mali Kura Taasira », qui repose sur plusieurs principes : un État fort, un patriotisme économique affirmé, une réforme profonde de l’éducation et une mobilisation accrue de la jeunesse et des femmes.

Dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires et économiques, les 11 projets structurants apparaissent ainsi comme les leviers majeurs de cette transformation.

Reste désormais à transformer cette vision stratégique en réalisations concrètes, condition sine qua non pour que le Mali puisse atteindre son ambition de devenir, d’ici 2063, une nation souveraine, émergente et durablement développée.

Chiencoro Diarra 


Dans les prochaines publications, nous reviendrons en détail sur chacun de ces onze projets structurants, afin d’en analyser les objectifs, les enjeux économiques et les transformations qu’ils pourraient apporter au Mali dans les décennies à venir.

16 mars 2026 0 comments
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Alousséni Sanou
ActuSécurité

Au Mali, la guerre passe aussi par les banques

by Sahel Tribune 16 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Mali durcit son offensive contre le financement des groupes armés. Dans un arrêté publié au Journal officiel, le 6 mars 2026, les autorités ont décidé de prolonger le gel des avoirs visant plusieurs figures majeures de l’insurrection terroriste, dont Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa. Une mesure financière qui s’inscrit dans la stratégie de Bamako pour frapper les organisations armées au portefeuille autant que sur le terrain.

Les autorités maliennes ont décidé de prolonger de six mois le gel des biens et ressources économiques de plusieurs figures majeures des groupes armés terroristes opérant au Sahel. La mesure, publiée le 6 mars 2026 au Journal officiel, vise notamment des dirigeants liés aux mouvements armés actifs dans le nord et le centre du Mali.

Dans un arrêté signé le 5 mars 2026 par le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, Bamako a décidé de prolonger pour six mois le gel des biens, fonds et ressources économiques de plusieurs personnalités inscrites sur la liste nationale des sanctions financières ciblées. La mesure est entrée en vigueur le 7 mars 2026 et restera applicable jusqu’au début du mois de septembre.

Plusieurs chefs terroristes visés

La décision concerne plusieurs figures centrales de l’insurrection terroriste au Mali. Parmi elles figurent notamment Iyad Ag Ghaly, Amadou Kouffa, Alghabass Ag Intalla, Bilal Ag Acherif, Fahad Ag Almahmoud, Achafagui Ag Bouhada. Ces personnes avaient été inscrites sur la liste nationale des sanctions financières ciblées par un arrêté publié en mars 2024.

Le renouvellement du gel de leurs avoirs vise à empêcher l’utilisation de ressources financières susceptibles d’alimenter les activités des groupes armés opérant dans la région. Cette décision s’inscrit dans le cadre du dispositif national de lutte contre le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Elle repose notamment sur l’ordonnance adoptée en août 2024 renforçant les mécanismes juridiques permettant aux autorités maliennes de surveiller et bloquer les circuits financiers susceptibles de soutenir des organisations armées. Le processus implique également la Commission consultative chargée du gel administratif des avoirs, qui examine les dossiers avant toute décision de sanction.

Une stratégie financière dans la guerre contre les groupes armés

Au-delà de la dimension sécuritaire, ces sanctions financières constituent un outil stratégique dans la lutte menée par Bamako contre les groupes terroristes. En ciblant les ressources économiques de certains leaders armés, les autorités entendent limiter leur capacité de financement et affaiblir leurs réseaux logistiques.

Depuis plusieurs années, les gouvernements du Sahel renforcent ce type de mesures pour compléter les opérations militaires menées sur le terrain. Le Mali reste confronté à une insurrection complexe impliquant plusieurs groupes armés terroristes soutenus par des sponsors étatiques étrangers.

Dans ce contexte, les autorités multiplient les initiatives sécuritaires et financières afin de contenir l’influence de ces organisations. Le renouvellement du gel des avoirs s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à limiter les capacités d’action de ces groupes en s’attaquant à leurs sources de financement.

A.D

16 mars 2026 0 comments
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Des avions de combats
A la UneSécurité

Sahel : comment un préfet malien et deux militaires ont échappé à leurs ravisseurs

by Chiencoro 16 mars 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

Trois évasions presque simultanées dans un contexte sécuritaire tendu. Un préfet et deux soldats des Forces armées maliennes ont réussi à fuir leurs ravisseurs, un épisode rare dans la longue guerre contre les groupes armés qui secoue cette région du sahel.

Enlevé le 14 février 2026 près de Kalifabougou, entre Fana et Dioïla, le préfet Alidji Bagna est parvenu à s’échapper de ses ravisseurs dans la zone de Macina avant d’être récupéré par les Forces armées maliennes (FAMa), indique l’armée dans un communiqué le 15 mars 2026. Presque au même moment, deux militaires maliens détenus depuis plusieurs mois par des groupes armés ont réussi à s’exfiltrer d’un camp en Mauritanie et à regagner le territoire national. Trois évasions rares qui interviennent dans un contexte d’intensification des opérations sécuritaires au Mali.

Echappé dans le delta intérieur du Niger 

Le 14 février 2026, Alidji Bagna est enlevé par des hommes armés près de Kalifabougou, localité située sur l’axe reliant Fana à Dioïla, dans la région de Dioïla.

La disparition de ce représentant de l’État intervient dans une zone régulièrement exposée à l’insécurité et aux menaces de groupes armés. L’enlèvement suscite alors de vives réactions sur les réseaux sociaux. Près d’un mois après sa capture, le préfet parvient finalement à échapper à ses ravisseurs.

Selon l’état-major des Forces armées maliennes, il réussit à s’enfuir le 13 mars 2026 dans la zone de Macina, au cœur du delta intérieur du Niger, une région considérée comme l’un des foyers de l’insécurité dans le centre du Mali.

Après sa fuite, il rejoint la localité de Tenenkou où il est pris en charge par l’armée malienne.

Deux militaires des FAMa également parvenus à s’échapper

L’évasion du préfet intervient au moment où deux militaires maliens ont eux aussi réussi à se libérer de captivité.

Dans son communiqué du 15 mars, l’état-major annonce également que deux soldats des Forces armées maliennes, détenus par des groupes armés terroristes, ont réussi à s’exfiltrer dans la nuit du 13 au 14 mars 2026 d’un camp situé en Mauritanie avant de rejoindre le territoire malien.

Les deux militaires sont : le cavalier de 1re classe Mohamed Wangaraba, du 633ᵉ escadron de reconnaissance ; le cavalier de 1re classe Mahamed El Maouloud Diallo, du 635ᵉ régiment blindé. Tous deux avaient été enlevés le 9 octobre 2025 sur le fleuve Niger alors qu’ils se trouvaient en permission.

Selon l’armée, leur évasion a été facilitée par les opérations militaires menées ces dernières semaines le long de la frontière entre le Mali et la Mauritanie, ainsi que dans la forêt du Wagadu.

Après leur récupération à Goundam, dans la région de Tombouctou, les deux soldats ont été placés à la disposition de la prévôté militaire, conformément aux procédures en vigueur, explique le service de communication des armées. 

Une pression militaire accrue dans plusieurs zones

Ces différentes évasions interviennent dans un contexte d’intensification des opérations militaires dans plusieurs régions du pays. Dans son communiqué, l’état-major assure que les Forces armées maliennes poursuivent leurs opérations avec « diligence et professionnalisme » afin d’obtenir la libération des autres personnes toujours détenues par des groupes armés.

Depuis plusieurs années, les enlèvements de militaires, d’agents de l’État et de civils constituent l’une des tactiques utilisées par les groupes armés opérant dans certaines zones du Mali. Des tactiques qui constituent généralement à la fois une source d’alimentation de leur entreprise sanguinaire de déstabilisation, mais aussi de pression sur l’Etat duquel ils espèrent obtenir le gros lot lors d’éventuelles négociations pour la libération des otages. 

Le retour du préfet Alidji Bagna, tout comme celui des deux soldats évadés, intervient dans un contexte où les autorités de transition dirigées par le président Assimi Goïta mettent l’accent sur la reconquête du territoire et le renforcement de la présence de l’État. Le tout conjugué avec la souveraineté de l’Etat dans tous les secteurs. 

Ces retours constituent un signal encourageant pour les autorités maliennes, engagées dans une lutte de longue haleine contre les groupes armés dans le centre et le nord du pays. C’est une nouvelle victoire pour les forces armées de sécurité, dont la montée en puissance ne fait l’ombre d’aucun doute depuis quelques années déjà. Ces évasions sont la preuve que la pression est pressante sur les groupes armés terroristes. 

Chiencoro Diarra

16 mars 2026 0 comments
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