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Lingots d'or
ActuÉconomie

Le Mali va créer un Office des substances précieuses pour encadrer l’orpaillage

by Chiencoro 19 mars 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Mali poursuit sa stratégie de reprise en main de ses ressources naturelles. Réuni le 18 mars 2026 à Koulouba, le Conseil des ministres a adopté la création de l’Office malien des substances précieuses, un nouvel outil destiné à encadrer la commercialisation de l’or artisanal et à renforcer la souveraineté économique de l’État.

Le gouvernement malien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté économique. Réuni le 18 mars 2026 au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres, présidé par le général Assimi Goïta, a adopté des projets de texte portant création de l’Office malien des substances précieuses. Une réforme qui vise à mieux encadrer la commercialisation de l’or, notamment issu de l’orpaillage et des petites mines, dans un secteur clé mais encore largement opaque.

Un secteur stratégique mais difficile à contrôler

Au Mali, l’or demeure le pilier de l’économie nationale. En 2022, la production a atteint 72,227 tonnes, dont environ 6 tonnes issues de l’orpaillage, générant près de 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur aurifère représente à lui seul 9,2 % du produit intérieur brut.

Mais derrière ces performances se cachent d’importantes failles. Les autorités pointent des écarts significatifs entre les volumes officiellement déclarés et les quantités exportées vers les pays de destination, signe d’une fuite persistante des ressources hors des circuits formels. L’or artisanal, en particulier, échappe encore largement au contrôle de l’État.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la création de l’Office malien des substances précieuses. Placé au cœur de la réforme du secteur minier, cet organisme aura pour mission principale d’assurer la centralisation, la régulation et la sécurisation de la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses.

Vers une souveraineté économique renforcée

Cette initiative s’appuie sur les dispositions de la loi n°2023-040 portant Code minier et de la loi n°2023-041 relative au contenu local, adoptées en août 2023. L’objectif est de doter l’État d’un instrument opérationnel capable de mieux maîtriser la chaîne de valeur et de capter une part plus importante des revenus générés.

Au-delà de la régulation, la réforme traduit une ambition politique plus large. Celle de renforcer la souveraineté économique du Mali sur ses ressources naturelles. En centralisant les flux commerciaux, les autorités entendent limiter les circuits informels, améliorer la traçabilité de l’or et accroître les recettes fiscales.

Dans un contexte régional marqué par la montée des revendications souverainistes autour des ressources extractives, cette décision s’inscrit dans une dynamique plus globale de reprise en main des secteurs stratégiques.

Chiencoro Diarra 

19 mars 2026 0 comments
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Croyances apocalyptiques
AnalysesExclusif

Les croyances apocalyptiques gagnent du terrain et redessinent notre rapport aux crises mondiales

by Sahel Tribune 19 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Et si la peur de la fin du monde influençait déjà nos choix politiques et nos comportements collectifs ? Longtemps marginales, les croyances apocalyptiques gagnent du terrain et redéfinissent en profondeur la manière dont les sociétés perçoivent et affrontent les grandes menaces globales.

Longtemps reléguée aux marges, la pensée apocalyptique s’impose désormais comme un prisme central à travers lequel une part croissante des sociétés interprète les menaces globales. C’est le principal enseignement d’une étude récente publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, qui met en lumière l’influence profonde de ces croyances sur les comportements collectifs face aux crises contemporaines.

Une vision de la fin du monde largement partagée

Menée par des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), l’étude repose sur des enquêtes réalisées auprès de plus de 3 400 personnes aux États-Unis et au Canada. Son principal auteur, Matthieu Billet, aujourd’hui affilié à l’Université de Californie à Irvine, souligne un constat frappant : près d’un tiers des Américains interrogés pensent que la fin du monde surviendra de leur vivant.

Dans un contexte marqué par l’angoisse climatique, les tensions géopolitiques et l’essor rapide de l’intelligence artificielle, ces croyances ne relèvent plus de l’exception. Elles traversent désormais les sociétés nord-américaines et influencent directement la manière dont les individus perçoivent des risques tels que les pandémies, les conflits nucléaires ou les bouleversements technologiques.

Cinq façons de penser l’apocalypse

Pour mieux comprendre ce phénomène, les chercheurs ont identifié cinq dimensions structurantes de la pensée apocalyptique : la proximité perçue de la fin du monde, sa cause (humaine ou divine), le degré de contrôle individuel, et la charge émotionnelle associée à cette fin — perçue comme catastrophe ou comme délivrance.

Ces représentations ne sont pas neutres. Elles conditionnent les attitudes face aux politiques publiques. Ainsi, ceux qui attribuent une origine humaine à une éventuelle catastrophe — notamment à travers le changement climatique — se montrent plus enclins à soutenir des mesures fortes pour y faire face. À l’inverse, les individus convaincus que la fin relève d’un dessein divin tendent à adopter des postures plus fatalistes, voire à rejeter les politiques de prévention.

Des croyances qui pèsent sur l’action collective

Les implications de ces résultats sont majeures. En croisant ces croyances avec les grandes catégories de risques identifiées par le Forum économique mondial — économiques, environnementaux, géopolitiques, sociétaux et technologiques —, l’étude montre que la perception de l’urgence et les réponses envisagées varient fortement selon les récits apocalyptiques auxquels adhèrent les individus.

Ce clivage complique la coordination des réponses à l’échelle nationale et internationale. Certaines croyances peuvent même entraver des politiques publiques cruciales, comme l’ont montré les résistances à la vaccination durant la pandémie de Covid-19 ou le découragement d’une partie de la jeunesse face à l’ampleur de la crise climatique.

Religion, culture et fragmentation des perceptions

L’étude met également en évidence des différences notables entre groupes religieux et non religieux. Si tous s’accordent globalement sur le rôle de l’humanité dans son propre destin, les interprétations divergent quant aux causes ultimes et aux solutions possibles.

Ces écarts traduisent le poids des cadres culturels et religieux dans la construction des perceptions du futur. Ils participent à fragmenter l’espace public, rendant plus difficile l’émergence d’un consensus autour des grandes priorités globales.

Comprendre plutôt que marginaliser

Face à ce constat, les chercheurs appellent à ne pas disqualifier ces croyances comme irrationnelles. Bien au contraire : les intégrer dans l’analyse des comportements collectifs apparaît comme une condition essentielle pour améliorer la communication publique et l’efficacité des politiques.

Dans un monde confronté à des risques systémiques — du dérèglement climatique aux menaces liées à l’intelligence artificielle —, la compréhension des imaginaires apocalyptiques devient un enjeu stratégique. Car, qu’elles soient fondées ou non, ces croyances façonnent bel et bien les décisions individuelles et collectives.

À l’heure où la gestion des crises exige une coordination sans précédent, ignorer ces représentations reviendrait à sous-estimer un facteur déterminant de l’action humaine : la manière dont les sociétés se projettent dans leur propre fin.

A.D

19 mars 2026 0 comments
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Feuille de route année de l'éducation et de la culture
ActuSeko ni Donko

Année de l’Éducation et de la Culture : une feuille de route pour une refondation basée sur les valeurs endogènes  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 19 mars 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La salle de l’Inspection générale de l’Éducation nationale a abrité, mardi 17 mars 2026, la réunion inaugurale du Comité préparatoire de l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027. Présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, la rencontre a enregistré la présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye, ainsi que de la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck.  

Cette mobilisation gouvernementale illustre l’importance stratégique accordée à cette initiative nationale. L’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027 s’inscrit dans la continuité des grandes réformes engagées par l’État, prolongeant les Assises nationales de la refondation de 2021, les États généraux de l’Éducation de 2024 et l’Année de la Culture 2025. Elle vise à bâtir une école moderne et souveraine, tout en consolidant l’identité culturelle comme socle de cohésion et de développement.  

Une initiative dans la continuité des réformes

La rencontre inaugurale avait pour ordre du jour la prise de contact entre les membres et l’élaboration d’un chronogramme de travail. Ces étapes visent à poser les bases d’une organisation efficace et à définir une feuille de route claire. Le ministre Amadou Sy Savane a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif et d’une créativité soutenue pour répondre aux attentes du peuple malien.  

Le Comité préparatoire est placé sous la présidence du Pr Kagnoume Jean Bosco Konaré. Sa mission ne se limite pas à organiser des activités symboliques. Il devra proposer des initiatives structurantes capables de transformer durablement le système éducatif et de renforcer les valeurs citoyennes. L’éducation et la culture sont envisagées comme deux leviers indissociables pour préparer l’avenir du Mali.  

Une mobilisation gouvernementale élargie

Le ministre de l’Éducation nationale a rappelé que cette mission est historique et exigeante. Les propositions du Comité seront attendues au plus haut niveau de l’État et devront être à la hauteur des aspirations nationales. Il s’agit, selon lui, d’une opportunité unique de contribuer à écrire une nouvelle page de l’histoire éducative et culturelle du pays.  

Cette Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027 vise à mobiliser l’ensemble de la Nation autour de l’école et de la culture. L’éducation n’est pas seulement l’affaire d’un ministère, mais celle de toute la société. En intégrant pleinement les valeurs culturelles, le Mali entend bâtir une école souveraine, ouverte sur l’avenir et capable de former des citoyens responsables et fiers de leur identité.  

Une mission historique et exigeante

Lors de son intervention, le ministre Amadou Sy Savane a déclaré : « Vos propositions devront être à la hauteur des attentes du peuple malien. Il s’agit d’un travail exigeant, d’une précieuse opportunité de contribuer à écrire une page nouvelle de l’histoire de l’Éducation au Mali ».

En lançant officiellement les travaux du Comité préparatoire, le Mali confirme sa volonté de refonder son système éducatif et de valoriser sa culture comme pilier de souveraineté. L’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027 s’annonce comme un moment décisif pour mobiliser les énergies, renforcer la cohésion nationale et préparer l’avenir du pays. Les travaux du Comité seront suivis avec attention par les plus hautes autorités.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Célébration de l'Aïd El-Fitr au Mali
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Mali : Assimi Goïta place l’Aïd El-Fitr sous le signe de la cohésion nationale et du renouveau

by Chiencoro 19 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

À l’occasion de la célébration de l’Aïd El-Fitr, le 19 mars 2026, au palais de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a délivré un message à forte portée spirituelle et politique. Entouré des membres du gouvernement et de ses collaborateurs, le chef de l’État malien a fait de cette fête religieuse un moment de communion, de partage, mais aussi de projection stratégique pour le pays.

Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants, le mois de Ramadan 2026 aura été, selon les autorités, un temps de rassemblement et de renforcement du lien social. Lors de son sermon, l’imam de la mosquée de Koulouba, Abdrahamane Touré, a insisté sur trois valeurs cardinales : le pardon, la solidarité et la foi.

« Un moment de communion, de partage et de pardon »

Il a également salué plusieurs initiatives gouvernementales menées durant cette période, notamment l’opération « Sunkalo Solidarité », à travers laquelle des membres du gouvernement ont partagé la rupture du jeûne avec des populations issues de diverses couches sociales à travers le pays. Une démarche perçue comme un symbole de proximité entre gouvernants et gouvernés.

Dans une déclaration prononcée à l’issue de la prière, le général Assimi Goïta a inscrit cette célébration dans une dynamique de cohésion nationale.

« Je voudrais rendre grâce à Allah le Tout-Puissant qui nous a donné l’opportunité de célébrer l’Aïd El-Fitr, un moment de communion, de partage et surtout de pardon », a-t-il affirmé, tout en mettant en avant les efforts du gouvernement pour renforcer la solidarité nationale.

Des signaux économiques et sociaux mis en avant

Au-delà du registre spirituel, le chef de l’État a évoqué les premières retombées des réformes engagées dans le secteur minier. Il a notamment souligné la redistribution de plus de 18,4 milliards de francs CFA au profit des collectivités territoriales. Un geste qu’il présente comme un levier de développement local et une illustration de la volonté des autorités de mieux partager les ressources nationales.

Dans la même dynamique, il a rappelé la décision de consacrer les années 2026 et 2027 à l’éducation et à la culture. Une orientation stratégique visant à refonder le système éducatif et à valoriser le capital humain. Une ambition qui s’inscrit dans la vision souverainiste portée par la Transition.

Sur le plan sécuritaire, le président de la Transition a salué les actions des forces armées engagées dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Il a également annoncé la mise en place d’un Observatoire pour la paix et la réconciliation nationale, dont la coordination sera assurée par Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre.

Hommages et reconnaissance nationale

Cette structure vise à renforcer la cohésion sociale et à consolider la stabilité du pays, dans un contexte où les enjeux sécuritaires demeurent étroitement liés aux dynamiques sociales et politiques.

Le chef de l’État a conclu son intervention en rendant hommage aux forces de défense et de sécurité, ainsi qu’aux acteurs économiques, notamment les transporteurs, pour leur contribution à l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité.

Il a également eu une pensée pour les victimes civiles et militaires du conflit, saluant leur sacrifice et adressant ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Chiencoro Diarra 

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Avion de guerre
A la UneAnalyses

Guerre contemporaine : la fin des certitudes stratégiques

by Mikailou Cissé 18 mars 2026
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Dans une analyse dense et critique, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, interroge les mutations profondes de la guerre contemporaine. Entre brouillage de la notion de victoire, montée des rivalités géopolitiques et imbrication des enjeux militaires, économiques et médiatiques, il décrypte un nouvel ordre conflictuel où la puissance ne garantit plus la maîtrise des conflits.

La guerre constitue avant tout un affrontement de stratégies, de moyens et de volontés orientés vers l’atteinte d’objectifs déterminés. Elle se conçoit dans la réflexion stratégique, mais se décide et se précise dans la réalité concrète du champ de bataille. La victoire se mesure alors à la réalisation des objectifs initiaux et à la capacité d’un acteur politique ou militaire d’imposer sa volonté à l’adversaire.

La dilution contemporaine de la notion de victoire

Cependant, dans la dynamique des conflits contemporains, la notion de victoire tend parfois à perdre sa clarté. Elle se transforme en une quête indéterminée où les objectifs évoluent au fil du conflit, entraînant sa prolongation et fragilisant les principes du droit international censés encadrer la conduite de la guerre.

Dans ce contexte, les valeurs proclamées par le monde dit « civilisé » apparaissent souvent en tension avec les pratiques effectives des puissances qui se présentent comme les garantes de l’ordre international. Les moyens technologiques et militaires mobilisés dans les conflits contemporains mettent ainsi en lumière les contradictions entre les discours fondés sur la défense des droits humains et les impératifs stratégiques liés à la sécurité et à la puissance économique et politique.

Les grandes puissances et la structuration des rapports de force

La stabilité d’une entité politique repose pourtant sur la solidité de ses institutions, sa capacité à maintenir la paix intérieure et l’existence d’une force militaire organisée placée sous l’autorité d’un commandement légitime reconnu à la fois par le pouvoir politique et par la population. Lorsque ces conditions s’affaiblissent, la structure de l’État se fragilise et la souveraineté devient vulnérable.

Dans l’ordre international actuel, certaines puissances structurent les rapports de force en s’appuyant sur des capacités économiques, technologiques et militaires considérables. Les États-Unis disposent par exemple d’un complexe militaro-industriel et énergétique capable d’influencer les équilibres stratégiques mondiaux. Cette puissance se déploie notamment à travers un vaste réseau d’alliances en Europe et au Moyen-Orient, régions devenues des espaces majeurs de rivalités géopolitiques.

Le rôle déterminant des dynamiques politiques

Dans ces zones sensibles, les domaines aérien, maritime et informationnel constituent désormais des théâtres de compétition stratégique. Les puissances y déploient simultanément des démonstrations de force militaire, des stratégies d’influence politique et des politiques de contrôle des ressources énergétiques.

Dans certaines situations de crise, la disparition ou l’affaiblissement d’une figure politique peut transformer profondément la dynamique du conflit. Un tel événement modifie les rapports de force et impose de nouvelles contraintes stratégiques, y compris aux grandes puissances. L’enlèvement au Venezuela du président Nicolas Maduro en est une illustration.

L’imprévisibilité des conflits contemporains

L’évolution des affrontements internationaux déjoue ainsi fréquemment les prévisions initiales. La réaffirmation d’une autorité politique ou la mobilisation d’une population peuvent neutraliser les effets attendus d’une supériorité militaire. L’issue d’un conflit dépend alors autant de la cohérence du projet politique que de la puissance matérielle engagée.

Par ailleurs, la guerre contemporaine affecte directement les populations civiles. Des actions violentes visent parfois les infrastructures essentielles à la vie sociale, tandis que les victimes ne sont évoquées que sous forme de statistiques illustrant l’ampleur du désastre. La violence ne se limite plus à la destruction matérielle : elle cherche également à nier l’existence politique de l’adversaire.

Une guerre inscrite dans l’économie mondiale

La confrontation militaire s’inscrit également dans un système plus large où décisions politiques, institutions militaires et intérêts énergétiques participent à la structuration de l’économie mondiale. Dans certaines régions stratégiques, notamment au Moyen-Orient, les rivalités autour des ressources et des routes commerciales alimentent les tensions géopolitiques.

La guerre contemporaine révèle également une transformation profonde de la puissance militaire. Sur mer, dans les airs, dans l’espace et dans le cyberespace, les systèmes d’armes disposent de capacités de projection et de destruction sans précédent. Les industries d’armement se trouvent ainsi engagées dans une compétition technologique où l’innovation devient un facteur décisif de la puissance des États.

Les limites et les coûts de la domination militaire

Cette dynamique soulève toutefois une question politique majeure : les États peuvent-ils assumer les conséquences humaines, démographiques et écologiques de ces stratégies de domination militaire ? Les dispositifs de défense, longtemps perçus comme les garants de la sécurité nationale, révèlent désormais leurs limites face aux vulnérabilités technologiques et systémiques.

Dans ce contexte, la maîtrise de l’énergie apparaît comme l’un des fondements essentiels de la guerre contemporaine. Les technologies militaires modernes reposent en effet sur une capacité croissante à mobiliser et à concentrer l’énergie au service de la domination politique et économique.

Par ailleurs, l’imbrication entre industrie de défense, pouvoir politique et espace médiatique transforme profondément la nature des conflits. Les enjeux économiques, stratégiques et militaires s’entrelacent dans la construction de la politique et dans la lutte pour l’influence internationale.

L’affaiblissement du droit international

Les conventions internationales elles-mêmes se trouvent fragilisées lorsque des bombardements massifs visent les espaces urbains ou paralysent les institutions sociales, remettant en cause la possibilité d’une régulation juridique effective de la guerre.

Dès lors, la confrontation militaire devient également une lutte pour la légitimité politique. Sur les plans diplomatique et médiatique, chaque acteur cherche à délégitimer l’autre en l’accusant d’hégémonie ou d’impérialisme, accusations qui renvoient souvent à une même logique historique : la recherche du monopole de la décision et de la violence légitime.

Le commerce mondial comme champ de bataille

Enfin, la perturbation du commerce mondial constitue l’une des manifestations les plus visibles de ces rivalités. Les chaînes logistiques, les flux énergétiques et les circuits financiers deviennent eux-mêmes des instruments de pression stratégique.

Ainsi, la guerre contemporaine ne se réduit plus à l’affrontement militaire direct. Elle s’inscrit dans un conflit multidimensionnel où se mêlent rivalités géopolitiques, compétition technologique, stratégies économiques et luttes d’influence médiatique pour le contrôle de l’ordre international.

Mikaïlou Cissé 

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Rupture collective avec les orphélins
ActuTaabolow ani Tabiaw

Ramadan 2026 : ABSI fait du mois sacré un moment d’union  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 18 mars 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le mois sacré du Ramadan 2026 a été marqué par deux initiatives fortes de l’Association Bénévole pour la Solidarité Inclusive (ABSI). Le samedi 7 mars, l’association a lancé son « Opération Ramadan Solidaire » avec la distribution de 300 repas chauds aux passants bloqués dans la circulation au feu tricolore du 30 m, sur la route de l’aéroport. Une semaine plus tard, le 14 mars, ABSI a partagé l’iftar avec près de 200 orphelins de l’orphelinat « Ashed » de Mountougoula, inauguré en 2020.  

Ces deux actions traduisent la volonté de l’association de placer la solidarité inclusive au cœur de ses engagements. En offrant des repas aux fidèles pris dans la circulation et en partageant un moment de convivialité avec les orphelins, ABSI reflète l’esprit du Ramadan : un mois où la générosité et la fraternité se vivent dans des gestes concrets. Les bénéficiaires ont ainsi pu ressentir chaleur humaine et réconfort, valeurs essentielles de ce temps spirituel.

Deux actions pour un même esprit  

La distribution de repas sur la route de l’aéroport a permis à de nombreux fidèles de rompre dignement leur jeûne malgré les contraintes de la circulation. Ce geste simple mais significatif rappelle que la cohésion sociale peut se renforcer jusque dans les espaces urbains. ABSI démontre ainsi que la solidarité ne se limite pas aux cercles familiaux ou communautaires, mais qu’elle peut s’étendre à tous ceux qui en ont besoin, même dans les lieux de passage.  

rupture collective avec les orphelins
Aminata Coulibaly, présidente de l’Association ABSI, en compagnie des orphelins lors de la rupture collective en mars 2026. Djitteye.

Le partage de l’iftar avec les orphelins de Mountougola a, quant à lui, apporté un instant de joie et de réconfort à des enfants souvent privés de l’affection familiale. En leur permettant de vivre pleinement l’esprit du Ramadan, ABSI a placé le sourire et le bien-être de ces jeunes au centre de son action. Ce moment de convivialité met en évidence la mission de l’association, notamment de bâtir une société plus inclusive et fraternelle.  

Un iftar pour les orphelins  

À travers ces initiatives, ABSI confirme son engagement à promouvoir une solidarité active et durable. L’association met en avant l’importance de renforcer les liens sociaux et de soutenir les plus vulnérables. Le mois sacré devient ainsi une occasion de traduire la spiritualité en actes concrets, où la prière et le jeûne se conjuguent avec la générosité et le partage.  

L’association entend poursuivre cette dynamique tout au long du Ramadan. En multipliant les gestes de bienfaisance, elle souhaite rappeler que ce mois béni est aussi un moment de fraternité et de cohésion sociale. Ses actions, qu’elles soient dirigées vers les orphelins ou vers les fidèles en déplacement, traduisent une volonté constante de bâtir une société plus inclusive et solidaire.  

Un Ramadan de fraternité  

Ces initiatives constituent un exemple inspirant pour la communauté. Elles montrent que la solidarité ne se limite pas aux discours, mais qu’elle se vit dans des gestes concrets. En plaçant le sourire des enfants et le bien-être des fidèles au centre de ses actions, ABSI incarne l’essence même du Ramadan : un mois où la spiritualité se nourrit de partage et de fraternité, et où la société se renforce par l’union et la générosité.  

La présidente de l'ABSI
Aminata Coulibaly, présidente de l’Association ABSI, en compagnie des orphelins lors de la rupture collective en mars 2026. Djitteye.

Le geste de distribuer des repas sur la route de l’aéroport illustre une solidarité qui s’adapte aux réalités quotidiennes. ABSI a su répondre à un besoin immédiat, celui de permettre aux fidèles en déplacement de rompre leur jeûne dans la dignité. Cette action démontre que la bienveillance peut se manifester dans les lieux les plus inattendus, renforçant ainsi le tissu social.  

Une solidarité adaptée aux réalités  

De même, l’iftar partagé avec les orphelins de Mountougola a permis de créer un espace de fraternité et de chaleur humaine. Les enfants ont pu ressentir l’attention et l’affection d’une communauté qui ne les oublie pas. ABSI a ainsi donné un sens concret à la solidarité inclusive, en plaçant les plus vulnérables au centre de ses préoccupations.  

Ainsi, à travers l’« Opération Ramadan Solidaire » et l’iftar partagé avec les orphelins, ABSI illustre la force du don et du partage. Ces gestes rappellent que le Ramadan est un temps où la foi se traduit en actes, et où la communauté se soude autour de valeurs universelles de solidarité et d’inclusion. L’association s’impose comme un acteur majeur de la bienfaisance, donnant au mois sacré toute sa dimension humaine et spirituelle.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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CAN Maroc 2025
A la UneSport

CAN 2025 : la CAF s’enterre avec un forfait tardif qui humilie l’Afrique  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 18 mars 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La décision du 17 mars 2026 de la Commission d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), déclarant le Sénégal forfait pour la finale de la CAN 2025, est un coup dur pour la crédibilité du football africain. Déjà fragilisée par des polémiques antérieures, la CAF s’enterre davantage en rendant un verdict deux mois après le sacre du Sénégal. Une telle décision aurait dû intervenir immédiatement, le jour de la finale ou au lendemain, pour préserver l’intégrité sportive.    

Ce retard met en lumière les limites profondes de la gouvernance du football africain. En sanctionnant le Sénégal après coup, la CAF expose ses failles procédurales et institutionnelles. Le monde entier assiste à une humiliation, notamment une finale continentale transformée en affaire juridique, où la bureaucratie prend le pas sur la performance sportive. L’Afrique se retrouve fragilisée dans son image internationale.  

La Fédération Sénégalaise de Football a réagi avec indignation. Elle qualifie la décision d’« inique, sans précédent et inacceptable », dénonçant un discrédit jeté sur le football africain. Pour la FSF, il s’agit d’une atteinte grave à l’intégrité sportive et à la réputation du Sénégal. En annonçant son recours au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne, elle cherche à défendre ses droits et à rappeler que la justice sportive ne peut être bafouée par des manœuvres tardives.  

Une dénonciation ferme et un recours judiciaire pour sauver l’honneur  

La Fédération Royale Marocaine de Football, bénéficiaire de la décision, adopte une posture institutionnelle. Elle insiste sur le fait que son recours visait uniquement à faire appliquer le règlement, et non à contester la performance sportive. En saluant l’ensemble des nations participantes, la FRMF tente de se présenter comme garante de la stabilité et du respect des règles. Mais cette victoire sur tapis vert, obtenue après deux mois, reste entachée d’un déficit de légitimité.  

La CAF, quant à elle, tente de justifier son choix en annulant la décision initiale du Jury disciplinaire et en déclarant recevable le recours marocain. Elle affirme avoir corrigé une erreur de procédure, mais ce geste ne fait qu’accentuer son manque de cohérence. En sanctionnant le Sénégal par forfait tout en infligeant des amendes au Maroc pour divers incidents, l’instance cherche à équilibrer les responsabilités, mais son image sort profondément affaiblie.  

Entre légalité revendiquée et incohérence manifeste  

Le cas du joueur marocain Ismaël Saibari montre cette volonté de nuance. Sanctionné pour une faute disciplinaire, il voit son amende annulée mais sa suspension maintenue. La CAF prouve qu’elle n’ignore pas les responsabilités individuelles, mais cela ne suffit pas à masquer l’essentiel, l’instance a humilié l’Afrique en transformant une finale en litige administratif.  

Les sanctions contre la FRMF pour les ramasseurs de balles, l’ingérence dans la zone VAR et l’incident des lasers traduisent une volonté de rappeler que la fédération marocaine n’est pas exempte de reproches. Toutefois, ces amendes réduites apparaissent comme des ajustements secondaires face à la gravité de la décision principale. Le contraste entre la sévérité envers le Sénégal et la relative indulgence envers le Maroc nourrit les critiques.  

Des sanctions accessoires qui ne suffisent pas à masquer l’essentiel

La FSF, en annonçant son recours au TAS, ouvre un nouveau chapitre judiciaire. Cette démarche traduit une détermination à ne pas se laisser enfermer dans une décision jugée arbitraire. Elle met en avant les valeurs d’intégrité et de justice sportive, cherchant à rallier l’opinion publique et à défendre la réputation du football sénégalais. Cette réaction ferme illustre la fracture entre les fédérations et l’instance continentale.  

La FRMF, de son côté, cherche à légitimer son sacre en insistant sur le respect des règles. Mais l’image d’une victoire acquise sur tapis vert reste difficile à défendre. Le Maroc se retrouve dans une position paradoxale, bénéficiaire d’une décision réglementaire, mais exposé à la critique d’un sacre controversé. La perception internationale risque de ternir ce succès.  

Deux postures opposées qui accentuent la crise  

La CAF, déjà décrédibilisée, s’enterre davantage avec ce verdict tardif. Elle démontre son incapacité à gérer les litiges avec rigueur et rapidité. Le football africain, en pleine expansion, se retrouve humilié devant le monde entier. L’instance dirigeante doit désormais affronter une crise de confiance majeure, où sa légitimité est remise en cause par les acteurs et les observateurs.  

Il faut rappeler que cette décision a été prise sur la base des articles 82 et 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. L’article 82 sanctionne les comportements jugés contraires à l’esprit sportif, tandis que l’article 84 prévoit le forfait en cas de violation grave. C’est en invoquant ces dispositions que la CAF a estimé que l’attitude du Sénégal justifiait la sanction maximale, renforçant ainsi la polémique.  

Cette affaire révèle un mal profond, notamment l’incapacité du football africain à concilier discipline, équité et légitimité sportive. Le Sénégal est privé d’un sacre historique, le Maroc hérite d’une victoire contestée, et la CAF s’enfonce dans une crise institutionnelle. Cette décision tardive n’est pas seulement une sanction sportive, elle est un symbole d’impuissance institutionnelle. Le football africain peut-il se relever d’une telle humiliation ? La CAF saura-t-elle regagner la confiance perdue ?

Ibrahim Kalifa Djitteye 

18 mars 2026 0 comments
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