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Des avions de combats
ActuSécurité

Au Mali, l’armée annonce la neutralisation de plus de 70 terroristes près de Zantiguila

by Chiencoro 23 avril 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Selon l’état-major des Forces armées maliennes (FAMa), une opération aérienne menée le 22 avril dans la forêt classée de la Faya, au sud de Zantiguila, dans la région de Koulikoro, a permis de neutraliser plus de soixante-dix combattants appartenant à des groupes armés terroristes.

L’état-major des Forces armées maliennes a annoncé, dans un communiqué publié le 22 avril à Bamako, avoir mené une opération militaire contre une colonne de combattants terroristes repérée dans la région de Koulikoro.

Selon l’armée malienne, les vecteurs aériens engagés dans des missions de surveillance du territoire ont détecté une quarantaine de motos appartenant à des groupes armés terroristes circulant dans la forêt classée de la Faya, située au sud de la localité de Zantiguila. Face à ce mouvement jugé suspect, deux appareils ont été immédiatement déployés afin « de traiter la cible ».

Des frappes aériennes contre la logistique des groupes armés

Toujours selon les informations communiquées par l’état-major, l’intervention a pris la forme d’une série de frappes qualifiées de « chirurgicales ». Celles-ci a permis la neutralisation de plus de soixante-dix combattants ainsi que la destruction complète de leur logistique.

Dans la région de Koulikoro, située à proximité de la capitale malienne, plusieurs zones forestières servent régulièrement de couloirs de circulation pour des groupes armés opérant dans le centre et le sud du pays.

Une pression militaire maintenue sur les groupes jihadistes

Les Forces armées maliennes rassurent la poursuite des opérations de recherche et de neutralisation sur l’ensemble du territoire national. Le chef d’état-major a ainsi assuré que les actions coordonnées contre les groupes armés se poursuivaient « avec détermination » afin de sécuriser les populations.

Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une insurrection terroristes soutenue par des sponsors étatiques étrangers qui s’est progressivement étendue du nord vers le centre du pays et certaines zones proches de la capitale.

Chiencoro Diarra 

23 avril 2026 0 comments
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Séminaire technique à Abuja
ActuEn temps réel

À Abuja, la CMSS du Mali défend la communication comme levier d’inclusion sociale

by Sahel Tribune 23 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La Caisse malienne de sécurité sociale a présenté sa stratégie de communication lors d’un séminaire technique de l’Association internationale de la sécurité sociale à Abuja. Objectif affiché : améliorer l’accès des populations aux services sociaux grâce à une information plus accessible et plus transparente.

À Abuja, au Nigeria, la communication s’impose désormais comme un outil stratégique pour renforcer l’accès des populations aux services sociaux. Réunie dans la capitale nigériane à l’occasion d’un séminaire technique organisé par l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) a présenté les grandes lignes de sa stratégie de communication, conçue comme un levier central pour améliorer l’inclusivité des systèmes de protection sociale en Afrique de l’Ouest.

La délégation malienne, conduite par le directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, a pris part à cette rencontre régionale qui rassemble responsables d’institutions de sécurité sociale, experts et décideurs autour d’un enjeu commun : comment rendre les services sociaux plus accessibles grâce à une communication efficace.

« Informer pour mieux gouverner »

Devant les participants, la responsable de la communication de l’institution, Fatoumata Mah Thiam Camara Koné, a mis en avant la vision portée par la CMSS : faire de la communication un instrument de gouvernance publique. Selon elle, une information claire et accessible constitue un facteur déterminant pour garantir l’accès des assurés aux prestations sociales.

« Informer pour mieux gouverner » : tel est le principe qui structure la stratégie de communication de l’institution. Celle-ci vise notamment à renforcer la transparence dans la gestion des prestations, à améliorer l’information des pensionnés et des assurés sociaux et à favoriser l’adhésion des populations au système de sécurité sociale, y compris celles du secteur informel.

Dans cette perspective, la communication ne se limite plus à la simple diffusion d’informations administratives. Elle devient un véritable outil de gestion, permettant d’accompagner les réformes du système de sécurité sociale et de rapprocher l’administration de ses usagers.

Modernisation et transformation digitale

L’institution malienne entend également moderniser ses dispositifs d’information afin de renforcer la proximité avec les assurés. Cette évolution passe par la diversification des canaux de communication et par l’intégration d’outils numériques destinés à faciliter l’accès aux services.

Cette orientation s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation des systèmes de protection sociale sur le continent africain. Face à l’extension des besoins sociaux et à la croissance du secteur informel, les institutions sont de plus en plus amenées à repenser leur manière de communiquer avec les populations.

Vers une sécurité sociale plus inclusive

Pour la CMSS, la question de l’accès universel à la sécurité sociale ne relève pas uniquement de réformes techniques ou institutionnelles. Elle dépend également de la capacité des institutions à informer, sensibiliser et instaurer un climat de confiance avec les citoyens.

Dans un contexte marqué par la modernisation progressive des systèmes sociaux en Afrique, la communication apparaît ainsi comme un pilier essentiel pour bâtir des dispositifs plus inclusifs, transparents et efficaces.

Depuis Abuja, la participation de la CMSS à ce séminaire de l’AISS s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer la coopération entre institutions de sécurité sociale et à définir les priorités ouest-africaines dans ce domaine stratégique.

A.D

23 avril 2026 0 comments
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Diplomatie culturelle
A la UneSeko ni Donko

Diplomatie culturelle : Renforcement des liens Mali–Maroc autour de la culture et de l’artisanat

by Ibrahim Kalifa Djitteye 23 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Ce mercredi 22 avril 2026, l’ambassadeur du Royaume chérifien au Mali, Son Excellence Monsieur Driss Isbayene, a été reçu par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de rapprochement culturel et diplomatique entre Bamako et Rabat, marquée par une volonté commune de renforcer les liens historiques et fraternels qui unissent les deux nations africaines.  

Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération culturelle, considérée comme un pilier stratégique pour consolider les relations bilatérales. L’ambassadeur Isbayene a exprimé sa gratitude envers les autorités maliennes pour la décision récente du Mali de retirer sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). Ce geste diplomatique, qualifié de tournant majeur, ouvre la voie à une intensification des partenariats entre le Mali et le Maroc dans divers domaines.  

Un tournant diplomatique majeur pour la région

Le ministre Mamou Daffé a rappelé l’importance des relations entre les deux pays, insistant sur la profondeur des liens historiques et humains qui les unissent. Il a souligné que la culture et l’artisanat représentent des vecteurs essentiels de rapprochement entre les peuples, capables de favoriser un développement partagé. Pour lui, la coopération culturelle n’est pas seulement un échange artistique, mais un instrument de diplomatie et de solidarité africaine.  

Dans cette perspective, les deux parties ont évoqué la possibilité d’élaborer un protocole d’accord dans les domaines de l’artisanat et de la culture. Un tel cadre institutionnel permettrait de structurer davantage la coopération et de donner une assise durable aux initiatives conjointes. L’objectif est de favoriser des échanges pérennes entre les acteurs culturels et artisanaux des deux pays, tout en valorisant les savoir-faire traditionnels et la créativité contemporaine.  

Vers un protocole d’accord culturel et artisanal

L’ambassadeur Isbayene a salué cette orientation, estimant qu’elle reflète une vision pragmatique et ambitieuse des relations bilatérales. Pour lui, l’artisanat et la culture sont des secteurs porteurs, capables de générer des retombées économiques et sociales significatives. Il a réaffirmé l’engagement du Maroc à accompagner le Mali dans ses efforts de valorisation culturelle et de promotion des industries créatives, considérées comme des leviers de développement durable.  

Le ministre Mamou Daffé a profité de cette rencontre pour informer son hôte de l’organisation prochaine de la Biennale africaine de la photographie, prévue en novembre à Bamako. Cet événement culturel d’envergure internationale constitue une vitrine de la créativité africaine et un espace de dialogue entre artistes, institutions et partenaires. Le Maroc, partenaire majeur de cette Biennale, y occupera une place privilégiée, renforçant ainsi la coopération artistique entre les deux pays.  

La Biennale africaine de la photographie comme vitrine

Cette annonce démontre la volonté du Mali de consolider ses partenariats artistiques et diplomatiques, tout en affirmant son rôle de carrefour culturel en Afrique. La Biennale, en réunissant des créateurs venus de divers horizons, permettra de mettre en lumière la richesse des expressions africaines et de promouvoir une image positive du continent sur la scène internationale. Elle s’inscrit dans une stratégie de diplomatie culturelle visant à renforcer l’intégration régionale.  

Au-delà des aspects institutionnels, cette rencontre traduit une convergence de visions entre Bamako et Rabat. Les deux capitales considèrent la culture comme un instrument de rapprochement et de coopération, capable de dépasser les clivages politiques et de favoriser une solidarité africaine. En plaçant l’artisanat et la photographie au cœur de leurs échanges, elles affirment une volonté commune de bâtir des ponts durables entre leurs sociétés. 

La construction d’une coopération culturelle et artisanale

La décision du Mali de retirer sa reconnaissance de la RASD a été perçue par l’ambassadeur Isbayene comme un acte diplomatique fort, ouvrant une nouvelle ère dans les relations régionales. Ce choix, salué par Rabat, conforte la position du Maroc et renforce la coopération bilatérale. Pour Bamako, il s’agit d’un repositionnement stratégique visant à privilégier des partenariats pragmatiques et à consolider sa place dans le concert des nations africaines.  

Ainsi, cette audience entre l’ambassadeur du Maroc et le Ministre Mamou Daffé illustre la vitalité des relations entre les deux pays. Elle marque une étape significative dans la construction d’une coopération culturelle et artisanale structurée, fondée sur des valeurs de fraternité et de solidarité. À travers la Biennale africaine de la photographie et les projets envisagés, le Mali et le Maroc entendent donner une nouvelle dimension à leur partenariat, au service de la créativité et du dialogue interculturel.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

23 avril 2026 0 comments
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Macky Sall devant le conseil de sécurité de l'ONU
A la UnePolitique

ONU : Macky Sall défend sa vision d’une organisation réformée pour succéder à António Guterres

by Sahel Tribune 23 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’ancien président sénégalais Macky Sall a franchi une étape importante dans la course à la succession de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies (ONU). Mercredi 22 avril, il a clôturé les auditions publiques organisées par l’Assemblée générale de l’institution internationale, un exercice de transparence désormais incontournable pour les candidats au poste de secrétaire général.

Seul Africain parmi les quatre prétendants en lice, l’ancien chef de l’État sénégalais se distingue également par un profil atypique : contrairement aux autres candidats, il n’a jamais exercé de fonction au sein de l’ONU. Autre singularité, sa candidature n’a pas été portée par son propre pays mais par le Burundi, qui a officiellement proposé son nom.

Une vision réformatrice de l’ONU

Durant près de trois heures d’échanges face aux représentants des 193 États membres réunis à l’Assemblée générale des Nations unies, Macky Sall a déroulé les grandes lignes de son projet pour l’organisation. Se présentant comme un « bâtisseur de ponts », il a plaidé pour une réforme en profondeur de l’ONU afin de l’adapter aux défis géopolitiques contemporains.

Au cœur de son programme figure le renforcement de la diplomatie préventive, qu’il considère comme un outil essentiel pour anticiper les crises internationales. Il a également évoqué la nécessité de rationaliser les structures administratives de l’organisation, jugées parfois lourdes et peu réactives face aux urgences mondiales.

La dette africaine et la réforme du Conseil de sécurité

Interrogé sur les enjeux économiques, l’ancien président sénégalais a insisté sur la question de la dette africaine, estimant qu’elle devait être abordée dans un cadre global associant à la fois les pays en développement et les économies avancées. Selon lui, seule une approche multilatérale peut permettre de répondre durablement aux déséquilibres financiers qui freinent la croissance du continent.

Macky Sall a également réaffirmé une revendication portée de longue date par de nombreux États africains : l’attribution à l’Afrique de deux sièges permanents au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Une réforme que plusieurs pays du continent considèrent comme indispensable pour corriger les déséquilibres historiques dans la gouvernance mondiale.

L’argument de l’expérience politique

Pour défendre sa candidature, l’ancien président a mis en avant ses près de quarante années d’expérience dans la gestion des affaires publiques. Devant les diplomates, il a souligné sa connaissance des grands forums internationaux, notamment les rencontres entre dirigeants africains ainsi que les sommets du G7 et du G20.

« Ce que je souhaite apporter à l’organisation, c’est une tradition d’échange de plusieurs années avec la plupart des dirigeants ici représentés », a-t-il déclaré, mettant en avant sa capacité à dialoguer, arbitrer entre des priorités divergentes et conduire des réformes dans des contextes complexes.

Dans un souci d’équilibre géopolitique, il a également annoncé que, s’il était élu, son adjoint serait une femme issue d’un pays du Nord.

Une candidature contestée au Sénégal

Malgré cette présentation ambitieuse, la candidature de Macky Sall ne fait pas l’unanimité. Au Sénégal, plusieurs organisations représentant des victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024 ont publiquement contesté sa légitimité à briguer le poste de secrétaire général de l’ONU.

Ces critiques rappellent les tensions politiques qui ont marqué la fin de son mandat présidentiel, même si ses partisans soulignent, au contraire, son expérience internationale et sa connaissance des grands enjeux de gouvernance mondiale.

Une décision attendue avant la fin de l’année

Le processus de désignation se poursuivra dans les prochains mois. L’étape décisive interviendra lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies devra formuler une recommandation officielle.

Le choix final reviendra ensuite à l’Assemblée générale. La nomination du successeur d’António Guterres à la tête de l’ONU est attendue avant la fin de l’année.

Pour Macky Sall, cette audition constitue ainsi une étape clé dans une compétition diplomatique où les équilibres géopolitiques pèseront autant que les projets de réforme.

Oumarou Fomba 

23 avril 2026 0 comments
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Saisie d'explosifs
A la UneÉconomie

Mali : près de Bamako, la douane saisit explosifs, mercure et drogue dans un camion

by Chiencoro 22 avril 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Mali, les services des douanes ont réalisé une importante opération contre les trafics illicites. Le 17 avril, la Brigade mobile d’intervention (BMI) a intercepté, dans la périphérie de Bamako, un camion transportant une cargaison composée d’explosifs, de mercure et de drogue. Une saisie que les autorités présentent comme un coup dur porté aux réseaux criminels opérant dans la capitale et ses environs.

L’opération a été menée dans la matinée du 17 avril, aux alentours de 10 heures, à la suite d’un renseignement douanier ayant permis de cibler le véhicule suspect.

Selon la Direction générale des Douanes du Mali, la fouille du camion a permis de découvrir une cargaison jugée particulièrement préoccupante pour la sécurité publique.

Les agents ont saisi 23 bonbonnes de mercure, une substance hautement toxique pour l’être humain et l’environnement. À cela s’ajoutent 1 650 bâtons d’explosifs, deux rouleaux de cordons détonants et 25 détonateurs, des matériaux susceptibles d’être utilisés pour des activités illégales ou criminelles.

Les douaniers ont également découvert 17 briques de chanvre indien, confirmant la dimension multiple du trafic.

Un coup porté aux réseaux criminels

Pour les autorités douanières, cette saisie illustre l’ampleur et la diversité des trafics qui transitent dans la région. Explosifs, produits chimiques et stupéfiants constituent en effet des marchandises sensibles, pouvant alimenter aussi bien les activités criminelles que certains circuits clandestins liés à l’exploitation illégale de ressources.

La Brigade mobile d’intervention, unité spécialisée des douanes maliennes, est régulièrement mobilisée pour lutter contre ces réseaux, notamment dans la capitale et les zones de transit.

Vigilance renforcée face aux trafics

À l’issue de l’opération, le directeur général de la Direction générale des Douanes du Mali a salué la performance des agents engagés sur le terrain. Il a également rappelé la nécessité de maintenir une vigilance constante face à des réseaux de plus en plus structurés.

Les autorités douanières affirment vouloir poursuivre leurs efforts pour endiguer les trafics illicites, considérés comme une menace pour la sécurité, la santé publique et l’environnement.

Dans un contexte régional marqué par la circulation d’armes, de substances dangereuses et de stupéfiants, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer le contrôle des flux et la lutte contre la criminalité organisée au Mali.

Chiencoro Diarra 

22 avril 2026 0 comments
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Musée national
A la UneSeko ni Donko

Mali : la revitalisation du Musée national au cœur d’un projet de coopération avec l’Espagne 

by Chiencoro 22 avril 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

À Bamako, les autorités maliennes ont lancé mardi 21 avril un programme visant à moderniser et revitaliser le Musée national du Mali, l’une des principales institutions culturelles du pays. Baptisé « Repenser le Musée national du Mali », le projet ambitionne de renforcer la conservation des collections, d’améliorer l’accueil du public et de redonner à l’établissement un rôle central dans la transmission du patrimoine.

La cérémonie officielle de lancement s’est tenue dans l’enceinte du musée, en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, ainsi que de diplomates, de responsables culturels et de partenaires internationaux.

Moderniser une institution emblématique

Au cœur de la capitale malienne, le Musée national constitue depuis plusieurs décennies l’un des principaux lieux de conservation et de valorisation du patrimoine historique et artistique du pays. Sculptures, objets rituels, textiles, masques et pièces archéologiques y témoignent de la diversité culturelle du Mali et de l’histoire des grandes civilisations sahéliennes.

Mais l’institution fait face à plusieurs défis, notamment le manque de moyens pour la conservation des collections, la nécessité d’adapter les espaces d’exposition et la baisse de fréquentation observée ces dernières années dans un contexte sécuritaire et économique difficile.

C’est dans ce cadre que le projet de revitalisation a été lancé, avec le soutien de l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (AECID).

Trois axes pour relancer le musée

Le programme s’articule autour de trois priorités principales : le renforcement des compétences du personnel, l’amélioration des conditions de conservation et de sécurité des collections, ainsi que le développement de la médiation culturelle.

L’objectif est de moderniser les pratiques muséales tout en rapprochant l’institution du public, en particulier des jeunes générations. Des formations spécialisées seront ainsi proposées aux équipes du musée, tandis que des améliorations techniques devraient permettre une meilleure protection des œuvres.

Pour le directeur général du musée, Daouda Keïta, ce partenariat représente une opportunité importante pour renforcer l’expertise des équipes et améliorer l’image de l’établissement, tant au niveau national qu’international.

Un projet soutenu par la coopération culturelle

Présent lors de la cérémonie, l’ambassadeur d’Espagne au Mali, Antonio Guillén Hidalgo, a salué une initiative qu’il considère comme essentielle pour la préservation du patrimoine. Selon lui, le Musée national joue un rôle clé non seulement dans la transmission de l’histoire, mais aussi dans le dialogue culturel et la coopération entre les deux pays.

De son côté, le ministre Mamou Daffé a mis l’accent sur la dimension stratégique du projet. Selon lui, la revitalisation du musée constitue une réponse aux difficultés rencontrées par les institutions culturelles maliennes ces dernières années.

« Le musée demeure un symbole fort de la mémoire collective », a-t-il déclaré, affirmant l’engagement de l’État malien à soutenir les initiatives visant à préserver et valoriser le patrimoine national.

À travers ce projet, les autorités entendent redonner au Musée national du Mali un rôle central dans la vie culturelle du pays et renforcer son rayonnement au-delà des frontières.

Chiencoro Diarra 

22 avril 2026 0 comments
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UNESCO
A la UneSeko ni Donko

À Bamako, chercheurs et institutions débattent de la protection du patrimoine en temps de crise 

by Sahel Tribune 22 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites, célébrée chaque 18 avril, acteurs culturels, institutions et experts se sont réunis à Bamako pour réfléchir aux moyens de protéger le patrimoine culturel dans un contexte de crises sécuritaires et de mutations sociales.

La rencontre s’est tenue le 18 avril au Mémorial Modibo Keita, à l’initiative de ICOMOS Mali, en partenariat avec le ministère malien chargé de la Culture et le bureau local de l’UNESCO. L’événement s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale des monuments et des sites, instaurée en 1983 pour sensibiliser les États et les populations à la protection du patrimoine culturel.

Traduire le patrimoine pour mieux le protéger

Pour l’édition 2026, les échanges ont porté sur un thème national original : la traduction et l’interprétation des notions liées au patrimoine culturel en Bamanankan, l’une des principales langues nationales du Mali.

Les participants ont débattu de l’importance de rendre accessibles les concepts liés au patrimoine dans les langues locales afin de renforcer l’appropriation par les communautés. Car, pour les organisateurs, la sauvegarde des monuments et des traditions ne peut se faire sans la participation active des populations qui en sont les gardiennes.

La conférence s’inscrivait également dans le thème international de la journée : « Interventions d’urgence pour le patrimoine vivant dans des contextes de conflits et de catastrophes ». Une problématique particulièrement sensible pour des pays comme le Mali, confrontés depuis plusieurs années à l’insécurité et à la fragilisation de certains sites culturels.

Langue et patrimoine, un lien indissociable

La rencontre s’est tenue en présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre, ainsi que de Ali Mohamed Sinane, chef de bureau par intérim et représentant de l’UNESCO au Mali. Ce dernier a insisté sur le rôle central des langues nationales dans la transmission du patrimoine culturel.

« Lorsque les notions du patrimoine sont comprises et exprimées dans les langues nationales, le patrimoine devient plus accessible, plus inclusif et mieux protégé », a-t-il déclaré, soulignant que protéger le patrimoine revient également à préserver les langues qui le transmettent.

Un enjeu culturel et politique

Au-delà des débats académiques, la rencontre a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays sahéliens dans la préservation de leur patrimoine culturel. Entre conflits armés, pressions climatiques et transformations sociales rapides, de nombreux sites et traditions restent vulnérables.

À travers cette célébration, le bureau de l’UNESCO au Mali réaffirme sa volonté d’accompagner les autorités maliennes, les institutions culturelles et les communautés locales dans plusieurs domaines : la promotion des langues nationales comme vecteurs de transmission culturelle, le renforcement des capacités des acteurs du patrimoine et la mise en œuvre des conventions internationales relatives à la protection du patrimoine matériel et immatériel.

Dans un pays riche d’une diversité culturelle exceptionnelle, la sauvegarde du patrimoine demeure un levier essentiel de cohésion sociale et de consolidation de la paix.

A.D

22 avril 2026 0 comments
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