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Maladie hemorragique Ebola
A la UneSanté

Ebola hors de contrôle : dix pays africains dans le viseur

by Sahel Tribune 24 mai 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale face à la 17e épidémie d’Ebola en RDC. Avec 746 cas suspects et 177 décès, l’épidémie se propage rapidement. L’Africa CDC avertit que dix pays voisins sont désormais à risque, pendant que l’Ouganda recense déjà cinq cas confirmés sur son territoire.

Mongbwalu, province d’Ituri, est de la RDC, 23 mai 2026. Des agents de santé en combinaisons blanches désinfectent la zone d’isolement de l’hôpital général de référence. La scène est devenue familière dans cette région ravagée — mais elle n’en est pas moins alarmante. La 17e épidémie d’Ebola à frapper la République démocratique du Congo est, selon l’Agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC), « la deuxième plus importante que le monde ait jamais connue ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a haussé le niveau d’alerte à « très élevé » vendredi 22 mai, après avoir déclenché une urgence de santé publique de portée internationale. Le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a averti que l’épidémie « se propage rapidement » dans ce pays de 100 millions d’habitants, déjà fragilisé par des décennies de conflits armés. « Une réponse coordonnée, urgente est essentielle. », selon Jean Kaseya, président de l’Africa CDC

Diagramme - Propagation de l’épidémie Ebola au 23 mai 2026
Diagramme : Propagation de l’épidémie Ebola au 23 mai 2026 — Sources : OMS, Africa CDC

Dix pays sur le fil du rasoir

C’est le chiffre qui a fait froid dans le dos samedi matin à Kampala, en Ouganda, lors de la conférence de presse de l’Africa CDC. « Nous avons dix pays à risque », a annoncé Jean Kaseya. Dans le détail : le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Congo-Brazzaville, le Burundi, l’Angola, la Centrafrique et la Zambie. À l’exception de l’Éthiopie, tous sont limitrophes de la RDC ou de l’Ouganda, déjà touchés.

La géographie de la menace suit la logique des frontières poreuses et des flux humains transfrontaliers intenses dans une région où les déplacements de populations — réfugiés, travailleurs, commerçants — sont massifs et structurels. L’Africa CDC estime que 319 millions de dollars sont nécessaires pour contenir l’épidémie, dont 230 millions ont déjà été promis par des bailleurs.

L’Ouganda, déjà dans la tourmente

L’Ouganda ne fait plus partie des pays « à risque » : il est dans l’épidémie. Après avoir suspendu le 21 mai tous les transports publics à destination de la RDC, Kampala a confirmé samedi trois nouveaux cas, portant le total à cinq. Parmi eux, un chauffeur qui avait transporté le premier cas confirmé dans le pays, et une professionnelle de santé contaminée lors de soins. Le dernier cas est une ressortissante congolaise arrivée par avion.

Le ministère de la Santé ougandais assure que « tous les contacts liés aux cas confirmés ont été identifiés et font l’objet d’un suivi ». Une déclaration prudente dans un contexte où la traçabilité des chaînes de contamination demeure l’un des défis majeurs de la riposte.

Les ministères de la Santé ougandais, congolais et sud-soudanais ont adopté une feuille de route conjointe, portant notamment sur le renforcement de la surveillance transfrontalière, l’harmonisation des contrôles aux points d’entrée et la coordination régionale de la gestion des incidents.

Une souche sans vaccin ni traitement homologué

Ce qui complique encore davantage la riposte, c’est la nature même du virus en cause : la souche Bundibugyo, contre laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement homologué. Les deux vaccins disponibles contre Ebola — le rVSV-ZEBOV (Ervebo) et le MVA-BN Filo — ont été développés contre la souche Zaïre, responsable des épidémies les plus meurtrières, dont celle de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest.

En l’absence de contre-mesure médicale spécifique, la riposte repose sur des fondamentaux épidémiologiques : mesures barrières, détection rapide des cas, isolement des malades et suivi des contacts. Des outils éprouvés — mais dont l’efficacité dépend d’une logistique et d’une coopération sanitaire que la situation sécuritaire à l’est de la RDC rend particulièrement difficiles à déployer.

Ebola est une maladie mortelle, mais moins contagieuse que le Covid-19 ou la rougeole. La transmission se fait par contact direct avec les fluides corporels d’une personne malade ou décédée. C’est dans les structures de soins et lors des rites funéraires que les risques sont les plus élevés — deux réalités que la riposte dans la province d’Ituri, décrite comme chaotique, peine à maîtriser.

A.D

24 mai 2026 0 comments
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Curage des caniveaux
A la UneSécurité

Hivernage 2026 au Mali : 3,3 milliards FCFA pour prévenir les inondations à Bamako

by Sidi Modibo Coulibaly 24 mai 2026
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

À l’approche de la saison des pluies, le gouvernement a officiellement lancé les activités de curage des collecteurs et caniveaux. C’est la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable qui a donné le premier coup de pelle, le 14 mai 2026, au terrain Chaba de Lafiabougou en commune IV du district de Bamako. L’année précédente, le 15 mai, c’était le Premier ministre qui avait fait le même exercice.

Depuis les inondations sans précédent qu’a connues le Mali en 2024, le gouvernement a décidé d’agir en amont en prenant des mesures d’anticipation. Ces mesures portent sur le curage des collecteurs et caniveaux, des actions qui visent à réduire significativement les risques d’inondation. Pour l’hivernage 2026, les autorités, à travers la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, ont lancé le jeudi 14 mai un vaste programme.

Un programme qui va coûter 3,3 milliards de FCFA

Les activités prévues par le programme sont, entre autres, le curage, le désherbage, l’enlèvement des déchets, l’évacuation des déblais et le suivi technique des ouvrages de drainage identifiés comme prioritaires. Au titre du programme 2026, les interventions dans le District de Bamako portent sur un linéaire global de 348 517 mètres de collecteurs et caniveaux à curer. Elles sont financées conjointement par le Projet de Résilience Urbaine de Bamako et le Budget Spécial d’Investissement, pour un montant prévisionnel global de 3 334 067 480 FCFA.

Outre Bamako, il est également prévu le curage de 421 280 mètres linéaires de caniveaux et collecteurs dans d’autres localités du pays, pour un montant prévisionnel de 972 398 000 FCFA. Les travaux seront accompagnés par des messages de sensibilisation afin d’encourager les populations, les riverains, les commerçants, les collectivités territoriales et les leaders communautaires à préserver les ouvrages d’assainissement et à contribuer à leur bon fonctionnement.

À signaler que quelques jours après le lancement officiel du programme, nous avons pu constater que les travaux de démolition sur le tronçon marigot Sogoniko-Halles de Bamako ont repris le lundi 18 mai 2026. De plus, dans le cadre du suivi des travaux, deux membres du gouvernement ont effectué une mission de terrain dans le district de Bamako.

Les ministres chargées de l’Assainissement et des Infrastructures sur le terrain

Il s’agit de Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, et de Dembélé Madina Sissoko, ministre du Transport et des Infrastructures. Les deux membres du gouvernement se sont rendus au niveau des caniveaux situés à Yirimadio et à Missabougou, deux quartiers à fort risque d’inondation. Au cours de leur visite, elles ont constaté que les caniveaux concernés ont été convenablement curés et les déblais totalement évacués à Yirimadio. En revanche, ceux de Missabougou étaient encore en cours d’évacuation. Elles ont rappelé aux entreprises contractuelles la nécessité d’accélérer la finition des travaux relatifs au reste des caniveaux et collecteurs.

Avant de quitter le terrain, Doumbia Mariam Tangara et Dembélé Madina Sissoko ont encouragé les entreprises à donner le meilleur d’elles-mêmes pour que, conformément aux instructions du Chef de l’État, les populations et leurs biens soient préservés des inondations. Elles ont promis de revenir sur ces sites et sur d’autres concernés par l’opération afin de s’assurer du bon déroulement des travaux.

Rappel du programme 2025

L’année dernière, le gouvernement avait initié un programme similaire d’un coût de 2,66 milliards FCFA, portant sur le curage de 131 073 mètres linéaires de collecteurs et 235 365 mètres linéaires de caniveaux dans les six communes du district. Deux chantiers avaient particulièrement retenu l’attention de l’opinion : le pont de Woyowanko en Commune IV et le site de Sabalibougou Courani en Commune VI.

À Woyowanko, les travaux avaient consisté en la construction d’un nouvel ouvrage et au redimensionnement de l’existant afin de maintenir en service l’une des artères principales du pays. Il avait également été engagé l’aménagement d’une voie alternative de 6 km au tronçon urbain de la route nationale (RN5) en commune IV du district de Bamako. À Sabalibougou Courani, les travaux avaient porté sur le curage de deux siphons et la construction d’un collecteur en maçonnerie de moellons du côté amont des deux siphons secondaires.

Sidi Modibo Coulibaly

24 mai 2026 0 comments
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importations-blé-russe-Afrique
A la UneÉconomie

Afrique : pourquoi les importations de blé russe explosent malgré les tensions géopolitiques

by Sahel Tribune 24 mai 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Pendant que les capitales occidentales débattent de sanctions et d’isolement, la Russie consolide discrètement sa position de premier fournisseur agricole du continent africain. Les chiffres présentés au cinquième Forum national sur les céréales à Sotchi sont sans appel : les exportations russes de blé vers l’Afrique ont bondi de 30 % depuis le début de l’année, pour atteindre 14 millions de tonnes. Une progression qui dit beaucoup sur l’état réel des relations entre Moscou et le continent.

C’est Ilia Ilyouchine, directeur du Centre fédéral de développement des exportations de produits agro-industriels de Russie, qui a dévoilé ces données lors du forum de Sotchi. Derrière la moyenne de 30 % se cachent des dynamiques encore plus spectaculaires selon les pays. Les exportations vers l’Égypte ont progressé de 19 %, celles vers le Soudan de 78 %. Quant au Kenya, pays d’Afrique de l’Est longtemps approvisionné par d’autres circuits, ses achats de blé russe ont tout simplement été multipliés par six.

Ces chiffres ne sont pas le fruit du hasard. Ils traduisent une stratégie délibérée de Moscou : faire de ses céréales un levier de partenariat avec le continent africain, en offrant des volumes importants, des prix compétitifs et une logistique en constante amélioration.

Une logistique taillée pour l’Afrique

L’un des éléments les plus significatifs de cette expansion est l’investissement russe dans ses infrastructures portuaires d’exportation. Donier Jamaldinov, représentant de Copenhagen Merchants, a souligné à Sotchi le rôle déterminant du développement logistique dans cette dynamique. Les ports de Vysotsk et d’Oust-Luga, situés dans le nord-ouest de la Russie, ont été équipés et orientés pour desservir spécifiquement les marchés d’Afrique de l’Est et d’Afrique de l’Ouest.

C’est un signal fort. En investissant dans des routes d’acheminement dédiées au continent africain, la Russie ne répond pas simplement à une demande ponctuelle — elle structure une relation de long terme. L’Afrique n’est plus un marché résiduel pour les excédents russes : elle est devenue une priorité stratégique explicite de la politique agricole extérieure de Moscou.

Un partenaire fiable sur la durée

Les données globales confirment l’ampleur de l’engagement russe. Depuis le début de l’année 2025, la Russie a exporté près de 52 millions de tonnes de céréales et de légumineuses, toutes destinations confondues. Le blé, principale culture d’exportation, représente à lui seul 40 millions de tonnes expédiées vers 69 pays à travers le monde. Une puissance exportatrice de cette dimension n’a pas d’équivalent en Europe ou en Amérique du Nord pour les volumes disponibles à destination des marchés africains.

Donier Jamaldinov anticipe par ailleurs une poursuite de la croissance des achats égyptiens dans les prochaines années, l’Égypte étant l’un des plus grands importateurs mondiaux de blé. Si Le Caire, pays pivot entre Afrique du Nord et Moyen-Orient, approfondit encore sa dépendance aux céréales russes, c’est toute une chaîne d’approvisionnement régionale qui s’en trouvera renforcée.

Au-delà du blé : les huiles végétales entrent dans la danse

La relation agricole russo-africaine ne se limite pas aux céréales. Selon les données d’Agroexport, entre septembre 2025 et avril 2026, la Russie a augmenté de plus de 1,5 fois ses exportations d’huiles de soja et de colza vers les pays d’Afrique du Nord. Des produits essentiels à l’alimentation quotidienne de populations en forte croissance démographique, et dont les prix sur les marchés mondiaux restent soumis à de fortes pressions inflationnistes.

Là encore, la Russie comble un vide. À mesure que les chaînes d’approvisionnement mondiales se fragmentent et que les coûts logistiques augmentent depuis les grands marchés asiatiques ou sud-américains, la proximité géographique relative de la Russie et sa capacité de production massive lui confèrent un avantage compétitif réel.

Ce que les chiffres révèlent sur le fond

Il serait réducteur de ne lire ces statistiques qu’à travers le prisme commercial. La progression des exportations agricoles russes vers l’Afrique s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large : celui d’un continent qui refuse de se laisser enfermer dans les logiques de blocs imposées par les puissances occidentales, et qui choisit ses partenaires en fonction de ses intérêts réels.

La sécurité alimentaire est, pour de nombreux États africains, une question existentielle. Un partenaire qui livre 14 millions de tonnes de blé en quelques mois, qui investit dans les infrastructures pour le faire, qui diversifie son offre vers les huiles végétales et qui annonce vouloir aller encore plus loin — ce partenaire mérite d’être pris au sérieux.

Ni naïveté ni idéologie : juste le constat que dans la compétition pour l’avenir de l’Afrique, la Russie a choisi de se battre avec ses atouts agricoles. Et que pour des millions de familles africaines qui dépendent du prix du pain, c’est une réalité qui compte bien plus que les communiqués diplomatiques.

Oumarou Fomba 

24 mai 2026 0 comments
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Remise-bélier-veuves-chauffeurs-citernes
A la UneÉconomie

Mali : le président Goïta soutient les veuves et blessés des chauffeurs victimes d’attaques terroristes

by Chiencoro 23 mai 2026
written by Chiencoro 5 minutes read

À la veille de la fête de Tabaski, les autorités de la Transition ont remis kits alimentaires et béliers aux veuves et aux blessés des chauffeurs de citernes victimes d’attaques terroristes. Une cérémonie sobre et chargée de symbolique, qui confirme la volonté du président Goïta d’étendre la reconnaissance nationale au-delà du seul monde militaire.

Ce samedi 23 mai 2026, le terrain de football du camp Digue de NTomikorobougou, en commune III du District de Bamako, a revêtu ses habits de cérémonie. C’est là, dans ce quartier populaire de la capitale malienne, que les autorités de la Transition ont choisi d’organiser la remise de kits alimentaires et de béliers aux veuves des chauffeurs de citernes tués lors d’attaques terroristes, ainsi qu’aux conducteurs blessés dans l’exercice de leur mission.

La cérémonie, présidée par Aguibou Dembélé, Conseiller spécial du président de la Transition, chargé des œuvres sociales, le Général d’armée Assimi Goïta, s’est ouverte par une minute de silence à la mémoire des disparus. Une image forte, dans un pays où les chauffeurs de camions-citernes bravent chaque jour des routes minées et des embuscades terroristes pour assurer l’approvisionnement du territoire national en carburant et en vivres. Cinquante-trois familles ont reçu chacune un bélier, un sac de riz de 50 kg et un bidon d’huile de 20 litres, à l’occasion de la fête de Tabaski, annoncée pour mercredi 27 mai prochain.

Les «soldats de la route» élevés au rang de héros nationaux

Le geste est symboliquement fort. En assimilant les chauffeurs de citernes aux combattants des Forces armées maliennes, la Transition franchit un cap dans sa vision de la solidarité nationale. «Au même titre que les veuves des militaires et des paramilitaires, celles des chauffeurs ne seront point oubliées», a rappelé le Conseiller spécial Aguibou Dembélé, soulignant le rôle «prépondérant» de ces hommes dans la «reconstruction nationale».

La formule «soldats de la route», utilisée lors de la cérémonie, résume à elle seule l’évolution du regard officiel sur cette catégorie de travailleurs longtemps invisible. Dans un pays où de nombreuses régions dépendent entièrement des convois routiers pour leur approvisionnement — en carburant pour les générateurs, en denrées alimentaires, en matériaux de construction — les chauffeurs de citernes occupent une place stratégique dans l’économie de guerre malienne. « Nous ne sommes point surpris par ce geste. Depuis son arrivée au pouvoir, le Président de la Transition se bat pour le bien-être des Maliens. », a témoigné le Président du Conseil malien des transports routiers (CMTR), Youssouf Traoré. 

Un État qui assume sa dette envers les siens

La présence de plusieurs membres du gouvernement à cette cérémonie — le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mme le ministre des Transports et des Infrastructures, le représentant du Gouverneur du District de Bamako, la Directrice de l’économie sociale et solidaire — traduit l’attention que les plus hautes autorités portent à ce secteur. Le maire de la commune III a rendu hommage aux chauffeurs disparus, et assuré que «la nation reconnaissante n’oubliera jamais ses martyrs».

Mme Dembélé Madina Sissoko, qui conduisait une partie de la délégation, a exhorté les chauffeurs à «ne jamais se décourager» et à poursuivre leur mission d’approvisionnement du pays «avec le même engagement». Elle a appelé les familles à l’«union sacrée autour de la patrie en cette période difficile», une formule qui résonne comme un appel à la résilience collective face aux défis sécuritaires que traverse le Mali. « Nous avons toujours bénéficié de l’appui des autorités maliennes, de notre prise en charge jusqu’à notre guérison et même après. Nous rassurons les autorités de notre accompagnement sans faille. », a déclaré Oumar Bengaly, porte-parole des chauffeurs blessés. 

En effet, ce geste de Tabaski n’est pas le premier témoignage de reconnaissance de l’État malien envers ces travailleurs de l’ombre. Le 5 décembre 2025, le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, avait présidé en personne, au Palais de Koulouba, une cérémonie solennelle de remise de décorations aux opérateurs pétroliers, responsables syndicaux et chauffeurs ayant activement soutenu l’État durant la crise des hydrocarbures. Les chauffeurs blessés avaient reçu la Médaille du Mérite National avec étoile d’argent et effigie Lion Debout, tandis que des distinctions à titre posthume avaient été décernées aux chauffeurs décédés lors des convois d’approvisionnement. Le Grand Chancelier des Ordres Nationaux, le Général Amadou Sagafourou Guèye, les avait alors qualifiés de « héros silencieux », saluant des hommes qui avaient « pris les routes, au péril de leurs vies, pour soulager leur peuple ». 

La remise de kits alimentaires ce 23 mai s’inscrit dans la continuité directe de cet engagement solennel : non pas un geste isolé dicté par le calendrier des fêtes, mais la confirmation d’une doctrine — celle d’un État qui honore les siens dans la durée.

La voix des bénéficiaires : gratitude et espoir

Rokia Traoré, porte-parole des veuves bénéficiaires, a exprimé la gratitude des familles à l’égard du président Goïta, formulant des vœux pour le repos éternel des défunts et un prompt rétablissement aux blessés. Ses mots, simples et dignes, ont résumé l’état d’esprit d’une assistance mêlée de deuil et de reconnaissance.

Car derrière chaque bélier remis cet après-midi, il y a une famille qui a perdu son soutien de famille sur une route du Mali profond. Des hommes ordinaires accompli d’un acte extraordinaire : continuer à conduire malgré les mines, les embuscades et la peur. La cérémonie de NTomikorobougou dit, à sa façon, que cet acte n’est pas passé inaperçu.

Une vision de la solidarité nationale élargie

Au-delà du geste matériel, la cérémonie de ce samedi illustre une vision politique claire : celle d’un État qui étend le périmètre de sa reconnaissance à tous ceux qui contribuent, par leur travail et leurs sacrifices, à la survie de la nation. Les chauffeurs de citernes ne sont pas des combattants au sens militaire du terme. Mais dans le contexte malien, où couper les voies d’approvisionnement est une stratégie des groupes armés, ils se retrouvent en première ligne d’une guerre économique et logistique dont peu mesurent l’intensité.

Le fonds permettant de financer ces œuvres sociales — dont Aguibou Dembélé a expliqué la provenance aux bénéficiaires — témoigne d’une volonté institutionnalisée, et non conjoncturelle, d’accompagner les victimes civiles du conflit. Un signal fort, à quelques jours d’une Tabaski que ces familles célèbreront le cœur encore lourd, mais la dignité préservée.

Chiencoro Diarra 

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Issa Konfourou, Ambassadeur et Représentant Permanent du Mali auprès des Nations Unies à New York.
ActuSécurité

Au Conseil de sécurité, l’AES défend la souveraineté du Sahel et la protection des civils face au terrorisme

by Sahel Tribune 23 mai 2026
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Face aux membres du Conseil de sécurité réunis sur la protection des civils dans les conflits armés, la Confédération des États du Sahel a délivré, le 20 mai 2026, un message sans ambiguïté : ses pays sont en guerre, leurs populations souffrent, et ils entendent bien mener ce combat jusqu’à la victoire — sans ingérence et sans leçons à recevoir.

Il y a des discours qui sonnent faux à la tribune des Nations unies. Celui prononcé le 20 mai 2026 par Issa Konfourou, ambassadeur du Mali et porte-voix de la Confédération des États du Sahel (AES), n’était pas de ceux-là. Devant le Conseil de sécurité réuni en séance publique sur la protection des civils dans les conflits armés, le diplomate malien a dit ce que peu osent dire dans cette enceinte : que le Burkina Faso, le Mali et le Niger affrontent depuis plus d’une décennie un terrorisme transnational alimenté de l’extérieur, que leurs populations civiles en paient le prix au quotidien, et que leurs forces armées se battent, au péril de leur vie, pour y mettre fin.

Un discours de vérité, dans un monde qui préfère souvent les formules diplomatiques au courage politique.

Une guerre imposée, pas choisie

La déclaration de l’AES commence par rappeler une réalité que les chancelleries occidentales préfèrent euphémiser : les trois pays du Sahel ne sont pas plongés dans le chaos par incompétence ou mauvaise gouvernance. Ils sont les cibles d’un «crime transnational organisé, soutenu par des sponsors étatiques étrangers» — une formulation diplomatique pour désigner ce que les populations sahéliennes vivent comme une guerre par procuration, où des intérêts extérieurs instrumentalisent des groupes armés pour déstabiliser des États souverains qui ont eu l’audace de vouloir choisir leurs propres partenaires.

Les faits sont là, implacables. Les groupes terroristes qui opèrent dans le Sahel ciblent délibérément les civils : femmes et enfants assassinés, villages pillés, mosquées profanées, écoles et centres de santé détruits, récoltes brûlées, troupeaux volés, routes coupées. C’est cette réalité brutale que l’ambassadeur Konfourou a portée devant le Conseil de sécurité — non comme un plaidoyer victimaire, mais comme un acte d’accusation contre ceux qui, par action ou par omission, permettent que cette barbarie continue.

Des forces armées qui se sacrifient

Face à cette menace, les États membres de la Confédération AES n’ont pas attendu que la communauté internationale veuille bien s’en préoccuper. Sous le leadership des Capitaine Ibrahim Traoré, Général Assimi Goïta et Général Abdourahamane Tiani, les forces armées des trois pays ont mutualisé leurs moyens, uni leurs commandements, et engagé leurs soldats sur tous les fronts.

L’ambassadeur Konfourou l’a dit avec une fierté sobre : ces hommes et ces femmes «se battent au prix de leur vie, pour garantir à toutes les populations sans distinction aucune, la jouissance de leurs droits humains élémentaires, notamment le droit à la vie.» Ce ne sont pas des mercenaires. Ce ne sont pas des supplétifs de puissances étrangères. Ce sont des fils et des filles du Sahel qui meurent pour leurs compatriotes.

Le 25 avril 2026, lors des attaques coordonnées qui ont frappé simultanément plusieurs villes maliennes, des soldats maliens ont payé de leur vie la défense de leur pays. Le Conseil de sécurité lui-même a condamné ces attaques dans une déclaration à la presse le 15 mai 2026, exprimant «sa compassion et sa solidarité avec le Mali, son peuple et ses autorités» — reconnaissance internationale que l’AES a saluée, non sans rappeler qu’elle aurait pu venir bien plus tôt.

La désinformation, cinquième colonne du terrorisme

L’un des passages les plus forts de la déclaration de l’AES concerne la guerre de l’information. La Confédération y condamne «fermement tous les narratifs mensongers conçus par certains organes de presse de pays impérialistes, devenus des relais de la propagande terroriste.»

La formule est dure. Elle est pourtant documentée. Depuis des années, certains médias internationaux relaient des bilans de combats fournis exclusivement par des sources terroristes, donnent une tribune à des groupes armés qui massacrent des civils, et traitent les forces armées sahéliennes avec une suspicion systématique que l’on n’observe jamais à l’égard des armées occidentales dans leurs propres guerres. Ce deux poids deux mesures, les populations du Sahel le ressentent profondément. Il nourrit une méfiance légitime envers une presse internationale qui se présente comme neutre mais dont les angles révèlent des présupposés idéologiques rarement questionnés.

L’AES demande également que soient taries «les sources de financement du terrorisme, y compris le paiement de rançons pour la libération des otages» — une pique à peine voilée à l’égard de certains États européens dont la politique de rachat d’otages a, pendant des années, financé les groupes qui terrorisent le Sahel.

La souveraineté comme boussole

Ce qui distingue fondamentalement l’AES des régimes précédents, c’est sa détermination à exercer une souveraineté pleine et entière. Pendant des décennies, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont vu défiler des forces étrangères sur leur sol, accepté des conditionnalités politiques humiliantes, et subi les conséquences d’une architecture sécuritaire internationale qui n’a pas réussi à endiguer la progression du terrorisme. Le résultat est connu.

Les nouvelles autorités ont choisi une autre voie : la mutualisation de leurs forces dans le cadre de la Confédération AES, une diplomatie indépendante qui refuse l’alignement automatique, et des partenariats choisis sur la base de l’intérêt national. C’est ce que l’ambassadeur Konfourou a rappelé à New York en citant les Capitaine Traoré, Général Goïta et Général Tiani — trois chefs d’État qui ont décidé «en toute souveraineté, de mutualiser les efforts des trois pays dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement.»

Cette souveraineté, la Confédération l’assume également devant le Conseil de sécurité en dénonçant «l’agenda subversif de certains États membres de l’ONU, dont l’objectif ultime est d’imposer à nouveau leur hégémonie dans nos pays.» Une mise en accusation qui aurait été impensable voilà dix ans, tant les États sahéliens étaient sous tutelle. Elle traduit aujourd’hui une rupture que de nombreux observateurs africains jugent salutaire.

Un hommage aux victimes, une promesse aux vivants

La déclaration de l’AES s’est conclue par un hommage solennel à «toutes les victimes du terrorisme, sahéliennes comme étrangères, civiles comme militaires», avec une pensée particulière pour les victimes des attaques du 25 avril 2026 au Mali. Et par une réaffirmation de l’engagement des trois États à protéger leurs populations «en toute circonstance et dans le respect des engagements internationaux, en particulier dans le domaine des droits de l’homme et du droit international humanitaire.»

C’est cet engagement — pas les leçons venues de loin, pas les conditionnalités imposées de l’extérieur — qui constitue le socle sur lequel les peuples du Sahel peuvent aujourd’hui reconstruire l’espoir d’un avenir sans terrorisme. La Confédération des États du Sahel n’est pas parfaite. Aucun État ne l’est. Mais elle est debout. Et elle se bat.

Oumarou Fomba 

23 mai 2026 0 comments
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Préparatifs-examens-fin-année
A la UneÉducation

Mali : comment le gouvernement prépare des examens apaisés sur tout le territoire

by Sahel Tribune 23 mai 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le ministre malien de l’Éducation nationale a réuni la presse, le 21 mai 2026,  pour rassurer l’opinion sur l’organisation des examens de fin d’année. 

Le décor était soigné. C’est au Centre international de conférences de Bamako (CICB), dans un cadre feutré de déjeuner de presse, que le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a choisi de s’adresser aux médias ce jeudi 21 mai. Autour de lui : les responsables de son cabinet élargi, les représentants des syndicats d’enseignants, des associations de parents d’élèves, des promoteurs d’écoles privées. Une mobilisation ostensible, destinée à envoyer un signal de sérénité à l’opinion nationale à quelques jours du début des épreuves écrites du Diplôme d’études fondamentales (DEF), prévu du 1er au 3 juin sur l’ensemble du territoire.

« Toutes les mesures administratives, pédagogiques, techniques et sécuritaires ont été prises afin de garantir des examens crédibles, transparents et apaisés », a déclaré le ministre, assurant que les sujets sont prêts, le matériel déployé, les centres sécurisés et les dispositifs antifraude en place.

Des examens placés sous l’étendard du « Mali Kura »

La tenue de ces rencontres — c’est la troisième édition — s’inscrit, selon le ministère, dans la dynamique de l’année 2026-2027, que le Général d’Armée Assimi Goïta a décrétée « Année de l’Éducation et de la Culture ». Une labellisation politique qui confère aux examens de fin d’année une charge symbolique particulière, au-delà de leur seule dimension pédagogique.

Le ministre a déclaré que l’éducation est au cœur du « Mali Kura », un objectif de refondation nationale. La construction d’un pays stable et prospère requiert, selon lui, une école forte et crédible, vecteur de valeurs fondamentales. En filigrane, le message est clair : réussir les examens 2026, c’est aussi valider toute la portée symbolique du projet politique de la Transition.

La lutte contre la fraude est au cœur du dispositif. Selon le ministre, l’objectif est d’éradiquer les fraudes systémiques constatées lors des examens officiels — notamment le DEF, le BT et le Baccalauréat — et de promouvoir « la culture du mérite ». « Nous sommes réunis une fois de plus pour dire oui au mérite et non à la fraude », a-t-il déclaré, rappelant que les deux éditions précédentes avaient déjà permis de renforcer la sensibilisation sur ce sujet.

Un calendrier chargé, un territoire immense

Le calendrier des examens maliens 2025-2026 est particulièrement dense. Les épreuves écrites du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) se tiennent du 18 au 23 mai. Les épreuves écrites du DEF suivront du 1er au 3 juin, et les épreuves écrites du Baccalauréat se dérouleront du 22 au 25 juin 2026. Les élèves-maîtres de l’Enseignement normal composeront quant à eux du 29 juin au 3 juillet, tandis que les candidats au BT agro-pastoral ne seront en lice qu’en septembre 2026.

Organiser ces examens sur l’ensemble d’un territoire grand comme deux fois la France, dans des zones parfois coupées du reste du pays par des opérations militaires ou des routes impraticables, relève d’un défi logistique considérable. L’an dernier, selon les données du ministère, ce sont au moins 240 000 candidats qui ont participé aux seules épreuves du DEF.

A.D

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Idrissa Bakary Diarra
A la UneSanté

Mali : l’INPS rapproche ses services des retraités en région

by Chiencoro 23 mai 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

L’Institut National de Prévoyance Sociale a réuni ses techniciens, vendredi 22 mai 2026,   pour valider les modalités de déconcentration de la gestion des pensions dans les régions. Une réforme administrative discrète, mais qui pourrait changer le quotidien de milliers d’assurés éloignés de la capitale.

Il faut parfois parcourir des centaines de kilomètres pour toucher sa retraite. C’est la réalité de nombreux assurés maliens, retraités ou veufs et veuves, qui dépendent des prestations de l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) mais vivent loin de Bamako, où se concentre l’essentiel du traitement administratif des dossiers. Une réalité que la direction de l’institution entend changer.

Ce vendredi 22 mai, la salle du Conseil d’administration de l’INPS a accueilli une réunion de validation des procédures de traitement des dossiers de pensions et des modalités de déconcentration des activités d’Assurance vieillesse, d’Invalidité et d’Allocation de survivant dans les régions et les agences principales de Bamako. La séance, présidée par le Directeur général Idrissa Bakary Diarra, a réuni les principaux techniciens de l’institution autour d’un objectif concret : descendre la gestion des pensions au plus près des bénéficiaires.

Une centralisation historique qui montre ses limites

Fondé en 1961, l’INPS est l’organisme de sécurité sociale des travailleurs salariés du secteur privé et parapublic malien. Il couvre aujourd’hui plusieurs risques : les charges de famille, les accidents du travail, la vieillesse, l’invalidité et le décès. Placé sous la tutelle du ministère du Développement social, l’établissement dispose d’un réseau déconcentré qui comprend huit directions régionales et vingt-et-un bureaux correspondants dans les cercles du pays, auxquels s’ajoutent six agences principales dans les communes du district de Bamako.

Malgré cette présence territoriale, le traitement des dossiers de pensions — les plus sensibles, car ils concernent des personnes souvent âgées, invalides ou en situation de vulnérabilité — restait jusqu’ici largement centralisé à Bamako. Résultat : des délais de traitement allongés, des déplacements coûteux pour les assurés et leurs ayants droit, et une charge administrative croissante sur les services centraux.

Valider, former, contrôler

La réunion du 22 mai a permis d’examiner et de valider les termes de référence de cette déconcentration, ainsi que les procédures de traitement des dossiers au niveau local. Les échanges ont porté sur trois axes : l’organisation des structures déconcentrées, la définition des responsabilités des acteurs locaux, et les mécanismes de contrôle et d’évaluation destinés à garantir la qualité du service.

Les participants ont insisté sur la nécessité de former le personnel des directions régionales, d’harmoniser les procédures entre les différentes structures et de déployer des outils de suivi performants pour éviter que la déconcentration ne se traduise par une dispersion incontrôlée des pratiques. Un calendrier de mise en œuvre a été validé à l’issue de la réunion, accompagné de recommandations opérationnelles pour piloter la montée en charge progressive du dispositif.

Un enjeu de justice sociale

La portée de cette réforme dépasse le simple réajustement organisationnel. Elle touche à une question fondamentale de justice sociale dans un pays où la majorité de la population vit en dehors de la capitale. Pour un retraité de Kayes, de Mopti ou de Tombouctou, devoir se déplacer à Bamako — ou envoyer un représentant — pour constituer ou suivre un dossier de pension représente un coût financier et physique considérable. Pour une veuve cherchant à faire valoir ses droits à une allocation de survivant, les délais de traitement actuels peuvent signifier des mois sans ressources.

La déconcentration de ces prestations s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, où les organismes de prévoyance sociale cherchent à moderniser leur gestion et à étendre leur couverture effective. Au Sénégal, l’IPRES a depuis longtemps misé sur un réseau d’agences régionales pour fluidifier le service aux pensionnés. En Côte d’Ivoire, la CNPS a engagé une numérisation progressive de ses procédures pour réduire les délais. Le Mali, avec cette réforme, cherche à rattraper ce mouvement continental, avec le leadership clairvoyant de du directeur général Idrissa Bakary Diarra.

Un nouveau directeur général, un agenda réformateur

La réunion du 22 mai intervient dans un contexte institutionnel particulier. Idrissa Bakary Diarra a été nommé à la tête de l’INPS il y a peu, succédant à Ousmane Karim Coulibaly, sous la direction duquel avait eu lieu en novembre 2025 un comité de gestion élargi destiné à dresser un bilan complet des activités et à poser les bases des priorités pour 2026. La déconcentration des pensions constitue l’un des axes stratégiques de la nouvelle direction.

La prochaine étape sera la mise en œuvre effective du calendrier validé ce vendredi, et avec elle, l’épreuve du terrain : former des agents régionaux souvent peu habitués à traiter des dossiers de pensions complexes, garantir la fluidité de l’information entre les structures locales et le siège, et maintenir un contrôle de qualité rigoureux pour éviter les erreurs de liquidation — dont les conséquences humaines peuvent être lourdes pour des bénéficiaires en situation de fragilité.

Cette réforme silencieuse représente, pour des milliers de retraités maliens, un changement concret et attendu depuis longtemps.

Chiencoro Diarra 

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