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MAITRE_GIMS_3
ActuSeko ni Donko

Gims en garde à vue 

by Chiencoro 25 mars 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Le chanteur et rappeur Gims a été placé en garde à vue, mercredi 25 mars, en France, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en bande organisée, a indiqué le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), confirmant une information révélée par Africa Intelligence.

Âgé de 39 ans, l’artiste — de son vrai nom Gandhi Djuna — est entendu dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par des juges d’instruction. Il a été interpellé à son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par le service national des douanes judiciaires, avant d’être placé en garde à vue.

Une enquête sur un réseau financier complexe

Selon les premiers éléments, l’enquête porte sur un réseau de blanchiment international structuré, reposant sur un ensemble de sociétés réparties dans plusieurs pays. Ces entités auraient servi à contourner la TVA, émettre de fausses factures et dissimuler l’origine de fonds issus d’activités illicites.

D’après Africa Intelligence, plusieurs anciens trafiquants de drogue reconvertis dans la criminalité financière auraient déjà été mis en cause dans ce dossier, qui s’annonce tentaculaire.

Les investigations s’intéresseraient notamment à un projet immobilier de luxe à Marrakech, au Maroc — baptisé « Sunset Village Private Residences » — auquel le nom de l’artiste est associé.

Du côté des autorités congolaises, la situation est suivie de près. Selon plusieurs sources, des responsables ont saisi le ministère français des Affaires étrangères afin d’obtenir des éclaircissements sur les circonstances de cette interpellation.

Une figure majeure de la scène francophone

Figure incontournable de la scène musicale francophone, Gims a été le plus gros vendeur de disques en France en 2025. L’artiste, qui entretient des liens étroits avec plusieurs pays africains, bénéficie d’une forte influence au-delà de la musique.

En 2022, il avait notamment rencontré le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, en compagnie de son frère, le chanteur Dadju. Tous deux avaient alors été désignés ambassadeurs de la culture congolaise.

Plus récemment, ils avaient participé à l’organisation du concert caritatif « Solidarité Congo » à Paris.

Une affaire aux ramifications internationales

À ce stade, aucune mise en examen n’a été annoncée. Mais l’ampleur supposée du réseau financier visé par l’enquête, ainsi que les liens internationaux évoqués, laissent présager une procédure longue et sensible.

Dans un dossier où se croisent célébrité, flux financiers transnationaux et soupçons de criminalité organisée, l’audition de l’artiste pourrait constituer une étape clé pour les enquêteurs.

Chiencoro Diarra 

25 mars 2026 0 comments
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Esclavage
ActuPolitique

Traite des esclaves : une résolution historique adoptée à l’ONU malgré des divisions

by Sahel Tribune 25 mars 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, ce mercredi 25 mars, une résolution qualifiant la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage de « crime le plus grave contre l’humanité ». Porté par le Ghana, le texte, non contraignant, marque une étape politique et symbolique majeure dans le débat international sur les réparations liées à l’esclavage.

Adoptée par 123 voix pour, trois contre — dont les États-Unis, Israël et l’Argentine — et 52 abstentions, parmi lesquelles le Royaume-Uni et plusieurs États membres de l’Union européenne, la résolution consacre une qualification forte : celle d’une « injustice la plus inhumaine et persistante commise contre l’humanité ».

Désaccords sur la hiérarchisation des crimes

À l’initiative de cette démarche, le président ghanéen John Mahama, également chef de file de l’Union africaine sur la question des réparations, a fait le déplacement à New York pour défendre ce texte qu’il qualifie d’« historique ».

« Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour proclamer la vérité et poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice », a-t-il déclaré, évoquant les quelque 13 millions d’hommes, de femmes et d’enfants victimes de la traite transatlantique sur plusieurs siècles.

Si la résolution a été largement adoptée, elle a également révélé des divergences profondes. Plusieurs États, notamment européens, ont exprimé des réserves sur l’idée d’établir une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité, justifiant leur abstention. Ce point a constitué l’un des principaux obstacles aux négociations, certains diplomates estimant qu’aucun crime de cette nature ne devait être qualifié de plus grave qu’un autre.

La question sensible des réparations

Au-delà de la reconnaissance historique, le texte appelle les États à s’engager dans un processus de justice visant à réparer les préjudices hérités de l’esclavage. Une perspective qui reste hautement sensible sur le plan diplomatique.

Les États-Unis ont notamment rejeté cette approche, estimant que les États contemporains ne pouvaient être tenus responsables de crimes commis dans le passé ni contraints à des réparations.

De son côté, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté les États à aller au-delà des déclarations symboliques. Il a appelé à honorer la mémoire des victimes non seulement par des « paroles », mais aussi par des « actes».

Une étape dans un débat mondial

Si elle ne crée pas d’obligations juridiques, la résolution constitue une avancée politique pour les pays africains et caribéens qui militent depuis plusieurs années pour une reconnaissance accrue des crimes liés à la traite transatlantique et pour l’ouverture de discussions sur les réparations.

Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de réévaluation du passé colonial et esclavagiste, qui continue de diviser la communauté internationale, entre devoir de mémoire et enjeux de responsabilité contemporaine.

Oumarou Fomba 

25 mars 2026 0 comments
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Le Commandant Toumba DIakité - Grande
ActuPolitique

Guinée : décès en détention du commandant Aboubacar Diakité, dit « Toumba »

by Sahel Tribune 25 mars 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le commandant Aboubacar Diakité, figure connue de l’histoire récente de la Guinée, est décédé le 25 mars 2026 à l’hôpital militaire de Conakry, où il avait été évacué en urgence depuis la maison d’arrêt de Coyah. L’annonce a été faite dans un communiqué officiel de la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion.

Selon les autorités pénitentiaires, le détenu purgeait sa peine dans le respect des procédures en vigueur lorsqu’un malaise est survenu dans la nuit du 23 mars en milieu carcéral. Il a alors été transféré d’urgence vers l’hôpital militaire du camp Samory Touré, où il a bénéficié d’une prise en charge spécialisée.

Un tableau clinique sévère

Malgré les soins administrés, son état de santé s’est rapidement dégradé. Le décès a été constaté le mercredi 25 mars à 4 h 35, ont précisé les autorités.

Quelques semaines avant sa mort, un rapport médical établi le 4 mars 2026 par des spécialistes du Centre hospitalo-universitaire Ignace Deen faisait état d’un tableau clinique préoccupant. Celui-ci était notamment marqué par des douleurs abdominales persistantes, une tuméfaction épigastrique, une constipation chronique et des troubles du sommeil.

Les médecins ont finalement conclu à une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, comme cause du décès.

Une procédure judiciaire annoncée

La Direction nationale de l’administration pénitentiaire a indiqué qu’un rapport détaillé et circonstancié sera transmis « sans délai » aux autorités judiciaires compétentes, conformément aux exigences légales.

Cette démarche vise à permettre une évaluation complète des circonstances du décès et à déterminer d’éventuelles responsabilités.

Dans son communiqué, l’administration pénitentiaire a exprimé ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches et à l’ensemble de ses relations.

Le décès du commandant Diakité, dit « Toumba », pourrait susciter des réactions dans un pays où son nom reste associé à des épisodes marquants de la vie politique et militaire. Les regards sont désormais tournés vers les conclusions de l’enquête annoncée par les autorités.

A.D

25 mars 2026 0 comments
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Victimes de la révolution de mars 1991.
ActuAnalyses

26 mars : l’héritage des martyrs à l’heure des réformes

by Sahel Tribune 24 mars 2026
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35 ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991. 

Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26 mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance. Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « société close » à une « société ouverte », comme le résumait si bien le slogan populaire : « An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura » — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali : le Mali Kura.

Les ANRs et la nouvelle Constitution 

C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur. 

À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22 juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali 2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.

Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.

Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.  

Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024. 

Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger — consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.

Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives. 

La fin de l’extraversion des richesses naturelles

Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe : un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.

La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.

Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75 % du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.

Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.

Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.

Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées : programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « Projet présidentiel d’urgence hospitalière », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.

Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4e Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95 %

La relance d’unités industrielles 

Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26 mars : mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.

Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage. 

La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.

Le 26 mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.

Noumoukai

24 mars 2026 0 comments
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Réchauffement climatique
A la UneClimat et environnement

Climat : la Terre sort de l’équilibre, et nous avec

by Fousseni TOGOLA 24 mars 2026
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

La planète vacille : chaleur record, océans en surchauffe, catastrophes en cascade… Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui s’emballe — et dont les conséquences pourraient devenir irréversibles.

Il ne s’agit plus d’un simple réchauffement. Dans son dernier rapport publié le 23 mars, à l’occasion de la Journée météorologique mondiale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dresse un constat sans ambiguïté : le système climatique de la planète est désormais profondément déséquilibré — et ce dérèglement s’accélère.

Une décennie de chaleur sans précédent

Selon l’OMM, les années 2015 à 2025 constituent les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2025, elle, se hisse sur le podium des records, avec une température moyenne globale supérieure d’environ 1,43 °C aux niveaux préindustriels.

Une tendance lourde, qui ne doit rien au hasard. « Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence », a martelé António Guterres, évoquant un « climat en état d’urgence ».

Le déséquilibre énergétique, symptôme d’un système déréglé

Pour la première fois, le rapport met en avant un indicateur clé : le déséquilibre énergétique de la Terre. Autrement dit, l’écart croissant entre l’énergie solaire absorbée et celle renvoyée dans l’espace.

Dans un système stable, cet équilibre est maintenu. Mais l’accumulation de gaz à effet de serre — dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote — a rompu cette mécanique. Résultat : un excédent d’énergie piégé dans le système climatique, à un niveau inédit depuis au moins 65 ans.

Et ses effets sont déjà visibles.

L’océan, tampon surchauffé de la planète

Plus de 90 % de cette chaleur excédentaire est absorbée par les océans. Depuis vingt ans, ceux-ci captent chaque année l’équivalent de près de 18 fois la consommation énergétique mondiale.

Un rôle de « tampon » qui limite, temporairement, la hausse des températures à la surface — mais à un coût élevé. Le contenu thermique des océans atteint des records successifs depuis près d’une décennie, avec un rythme de réchauffement qui a plus que doublé depuis les années 2000.

Conséquences : dégradation des écosystèmes marins, intensification des tempêtes, et perte progressive de la capacité des océans à absorber le carbone.

Glaces en recul, mers en hausse

Le reste de l’excédent thermique se traduit par la fonte accélérée des glaces. Les calottes du Groenland et de l’Antarctique perdent massivement en volume, tandis que les glaces de mer atteignent des niveaux historiquement bas.

En 2025, l’Arctique a frôlé son minimum record depuis le début des observations satellitaires. Dans le même temps, le niveau moyen des mers continue de grimper, désormais supérieur d’environ 11 centimètres à celui mesuré en 1993.

Une progression appelée à se poursuivre pendant des siècles, selon les projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Un climat extrême, des sociétés vulnérables

Canicules, inondations, sécheresses, cyclones : les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. En 2025, ils ont causé des milliers de morts, déplacé des millions de personnes et engendré des crises économiques de plusieurs milliards de dollars.

Ces chocs en cascade fragilisent les systèmes alimentaires, alimentent les migrations et exacerbent les tensions dans les régions déjà vulnérables. Le changement climatique devient ainsi un multiplicateur de crises — sociales, économiques et géopolitiques.

Le rapport alerte également sur les impacts sanitaires croissants. La propagation de maladies comme la dengue, favorisée par la hausse des températures, s’accélère. Le stress thermique, lui, touche déjà plus d’un tiers de la population active mondiale.

Autant de signaux qui soulignent l’urgence d’intégrer les données climatiques dans les politiques de santé publique.

Un avertissement sans détour

« Le chaos climatique s’accélère », prévient encore António Guterres, pointant la dépendance persistante aux énergies fossiles. Pour Celeste Saulo, le constat est tout aussi clair : « Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années. »

Le thème de la Journée météorologique mondiale 2026 — « Observer aujourd’hui, protéger demain » — sonne comme un rappel. Les données scientifiques n’ont jamais été aussi précises. Les signaux d’alerte, aussi nombreux.

Reste une question, désormais politique : que faire de ce savoir ?

Car si la Terre bascule hors de son équilibre, c’est aussi notre capacité collective à réagir qui est mise à l’épreuve.

F. Togola 

24 mars 2026 0 comments
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Musée national
A la UneSeko ni Donko

Bamako : le Musée national s’impose comme un hub culturel pour les jeunes 

by Sahel Tribune 24 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Musée national du Mali amorce une nouvelle phase de son développement. Réuni le 12 mars à Bamako pour sa 37e session ordinaire, le Conseil d’administration de l’institution a placé ses travaux sous le signe de la « revitalisation », dans un contexte national marqué par une volonté affirmée de repositionner la culture au cœur du projet politique et éducatif.

Présidée par Mamadou Cissé, conseiller technique au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou Daffé, la session a permis de dresser le bilan de l’année écoulée et de tracer les perspectives pour 2026 et 2027.

En 2025, le Musée national du Mali a confirmé son rôle de plateforme majeure de diffusion culturelle. Selon les chiffres présentés lors de la session, l’établissement a accueilli 10 937 visiteurs sur l’année, dont une large majorité d’élèves et d’étudiants (7 490). Les touristes locaux (2 678) et étrangers (769) complètent cette fréquentation.

Expositions et partenariats au cœur de la dynamique

Des résultats qui traduisent l’importance du musée dans la sensibilisation des jeunes générations, mais aussi les défis persistants en matière d’attractivité internationale, dans un pays confronté à un contexte sécuritaire et économique complexe.

L’année écoulée a été marquée par l’organisation de nombreuses expositions et journées culturelles consacrées aux différentes communautés du Mali. Ces initiatives, rendues possibles grâce à des partenariats jugés « fructueux », ont contribué à valoriser la diversité culturelle du pays tout en ravivant l’intérêt pour les patrimoines locaux.

Au-delà de la simple conservation, le musée s’affirme ainsi comme un espace de dialogue, de transmission et de réappropriation de l’histoire nationale.

Une stratégie inscrite dans l’agenda politique

Cette dynamique s’inscrit dans une orientation plus large des autorités de la transition. Après 2025 décrétée « Année de la culture », les années 2026 et 2027 ont été placées sous le double signe de l’éducation et de la culture par le président de la transition, le général Assimi Goïta.

Dans ce cadre, la revitalisation du Musée national apparaît comme un levier stratégique. L’objectif affiché : contribuer à l’émergence de « nouveaux narratifs » fondés sur l’histoire malienne et renforcer l’image du pays à l’international, notamment à travers la diplomatie culturelle.

Retrouver le lustre d’antan

Lors de son intervention, Mamadou Cissé a salué les efforts de la direction et du personnel du musée, tout en les appelant à « davantage de dynamisme, d’innovation et d’inventivité ». L’enjeu est de  redonner à l’institution son rayonnement d’autrefois et en faire un véritable pôle d’attraction.

Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les collaborations avec les services publics et les partenaires culturels, afin de rendre le patrimoine « plus accessible et plus vivant ».

Dans un contexte où la culture est devenu un pilier du « Mali nouveau », le Musée national se trouve à la croisée des chemins. Entre mémoire et projection, il devra relever le défi de s’adapter aux attentes contemporaines sans renoncer à sa mission fondamentale : préserver et transmettre l’héritage culturel malien.

A.D

Mali, Musée national du Mali, Bamako, culture, patrimoine, revitalisation, diplomatie culturelle, Assimi Goïta, éducation, tourisme, jeunesse, expositions, identité culturelle, politique culturelle, Afrique de l’Ouest, 

24 mars 2026 0 comments
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Accoucher sans eau
ActuSanté

Pourquoi l’accès à l’eau reste le maillon faible de la santé maternelle 

by Chiencoro 22 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Selon un rapport accablant de l’ONG WaterAid, publié le 18 mars 2026, des millions de femmes à travers le monde continuent d’accoucher dans des établissements de santé dépourvus d’eau potable, de toilettes et de conditions d’hygiène minimales. Une crise silencieuse, mais mortelle, qui révèle les failles profondes des systèmes de santé dans les pays les plus vulnérables.

C’est une statistique qui glace. Toutes les deux secondes, une femme donne naissance dans un établissement sans accès à l’eau propre, à des sanitaires sûrs ou à des installations d’hygiène adéquates.

Loin des standards médicaux modernes, cette réalité expose mères et nouveau-nés à des risques majeurs d’infection. Chaque année, plus de 13,5 millions de femmes accouchent dans ces conditions précaires, où les gestes les plus élémentaires — se laver les mains, nettoyer une salle ou hydrater une patiente — deviennent impossibles.

Une crise sanitaire évitable, mais meurtrière

Le manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) dans les maternités est directement lié à la persistance de la septicémie maternelle, une infection grave et souvent fatale. Dans les pays à faible revenu, cette pathologie figure parmi les principales causes de mortalité liée à la grossesse.

Dans les 16 pays étudiés par le rapport, environ 112 000 femmes meurent chaque année de causes liées à la maternité, dont une part significative est imputable à des infections contractées lors de l’accouchement.

En Afrique subsaharienne, les chiffres sont particulièrement alarmants. Les femmes atteintes de septicémie ont jusqu’à 144 fois plus de risques de mourir que dans les pays occidentaux.

Des maternités indignes et dangereuses

Les témoignages recueillis dressent un tableau accablant : toilettes insalubres ou inexistantes, absence d’eau courante, matériel non stérilisé, salles surpeuplées.

Certaines femmes racontent avoir accouché avec de l’eau de rivière, d’autres décrivent des conditions humiliantes, sans intimité ni hygiène.

Dans ces environnements, une naissance sur neuf en Afrique est associée à un risque de septicémie.

Faute de conditions dignes, certaines patientes préfèrent encore accoucher à domicile, au péril de leur vie.

Une solution simple… et peu coûteuse

Paradoxalement, les solutions existent et sont accessibles. Selon le rapport, garantir un accès universel à l’eau, à des toilettes et à des dispositifs de lavage des mains coûterait entre 0,52 et 1,04 dollar par habitant et par an dans les pays concernés.

Un investissement minime, bien inférieur au coût du traitement des infections, qui pourrait réduire de moitié les cas de septicémie et sauver des milliers de vies.

À l’échelle mondiale, l’amélioration des conditions d’hygiène pourrait éviter jusqu’à 9,5 millions de cas de septicémie maternelle et plus de 8 500 décès chaque année.

Cette crise touche aussi le personnel de santé, majoritairement féminin. Privés d’équipements de base, les soignants travaillent dans des conditions dégradées, augmentant leur exposition aux infections et leur épuisement.

Les femmes, déjà en première ligne lors de l’accouchement, supportent également les conséquences indirectes : soins non rémunérés aux malades, charge domestique accrue et perte de revenus.

Une question de dignité et de volonté politique

Au-delà des chiffres, le rapport pointe une défaillance structurelle : l’accès à l’eau et à l’hygiène reste une priorité secondaire dans les politiques de santé.

Pourtant, l’enjeu dépasse la seule santé. Il touche à la dignité, à l’égalité des genres et aux droits fondamentaux.

« Il ne s’agit pas d’un problème technique, mais d’un choix politique », souligne le rapport, appelant les gouvernements et les bailleurs à placer l’EAH au cœur des systèmes de santé.

Alors que la communauté internationale s’est engagée à réduire la mortalité maternelle, cette crise révèle un paradoxe : encourager les femmes à accoucher à l’hôpital sans garantir des conditions sanitaires minimales revient à déplacer le danger plutôt qu’à le supprimer.

Fournir de l’eau propre dans chaque maternité apparaît dès lors comme l’un des investissements les plus simples, mais aussi les plus urgents, pour sauver des vies.

Chiencoro Diarra 

22 mars 2026 0 comments
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