Home A la Une 81e session de l’ONU : l’AES coordonne sa voix diplomatique à New York

81e session de l’ONU : l’AES coordonne sa voix diplomatique à New York

0 comments 343 views 3 minutes read

La 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies se tient à New York, avec l’ouverture du débat général le 22 septembre 2026. À cette occasion, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont engagé une concertation afin d’harmoniser leur participation aux travaux. Réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), les trois pays souhaitent défendre des positions communes sur la scène internationale.

En amont des interventions officielles, les ministres des Affaires étrangères des trois États se sont retrouvés à New York avec les chefs de leurs missions diplomatiques à Washington et auprès des Nations unies. La réunion préparatoire a notamment porté sur le programme de la session, les différentes rencontres prévues ainsi que les principaux sujets devant être abordés par les délégations sahéliennes durant les travaux.

Une concertation autour des positions communes

Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée de renforcer la coordination diplomatique entre les trois membres de l’AES. Les responsables diplomatiques ont examiné les moyens de porter une position concertée sur les questions intéressant l’espace confédéral. La rencontre intervient après plusieurs consultations entre les ministères des Affaires étrangères, destinées à consolider le volet diplomatique de la coopération engagée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Par ailleurs, les délégations sahéliennes entendent mettre en avant les aspirations des populations de leurs trois pays. Elles souhaitent également présenter leur lecture des réalités politiques, sécuritaires et diplomatiques auxquelles le Sahel est confronté. Cette démarche vise à permettre aux États membres de l’AES de présenter directement leurs positions dans les enceintes internationales, tout en maintenant leurs interventions nationales respectives durant la session.

L’AES prépare également un événement parallèle

Dans cette dynamique, un événement parallèle consacré à la Confédération des États du Sahel doit réunir les chefs de la diplomatie des trois pays. Cette rencontre constitue une autre occasion de présenter les orientations de l’AES devant des interlocuteurs internationaux. Elle doit également permettre aux ministres de rappeler les priorités communes de leurs États et d’échanger autour des enjeux diplomatiques qui concernent directement l’espace sahélien.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a expliqué la démarche des trois pays. Selon lui, leurs délégations sont présentes à New York pour porter directement la voix de l’AES et éviter que d’autres acteurs s’expriment à leur place. Cette déclaration résume l’objectif affiché par les autorités burkinabè, maliennes et nigériennes de renforcer leur visibilité diplomatique collective auprès des partenaires internationaux.

La délégation malienne engagée dans les travaux

Pour le Mali, la délégation est conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Sa participation comprend le débat général ainsi que plusieurs rencontres bilatérales et multilatérales inscrites dans le cadre de la session. La présence malienne s’intègre ainsi à la démarche commune de l’AES, tout en permettant à Bamako de développer ses échanges diplomatiques avec différents partenaires présents aux Nations unies.

Au-delà des interventions à la tribune, la participation coordonnée du Burkina Faso, du Mali et du Niger constitue une nouvelle séquence de leur coopération diplomatique. Les trois pays cherchent à donner davantage de cohérence à leurs prises de parole internationales, tout en défendant leurs positions propres. À New York, l’AES poursuit ainsi la mise en œuvre de son agenda diplomatique commun dans le cadre des grandes rencontres internationales.

Ibrahim Kalifa Djitteye

Donnez-nous votre avis

FR|EN FR|EN