Home A la Une Sahara occidental : Guterres plaide pour la patience, là où Washington mise sur la rapidité

Sahara occidental : Guterres plaide pour la patience, là où Washington mise sur la rapidité

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À l’heure où le Conseil de sécurité examine à huis clos l’avenir de la Minurso, une première version du rapport du secrétaire général, révélée cette semaine, préconise de prolonger d’un an la mission, alors que les États-Unis réclament sa réduction.

Le Conseil de sécurité de l’ONU tient ce jeudi 8 octobre des consultations à huis clos sur l’avenir de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Dans ce cadre, une première version du rapport du secrétaire général, Antonio Guterres, sur la situation sur place a fuité cette semaine. Le document revient sur trois réunions de négociations entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, menées sous l’égide de l’ONU et des États-Unis, et laisse transparaître une approche différente de celle de Washington pour parvenir à un compromis, selon l’agence Anadolu.

Des discussions inédites depuis 2019

Ces trois cycles, tenus en début d’année, ont constitué les premières discussions directes entre toutes les parties depuis 2019. Antonio Guterres s’y félicite des propositions avancées. Une nouvelle version du plan d’autonomie marocain de 2007, la création d’un Conseil de transition et l’élaboration d’un projet d’accord-cadre sur la phase de transition.

Aucun compromis n’a toutefois été trouvé depuis. Selon le secrétaire général, il faut prendre le temps de restaurer la confiance afin de rechercher une solution mutuellement acceptable.

Deux méthodes, deux rythmes

Cette position tranche, de l’avis d’observateurs, avec le souhait de Washington d’aboutir au plus vite. Riccardo Fabiani, chercheur à l’International Crisis Group, estime qu’en coulisses l’ONU ne cache pas son désir d’une approche « plus souple », qui privilégie le rétablissement de la confiance entre le Maroc et le Front Polisario pour avancer par étapes vers un nouvel accord. Une démarche qui, selon lui, s’oppose à la méthode américaine, fondée sur la pression.

Le chercheur reconnaît néanmoins que l’implication des États-Unis a permis d’organiser les négociations, alors que par le passé l’ONU les menait seule. Mais, observe-t-il, cet engagement, toujours important, n’a pas encore débouché sur un accord définitif.

Washington veut réduire la mission, Guterres la prolonger

Parallèlement, les États-Unis ont demandé une réforme profonde de la Minurso ainsi qu’une réduction significative de ses effectifs. Antonio Guterres, lui, recommande dans son rapport de prolonger son mandat d’une année supplémentaire.

Oumarou Fomba 

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