Home A la Une Procès de Ras Bath et Rose Doumbia : dix ans de réclusion criminelle, dont trois avec sursis

Procès de Ras Bath et Rose Doumbia : dix ans de réclusion criminelle, dont trois avec sursis

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La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a rendu, ce lundi 17 août 2026, son verdict dans le procès opposant le ministère public à Mohamed Youssouf Bathily, dit « Ras Bath », et Rokia Doumbia, connue sous les appellations « Rose Poivron » et « Rose Vie Chère ». Au terme des débats, les deux prévenus ont été condamnés à dix ans de réclusion criminelle, dont trois assortis du sursis. La décision intervient après deux jours d’audience consacrés à cette affaire.

La juridiction a ainsi retenu une peine de dix années de réclusion criminelle pour chacun des deux prévenus, dont trois assorties du sursis. Le jugement intervient après l’examen des éléments soumis aux débats et les explications fournies par les intéressés. Il fait suite aux réquisitions présentées par le ministère public lors de l’audience du mardi 11 août.

Des réquisitions différentes du verdict

Lors de cette audience, le ministère public avait formulé des réquisitions distinctes à l’encontre des deux prévenus. Pour Rokia Doumbia, le parquet avait requis dix ans d’emprisonnement, dont cinq avec sursis, ainsi qu’une amende de 240 000 francs CFA. À l’encontre de Mohamed Youssouf Bathily, il avait requis dix années d’emprisonnement ferme, assorties de la même amende.

Le verdict finalement prononcé diffère donc des réquisitions formulées par le ministère public, notamment concernant la part de la peine assortie du sursis.

L’affaire remonte à mars 2023, période depuis laquelle Mohamed Youssouf Bathily et Rokia Doumbia sont maintenus en détention. Le procès s’est déroulé sur deux jours, avant le prononcé du verdict ce 17 août. Les poursuites portent notamment sur des faits qualifiés d’association de malfaiteurs, ainsi que sur des actes liés au crédit de l’État, de ses institutions et de ses gouvernants.

Des poursuites liées aux technologies de l’information

Les poursuites portent également sur l’usage des technologies de l’information et de la communication dans le cadre des faits reprochés aux deux prévenus. Selon les éléments de la procédure, l’utilisation de ces outils figure parmi les faits ayant conduit à leur renvoi devant la juridiction criminelle.

Ces différents éléments ont été examinés au cours des audiences, permettant à la Chambre criminelle d’entendre les parties avant de rendre sa décision.

Face aux accusations portées contre eux, Mohamed Youssouf Bathily et Rokia Doumbia ont catégoriquement rejeté les faits qui leur étaient reprochés. Tous deux ont maintenu cette position au cours des débats devant la juridiction.

Une peine différente des réquisitions du parquet

La peine prononcée ce lundi se distingue des réquisitions du ministère public sur la proportion de la peine assortie du sursis. Alors que le parquet avait sollicité cinq années avec sursis pour Rokia Doumbia et aucune pour Mohamed Youssouf Bathily, la juridiction a finalement retenu trois années avec sursis pour chacun des deux prévenus.

Avec cette décision, la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako met fin aux deux journées d’audience consacrées à ce dossier. Mohamed Youssouf Bathily, alias « Ras Bath », et Rokia Doumbia, dite « Rose Poivron » ou « Rose Vie Chère », ont été condamnés à dix ans de réclusion criminelle, dont trois avec sursis. Ils avaient, tout au long du procès, contesté les faits et nié les accusations portées contre eux.

Ibrahim Kalifa Djitteye

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