Le Palais des sports de Ouaga 2000 a livré, samedi, un tournoi de taekwondo disputé, au terme duquel le Mali s’est classé deuxième nation avec trois titres continentaux, deux médailles d’argent et une de bronze. La Malienne Mariam Diallo, sacrée meilleure combattante de la compétition au terme d’un parcours sans défaite, a été la grande figure individuelle de cette journée.
Le tatami du Palais des sports de Ouaga 2000 a été le théâtre, samedi 12 septembre, de prestations remarquées lors des épreuves de taekwondo de la deuxième édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel (AES), devant un parterre d’officiels, de présidents de fédérations et de figures reconnues de la discipline, parmi lesquelles des champions du monde maliens et nigériens venus assister aux combats. Au terme d’une journée de compétition intense, la délégation malienne a confirmé son rang sur la scène sous-régionale en décrochant la deuxième place du classement général, avec un total de six médailles : trois en or, deux en argent et une en bronze.
Le Niger s’est hissé à la première marche du podium général de la discipline, devançant de peu la sélection malienne, tandis que le pays hôte, le Burkina Faso, s’est vu décerner le trophée du fair-play de la compétition. Sur le plan individuel, c’est la Malienne Mariam Diallo qui a retenu l’attention, sacrée meilleure combattante du tournoi au terme d’un parcours sans faute, marqué par une maîtrise technico-tactique et une détermination saluées par l’ensemble des observateurs présents sur place.
Une nouvelle étape dans un programme sportif dense
Cette étape de taekwondo s’inscrit dans le programme fourni de la deuxième édition des Jeux de l’AES, ouverte le 8 septembre au Palais des sports de Ouaga 2000 et prévue jusqu’au 16 septembre, qui réunit 376 athlètes et 164 encadreurs et officiels venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger, répartis sur huit sites de la capitale burkinabè et onze disciplines sportives. Après les résultats déjà enregistrés en boxe, où les quatre pugilistes maliens engagés s’étaient tous qualifiés pour les finales, en lutte, où le Mali avait connu un début de compétition plus difficile, et en football, où les Aiglonnets occupaient la tête du tournoi des cadets, cette moisson de médailles en taekwondo confirme la solidité de la délégation malienne sur l’ensemble des tableaux disputés depuis le début de la compétition.
Au-delà du seul décompte des médailles, les organisateurs présentent cette compétition comme un outil de rapprochement et de cohésion sociale entre les jeunesses des trois pays confédérés, une ambition régulièrement rappelée par les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel depuis la création de cette confédération. Les épreuves se poursuivent dans les prochains jours dans les autres disciplines inscrites au programme, avant la clôture de cette deuxième édition, prévue le 16 septembre.
Oumarou Fomba
