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Guinée : un candidat au Bac 2026 décède après une condamnation pour fraude présumée

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La mort de Mamadou Diouma Bah, candidat au baccalauréat unique 2026, provoque une forte émotion à Kindia et dans plusieurs milieux éducatifs en Guinée. Âgé de 17 ans, le jeune lycéen est décédé dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026, après avoir été placé en détention dans le cadre d’une affaire de fraude présumée aux examens.

Le candidat avait été interpellé avec six autres élèves à la suite des épreuves du baccalauréat. Après leur passage devant le Tribunal de première instance de Kindia, ils avaient été condamnés à une peine d’un mois de prison ferme.

Selon des proches, Mamadou Diouma Bah souffrait de drépanocytose et nécessitait un suivi médical régulier. Sa famille affirme que son état de santé s’est détérioré pendant sa détention et évoque des inquiétudes concernant sa prise en charge médicale.

Les autorités judiciaires, de leur côté, indiquent que le jeune homme avait été transféré vers une structure sanitaire lorsque son état s’est aggravé. Elles soutiennent que son décès serait lié à sa maladie et non aux conditions de sa détention.

Débat autour de la protection des droits des personnes détenues

La disparition du candidat intervient alors que les autorités guinéennes poursuivent une politique de fermeté contre la fraude aux examens nationaux. Plusieurs personnes, notamment des candidats et des acteurs impliqués dans l’organisation des épreuves, ont fait l’objet de procédures judiciaires ces dernières années.

Mais cette affaire soulève également des interrogations sur la gestion des situations médicales en milieu carcéral et sur l’application des sanctions pénales aux candidats mineurs impliqués dans des infractions liées aux examens.

Des voix issues de la société civile et du secteur éducatif demandent que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès afin d’établir les responsabilités éventuelles.

Le décès de Mamadou Diouma Bah marque ainsi une nouvelle étape dans une affaire qui dépasse désormais la seule question de la fraude scolaire et qui met en débat la protection des droits des personnes détenues, notamment lorsqu’elles présentent des problèmes de santé.

Cheickna Coulibaly

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