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Burkina Faso : 86 kg de cannabis saisis dans un réseau de trafic à Ouagadougou

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L’Unité anti-drogue de la police nationale burkinabè a annoncé, mardi 29 septembre, le démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants à Ouagadougou. Près de 86 kilogrammes de cannabis, des produits psychotropes, des cigarettes de contrebande, des boissons frelatées et des moyens de transport ont notamment été saisis.

Près de 86 kilogrammes de cannabis ont été saisis à Ouagadougou, dans la capitale du Burkina Faso, lors d’une opération menée par l’Unité anti-drogue de la police nationale, a annoncé mardi 29 septembre la police dans un communiqué. Dans un contexte marqué par l’insécurité et la prolifération des stupéfiants sur l’ensemble du territoire national, les forces de l’ordre ont expliqué avoir intensifié leurs actions de lutte contre le trafic et la consommation de drogue dans la capitale. Ce qui a conduit au démantèlement de ce que la police a qualifié de « réseau bien structuré », dont les membres s’adonnaient au trafic, à la vente et à la consommation de stupéfiants, de boissons frelatées, de cigarettes de contrebande et de produits psychotropes.

Un réseau approvisionné depuis un pays voisin

Au moment de l’interpellation des membres du réseau, les enquêteurs ont saisi, outre le cannabis, des motos, des boissons alcoolisées frelatées, des paquets de cigarettes de contrebande, des plaquettes de produits psychotropes et du numéraire. Selon la police, les membres du réseau, impliqués à des degrés divers, effectuaient leur approvisionnement depuis un pays voisin, dont l’identité n’a pas été révélée, avant d’acheminer la marchandise vers Ouagadougou par des véhicules de transport en commun ou des véhicules personnels. Une fois dans la capitale, elle était stockée avant d’être vendue ou redistribuée à la clientèle, une partie étant destinée à des revendeurs et des grossistes opérant sur différents sites d’orpaillage à l’intérieur du pays.

Cette filière de distribution vers les zones d’exploitation aurifère fait écho à un phénomène déjà documenté ces dernières semaines dans le Mali voisin, où plusieurs saisies de cannabis, notamment celle opérée mi-septembre par la Brigade mobile d’intervention des douanes à Sénou, avaient également mis au jour des connexions avec les circuits de l’orpaillage. Dans les deux pays, membres de l’Alliance des États du Sahel, les zones d’exploitation minière artisanale, qui attirent une importante main-d’œuvre souvent jeune et mobile, apparaissent ainsi comme un débouché récurrent pour les réseaux de trafic de stupéfiants opérant à l’échelle régionale.

L’orpaillage, un débouché pour les réseaux de stupéfiants

Les autorités burkinabè ont par ailleurs rappelé que la lutte contre le terrorisme s’était accompagnée d’une intensification de celle contre la drogue et les substances illicites. Mi-avril 2026 déjà, quelque 217 personnes avaient été interpellées à Ouagadougou pour des faits liés à la détention, à la consommation et au trafic de stupéfiants, lors d’une vaste opération policière ayant permis la saisie de treize kilogrammes de cannabis. Un chiffre très inférieur à celui de la saisie annoncée mardi, qui illustre l’ampleur croissante des quantités interceptées par les services burkinabè au fil des mois.

La même journée de mardi, les autorités du Niger voisin annonçaient de leur côté la saisie de plus de cinquante kilogrammes de cocaïne près de la frontière algérienne, dans la région d’Agadez, portant à deux le nombre d’annonces de saisies majeures de stupéfiants faites le même jour dans l’espace confédéral. Un simple concours de calendrier, mais qui témoigne de la pression que les services de sécurité des trois pays de l’AES affirment vouloir exercer, de façon coordonnée ou non, sur les filières de trafic traversant leurs territoires respectifs.

Oumarou Fomba 

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