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Ouverture de la première édition de la CILICON
Actu

CILICON : la 1re édition a démarré

by Chiencoro 10 juin 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

La première édition de la Conférence internationale pour la Liberté de l’Internet et des Communications numériques (CILICON) a ouvert ses portes à l’hôtel de l’Amitié de Bamako, jeudi 10 juin 2021. Le thème retenu pour cette 1re édition est le « Renforcement de la paix et des droits humains dans le cyberespace ». Objectif: renforcer la paix et le respect des droits humains des minorités notamment des jeunes et des femmes dans le cyberespace. Cette conférence se poursuivra jusqu’au 12 juin 2021.

Au total 75 jeunes, issus de neuf (9) pays de l’Afrique de l’Ouest, âgés de 16 à 55 ans, sont réunis à Bamako depuis ce jeudi 10 juin 2021 dans le cadre de la 1re édition de la Conférence internationale pour la Liberté de l’Internet et des Communications numériques (CILICON). Une initiative de la fondation Tuwindi en partenariat avec le National Endowment for Democracy (NED), une « fondation privée à but non lucratif dédiée à la croissance et au renforcement des institutions démocratiques dans le monde ».

Sortir des sentiers battus

Pendant trois (3) jours, les participants à cette conférence partageront leurs expériences sur les défis auxquels l’espace numérique sahélien est confronté, notamment les censures de services internet, les intimidations, les discours haineux, etc. « Pendant trois jours, nous discuterons de la jeunesse du sahel et de façon plus étendue de la jeunesse africaine », a indiqué Salif Sanogo, représentant du directeur exécutif de Tuwindi.  

Rappelant les trois grandes explosions dont a fait état le célèbre scientifique Albert Einstein, à savoir la bombe atomique, la démographie et les mass médias, l’ex-directeur général de l’Office de la radio diffusion et télévision du Mali (ORTM), indique que le monde est de plain-pied dans les deux dernières explosions après la première. « Les tablettes, les smartphones, remplacent de plus en plus l’éducation », a-t-il souligné.

Selon les précisions de M. Sanogo, cette explosion de la connectivité doit offrir à la jeunesse africaine des outils pour se prendre en charge et sortir des sentiers battus.

Faire face à l’employabilité des jeunes

Quant à l’explosion démographique en Afrique, Salif Sanogo explique que 60 % des Africains ont moins de 24 ans. À l’horizon 2030, 35 % des jeunes dans le monde seront en Afrique alors que cette proportion n’était que 15 % en 2000, a-t-il laissé entendre dans une tribune intitulée « La jeunesse, pour le présent et l’avenir du sahel ».

D’après les précisions de l’ex-directeur de la Cellule de la communication de la présidence du Mali, 30 millions de jeunes pourraient arriver chaque année sur le marché de l’emploi à l’horizon 2030. Pour faire face à ce défi, il juge important de créer quelque 450 millions d’emplois. Les États sahéliens seuls ne pourront pas faire face à cette situation. C’est pourquoi M. Sanogo incite les jeunes sahéliens à l’auto-emploi.

En Afrique, dit-il, le secteur informel représente en moyenne 90 % des emplois. De plus en plus, les jeunes sahéliens comprennent que la lutte contre le chômage ne passe pas forcément par la fonction publique, a-t-il indiqué. À ses dires, il est plus qu’urgent de faire face à cette problématique de l’employabilité des jeunes. Car, dans la plupart des pays du sahel, victime de crise sécuritaire, les auteurs des attaques sont des jeunes. Leurs victimes sont des femmes, des jeunes et des enfants, a-t-il fait remarquer.

Utiliser les TIC pour changer l’Afrique

À travers cette Conférence internationale pour la Liberté de l’Internet et des Communications numériques, les organisateurs entendent créer un espace multisectoriel et multi acteurs afin de faire de l’internet un espace sûr et responsable. CILICON se veut un espace de mise en relation des jeunes du sahel et de façon plus étendue de l’espace Cédéao.

Cette conférence fait suite aux nombreuses expériences de la fondation Tuwindi qui « a conduit plusieurs projets visant à faire participer les populations à la gestion des affaires publiques et créer un véritable espace d’échange et de concertation entre les autorités et les populations ». Des projets ayant prouvé la volonté des élus aussi bien que des populations à utiliser « des méthodes alternatives basées sur le téléphone mobile et le web » afin de « favoriser la participation des jeunes à la gouvernance locale ou nationale et l’émergence de la démocratie participative ».

Au cours de cette cérémonie d’ouverture, le représentant du directeur exécutif de Tuwindi conclut ses propos en invitant la jeunesse du sahel à rêver, à être plus dynamique, plus entreprenante, plus innovante et surtout à utiliser les TIC pour changer l’Afrique et le monde.

Fousseni Togola

10 juin 2021 0 comments
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Guterres
Actu

Vers un second mandat d’Antonio Guterres à la tête de l’ONU

by Bakary FOMBA 10 juin 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a tenu, mardi 8 juin 2021, une réunion à huis clos à travers laquelle il a donné son feu vert pour la candidature d’Antonio Guterres pour un second mandat.

Alors que le premier mandat d’Antonio Guterres expire en fin 2021, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont adopté, mardi dernier, une résolution dans laquelle ils recommandent à l’Assemblée générale des Nations Unies de nommer l’actuel secrétaire général pour un second mandat allant du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2026.

« Un excellent Secrétaire général »

« Nous avons tous vu le Secrétaire général en action. Je pense qu’il a été un excellent Secrétaire général », a déclaré le président du Conseil de sécurité, Estonien Sven Jurgenson, lors d’un point de presse organisé après la réunion à huis clos. « C’est un bâtisseur de ponts. Il est capable de parler à tout le monde. C’est ce qu’on attend d’un Secrétaire général et il a prouvé sa valeur au poste qu’il occupe depuis maintenant près de cinq ans », a-t-il ajouté.

Honoré par cette recommandation, M. Guterres n’a pas manqué d’exprimer, dans un communiqué publié le même jour, sa reconnaissance « aux membres du Conseil de Sécurité pour la confiance » qu’ils lui ont témoignée. Il a également exprimé sa gratitude au Portugal pour avoir proposé à nouveau sa candidature.

« Ce fut un immense privilège d’être au service de “nous, les peuples” et à la tête des femmes et des hommes extraordinaires de cette Organisation depuis quatre ans et demi, alors que nous avons été confrontés à tant de défis complexes », a déclaré M. Guterres. « Poursuivre, en tant que Secrétaire général des Nations Unies, les buts et principes de la Charte est un devoir des plus nobles », a-t-il souligné. Toutefois, M. Guterres a indiqué qu’il serait « profondément touché » si l’Assemblée générale lui confiait les responsabilités d’un second mandat.

Seul postulant à avoir rempli toutes les conditions

Si toute personne désirant pouvoir être considérée comme candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU doit être soutenue par au moins un État membre de l’Organisation, dit-on, M. Guterres reste à ce jour, note-t-on, le seul postulant à avoir rempli cette condition.

« Cette fois, aucun autre État n’a présenté de candidat », a précisé le président du Conseil de Sécurité, Estonien Sven Jurgenson. M. Jurgenson précise que le processus a été pourtant « transparent » et « démocratique. »

À titre de rappel, la candidature de M. Guterres a été présentée le 26 février dernier par le gouvernement de son pays, le Portugal, aux présidents du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies. Selon le Président du Conseil de sécurité, l’approbation par l’Assemblée générale de la recommandation de cette candidature aura « très probablement lieu » le 18 juin.

Bakary Fomba

10 juin 2021 0 comments
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Saisies de cocaines et de 19 millions de FCFA
Sécurité

Lutte anti-drogue : l’OCS saisit une importante quantité de cocaïne d’une valeur de 46 millions de FCFA

by Chiencoro 9 juin 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants au Mali, l’Office central des stupéfiants a procédé à l’interpellation d’un Franco-Malien, le 3 juin dernier. Il était en possession d’une importante quantité de cocaïne ainsi que d’une somme liquide de quelques millions de FCFA.

Depuis décembre 2020, Bamba Traoré, un Franco-Malien âgé de 35 ans, réside à Bamako où il évoluerait dans le domaine du commerce international de produits stupéfiants. Le 3 juin 2021, les limiers de l’Office Central des Stupéfiants (OCS) ont réussi à démanteler son réseau. Il a été interpelé par une équipe d’intervention de l’Antenne Rive Gauche l’OCS dans l’immeuble « Gambi », à Hamdallaye ACI 2000, pourtrafic international de cocaïne. En sa possession : un (1) Kilogramme quatre cents (400) grammes de cocaïne et une somme de dix-neuf millions huit cent cinquante mille (19 850 000) FCFA.

Selon les précisions de notre source à l’OCS, la valeur marchande de la quantité de cocaïne saisie est de 46 millions de francs CFA. Une quantité, selon les dires du suspect, qui devrait être acheminée en France et en Côte d’Ivoire.

Deuxième interpellation

La direction générale de l’Office central des stupéfiants précise : « Le produit saisi a été testé positif à la cocaïne par les testeurs rapides de l’OCS et confirmé par le résultat du Laboratoire National de Santé ».

Cette interpellation, qui « intervient après plusieurs mois de surveillance » sur les activités illicites du nommé Bamba Traoré, n’est pas une première. Dans son communiqué du 9 juin 2021, l’OCS reconnait avoir interpelé, en 2014, Bamba Traoré, à l’Aéroport international Modibo Kéïta de Bamako-Senou. « Le suspect reconnait le caractère international du trafic », précise l’OCS.

Suite à cette deuxième interpellation, Bamba Traoré « a été conduit devant le procureur du pôle judiciaire spécialisé, compétent en la matière pour des suites judiciaires ».

Fousseni Togola

9 juin 2021 1 comment
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Urne
Politique

Démocratie : pourquoi la violence comme mode d’expression ou de revendication ?

by Sahel Tribune 9 juin 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans les démocraties modernes, la violence prend de plus en plus d’ampleur. Elle semble devenir un mode d’expression et de revendication. Une situation qui piège ce régime dans son fonctionnement.

Dans une courte vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, ce mardi 8 juin 2021, on voit le président de la République française se faire gifler au visage alors qu’il était en déplacement dans le sud-est de la France. Cette violence contre cette personnalité investie de pouvoir public ne peut être qu’une manifestation de la frustration d’une certaine frange de la population laissée pour compte. Elle traduit le divorce entre les élus et les citoyens dans la quasi-totalité des démocraties modernes.

Le « non » du peuple

La violence semble devenir un outil de revendication ainsi qu’un mode d’expression des frustrations dans la plupart des démocraties modernes. Cette violence physique contre Emmanuel Macron rappelle celle contre le Pr Dioncounda Traoré au Mali, en 2012. Après le renversement du régime Amadou Toumani Touré (ATT), à travers un coup d’État militaire, dirigé par Amadou Aya Sanogo, une transition avait été instaurée afin de préparer l’élection présidentielle. Cette période transitoire était dirigée par Dioncounda Traoré. Des manifestants mécontents de sa désignation à ce poste se sont rués sur le palais de Koulouba pour le tabasser.

Ces violences contre des personnalités investies de pouvoir public sont l’expression d’un désaccord du peuple avec les politiques publics en place.

Le problème dans la plupart des systèmes démocratiques actuels, c’est le peu de considération accordé au peuple dans la prise des décisions concernant pourtant son existence. Ce peuple qui est censé être le véritable souverain est dans les faits un simple objet sur lequel des décisions sont généralement parachutées. Des frustrations qui ne peuvent qu’exploser en violence.

Le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18 août 2020, devrait servir de leçon à tous les démocrates. Le « non » du peuple est généralement non négociable. 

Démocratie piégée

À travers ses différentes mobilisations, le Mouvement du 5 juin — Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), constitué d’une bonne frange de différentes couches sociales, avait dans ses revendications le départ du président de la République ainsi que de son Premier ministre. Des souhaits qui n’ont pas été pris au sérieux. Une situation qui a conduit finalement au renversement du régime par des militaires.

Mais faut-il pour autant en vouloir au peuple ? Les pouvoirs publics ne sont-ils pas ceux qui ont montré la voie à suivre ? En France, on se rappelle les répressions contre les manifestants du mouvement des Gilets jaunes en 2018. Au Mali, aussi bien lors de la manifestation du mouvement Antè A bana, en 2017, pour s’opposer à la révision constitutionnelle, que de la marche des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, en 2020, la violence a été utilisée comme mode d’expression par les autorités. Des citoyens réprimés alors qu’ils revendiquaient des droits.

Au dialogue, comme remède aux contradictions et aux divergences, on substitue la violence qui devient une véritable arme de combat.

Cette recrudescence de la violence comme mode d’expression constitue un handicap au bon fonctionnement de la démocratie qui nécessite une confiance accrue entre les gouvernés et les gouvernants.  Cette gifle au visage du président français doit inviter à plus de réflexions sur le système démocratique dans nos États. Ces systèmes semblent devenir caducs. Ainsi, la démocratie se retrouve piégée.

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

9 juin 2021 0 comments
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Le Vérificateur général du Mali
Actu

Mairie de Fana : Plus de 63 millions F CFA dénoncés au procureur Kassogué

by Sahel Tribune 9 juin 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Une vérification intégrée portant sur la conformité et la performance a été faite à Fana, (Commune rurale de Guégnékan) par le Vérificateur général sur la période 2017-2019. Le résultat s’est soldé par des irrégularités financières de 63 936 854 F CFA. Le procureur de la République en charge du Pôle économique, Mamoudou Kassogué est saisi.

La vérification s’est déroulée du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019. Sur le plan de la gouvernance, plusieurs dysfonctionnements ont été constatés dans l’appréciation des critères de performance et des irrégularités financières. Les domaines concernés sont la gestion financière, celle des biens matériels et immatériels, domaniale et foncière.

Les irrégularités financières s’élèvent à 63 936 854 F CFA. Elles ont trait au non-reversement des redevances du contrat de délégation de perception des taxes sur le marché pour un montant de 16,55 millions de F CFA, le non-reversement de la part communale des patentes (3,45 millions de F CFA), le non reversement des redevances des loyers du contrat bail (1,54 millions de F CFA), le non-reversement des produits issus des transferts de parcelles de terrain (10,62 millions de F CFA), le non reversement des produits issus des cessions de parcelles de terrain (13,8 millions de F CFA), le non-reversement des produits issus de la délivrance de Concessions rurales d’habitation (12,54 millions de F CFA) et le non-reversement des produits issus de la délivrance des actes de mariages (5,45 millions de F CFA).

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune III, chargé du Pôle économique et financier a de la matière dans sa quête de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Ces irrégularités ont été portées à sa connaissance. Le Président de la Section des Comptes de la Cour suprême en est informé.

Abdrahamane Dicko

Source: maliweb.net

9 juin 2021 0 comments
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Mobilisation pour la libération de Olivier Dubois
Sécurité

Deux mois après le kidnapping du journaliste Olivier Dubois, RSF rassemble des anciens otages à Paris (communiqué)

by Sahel Tribune 8 juin 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Deux mois jour pour jour après l’enlèvement du journaliste français au Mali, deux rassemblements de soutien, l’un à Paris, l’autre à Bamako se sont tenus ce 8 juin 2021. Reporters sans frontières (RSF) a appelé à la mobilisation et lancé un message d’espoir aux côtés de proches, des médias du journaliste français, et de plusieurs journalistes ex-otages venus apporter leur soutien.

Deux mois après son enlèvement à Gao, dans le nord du Mali où il était parti en reportage, Olivier Dubois est toujours otage d’un groupe armé. Pour soutenir le journaliste français, deux grands rassemblements se sont tenus à Paris et à Bamako ce 8 juin 2021. Organisée par RSF, la mobilisation dans la capitale française a réuni, place de la République, de nombreux soutiens parmi lesquels des représentants de Libération, Le Point et Jeune Afrique, les médias pour lesquels travaille Olivier Dubois, des proches et amis du journaliste dont le porte-parole en France de son comité de soutien Marc de Boni, ainsi que plusieurs journalistes ayant eux aussi connu la captivité : Florence Aubenas, Philippe Rochot, Jean-Jacques Le Garrec, George Malbrunot, Edouard Elias et Roméo Langlois.  

“Avec ce rassemblement, nous voulons envoyer un message d’espoir à Olivier Dubois : tiens bon, tu vas t’en sortir, les journalistes français qui ont été otages sont là pour en témoigner. Un jour, le plus tôt possible, tu reprendras ton travail, tu repartiras en reportage, comme toutes celles et ceux qui sont là, déclare le Secrétaire général de RSF Christophe Deloire. Cette mobilisation organisée conjointement à Paris et Bamako est aussi l’occasion de rappeler que  RSF et les soutiens d’Olivier Dubois veilleront à ce que tout soit mis en œuvre pour obtenir sa libération.”

“Nous savons ce que c’est d’être aux mains de ceux qui ont un droit de vie ou de mort sur nous. Mais on sait aussi que tu vas revenir, que bientôt tu seras sur cette place avec nous”, a témoigné Florence Aubenas, journaliste au Monde, otage en Irak pendant 5 mois en 2005.

Au même moment, à Bamako, plusieurs dizaines de personnes se sont également réunies à la maison de la presse à l’initiative du comité de soutien du journaliste et en présence de proches et amis de ce dernier. 

Olivier Dubois a été enlevé le 8 avril dernier à Gao. Le reporter installé au Mali depuis plusieurs années avait rendez-vous pour une interview avec Abdallah Ag Albakaye, un lieutenant du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une coalition de groupes armés islamistes affiliée à Al Qaïda. Le journaliste n’a plus été revu jusqu’à la diffusion d’une vidéo de 21 secondes, un mois plus tard, le 5 mai, dans laquelle il confirme avoir été kidnappé par le GSIM.

Le Mali occupe la 99e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse 2021 récemment publié par RSF.

Source: RSF

8 juin 2021 0 comments
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Heureuse Mère Célibataire Musulmane Africaine Noire Avec Deux Enfants
Opinion

Comment à 20 ans [Sira] devient mère célibataire à deux enfants sans père

by Mariam 8 juin 2021
written by Mariam 3 minutes read

Au Mali, nombreuses sont les jeunes filles, pour diverses raisons, qui s’adonnent très tôt à la sexualité et deviennent rapidement des mères célibataires avec des enfants. Dans cet article fictif, Mariam nous raconte le cas d’une fille imaginaire qu’elle nomme Sira.

Âgée de 20 ans, Sira[i], en raison de son charme et de sa beauté, est une véritable « fille de concurrence », comme on se plait le plus souvent à nommer les filles les plus sollicitées par les hommes. Grande, mince, teint clair tel une Touarègue, Sira se faisait parler d’elle, sans cesse, dans les milieux des jeunes.

Le problème de Sira jolie est qu’elle ne sait pas prendre soin de toutes ces qualités que Dieu lui a offertes. Issue d’une famille assez pauvre, la petite Sira s’adonne très tôt à la sexualité. Déjà à 16 ans, elle se promène avec un enfant sans père. Quatre ans plus tard, elle est de nouveau enceinte.

« Ma beauté en fonds de commerce »

Ils sont nombreux les hommes avec lesquels cette jeune fille est en relation « amoureuse », le plus souvent malgré elle-même. Elle a perdu son père depuis à bas âge. Sa mère prend soin d’elle et de ses frères grâce à la vente de beignets, chaque matin au portail du domicile, qu’il squatte en attendant que le propriétaire revienne de l’aventure. Sa maman faisait également de la lessive pendant le reste de la journée.

« Pour subvenir à mes propres besoins, je me suis laissé tomber dans les bras des hommes en transformant ma beauté en fonds de commerce », déplore la jeune dame qui regrette s’être adonnée très tôt à des relations sexuelles sans pour autant avoir la moindre expérience.   

À 16 ans, lorsqu’elle tombe enceinte pour la première fois, jusqu’à trois mois, elle ne savait absolument pas ce qui se passait bien vrai que certaines de ses amies la taquinaient. « Je ne voyais plus mes menstrues, mais je ne vomissais point, je ne sentais pas de vertige et tous les changements qui survenaient au niveau de ma physiologie, je les trouvais normaux », explique-t-elle avant de reconnaitre : « J’étais pourtant enceinte d’un enfant sans père ». Aucun des hommes avec lesquels elle a eu des relations sexuelles, il y a trois mois, n’a souhaité s’assumer.

« Mère célibataire à deux enfants »

Après la naissance de ce petit garçon, bien vrai que Sira avait pris la décision de changer de mode de vie, le même système a vite repris en raison de l’augmentation des dépenses et de la pauvreté. « Chose bizarre, tous me disent que je suis belle et qu’ils souhaitent être avec moi, mais personne ne souhaite venir demander ma main en mariage », constate Sira avec regret avant de se convaincre : « Ils veulent juste coucher avec moi ».

À 20 ans, elle conçoit sa deuxième grossesse. Cette fois-ci, celui qu’elle a indexé comme en étant l’auteur a catégoriquement nié la paternité malgré qu’il a couché avec la fille à plusieurs occasions. « Je ne peux pas assumer la paternité de l’enfant d’une fille, me dit-il, qui couche avec tous les hommes », rapporte Sira, la tête entre les deux mains.

« Il était cette fois-ci hors de question que je donne naissance à un second enfant sans père », laisse-t-elle entendre dans une voix imposante. Elle décide donc de porter plainte contre le supposé auteur de sa grossesse.

Au commissariat, Ahmadou, âgé de 40 ans, est tenu responsable de la grossesse du fait qu’il reconnait avoir eu des relations sexuelles avec la fille durant toute la période dont date la grossesse. Toutefois, « il refuse catégoriquement de m’épouser comme je le souhaitais, précise Sira. Je deviens ainsi une mère célibataire à deux enfants ».

Mariam


[i] Les prénoms, Sira et Ahmadou, sont des pseudonymes utilisés par l’auteure dans ce billet. Toute ressemblance est fortuite.

8 juin 2021 0 comments
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