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Choguel Kokalla Maiga, nouveau Premier ministre
Politique

Mali : réactions des politiques sur la formation du nouveau gouvernement

by Chiencoro 13 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

En début de week-end, la liste du gouvernement Choguel Kokalla Maïga a été publiée. La réaction de la classe politique malienne ne s’est pas fait attendre.

Après sa prestation de serment devant la Cour suprême, lundi 7 juin 2021, le nouveau président de la transition malienne, le colonel Assimi Goita a signé le décret de nomination du Premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga. Cinq (5) jours après, soit le vendredi 11 juin, sur proposition du nouveau Premier ministre, une liste de 28 ministres, dont trois (3) ministres délégués, a été rendue publique.

Ce nouveau gouvernement de la transition, le troisième en l’espace de dix (10) mois, compte des membres du Mouvement du Premier ministre, le M5-RFP, ainsi que des proches de la junte au pouvoir.

« Je n’attends rien de ces gens-là »

Cette composition ne reçoit pas une grande adhésion des partis politiques du pays qui estiment que ce gouvernement est exclusif alors que l’ex-président du Comité stratégique du M5 avait promis un « gouvernement inclusif ». L’Adema-PASJ constate que « la composition du nouveau gouvernement ne reflète pas la promesse d’inclusivité faite avant sa formation et qui avait fait naître l’espoir d’associer les principales forces politiques et sociales à l’action gouvernementale ».

Selon le parti de l’ex-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Parti pour la renaissance nationale (Parena), « la montagne a accouché d’une souris ». Le parti de Tiébilé Dramé souligne la « violation des conclusions du Dialogue national inclusif (DNI) et de la Charte de la Transition qui fixent le nombre de ministres au maximum à 25 ».

Naby Ibrahima Togola, président du Mouvement pour le redressement national (MORENA), au cours d’un débat sur Africa FM, samedi 12 juin dernier, indique que ce gouvernement a été précipitamment mis en place sans qu’il y ait au préalable une large consultation, notamment des partis politiques. « Je n’attends rien de ces gens-là », a-t-il laissé entendre.

« Forger un consensus national sur les prochaines étapes »

L’Alliance « Ensemble pour le Mali » (EPM) de Dr Bokary Treta trouve que cette « situation appelle à des questionnements » auxquels ils doivent « faire face ». Le Parena quant à lui ne va pas avec le dos de la cuillère : « Les jalons d’une transition non inclusive et de la fuite en avant ont ainsi, été posés ».

Face à une telle situation de mécontentement de la classe politique, le Parena se dit inquiet « des risques d’instabilité liés à une transition non consensuelle et aux manquements des engagements pris solennellement devant le peuple malien et la communauté internationale ». Le bélier blanc invite à ce titre à la tenue « de consultations des forces vives du pays pour adopter une nouvelle Feuille de Route adaptée à la durée restante de la Transition afin de forger un consensus national sur les prochaines étapes ».

Le Premier ministre et son gouvernement sont alors attendus sur plusieurs chantiers, notamment la stabilisation du pays et l’organisation d’élections régulières et crédibles dans les délais annoncés. Pour la réussite de cette transition, l’Adema-PASJ réaffirme « son soutien et son engagement ».

F. Togola

13 juin 2021 0 comments
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célébration de la 10e édition de la Journée culturelle et artistique du bureau exécutif de l'U.E.P
Opinion

Mali : quel apport de la philosophie dans la « résolution » des crises ?

by Sahel Tribune 13 juin 2021
written by Sahel Tribune 8 minutes read

À Bamako s’est tenue la célébration de la 10e édition de la Journée culturelle et artistique du bureau exécutif de l’Union des étudiants en philosophie — U.E.P. L’apport de la philosophie dans la résolution et la compréhension de la crise multidimensionnelle du Mali était au centre des discussions philosophiques — outre les prestations musicales et théâtrales, y compris le slam.

Dans la matinée du 12 juin 2021, le grand bâtiment de la Chaîne Grise de Niamakoro a servi de cadre — pour l’Union des étudiants en philosophie et sympathisants — à la célébration de la Journée artistique et culturelle. Professeurs d’université, du secondaire, anciens et actuels étudiants en philosophie, sympathisants et invités, tous sont venus en nombre considérable pour prendre part à cette activité annuelle de l’U.E.P.

Au menu de cette édition 2020-2021, la 10e , une conférence-débat est animée par des professeurs d’université et modérée par Sœur Dr. Vida Terčič. « L’apport de la philosophie dans la résolution des crises multiformes que connaît l’Afrique : cas du Mali ». C’est l’intitulé du thème choisi pour en débattre dans un amphithéâtre.

Pour l’actuel président de l’U.E.P., Ibrahim Ballo, étudiant en licence, cette activité traditionnelle s’inscrit dans le cadre de la promotion et la valorisation de la philosophie dans l’espace scolaire et universitaire malien, voire au-delà de ce cadre. À l’en croire, le choix de la problématique de cette année est motivé par « un besoin de cerner les problèmes de l’Afrique et du Mali ».

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célébration de la 10e édition de la Journée culturelle et artistique du bureau exécutif de l’U.E.P au Mali. Crédit photo: Sagaidou Bilal/Sahel Tribune

« Célébrer l’esprit, la pensée et l’homme dans toute sa dimension »

Ce besoin de cerner ces crises multiformes de notre continent et de notre pays fera dire à Dr. Souleymane Keïta, président d’honneur de cette association estudiantine, qu’il « préfère compréhension en lieu et place de “résolution” dans la formulation du thème : « L’apport de la philosophie dans la compréhension des crises de l’Afrique et du Mali », pourrait-on lire ainsi la reformulation apportée de ce spécialiste de la philosophie contemporaine. « Le travail de la problématique consiste à écarter une compréhension trop commune et trop vague de la question, au profit d’une compréhension plus critique » et précise de celle-ci, détaille de façon accessible le site Keep School. Néanmoins, Dr. Keïta se réjouit de la tenue de cette fête des idées sur des sujets brûlants de l’heure. En appuyant un de ses collègues, il admettra que « le philosophe n’est ni magicien, ni faiseur, ni créateur de solution » à baguette magique.

Organiser une telle activité académique annuelle est salutaire et à encourager, reconnaît Dr. Aly Tounkara, enseignant-chercheur, sociologue et auteur de plusieurs publications scientifiques dont « Mali. Analyse sociohistorique des conflits (Nord et Centre), l’État entre recherche de légitimité et calamités » (L’Harmattan 2020). De son côté, Dr. Belko Ouologuem, maître de conférences, pense que « c’est célébrer l’esprit, la pensée et l’homme dans toute sa dimension ». Si toute philosophie est née d’une crise, la célébration de cette journée se veut alors être une célébration de « la philosophie dans son esprit de naissance », poursuit celui qui a accepté en novembre 2020 de dresser pour Benbere un état des lieux de l’enseignement de la philosophie au Mali, en marge de la célébration de la Journée internationale dédiée à cette discipline.

Ainsi, deux conférenciers étaient invités à présenter devant l’assistance leurs vues sur la problématique posée . Il s’agit plus précisément de Dr. Françoise Diarra et Dr. Mamadou Soumbounou, deux professeurs du département de philosophie de l’Université des Sciences humaines et des Sciences de l’éducation — F.S.H.S.E., intervenant aussi à l’École normale supérieure de Bamako (ENsup) et l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest — unité de Bamako (U.C.A.O). Trois institutions universitaires où la philosophie est enseignée au Mali.

Regard métaphysique, reconnaître l’humanité en l’autre

Dans sa communication, Dr. Françoise Diarra apporte un regard métaphysique sur la crise multiforme que connaît notre pays, voire ailleurs en Afrique. Car, selon elle, les conflits sont d’abord internes avant qu’ils ne soient externes. C’est en cela qu’elle trouve que la philosophie aide à l’éveil des consciences et à la bonne éducation des citoyens. Cette éducation doit permettre à l’individu l’acceptation de l’autre, en reconnaissant l’humanité en lui. « En regardant le visage de l’autre, tout ce que je dois voir, c’est l’aspect humanité, soutient-elle. Parce que le dénominateur commun entre tous les Hommes, c’est cette humanité. » C’est en ce sens qu’elle explique et rappelle que « nous sommes tous égaux en droits et en dignité ».

Aussi considère-t-elle l’autre, mon frère ou ma sœur en humanité — reprendre ses expressions, comme « un chemin vers la fraternité ». Fraternité comme vecteur de consolidation et de promotion du vivre ensemble, mais aussi de restauration et de consolidation de la paix dans les cœurs et les esprits. Ce qui lui fera soutenir finalement que la recherche de la paix durable n’est ni chimérique, ni utopique, mais bien possible. Bien possible, si nous œuvrons à sa concrétisation, surtout que l’idéal est réalisable. « Certes la solution militaire n’est pas écartée, mais il faut que nous prenions, nous-mêmes, conscience que la résolution de ces crises est d’abord intérieure », interpelle-t-elle. Elle ajoute : « Il faut donc accorder de l’importance à l’intériorité », qui est en nous, dans la guérison de nos maux.

La jeune professeure d’université, chargée des cours de métaphysique au département de philosophie de la Faculté des Sciences humaines et des Sciences de l’éducation, recommande vivement le dialogue franc entre les Maliens, mais aussi une justice équitable pour tous et toutes. « Sans justice, il n’y a pas de pardon. Sans pardon, il n’y a pas de réconciliation. Sans réconciliation, il n’y a pas de paix’, rappelle avec insistance, dans une agréable voix, Dr. Diarra sous la forme d’un syllogisme aristotélicien. ‘Même s’il y a eu paix, ce sera une paix précaire. »

Une lecture politico-démocratique

Si la communication de Dr. Françoise Diarra est de nature à apporter un regard métaphysique sur les crises et leur résolution au Mali, celle de son co-conférencier a consisté à opérer une analyse politico-démocratique de la situation malienne à la lumière des célèbres écrits de Montesquieu.

« La rationalisation de la pratique de la démocratie dans le contexte malien ». C’est par cette formulation que Dr. Mamadou Soumbounou a intitulé sa communication. Dans son exposé, il s’est appesanti sur deux points qu’il considère essentiels : « La démocratie à la malienne et ses maux propres ; l’éducation aux valeurs de la démocratie chez Montesquieu’ »

Ce jeune professeur de philosophie, qui a soutenu récemment sa thèse de doctorat sur les différentes pratiques démocratiques au Mali et la séparation des pouvoirs chez Montesquieu, à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar — UCAD, estime que le mal est très profond dans notre pays qu’on ne puisse l’imaginer. En disciple de Montesquieu, il soutient avec fermeté qu’’il n’y a pas de démocratie sans démocrates ». C’est même inconcevable à ses yeux. C’est pour cela, le jeune docteur recommande l’éducation des citoyens aux valeurs démocratiques comme nous l’a théorisée son maître à penser. Car, poursuit-il, « la démocratie est incompatible avec l’ignorance ».

« Système apparemment démocratique, mais anti-démocratique »

Dr. Belko Ouologuem, dans sa contribution au débat, rebondit dans le même sens que Dr. Soumbounou, sans langue de bois : il y a au Mali « une crise de la citoyenneté républicaine qui fait que notre démocratie se trouve sans fondements solides’. À suivre ses analyses, on notera qu’’au sens démocratique, il n’y a pas de citoyens dans notre pays, car la citoyenneté démocratique repose sur un peuple instruit, des citoyens majoritairement instruits ».

Or, il faut le reconnaître, la population malienne reste, après 60 ans d’indépendance, majoritairement analphabètes. Ce qui fait, selon ses explications, qu’ « on a un système apparemment démocratique, mais anti-démocratique dans sa pratique’. D’où la nécessité de la refondation de l’État, des institutions et de la démocratie ‘dans un régime d’exception d’une durée d’au moins de deux ans’ ‘Comment faire [donc] accepter aux Maliens qu’il faut qu’ils soient des citoyens ? », s’interroge le maître de conférence — Dr. Belko, auteur de La philosophie de Conficius (L’Harmattan, collection ‘Pour comprendre’, octobre 2019).

Cependant, à écouter Dr. Souleymane Keïta, il est important de comprendre que toute crise est à positiver ou relativiser puisqu’elle n’est pas que négative. « S’il y a crise, c’est parce que quelque chose n’a pas marché qu’il y a blocage quelque part », a-t-il rappelé. Avant de partager ironiquement avec l’audience son impression de se ‘retrouver au milieu d’une querelle des écoles’, en référence aux divergences des vues des conférenciers et des intervenants sur la problématique. « Si j’étais conférencier, j’allais essayer de faire le généalogiste », ironisait le spécialiste de Nietzsche au département philosophie de l’Université de Bamako, tout en notant que ce qui ressort de toutes les grandes interventions : c’est la crise de citoyenneté.

Sagaïdou Bilal

13 juin 2021 2 comments
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Vaccination contre la polio
Santé

Des dirigeants invitent à « terminer le travail contre la polio en Afrique »

by Bakary FOMBA 12 juin 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour un monde sans polio, l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP) lance la stratégie d’éradication de la poliomyélite 2022-2026 afin de surmonter les défis restants.

Alors que les cas de poliomyélite ont chuté de 99,9 % depuis 1988, la polio reste, dit-on, une urgence de santé publique de portée internationale (ISPP). Les obstacles persistants pour atteindre chaque enfant avec des vaccins antipoliomyélitiques et la pandémie ont contribué à l’augmentation des cas de polio.

En 2020, avec la suspension des campagnes porte-à-porte contre la polio pendant quatre mois pour protéger les communautés de la propagation du Covi-19, 1 226 cas de toutes formes de poliomyélite ont été enregistrés contre 138 cas en 2018.

« Parvenir à un monde sans polio »   

Face à cette recrudescence des cas de poliomyélite dans le monde, des dirigeants ont appelé à une solidarité mondiale renouvelée et au maintien des ressources nécessaires. Ils se sont également engagés à renforcer leur partenariat avec l’IMEP afin d’améliorer les campagnes de vaccination et l’engagement avec les communautés à haut risque de polio.

Pour parvenir à un monde sans polio, la stratégie 2022-2026 souligne l’urgence de remettre les efforts d’éradication sur les rails tout en proposant un ensemble complet d’actions qui positionneront l’IMEP. « Avec cette nouvelle stratégie, l’IMEP a clairement indiqué comment surmonter les derniers obstacles pour garantir un monde sans polio et améliorer la santé et le bien-être des communautés pour les générations à venir », a laissé entendre le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et membre du Conseil de surveillance de la poliomyélite.

« Terminer le travail contre la polio en Afrique »

La réussite de cette lutte contre la polio passe par un véritable engagement politique et financier de la part des gouvernements et des donateurs, indique également le directeur général de l’OMS.

Félix Tshisekedi, président de l’Union africaine , « appelle chaque gouvernement à accroitre son engagement à protéger les gains » des efforts déjà consentis dans la lutte contre cette maladie et « à terminer le travail contre la polio en Afrique ». D’après lui, « ce n’est qu’alors que nous pourrons dire que nous avons tenu notre promesse d’un avenir plus sûr et plus sain pour tous nos enfants ».

Au-delà de l’éradication de la polio sauvage, l’IMEP s’engage aussi à arrêter les épidémies de poliovirus, qui continuent de se propager dans les communautés sous-immunisées en Afrique et en Asie.

Bakary Fomba

12 juin 2021 0 comments
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Travail des enfants
Sécurité

Travail des enfants : une première augmentation de la pratique en vingt ans

by Chiencoro 12 juin 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans un rapport conjoint de l’OIT et l’UNICEF, publié à la veille du 12 juin 2021, il est décrit des caractéristiques actuelles du travail des enfants, ainsi que son ampleur et son évolution dans le temps. Rapport.

Au cours des quatre (4) dernières années, le taux d’enfants victimes du travail forcé a augmenté dans le monde. Selon le rapport « Travail des enfants : estimations mondiales 2020, tendances et le chemin à suivre »,  160 millions d’enfants sont victimes du travail des enfants dans le monde, soit une augmentation de 8,4 millions d’enfants au cours des quatre dernières années.

Les garçons, les plus touchés

La pandémie de la covid-19 risque pourtant de pousser neuf millions d’enfants supplémentaires, à l’échelle mondiale, vers le travail d’ici à la fin de 2022, craint-on. Un chiffre qui pourrait atteindre 46 millions si ces enfants n’ont pas accès à une couverture de protection sociale indispensable, alerte-t-on.

Ce rapport note « une hausse significative du nombre d’enfants âgés de 5 à 11 ans astreints au travail des enfants ». Quant aux enfants victimes de travail susceptible de nuire à leur santé, leur sécurité ou leur développement moral, leur nombre a augmenté de 6,5 millions depuis 2016 pour atteindre 79 millions. Ces travaux dangereux concernent surtout les enfants âgés de 5 à 17 ans.

Les garçons sont les plus touchés par ce travail des enfants. Le secteur de l’agriculture, avec 70 %, soit 112 millions d’enfants, accueille le plus d’enfants. Il est suivi par celui des services, avec 20 %, soit 31,4 millions d’enfants, et ensuite de l’industrie avec 10 %, soit 16,5 millions d’enfants.

La croissance démographique, les crises récurrentes, l’extrême pauvreté et des mesures de protection sociale inadaptées ont contribué à l’explosion du nombre d’enfants victimes de travail forcé en Afrique subsaharienne. Au total, 16,6 millions d’enfants supplémentaires ont été astreints à cette pratique au cours des quatre dernières années, souligne ce nouveau rapport.

Inversion de tendance

Ce rapport conjoint de l’Organisation internationale du Travail (OIT) et de l’UNICEF, publié à la veille de la Journée mondiale contre le travail des enfants, célébré le 12 juin, « prévient que les progrès enregistrés pour mettre fin au travail des enfants sont au point mort pour la première fois en vingt ans ». Une situation qui inverse la « précédente tendance à la baisse qui avait vu le travail des enfants reculer de 94 millions entre 2000 et 2016 ».

« Les nouvelles estimations sont un signal d’alarme. Nous ne pouvons pas rester sans rien faire quand une nouvelle génération d’enfants est mise en péril », a déclaré le directeur général de l’OIT, Guy Ryder. Selon la directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore, « nous perdons du terrain dans la lutte contre le travail des enfants et l’année qui vient de s’écouler n’a pas rendu ce combat plus facile ».

Les auteurs de ce rapport ne vont pas avec le dos de la cuillère. Ils soulignent avec emphase les conséquences sanitaires de cette pratique sur les enfants. En plus des dommages physiques et mentaux, les enfants astreints à cette pratique voient leurs droits violés et leurs perspectives d’avenir limité. Le travail des enfants « entraîne des cercles vicieux de pauvreté et de travail des enfants d’une génération à l’autre », indique-t-on.

Investir en priorité dans des programmes

Selon Guy Ryder, « le moment est venu de renouveler notre engagement et notre énergie pour passer ce cap et briser le cycle de la pauvreté et du travail des enfants. » Pour sa part, la directrice de l’UNICEF exhorte « les gouvernements et les banques internationales de développement à investir en priorité dans des programmes qui sortent les enfants de la vie active et les remettent à l’école, et dans des programmes de protection sociale qui peuvent aider les familles à éviter de faire ce choix en premier lieu. »

Le « Travail des enfants » est le premier rapport conjoint de l’OIT et de l’UNICEF sur les estimations du travail des enfants. C’est le fruit d’un effort inter-institutions qui permet de mesurer et de suivre les progrès accomplis pour la réalisation de la cible 8.7 des objectifs de développement durable (ODD). Les estimations contenues dans ce document constituent une extrapolation de données issues de 106 enquêtes couvrant plus de 70 % de la population mondiale des enfants âgés de 5 à 17 ans. Ce document a été publié à l’occasion de l’Année internationale de l’élimination du travail des enfants.

Fousseni Togola

12 juin 2021 0 comments
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Salif Sacko, enseignant chercheur au Mali
Opinion

[Tribune] Au Mali, faut-il encore un Etat de droit dans la transition ?

by Sahel Tribune 11 juin 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Pour lui, le pouvoir judiciaire malien doit s’assumer face aux innombrables violations des règles juridiques préétablies pour préserver l’Etat de droit au Mali.

L’Etat de droit est conçu comme un Etat dans lequel les gouvernés, et surtout les gouvernants, sont soumis à des règles juridiques préétablies. Et les gouvernants ne peuvent pas le modifier de manière arbitraire. Mais force est de constater que cet Etat de droit est devenu un vœu pieux au Mali — depuis les événements du 18 août 2020 qui ont poussé l’ancien Président, Ibrahim Boubacar Keïta, à la démission forcée. Un coup d’État.

Justice du pouvoir 

À la chute du Président IBK, au moment où tous les Maliens attendaient vivre une nouvelle ère où le droit devrait être au centre de tout, de façon à aspirer véritablement à un Etat de droit, la junte militaire, à sa tête le Colonel Assimi Goïta, n’avait trouvé mieux que de marcher sur les sentiers battus. Le lion remplace le léopard, dit la métaphore.

Alors que la justice et le pouvoir judiciaire sont considérés comme gardiens des droits et libertés, ils seront encore une fois, comme dans le régime d’IBK, soumis au pouvoir exécutif. Un de ces signes, s’il en faut un, c’est que la Charte de la Transition qui a été élaborée par les putschistes à la suite du coup d’Etat du 18 août 2020, constitue une violation de la Constitution du Mali du 25 février 1992 qu’elle est censée compléter.

Juridiquement la charte de la transition devrait être conforme à la Constitution parce que celle-ci est l’apanage direct du peuple malien. Ce qui la rend supérieure à la charte de la transition. Et dans cette Constitution, nulle part, le poste de vice-président n’est mentionné encore moins la prestation de serment du vice-président ayant été reçue par la Cour Suprême. La création de ce nouveau poste dans la charte de la transition, sans jugement de la part de la Cour constitutionnelle, pousse à émettre des réserves quant à l’indépendance de la justice : c’est la justice du pouvoir. Or celle-ci est toujours la négation du pouvoir de la justice.

 Pouvoir judiciaire indépendant de l’exécutif

Ces réserves quant à l’indépendance de la justice restent encore d’actualité avec le nouveau coup d’Etat perpétré le 24 mai dernier. La Cour constitutionnelle a confirmé le vice-président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, par un arrêt rendu le 28 mai 2021, d’assumer les prérogatives, attributs et fonctions de président de la transition, Chef de l’Etat en raison de la vacance du président de la transition Bah N’Daw. Pourtant, elle est restée muette par rapport à la vacance du vice-président qui est devenu officiellement Président de la transition à la suite de sa prestation de serment, lundi 7 juin 2021, devant la Cour suprême. En ce moment, la question qui mérite d’être posée est celle de savoir si ce poste de vice-président restera dorénavant inopérant où s’il faudrait y nommer quelqu’un d’autre pour éviter un vide juridique.

En tout cas, il est préférable, dans un Etat de droit que le pouvoir judiciaire soit indépendant du pouvoir exécutif. Ainsi, le pouvoir judiciaire malien doit s’assumer face à ces innombrables violations des règles juridiques préétablies pour préserver l’Etat de droit au Mali car le pouvoir encore mieux les abus du pouvoir ne peuvent être empêchés que si le pouvoir arrête le pouvoir.

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Les idées exprimées dans cette tribune ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

11 juin 2021 1 comment
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L'équipe de la campagne de distribution du Guide CENOU de l'étudiant
Éducation

« Guide CENOU de l’étudiant » : le CENOU en campagne de distribution dans des académies

by Chiencoro 11 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

En vue d’informer les futurs bacheliers sur les prestations offertes en matière d’œuvres universitaires, le CENOU a entamé, depuis le 8 juin dernier, une large campagne de distribution du magazine « Le Guide CENOU de l’étudiant ». Cette initiative concerne surtout des académies du Mali. 

« Acteur majeur de la vie étudiante, le CENOU est là pour vous accompagner au quotidien dans vos études et contribuer ainsi à votre réussite. Le CENOU assure une mission sociale essentielle à travers la gestion d’aides financières et de prise en charge des soins de
santé ».
C’est avec ces mots du directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), le colonel major Ousmane Dembélé, que s’ouvre le « Guide CENOU de l’étudiant », un magazine d’information sur les missions et services du CENOU.

« Amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants »

Grâce à ce Guide, le public étudiant ainsi que les lycéens pourront mieux découvrir les services de cet établissement public à caractère administratif (EPA). Cette édition 2020-2021, en plus de la présentation du CENOU notamment de ses missions et ses services au profit des étudiants, indique toutes les conditions à remplir par les nouveaux bacheliers afin de bénéficier de la bourse, des allocations financières, des logements dans les campus universitaires ainsi que de la restauration voire des soins de santé et autres actions sociales.

Une attention particulière est portée également sur la carte CENOU, un outil indispensable pour bénéficier des services du CENOU. Bref, ce guide contient toutes les informations pratiques, de façon détaillée, sur les services et les missions de cet EPA.

« [ndlr] Le CENOU organise régulièrement des concerts, expositions, animations artistiques et culturelles et plusieurs compétitions sportives sur les différents sites, favorisant ainsi les rencontres et les échanges entre étudiants », fait comprendre le directeur général du CENOU. À travers ce Guide, les futurs bacheliers aussi bien que leurs parents comprendront mieux l’engagement de cet établissement sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour « l’amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants ».

Large campagne de distribution

Depuis le mardi 8 juin 2021, une équipe du Centre national des œuvres universitaires parcourt des académies d’enseignement du Mali afin de mieux informer les futurs bacheliers sur les prestations offertes en matière d’œuvres universitaires (allocations financières, transport, hébergement, santé, etc.), à travers une campagne de distribution du magazine d’informations « Le Guide CENOU de l’étudiant ».

Au total, 15 500 exemplaires du magazine seront distribués dans les académies concernés par cette initiative du CENOU en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que de celui de l’Éducation nationale, selon un plan de distribution bien détaillé.

La première étape de cette campagne de distribution a concerné les académies d’enseignement de Koulikoro, Dioila, Ségou, San, Mopti, Sévaré, Koutiala, Sikasso, Bougouni. Quant à la seconde étape, elle concernera notamment Kita, Kati, les académies de la Rive droite et gauche de Bamako. En ce qui concerne les académies de Tombouctou, Gao, Douentza ainsi que de Nioro du sahel, les distributeurs du CENOU n’y effectueront pas le déplacement, mais 2000 exemplaires du Guide y seront envoyés par colis.  

Partout où les distributeurs sont passés, l’initiative a été largement appréciée par les administrations qui estiment important d’informer dès maintenant « les futurs bacheliers du profil de leur accompagnateur tout au long de leur cursus universitaire ».  

Pour le confort des étudiants maliens, le CENOU ne cesse d’innover tout en multipliant les initiatives lui permettant de se rapprocher davantage des étudiants. D’où l’initiative de création de certains centres régionaux des œuvres universitaires.

Fousseni Togola

11 juin 2021 0 comments
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Joe Biden, président des Etats-Unis d'Amérique
Santé

Covid-19 : le président Biden annonce le don d’un demi-milliard de vaccins Pfizer aux pays les plus pauvres du monde

by Sahel Tribune 10 juin 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le président américain, Joe Biden s’engage à livrer cinq cents millions de vaccins salvateurs d’ici le mois de juin de l’année prochaine, dont 200 millions d’ici la fin de 2021. Ce don servira de base à une action coordonnée des démocraties du monde entier pour vacciner les populations à travers le monde.

Aujourd’hui, le président Biden annoncera que les États-Unis achèteront et donneront un demi-milliard de vaccins Pfizer à 92 pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur ainsi qu’à l’Union africaine, une action historique qui contribuera à dynamiser la lutte mondiale contre la pandémie. Il s’agit de l’achat et du don de vaccins le plus important jamais réalisé par un seul pays, ainsi que de l’engagement du peuple américain à contribuer à la protection des populations du monde entier contre la COVID-19. Le président Biden appellera également les démocraties du monde entier à apporter leur contribution à l’approvisionnement mondial en vaccins sûrs et efficaces. L’objectif du don d’aujourd’hui est de sauver des vies et de mettre fin à la pandémie. Il servira de base à des actions supplémentaires qui seront annoncées dans les prochains jours.

Grâce au succès de notre programme de vaccination, les États-Unis sont en train de vaincre la COVID-19 au niveau national. En quatre mois et demi seulement, 64 % des adultes américains ont reçu au moins une injection, les taux de mortalité quotidiens sont plus bas qu’à n’importe quel moment de la pandémie, et notre économie rebondit. Aujourd’hui, les États-Unis utilisent le pouvoir de leur démocratie, l’ingéniosité des scientifiques américains et la force de l’industrie manufacturière américaine pour vaincre la pandémie à l’échelle mondiale en aidant à vacciner le monde entier.

L’annonce historique d’aujourd’hui intervient après que le président Biden a fait don d’au moins 80 millions de vaccins provenant des stocks des États-Unis d’ici la fin du mois de juin. En outre, les États-Unis ont contribué à hauteur de deux milliards de dollars au programme COVAX, plus que toute autre nation, et soutiennent la capacité de production locale à l’étranger de vaccins sûrs et efficaces contre la COVID-19, notamment par le biais de l’initiative du Quad.

Le président Biden a clairement indiqué que les frontières ne pouvaient pas tenir cette pandémie à distance et a promis que notre pays serait l’arsenal des vaccins. L’étape historique que le président annoncera aujourd’hui protège donc la santé du peuple américain et des personnes du monde entier qui pourront bénéficier de ces vaccins salvateurs.

Plus précisément, les mesures que le président annoncera aujourd’hui permettront :

De fournir un demi-milliard de vaccins Pfizer aux nations à faible revenu du monde entier : aujourd’hui, le président Biden annoncera que le gouvernement des États-Unis achètera un demi-milliard de doses de vaccins contre la COVID-19 de Pfizer-BioNTech et en fera don à 92 pays et économies à revenu faible ou intermédiaire inférieur, tels que définis par la garantie de marché (AMC) COVAX de Gavi  et à l’Union africaine. La livraison des vaccins commencera en août 2021, avec 200 millions de doses livrées d’ici la fin de l’année et les 300 millions restantes au premier semestre 2022. Les États-Unis alloueront ces doses à des pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur dans le monde entier, par l’intermédiaire de la COVAX qui se chargera de les distribuer.

De donner aux nations à faible revenu un accès plus large aux vaccins à ARNm hautement efficaces : l’annonce d’aujourd’hui prévoit des vaccins à ARNm qui se sont avérés très efficaces contre la COVID-19, y compris contre tous les variants connus. Des dizaines de millions d’Américains ont bénéficié de ces vaccins sûrs et efficaces et ce don historique permettra de faire profiter certaines des populations les plus vulnérables du monde des bienfaits salvateurs de ces vaccins.

De tirer profit de la puissance de l’industrie manufacturière américaine pour contribuer à sauver des vies dans le monde entier : Pfizer prévoit de produire ce demi-milliard de doses aux États-Unis dans ses établissements de Kalamazoo, dans le Michigan, qui emploie plus de 3 000 travailleurs américains ; de McPherson, dans le Kansas, qui emploie près de 2 000 travailleurs ; de Chesterfield, dans le Missouri, et d’Andover, dans le Massachusetts, qui emploient 700 et 1 800 travailleurs. Les travailleurs américains qui ont produit des vaccins pour sauver des vies américaines produiront désormais ces mêmes vaccins pour sauver la vie de centaines de millions de personnes dans le monde.

Source : Département d’Etat des Etats-Unis 

Notre rédaction a apporté des modifications au texte

10 juin 2021 0 comments
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