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Mahamat Idriss Déby Itno, président de la transition au Tchad
Politique

Au Tchad : la mise en place du CNT divise les acteurs

by Chiencoro 15 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Depuis la mise en place du Comité de désignation des membres du CNT, le 13 juin 2021, le ton monte du côté de la classe politique et la société civile tchadiennes.  

L’ancien président tchadien, Idriss Déby Itno est décédé en avril 2021, suite à des blessures par balle reçue alors qu’il conduisait ses troupes sur le champ d’honneur. Dès l’annonce de son décès, un Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par son fils, Mahamat Idriss Déby, a été mis en place.

Tentative de « confiscation du pouvoir »

Le CMT, une fois sur place, a dévoilé une charte de la transition composée de trois organes : le conseil militaire de transition, le Conseil national de transition et le gouvernement de transition. Le président du Conseil militaire de transition est celui qui choisit et nomme les membres de chacun des autres organes. Durant les dix-huit (18) mois de la transition, il assure les fonctions de président, de chef d’État et de chef suprême des armées.

Depuis son adoption, cette charte est rejetée par l’opposition tchadienne qui demande un retour à l’ordre constitutionnel. Malgré tout, le CMT poursuit son travail. Le week-end dernier, il a mis en place le comité chargé de la désignation des futurs membres du Conseil national de transition (CNT). Une fois désignés, les 93 membres du CNT auront la charge de rédiger la nouvelle constitution du Tchad, durant les seize (16) mois restants.

La désignation de ce comité a mis le feu aux poudres. Ce Comité est assez dénoncé par des partis d’opposition ainsi qu’une frange de la société civile comme une tentative de « confiscation du pouvoir » par le CMT.

Un Comité taillé sur mesure ?

Le mouvement de la société civile « Wakit Tama » juge cette mise en place de « complaisant ». Pour le parti d’opposition « Les Transformateurs », il s’agit d’une tentative pour « mettre les Tchadiens devant le fait accompli ». Succès Masra, président des Transformateurs, estime qu’il fallait au préalable une « conférence nationale souveraine et inclusive », avant la mise en place des organes de la transition. Mais, indique Alain Kemba, coordinateur national du mouvement citoyen le Temps, sur les antennes de RFI, le CMT est plutôt dans une course contre la montre.

Le syndicaliste Barka Michel, membre du mouvement de la société civile Wakit Tama, indique également que cette Conférence nationale souveraine était importante afin d’aller à des élections libres, transparentes et crédibles.

De par sa composition, ce Comité semble ne pas inspirer confiance. Certains estiment qu’il est composé en grande partie de personnalités issues de l’ancienne majorité. Une version niée par le pouvoir en place selon lequel toute la classe politique tchadienne y est représentée. « Ce comité-là représente déjà les principales forces politiques actuelles. Celles qui, en tout cas, ont été par le passé légitimées par le suffrage universel et celles qui ont un poids politique réel dans le pays », précise Abderaman Koullamallah, ministre de la Communication.

Pourtant, la présidence  du Comité de sélection est assurée par le général Djimadoum Tiraina, un fidèle du défunt président Idriss Déby Itno. Il est aussi le vice-président du Conseil militaire de transition.

Fousseni Togola

15 juin 2021 1 comment
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El-GHassim Wane, chef de la MINUSMA et représentant du secrétaire général de l'ONU au Mali
Politique

Situation politique au Mali : le peuple « mérite mieux », selon le chef de la Minusma

by Bakary FOMBA 15 juin 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Trois semaines après un second coup de force en neuf mois, dans un pays où l’insécurité persiste, le chef de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) a souligné, lundi 14 juin 2021, la nécessité d’un « soutien continu » du Conseil de sécurité et de la communauté internationale à ce pays du Sahel.

Après les démissions, le 26 mai 2021, du Président de la transition Bah N’Daw, et son Premier ministre Moctar Ouane, le Colonel Assimi Goita est devenu, le 7 juin 2021, le nouveau Président de la transition du Mali. Le même jour, Choguel Kokala Maiga a été nommé Premier ministre. Le 11 juin, ce dernier a annoncé la formation de son gouvernement composé de 25 ministres et trois ministres délégués. Confronté à une insécurité persistante dans sa partie centrale et septentrionale, le Mali semble aller de mal en pis.

Engager des réformes cruciales

Lors de sa première intervention publique devant les membres du Conseil de sécurité, le Chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane a souligné la nécessité de soutenir le Mali à sortir de l’impasse. « Le Mali est à un tournant critique et nous ne pouvons pas le laisser sombrer dans une nouvelle instabilité avec les conséquences dramatiques pour la sous-région et au-delà. Ce serait de faire défaut au peuple malien, qui mérite mieux », a-t-il prévenu. « Une action immédiate est maintenant requise pour engager des réformes cruciales et jeter les bases d’un processus électoral crédible », a déclaré le chef de la MINUSMA.

Pour réussir dans ces chantiers, le nouveau chef de la Minusma suggère « une approche inclusive, un leadership malien fort et un compromis politique ». Cette réussite passe également par un « soutien indéfectible des partenaires internationaux »,

Des engagements à respecter

Le Président de la transition et son Premier ministre, ayant assuré aux partenaires internationaux de respecter le calendrier de transition, lequel prévoit des élections d’ici février, tout en réitérant leur engagement à travailler avec les mouvements armés signataires de l’Accord issu du processus Alger, M. Wane exhorte toutefois au respect de ces engagements. « Ces engagements doivent maintenant se traduire par des actions urgentes et concrètes, qui nécessitent la contribution constructive de toutes les parties prenantes maliennes », a-t-il insisté.

« Le moment est venu pour les dirigeants maliens de s’élever au-dessus de la politique partisane et des intérêts personnels et de travailler ensemble pour faire face à la crise dans l’intérêt de leur pays et son avenir », a ajouté le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Mali, tout en précisant que « l’appui de la MINUSMA restera essentiel à cet égard. » Ce n’est pas tout. M. Wane a également souligné que « les efforts de la Mission doivent être concentrés sur le terrain », même si Bamako reste « le centre de l’attention politique et que l’engagement politique dans la capitale restera essentiel. »

Bakary Fomba

15 juin 2021 0 comments
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Le GTD Bison opere aux abords de la Route nationale
Sécurité

Mali : la force Barkhane toujours active sur le terrain

by Sahel Tribune 14 juin 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans son communiqué du 11 juin 2021, l’Opération Barkhane fait état de ses actualités au Mali.  Nous vous invitons à lire cet extrait du communiqué.

Sécurisation de la RN16

Du 1er au 31 mai 2021, la Force Barkhane a mené une opération majeure dans le Gourma malien visant à sécuriser la Route nationale (RN) 16, axe stratégique et commercial entre Gao et Douentza. Planifiée en étroite coordination avec les armées partenaires, préparée en amont depuis fin mars 2021 par des opérations de renseignement et de reconnaissance sur le terrain et soutenue par une manœuvre logistique d’envergure, cette opération avait pour objectif de produire un effort majeur contre le RVIM.

La Force Barkhane a été déployée dans le Gourma, à plus de 500 km de Gao. Durant cinq semaines, 1800 soldats français et 600 soldats des Forces armées maliennes (FAMa) ont été déployés sur une zone d’opération qui s’étendait sur 20 000 km2 dans la région des trois frontières. La préparation en commun des unités a permis une intégration tactique jusqu’au niveau de la section, voire du groupe. Pour les unités terrestres et aériennes, le défi a été de tenir le terrain et de maintenir l’effort dans la durée dans un environnement (climat, géographie) d’une exigence extrême. Soutenus par le Groupement tactique désert (GTD) logistique Charente et appuyés par l’aviation et le GTD aérocombat, les trois GTD (Bison, Douaumont et Chimère) et le groupement commando de la Force Barkhane ont conduit une manœuvre d’enveloppement de part et d’autre des massifs montagneux qui dominent l’ouest de la RN 16. Par l’imprévisibilité et la rapidité des manœuvres tactiques ainsi que leur durée sur le terrain, ils ont bousculé les GAT jusqu’à Douentza, dans l’ouest du Gourma, où la force ne s’était pas rendue depuis 2019. Ils ont également ouvert l’axe Tombouctou – Douentza et poursuivi les actions de harcèlement le long de la frontière malo-burkinabè.

Cette manœuvre visait à asphyxier les réseaux du RVIM, à neutraliser les facilitateurs d’Engins explosifs improvisés (EEI) et à détruire leurs bases logistiques dans le quadrilatère Hombori – forêt de Serma – Douentza – forêt de Gana. Hormis la menace EEI qui est restée forte durant cette opération, les GAT n’ont jamais été en mesure d’affronter directement les forces maliennes et leurs partenaires, préférant la fuite au combat de rencontre.

Au bilan, les partenaires ont neutralisé GAT et saisi 42 armes légères, 2 armes collectives, 9 EEI, 18 éléments principaux d’EEI, 77 motos et 108 équipements de communication. Ce bilan montre que l’ennemi, bien présent le long de la RN16, est incapable de s’opposer à la manœuvre de la force et qu’il préfère la fuite au combat, abandonnant ses ressources et laissant aux partenaires toute liberté d’action. Le cadre sécuritaire attendu pour un retour des services de l’Etat est maintenant à la portée des maliens s’ils consolident leur déploiement le long de cet axe de vie.

La Force Barkhane empêche une attaque coordonnée dans le nord Mali

Les 5 et 6 juin 2021, dans le nord du Mali, les militaires de l’opération BARKHANE ont conduit plusieurs opérations afin de dégrader les capacités d’action des Groupes armés terroristes (GAT) et plus particulièrement du Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM). Tout d’abord, le 5 juin, les militaires français appuyés par des hélicoptères ont mené une action de combat contre des GAT alors qu’ils préparaient une nouvelle attaque du camp de la MINUSMA d’Aguelhok.

Quelques GAT ont été neutralisés ou capturés. Deux mortiers de 120mm, des obus, un lance-roquette, des armes légères, des composants pour la confection d’EEI, trois motos, deux pick up et des équipements de télécommunications ont été saisis ou détruits. Ensuite, le 6 juin dans la région de Tin Zaouatène, une nouvelle action de combat a permis de capturer des GAT proches de la structure de commandement du RVIM. Des équipements militaires ont également été saisis. Ces opérations démontrent la volonté de la France à poursuivre son effort en Bande sahélo-saharienne (BSS) pour affaiblir les organisations terroristes, dans le but d’aider la population du Sahel à se libérer du joug terroriste et permettre aux forces partenaires d’assurer seules la lutte contre les GAT.

Source : Opération Barkhane

Notre rédaction a apporté quelques modifications au texte

14 juin 2021 0 comments
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Pr Dioncounda Traoré à droite et François Hollande à gauche
Opinion

Tribune : faut-il encore une force française au Mali ?

by Salif Sacko 14 juin 2021
written by Salif Sacko 4 minutes read

Salif Sacko est enseignant-chercheur à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako. Dans cette tribune, il fait un état des lieux de la présence militaire française au Mali.

En janvier 2013, lorsque les groupes armés terroristes ont franchi la frontière de la zone occupée pour progresser vers le sud. Pour contrecarrer cette menace de trop, le Pr. Dioncounda Traoré, ancien Président par intérim, a jugé nécessaire de demander l’aide aérienne de la France en soutien aux forces armées du pays.

Pour des raisons de politique intérieure, l’ancien Président français, François Hollande, a privilégié une solution de grande ampleur en envoyant dans la foulée un contingent de 4000 soldats au nord du Mali par voie terrestre.  Depuis lors, la France demeure présente au Mali. De l’opération Serval à l’opération Barkhane, la sécurité est toujours délétère, gangrenée par le terrorisme.

L’opération Serval libère Tombouctou et Gao, mais pas Kidal

La France avec les troupes de la mission « Serval » parvient en peu de temps à libérer les villes de Tombouctou et de Gao avant de repousser, en l’espace de trois mois, une grande partie des quelque 2000 combattants djihadistes vers le Sahara ou la frontière algérienne. À Kidal, la seule région du Mali à majorité touareg, l’objectif officiel de la mission, à savoir rétablir l’intégrité de l’État malien, a été relégué au second plan pour des motifs tactiques.

L’opération « Serval » a permis au Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) de prendre tacitement le contrôle militaire de Kidal. Ce qui lui a permis de recruter ses combattants experts des lieux, pour la recherche d’otages français détenus dans les positions isolées des terroristes. Une décision aux conséquences graves.

L’intégrité de l’État malien n’est pas encore assurée à l’heure actuelle et la France est accusée par plus d’un Malien d’avoir contribué en grande partie à une telle situation. L’intervention militaire de la France, avec l’Opération Serval, n’a pas pu enrayer le terrorisme du Mali jusqu’à sa transformation, en 2014, en opération Barkhane.

Barkhane n’a pas réussi à éradiquer le terrorisme

Comme son devancier, l’Opération Barkhane qui a adopté une approche régionale n’a pas pu faire face efficacement au phénomène du terrorisme dans la région. Elle couvre cinq pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), d’une superficie de près de 5 millions de kilomètres carrés représentant 7,6 fois le territoire français (9 fois le territoire métropolitain). Si cette régionalisation est rendue nécessaire par la nature même de la menace à contrer, elle pose, cependant, un certain nombre de difficultés susceptibles d’obérer l’efficacité générale de Barkhane. Il apparait que l’élongation du théâtre des opérations induit des contraintes en matière de logistique, de gestion des ressources humaines, de planification, d’évacuation sanitaire, de respect des délais d’acheminement entre les différents sites, de maintenance ou encore de communication.

En l’occurrence, il apparait que Barkhane souffre, comme la plupart des opérations françaises, d’une carence de moyens ne permettant pas d’exploiter l’opération à son plein potentiel. Au final, il semble que l’armée française est pénalisée au plan stratégique. Et ce, malgré d’indéniables succès tactiques.

Compter sur soi-même pour sa souveraineté

En conséquence du coup d’État du 24 mai dernier, la France a décidé dans un premier temps de suspendre ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes avant d’annoncer finalement, jeudi 10 juin en fin d’après-midi, la fin de l’opération Barkhane, pour laquelle 5100 soldats sont déployés au Sahel depuis 2014.

L’objectif de la France est de sortir la présence française au Mali du cadre strict d’une opération extérieure de forces conventionnelles, pour la basculer le plus possible vers celui d’une coopération multilatérale. Cependant, ne serait-elle pas loisible que le Mali prenne à bras-le-corps sa propre sécurité ?

En tout cas, s’il est vrai que le Mali ne peut à lui seul assurer sa propre sécurité, faudrait-il encore que les intervenants internationaux agissent de bonne foi dans le cadre de leur intervention. Malheureusement, les États n’agissent que pour leur intérêt propre. Le Mali ne doit compter que sur lui-même pour préserver sa souveraineté.

14 juin 2021 0 comments
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Académie internationale de lutte contre le terrorisme
Sécurité

Côte d’Ivoire : l’AILCT serait-elle mort-née ?

by Chiencoro 14 juin 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Sur initiative des présidents français et ivoiriens, une Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) a été inaugurée, jeudi 10 juin 2021, en Côte d’Ivoire. Un pôle « d’expertise et de compétence » qui voit le jour alors que les attaques se multiplient dans ce pays.

Au Sahel, les attaques terroristes sont récurrentes. Le dernier cas de figure est l’attaque de Solhan au Burkina Faso, dans la nuit du 4 au 5 juin 2021. Une attaque qui a fait une centaine de morts civils. Au Mali aussi bien qu’au Niger, au Tchad ou encore en Mauritanie, pour ne citer que ces pays qui forment le G5 Sahel, les attaques terroristes coupent le sommeil aux populations.

Un pôle d’expertise et de compétence régional

À partir de ces pays, les terroristes étendent de plus en plus leurs menaces sur des pays voisins, notamment la Côte d’Ivoire, où plusieurs attaques sont enregistrées ces derniers temps. En mars 2021, des terroristes venus du Burkina Faso ont tué deux (2) soldats ivoiriens et blessé quatre (4) autres à Kafolo. Au cours d’une deuxième attaque, le même jour, un gendarme a été tué et un autre blessé à Kolobougou, à la frontière avec le Burkina Faso. Le 7 juin dernier, toujours à la frontière avec le Burkina Faso, dans la localité de Tougbo, des hommes armés ont perpétré une attaque qui a fait un mort parmi les soldats ivoiriens. Sur l’axe Tehinio-Togolokaye, également à la frontière burkinabè, une patrouille des forces armées ivoiriennes a subi une attaque, le 12 juin dernier, qui a fait trois (3) morts et quatre (4) blessés dans les rangs des soldats ivoiriens.

Cette contagion de l’Afrique de l’Ouest appelle les décideurs politiques ainsi que leurs partenaires, à revoir leur copie en matière de stratégie de lutte contre le terrorisme. L’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) a été inaugurée en Côte d’Ivoire, le jeudi dernier. Une initiative du président français, Emmanuel Macron, et de celui de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, depuis 2017, en vue de contribuer à la lutte contre le terrorisme. « L’AILCT doit devenir un pôle d’expertise et de compétence régional de la lutte contre le terrorisme au bénéfice de la stabilité de nos États et de la sécurité de nos populations », a indiqué, lors de l’inauguration de cette Académie, le président ivoirien.

Agir en amont

Cette Académie constitue un centre d’entraînement des unités d’intervention spéciales ainsi qu’un institut de recherche stratégique. C’est aussi un pôle de formation des magistrats ainsi que des douaniers et des personnels des administrations pénitentiaires.

Cette initiative, dans une Afrique de l’Ouest déstabilisé par le terrorisme, est salutaire. Seulement on se demanderait quel pourrait être son impact réel. Nous savons qu’au Mali, malgré la présence de l’École de maintien de la paix, Alioune Blondin Bèye, qui forme également des stagiaires ; de la Minusma, qui accompagne le Mali sur plusieurs plans, notamment de sécurité et de développement ; de l’EUTM, qui accompagne ce pays dans la formation des forces armées, voire de Barkhane, le Mali reste caractérisé par une insécurité multidimensionnelle qui ne cesse de s’étendre.

Bien avant son inauguration, quelque 500 stagiaires avaient été formés par cette Académie depuis 2017. Ce nombre peut sembler insignifiant, mais malgré cette formation, d’autres attaques ont eu lieu dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest, après celle de Grand-Bassam, en 2016.

Dans la lutte contre l’insécurité dans cette région de l’Afrique, les initiatives ne manquent pas. Mais l’un des véritables problèmes est le moment choisi pour ces initiatives. Des mesures qui devraient venir généralement en amont arrivent en aval. Un mort n’a plus besoin de médecin, pour paraphraser un adage bien connu.

Changer d’approche

La situation que traverse la Côte d’Ivoire aujourd’hui, avec des attaques sporadiques, l’international Crisis group avait bien alerté sur la situation depuis décembre 2019. « En Afrique de l’Ouest, les mouvements jihadistes armés avancent comme le désert, du nord vers le sud. Leur influence au Burkina Faso inquiète de plus en plus les États côtiers d’Afrique de l’Ouest. Si quasiment aucune attaque n’a eu lieu dans ces pays, leurs dirigeants craignent que les militants utilisent le Burkina Faso comme une rampe de lancement pour des opérations plus au sud », pouvait-on lire dans le Briefing N° 149 de Crisis group/Afrique.

Dans cette lutte contre le terrorisme, tout se passe comme si ces États africains et leurs partenaires ne vivent que pour trouver des solutions aux nouvelles tactiques des groupes terroristes pendant que ceux-ci évolueraient déjà vers un niveau supérieur. Il serait plus raisonnable de travailler à la prévention. Pour réussir sur ce chantier, ces « États failli » doivent veiller non seulement à lutter contre la corruption, la mauvaise gouvernance, mais aussi à une meilleure coordination des efforts afin de mieux contrôler les frontières qui sont devenues poreuses, et à une amélioration significative du partage des renseignements.

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

14 juin 2021 0 comments
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Agression d'un agent de police par des éléments de la garde nationale à Sévaré
Sécurité

Mali : « incompréhension » entre des FDS, l’État-major général tape du poing sur la table

by Chiencoro 13 juin 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Mali, des échauffourées ont eu lieu entre des éléments des forces de défense et de sécurité durant le week-end. L’État-major général des armées a invité à l’apaisement, samedi 12 juin dernier.  

Dans la région de Mopti, précisément à Sévaré, le samedi 12 juin 2021, des agents de la police malienne ont été agressés aussi bien physiquement que verbalement par des éléments de la garde nationale. « Ils (agents de police NDLR) ne sont pas des militaires, c’est juste des policiers », peut-on entendre dans cette vidéo de moins de deux (2) minutes devenue virale sur les réseaux sociaux. Cet incident, qui a également eu lieu à Kayes, dans la 1re région administrative, a été perpétré à visage découvert par les agresseurs.

Faire face à des ennemis communs

Le chef d’État-major général des armées précise que cet incident est parti d’une « incompréhension entre certains personnels des forces de défense et de sécurité à Sotuba, à Bamako dans la nuit du 11 au 12 juin 2021 ». Selon nos indiscrétions, il s’agirait d’une altercation entre des policiers et un agent de la garde nationale, qui aurait été agressé par des agents de la police.

Cette échauffourée entre des éléments des forces de défense et de sécurité (FDS) du Mali, un pays qui traverse une crise sécuritaire multiforme, a touché la sensibilité des Maliens, notamment des internautes qui n’ont pas manqué à la condamner. Dans un pays en guerre, les forces de défense et de sécurité doivent rester souder afin de faire face à des ennemis communs, pouvait-on comprendre dans certaines publications.

La priorité des FDS

La synergie des syndicats de la police nationale, à travers son porte-parole, l’adjudant de police José Kamaté, « s’engage à laver l’honneur et la dignité de l’ensemble des fonctionnaires de la police » et leur demande de « rester mobiliser derrière » leur syndicat. La synergie demande aux autorités en place de prendre leur responsabilité face à cette situation.

Dans son communiqué du 12 juin 2021, l’État-major général des armées rassure que « les responsabilités seront situées et les mesures disciplinaires prises conformément à la réglementation en vigueur ». Il rappelle aux forces de défense et de sécurité que leur priorité « reste la défense de l’intégrité territoriale et la sécurité des personnes et des biens ». Les FDS sont alors invitées à la cohésion, à la solidarité, à l’unité des troupes, à l’esprit de corps et à « l’affirmation de la chaîne de commandement unie et unifié ».

Fousseni Togola

13 juin 2021 0 comments
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Un groupe d'écoliers kidnappés est escorté par des militaires et des fonctionnaires nigérians
Sécurité

Sahel : au Nigéria, l’inquiétant enlèvement répétitif des écoliers

by Bakary FOMBA 13 juin 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Après de nouveaux enlèvements et la suspension de Twitter dans le pays depuis une semaine, une grande mobilisation a été dispersée au Nigéria, samedi 12 juin 2021.

Des enlèvements à répétition et des violations de la liberté de manifestation, c’est ce qui caractérise le pays le plus peuplé d’Afrique. Dans un collège scientifique du nord du Nigéria, jeudi 10 juin 2021, au moins un étudiant a été tué et plusieurs autres personnes enlevées au cours d’une attaque dans la soirée. Uzaifa Bello Abdulhadi, le délégué des étudiants, précise : « Les kidnappeurs ont pris huit de nos étudiants, un a été tué et deux de nos professeurs manquent toujours à l’appel ».

« Tous les étudiants ont quitté l’école »

Ces descentes nocturnes d’hommes armés, qui enlèvent la plupart des écoliers, dans les établissements scolaires, sont assez fréquentes au Nigéria. En décembre 2020, 344 lycéens a

ont été enlevés à Katsina. Ils seront libérés une semaine plus tard. Au mois de février 2021, un écolier a été tué au cours d’une attaque perpétrée par des hommes armés. Un incident au cours de laquelle 27 autres écoliers, 3 professeurs, et 12 autres habitants ont été faits prisonniers. Au total, 42 personnes ont été kidnappées au cours de cette attaque dans le centre-ouest du Nigéria.

En février, ces enlèvements à répétition avaient donné lieu à des soulèvements populaires pour demander aux autorités en place plus de sécurité pour les enfants.

Cette insécurité prenant généralement pour cible des écoliers a toujours entraîné des fermetures d’école. Pour Mohammed Jalinge, porte-parole de la Police de Kaduna, suite à cet enlèvement du jeudi dernier, « tous les étudiants ont quitté l’école en attendant une décision de la direction quant à la suite, et notamment si elle va appeler les étudiants à revenir à l’école. » 

« L’insécurité s’est déplacée »

Alors que les citoyens se trouvent sous le choc après cette situation, samedi 12 juin 2021, plusieurs rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes du Nigéria, à l’occasion de la « Journée de la démocratie ». Des manifestations de protestation contre l’insécurité grandissante, la mauvaise gouvernance et la suspension de Twitter dans le pays depuis plus d’une semaine. Sur les banderoles tenues par les manifestants, on pouvait lire : « 12 Juin » et « Buhari must go » (« Buhari doit partir »). Une manifestation qui sera finalement dispersée par la police à coup de gaz lacrymogène.

Pourtant, le président de la République nigériane, Muhammadou Buhari reconnait que l’insécurité « s’est déplacée en dehors du nord-est » du pays et s’est étendue, depuis son élection en 2015.

Bakary Fomba

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