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Barkhane
Sécurité

Sahel : plusieurs Groupes armés terroristes neutralisés par Barkhane et les FAN dans le Liptako

by Sahel Tribune 18 juin 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le cadre d’une opération d’ampleur conduite par la Force Barkhane et les Forces armées nigériennes (FAN) dans la région du Liptako malo-nigérien, plusieurs Groupes armés terroristes (GAT) ont été neutralisés au cours de missions diurnes et nocturnes de reconnaissance offensives. Nous vous invitons à lire cet extrait du communiqué du 17 juin 2021 de l’Opération Barkhane.

Pendant plusieurs jours, le Groupement commando de la Force accompagné de leurs partenaires a traqué sans relâche des GAT qui ont ouvert le feu à plusieurs reprises. Par une manœuvre coordonnée au sol et dans les airs, les actions de harcèlement successives n’ont laissé aucun répit à l’ennemi, fuyant à chaque fois au contact des militaires français et nigériens.

L’utilisation de commandos aguerris et entraînés au combat dans des conditions extrêmes confère aux actions de reconnaissance offensive une supériorité sur les adversaires. La capacité des partenaires à occuper le terrain dans la durée et à se réarticuler en permanence en fonction de la menace perturbent la progression et les intentions de l’ennemi.

Un mort, trois blessés

Le 11 juin 2021, un homme à moto et au comportement suspect a été repéré par un hélicoptère. Une action de combat a immédiatement été menée et a permis d’interpeller l’individu qui possédait une arme automatique, une lunette de vision nocturne, un gilet de combat, un téléphone et une radio. L’intéressé, qui s’est rendu sans résister, répond au nom de Dadi Ould Chouaïb, plus connu sous le nom de Abou Dardar, l’un des cadres de l’État islamique au grand Sahara (EIGS). Il est, entre autres, suspecté d’avoir mutilé trois hommes le 2 mai dernier lors du marché hebdomadaire de Tin Hama.

Le 15 juin 2021, plus au Nord, dans le secteur d’In Araban, le Groupement commando de la Force Barkhane et la 114e Compagnie de sécurité intérieure (CSI) nigérienne ont engagé le combat contre un important GAT. Cherchant à s’exfiltrer dans une zone boisée, le GAT a été poursuivi. Appuyés par des aéronefs de la Force Barkhane (hélicoptères d’attaque et avions de chasse), les militaires français et nigériens ont neutralisé l’ennemi. Au cours de cette action de combat, un militaire nigérien a perdu la vie, un second a été blessé. Deux militaires français ont également été blessés. Ils ont été évacués et pris en charge par l’hôpital militaire de Gao.

Des équipements saisis

Outre les groupes armés neutralisés, ces différentes actions de combat en partenariat avec les FAN ont permis de saisir 8 motos, 25 armes individuelles, 18 équipements de communication, du matériel entrant dans la composition d’engins explosifs et plusieurs milliers de munitions.

La détermination des unités de la Force Barkhane, des FAN et leur excellente coordination sur le terrain a permis de perturber et de désorganiser la volonté des GAT d’agir en toute liberté aux frontières.

Le partenariat de combat reposant sur une coordination du plus haut niveau opératif jusqu’au plus bas niveau tactique, appuyé par le renseignement et la composante aérienne, produit des effets significatifs dans la lutte contre le terrorisme.

Source : Opération Barkhane

Notre rédaction a apporté des modifications au texte

18 juin 2021 0 comments
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Laurent Gbagbo
Politique

Après une décennie d’absence, Laurent Gbagbo foule le sol ivoirien

by Chiencoro 17 juin 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

En Côte d’Ivoire, l’ancien président de la République, Laurent Gbagbo est de retour au bercail après une décennie d’absence. Plusieurs de ses militants étaient au rendez-vous, ce jeudi 17 juin 2021.

À l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo a été accueilli dans une ambiance bon enfant, ce jeudi 17 juin 2021, par ses partisants. Des chants d’honneur et cris de joie ont marqué cet événement qui se veut un tournant décisif pour la politique ivoirienne. Même les incidents qui ont précédé son arrivée n’ont pas pu enlever à cet accueil toute sa saveur.  Des incidents condamnés par le porte-parole de Laurent Gbagbo, Katinan Koné : « Le gouvernement n’a pas interdit un quelconque rassemblement pour l’accueil, et une police ne peut agir sans ordre des supérieurs ». Insinuant une « manipulation », il estimait craindre pour la sécurité de l’ex-président.   

« Tourner définitivement la page de deux décennies de division »

Quelques heures avant l’arrivée de Gbagbo sur la terre de ses ancêtres, Simone Gbagbo s’est adressée aux Ivoiriens ainsi qu’au monde entier. Selon elle, ce retour de Laurent Gbagbo n’est que la « conclusion positive et victorieuse » de toutes les luttes menées depuis la crise post-électorale ayant conduit à leur arrestation. Cette arrivée du président du Front populaire ivoirien (FPI) « ouvre de nouvelles perspectives » pour la Côte d’Ivoire, a-t-elle martelé tout en demandant la libération des autres prisonniers des événements de 2010-2011. 

Il s’agit d’« une étape importante dans le processus de réconciliation nationale » entre les Ivoiriens, selon Guillaume Soro. Toutefois, celui-ci plaide également pour la « libération de tous les prisonniers politiques et militaires encore en détention et le retour dans leur pays de tous les Ivoiriens contraints à l’exil ».

« Nous sommes arrivés au terme d’un combat politique et juridique qui a concerné la Côte d’Ivoire tout entière, qui a mobilisé l’engagement de toute l’Afrique et focalisé l’attention du monde entier », a conclu Simone Gbagbo. « Ce retour de ce fils de la Côte d’Ivoire doit être l’occasion de tourner définitivement la page de deux décennies de division et de conflits et de s’engager irrémédiablement sur la voie de la renaissance de notre patrie », juge Guillaume Soro.

F. Togola

17 juin 2021 1 comment
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La population dOgossagou village de la region de Mopti au Mali
Sécurité

Rapport-ONU : au Mali, la situation humanitaire est alarmante

by Chiencoro 17 juin 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans son second rapport trimestriel sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations unies déplore l’aggravation de la crise humanitaire, malgré de nombreux efforts constatés.

« La crise persistante en matière de sécurité a abouti à une augmentation du nombre de personnes déplacées » au Mali. Entre avril et juin 2021, le nombre de personnes déplacées est passé de 332 000 à 346 864, dont 56 % constituent des femmes ou des filles et 61 % des enfants, selon le second rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali.

« Une grave insécurité »

Cette augmentation du nombre de déplacés a entraîné également une aggravation de la situation humanitaire. Durant la période en revue, 5,9 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire. Toutes ces situations ne sont que le corollaire de « la propagation du conflit dans des parties du sud du Mali et les attaques contre les civils ».  

Pourtant, précise Antonio Guterres dans son rapport, au 14 avril, « seuls 14,3 % du montant de 563 millions de dollars demandés dans le cadre du plan de réponse humanitaire avaient été reçus ». Une situation qui ne permet pas une véritable prise en charge des personnes dans le besoin.

En plus des déplacements massifs des populations, sur le plan humanitaire, l’insécurité alimentaire et la malnutrition restent des préoccupations. Selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en 2021, « 1 307 073 personnes devraient être exposées à l’insécurité alimentaire ». Un chiffre qui marque une hausse de 36 % par rapport à celui enregistré en novembre 2020. Dans la région de Mopti, au centre du Mali, près de 30 % de la population est confrontée à « une grave insécurité », notamment à Bankass et à Bandiagara, a-t-il indiqué.

Programme de renforcement des capacités

Ces crises s’expliquent par la situation sécuritaire, les effets du changement climatique ainsi que la pandémie de la Covid-19. Le 14 mai, le Mali comptait déjà 14 190 cas signalés et 511 décès enregistrés. Selon le Gouvernement de transition malien, à cette date, 71 216 personnes, dont 40 167 hommes et 31 049 femmes, avaient reçu la première dose de vaccin. Quant aux personnes complètement vaccinées, leur nombre s’élevait à 13 064 personnes, dont 7 766 hommes et 5 298 femmes.

« Pour garantir un environnement favorable à l’accès et l’aide humanitaires, le Bureau de la coordination de l’assistance humanitaire et ses partenaires ont lancé un programme visant à renforcer les capacités, à resserrer la coopération civilo-militaire
et à consolider les principes humanitaires dans plusieurs régions du centre et du nord du Mali
 », précise-t-on dans ce rapport trimestriel du patron de l’ONU.

Fousseni Togola

17 juin 2021 0 comments
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Abdoulaye dit Allaye Koita
Actu

Tribune : quelle solide politique agricole pour le Mali ?

by Sahel Tribune 17 juin 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Abdoulaye dit Allaye Koita, président de l’Association politique « En Avant », analyse dans cette tribune la politique agricole au Mali. Il fait des suggestions pour faire du Mali le grenier de toute l’Afrique.

Traversé par deux fleuves, le niger et le sénégal, le Mali dispose d’un potentiel agricole inestimable. En plus de ces deux cours d’eau, une saison pluvieuse, de mai à octobre, permet également l’exercice d’une agriculture de céréales sèches. Malgré ces potentiels, le Mali reste toujours dépendant de l’importation pour subvenir aux besoins de sa population. Le marché malien est presque servi que du riz importé. À quand une véritable politique agricole sans politique politicienne pour faire du Mali le grenier de l’Afrique de l’Ouest et pourquoi pas de l’Afrique entière ?

Une politique d’aménagement

Cela est bien possible. Mais ne pourrait voir le jour sans une politique d’aménagement agricole, non pas seulement dans les zones offices du Niger et Office riz, mais partout au Mali. Les champs traditionnels familiaux jouent un rôle important dans ce processus d’aménagement des surfaces agricoles.

Lorsque l’on visite ces champs familiaux en examinant leur nature, on se rend compte qu’avec un minimum d’aménagement, on pourrait augmenter leur rendement. Mais les propriétaires de ces exploitations familiales sont généralement confrontés à d’énormes défis, dont l’absence de moyens conséquents pour mieux aménager ces surfaces. Ajouté à ce défi, la possession de surfaces non aménagées et généralement inaccessibles pendant l’hivernage. Ce défi fait voir la nécessité d’une politique d’aménagement des routes en plus de celle des surfaces agricoles.

Des préalables à prendre en compte

Ces vingt dernières années, nous avons entendu des discours sur la mécanisation de l’agriculture. Une initiative dont les jalons ont été posés par l’ex-président de la république, Amadou Toumani Touré (ATT), à travers la création de Mali Tracteurs et la distribution de quelques tracteurs aux paysans. Sous Ibrahim Boubacar (IBK) également, 1000 tracteurs ont été subventionnés et distribués aux agriculteurs. Malgré tout, la production agricole ne décolle pas. Où se situe donc le problème ?

Cette politique de mécanisation avait des préalables qu’il ne fallait pas négliger. Pour mieux exploiter un tracteur, il faut que le champ soit bien aménagé. Et  ces aménagements ne peuvent être faits que par de grosses machines (bulldozers). Le prix d’un Bulldozer noeuf est en moyenne 80 millions. Comment un agriculteur peut-il s’offrir cette machine.

En plus de l’aménagement des champs, il convient également de supprimer le Commissariat à la Sécurité alimentaire pour le remplacer par le Commissariat à l’aménagement des territoires agricoles. Ce commissariat sera doté de représentants régionaux disposants d’outils pour l’aménagement des territoires agricoles.

À travers la mise en œuvre de ces quelques mesures, dans cinq ans, le Mali pourrait devenir un grand exportateur de produits agricoles. Il pourrait même se positionner comme le grenier de l’Afrique de l’Ouest et plus tard celui de l’Afrique toute entière.

17 juin 2021 0 comments
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Assimi Goita à droite et Choguel Kokalla Maiga à gauche
Politique

Transition malienne : éviter à tout prix de se tirer de nouveau une balle dans le pied !

by Chiencoro 16 juin 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Une nouvelle équipe a été mise en place au Mali pour conduire la transition, instaurée au Mali après les événements d’août 2021, à bon port. Cette équipe promet des lendemains meilleurs au peuple malien.  

Le train de la deuxième phase de la transition malienne a démarré sous le coup de grandes promesses. Des annonces qui font rêver les Maliens de lendemains meilleurs. Lors de son investiture, le 7 juin 2021, le nouveau président Assimi Goita s’est engagé à renoncer aux 2/3 de ses fonds de souveraineté pour être utilisés dans des actions sociales. Une annonce largement appréciée par une grande partie des Maliens parce que correspondant à l’une de leurs aspirations.

Juger en fonction des engagements

Le Premier ministre de la transition, Dr Choguel Kokalla Maiga, lors de son premier conseil de cabinet, le 13 juin dernier, s’est attelé au même exercice. Beaucoup d’engagements ont été pris pour réalisation dans le laps de temps qui reste à la transition. Il rêve d’« une gouvernance de rupture et d’exemplarité » qui, selon ses mots, « suppose que nous mettions fin à des pratiques qui ont fini par justifier la défiance des populations vis-à-vis de l’État ».

De beaux engagements correspondant mieux aux aspirations d’une frange importante du peuple malien. Mais possède-t-on les outils nécessaires pour y arriver ? Existe-t-il une réelle volonté politique pour les concrétiser ? Les réaliser avec quelles hommes et femmes ?

« La nuit qui sera bonne est connue depuis au coucher du soleil », dit un adage bien connu au Mali. Une opinion populaire qui fait office de syllogisme aristotélicien, en référence au penseur antique grec Aristote. Les conclusions d’une situation dépendent généralement des prémisses (prémices). Ces promesses font craindre pour cette transition.

Victime des promesses

À travers des engagements de trop, cette transition pourrait de nouveau se tirer une balle dans le pied. Quand on promet, tous les regards sont orientés sur vous dans l’attente de la mise en œuvre des engagements. Pourtant, le délai imparti est, jusqu’à preuve de contraire, assez minime. Les péripéties sont nombreuses et difficiles à prévoir. Pourtant, elles sont susceptibles d’inverser la trajectoire des décisions à tout moment.

L’ex-président Ibrahim Boubacar Kéïta a été pris au « piège de sa parole ». En 2013, si celui-ci a été le plus plébiscité parmi tous les autres candidats, c’est dû à son engagement par rapport à la gestion des crises que traversait le pays. Mais au lieu d’une accalmie, la crise s’est au contraire aggravée sous son magister. Une situation créant trop de frustrations ayant finalement occasionné sa chute.

Cette situation d’IBK devrait servir de leçon aux hommes politiques de ce pays. Mais tel ne serait pas encore le cas, puisqu’après IBK Bah N’daw, qui s’était également engagé pour une véritable renaissance au Mali, a été victime de ses promesses.

Des ingénieurs et non des utopistes

Les promesses constituent un « piège de la parole » dont il serait plus prudent d’éviter. Car le bonheur collectif auquel les hommes politiques prétendent généralement n’est qu’un simulacre. On ne peut que travailler sur les maux réels qui assaillent un peuple en travaillant à leur réduction, mais jamais à les résoudre définitivement, et surtout en moins d’une année. Malgré tous les efforts déployés dans le monde pour l’éradication du paludisme, cette maladie ne continue-t-elle pas à faire des ravages ? Cela reste de même pour la quasi-totalité des crises qui coupent le sommeil aux citoyens dans divers coins du monde.

Dans un monde imparfait, toute solution à un problème ne peut être qu’une hypothèse de travail qui sera appelée à être dépassée en devenant généralement le point de départ d’un problème plus grave. D’où la nécessité d’adopter une politique plus réaliste en devenant des « ingénieurs politiques » et non des « utopistes ». Cela semble important pour éviter de se tirer de nouveau une balle dans le pied.

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

16 juin 2021 0 comments
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Conducteur de mototaxi dans la circulation malienne
Santé

À Bamako, l’alarmante situation des jeunes moto-taximen

by Bakary FOMBA 16 juin 2021
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Nombreux sont les jeunes bamakois qui exercent le métier de conducteur de moto-taxi à deux roues, sans protection, afin de subvenir à leurs besoins. Une activité rentable, mais aux conséquences sanitaires inestimables.

La tête en plein air, les lèvres toute sèche, portant juste un teeshirt au-dessus duquel un gilet vert, les sourcils poussiéreux, Khalifa Touré est conducteur de mototaxi depuis près de quatre mois au compte d’une compagnie basée à Bozola, dans le district de Bamako. Ce jeune diplômé de l’université des Sciences juridiques et politiques, Faculté de droit public, de Bamako peut parcourir plus d’une centaine de kilomètres par jour.

De la fatigue au niveau de la poitrine

Résidant à Kalaban-Coro, au sud-est de la capitale malienne, ce conducteur se réjouit de ce travail : « Je parviens à subvenir à mes propres besoins ainsi qu’à ceux de ma famille grâce à ce travail ». Sa protection personnelle n’est point un souci. « L’essentiel est d’avoir un travail et de l’argent pour faire face à mes dépenses », nous a-t-il confié.  

Pourtant, Khalifa Touré n’est pas le seul à travailler dans ces conditions. Malick Djigué exerce également ce métier, à peine deux mois, à son propre compte. Ce recalé du baccalauréat, résidant à Kabala, informe qu’il transporte aussi des clients, en plus de la ville de Bamako, jusqu’au poste de Zantiguila — sur la route de Ségou. Dans une chemise des manches longues, il conduit souvent des clients jusqu’à Bancoumana — un village situé sur la route de Kangaba, à plus d’une quarantaine de kilomètres de la capitale malienne. « Je peux parcourir plus de cent kilomètres par jour. Je transporte des clients partout où c’est possible », a-t-il laissé entendre. 

Si certains exercent cette activité comme solution au chômage, d’autres la pratiquent dans l’espoir de multiplier leurs ressources.

Des revenus variables

Si certains exercent cette activité comme solution au chômage, d’autres la pratiquent dans l’espoir de multiplier leurs ressources. C’est le cas d’Ousmane Fodé, qui exerce ce métier de conducteur, il y a juste deux mois. Cet agent de sécurité, dans une société de gardiennage depuis plusieurs années, se retrouve conducteur de moto-taxi. Car son salaire de gardien ne parvenait plus à couvrir les charges de sa famille. « Depuis que j’ai commencé ce travail, même si je sens une énorme fatigue au niveau de la poitrine pendant la nuit, je ne vis plus dans la situation de précarité d’avant », s’est-il réjoui malgré les conséquences sanitaires.

Tous ces dangers, tous ces kilomètres, sont parcourus chaque jour pour une somme variant entre 15 000 et 20 000 FCFA. « Après la recette et le prix d’essence, je peux me retrouver avec plus ou moins 15 000 », nous communique Khalifa Touré. M. Djigué qui travaille à compte personnel se retrouve, quant à lui, avec plus de 20 000 FCFA.

C’est pourquoi des conducteurs travaillant pour des sociétés se voient souvent dans l’obligation de prolonger leur durée de travail. « Certains travaillent même la nuit », a-t-on appris au cours d’une conversation entre des conducteurs auprès de la grande mosquée de Bamako, face à l’Assemblée nationale du Mali.

Certes, « il n’y a pas de sot métier », mais les conditions dans lesquelles ce métier de conducteur est exercé au Mali mettent la vie de ces jeunes en danger.

Des conséquences sanitaires

« il n’y a pas de sot métier », a-t-on coutume d’enseigner dans nos sociétés. Cependant, les conditions dans lesquelles ce métier de conducteur est exercé au Mali mettent la vie de ces jeunes en danger. Le métier de conducteur de moto-taxis, bien qu’ayant permis à plusieurs jeunes chômeurs d’avoir du travail au Mali, comporte d’énormes conséquences sanitaires.

Selon Dr Abdoulaye Guindo, l’accumulation des fatigues physiques et intellectuelles ne peut avoir d’autres conséquences, le plus souvent, que des accidents de la circulation. D’après lui, le non-port du casque peut également être une source d’insécurité pour ces conducteurs. « Il est également conseillé d’enlever le casque, qui est aussi un fardeau pour la tête, après une certaine durée », a-t-il expliqué.

Cette non-protection des conducteurs de moto-taxi peut occasionner également des maladies — notamment le traumatisme crânien, le Rhumatisme, la pneumopathie fonctionnelle et des traumatismes oculaires — selon les explications de Amédou Mallé, infirmier d’État à Bamako. « Certes, nous sommes pour la circulation des moto-taxis, mais nous invitons ces conducteurs à plus de protection et de vigilance », conclut Dr Guindo.

Bakary Fomba

16 juin 2021 0 comments
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Harcèlement sexuel
Sécurité

Harcèlement sexuel : quand Mariama raconte son expérience

by Chiencoro 15 juin 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Des joueuses de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans du Mali auraient été victimes d’abus sexuels de la part de leur entraîneur principal. Human right Watch (HRW) demande une ouverture d’enquête.  

A l’âge de quinze (15) ans, Mariama joue déjà dans l’équipe féminine de basketball du Mali. Pour la première fois, elle sera sélectionnée dans un tournoi international de la FIBA qui se tenait à l’étranger. Mais le bonheur et le malheur ne sont jamais éloignés l’un de l’autre.

Des avances ou des menaces

Au cours de ce séjour, Mariama[i] reçoit une invitation de son entraîneur, Amadou Bamba, à lui rejoindre dans sa chambre d’hôtel. Une fois sur place, la jeune joueuse se verra forcer à avoir des relations sexuelles avec son entraineur en échange d’une place dans l’équipe.

« Quand Mariama est entrée dans sa chambre, Bamba a essayé de la forcer à avoir des relations sexuelles avec lui en lui promettant de l’argent et plus de temps de jeu sur le terrain », rapporte Human Right Watch. La jeune joueuse réussit à s’échapper en courant de la chambre.

Un début de calvaire pour Mariama qui finira par dénoncer le comportement de son entraineur au président de la Fédération malienne de basketball, Harouna Maïga. « Je suis allée voir le président de la Fédération pour lui parler de Bamba. Il a dit que je pourrais être dans l’équipe si je ne dénonçais pas Bamba. C’est comme cela que j’ai pu jouer [dans des tournois internationaux de la FIBA]. Le président a dit que tant que je ne désobéirais pas à l’entraîneur, explique Mariama, je pourrais rester dans l’équipe », rapporte HRW.

« Peur de perdre leur place dans l’équipe nationale »

Mariama ne serait pas la seule victime de ce comportement « abusif » de Bamba. « L’entraîneur Bamba entrait souvent dans les chambres des filles quand elles n’étaient pas là ou quand elles étaient seules, pour leur dire de mauvaises choses et essayer de leur faire des avances », souligne la jeune joueuse de Basketball à HRW. Oumou, une ex-joueuse de l’équipe des moins de 18 ans, entraînée par Bamba, explique avoir été punie après avoir refusé les avances sexuelles de son entraineur. « Quand j’ai refusé, il ne m’a pas laissée jouer. Il m’a mise à l’écart des matches », a-t-elle expliqué à HRW.

Ce quinquagénaire, entraineur de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans depuis 2016, « aurait agressé ou harcelé sexuellement au moins trois joueuses et contrarié leurs carrières quand elles ont refusé d’avoir des rapports sexuels avec lui ». 

Si les victimes parlent peu de cette expérience sombre de leur carrière, c’est parce qu’elles seraient partagées entre craintes et menaces. « Bamba dit aux filles qu’il va les emprisonner et emprisonner leurs parents parce qu’il en a le pouvoir  », raconte Mariama. Aïssata Tina Djibo, ex-membre de l’équipe nationale féminine de basketball et présidente d’une Association d’aide et d’accompagnement physique, ne dit pas le contraire : « Les victimes ne parlent pas parce qu’elles ont peur de perdre leur place dans l’équipe nationale ».

Un problème répandu au Mali

Selon Minky Worden, directrice des Initiatives mondiales à Human Rights Watch, « de nombreuses jeunes filles au Mali espèrent que leurs talents pour le basketball et leur assiduité à l’entraînement les aideront à réaliser leur rêve de jouer un jour pour l’équipe nationale ». Et de déplorer : « Mais pour beaucoup de joueuses au Mali, le harcèlement et les violences sexuelles ont été un aspect fréquent, destructeur et totalement inacceptable de leur expérience d’athlète ».

Une fois saisie de ses allégations d’abus sexuels commis au Mali, la Fédération internationale de basketball a directement réagi en suspendant, dans l’attente des résultats d’une enquête, les entraîneurs et les responsables qui seraient impliquées directement ou indirectement à ces abus. Quant au président de la FIBA, Hamane Niang, il a également quitté ses fonctions en attendant la fin des enquêtes. En plus de toutes ces mesures, la FIBA apporte d’autres services aux survivantes, notamment des soins médicaux, une assistance psychologique et juridique, souligne HRW.

Les autorités maliennes sont alors invitées à une enquête impartiale et crédible afin de faire toute la lumière sur ces allégations et pour mieux protéger les jeunes filles. 

Au Mali, au-delà du monde sportif, la violence sexiste est un problème très répandu. Un sondage de 2018 de l’Institut national des statistiques souligne que près de la moitié des femmes et des filles maliennes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences sexistes.

Fousseni Togola


[i] Les noms utilisés dans ce texte sont, pour la plupart, des pseudonymes.

15 juin 2021 0 comments
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