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Début des épreuves écrites du Baccalauréat, session 2021, à Tahoua, au Niger
Éducation

École au Niger : 82 134 candidats au baccalauréat 2021

by Sahel Tribune 5 août 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Au Niger, les épreuves écrites des examens du Baccalauréat (session 2021) ont démarré ce mercredi 4 août 2021. Au total, 82 mille 134 candidats prennent part à ces épreuves.

Selon les précisions du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Mamoudou Djibo, à « cette session, ce sont au total 82 134 candidats, dont 37,39 % de filles, pour les différentes séries et spécialités du baccalauréat secondaire, du baccalauréat technique et du baccalauréat professionnel, répartis dans 197 Centres », qui prennent part.  

À l’endroit de tous les candidats et organisateurs de cet examen, le ministre a tenu à lancer un message de sensibilisation pour la bonne de ces examens. « Le respect scrupuleux des textes régissant le baccalauréat nigérien est une condition sine qua non de la crédibilité de [leur] diplôme », a rappelé le ministre M. Djibo.

Des initiatives prises

Pour une meilleure organisation de ces épreuves du Baccalauréat, les autorités politiques, en collaboration avec les différentes académies du Niger, ont pris des initiatives pour éviter des cas de corruption, de fraude et de tricherie. C’est pourquoi la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA), le gendarme de la lutte contre la corruption au Niger, est aussi associée à l’organisation de ces épreuves.

« Toute fraude commise aux examens et concours, qui ont pour objet l’accès à un emploi public ou un établissement public de formation ou l’obtention d’un diplôme délivré par l’État, constitue un délit », a précisé le vice-président de la HALCIA, Salissou Oubandoma.

Chiencoro

5 août 2021 1 comment
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Le président de la Transition Assimi Goita reçoit une délégation tchadienne
Politique

Au Tchad, l’exemple du Mali pour la mise en place du Conseil national de Transition

by Sahel Tribune 4 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Conduite par Jean Bernard Padaré, vice-président du comité ad hoc de sélection des candidatures au Conseil national de transition du Tchad, une délégation tchadienne est venue s’inspirer de l’exemple du Mali. Elle a été reçue, mardi 3 août 2021, par le Colonel Assimi Goita.  

Alors que des voix s’élèvent au Mali pour critiquer le Conseil national de transition (CNT), à tort ou à raison, comme « illégitime et illégal », des voisins du pays accourent pour s’inspirer de la mise en place de cet organe de transition.  

Dans le cadre des travaux pour la mise en place du Conseil national de transition (CNT) du Tchad, une délégation de ce pays du Sahel est venue prendre conseil auprès du Mali, le 3 août dernier. « Nous sommes en mission au Mali pour nous imprégner des critères de mise en place du Conseil national de transition », a précisé Jean Bernard Padaré, vice-président du comité ad hoc de sélection des candidatures au CNT du Tchad. 

En images 📹, l'audience accordée par le Président de la Transition, son excellence le Colonel Assimi Goita, Chef de l'Etat, au Comité Ad Hoc de sélection des candidatures au CNT du Tchad. Ladite délegation était conduite par Mr Jean Bernard PADARE, Vice président du Comité. pic.twitter.com/0UaDnQUTdH

— Presidence Mali (@PresidenceMali) August 3, 2021

Travailler avec le CNT du Mali

Cette délégation tchadienne, en visite au Mali, a « bénéficié de sages conseils » du président de la transition, Assimi Goïta, sur la gestion de « la situation de rupture constitutionnelle qui sévit » au Tchad. Le chef de l’État malien a recommandé aux autorités tchadiennes de travailler en symbiose avec le CNT malien, « parce que le Tchad et le Mali vivent la même réalité, le peuple tchadien et le peuple malien sont deux peuples frères, nous sommes dans le même espace. Il est important qu’on mutualise nos efforts, nos connaissances, nos savoir-faire ».

Après cette rencontre avec le président de la transition malienne, M. Padaré a rassuré, qu’à l’instar du Mali, toutes les couches de la nation tchadienne seront représentées dans le CNT. « Nous sommes venus toucher du doigt la réalité. Nous avons bénéficié des connaissances des personnes qui sont expérimentées, qui savent où ils vont, ils nous ont expliqué comment ils ont eu à se prendre pour mettre le CNT en place », s’est-il réjoui.

Cette délégation tchadienne, composée de quatre (4) personnes, a assisté, vendredi 30 juillet 2021, à la présentation du Plan d’action gouvernemental de Choguel Kokalla Maïga devant le CNT.

La rédaction  

4 août 2021 0 comments
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Emmanuel Macron
Opinion

[Tribune] Démocratie : ces trois artifices d’accession et de conservation du pouvoir

by Mikailou Cissé 4 août 2021
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Les circonstances de l’agression contre le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, entretiennent de nombreuses zones d’ombre. Sont-ce des artifices d’accession et de conservation du pouvoir ?

« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir », écrivait l’intellectuel français Jean-Jacques Rousseau, dans son ouvrage Du Contrat social. Pour l’acquisition et la conservation du pouvoir, les hommes font recours à différentes méthodes, parmi lesquelles la violence.

Trois artifices d’accession et de conservation

L’usage de la violence, qui semble être la première méthode expérimentée par les hommes politiques, est de nos jours le plus prohibé. Car la force, qui était considérée autrefois comme signe de bravoure, est devenue réductrice des autres à l’état d’esclave. Une pratique inacceptable à notre siècle, en raison des nombreux textes défendant les droits humains.

La manière la plus plébiscitée, durant ces dernières années, tant pour l’accession au pouvoir que pour sa conservation, est l’approbation du peuple dans sa grande majorité. Accéder au pouvoir selon les principes de la démocratie et être jugé suivant les mêmes principes.

Le peuple, dans sa majorité absolue, choisit ses gouvernants en toute indépendance. Toutefois, à l’ombre de cette méthode se cache une autre procédure visant à avoir les faveurs de ce peuple. Cette méthode prend de plus en plus de l’ampleur, sans que cela ne gêne plus autant. Elle consiste à se faire passer pour une victime d’agression ou de complot, n’ayant d’autre finalité que de déstabiliser l’État. Elle consiste à user de la malice pour avoir la compassion, la faveur et l’approbation d’un nombre important du peuple pendant l’exercice du pouvoir.

Les pouvoirs fragilisés, dans les pays tourmentés, sont ceux qui usent le plus souvent de cette dernière procédure. Cette malice est celle à travers laquelle passent ces hommes pour se faire pardonner de leurs péchés.

Agression contre le président de la Transition

Cette procédure est généralement utilisée par des hommes qui se sont hissés au sommet de l’État, à travers des moyens non conventionnels. Les militaires qui ont fait irruption sur la scène politique malienne, depuis le 18 août 2020, et qui n’ont pas une large base politique susceptible de donner une meilleure visibilité à leurs actions, font partie des catégories d’hommes qui me semblent utiliser cette méthode. Nous avons également les populistes, qui aspirent à accéder au sommet de l’État.  

Le poids que l’attaque au couteau a donné à Jair Bolsonaro aux yeux des électeurs, pendant la campagne présidentielle brésilienne en 2018 est une illustration parfaite de cette méthode. Le changement de perception sur Dioncounda Traoré en 2012 au Mali, après qu’il a été agressé physiquement par une horde humaine à Koulouba, en est un autre cas d’usage de cette procédure de séduction.

L’agression au couteau, dont a été victime le président de la transition malienne, Assimi Goita, dans la grande mosquée de Bamako, durant la prière de l’Aïd al-Adha, peut également se situer dans la même loge de séduction du peuple malien, pour se faire accepter.

Des interrogations

Cette histoire de tentative d’assassinat donne à croire à un scénario monté de toute pièce. L’homme, qui a dirigé deux coups d’État en moins d’une année, pourrait ainsi apparaître, dans la conscience collective des Maliens, et même au-delà, comme une personne dont la vie a été menacée dans l’exercice de ses fonctions. Une personne qui ne recule pas devant des mécontents qui veulent déstabiliser le Mali. Un chef qui n’a pas peur d’assumer sa fonction de président malgré les menaces qui planent sur sa tête.

Cette histoire d’agression pourrait bien être une invention visant aussi à préparer l’esprit des Maliens à accepter une éventuelle prorogation de la durée de la transition.

La qualification de l’acte d’« une action isolée » a permis au chef de l’État d’être au centre de l’actualité et d’avoir le soutien d’un nombre important de Maliens auprès desquels il n’était pas plébiscité d’une manière extraordinaire. De bourreau, l’homme en treillis militaire, qui n’inspirait pas une grande confiance, est passé, en une once de seconde, à une victime aux yeux du peuple. Une personne qui devrait être soutenue.

Cette agression contre le chef d’État malien laisse en plan de nombreuses questions en rapport à la sécurité présidentielle, à l’usage des smartphones dans les mosquées, et même de l’identité de l’agresseur. Les circonstances de la mort de l’agresseur restent également assez floues.

La Commission nationale de défense des droits de l’homme (CNDH) a haussé le ton en demandant une enquête sur les circonstances de la mort de l’agresseur.

Mikailou CISSE


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune

4 août 2021 0 comments
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Mohamed Bazoum
Éducation

École nigérienne : face à la crise scolaire, Mohamed Bazoum annonce une grande réforme

by Chiencoro 4 août 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans un message à la nation, le 2 août 2021, le président de la République du Niger, Mohamed Bazoum a annoncé ses recettes pour la gestion de la crise scolaire. Il engage une grande réforme du système éducatif.

C’est dans un contexte mondial marqué par la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, notamment son dangereux variant delta, que le Niger a célébré le 61e anniversaire de son accession à l’indépendance. À la veille de cette célébration, le président de la République nigérienne, Mohamed Bazoum, s’est adressé à la nation.

L’éducation, plus grand défi

Dans son discours, lors de la cérémonie marquant son investiture, en avril 2021, le successeur de Issoufou Mahamadou avait fait un état des lieux des défis auxquels est confronté le Niger, en mettant en exergue deux d’entre eux : la gouvernance et l’éducation.

Face à la crise scolaire récurrente, le président Bazoum estime important de procéder à une réforme du système éducatif de son pays. À l’occasion de la commémoration de l’accession du pays à l’indépendance, il a précisé que « l’éducation est [son] plus grand défi ». Et d’ajouter : « Ses [ pour l’éducation ndlr] faiblesses paralysent nos possibilités de constituer un véritable capital humain, capable de prendre en charge les défis de développement de notre pays ».

Mohamed Bazoum rassure donc que le système éducatif de son pays sera repensé. À l’en croire, des consultations ont déjà été engagées dans ce sens. « J’ai eu à consulter les partenaires de l’éducation sur les principaux axes de ces réformes afin de les sensibiliser et de requérir leurs opinions et leur soutien », a-t-il laissé entendre dans son Message à la nation, le 2 août 2021.

Les principaux axes de la réforme

D’ores et déjà, le gouvernement est à pied d’œuvre pour la mise en œuvre « d’une grande politique de réforme » du système éducatif nigérien. Une réforme qui consistera surtout à repenser la « politique de formation des enseignants et des encadreurs en relevant d’une part le niveau à partir duquel seront orientés les élèves destinés à l’enseignement et à mettre d’autre part une rigueur toute particulière dans cette formation ».

Cette réforme prévoit également des mesures incitatives spéciales visant à « favoriser le recrutement des professeurs dans les disciplines scientifiques, dont [les] établissements manquent cruellement ». Selon le président de la République, c’est ce manque qui expliquerait les contreperformances des élèves.
En vue de garder plus longtemps les jeunes filles à l’école et diminuer pour ainsi dire le taux de mariage précoce, Mohamed Bazoum prévoit, dans sa réforme, la construction d’internats pour jeunes filles.  

La formation professionnelle n’a pas été omise par le président de la République. « Notre système de formation professionnelle sera rationalisé pour lui permettre de produire les cadres techniques si indispensables pour notre économie », a-t-il expliqué. 

Au niveau de l’enseignement supérieur, le président de la République s’engage, d’ici à la fin de l’année 2023, à « satisfaire tous les besoins de [leurs] universités en enseignants-chercheurs ». Espérons que ces promesses ne soient pas seulement politiques.

Fousseni Togola

4 août 2021 0 comments
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Abdoulaye dit Allaye Koita
Opinion

[Tribune] Réformes institutionnelles : vers des élections couplées !

by Sahel Tribune 3 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les coups d’État récurrents au Mali prouvent la nécessité de réformes profondes, selon Abdoulaye dit Allaye Koita. Le président du mouvement En Avant, créé suite à l’élection législative de 2017, à laquelle M. Koita a participé en tant que candidat indépendant à Mopti, fait des propositions.

La démocratie pluraliste, avec emprisonnement de tous les opposants politiques, pendant huit ans. Ensuite le parti unique pendant vingt-trois ans, et les mêmes emprisonnements. Pour finir, encore la démocratie pluraliste, où le perdant porte une casquette d’opposant, aux yeux de la société. De l’indépendance coloniale à nos jours, le Mali a connu plusieurs coups d’État. Il est temps que les Maliens s’asseyent pour repenser le modèle politique de notre système démocratique.

Être opposant au Mali, c’est être cet ennemi de la nation, aux yeux de certains profanes, qui empêche le pays de se développer. Toutes les idées venant de cette opposition, sont vues par le vainqueur, roi d’un moment, comme des tentatives de sabotage de sa gestion. Pour couronner tout cela, on attribue à cette persona non grata le nom de « Chef de file de l’opposition ». Sans m’éterniser sur le passé, je propose certaines réformes institutionnelles.

Plus de restitution de caution

Les élections présidentielles et législatives doivent être couplées en un seul tour. Le premier à l’élection présidentielle devient président de la République et le deuxième, président de l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale, qui a pour rôle fondamental le contrôle de l’action gouvernemental, doit être présidée par un opposant, qui suivra le programme de son adversaire.

Tous ceux qui auront 5 % à l’élection présidentielle deviendront des députés à l’Assemblée nationale. Ainsi, il n’aura plus de restitution de caution. Quand un député est dans l’incapacité, pour quelques motifs que ce soit, celui qui le suit sur la liste de l’élection passée le remplace.

Quant au gouvernement, le Président du parti, qui a le plus grand nombre de députés, devient Premier ministre. Il sera chargé de faire les consultations au sein de l’hémicycle, afin de consolider une majorité de députés pour diriger.

Les élections municipales, locales et régionales se dérouleront également au même moment. Il faudrait donc permettre aux candidats d’être en même temps sur toutes les listes. Après la proclamation des résultats, chacun aura 72 heures pour choisir la liste sur laquelle il souhaite rester.

Les maires, les présidents de Conseil de Cercle et d’Assemblée régionale doivent obligatoirement résider au niveau de leur lieu d’élection. Tous leurs déplacements doivent être contrôlés, respectivement par le sous-préfet, le préfet et le gouverneur.

Avant d’entrer en fonction, ils doivent faire une déclaration de biens, qui sera rendue publique. Le maire, au niveau du sous-préfet, le président du conseil de cercle, au niveau du préfet, et le président de l’Assemblée régionale, au niveau du gouverneur.

Le haut Conseil des Collectivités

Tous les trimestres, les maires de chaque cercle se rencontreront pendant trois jours pour des échanges sur la gestion de leurs communes, au niveau d’une sous-préfecture, de façon rotative. Tous les semestres, les présidents des conseils de cercle se rencontreront au niveau d’une préfecture, pendant une semaine, pour des échanges sur la gestion de leur cercle. Tous les ans, les présidents des assemblées régionales se retrouveront au niveau d’une région, pendant deux semaines, de façon rotative. Le Haut conseil des collectivités territoriales sera alors supprimé. Une institution budgétivore, qui a peu d’importance.

La haute cour de justice doit être supprimée. Elle sera une juridiction rattachée à la Cour suprême. Elle sera chargée de juger tous les élus, ministres et chefs d’institutions pendant l’exercice de leur fonction.

Abdoulaye dit Allaye Koita


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune. 

3 août 2021 1 comment
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Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga devant les membres du CNT pour l'adoption du PAG
Politique

Mali : après la validation du PAG, le gouvernement devant ses responsabilités

by Sahel Tribune 3 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Conseil national de transition (CNT) a procédé à l’adoption du Plan d’action du gouvernement Choguel Kokalla Maiga, lundi 2 août 2021.

Après plus de huit (8) heures de débats, les membres du CNT ont adopté le Plan d’action du gouvernement de transition avec 102 voix pour, 2 voix contre et 9 abstentions. Le gouvernement de transition est ainsi mis devant ses responsabilités.

Ce Plan d’action du gouvernement (PAG) de transition, adopté par une écrasante majorité des membres du CNT, est structuré autour de quatre axes prioritaires. Il s’agit : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales, la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité. Tout cela pour un coût estimatif de 250 milliards 63 millions de francs CFA.

Vote historique

Le Premier ministre de Transition, Choguel Kokalla Maiga estime que cette adoption du PAG témoigne de la confiance du CNT en sa personne. Elle indique la nécessité pour le gouvernement de transition de redoubler d’efforts pour la mise en œuvre de ce plan, afin que l’espoir des Maliens ne soit pas déçu. Car, précise le Premier ministre de Transition, aucun organe de la transition ne doit oublier « les circonstances de sa survenue aux affaires ».

Le chef du gouvernement de transition a saisi l’occasion pour donner l’assurance qu’il travaillera afin que ce « vote puisse rentrer dans l’histoire » du Mali. « Je voudrais vous donner l’assurance que nous ne ménagerons ni notre temps ni notre santé, pour que votre [les membres du CNT ndlr] vote soit historique. Nous nous engageons à ne pas décevoir votre confiance », a-t-il rassuré.

À travers cette adoption, par l’organe législatif de la transition, l’ancien président du Comité stratégique du M5-RFP espère que dans les décennies à venir, les Maliens se souviendront de cette équipe transitoire, qui aura « écrit une page de l’histoire du Mali ».

Le Premier ministre avait présenté ce PAG devant le CNT, vendredi 30 juillet 2021.

La rédaction

3 août 2021 2 comments
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Le Président de la Transition, Assimi Goïta, lors de la montée des couleurs
Politique

Montée des couleurs : « renaitre les valeurs patriotiques », cette volonté du président Assimi Goïta

by Chiencoro 3 août 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

La cour du Palais présidentiel de Koulouba a servi de cadre, lundi 2 août 2021, à une cérémonie des couleurs, qui se tiendra désormais chaque premier lundi du mois. Cette première édition était présidée par le chef de l’État, le col. Assimi Goïta.

Afin d’exhorter tous ses collaborateurs, les Maliens et notamment les forces de Défense et de sécurité à persévérer davantage dans le combat pour la recherche de la paix et de la stabilité, « sur chaque mètre carré du territoire national », le président de la transition, le colonel Assimi Goïta institue une cérémonie de montée des couleurs. À compter du 2 août, elle se tiendra le premier lundi de chaque mois.  

En images 📹, la cérémonie aux couleurs présidée par le Président de la Transition, son excellence le Colonel Assimi Goita, ce matin dans la cour du Palais de Koulouba, en présence de l'ensemble de ses collaborateurs. pic.twitter.com/8xUiugXtgd

— Presidence Mali (@PresidenceMali) August 2, 2021

L’institution de cette cérémonie aux couleurs, dans un pays victime d’une insécurité galopante, est loin d’être fortuite, pour qui connait le symbole du drapeau et la signification de l’hymne national.

« Faire renaitre les valeurs patriotiques »

Au cours de cette cérémonie, commandée par le capitaine Bamba Maïga du groupement de sécurité de la présidence, le chef de l’État et ses collaborateurs ont chanté en chœur l’hymne national. Une telle cérémonie, au-delà de toute sa signification nationale, permet de créer un cadre de communion entre le personnel militaire, paramilitaire et civil, autour du drapeau national, « symbole suprême de notre patrie et de notre indépendance ».

Cérémonie de montée des couleurs
Cérémonie de montée des couleurs au palais de Koulouba. Crédit photo: Capture d’écran

« En ce moment difficile que nous traversons, le pays a plus que jamais besoin de l’engagement patriotique de tous ses fils », a confié, au cours de cette montée des couleurs, le commandant Nfa Samba Koné, maître de ladite cérémonie.

« Cette nouvelle vision s’inscrit dans le cadre de l’impulsion d’une dynamique citoyenne et d’une prise de conscience collective de la nécessité de faire renaitre les valeurs patriotiques, surtout en ces moments difficiles de l’histoire de notre pays », a écrit la présidence du Mali sur sa page Facebook, après la cérémonie.

Fousseni Togola

3 août 2021 1 comment
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