Crise sécuritaire : le Niger de nouveau endeuillé, la réaction des parlementaires

Crise sécuritaire : le Niger de nouveau endeuillé, la réaction des parlementaires
Soldats Tchadiens. Image d'illustration. ©Tchad Infos

Pays sahélien, le Niger a été de nouveau frappé, le 20 août dernier, par des hommes armés. Les parlementaires nigériens avaient déjà réagi face à la  recrudescence de ces attaques attribuées à des groupes djihadistes.

Au Niger, des hommes armés à bord de motos ont attaqué le vendredi 20 août 2021 un village de la région de Tillabery. Cette attaque a eu lieu juste au moment de la prière du soir, vers 20 h. Plusieurs fidèles auraient été assassinés dans la mosquée. Le bilan fait état de 17 morts et de 4 blessés.

Cette attaque est la seconde en moins d’une semaine. Des civils ont reçu la visite d’hommes armés, lundi 16 août dernier. Cet incident, près de la frontière malienne, a fait au moins 37 civils tués, dont 13 enfants et 4 femmes.

Mode opératoire

À la suite de cette attaque du lundi, un deuil national de 48 heures a été décrété par le gouvernement, à partir de mercredi 18 août.

Cette recrudescence de l’insécurité inquiète de plus en plus les décideurs ainsi que les partenaires du Niger. Dans une déclaration publiée le jeudi dernier, des députés de Tillabéri ont exprimé leur préoccupation face à ces attaques récurrentes. À en croire leurs précisions, « 92 % des 409 écoles fermées au Niger pour cause d’insécurité sont dans la région de Tillabéry ». Et de déplorer que « les populations [soient ndlr] traumatisées et [aient ndlr] un sentiment qu’elles sont abandonnées à leur triste sort et quant aux partenaires au développement et autres humanitaires, leurs interventions ont aussi connu une baisse significative ».

Dans cette déclaration lue par le député Abdou Boubacar, des informations sont données sur le mode opératoire de ces hommes armés, qui ne cessent d’endeuiller la plupart des pays du Sahel. « Ces terroristes, sans foi, ni loi, procèdent à des enlèvements de personnes, de prélèvements de la zakat, de vols de bétail, de destruction d’infrastructures scolaires et sanitaires, d’incendies de greniers et de villages, en donnant des ultimatums aux populations, le choix entre abandonner leurs villages et collecte à leur profit d’argent en guise d’impôts », souligne A. Boubacar.

Diminuer les attaques

Les parlementaires de la région de Tillabéri proposent une batterie de mesures au gouvernement nigérien afin de diminuer ces attaques récurrentes. Ils invitent au renforcement de la présence de l’armée sur le terrain et des renseignements de tout ordre. Ils exhortent également à « faire agir avec promptitude les Forces de défense et de sécurité (FDS), et en particulier les interventions aériennes ». Aussi demandent-ils à « rendre effectives les mesures d’accompagnement aux populations et poursuivre les efforts pour le retour des populations déplacées dans leurs villages respectifs ».

Dans un communiqué du 18 août 2021 sur la situation des inondations et des attaques terroristes récentes au Niger, la Commission nationale des droits humains (CNDH) a invité les autorités, les bonnes volontés ainsi que les partenaires du Niger à apporter une assistance rapide et conséquente aux sinistrés et une étroite collaboration des populations face à l’insécurité.
Fousseni Togola

Chiencoro

Chiencoro a plusieurs années d'expérience dans la presse écrite et le blogging au Mali. Il est présentement journaliste-reporter à Sahel Tribune.

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