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Des représentants de la classe politique malienne lors d'une rencontre mardi.
Politique

Mali : l’appel des partis politiques pour une « transition réussie »

by Bakary FOMBA 30 juillet 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Des responsables de partis et regroupements de partis politiques maliens ont signé une déclaration commune, lundi 26 juillet 2021, pour une transition réussie.

Pour une plus grande inclusivité dans la conduite des affaires publiques et la réussite de la transition en cours, des leaders de partis et regroupements de partis politiques du Mali ont, dans une déclaration commune, le 26 juillet dernier, réitéré leur disponibilité à accompagner les nouvelles autorités transitoires.

Élections

Ces leaders estiment que la sortie durable de crise au Mali va au-delà de la seule période de la transition. Ils estiment que le prochain pouvoir, issu des élections générales de fin de transition, devra impérativement travailler dans un esprit de rassemblement et d’inclusivité. Ce pouvoir de l’après-transition devra conduire des réformes profondes pour une meilleure gestion du pays.

Cette rencontre des partis politiques maliens a été également une occasion d’exhorter les autorités de la transition au « respect scrupuleux » de la période de la transition ainsi que la date retenue pour les prochaines élections générales (présidentielles et législatives), du 27 février 2022. Ils les invitent ainsi à la publication d’un chronogramme détaillé des tâches conduisant à la tenue de ces échéances électorales. Ce n’est pas tout.

Ni coalition ni alliance

Ces représentants des partis politiques, faisant comprendre que leur souci reste la réussite de la transition, invitent le peuple malien et les partenaires du Mali à les accompagner dans cette dynamique. Ils décident de mettre en place un mécanisme de suivi de leur déclaration.

Cette sortie de ces ténors des partis politiques, juste après le soutien exprimé par le Chérif de Nioro, M’Bouillé Haidara, aux autorités de la transition, a défrayé la chronique nationale et internationale. Beaucoup ont traduit cette déclaration comme une tentative de déstabilisation des nouvelles autorités de la transition. Mais, selon Moussa Mara, ancien Premier ministre sous IBK et porte-parole de ce rassemblement des partis politiques, leur objectif est d’« aider les autorités de la transition à se focaliser sur l’essentiel en vue de sortir de cette période par le haut, dans leur intérêt, et surtout dans celui du Mali ».

A en croire l’ex-président du parti Yéléma — le changement, « ces partis, qui représentent plus de 70 % des députés élus lors des dernières législatives et plus de 80 % des élus locaux du pays, n’ont créé ni coalition ni alliance électorale quelconque et ne sont encore moins opposés à qui que ce soit ». Selon ses déclarations, « leur seule préoccupation est de contribuer à une transition réussie ».

Bakary Fomba

30 juillet 2021 4 comments
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Le meeting des enseignants au Palais des sports de Bamako, jeudi 29 juillet 2021
ÉducationOpinion

Mali. Article 39 des enseignants : éviter de faire durer les problèmes

by Chiencoro 29 juillet 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

L’école malienne marche de nouveau sur une pente savonneuse. Les dirigeants ont pris l’habitude de faire durer les problèmes, pour se sauver la peau. Les enseignants donnent l’air d’avoir horreur du double langage

Signée par Col. Assimi Goïta, président intérimaire, l’Ordonnance fixant « [la] grille indiciaire unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires » a été la goutte d’eau qui a débordé la vase. Cette Ordonnance qui « abroge toutes dispositions antérieures contraires », en son article 4, devient la croix et la bannière entre les autorités de la transition et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016.

Toujours temporiser sans résoudre

La synergie syndicale de l’éducation veillerait, comme à la prunelle de ses yeux, sur l’article 39 de son statut. Elle estime que cette ordonnance signe la « mort » de cet article, qui octroie pourtant des privilèges aux personnels enseignants du Mali.

Pour manifester leur cri de cœur et réclamer une application stricte de l’article 39 de la Loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018, les syndicats de l’éducation ont décidé de boycotter tous les examens de fin d’année et de prendre en otage les notes de toutes les évaluations précédemment faites. Dans la même dynamique, ils se « réservent le droit d’observer une grève de 12 jours, soit 288 heures allant du lundi 09 au jeudi 12 août, du lundi 16 au mercredi 18 août et du lundi 23 au vendredi 27 août 2021 inclus ».

Comment faut-il comprendre toutes ces réactions autour de l’article 39 du statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale ? Rien d’autre. Sauf que les combines ont des racines douces, mais des fruits amers. Elles ne permettent que de temporiser des problèmes avant leur explosion prochaine.

À analyser l’adoption de ce statut des enseignants, par le régime déchu d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), en 2018, il est possible de comprendre qu’il s’agissait juste d’un moyen astucieux de se sauver la peau. « On tend de plus en plus vers un bac UEMOA. On nous demande d’avoir les mêmes compétences que nos collègues de cette zone, de donner les mêmes résultats qu’eux. Alors, pourquoi ne pas nous mettre dans les mêmes conditions qu’eux aussi ? », s’est demandé Ousmane Almoudou, porte-parole de la synergie des syndicats de l’éducation, dans une interview accordée à Sahel tribune, en mai 2020.

Meilleure sortie de crise

Face à cette revendication des enseignants maliens d’être mis dans les mêmes conditions de vie et de travail que leurs collègues de la zone UEMOA, le régime IBK s’est juste trouvé une porte de sortie. « Lors des négociations ayant conduit à ce statut, nous avons demandé à ce que nos salaires soient alignés à ceux de nos collègues de l’UEMOA. C’est ainsi que le gouvernement a décidé de nous accorder ce statut », a précisé le porte-parole de la synergie syndicale de l’éducation au cours de la même interview.

Il est important que les dirigeants maliens comprennent que l’on ne résout pas des problèmes par des invectives. Comme une blessure sur laquelle on applique juste des calmants et jamais des traitements appropriés et qui rechutera toujours, en choisissant de temporiser les problèmes, on augmente leur durée de vie.

Depuis 2016, l’école malienne est paralysée par la même crise qui peine à être résolue, en raison de la « mauvaise foi » qui anime les autorités en charge de la gestion de la crise en question.

Les autorités transitoires ont alors du pain sur la planche. Car si l’on arrive à tenir les examens de fin d’année sans les enseignants, l’année scolaire 2021-2022 risque de subir le même sort que celle de 2019-2020. Il convient donc de ne pas prendre ce problème à la légère. Cette fois-ci, il serait judicieux d’éviter les combines.

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb.

29 juillet 2021 1 comment
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Ousmane Almoudou, porte-parole de la synergie syndicale de l'éducation
Éducation

École malienne : la synergie syndicale des enseignants toujours sur la défensive

by Bakary FOMBA 29 juillet 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Après rétention des notes, boycott des évaluations anticipées et de fin d’année, une grève de 288 heures (12 jours) est annoncée par les syndicats des enseignants toujours sur la défensive pour l’article 39. École malienne.

En Conseil des ministres, le 30 juin dernier, les nouvelles autorités de la transition, ont adopté un projet de loi portant l’unification des grilles indiciaires des fonctionnaires du Mali. Cette adoption a été suivie par l’Ordonnance du 16 juillet 2021 fixant « La grille indiciaire unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires ».

Article 39 menacé

Cette Ordonnance du président de la transition, qui « abroge toutes dispositions antérieures contraires », selon l’article 4 de ladite ordonnance, a finalement attisé le feu. Ces décisions des autorités de la transition ont créé la panique chez les enseignants, qui estiment qu’il s’agit d’une menace contre leur article 39, qui leur octroie pourtant des privilèges.

« Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale », lit-on dansl’article 39 du statut du personnel enseignant.

Selon les précisions de la synergie syndicale de l’éducation, « l’article 39 a pour objets de répondre à une demande d’harmonisation des salaires des enseignants maliens avec ceux de la sous-région, d’apaiser le climat social et d’éviter que les enseignants ne se mettent en grève chaque fois qu’il y a une augmentation sur le statut général. Il vise aussi à rendre la fonction enseignante plus attrayante. »

Des cris de cœur

Suite à ces agissements des nouvelles autorités maliennes, que des enseignants n’hésitent pas à qualifier de « mauvaise foi », les syndicats de l’éducation ont décidé d’aller à une vitesse supérieure.

Dans leur lettre circulaire du 26 juillet 2021, la synergie syndicale a invité ses militants à « retenir toutes les notes », à « boycotter les épreuves anticipées » ainsi que « tous les examens de fin d’année ». Elle exige, à cet effet, « l’application immédiate de l’article 39 de la Loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018, portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale. »

Ce collectif des syndicats des enseignants projette également d’observer une grève de 12 jours, soit 288 heures, allant du lundi 9 au jeudi 12 août. Du lundi 16 au mercredi 18 août et du lundi 23 au vendredi 27 août 2021 inclus, si toutefois l’article 39 de leur statut n’est pas pleinement appliqué.

Des « décisions responsables » 

Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont tenu, mardi 27 juillet 2021, sur l’ensemble du territoire national, des assemblées générales. Ces rencontres d’information ont été l’occasion d’informer les acteurs de la société civile et les partenaires de l’école malienne sur des problèmes réels du secteur de l’éducation dans leur pays.

La synergie a publié un document de communication dans lequel elle prévient l’opinion publique nationale et internationale des risques que court l’année scolaire si des « décisions responsables » ne sont pas prises par les autorités de la transition.

Les syndicats de l’éducation prévoient, ce jeudi 29 juillet 2021, des meetings nationaux, dans les différentes localités. Au cours de ces rencontres, précisent-ils, ils dévoileront leurs analyses sur la question de la grille unifiée, la nécessité d’appliquer coute que coute l’article 39. Pourtant, lors de sa rencontre avec le parlement des enfants, le 26 juillet dernier, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a donné l’assurance que l’article 39 n’est pas abrogé. Il reste à se demander : à quand le salut de l’école malienne ?

Bakary Fomba

29 juillet 2021 1 comment
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Des représentants de la classe politique malienne lors d'une rencontre mardi.
Opinion

Mali : tous contre la restauration !

by Sahel Tribune 28 juillet 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au moment, où le peuple malien s’est définitivement engagé auprès des autorités pour la réussite de la Transition, qui passe par des réformes institutionnelles, les prétendus démocrates de l’ex-majorité présidentielle luttent bec et ongles pour la restauration de l’ordre ancien. Pourtant, nous savons que la non-réalisation de ces réformes est la cause profonde de l’effritement de l’État malien.

Se préserver de la justice ?   

Tout Malien sensé aurait honte, à la place de ces sangsues qui ne veulent décidément laisser aucun répit au peuple malien quant à l’assouvissement de leur voracité à la limite de la moralité. Qu’ils revoient leur copie machiavélique de déstabilisation. Car ils ne sont que dans la désillusion pour la simple raison que le peuple malien ne se laissera pas faire. Le moment est historique. Le tournant est décisif. Aucun intérêt personnel sordide n’aura raison de cette Transition qui a l’onction des Maliens, désabusés et debout sur les remparts, résolus de mourir pour la Patrie.

Pourquoi ces gens-là s’obstinent-ils à voir le Mali aller aux élections dans la précipitation ? Assurément pour espérer reprendre les rênes du pouvoir, dans le dessein inavoué de sauvegarder leur standing. Hélas ! Bien pesant sur les maigres caisses de la mère-patrie qu’ils ont réduites au statut de vache laitière. Par la même occasion, ces politiciens d’une autre époque veulent se préserver de la justice, guidée par le bruit impénitent des casseroles qu’ils trainent à leur corps défendant.

Des « démons en cravate »

Dans un style peu sincère, le porte-parole des restaurateurs n’a pas manqué d’embrouiller le peuple, en faisant par moment un clin d’œil éhonté à la communauté internationale, comme si le destin du Mali devait forcément être certifié par celle-ci.

Les erreurs politiques accumulées en trente années d’exercice démocratique n’ont d’autres sources que ce conglomérat politique dont les acteurs sont de vrais prédateurs prêts à toute sorte de compromis pour s’emparer du pouvoir ou le conserver.

À l’opposé de ces « démons en cravate », une voix plus audible et sage, comme celle du Chérif de Nioro, avait déjà raisonné pour clamer la nécessité de prolonger la Transition, dans le souci de mieux opérer les changements indispensables pour remettre le Mali sur les rails.

En observateur averti de la scène politique, ce guide spirituel a largement eu le temps de voir défiler tous les régimes à telle enseigne que sa prise de position, l’une des rares dans ce sens, est loin d’être fortuite, surtout qu’il estime que les dérives les plus graves remontent aux trente dernières années.

Que Soumeylou Boubeye et compagnie sachent que le temps de l’imposture et de la démagogie est révolu au Mali. Malgré tout, la Transition avance sous la protection divine et avec l’appui des Maliens sincères et patriotes.

F. T

28 juillet 2021 0 comments
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Des populations déplacées du Burkina Faso
Sécurité

Au Burkina : le HCR appelle « à une action concertée pour la paix et la stabilité »

by Chiencoro 28 juillet 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au regard de l’augmentation massive du nombre des déplacés internes et externes du Burkina Faso, le Haut Commissariat pour les Réfugiers (HCR) appelle « à une action concertée pour la paix et la stabilité ».

Au cours de la semaine précédente, le gouvernement burkinabè a indiqué que plus de 1,3 million de personnes ont été forcées de fuir les violences au Burkina Faso, en l’espace de deux ans et quelques mois. Et 6 % de la population burkinabè sont des déplacés internes.  

Ces déplacements massifs de populations ont lieu alors que les attaques contre les civils et les forces de sécurité, par des groupes djihadistes, vont crescendo, selon les précisions du porte-parole du HCR Babar Baloch. L’attaque la plus meurtrière au Burkina Faso, depuis le début des violences djihadistes en 2015, est celle survenue à Solhan. Une attaque qui a fait 130 civils tués, en juin dernier.

Au cours d’une conférence de presse, le 23 juillet 2021 au Palais des Nations Unies à Genève, M. Baloch a expliqué : « Durant le premier semestre 2021, 237 000 personnes ont été forcées de fuir leurs foyers et ont rejoint d’autres régions du Burkina Faso, soit une forte hausse par rapport aux 96 000 personnes qui avaient été enregistrées au cours du second semestre 2020 ».

Augmentation des déplacements vers des pays voisins  

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’inquiète également de la recrudescence des déplacements forcés des civils burkinabè vers des pays voisins.

Le porte-parole de l’agence onusienne communique : « Depuis janvier 2021, plus de 17 500 personnes ont fui vers les pays voisins ». Selon les chiffres communiqués par M. Baloch, le nombre total de réfugiés burkinabè a presque doublé en seulement six mois : « On compte désormais 38 000 réfugiés et demandeurs d’asile burkinabè à travers la région ».

Au Niger, on compte 11 400 demandeurs d’asile burkinabè, contre 7400 au début de l’année. Seulement au cours du mois de juin, quelque 900 demandeurs d’asile sont arrivés au Niger, en provenance de Solhan.  

« Le Mali accueille actuellement 20 000 demandeurs d’asile burkinabè, dont 6600 personnes qui sont arrivées dans la région de Tombouctou durant la seule année 2021 », précise le porte-parole du HCR. M. Baloch souligne pourtant les difficultés d’accès à cette région en raison des conditions de sécurité. Ce qui limite l’accès humanitaire dans cette partie du Mali

Au nord du Bénin, 179 demandeurs d’asile burkinabè ont également été enregistrés par les services du HCR. Au cours du mois de mai dernier, la Côte d’Ivoire a aussi reçu « ses premiers demandeurs d’asile burkinabè ». Quelque 430 personnes sont arrivées dans ce pays en quête de sécurité, indique notre source.

Appel à une action concertée

Le HCR, ses partenaires ainsi que les autorités sont à pied d’œuvre pour fournir des vivres, des abris, des articles de secours et des soins de santé, à ces déplacés forcés. « Malheureusement, la violence et l’insécurité continuent d’entraver l’accès humanitaire », déplore M. Baloch. À en croire les explications du porte-parole du HCR, le Burkina Faso et ses pays voisins ont un besoin humanitaire croissant. Il leur faut des ressources supplémentaires.

« Le HCR réitère son appel à une action concertée pour la paix et la stabilité au Burkina Faso et dans les pays voisins du Sahel central, le Mali et le Niger, qui connaissent également une forte augmentation de la violence et des déplacements forcés », précise M. Baloch qui rappelle que « les besoins du HCR en matière de financement pour le Sahel central en 2021 sont de 259,3 millions de dollars ». Mais à ce jour, seule la moitié des fonds recherchés a été reçue, conclut le porte-parole du HCR.

Fousseni Togola

28 juillet 2021 0 comments
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Chérif M'Bouillé Haidara de Nioro du Sahel
Politique

Mali : le message controversé de M’Bouillé Haïdara sur la durée de la transition

by Sahel Tribune 27 juillet 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Depuis sa Zaouïa de Nioro du Sahel, le chérif M’Bouillé Haïdara s’est prononcé sur la durée de la transition au Mali. C’était le vendredi 23 juillet dernier.

Dans une vidéo d’une dizaine de minutes, devenue virale sur Facebook, depuis le week-end dernier, le Chérif de Nioro exhorte la Communauté internationale et tous les Maliens à prolonger la durée de la transition en cours au Mali. Il préconise pour cela deux ou trois ans au lieu de 18 mois.

Le leader religieux souhaite que les militaires gardent les rênes du pouvoir jusqu’à ce que la paix et la stabilité reviennent au Mali. Pour lui, « tout ce qui dérange la communauté internationale fait le bonheur du Mali ».

Risque d’une nouvelle grogne sociale

Cette déclaration intervient à une période où des inquiétudes subsistent déjà du côté de la classe politique quant au respect de la durée de cette transition, qui a connu des débuts difficiles et continue de recevoir des bâtons dans ses roues.

Après la démission forcée de l’ex-président de la transition, Bah N’Daw, et son équipe gouvernementale, le 24 mai 2021, le nouveau Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga est attendu devant le Conseil national de transition (CNT), ce vendredi 30 juillet. Choguel devra présenter son Plan d’actions gouvernementales (PAG).

À huit (8) mois de la fin de cette période transitoire, il n’est pas évident que les axes prioritaires du PAG du PM puissent être  mis en œuvre. D’où la possibilité que la durée de cette transition soit prolongée. Une situation qui risque pourtant de créer une nouvelle grogne sociale. 

« Seuls espoirs des Maliens »

C’est en raison de toutes ces éventualités que le chérif de Nioro invite les Maliens à soutenir ces hommes en kakis. À l’en croire, ces militaires de l’ex-Comité national pour le salut du peuple (CNSP) ont sauvé le Mali en évitant aux Maliens le drame.

« Les partenaires du Mali ont horreur à ce que les militaires gouvernent. Je demande aux Maliens de soutenir ces hommes à la tête de l’Etat malien jusqu’à ce que le Mali retrouve la paix et la stabilité », exhorte M’Bouillé Haidara. Il rassure néanmoins que si ces hommes échouent dans cette mission, il « n’hésitera pas non plus à les dénoncer ».

Convaincu que son opinion fomentera des débats politiques, le Chérif de Nioro rassure n’avoir ni de liens particuliers avec les militaires au pouvoir, ni d’ambition politique. Sans langue de bois, le puissant et controversé guide religieux de Nioro rappelle à qui veut l’entendre que ces nouvelles autorités sont des « Maliens comme tout le monde ». Une manière de dire qu’ils ont aussi droit à la gouvernance au même titre que les civils.

Colonel Assimi Goïta et son équipe « sont aujourd’hui les seuls espoirs des Maliens », a-t-il laissé entendre.

La rédaction

27 juillet 2021 1 comment
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Des officiels lors de l'ouverture de l'atelier de validation de mla SIJ
Actu

G5 Sahel : à Bamako, atelier de validation de la « Stratégie Intégrée de la Jeunesse » et son Plan d’action

by Chiencoro 27 juillet 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Des représentants de l’espace G5 Sahel et de la diaspora sont réunis, à Bamako, pour un atelier de validation de la « Stratégie Intégrée de la Jeunesse » et son Plan d’action. Les travaux ont démarré le lundi 26 juillet dernier à l’hôtel Salam et prendra fin ce mardi 27 juillet.

« Dans ces empires et royaumes [au Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie ndlr], autrefois comme il y a encore quelques décennies, les jeunes rivalisaient d’adresse et de prouesse pour le rayonnement de leur communauté », rappelle Amadou Diarra Yalcouyé, secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne du Mali.

« La fibre patriotique concourait à l’édification d’un espace de paix, de cohésion sociale et de rayonnement culturel », a-t-il poursuivi lors de la cérémonie d’ouverture.  Avant d’ajouter : « La jeunesse constitue un atout majeur pour les pays du G5 Sahel ».

Fruit de moult rencontres

Cette jeunesse est pourtant victime de l’insécurité, de la pauvreté, du chômage, de l’analphabétisme, de l’inadéquation de la formation, du développement de l’extrémisme violent et du terrorisme, de la consommation des stupéfiants, etc., déplore M. Yalcouyé. À en croire ses explications, « Il ressort du diagnostic opéré dans tous les États membres [du G5 sahel ndlr] que ces contraintes handicapent fortement les actions de plein épanouissement des jeunes hommes et jeunes femmes de [cet ndlr] espace et nécessitent des réponses adaptées, des actions conjuguées et fortes ».

Dans l’ambition de s’appuyer sur une jeunesse saine, éduquée et épanouie en soutien au développement et à la quête de la sécurité, une « Stratégie Intégrée de la Jeunesse » a vu le jour dans cet espace. Une initiative née à la suite de plusieurs rencontres entre des responsables de ces pays du G5.

Les rencontres des ministres en charge de la Jeunesse des États de cette région a eu lieu, les 3 et 4 avril et les 22 et 23 juillet 2015 à Nouakchott, en Mauritanie. À cette rencontre, la mise en place d’un « cadre spécifique de concertation et d’action en matière de jeunesse, de sport et d’emploi » a été décidée.

Ces rencontres ont été suivies par la Conférence des chefs d’État de l’espace G5, le 20 novembre 2015 à N’Djamena, au Tchad. Au cours de laquelle il a été décidé de mettre en place une « Stratégie Intégrée de la Jeunesse » (SIJ), afin de créer les conditions de « l’épanouissement et du développement de la jeunesse des pays du G5 Sahel ».

« 65 % de sa population »

La formulation du contenu du document de la SIJ a également donné lieu à plusieurs rencontres entre des responsables de la jeunesse de ces pays et leurs partenaires, notamment l’Union européenne, le royaume du Danemark ainsi que le projet « La Voix des jeunes du sahel », etc.

Pour deux jours, les 26 et 27 juillet 2021, les représentants des cinq pays du G5 Sahel ainsi que de la diaspora sont réunis à Bamako pour la validation de la « Stratégie Intégrée de la Jeunesse » des pays du G5 Sahel et de son Plan d’action.   

Des participants à l'atelier de validation de la SIJ à Bamako
Des participants à l’atelier de validation de la SIJ à Bamako. Crédit photo: Togola/ Sahel Tribune

« Cet atelier de deux jours permettra d’adopter la Stratégie Intégrée de la Jeunesse (SIJ) après un examen minutieux de la pertinence du diagnostic et des soutiens proposés et de valider son plan d’action après examen de son réalisme », a précisé le représentant du G5 Sahel, chef de département gouvernance, Mahamadou Samaké.

Le président de la coordination des Conseils nationaux de la jeunesse du G5 Sahel, Abakar Dangaya n’a pas manqué de souligner l’importance de l’adoption d’une telle stratégie dans cette région du Sahel. Selon ses explications, « avec 65 % de sa population de 74 millions d’habitants ayant moins de 24 ans, l’espace G5 Sahel renferme la population la plus jeune du continent africain ».

Cinq axes prioritaires

Cette « Stratégie Intégrée de la Jeunesse », soumis à la validation, s’articule autour de cinq axes stratégiques : la promotion de l’autonomisation et de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes ; la promotion de la culture de la paix, des droits humains, et de la citoyenneté ; la promotion de la culture et du sport ; le renforcement de la gouvernance et du financement des politiques de jeunesse ; le développement du partenariat stratégique et des mécanismes de coordination.

À l’ouverture de l’atelier de validation, le secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, charger de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne du Mali a rassuré : « [ndlr] Encadrés, les jeunes hommes et les jeunes filles constituent un formidable atout pour impulser le développement socioéconomique et culturel de nos pays et un facteur important de paix, de stabilité et de cohésion sociale ». À Abakar Dangaya de conclure : « Quand il s’agit de la cause de la jeunesse africaine, le Mali a toujours été présent ».

Fousseni Togola

27 juillet 2021 0 comments
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