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Alain Noudehou
Actu

Mali : « œuvrer à un développement durable et à la restauration de la paix », invite Alain Noudéhou

by Chiencoro 11 août 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Face à l’énorme croissance des déplacés internes, le Coordonnateur de l’action humanitaire du Bureau OCHA-Mali, en visite à Mopti, invite à « œuvrer à un développement durable et à la restauration de la paix ».

La détérioration de la situation sécuritaire, la persistance des attaques contre les civils et les violences intercommunautaires, dans un contexte d’impunité, augmentent le nombre de personnes déplacées internes au Mali. À la date du 31 mai 2021, le pays comptait 386 454 personnes déplacées internes, selon Ocha Mali. L’agence onusienne montre ses inquiétudes face à cette tendance croissante de mouvements des populations, qui dépasse la situation en 2013. En 2013 où le pays comptait déjà 353 455 personnes déplacées.

La région de Mopti totalise le plus grand nombre des personnes déplacées internes avec 157 415, uniquement dans la région de Mopti et ses régions voisines (Bandiagara, Douentza). Elle est suivie des régions de Gao avec 91 811, Tombouctou avec 57 850, Ségou avec 39 795 et Ménaka avec 19 916 personnes. Malgré les difficultés d’accès et les contraintes sécuritaires, ces hommes, femmes et enfants ne méritent point d’être oubliés, mais soutenus, selon le nouveau Coordonnateur de l’action humanitaire d’OCHA Mali, Alain Noudéhou.  

Cohérence entre les initiatives

À travers une mission dans la région de Mopti, la semaine dernière, Alain Noudéhou s’est imprégné de la situation humanitaire, culturelle et du développement de la zone et ses régions environnantes. S’il a été rassuré par « l’investissement dans des activités communautaires permettant aux plus vulnérables d’avoir des revenus et d’assurer leurs moyens de subsistance », il a jugé important de renforcer la « cohérence entre les initiatives humanitaires, de développement et celles en faveur de la cohésion sociale vers des solutions durables ».  

Au cours de sa rencontre avec la société civile, M. Noudéhou n’a pas manqué de rappeler le rôle crucial que doit jouer chaque partie, sur tous les plans. « Nous avons tous un rôle fondamental, le Gouvernement, les organisations humanitaires et de développement, la société civile, pour œuvrer à un développement durable et à la restauration de la paix », a-t-il laissé entendre.

Le nouveau coordinateur humanitaire était accompagné, lors de cette mission, de responsables des Nations Unies, de la Banque mondiale, du Groupe de Travail humanitaire du Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM).

Fousseni Togola  

11 août 2021 0 comments
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Laurent Gbagbo à droite, Pascal Affi G'guessan à gauche
Politique

Côte d’Ivoire : le divorce consommé entre Laurent Gbagbo et Pascal Affi N’guessan

by Bakary FOMBA 11 août 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Après le retour dans son pays, l’ex-président ivoirien a annoncé, lors d’un meeting, la création d’un nouveau parti politique. Laurent Gbagbo entend laisser son ancien parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI), entre les mains de Pascal Affi N’guessan. Le divorce est consommé entre les deux anciens compagnons.

« Aujourd’hui, je suis revenu de prison, il nous faut avancer. Je propose : laissons Affi avec l’enveloppe qu’il détient. Nous allons baptiser le FPI autrement. Nous allons continuer à lutter. Le FPI, c’est nous. Nous allons changer de nom. C’est tout », a laissé entendre, Laurent Gbagbo, lundi 9 août dernier, au Palais de la Culture d’Abidjan, rapporte Jeune Afrique. À travers cette annonce, le divorce est prononcé entre les deux acolytes.

Depuis son retour en Côte d’Ivoire, le 17 juin dernier, une bataille semble éclatée entre lui et son ancien Premier ministre, Pascal Affi N’guessan autour du contrôle du FPI.

Crise interne au sein du FPI

Depuis la crise de 2010-2011, qui avait profondément affecté la stabilité de la Côte d’Ivoire avec plus de 3000 morts, de nombreux blessés et personnes déplacées internes, le FPI, fondé par Laurent Gbagbo en 1982, est divisé en deux camps. L’un est resté fidèle à Laurent Gbagbo « Gbagbo Ou Rien (GOR) ». L’autre est resté fidèle à Pascal Affi N’guessan « FPI légal ».

Le FPI, « notre seul instrument de lutte politique est confisqué par Monsieur Affi N’guessan et malgré les nombreuses initiatives pour le raisonner, il s’arc-boute sur sa soi-disant légalité », peut-on lire dans un communiqué du FPI, publié à la suite d’une réunion des instances dirigeantes de Laurent Gbagbo. Le communiqué précise que Laurent Gbagbo « a pris acte de la volonté et l’obstination de Monsieur Affi N’guessan de prendre en otage le FPI, foulant ainsi au pied les années de sacrifice des militantes et militants du parti. »

D’ores et déjà, l’ex-président ivoirien a « demandé au comité central du (FPI) d’autoriser la mise en place d’un comité de préparation du congrès constitutif » au nouveau parti, qui pourrait se tenir en octobre prochain.

Présidentielle de 2025

Le camp de Pascal Affi N’guessan, président du FPI, dit « légal » et reconnu par les autorités judiciaires ivoiriennes, avait estimé dans un communiqué que « bien que membre fondateur du parti », Laurent Gbagbo « n’est pas le président en exercice du FPI ». Dans ce communiqué, on indique que le FPI « légal » « luttera de toutes ses forces contre le culte de la personnalité et l’aristocratie, le chemin de la dictature ».

Suite à son acquittement définitif, en mars dernier, L. Gbagbo a rencontré de nombreuses personnalités du pays, dont son ancien rival Alassane Ouattara, ainsi que Henri Konan Bédié. Mais il n’y a eu aucune rencontre avec Pascal Affi N’guessan, son ancien compagnon politique.

Cette annonce permet de comprendre mieux certains aspects qui restaient encore obscurs. La présidentielle de 2025 est pleine d’incertitude.

Bakary Fomba

11 août 2021 1 comment
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Des civils tues dans le centre du Mali
Sécurité

Insécurité dans la région de Gao : journée noire pour Karou, Ouatagouna, Daoutegeft

by Sahel Tribune 10 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, plusieurs civils ont été tués dans la région de Gao, dimanche 8 août 2021, dans une attaque attribuée à des djihadistes. Une journée noire.

Des attaques simultanées dans les villages de Karou, Ouatagouna et Daoutegeft, dans la région de Gao, ont fait une cinquantaine de civils tués, dimanche 8 août 2021. Dans ces localités frontalières avec le Niger, des assaillants à moto ont saccagé et incendié des maisons, emporté du bétail, selon les précisions de l’Agence France-Presse (AFP).

« Les terroristes sont entrés dans les villages et ont massacré tout le monde », a déclaré à l’AFP un responsable militaire. « À Karou, 20 civils ont été massacrés. À Ouatagouna, 14 civils ont été tués, et dans le hameau de Daoutegeft, d’autres civils ont été massacrés », selon un élu local cité par AFP.

L’armée malienne n’aurait pas tardé à se rendre sur les lieux pour porter secours aux populations.

« Défaillance des institutions »

Les attaques contre les civils semblent devenir monnaie courante au Mali, voire au Sahel. L’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Mali, Alioune Tine, a bouclé une visite de 11 jours au Mali, la semaine dernière. Dans sa déclaration de fin de mission, il met l’accès sur la situation que traversent les civils dans ce pays.

M. Tine évoquait une « défaillance des institutions de l’État », des « attaques tous azimuts contre les populations civiles » menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, ou JNIM, affilié à Al-Qaïda) », l’organisation État islamique au Grand Sahara (EIGS) et d’autres groupes armés. Il soulignait également les enlèvements, les viols collectifs, mais aussi les violences perpétrées par les forces de sécurité, censées protéger les civils.

Moussa Ag Acharatoumane, membre du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) et du Conseil national de transition (CNT), estime que cette attaque ne serait pas la dernière, parce que « aucune disposition n’est prise » par les autorités dans ces zones d’insécurité. Sur RFI, il demande aux Etats de la zone des trois frontières (Mali, Niger et Burkina Faso) de prendre « leur responsabilité ».

Protéger les civils

Cette crise sécuritaire, qui déstabilise le Mali, depuis 2012, a été également au cœur des échanges entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, et le président nigérien Mohamed Bazoum, le vendredi dernier. Les autorités nigériennes ont exprimé leur volonté de travailler avec les autorités de la transition malienne pour « vaincre l’adversité, particulièrement le terrorisme ».

Dans son rapport « Sahel : Ce qui doit changer – Pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations », publié en avril 2021, la Coalition citoyenne pour le sahel invitait les autorités sahéliennes à « inscrire la protection des civils, pas seulement la lutte contre le terrorisme, au cœur du mandat de toutes les opérations militaires » qu’elles doivent mener. 

Des partis politiques ont condamné cette énième attaque perpétrée contre des civils dans le pays.

Chiencoro

10 août 2021 0 comments
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6ème rapport du GIEC sur le climat
Climat et environnement

Réchauffement climatique, 6e rapport du GIEC, « alerte rouge pour l’humanité »

by Chiencoro 10 août 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Groupe international de recherche sur le climat (GIEC) a publié, lundi 9 août 2021, le premier volet de son rapport. Ce 6e rapport du GIEC est une « alerte rouge pour l’humanité ».

Un rapport d’analyse et de travaux, de plus de 4000 pages, est attendu du Groupe international de recherche sur le climat, au plus tard le premier trimestre 2022. Ce rapport sera publié en trois volets. Il évaluera les connaissances scientifiques aussi bien que l’impact des mesures adoptées afin de freiner le réchauffement climatique.

Le premier volet, rendu public, lundi 9 août 2021, fait état des nouvelles évaluations climatiques liées aux émissions de gaz à effet de serre. Le deuxième, attendu en février 2022, sera consacré à l’impact pour les écosystèmes. Le troisième, pour mars 2022, se penchera sur l’adaptation au changement climatique.

Risque imminent d’atteindre 1,5 degré

À l’occasion de la publication du premier volet des experts du Groupe de recherche sur le climat, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré : « Les concentrations de gaz à effet de serre sont à des niveaux records. Les catastrophes météorologiques et climatiques extrêmes augmentent en fréquence et en intensité ».

L’humanité est au bord d’un auto-étouffement en raison des émissions de gaz à effet de serre, qui proviennent de la combustion de combustibles fossiles et la déforestation. 

À travers de preuves irréfutables, ce rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tire une sonnette d’alarme « assourdissantes ». Ce rapport est une « alerte rouge pour l’humanité ».

Le réchauffement climatique s’accélère à un rythme au-delà des attentes. Selon le patron de l’ONU, « Le seuil internationalement convenu de 1,5 degré Celsius est dangereusement proche ». L’humanité court « un risque imminent d’atteindre 1,5 degré à court terme ». 

Au cours des dernières décennies, selon A. Guterres, le réchauffement de la Planète Terre s’est beaucoup accéléré. 

Intensifier les efforts

« Nous sommes dans une période cruciale, car l’ampleur des changements de demain dépendra des choix et des actions d’aujourd’hui », rappelle Valerie Masson Delmotte, co-présidente du groupe de travail à l’origine du rapport. Pour éviter le dépassement du seuil de 1,5 degré, il faudrait intensifier les efforts et suivre la voie la plus ambitieuse.

Le temps n’est plus aux discours, mais à des actions concrètes. « Les solutions sont claires ». Car, comme l’a précisé M. Guterres, la « viabilité de nos sociétés dépend de l’union des dirigeants du gouvernement, des entreprises et de la société civile derrière des politiques, des actions et des investissements qui limiteront la hausse des températures à 1,5 degré Celsius ». Cette solidarité est nécessaire pour des économies inclusives et vertes, la prospérité, un air plus pur et une meilleure santé.

Selon les recommandations du secrétaire général de l’ONU, « Ce rapport doit sonner le glas du charbon et des énergies fossiles, avant qu’ils ne détruisent notre planète ». Guterres met en garde contre toute construction de nouvelle centrale au charbon, après 2021. À en croire ses propos, « Sans réductions importantes de la pollution par le carbone maintenant, l’objectif de 1,5 degré tombera rapidement hors de portée ».

Ce n’est pas tout. Cette adaptation énergétique concerne également l’arrêt de toute nouvelle exploration et production de combustibles fossiles. Les subventions de ces combustibles fossiles devront être transférées vers les énergies renouvelables. D’ici 2030, la capacité solaire et éolienne doit être quadruplée et les investissements dans les énergies renouvelables triplées. C’est le souhait de Guterres. Une manière de maintenir « une trajectoire nette zéro d’ici le milieu du siècle ». 

La conférence des Nations Unies sur le climat de cette année à Glasgow devrait être décisive.

Fousseni Togola  

10 août 2021 0 comments
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Des enseignants de Sikasso
Éducation

Examens de fin d’année : Quand les enseignants grévistes outrepassent leur liberté syndicale

by Sahel Tribune 9 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, les examens de fin d’année démarrent, ce lundi 9 août 2021. Le gouvernement a mis en place les dispositions nécessaires pour le bon déroulement des épreuves. Les syndicats de l’éducation veulent s’y opposer. La guerre semble déclarée.

« Quand on ouvre une école, on évite, vingt ans plus tard, d’ouvrir une prison », indique-t-on. À l’antipode de ce passage formidablement attribué à l’écrivain français Victor Hugo, on pourrait souligner que lorsque nous fermons une école, on ouvre une prison quelques années plus tard.

L’instruction est donc un passage obligé, pour la formation de citoyens modèles. C’est une véritable voie de démarcation entre l’homme et les bêtes, qui n’ont nullement besoin d’éducation ou d’instruction pour vivre.

Le gouvernement déterminé

Après le déroulement, presque normal, de l’année scolaire 2020-2021, la synergie syndicale de l’éducation au Mali tente d’empêcher les enfants de la République de participer aux examens de fin d’année.  Ces syndicats de l’éducation appellent à une « désobéissance civile », à travers la « mobilisation générale et totale de toutes les enseignantes et de tous les enseignants pour la fermeture jusqu’à nouvel ordre de toutes les structures de l’éducation à compter de ce lundi 9 août 2021 », alors que les épreuves du Brevet de Technicien (BT), niveau 1 et 2, démarrent le même jour.  

Cette nouvelle démarche des enseignants semble être une déclaration de guerre aux autorités de la transition, qui tentent, tant bien que mal, de sauver cette année scolaire, pour une rentrée normale en 2021-2022. C’est pourquoi elles se sont orientées, après l’échec des négociations, vers les enseignants des établissements d’enseignement privés pour le déroulement de ces examens. D’ailleurs, dimanche 8 août 2021, le ministère de l’Éducation nationale, à travers un communiqué, a réaffirmé cette volonté du gouvernement de démarrer les épreuves du BT 1 et 2, ce lundi.

Se ressaisir devient un devoir

« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres », dit-on généralement. Si la grève est un droit, empêcher les autres de travailler l’est-il ? En tout cas, l’issue d’une éventuelle guerre entre le caillou et l’œuf est vite prédite. Quand l’on détient l’appareil d’Etat, l’on dispose de tous les moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs.

Le plus aberrant dans cette démarche des syndicats de l’éducation est que parmi les signataires de leur circulaire du samedi dernier figure un membre du Conseil national de transition (CNT). Celui-ci aurait sûrement oublié qu’en Afrique, on se tait lorsqu’on mange. On ne peut pas cracher dans le plat que l’on mange.

Dans cette situation, ce qu’il faut rappeler, c’est que pour la stabilisation du front social, le président de la Transition, Col. Assimi Goïta a signé une Ordonnance fixant « [la] grille indiciaire unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires ». La goutte d’eau qui a débordé la vase.

Cette Ordonnance qui « abroge toutes dispositions antérieures contraires », en son article 4, est vite devenue la croix et la bannière entre les autorités de la transition et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, attachés à leur statut, comme à la prunelle de leurs yeux. En tout cas, les enseignants feraient mieux de se ressaisir.

La rédaction

9 août 2021 0 comments
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Le président malien de la Transition à droite, son homologue niégrien au milieu et l'ex-président nigérien à gauche
Politique

Coopération bilatérale : « Le président nigérien toujours aux côtés du Mali » ?

by Chiencoro 9 août 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La coopération bilatérale entre le Mali et le Niger se porte bien. Au début du week-end dernier, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a posé ses valises au Niger.  

« Il ne faut pas permettre que des militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front où ils devraient être et que des colonels deviennent des ministres et des chefs d’État. Qui va faire la guerre à leur place ? », avait lâché le président nigérien, Mohamed Bazoum, lors du sommet des chefs d’État du G5 Sahel, le 9 juillet 2021. Ses propos ont été condamnés par la diplomatie malienne ainsi que les internautes.

Suivre les traces de Issoufou Mahamadou

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop a reçu l’ambassadeur du Niger au Mali, Mamoudou Moumouni, pour une rectification du tir. Pourtant, ce n’était nullement une première fois que Niamey fâche Bamako dans ses propos. Lors de son investiture, en avril 2021, Bazoum n’avait-il pas déjà laissé entendre que « La situation [ndlr] au Mali a un impact direct sur la sécurité intérieure » du Niger ? Des propos également mal perçus au Mali, à l’époque.

Le Chef d’État nigérien suivrait les traces de son prédécesseur. En août 2019, Issoufou Mahamadou, alors président du Niger, avait lancé une attaque ciblée contre le Mali : « Le statut de Kidal, au Mali, nous pose problème. Kidal est un sanctuaire pour les terroristes, et ceux qui nous attaquent s’y replient souvent. Kidal est une menace pour le Niger et il faut impérativement que l’État malien y reprenne ses droits ».

Malgré tout, la coopération diplomatique semble avoir ses raisons que les citoyens ignorent. Les intérêts diplomatiques semblent toujours prendre le dessus. Le vendredi 6 août dernier, soit moins d’un mois après la dernière critique de Bazoum, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali pose ses valises au Niger. Pour quoi faire ? Sûrement, pour une clarification de position.

Un autre discours

Blanc le jour, noir la nuit, telle est l’attitude de la quasi-totalité des hommes politiques. Cette visite de la diplomatie malienne au Niger a vu naître un autre discours, contraire à celui tenu par le chef de l’État lors du sommet. Le Ministre nigérien des Affaires étrangères, Hassoumi Massoudou a rappelé la volonté du Niger de travailler avec les autorités de la transition malienne pour « vaincre l’adversité, particulièrement le terrorisme ». A en croire ses propos, le souci principal des autorités nigériennes « est qu’il y ait une bonne sortie de la transition ». « Nous y travaillons ensemble avec les autorités maliennes », a-t-il confié.

Le passé est ainsi vite oublié. Abdoulaye Diop n’a pas manqué, pour sa part, d’indiquer que « le président nigérien a été toujours aux côtés du Mali ». Et de préciser ensuite que le Niger « est un acteur important sur la scène africaine ».  

Le chef de l’État malien aurait décidé de « tenir le président Bazoum régulièrement informé du développement en cours de la transition malienne, notamment l’adoption par le CNT, le 2 août dernier, d’un Plan d’action gouvernemental, qui dessine un certain nombre de priorités de la transition ». Chacun aurait bien clarifié sa position. Place donc à la célébration d’une amitié séculaire. 

Le diplomate malien s’est réjoui de cette visite au Niger durant laquelle il estime avoir « reçu les conseils du président Bazoum qui partage avec [eux ndlr] cette volonté de faire en sorte que cette transition se déroule normalement ». Dans la coopération entre les États, seuls les intérêts comptent.

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb.

9 août 2021 1 comment
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Alioune Tine
Sécurité

Mali : la situation sécuritaire « a dépassé un seuil critique », selon Alioune Tine

by Sahel Tribune 9 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au terme d’une visite de 11 jours, Alioune Tine, expert indépendant des Nations Unies, a constaté que la situation sécuritaire au Mali « a dépassé un seuil critique » à tel point qu’elle met en péril la survie même de l’État. C’était le 6 août dernier à Bamako.

L’augmentation des exécutions extrajudiciaires, des enlèvements de civils, de viols collectifs de femmes…, sont des atteintes aux droits de l’homme rapporté à Alioune Tine, au cours d’une visite qu’il a bouclée au Mali, la semaine dernière.

Le Mali est devenu « un État affaibli et impuissant, qui assume difficilement son rôle régalien de protection des populations civiles face aux groupes armés qui essaiment dans tout le pays », indique l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali. Selon ses précisions, la situation sécuritaire au Mali « a dépassé un seuil critique ».

Défaillance des institutions

Les populations du nord (régions de Gao, Menaka et Tombouctou), du centre (régions de Bandiagara, Douentza, Mopti et Ségou) et du sud (régions de Koutiala, San et Sikasso) continuent à faire les frais de la crise sécuritaire. Ces civils sont pris en étau entre les violences terroristes et celles des Forces de Défense et de Sécurité, en raison de la défaillance des institutions, déplore M. Tine. « Il est grave de constater que les populations civiles subissent aussi des violences de la part des Forces de Défense et de Sécurité Maliennes (FDSM) censées les protéger », constate l’expert indépendant.  

Entre le 1er avril et le 30 juin 2021, l’opération de maintien de la paix des Nations Unies au Mali, la MINUSMA a recensé au moins 43 exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires commises par les FDSM. 

Quant à la violation des droits de l’homme commise par les groupes armés et les milices communautaires, au cours des deux premiers trimestres de 2021, 258 cas ont été signalés. Durant cette période, la MINUSMA a documenté 435 enlèvements.

Alioune Tine a également fait remarquer que les viols collectifs et autres violences à l’encontre des femmes ainsi que les attaques contre les « esclaves », sont en augmentation dans ce pays.

Sursaut national

L’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Mali rapporte la perception des populations de ces zones de conflits sur la gouvernance étatique. À en croire ses propos, des personnes interrogées émettent de sérieux doutes sur la volonté politique des autorités maliennes. De prendre des mesures concrètes pour garantir la sécurité des civiles. L’expert indépendant estime que « cela doit absolument changer ».

Pour le président du Think-tank, Afrikajom center : « Il faut un sursaut national et une volonté inébranlable des autorités maliennes, avec le soutien actif de leurs partenaires, pour restaurer l’autorité de l’État et assurer la protection des populations civiles. » Toute chose qui permettra « de restaurer la confiance des populations civiles et des nombreux interlocuteurs face aux institutions de l’État », explique M. Tine.

Dans ses recommandations, Alioune Tine souligne la mise en œuvre « de bonne foi, inclusive et holistique de l’Accord de Paix et de Réconciliation pour le Mali » et la nécessité de tout faire pour que la transition en cours aille jusqu’à son terme et avec succès.

Alioune Tine se réjouit des engagements pris par les autorités maliennes à prendre des mesures concrètes pour répondre à ces préoccupations et améliorer la situation des droits de l’homme.

La rédaction

9 août 2021 0 comments
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