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femme-pendue
Sécurité

En Guinée, par jalousie, une jeune femme se serait donné la mort

by Sahel Tribune 13 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Âgée d’une vingtaine d’années, ménagère et mère de deux enfants, Mariam Ciré Sylla a été retrouvée, mercredi 11 août 2021, pendue à un arbre, dans sa cour, à Abattoir 3, dans la commune urbaine de Kindia.

Les informations recueillies par l’Agence guinéenne de presse (AGP) indiquent que la jeune dame se serait donné la mort par jalousie. En effet, son mari aurait l’intention de convoler en secondes noces. Une décision que la pauvre dame n’aurait pas pu digérer. Elle aurait donc fait le choix entre la vie et la mort. 
« Je suis venu aux environs de 23 h. Mon garçon m’a aidé à faire rentrer la moto. Mariam s’est levée. J’ai échangé avec elle avant qu’elle n’entre dans la chambre des enfants, où se trouve le congélateur », raconte l’époux de la victime, Mohamed Keïta, à l’AGP. Toujours selon ses précisions, après avoir bu une bouteille d’eau d’un trait, sa femme est ensuite allée aux toilettes. Entre temps, « j’ai allumé le téléviseur pour regarder une émission. J’ai été emporté par le sommeil », explique Mohamed Keïta. Ce qu’il ne fallait pas. La jeune dame a profité de cette absence d’obstacle pour passer à l’acte.

Selon les dires de M. Kéita, rapportés par l’Agence guinéenne de presse, c’est vers 2 h que l’époux de la victime se serait réveillé. C’est en ce moment qu’il a constaté l’absence de sa femme. « J’ai regardé dans les chambres, elle était absente ; je suis sorti au niveau de nos escaliers. À la descente, je l’ai aperçue suspendue à un arbre dans notre cour », témoigne Mohamed  Kéïta, qui aurait appelé directement au secours.  

À en croire les propos de l’époux de la victime, leur union datait de deux ans.

La rédaction

13 août 2021 0 comments
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Uniforme scolaire
Éducation

Éducation au Sénégal : le gouvernement annonce le port obligatoire de la tenue scolaire

by Bakary FOMBA 13 août 2021
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Pour mettre fin aux disparités sociales dans l’espace scolaire, le gouvernement sénégalais annonce une politique d’harmonisation du port vestimentaire. Des mesures qui concerneront les écoles « publiques du préscolaire et de l’élémentaire ». L’application de la première phase de cette politique est prévue pour la rentrée prochaine.

L’école est l’un des premiers lieux de socialisation de l’enfant. C’est aussi là où les petits de l’homme peuvent être confrontés à la différenciation et aux inégalités sociales.

Pour éviter toutes distinctions religieuses et sociales en milieu scolaire, certaines écoles font le choix de l’uniforme pour tous. C’est le cas du gouvernement sénégalais qui entend mettre en œuvre, une politique d’harmonisation du port vestimentaire en milieu scolaire afin de favoriser l’accès et le maintien scolaire des couches vulnérables par un « allègement des charges parentales ».

Lutter contre les inégalités sociales

La tenue scolaire est un outil pédagogique au service du projet éducatif de l’école. Elle apporte aux élèves ou étudiants, des éléments de compréhension favorisant un processus d’adaptation de leur comportement et de concentration, rapporte l’Agence de presse sénégalaise (APS).

« La question de l’équité se pose encore avec les disparités notées au niveau social que l’espace scolaire doit contribuer à atténuer grâce à la mise en œuvre d’une politique d’harmonisation du port vestimentaire pour lutter contre le creusement des inégalités sociales au niveau des enfants », indique un document du gouvernement sénégalais, portant sur le Programme national de dotation des établissements en tenues solaires. Dans le même document, rapporte notre source, il est précisé que « la première phase de la mise en œuvre [de ce programme], qui concerne les écoles publiques du préscolaire et de l’élémentaire, le port de la tenue scolaire doit être mis en application dès la rentrée scolaire 2021-2022 ».

L’État a prévu un budget de 10 milliards de francs CFA pour financer la confection de ces tenues scolaires. Une mesure assez critiquée par des syndicats et la société civile. Les acteurs de l’éducation estiment que ce projet n’est pas une priorité face aux énormes défis dont l’école sénégalaise est confrontée.

Il est à noter que cette politique du port vestimentaire en milieu scolaire ne se limitera pas aux seules écoles publiques. S’agissant des écoles du secteur privé, le document du gouvernement sénégalais précise que des initiatives, déjà en cours, seront poursuivies pour une « généralisation prévue à la rentrée scolaire 2023-2024 ».

« Créer une atmosphère de travail et de discipline »

Le style vestimentaire est une façon de s’exprimer. C’est aussi une façon de montrer qui nous sommes. L’uniforme scolaire permet à l’élève d’être directement conditionné au travail, aux devoirs, à la discipline, à la hiérarchie et à la réussite. Son port apporte donc aux élèves, les bases du bon comportement, du savoir-vivre et surtout de la concentration lorsqu’ils sont en classe.

Selon les responsables chargés de la mise en œuvre de la politique du port vestimentaire en milieu scolaire au Sénégal, « l’uniforme scolaire constitue un levier important pour créer une atmosphère de travail et de discipline ». Aussi, ajoutent-ils, elle permet aux élèves d’installer de bonnes habitudes comportementales, de développer le savoir-vivre, en évitant « d’accorder de l’importance à l’aspect matériel ou au port vestimentaire des camarades ». Ce n’est pas tout.

Le port de l’uniforme augmente « la sécurité de l’élève » dans l’espace scolaire comme sur le chemin de l’école et aide à repérer facilement un intrus, évoque dans son rapport, le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal. De même, ajoute le même rapport, en situation d’urgence, la tenue scolaire peut faciliter « l’identification » de la victime et aider ainsi à disposer des contacts nécessaires.

Cette mesure avait été annoncé par le président de la République, Macky Sall, en avril 2021. « L’Etat en supportera en partie la charge par une subvention, et la confection des tenues sera exclusivement locale pour soutenir notre secteur couturier dont le savoir-faire est apprécié bien au-delà de nos frontières », indiquait le chef de l’Etat.

Bakary Fomba

13 août 2021 0 comments
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Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre guinéen
Actu

Agro-business : La Guinée accueille deux événements majeurs sur le coton, fin 2021

by Sahel Tribune 12 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La Guinée Conakry accueille, en décembre 2021, la 5e édition du Festival panafricain de la Cotonnade (FEPAC) et le Forum d’investissement sur le coton (FIC). Une délégation de l’association de l’AJCV, organisatrice desdits événements, a été reçue par le Premier ministre guinéen.

Le secteur du coton est confronté à des défis majeurs, notamment économiques (volatilité des prix, revenus des producteurs, bien-être des communautés), sociaux (inclusion des couches vulnérables, rôle des femmes et des jeunes, etc.), environnementaux (santé humaine, impact des pesticides, dégradation des sols, etc.) et liés au changement climatique.

L’Association des jeunes pour la valorisation du coton (AJVC), à travers ses partenaires, se bat corps et âme pour relever ces défis. Selon elle, la valorisation et la commercialisation du coton africain sur le marché mondial passent par la résolution de ces défis.  

Impacter sur toute la chaîne de valeur

C’est dans ce cadre que cette association organise la 5e édition du Festival panafricain de la cotonnade (FEPAC) et le forum d’Investissement sur le Coton, prévus en Guinée, en décembre 2021.

Dans le cadre de la tenue de ces événements, le président de l’Association des jeunes pour la Valorisation du Coton (AJVC), Abdel Rahamane Sy et son staff ont été reçus en audience par le Premier ministre de la république guinéenne, Ibrahima Kassory Fofana. C’était mercredi 11 août 2021.

Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté sur l’organisation de cette 5e édition du Festival ainsi que du Forum sur le coton, dans le pays de Sékou Touré. Le président Abdel Rahamane Sy et son comité d’organisation ont édifié, à cette occasion, M. Kansory Fofana sur l’organisation de ce projet ainsi que des résultats attendus.

« Le coton contribue au développement économique, social et culturel de nos pays », a déclaré Abdel Rahamane Sy toute en restant convaincu que la tenue de ces activités, prévues en Guinée, aura des impacts réels sur toute la chaîne de valeur.  

Le Premier Ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana « s’est engagé à nous apporter un soutien institutionnel, technique et financier », a précisé le président de AJVC.

Élément structurant des économies locales

Depuis les années 1970, le coton a été un moteur essentiel de la transformation des systèmes de production agricole, et un élément structurant des économies locales dans les savanes d’Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC). Cependant, la durabilité des systèmes de production à base de coton fait souvent débat en raison de leurs effets sur les sols et des impacts négatifs des produits chimiques utilisés dans cette production sur l’environnement et la santé humaine.

Le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana a félicité l’équipe de l’AJVC, pour cette belle initiative, qui contribuera à l’effort de son gouvernement dans la relance de cette filière porteuse d’espoir. Toutefois, le chef du gouvernement guinéen a instruit aux visiteurs du jour d’élargir leurs activités en impliquant d’autres ministères. Cela, afin de bénéficier un accompagnement effectif qui fera de cet événement une réussite totale.

Plus de 400 invités, des professionnels et des investisseurs, sont attendus à ce rendez-vous important sur le coton. Selon Abdel Rahamane Sy, « le Forum se tiendra en début décembre et le Festival deux semaines après ».

Cette rencontre a été couronnée par une remise de cadeaux, notamment un complet en bogolan et tant d’autres.

Pour rappel, l’Association des Jeunes pour la Valorisation du Coton (AJVC) est une association juvénile qui milite pour la promotion et la valorisation du coton. L’expertise de l’AJVC « a soutenu plusieurs gouvernements et organisations paysannes au Mali, au Burkina Faso, au Bénin et au Togo ».

Daouda Bakary Koné


Cet article a été initialement publié sur Croissance Afrique. Le titre, les sous-titres et les hyperliens sont de Sahel Tribune.

12 août 2021 0 comments
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Daouda-Tekete
Éducation

Daouda Tékété : « L’éducation ne se limite pas à inculquer des données et des connaissances »

by Sahel Tribune 12 août 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Célèbre journaliste malien, ancien conseiller technique au ministère de l’Éducation nationale, écrivain, Daouda Tékété nous livre ses analyses sur la crise de l’école malienne. Cette interview, qu’il a accordée à Sahel Tribune, est intervenue dans un contexte de bras de fer entre le gouvernement malien et la synergie syndicale de l’éducation signataire du 15 octobre 2016. Première partie de notre entretien.

Sahel Tribune : Depuis des décennies, l’école malienne traverse une véritable crise, liée notamment à des grèves intempestives. Quelle analyse faites-vous de cette crise scolaire ?

Daouda Tékété : L’absence d’une vision commune de l’avenir et le poids excessif des intérêts catégoriels à court terme neutralisent toute possibilité d’action énergique. Cette situation a pris une tournure tragique avec l’expérience du multipartisme. Les campus sont devenus des enjeux politiques au point que l’université et, de façon générale, le système éducatif, apparaissent comme les otages des partis politiques.

Partout les oppositions tentent de mobiliser les étudiants et les élèves, afin de faire pression sur les pouvoirs en place. Tandis que ceux-ci, pour desserrer l’étau, cèdent à travers certaines mesures, qui dégradent malheureusement la situation.

Les réformes indispensables, qui passent par des décisions rigoureuses et impopulaires, sont ainsi renvoyées aux calendes grecques. Les surenchères partisanes occultent le vrai débat sur le naufrage du système et les risques que cela comporte pour l’avenir.

Qu’en est-il des grèves à répétition, qui font souvent recours à la violence ?

Les grèves à répétition, suivies souvent de violences et conduisant par moment à des années entières sans scolarité constituent une illustration du désarroi dans lequel est plongée la jeunesse malienne scolarisée.

Le bilan pédagogique, quant à lui, est facile à établir : rares sont les universités qui totalisent plus de dix semaines effectives d’enseignement dans l’année. Cela se traduit dans un indicateur encore plus parlant : la baisse constatée de niveau, partout déplorée, mais nulle part en situation d’être stoppée.

Les motifs du déclenchement de ces troubles vont des résultats des examens aux questions liées aux bourses en passant par les situations les plus insolites.

C’est vrai que les bourses constituent, depuis la dévaluation du franc CFA, la raison principale des manifestations, grèves et troubles. Mais le foisonnement des causes, y compris les plus inattendues, est tel qu’il convient de les prendre en réalité pour ce qu’elles sont aujourd’hui. Et bien-sûr, l’arbre cache la forêt.

C’est de cette forêt qu’il importe de débattre sérieusement. Parce que les réponses éparses à des revendications, apparemment hétéroclites, ne sauraient tenir lieu de thérapeutique réelle face à un mal qui doit être considéré comme profond.

Quelle est votre conception de l’éducation ?

L’éducation ne se limite pas à inculquer des données et des connaissances. C’est aussi la transmission d’un ensemble de valeurs qui, à leur tour, apprécient les connaissances acquises. Lorsque ces valeurs ne sont pas favorables au progrès, les connaissances acquises deviennent inadaptées et, par conséquent, caduques.

Aujourd’hui, les indicateurs de comportement, cités pour caractériser les sociétés maliennes sont à bien des égards négatifs (corruption, abus de pouvoir, mauvaise gouvernance, destruction des biens publics…).

Ces indicateurs se rapportent particulièrement aux sortants de notre système éducatif actuel. Ils traduisent une perte des valeurs de la tradition malienne sans pour autant intégrer véritablement les finalités du système éducatif à l’Occidental, dans ses aspects positifs.

Est-ce une remise en question des programmes d’enseignement ?

Au Mali, il apparait que les programmes enseignent le savoir-faire plutôt que le savoir-être. Les programmes concernent les langues étrangères, les matières scientifiques et technologiques.

Au Mali, avec le système classique, les élèves des écoles fondamentales rencontrent des difficultés pour apprendre à lire et à communiquer. Ceux qui terminent le 1er cycle n’ont, en général, pas acquis les compétences de base pour la compréhension écrite, la rédaction de textes et le raisonnement logique mathématique.

Cette situation inquiétante n’est pas caractéristique du seul système éducatif malien. Des statistiques au niveau de l’UEMOA ont établi que le coût moyen d’un admis au certificat d’Études primaires, dans les pays de l’UEMOA, est de 24 années-élèves pour un garçon et 30 années-élèves pour une fille.

C’est-à-dire ?

En d’autres termes, un garçon sur quatre et une fille sur cinq survivent au premier cycle scolaire. Et, sur mille de ces survivants, une vingtaine réussiraient aux épreuves du baccalauréat, soit 2 % des 20 % qui étaient rescapés à l’entrée de l’enseignement secondaire ou collégial. Commence alors la 3e phase du marathon qui se solde dès la 1re année par plus de 50 % d’abandons. Ici encore, 20 % seulement des partants arrivent à la ligne d’arrivée.

Comment nous sommes arrivés à ce niveau ?

La meilleure des connaissances, c’est la connaissance de soi, dit-on. Un individu qui ne se connait pas sera à la merci de toutes sortes de manipulations.

En réalité, nous sommes arrivés à ce niveau, parce que nous avons laissé la situation se dégrader progressivement. Pas seulement au niveau des enseignants, mais aussi au niveau de l’État, des élèves, de la société et des parents d’élèves. Nous avons tous vu la dégradation arrivée. Mais nous nous sommes focalisés sur les effets plutôt que de voir les causes.

Ces causes relèvent de quoi ?

Les causes profondes sont dues au fait que notre système éducatif est la perpétuation du système éducatif hérité de la colonisation. Il ne nous permet pas d’avoir des hommes de qualité tenant compte des besoins et des intérêts de leur famille, de leur communauté, de leur village, ou de leur État.

Aussi longtemps que nous penserons que la cause se situe uniquement du côté des enseignants, nous attendrons encore des années avant de venir à bout des préoccupations de notre système éducatif. C’est la formation qui a failli.

Propos recueillis par Bakary Fomba

12 août 2021 1 comment
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Virus de Marburg en Guinée
Santé

L’Afrique de l’Ouest en alerte après la découverte du virus de Marburg en Guinée Conakry

by Sahel Tribune 12 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Alors que les pays se remettent des impacts de la pandémie du coronavirus, un premier cas de la maladie à virus de Marburg, en Afrique de l’Ouest, est confirmé en Guinée Conakry, lundi 9 août 2021. L’OMS alerte.

Moins de deux mois après la fin de l’épidémie d’Ebola en Guinée, la maladie à virus de Marburg, appartenant à la même famille que le virus responsable de la maladie à virus Ebola, a été détectée dans la préfecture de Guéckédou, au sud du pays. Cette maladie « hautement virulente, qui provoque une fièvre hémorragique, est identifiée dans le pays, et en Afrique de l’Ouest » pour la première fois, a communiqué l’OMS Afrique le 9 août 2021.

Les chauves-souris à la base

Des échantillons prélevés sur un patient mort dans cette province, testés dans différents laboratoires, ont permis de conclure que c’est un premier cas de maladie à virus de Marburg. Cette maladie se transmet à l’homme par « les chauves-souris frugivores et se propage dans l’espèce humaine par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, ou avec les surfaces et les matériaux », explique-t-on dans le communiqué.

L’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique indique également les manifestations de cette maladie. Le virus de Marburg « commence de façon soudaine, avec une forte fièvre, des céphalées intenses et un éventuel malaise ». Ellepoursuit : « Les taux de létalité ont varié de 24 % à 88 % lors des épidémies précédentes, en fonction de la souche virale et de la gestion des cas ».

Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, estime : « Pour éviter que la propagation du virus de Marburg n’atteigne un rythme fulgurant, nous devons l’enrayer dès maintenant ». D’ores et déjà des actions conjuguées sont en cours « afin de mettre en œuvre une riposte rapide basée sur l’expérience et l’expertise acquises par la Guinée dans le cadre de la gestion de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, qui se transmet de manière similaire ».

Mobilisation générale

Des campagnes de communication et de sensibilisations sont déjà lancées par les autorités sanitaires guinéennes afin d’étouffer cette épidémie. Des investigations sont en cours également afin de retrouver les personnes qui auraient pu être en contact avec le patient décédé.

Une batterie d’initiatives a été vite lancée. La surveillance transfrontalière a été renforcée afin de pouvoir détecter « rapidement un cas éventuel ». Les pays voisins sont en alerte, indique l’OMS. « Les dispositifs mis en place en Guinée et dans les pays voisins dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus Ebola s’avèrent essentiels à l’action d’urgence contre le virus de Marburg », rassure l’OMS.

Contre cette nouvelle épidémie en Afrique de l’Ouest, il n’existe pas de « vaccins ou de traitements antiviraux approuvés ». Selon l’OMS, « la réhydratation par voie orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes spécifiques améliorent les taux de survie ». D’autres traitements potentiels font l’objet d’évaluation.

Chiencoro

12 août 2021 1 comment
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Mairie de Médina Coura
Actu

Bamako : en moins de trois mois, la mairie de Médina Coura fait peau neuve

by Chiencoro 12 août 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Le développement local passe aussi par un reformatage des administrateurs. En commune II du district de Bamako, le centre secondaire d’état civil de Médina coura fait peau neuve, en moins de trois (3) mois.

Des clôtures vétustes tombées par endroit, une cour inondée d’eau, avec comme conséquence le fleurissement des herbes, des ordures entassées par endroit dégageant une odeur nauséabonde, de la moisissure aux plafonds et aux murs des bureaux. C’est ce qui caractérisait le Centre secondaire d’état civil de Médina Coura, en commune II du district de Bamako, les quatre dernières années.

Problème de salubrité et d’entretien

Cet état de délabrement peut s’expliquer par le désengagement des autorités communales ou simplement la mauvaise gestion dans cette administration territoriale. Comment comprendre qu’une mairie, censée montrer la voie à suivre, en termes d’assainissement, puisse se retrouver dans une telle situation d’insalubrité ? Des administrateurs qui ne réussissent pas à assainir leur cadre de travail, faut-il attendre d’eux l’assainissement de la commune ? Difficile !

L’état de dégradation de la mairie de Médina Coura laisse croire que la salubrité est le moindre souci de la plupart des autorités communales du Mali. Ce qui expliquerait également pourquoi Bamako, la capitale malienne, croule sous le poids des montagnes d’ordures.

Le délabrement de ce centre secondaire d’état civil traduit également l’état d’esprit de la plupart des autorités maliennes ainsi que des citoyens de ce pays. Nombreux sont ceux qui se soucient moins de la chose publique. « Ce qui est public n’appartient à personne », entend-on couramment. Par manque d’entretien, les biens publics s’usent aussi rapidement, avant de disparaître.

Chercher des ressources nécessaires 

Le Mali nouveau dont rêve la quasi-totalité des Maliens n’est possible que s’il y a des hommes nouveaux, soucieux des biens de l’État, du bien-être des populations.

Cette mairie de Médina Coura fait peau neuve, depuis la venue de nouvelles autorités communales, il y a moins de quatre mois. Les moisissures, les points d’eau ainsi que les ordures, qui s’étaient emparés de ce cadre de travail, ont disparu. De loin, on observe une nouvelle administration. Les murs relevés et repeints, une cour propre, avec presque plus d’ordures entassées. « Je suis venue trouver ce centre délabré : vitres brisées, des portes détériorées, de la moisissure sur les murs, expliquele nouveau maire, Mme Maïga Djénébou Zerbo. J’ai donc souhaité réhabiliter les lieux à mon image. »

À travers cette réhabilitation, les nouvelles autorités du centre secondaire d’état civil de Médina Coura ont donné le ton. Le changement, dit-on, commence par soi-même. Ces nouvelles autorités l’auraient compris : « Être maire ne signifie pas s’asseoir uniquement dans des bureaux pour recevoir des visiteurs, c’est plutôt chercher des ressources nécessaires pour redorer l’image de sa mairie, de sa commune », rappelle Mme le maire à ses collègues.

Mme le maire s’engage à poursuivre cette voie, avec l’implication de tous les citoyens de sa circonscription, pour le développement de cette commune.

F. Togola

12 août 2021 0 comments
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Des boeufs
Sécurité

Au Tchad, nouvelle tension entre agriculteurs et éleveurs, des morts et des blessés

by Sahel Tribune 11 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À l’est de la capitale du Tchad, N’Djamena, une vingtaine de personnes ont été tuées et dix-huit autres blessées. C’était le samedi 7 août dernier lors d’un affrontement entre des communautés pour l’occupation des sols.

Au moins vingt (20) personnes ont été tuées et dix-huit autres blessées, samedi 7 août 2021, au cours d’un affrontement opposant des agriculteurs à des éleveurs au Tchad. Cet incident s’est produit à 200 km de la capitale, N’Djamena. Une région où les conflits intercommunautaires sont monnaie courante.

« Le conflit est parti d’un problème foncier entre les deux communautés, les uns veulent s’installer et les autres les en empêchent. Le conflit oppose les Boulala, des cultivateurs sédentaires, aux Arabes, des éleveurs nomades », dans le village de Zohana, a déclaré à l’AFP Amina Kodjiana, gouverneure de la province de Hadjer-Lamis, dans le centre du Tchad.

Désarmement 

Pour calmer cette tension entre ces communautés, des membres du gouvernement se sont rendus sur les lieux. Selon Abdramane Koulamallah, ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement, des forces armées ont été déployées également sur les lieux, depuis samedi soir, afin de maintenir l’ordre.

Ces conflits intercommunautaires au Tchad ne connaissent point de répit depuis des années, surtout dans le Centre et le Sud du pays. Cette persistance de ces conflits serait due à la faible capacité de la justice à dire le droit. 

Les Arabes, des éleveurs nomades, sont généralement accusés par les autochtones sédentaires (agricultures) de pillage de leurs champs. Onze (11) personnes avaient été tuées, lors d’affrontements entre agriculteurs et éleveurs, en décembre 2020. Au mois de février dernier, dans la même zone, trente-cinq (35) personnes avaient été tuées.

Pour une meilleure gestion de ce conflit, le gouverneur de la région a jugé opportun d’impliquer les chefs coutumiers des deux communautés. Le calme semble revenir dans la zone après le « désarmement total des civils » par les autorités.

Chiencoro

11 août 2021 0 comments
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