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Alassane Dramane Ouattara, président de la République ivoirienne, lors du 61ème anniversaire du pays
Politique

Côte d’Ivoire : le Président ADO annonce un nouveau Programme social

by Sahel Tribune 9 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À la veille de la célébration du 61e anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance, samedi 7 août 2021, Alassane Dramane Ouattara a annoncé un nouveau programme social pour le bien-être de ses concitoyens.

En vue de transformer la Côte d’Ivoire et améliorer les conditions de vie des populations, le président de la République ivoirienne ne souhaite point baisser les bras. Malgré le bilan des années passées à la tête de l’État, présenté comme reluisant par des analystes, Alassane Dramane Ouattara entend poursuivre son combat. « La Côte d’Ivoire a besoin du génie et de la force de travail de tous ses enfants, notamment de ses jeunes et de ses femmes », a-t-il déclaré.

Taux de croissance positif

Cette union des Ivoiriens semble nécessaire pour qui connait les impacts de la crise sanitaire sur l’économie du pays en 2020. « Depuis mars 2020, la Côte d’Ivoire, à l’instar du monde entier, subit les impacts négatifs sociaux et économiques de la crise de la Covid-19 », a rappelé le président de la République dans son allocution.

En dépit des mesures de riposte, les populations aussi bien que les entreprises ivoiriennes n’ont pas manqué à sentir les effets socio-économiques de cette crise, notamment la hausse du prix de certaines denrées de première nécessité.

Malgré tout, le « pays poursuit sa marche vers le développement en dépit de ces difficultés conjoncturelles et du contexte particulier lié à la pandémie de Covid-19 », a laissé entendre ADO. Les actions du gouvernement ont permis une amélioration véritable des conditions d’accès à la santé.

Le président de la République ivoirienne ne fait aucun doute sur l’efficacité des actions menées sur l’économie du pays. La Côte d’Ivoire a connu « un taux de croissance positif d’environ 2 % en 2020, contre une contraction de 3 % au niveau mondial ».

Nouveau programme de développement

« Notre pays a la capacité de faire face à tous les défis pour offrir, à chacune de ses filles et à chacun de ses fils, une vie meilleure », a rassuré Alassane Dramane Ouattara, dans son message à la nation, vendredi 6 août 2021. Pour parvenir à cette amélioration des conditions de vie des citoyens ivoiriens, le chef de l’État annonce certaines grandes actions, lors de ce 61e anniversaire de la fête d’indépendance du pays.

Un nouveau Programme social du Gouvernement (PSGouv) sera mis en place pour accélérer l’accès des populations à l’éducation, à la santé et aux financements des projets. ADO entend poursuivre le développement du secteur privé et la promotion de l’émergence de champions nationaux. Créer plus d’emplois pour les jeunes est la finalité de ce programme.

La réalisation de toute cette ambition a pour clé de voûte la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Le chef de l’État ivoirien souhaite doter le pays d’une administration plus « exemplaire en matière d’efficacité et d’intégrité ».

Sur le plan de la riposte contre la pandémie de la covid-19, le président Alassane Dramane Ouattara a indiqué que « plus d’un million de doses de vaccins ont déjà été administrées ». Outre cela, il faut ajouter « la bonne prise en charge des patients » qui a « permis d’avoir un taux de mortalité qui se situe parmi les plus bas au monde ».

Chiencoro  

9 août 2021 0 comments
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Des Guinée dans une station-service pour faire le plein.
Actu

Guinée Conakry : les consommateurs vent debout contre la hausse du prix du carburant

by Chiencoro 7 août 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

En Guinée Conakry, le torchon brûle entre les transporteurs et le gouvernement en raison de l’augmentation du prix des produits pétroliers.

Les ministres du Budget, des Hydrocarbures et de l’Économie et des Finances guinéens, ont signé un arrêté, mardi 3 août, pour statuer sur le prix du carburant en Guinée Conakry. Le prix des produits pétroliers devrait passer de 9 000 (512,70 FCFA) à 11 000 francs guinéens (GNF), soit 626,63 FCFA. Ce qui fait une augmentation de 2 000 GNF (113,93 FCFA) à la pompe. Cette mesure devrait entrer en vigueur, mercredi 4 août 2021.

Cette décision, que les autorités expliquent comme un effet de la hausse du cours officiel du baril sur le marché international, a mis le feu aux poudres, dans ce pays frontalier du Mali. Cet arrêté interministériel n’a pas bénéficié de l’adhésion des transporteurs et des consommateurs guinéens.

Conducteurs de taxis épargnés

En juin déjà, des rumeurs avaient déjà fait entendre cette augmentation. Une nouvelle qui avait entrainé une pénurie du carburant dans les stations-service, en raison de l’afflux qu’elles ont reçu. Chacun voulant faire le plein avant la hausse.

Les ministres des Transports et de la Sécurité, en collaboration avec les responsables syndicaux, ont tenu un point de presse, mercredi 4 août 2021. Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général du syndicat des transporteurs et mécanique générale, a indiqué qu’« Il faut la vérité pour le maintien de la paix et la quiétude sociales dans le pays ». Pour lui, « chaque citoyen doit accepter de suivre les règles pour qu’on évolue dans la vérité ».

Au cours de ce point de presse, M. Sylla a expliqué les profits que les transporteurs routiers tirent de cette augmentation. Selon ses précisions, malgré la hausse du prix du carburant à la pompe, les conducteurs de taxis à Conakry ne manqueront point de tirer leur épingle du jeu. Le prix officiel du transport urbain pour ces taxis est de 1300 GNF, soit 74,06 FCFA, par tronçon, souligne-t-il. A en croire ses propos, tant que le prix du carburant par litre à la pompe ne dépasse pas 12 000 GNF (683,60 FCFA), les conducteurs de taxis ne seront pas touchés.

Suppression des barrages et autres mesures

En vue de mettre les consommateurs, notamment les transporteurs en l’aise, M. Sylla n’a pas manqué de souligner aussi la suppression de nombreux barrages, une des revendications des transporteurs routiers, par le gouvernement guinéen. Juste quelques-uns ont été maintenus pour la sécurité des usagers, la lutte contre les coupeurs de route, les trafiquants de stupéfiants, et aussi pour la détection des armes et munitions, des produits de contrebande ainsi que la traite des enfants.  

Les autorités ont également mis en place des mesures afin de préserver les transporteurs contre des rackets au niveau des barrages restants. Aucune somme ne doit être retenue sur les transporteurs routiers, tant qu’ils respectent les règles.

Mamadou Camara, directeur général adjoint de la police guinéenne, joint par RFI, précise : « Il est rappelé qu’en dehors de trois barrages filtrants et quatre points de contrôle stratégiques, (la mise en place) de tout autre barrage reste formellement interdite ». Et d’avertir : « Tout agent de quelque service que ce soit qui sera surpris en train de percevoir de l’argent avec un usager sera démis de ses fonctions et traduit en justice ». 

À l’issue du point de presse du mercredi dernier, les syndicats et le gouvernement ont convenu du maintien du prix du tronçon à Conakry à 1 500 GNF, soit 85,45 FCFA.

Fousseni Togola

7 août 2021 0 comments
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Dans un laboratoire au Nigéria
Santé

Covid-19 en Afrique : l’OMS tire la sonnette d’alarme sur le nombre record de décès

by Sahel Tribune 7 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Alors que les expéditions de vaccins anti-Covid-19, vers l’Afrique, s’intensifient, le nombre de décès, lié à cette pandémie, augmente, en ce début de mois d’août. L’OMS tire la sonnette d’alarme.

Le début de ce mois d’août s’annonce tragique pour le continent africain. À la date du 1er août 2021, les morts dus à la pandémie de la Covid-19 ont atteint un pic record. Plus de 6 mille 400 décès ont été enregistrés, soit une hausse de 2 % par rapport à la semaine précédente, selon les nouveaux chiffres du Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). 55 % de ces décès ont lieu en Afrique du Sud et en Tunisie.

Ne rien prendre pour acquis

« C’est un jour triste en Afrique », déplore Dr Phionah Atuhebwe, responsable de l’introduction des nouveaux vaccins au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. « D’une semaine à l’autre, le taux de décès a atteint des niveaux sans précédent sur le continent et, après une légère accalmie, la progression des cas de Covid-19 s’accélère à nouveau », souligne Dr Phionah Atuhebwe. Avant d’ajouter : « Nous ne pouvons rien prendre pour acquis ».

Les pertes en vies humaines, liées à la Covid-19, en Afrique, totalisent 172 mille, soit plus de 4 % des 4,2 millions de décès dans le monde. « Si le nombre de décès connaît une augmentation dans 15 pays, 12 pays ont d’ores et déjà signalé des taux de létalité supérieurs à la moyenne de 2,5 % observée sur le continent, le mois dernier », précise l’OMS Afrique dans un communiqué du 6 août.

Les expéditions de vaccins contre la #COVID19 vers l’Afrique s’accélèrent rapidement.

Près de 4 millions de doses du #COVAX sont arrivées en #Afrique la semaine dernière, par rapport à tout juste 245 000 doses livrées par le mécanisme en juin.
👉🏾https://t.co/D2xT3bay1M pic.twitter.com/DWHme0R9hX

— OMS Afrique (@OMS_Afrique) July 29, 2021

Doses supplémentaires de vaccin nécessaires

Cette hausse du nombre de décès intervient à un moment où les expéditions, vers l’Afrique, des vaccins contre la Covid-19 s’intensifient. Selon l’OMS Afrique, « Près de 12 millions de doses ont été acheminées par le canal du COVAX en juillet, un chiffre supérieur au nombre de doses réceptionnées pour le compte des mois d’avril, de mai et de juin combinés ».

Au total, 91 millions de doses de vaccin anti-Covid-19 ont été reçues par l’Afrique. Près de 24 millions de personnes sont entièrement vaccinées. Le communiqué de l’Organisation mondiale de la Santé indique que le continent a encore besoin d’environ 183 millions de doses supplémentaires de vaccin anti-Covid-19, avant le mois de septembre 2021. 729 millions de doses supplémentaires, afin de vacciner entièrement 30 % de la population africaine, avant la fin de cette année 2021.

Chiencoro

7 août 2021 0 comments
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François Compaoré
Actu

Burkina Faso : validée par la France, la CEDH annule l’extradition de François Compaoré

by Sahel Tribune 7 août 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Frère cadet de l’ancien président Burkinabè Blaise Compaoré, François Compaoré, avait été arrêté à l’aéroport parisien de Roissy en 2017. C’était à la suite d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités burkinabè. François est mis en cause dans l’assassinat du journaliste d’investigation, Norbert Zongo.

Alors qu’il menait des enquêtes sur le meurtre du chauffeur de François Compaoré, le jeune journaliste a été assassiné, en même temps que trois de ses compagnons, le 13 décembre 1998. Il était âgé de 49 ans. Les dépouilles des trois victimes avaient été découvertes, calcinées dans le Sud du pays des hommes intègres.

Le Conseil d’État français a validé, vendredi 30 juillet, l’extradition de François Compaoré de la France vers le Burkina Faso. Une décision qui n’avait pas été partagée par ses avocats, qui n’ont pas attendu pour saisir la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH).

Dans un communiqué du vendredi 6 août, le Conseil européen a expliqué : la Cour ne souhaite pas que M. Compaoré soit « extradé vers le Burkina Faso pendant la durée de la procédure devant la Cour ». Son extradition a finalement été suspendue, ce 6 août 2021. Les avocats de François Compaoré ont salué cette « décision indépendante et impartiale » de la CEDH.

Cette suspension pourrait durer plusieurs mois, ou plusieurs années. Du moins, jusqu’à ce que le fond du dossier soit examiné, d’après Me Pierre-Olivier, avocat de François Compaoré.

La rédaction

7 août 2021 0 comments
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Accident sur la route nationale 6 du Mali
Opinion

Route Bamako-Ségou : comment expliquer ces mille et un accidents ?

by Chiencoro 6 août 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Reliant Bamako aux régions du Centre et du Nord du Mali, la route nationale N° 6 est devenue une hécatombe pour ses usagers et transporteurs. Analyse.

Sur la route Bamako-Ségou, le dernier grave accident en date est survenu le mardi 03 août 2021. C’était à Zambougou, un village situé à 20 km de la ville de Ségou, 4e région du Mali. Selon le bilan provisoire communiqué par le ministre des Transports et des Infrastructures du Mali, Dembelé Madina Sissoko, lors de sa visite de terrain, il est enregistré « 41 morts, dont un nourrisson, [et] 33 blessés, dont trois graves ».

« Difficile de passer une semaine sans apprendre un accident »

Les circonstances exactes ayant entrainé cet incident tragique restent encore indéterminées. Comme la quasi-totalité des accidents qui se sont produits sur cette voie. Ce grave incident, qui a défrayé la chronique nationale et internationale, serait survenu à la suite de la collision d’un bus transportant des passagers avec un camion chargé de céréales et d’intrants agricoles.

Selon le ministre en charge des Transports et des Infrastructures, cette tragédie, à la suite de laquelle le président de la Transition, Assimi Goïta a décrété un deuil national de trois (3) jours, procèderait de mauvaises conditions dues à la saison des pluies, à l’état des routes ou à des problèmes techniques sur le camion. Cette dernière supposition est celle soutenue par des témoins interrogés, sur place, par des médias. Ces témoins évoquent une crevaison sur un pneu du camion.

Cet incident n’est pourtant pas le premier sur la route nationale N° 6. Il est difficile de passer une semaine sans apprendre un accident de circulation sur cette voie, qui fait partie des plus fréquentées du pays.

Le 18 juillet dernier, une SOTRAMA, en provenance de Fana pour Bamako, s’est renversée dans un ravin, suite à une crevaison. Cet incident a fait 12 victimes, dont 11 blessés graves. Au cours du même mois de juillet, un camion, en stationnement au bord de la route, a été percuté par un bus de transport en provenance de Ségou. Cet accident a fait 33 victimes, dont 30 blessés graves.

Où est l’autoroute moderne annoncée en 2010 ?

Ces incidents tragiques sur la RN6, reliant Bamako au Centre ainsi qu’au Nord du pays, méritent des analyses plus poussées de la part des autorités en charge du secteur des transports. Certes, les postulats avancés par le ministre Madina Sissoko peuvent être une piste de compréhension, mais ils ne sont pas les seuls paramètres permettant d’expliquer ces fléaux récurrents.

L’incivisme des usagers ainsi que le manque de ralentisseurs de vitesse font également partie des raisons de ces accidents mortels sur cette route principale. Comment se fait-il que dans un pays, où l’incivisme gangrène la quasi-totalité des secteurs, l’on puisse aménager des voies, sans des dos d’âne ?

En plus de tous ces facteurs, il faudrait souligner aussi la mauvaise gouvernance. En 2010, le Conseil des ministres avait adopté un projet de décret pour l’aménagement d’une autoroute moderne et ses annexes, notamment sur cette section Bamako-Ségou. Une voie 2 x 2 sur une distance de près de 221 kilomètres. Un aménagement qui entrait dans le cadre de la « politique de désenclavement intérieur et extérieur du pays et dans le cadre de la réalisation du réseau d’autoroute de l’Afrique ». On se demande aujourd’hui où est cette autoroute.

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb.

6 août 2021 0 comments
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Inondations au Niger
Sécurité

Pluies diluviennes au Niger : 40 morts, 30 blessés, 31 805 sinistrés, selon la DGPC

by Sahel Tribune 6 août 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Pays sahélien au climat habituellement sec, le Niger croule sous des pluies diluviennes, depuis le mois de juin. Au total, 40 personnes mortes, 30 blessés, 31 805 sinistrés, répartis entre 3 754 ménages, selon le bilan fourni par la Direction générale de la protection civile.

La DGPC précise que 25 pertes en vies humaines ont lieu suite à des effondrements et 15 des suites de noyades. Dans son rapport journalier du 4 août 2021, on dénombre aussi851 animaux qui sont morts, rapporte l’Agence nigérienne de presse. 12 mosquées, 19 salles de classe, 11 boutiques et 14 greniers ont également subi l’effroi de ces inondations.

Ces chiffres se rapprochent déjà de ceux de l’année 2020, au cours de laquelle les inondations avaient fait 73 morts, créant ainsi une véritable crise humanitaire, avec 2,2 millions de personnes dans le besoin d’une assistance humanitaire, selon l’ONU. Ces inondations sont en grande partie tributaires de l’urbanisation anarchique et du changement climatique.

La rédaction

6 août 2021 1 comment
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Moussa Balla Diarra
Actu

Moussa Balla Diarra : « Une transition n’est pas faite pour résoudre tous les problèmes de la nation »

by Sahel Tribune 6 août 2021
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Ancien député à l’Assemblée nationale du Mali, de 1997 à 2002, auteur de « Mansala, le Mali d’après crise » aux éditions La Sahélienne (2020), Moussa Balla Diarra s’exprime sur la transition et la crise scolaire dans le pays.

Le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta a été poussé à la démission forcée. L’Assemblée nationale a été dissoute. De jeunes militaires, réunis dans le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), ont pris le pouvoir à Bamako. Une Charte de Transition a été adoptée.

Les organes de transition ont été mis en place. Baw N’Daw, après un court séjour à Koulouba, a été poussé à la démission forcée. Son vice-président Assimi Goïta est ordonné nouveau président de la Transition. Choguel Kokalla Maïga du Comité stratégique du M5-RFP est nommé à la tête de la primature, après la démission forcée de Moctar Ouane.

Face à la grogne sociale, les nouvelles autorités ont procédé à l’unification des grilles salariales. Pour l’application de l’article 39 sur leur statut particulier, la synergie syndicale des enseignants, signataires du 15 octobre 2016, décide de boycotter les examens de fin d’année. L’école malienne est toujours en crise.

Sahel Tribune : Comment sommes-nous arrivés à une telle situation ?

Moussa Balla Diarra : nous sommes arrivés à cette transition en raison de la mauvaise gouvernance. Depuis une cinquantaine d’années, les différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’État ont cultivé la mauvaise graine de cette mauvaise gouvernance. C’est un fléau que le peuple, dans sa souveraineté absolue, n’a pas réussi à arrêter. Pourtant, ce peuple constitue le vrai pouvoir, l’organe de veille des institutions de la république.

Vous faites référence à la société civile ?  

Évidemment ! Pendant une cinquantaine d’années, le Mali a manqué une société civile responsable, organisée, structurée, unie, forte et consciente de son rôle. Une société civile qui joue pleinement son rôle, de façon indépendante, sans compter sur de l’argent ou d’autres intérêts personnels.

Si le Mali avait eu une telle société civile, nous n’allions pas assister aux dérives gouvernementales, de mauvaises gouvernances, de corruption, de gabegie, de clientélisme auxquelles le Mali a toujours été confronté.

Qu’en est-il du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques ?

Le M5-RFP n’est pas une affaire de personne, mais plutôt de pays. C’est en absence de cet organe de veille que le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) s’est vite constitué. Le genre de mouvement qu’il fallait et qu’il faudrait entretenir pour une meilleure résolution des problèmes de ce pays.

Le ras-le-bol qui s’était emparé des Maliens et qui a conduit à la formation de ce mouvement a finalement conduit au départ du régime IBK. Du coup, le Mali s’est retrouvé sous un régime de transition, par le bouleversement de l’ordre constitutionnel.

Quel est votre regard sur la transition et sa gestion ?

Une transition reste un ordre inconstitutionnel. C’est une période transitoire durant laquelle certains problèmes de la nation doivent être réglés, pour le retour de l’ordre constitutionnel. Une transition n’est pas faite pour résoudre tous les problèmes de la nation.

Aujourd’hui, nous avons besoin au Mali d’un ordre constitutionnel, qui naîtra à travers l’organisation et la tenue des élections présidentielle et législative, la nomination d’un gouvernement par le président élu.  

En dehors des affaires d’injustice, d’insécurité, de crise éducative, cette transition au Mali devrait, dès le départ s’accentuer sur l’organisation des élections. Mais on vient de consommer la moitié de la période prévue. Une période durant laquelle il y a un coup d’État dans un coup d’État. Le Mali va ainsi de mal en pis. La situation du pays ne cesse de se compliquer chaque jour.

Objectivement, le peu de temps qui reste à cette transition ne peut pas permettre l’organisation et la tenue des élections. Il suffit d’analyser le processus d’organisation de l’élection présidentielle pour s’en rendre compte. Mais si tout est déjà prêt, alors on peut aller aux élections.

Sur la prolongation ou non de la durée initiale de la transition, qui est de 18 mois, quelle est concrètement votre position ?

Il faut comprimer ce qui peut l’être pour rester dans le temps. Il est très tôt pour songer à une prorogation de la durée de la transition. En 1991, la transition était prévue pour neuf mois. Lorsque nous nous sommes rendu compte que ce délai était intenable, la transition a été prorogée à quatorze mois. La transition actuelle doit durer dix-huit mois, et il reste encore huit mois avant la fin.

S’il doit y avoir une prorogation, il faudrait que les partenaires du Mali constatent qu’il y a vraiment la nécessité. En ce moment, cette transition pourrait être prorogée de trois à quatre mois. Mais si le Mali s’entête à faire une prorogation unilatérale, d’autres sanctions pourraient tomber.

La prorogation ne doit pas être envisagée, jusqu’à une date ultime, où on constate que les matériels, les bulletins sont prêts, toutes les conditions sont réunies pour aller aux élections. Mais il faut encore un peu de temps pour de petits réglages, impossibles dans le temps qui reste à la transition, on peut en ce moment envisager la prorogation.

Outre la transition, on a la crise scolaire qui refait surface. Quelle est votre lecture sur cette crise ?

Cette crise procède encore de la mauvaise gouvernance, qui gangrène le pays depuis cinquante ans. Cette mauvaise gouvernance ne se traduit pas seulement par des détournements de fonds. Elle se traduit également par les mauvais choix politiques.

Cette crise a commencé lorsque le Fonds monétaire international et la banque mondiale, dont nous dépendons en grande partie en matière d’aide budgétaire, ont supprimé la formation des formateurs dans le budget du gouvernement. Cette suppression a entrainé un manque d’enseignants qualifiés. Tout genre de personne s’est retrouvé dans l’enseignement. On a assisté également au départ volontaire des enseignants à la retraite.

Tout est à mettre sur le dos des partenaires du Mali ?

Pas du tout. Mais tout a commencé avec cette suppression de la formation des formateurs. L’école malienne a perdu tous les bons enseignants qu’elle avait. L’autre problème a été le traitement octroyé aux étudiants par le gouvernement de transition en 1991. Des étudiants étaient nommés dans le gouvernement.

De file en aiguille, ces problèmes ont détruit l’école malienne. Jusqu’aujourd’hui, on peine à retrouver notre voie. Les partenaires, les parents aussi bien que les enseignants ont démissionné. L’école est toujours perturbée par des grèves : tantôt des enseignants, tantôt des élèves.

Dernière question : votre avis sur l’application de l’article 39 ?

Mon avis est qu’on devrait déployer tous les moyens nécessaires pour satisfaire les besoins de l’éducation. Dès lors qu’un engagement a été pris, on doit le respecter quoiqu’il advienne. Parce qu’il s’agit de l’avenir de l’éducation, de la jeunesse et du pays. Si ce statut particulier a été octroyé aux enseignants, par des autorités du Mali, c’est qu’elles étaient persuadées que c’est applicable. Alors qu’on l’applique.

Propos recueillis par Fousseni Togola et Bakary Fomba

6 août 2021 1 comment
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