Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
lundi,18 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

lutte contre la corruption
ExclusifOpinion

Gouvernance au Mali : le renouveau par la lutte implacable contre la corruption

by Mikailou Cissé 22 octobre 2021
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Au Mali, malgré l’existence de nombreuses structures dédiées à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, ces phénomènes continuent d’asphyxier l’économie malienne. Pour Mikailou Cissé, il est important de mener cette lutte sans demi-mesure pour le règne véritable du Mali nouveau.

La lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite ainsi que toutes les pratiques assimilées est une bataille engagée par les autorités maliennes depuis des décennies. Plusieurs structures ont même été créées pour dénoncer ou engager des poursuites judiciaires contre les cas suspects ou réprimer les cas avérés de corruption. Cette lutte qui, en plus d’être une expression populaire du peuple malien et une de ses exigences vis-à-vis des autorités politiques, est aussi une exigence des bailleurs étrangers et des institutions financières, qui volent au secours des États à faibles revenus comme le Mali.

Des épines sur la voie

Dans ce pays francophone de l’Afrique de l’Ouest, malgré l’existence de ces nombreuses structures, dédiées à la lutte contre ce fléau, les mécanismes mis en place, les efforts des différents acteurs et la collaboration formelle qui existe entre les différentes structures, la corruption et l’enrichissement suivent leur petit bonhomme de chemin. Les récents rapports annuels, produits et publiés par le Bureau du Vérificateur général (Vgal) et l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (Oclei) peuvent servir d’illustration de la mauvaise gestion dont fait l’objet la chose publique au Mali. Ils laissent comprendre également que le pari d’une gouvernance vertueuse est loin d’être gagné.

Les rapports de ces structures sont alarmants d’année en année. Ils révèlent d’une part, l’inefficacité de la politique de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Et d’autre part, que les mécanismes destinés à prévenir et à détecter les cas d’enrichissement illicite n’ont pas d’effectivité dans la pratique. Outre cela, que les recommandations de réformes législatives, réglementaires et administratives que formulent les services de contrôle et de vérification des finances publiques, après la constatation de dysfonctionnent ou d’irrégularités, ne sont pas prises en compte.

Mieux il exhibe aussi un manque cruel de volonté politique, de la part des autorités antérieures, dans le combat de ces structures contre ce fléau qui asphyxie l’économie malienne. Les abandons de charges pour non-respect de procédures, la non-mise à l’écart des présumés coupables de détournement des sphères décisionnelles, le manque de collaboration franche entre les structures impliquées dans la lutte contre la corruption et l’impunité sont entre autres des obstacles qui minent le chemin conduisant à la gouvernance vertueuse tant souhaitée dans ce pays.

Se tourner résolument vers le véritable combat

Au regard de l’état de santé des finances de la nation, des besoins croissants d’un peuple en permanente croissance, et qui dans sa majeure partie, vit au jour le jour, des mesures holistiques demeurent une condition sine qua non pour mettre un terme aux gaspillages des ressources publiques et à leur utilisation frauduleuse à des fins particulières. Sans ces mesures, le Mali Koura auquel le peuple malien aspire et qui semble être cher aux nouvelles autorités restera un idéal. Il ne saurait être effectif que dans un environnement où tous les citoyens sont traités au même pied d’égalité, disposent de mêmes chances dans l’accumulation du profit individuel conformément aux textes qui légifèrent le vivre en commun.

Une sélection partisane des dossiers de présumés coupables de malversations financières dans le seul but de dissuader ou mettre à l’écart du jeu politique les opposants au pouvoir doit aussi à tout prix être évitée.

Mikailou Cissé

22 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Laurent Gbagbo
Politique

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo lance un nouveau Parti politique panafricaniste

by Bakary FOMBA 20 octobre 2021
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Après 10 ans d’absence sur la scène politique ivoirienne, l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, marque son retour avec la création du nouveau Parti des Peuples Africains — Côte d’Ivoire (PPA-CI).

À la suite de son acquittement par la Cour Pénale internationale (CPI), l’ex-président ivoirien est revenu en Côte d’Ivoire le 17 juin dernier. Quatre mois après, il lance le PPA-CI, réalisant ainsi son retour au premier plan sur la scène politique de son pays, après dix ans d’absence.

Lors du congrès constitutif du PPA-CI, nouveau Parti de Laurent Gbagbo, tenu à Sofitel Hôtel ivoire, d’Abidjan, les 16 et 17 octobre 2021, l’ex-président Laurent Gbagbo a lui-même été élu — par acclamation — premier président du parti.

La création de ce nouvel instrument politique, qui concrétise le retour de Laurent Gbagbo sur la scène politique ivoirienne, reste un enjeu favorable à la réconciliation nationale. Un processus qui peine toujours à être un acquis dans ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest. « Nous allons reprendre ensemble le chemin », a lancé Laurent Gbagbo, devant plusieurs centaines de cadres et militants au congrès de ce nouveau mouvement qui se veut « panafricain ».« Ce nouveau Parti qui va naître viendra renforcer la vitalité démocratique », a déclaré Adama Bictogo, numéro 2 du Parti au pouvoir, qui était présent à la tribune du congrès du PPA-CI, samedi dernier.

« Je ferai de la politique jusqu’à ma mort ! »

Dans son allocution, remplie d’anecdotes, Laurent Gbagbo est longuement revenu sur ses années d’incarcération à La Haye, entre 2011-2019. Il s’est prononcé sur les poursuites pour crimes contre l’humanité engagées par la Cour Pénale internationale (CPI) dont il a finalement été acquitté l’an dernier. À travers son allocution, l’ex-président ivoirien n’a pas manqué d’afficher sa volonté de faire la politique tant qu’il est vivant. « Je ferai de la politique jusqu’à ma mort ! », a-t-il assuré, sous une ovation.

Concernant la prochaine présidentielle, prévue pour octobre 2025, et qui anime déjà les débats en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a toutefois laissé planer le suspens sur ses intentions. « À cet âge-là, après ce parcours-là, la sagesse c’est de se décider à partir. Mais j’ai décidé que je ne partirai pas brusquement… », a-t-il laissé entendre.

À noter que l’exécutif ivoirien envisage d’introduire une limite d’âge à 75 ans pour se présenter à l’élection présidentielle. Si cela se confirme, et le chef de l’État actuel, Alassane Ouattara (79 ans), et ses deux prédécesseurs, Henri Konan Bédié (87 ans) et Laurent Gbagbo (76 ans), seraient empêchés de concourir. Ces trois figures qui dominent la vie politique ivoirienne depuis une trentaine d’années seraient alors obligées de prendre leur retraite politique, gage de rajeunissement de la classe politique du pays.

« Il faut que les États africains s’unissent »

Maintes fois évoqué, mais jamais concrétisé. La concrétisation du concept des États-Unis d’Afrique semble une nécessité pour ce continent extrêmement riche, mais sous-développé par rapport aux autres. Cela, afin de relever les défis majeurs.

À travers cette nouvelle formation politique, Laurent Gbagbo se veut restaurateur de cette union des États africains qui peine à être une réalité. « Regardez dans le monde et voyez quels sont les puissants, ce sont les pays grands de taille, la Chine, les États-Unis, la Russie, le Canada. Tant que nous sommes dans les micro-États, nous ne sommes rien. Il faut que les États africains s’unissent », a affirmé Laurent Gbagbo lors du congrès constitutif de son nouveau Parti.

En effet, ce nouveau Parti pourrait devenir une des principales forces d’opposition, avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-président, Henri Konan Bédié. Dans un manifeste, M. Bédié mentionne le « recul évident des acquis démocratiques dans le pays » et critique notamment « la dépendance financière » aux puissances étrangères.

Pour rappel, l’ancien président Laurent Gbagbo avait quitté le Front populaire ivoirien (FPI), en août dernier, le laissant aux mains de Pascal Affi N’Guessan, son ancien Premier ministre avec lequel il est en rupture politique. Depuis 2014, ce Parti historique, fondé dans la clandestinité en 1982 par Laurent Gbagbo, était divisé entre les partisans de Pascal Affi N’Guessan et ceux restés fidèles à Laurent Gbagbo. Lors d’un comité organisé le 9 août dernier, il avait annoncé cette volonté de créer une autre famille politique.

Bakary Fomba

20 octobre 2021 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Couverture de A la recherche du chemin
Seko ni Donko

Livre : « À la recherche du chemin » ou l’appel à une philosophie du vivre ensemble

by Sahel Tribune 20 octobre 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

A la recherche du chemin : petit récit d’un voyage pour une intégration est une œuvre du jeune auteur Abramane Coulibaly, parue en 2021 au Prostyle éditions. Après lecture,Fousseyni Koïta, professeur de philosophie au secondaire, nous livre ses impressions sur le livre.

On ne peut qu’être ému en voyageant à travers ce livre. Un voyage très fructueux en raison surtout du style d’écriture et de l’ampleur du message véhiculé : un appel au vivre ensemble.

À travers cet ouvrage, nous comprenons que notre humanité ne peut être conçue que par la culture d’une philosophie du vivre ensemble. « […] je pense que quand l’on maltraite ou l’on méprise son prochain, nous cessons d’êtres humains », peut-on lire dans A la recherche du chemin : petit récit d’un voyage pour une intégration. Malgré la différence, nous devons aller vers l’autre. C’est ce qui constitue notre humanité.

Cultiver le vivre ensemble

Ce récit de voyage est loin d’être une simple narration subjective. Il véhicule les valeurs qui ont toujours fait le vivre ensemble au Mali. En parcourant l’ouvrage, on est facilement impressionné par la façon dont l’auteur résolve, à travers le cousinage à plaisanterie, un conflit qui l’opposait à un de ses camarades. Seulement on se demanderait encore si cette valeur atavique peut faire l’objet d’une institutionnalisation.

L’auteur mène également une analyse critique sur l’homme politique malien, qui se laisse guider par des intérêts personnels. « Il est temps de faire le mariage entre la politique et la morale. Nos dirigeants ont trahi le premier président de la République du Mali Modibo Keita », écritAbdramane Coulibaly.

Des interrogations

Cette analyse sur l’homme politique soulève néanmoins des interrogations. Que devons-nous faire face à leur comportement ? Quels moyens pour les faire changer de mentalité et de pratique politique ? Et contre qui devrions-nous les remplacer surtout que l’auteur souligne que « ce sont les populations africaines et maliennes en particulier qui encouragent cette atroce gouvernance ».

Face aux problèmes qui assaillent la société malienne, l’auteur invite à adapter le système éducatif à la réalité africaine et plus particulièrement à la réalité malienne. Pour dire qu’il faudra investir dans l’humain et éviter de former des chômeurs. Pour relever le défi du sous-développement de l’Afrique, il invite à la culture du vivre ensemble, aller au-delà du particularisme.

Fousseyni Koïta

20 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
festival des arts et des cultures traditionnelles du Mali
Seko ni Donko

À Bamako, la 3e édition du festival des arts et des cultures traditionnelles du Mali

by Bakary FOMBA 19 octobre 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

La Maison des jeunes de Bamako a servi de cadre, les 15, 16 et 17 octobre 2021, aux activités de la 3e édition du festival des arts et des cultures traditionnelles du Mali. Cette cérémonie de 3 jours consécutifs se veut une aubaine pour les jeunes maliens de revisiter la riche culture de leur pays.

Placée sous le thème « Made in Mali, la diversité culturelle, la cohésion sociale et la réconciliation nationale au Mali », cette 3e édition du festival des cultures traditionnelles du Mali a été organisée par Dion-Communication de Dionkoloni Ibrahima Coulibaly. Elle est produite en partenariat avec les radios Siguida Kunkan, Djiguifa FM et radio Danaya 87.6 MHZ, et parrainée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Elle a enregistré la présence de nombre de personnalités du pays, notamment l’ex Premier ministre Modibo Sidibé et Bakary Togola.

Étant un élément vital d’une société dynamique, la culture, outre sa valeur intrinsèque, apporte de précieux avantages aussi bien sur le plan social qu’économique. Elle s’exprime dans la manière de raconter nos histoires, de fêter, de nous rappeler le passé, de nous divertir et surtout d’imaginer l’avenir.

« La richesse culturelle de notre pays est le symbole de sa grandeur »

Au Mali, la culture désigne d’abord les pratiques culturelles observables de ses habitants. À travers l’organisation de ce cadre de rencontre et de brassage culturel, on se rend compte que les initiateurs comptent étaler les multiples bienfaits de notre culture afin de réveiller les consciences. Le thème choisi pour cette 3e édition nous montre à suffisance qu’on veut faire la promotion de l’Artisanat. Faire en sorte qu’un petit morceau de chacune des cultures du Mali puisse être transporté à Bamako, la capitale malienne. Cela, à travers l’utilisation de nos produits locaux.

« Ce rendez-vous est à sa 3e édition et est une vraie vitrine de la richesse et de la diversité de notre culture millénaire », indique sur sa page Facebook, Mobibo Sidibé, ancien premier ministre sous ATT et président d’honneur du festival. À ses dires, la culture reste un « facteur de cohésion et d’avancement pour le Mali que nous rêvons de construire ! » Le président des FAR AN KA WULI affirme être « convaincu que nos valeurs et les produits de nos savoirs ancestraux sont des axes sur lesquels doivent se bâtir notre vivre-ensemble et notre développement économique ».

Selon Ibrahim Djonkoloni Coulibaly, initiateur de ce festival, « la richesse culturelle de notre pays est le symbole de sa grandeur, de sa cohésion, mais aussi et surtout de son immense diversité culturelle, qui a toujours permis à nos différentes communautés de vivre ensemble, dans le respect de l’autre, forgeant ainsi l’unité de notre peuple ». « Aucun pays ne peut avancer dans la culture d’un autre. C’est la culture qui fait un pays et nous avons une culture millénaire qu’on peut faire ressortir, qu’on peut étaler », explique-t-il. À travers ce festival, M. Coulibaly invite à venir « goûter aux sauces maliennes, toucher au social Malien », en achetant nos propres produits. À cet égard, il laisse entendre que « si l’Artisanat se porte bien, tout va bien ».

Bakary Fomba

.

19 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Visite des chefs d'Etat de la Cédéao
Politique

[Narratif] Mali : le film de la visite du Ghanéen Nana Akufo Addo, président en exercice de la Cédéao

by Sahel Tribune 19 octobre 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Mali, une délégation de la Cédéao, conduite par le Ghanéen Nana Akufo Addo, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’institution ouest-africaine, a effectué dimanche 17 octobre 2021, une visite pour s’enquérir de l’évolution de la transition. Après une séance de travail et des échanges à Koulouba, la délégation est retournée dans l’après-midi, sans avoir tenu le traditionnel point de presse comme prévu.

Il était 10 h au pavillon présidentiel de l’aéroport Modibo Kéïta lorsque le Nigerian Air Force — immatriculé 5N-FGS — atterrit sur le tarmac. C’est son Excellence Goodluck Jonathan, médiateur de la Cédéao dans la crise malienne. Il a été accueilli par le ministre Abdoulaye Diop et plusieurs autres personnalités du monde diplomatique, comme le patron de la Minusma et l’ambassadeur de l’UE au Mali. Dès sa descente d’avion et les salutations d’usage, l’ancien président nigérian est accompagné dans la grande salle du pavillon, sans faire la revue des troupes. Il échange quelques mots avec le ministre Abdoulaye Diop qui marchait à ses côtés. Après sa visite anti Covid-19, il s’éclipse dans une salle du pavillon.

Après environ une heure d’attente, l’avion tant attendu finit par arriver. C’est la Republic of Ghana 9G EXE. À son bord, le président Nana Akufo Addo. Habillé en costume noir, chemise blanche, il sort de son avion à 11 h 25 min où il est accompagné par une partie de sa délégation, dont son ministre des Affaires étrangères. Accueilli avec tous les honneurs possibles, dus à son rang, par le président de la transition Assimi Goïta, le ministre Diop, des ambassadeurs, Nana Akufo Ado suivra avec Goïta, sous une case aménagée pour l’occasion, l’exécution de l’hymne national des deux pays. S’ensuivent la revue des troupes et la présentation des ministres et diplomates venus l’accueillir.

Tout cela sous un soleil ardent de 34 °C. À 11h30 minutes, le cortège de la délégation quitte le lieu pour la ville.

Pancartes

Sur le trajet de l’aéroport, à la rive droite du fleuve, l’embouteillage était considérable après le passage de la délégation. Surtout que c’était un dimanche, « jour de mariage à Bamako » (Amadou et Mariam).

Devant l’hôtel Radisson Collection, ex-Sheraton, où le président ghanéen devait rencontrer la presse, après son tête-à-tête avec les autorités maliennes, une immense foule bondait le long de la voie — aux alentours de midi, avec des messages.

Entre autres : « 10 ans sans résultat sur le plan sécuritaire. Il faut changer de fusil d’épaule. Nos partenaires doivent nous soutenir sur l’agenda du Mali », pouvait-on lire sur des pancartes tenues par des jeunes se réclamant de la jeunesse du M5-RFP le mouvement qui a fait chuter l’ex-président IBK, et dont l’actuel Premier ministre Choguel est issu. « Seul le choix du peuple souverain du Mali compte. La jeunesse du M5-RFP soutient la transition », lisait-on sur deux pancartes brandies côte à côte ou encore « Le Club de soutien au Manifeste du Chérif Mohamed Ould Cheickna », gravé sur des t-shirts avec la photo du Chérif de Nioro.

Selon ces personnes, elles sont venues répondre à l’appel du chérif, favorable à la prolongation de la durée de la transition. « Soutenir la transition, c’est s’engager pour le renouveau du Mali », scandait un groupe de personnes se réclamant du Front pour la sauvegarde de l’intégrité du Mali — FUSI-MALI. Sur toutes les lèvres, un seul message, une seule détermination et un seul nom : « la prorogation de la transition pour une durée de 3 ans » et des éloges à l’endroit du président de la transition et son gouvernement.

« C’est notre métier »

Quelques heures plus tard, un coup de tonnerre survient. Dans l’agenda soumis aux hommes de médias, après son entretien avec les autorités maliennes, il devait faire un point de presse à Radisson Collection avant de regagner Accra. Contre toute attente, Nana Akufo Addo prendra son vol de retour vers 17 h sans se livrer à la presse, sauf quelques mots que la la télévision nationale a pu lui arracher à sa sortie d’audience à Koulouba. À la question d’un confrère un peu ironique, un autre répond : « c’est notre métier. On ne va rien inventer. On va dire qu’il est venu et est retourné sans se livrer à la presse ».

À noter que cette visite est intervenue après celle effectuée en Guinée où il avait rencontré la junte, qui a renversé Alpha Condé. Ces visites s’inscrivent en droite ligne de la dernière session extraordinaire de la Conférence de la Cédéao, qui exige le respect de la durée initiale de la transition au Mali et l’organisation des élections présidentielles et législatives dans six mois en Guinée.

Sagaidou Bilal

19 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Journée mondiale de la fille
Sécurité

Journée mondiale de la fille : à Bamako, une session de vulgarisation de Zéro VBG

by Sahel Tribune 15 octobre 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le cadre de la Journée mondiale de la fille, célébrée chaque 11octobre depuis 2012, l’Association Musodev, en partenariat avec l’Unicef Mali, a organisé, le 14octobre à Bamako, une session d’échange autour de la plateforme web et application Zéro VBG, à l’endroit des jeunes maliens.
« S’informer, en parler, agir », tel est le slogan de Zéro VBG. Dans le cadre de sa vulgarisation, l’Association Musodev, avec l’appui financier de l’Unicef Mali, a animé, le 14 octobre au sein de la direction de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, au Cité Unicef de Niamakoro, une session d’échanges à l’endroit d’une vingtaine du Parlement des enfants, du Conseil consultatif des jeunes et de l’Association pour la promotion des jeunes et enfants communicateurs — APJEC.

Présentation de l'application zéro VBG
Présentation de l’application zéro VBG, lors de la Journée mondiale de la jeune fille. ©Sagaidou Bilal/Sahel tribune.

Session à deux phases


Cette session s’est déroulée en deux phases. « La première phase [est] une session d’échange et de discussion autour des violences basées sur le genre. La seconde porte sur l’application Zéro VBG : comment l’utiliser, quelles sont ses fonctionnalités et comment la [vulgariser] ou commentassister les victimes de VBG à travers l’application », nous a informé Porcho Marguerite Sogoba, quelques minutes avant le démarrage des activités. Directeur national de la promotion  de l’enfant et de la famille

Pour M. Youssouf Bagayoko, directeur national de la promotion de l’enfant et de la famille, cette activité s’inscrit dans la logique de la lutte contre les violences basées sur le genre, surtout celles faites aux filles et aux enfants. « Cette [session] permet aux jeunes, qui y sont invités, de discuter entre eux [afin] de pouvoir partager leurs expériences, leurs compréhensions, leurs perceptions sur les violences basées sur le genre et les moyens mis à leur disposition pour y mettre fin. », explique Youssouf Bagayoko. Avant de poursuivre : « Ce [cadre] d’échange entre pairs est très important, [surtout à notre époque]. Parce que le ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille s’investit énormément pour pouvoir faire respecter les droits non seulement des filles, mais aussi de la femme, du garçon, des hommes — de toute la famille. »


Particularité de la plateforme


À travers cette application, Musodev et ses partenaires entendent davantage contribuer à la lutte contre les violences basées sur le genre au Mali. Cet outil, selon ses concepteurs, consiste à « informer sur les différents types de violence, faciliter la reconnaissance de ces violences, informer sur les endroits où se rendre en cas de violences, fournir un espace de discussion anonyme entre les victimes afin de s’exprimer et de dénoncer ces faits, fournir une assistance psychologique aux victimes en mettant à leur disposition des psychologues, servir de canal de communication et d’information pour les différentes structures évoluant dans le domaine, faire la cartographie des zones de violences [et] servir d’outils de collecte de données ».
À en croire les explications de la présidente de Musodev, la particularité de cette plateforme web est qu’elle est disponible dans trois langues locales — le bambara, le fulfudé et le soninké — et une note vocale, en plus du français. « C’est un outil qui est nouveau. Et nous sommes toujours ouverts au retour : à chaque fois que nous faisons des sessions, nous demandons aux utilisateurs de nous faire part de leurs remarques afin que nous puissions mieux [l’]améliorerpour qu’il répondeconvenablement aux besoins des utilisateurs », a fait savoir Mme Porcho Marguerite Sogoba, qui estime qu’il y a certes des avancées dans la lutte contre les violences basées sur le genre, mais que le chemin reste encore long.
Sagaïdou Bilal

15 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Lancement de la plateforme Kalan blon
Éducation

Médias — Mali : sortie de la première cohorte de Kalan blon, école virtuelle de journalisme

by Bakary FOMBA 15 octobre 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Ce 13 octobre 2021, les hommes des médias de la première cohorte de l’école virtuelle de journalisme « Kalan blon » ont reçu leurs attestations lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel Omono de Bamako, où le lancement officiel de la plateforme a lieu par la même occasion.

Pour la première vague de Kalan blon, ils sont 80 jeunes à avoir participé de façon satisfaisante à cette formation virtuelle, dont l’objectif est de former les jeunes blogueurs, journalistes professionnels, activistes et étudiants en journalisme. Des attestations leur ont été remis ce 13 octobre 2021 au cours d’une cérémonie.

À l’origine de Kalan blon

Le programme de cette plateforme comprend les écritures journalistiques, les droits et responsabilités de la presse, le journalisme et conflit, le journalisme de solution, le Fack-checking. Tous les modules de formation de Kalan blon sont gratuits et accessibles à tout moment et à tous, indique Salif Diarrah, coordinateur de Kalan blon et promoteur de Mali actu. Tous les bénéficiaires du programme ont accès au contenu gratuitement. L’avantage est que les cours peuvent être suivis selon le rythme de chacun, fait savoir M. Diarrah qui précise que « chaque module est clôturé par un examen ». Ce qui « permettra aux étudiants de valider leurs formations pour ainsi obtenir une attestation ».

Selon lui, Kalan blon a pour objectif « d’assurer la continuité des cours des étudiants en journalisme de l’école de journalisme de Bamako » dont les cours ont été « fortement perturbés par la pandémie de la maladie à Covid-19 ». Ce n’est pas tout. Kalan Blon a également vocation de « former les journalistes déjà en activité, les blogueurs ainsi que les activistes sur les principes du journalisme, des droits humains et de la couverture médiatique du processus électoral au Mali », explique M. Diarrah.

Pour pérenniser l’initiative, indique-t-il, la plateforme a été mise à la disposition de la Maison de la Presse du Mali. Cela, tout en continuant à maintenir Kalan blon avec l’équipe projet.

Engagement réitéré

Une formation est toujours un plus, dit-on. Selon Mariam Sanogo, porte-parole des participants de la formation, cette formation a permis de renforcer les capacités des bénéficiaires. « Nous pouvons dire que nous avons appris, et que nous sommes munis, bien nantis, pour faire face aux nouveautés de la formation et constituer ce pouvoir qui joue son rôle dans les enjeux sociopolitiques, économico-culturels du processus démocratique de notre pays », s’en est-elle réjouie.

Financé par l’ambassade du Danemark, à travers le fond d’appui aux moteurs du changement (FAMOC), Kalan blon est une plateforme de journalisme virtuel dont le lancement a enregistré la présence de personnalités du monde des médias et de la communication. Au regard de l’apport de ce projet pour la presse malienne, le président de la Maison de la Presse, celui d’APPEL Mali et le représentant de FAMOC ont tous réitéré leur engagement à le soutenir. La cérémonie s’est clôturée par la remise des attestations aux différents participants de la première cohorte.

Bakary Fomba

15 octobre 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

INPS–CNSS du Togo : Bamako et Lomé renforcent la coordination des prestations sociales
Mali : Bamako et Koulikoro interdisent les camions-bennes la nuit après les attaques terroristes
Afrique de l’Ouest : la Russie déploie une offensive bancaire stratégique depuis Kazan

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close