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Rencontre entre le Mali et la Mauritanie sur la disparition de citoyens mauritaniens au Mali
A la UneSécurité

Situation Mali-Mauritanie : les six (6) mesures pour préserver le vivre ensemble

by Bakary FOMBA 14 mars 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

La disparition de citoyens mauritaniens sur le territoire du Mali, les 5 et 6 mars 2022, avait provoqué une tension diplomatique entre les deux pays. Après deux jours de pourparlers, les deux parties ont conjointement formulé certaines recommandations pour faire la lumière sur cette situation et éviter qu’elle se reproduise.

Pour tenter de trouver un consensus autour de ces événements « tragiques » ayant conduit à la disparition d’un groupe de citoyens mauritaniens, dans la localité d’El Ataye, sur le territoire malien, une délégation dirigée par Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a effectué les 11 et 12 mars dernier, une visite de travail et d’amitié, à Nouakchott, capitale mauritanienne.

Après plusieurs séances de travail, les deux parties sont parvenues à un compromis. Au cours de ces pourparlers, les parties ont rappelé « la force des relations d’amitié et de fraternité » qui unissent leur peuple. D’où la nécessité pour les deux pays de travailler à la préservation de ces liens.

Des mesures fortes

« Dans le souci, de préserver le vivre ensemble et les relations séculaires de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays, les deux parties ont rappelé la nécessité d’œuvrer ensemble de manière à éviter la survenance d’actes portant atteinte aux biens et à l’intégrité physique des citoyens Mauritaniens au Mali », lit-on dans un communiqué conjoint du 12 mars 2022 de la Mauritanie et du Mali.

Les deux pays ont donc convenu de la mise en place de certaines mesures, pour prévenir de tels actes. Au terme des deux jours de débats et discussions, il a été décidé de la mise en place d’une mission conjointe chargée d’établir des faits, en vue de mettre la lumière sur cette disparition, qui « entamera son travail dans les meilleurs délais », précise le même communiqué.

Aussi, il a été décidé de partager, dans les meilleurs, des résultats de l’enquête diligentée par le gouvernement malien relatifs aux événements du 17 janvier 2022, à Akor. Les deux délégations ont également demandé la sanction des auteurs de ces « crimes odieux ».

Outre, la création d’un cadre conjoint de concertation, de mutualisation et de partage d’information a également été recommandée. Aussi s’agira-t-il d’organiser des patrouilles conjointes le long de la bande frontalière.

« Aucune preuve matérielle »

Dans la même dynamique, les autorités militaires du Mali ont décidé d’interdire strictement « toute circulation de personnes civiles dans les zones de la forêt de Wagadou et de la forêt de Gringalé, où se déroule l’opération Maliko ».

Dans un communiqué du 13 mars 2022, le gouvernement malien rassure que « sur la base de preuve matérielle technologique, il s’avère qu’aucune patrouille des FAMa n’était présente dans la zone et aux dates indiquées et jusqu’à présent, aucune preuve matérielle ne permet d’incriminer [les] vaillants FAMa ». Et de poursuivre en rappelant le « professionnalisme des Forces armées Maliennes (FAMa) qui sont soucieuses du respect des droits humains ».

Pour rappel, cette situation intervient au moment où le Mali cherche à renforcer sa relation avec la Mauritanie, suite aux sanctions économiques et financières imposées au pays (Mali) depuis le 9 janvier 2022, par la CEDEAO et l’UEMOA.

Bakary Fomba

14 mars 2022 0 comments
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Mayssa Ben Mrad Lycee Pilote Hammam Lif
Politique

8 Mars : « La liberté d’expression, d’opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »

by Sahel Tribune 14 mars 2022
written by Sahel Tribune 8 minutes read

En marge de la célébration du 8 mars, Journée internationale des Droits des femmes, la jeune lycéenne tinusienne Mayssa Ben Mrad rend hommage à toutes les femmes et estime que « la liberté d’expression, d’opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »

« A la mémoire, de toutes les femmes, sacrifiées sur l’autel de l’injustice sociale, des mœurs et traditions, à la mémoire de toutes ces femmes, qui nous ont permis, d’exister par nous-même, de nous affirmer et de librement nous exprimer »

Souvent ignorées de l’histoire de l’art, de la culture des sciences, longtemps soumises au bon vouloir d’un père ou d’un frère pour accéder à l’école ou à l’université, les femmes ont souvent brisé les chaînes, outrepassé les codes, en allant contre vents et marées, mais au prix de grands sacrifices.

Culte de la « Grande Déesse »

Comment une femme peut-elle se convaincre de pouvoir accéder à n’importe quel statut professionnel et affirmer la légitimité de son génie ; alors qu’elle n’a pas les mêmes droits sociaux, civils ou politiques que les hommes ?

Privée de ses droits les plus légitimes, exclue ; du droit de vote, écartée des cercles de décision, et ce jusqu’à y a pas longtemps, enfermée dans un statut discriminatoire issu des différentes juridictions, jurisprudences et normes sociales, voire d’une lecture erronée des droits divins, la femme est une mineure, inapte, lorsqu’elle est célibataire ; mariée, elle doit obéissance, voire révérence, à son époux.

Ces femmes qui ont dû subir différentes formes de marginalisation, qui ont souffert du modèle patriarcal depuis des lustres, de la préhistoire à la Grèce antique jusqu’à nos jours, auraient pourtant selon des études féministes, sur les sociétés préhistoriques, connu des formes de pouvoir matriarcal, fondées sur le culte de la « Grande Déesse ».

Les femmes longtemps cantonnées à certaines fonctions, métiers, aux tâches ingrates ; souvent réduites à leur genre ; ont dû prendre leur destin en main pour échapper aux contraintes des sociétés patriarcales. Autant dire que jusqu’au début du XXe siècle, le parcours des femmes artistes, savantes, écrivaines, poétesses était encore semé d’embûches.

Déclaration des droits de l’homme

Et voilà qu’une lueur d’espoir, se profila à l’horizon. La Déclaration des droits de l’homme en 1946 qui « garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme » ouvre de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives, institutionnalise, un statut universel, pour la femme. Bien évidemment, le combat est loin d’être gagné, des résistances juridictionnelles s’installèrent de part et d’autre dans les deux hémisphères.

Plus qu’un thème de débat, plus qu’un sujet de discussion des tables rondes, au-delà du caractère festif, la liberté des femmes s’inscrit dans le cadre d’un éternel combat, et ce depuis la nuit des temps.

Avouons toutefois que ; les femmes qui ont dû faire face aux agressions délibérées qui se voyaient victimes des crimes d’honneur ; n’ont pas toutes brillé par leur silence et leur soumission, ne sont pas tombées dans le piège de la victimisation ou de la fatalité ; elles y ont cru, au gain de cause. Gardons, aussi, bien en mémoire et glorifions, des femmes qui se sont battues, en mettant parfois, en péril leurs vies, leur devenir. Aujourd’hui, on ne peut s’empêcher, nous femmes du monde de nous en enorgueillir, une journée internationale ayant été dédiée à la femme pour couronner ce long combat.

Le mouvement féministe en plein essor dès le début du XX ème siècle, renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.

Une lecture historique du 8 mars

Depuis des années, le 8 mars, la Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le 28 février 1909, une « Journée nationale de la femme » (National Woman’s Day) est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique.

En 1910 à Copenhague, lors de la IIe conférence internationale des femmes socialistes est adoptée l’idée d’une « Journée internationale des femmes » sur une proposition de Clara Zetkin (Parti social-démocrate d’Allemagne), sans qu’une date soit avancée.

L’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail, à la formation, et la fin des discriminations au travail, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse. Plus d’un million de personnes participent aux rassemblements.

1913-1914 – Dans le cadre du mouvement pacifiste qui fermentait à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale de la femme le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars ou à un ou deux jours de cette date, les femmes ont tenu des rassemblements soit pour protester contre la guerre, soit pour exprimer leur solidarité avec leurs sœurs.

1917 – Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève afin d’obtenir « du pain et la paix ». Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes ont passé outre. Le reste se trouve dans les livres d’histoire : quatre jours plus tard, le tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes.

1975 : Lors de l’Année internationale de la femme, l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars.

Des femmes qui ont changé le monde

Plusieurs femmes ont marqué l’histoire, nous ont inspirées et servies de modèle. Elles ont gouverné et régné sur des nations et des populations entières comme l’impératrice Sissi et Angela Merkel. Elles ont lutté contre la marginalisation et la ségrégation raciale comme Rosa Parks. Elles ont parfois risqué leur vie pour venir en aide à leur pays.

Rosa Parks qui, en 1955 refuse de céder sa place à un passager blanc dans le bus. Malgré les risques, elle lutte toute sa vie contre la ségrégation raciale et finit même par rejoindre les rangs de Martin Luther King.

C’est au prix de longs combats que les femmes ont fini par briser, les notions stéréotypées qui considèrent la science, la médecine, les maths comme étant des domaines réservés uniquement aux hommes. Et je ne peux m’empêcher de citer l’excellente Marie Curie qui a été la seule femme de l’histoire qui s’est vue décernée deux prix Nobel. L’un en physique pour ses travaux sur la radioactivité et l’autre en chimie. Les exemples se succèdent et ne se ressemblent pas. Les femmes ont en effet prouvé leur résilience et leurs aptitudes au sport comme Billie Jean King qui a gagné le fameux premier match de tennis contre un homme, prénommé « la bataille des sexes ».

Mère Teresa, qui pendant plus de 40 ans, voua sa vie aux populations fragilisées. D’abord en Inde puis dans d’autres pays, elle crée des orphelinats, des écoles et des maisons d’accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre ou le sida.

Des femmes pionnières en Tunisie

De l’autre côté de la méditerranée, la Tunisie, pays des grandes civilisations, nous avons également connu plusieurs femmes pionnières comme la Kahena (686-704), une reine guerrière berbère qui unifia les tribus amazigh pour contrer les invasions islamiques. Elle gagna deux batailles face aux musulmans et réussit à régner sur toute l’Ifriqiya pendant cinq ans. Elle sera la seule femme de l’histoire à combattre l’empire omeyyade.

Aziza Othmana (1606-1669) ; petite fille du Sultan Othman Dey et épouse de Hamouda Pacha, est une princesse tunisienne au grand cœur. En effet, elle affranchissait les esclaves et les prisonniers de guerre, offrit la totalité de ses biens au profit d’œuvres caritatives et participa au financement de l’actuel hôpital Aziza Othmana.

Et maintenant, je voudrais parler d’une femme qui a brillé dans la lutte féministe tunisienne, et dont j’ai l’honneur de faire partie de la même famille, Bchira Ben Mrad (1913-1993). Parler du premier mouvement féminin en Tunisie revient inéluctablement à la reconnaissance de Bchira Ben Mrad en tant que première dame à penser, durant les années 1930, à créer une organisation féminine.

Bchira Ben Mrad a fondé en 1936 l’Union musulmane des femmes en Tunisie (Umft), organisme qu’elle a présidé de 1936 à 1956 et c’est en 1936 que cette militante organise la première réunion féministe pour soutenir la cause du mouvement national. Elle a contribué dans une large mesure, à la prise de conscience de la société en général et des femmes en particulier.

Signalons que, dans ce même ordre d’idée, Bchira glorifia Taouhida Ben Cheikh, la première doctoresse arabe musulmane et tunisienne, 1ère dame médecin depuis 1937.

Aujourd’hui, grâce à ces icônes, de plus en plus de femmes qui participent au combat pour l’égalité des sexes et leurs voix se font certainement entendre. J’aimerais dire : que chaque jour soit le jour de la femme  !

Et pour terminer je dirais

« La liberté d’expression, d’opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »

Mayssa Ben Mrad, élève du Lycée Pilote Hammam-Lif

14 mars 2022 0 comments
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Habiba Nasraoui
Exclusif

Nouveaux paradigmes : finance citoyenne solidaires et participatifs, promotion de la diplomatie sociale et environnementale

by Sahel Tribune 11 mars 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

La mission d’intermédiation bancaire reprend ses lettres de noblesse à l’occasion d’une crise d’ampleur exceptionnelle. On revient aux fondamentaux du métier de banquier : accompagner ses clients et les aider à surmonter des périodes difficiles.

Face à ce nouveau paradigme de la fonction financière, les services financiers en Tunisie deviennent de plus en plus inadaptés, et je pense qu’il est grand temps que le système financier, le paysage financier institué par l’ensemble des réformes amorcées suite au PAS de 1986, soit restructuré et qu’il faut absolument réinstaurer la spécialisation.

Pour plus de détails, téléchargez le document ci-dessous:

Nouveaux-paradigmes-de-Abiba-NasraouiTélécharger

Habiba Nasraoui Ben Mrad

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Dans le ventre d’un prince
A la UneSeko ni Donko

« Dans le ventre d’un prince » ou l’histoire d’un jeune couple aux relations difficiles

by Chiencoro 11 mars 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

« Dans le ventre d’un prince » est l’une de nouvelles parutions de l’écrivaine Aïcha Yatabary. Édité aux éditions Lakalita, au Burkina Faso, en janvier 2022, le nouvel ouvrage nous relate l’histoire d’un jeune couple aux relations difficiles. Livre.

L’amour, la culture, les aspirations personnelles, les infidélités, les trahisons et même le développement local sont des thèmes abordés « Dans le ventre d’un prince » de l’écrivaine Aïcha Yatabary, une jeune femme originaire du Mali qui réside en France où elle évolue comme consultante en développement durable.

Le titre de son nouvel ouvrage fait sans doute rappeler celui du célèbre roman de Fatou Diome — «Le ventre de l’Atlantique ». Comme Madické et Salie, héros du roman de Fatou Diome, « Dans le ventre d’un prince » relate les relations difficiles de Mamadou et Aïcha. Dans cette « fresque sur l’appétence spirituelle, idéelle et charnelle », s’apparentant à une autobiographie, Aïcha, moderne et culturellement ancrée dans les traditions de son pays d’origine, rencontre Mamadou, « la quintessence du charme, du charisme et de la virilité », qui deviendra son époux après trois années de fréquentation.

Sous le joug d’un système patriarcal

« Je suis une femme faite pour l’amour, les draps en soie, les envolées lyriques, les palabres intellectuelles, les diamants, les voyages imprévus à l’autre bout du monde, les rêves démesurés, les expériences spirituelles, le fantasmagorique, les truffes noires, le caviar, le chocolat, le café très corsé, l’excellente cuisine », se présente Aïcha de façon imagée. Des mots qui en disent long sur l’aventure amoureuse du jeune couple de Mamadou et Aïcha.

Comme Victor Hugo dans les Contemplations, « Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous », à travers son aventure avec cet homme d’affaires ivoirien, nourri d’ambitions politiques, Aïcha égrène les souffrances des femmes de façon générale. « Les femmes maliennes, surtout les femmes rurales, sont sous le joug d’un système patriarcal avec son lot de conséquences sur leur quotidien : difficultés d’accès à l’instruction, à la terre, au pouvoir de décision, et même à la santé », écrit-elle.

Une littérature engagée

Dans le ventre d’un prince, au-delà de la description des souffrances que subissent les femmes dans leur société, est une œuvre qui donne à la femme toute sa grandeur en mettant en lumière son rôle dans le développement. « Les femmes sont les gardiennes de la tradition. Ce sont elles qui organisent les mariages, et toutes autres cérémonies de poids, dans toutes les familles », lit-on dans cet ouvrage de 102 pages sur les vicissitudes de l’amour.

Pour reprendre les mots de l’éditeur, « avec son écriture dynamique, volontaire et assumée, Aïcha Yatabary nous offre une littérature engagée, généreuse et libre qui représente bien les nouvelles plumes africaines, et qui nous transporte et nous ouvre à des perspectives singulières ». Ce qui rend la lecture de cet ouvrage très croustillante. Il se lit d’un trait.

Chiencoro Diarra

11 mars 2022 0 comments
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Tidiani Togola, CEO Tuwindi
A la UneExclusif

Tribune : « l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable », comment y parvenir ?

by Sahel Tribune 10 mars 2022
written by Sahel Tribune 14 minutes read

À l’instar des autres pays membres des Nations Unies, notre pays, le Mali, a célébré le 08 mars de cette année 2022 dans un contexte particulier de crise politique et d’isolement par ses voisins et nombre de ses partenaires.

Le thème mondial de cette année « l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable » plus que jamais rentre en droite ligne avec les préoccupations des braves femmes du Mali qui souffrent le martyr au quotidien et doivent aussi subir les conséquences directes de choix politiques de leadership, qui souvent, ne prennent pas assez en compte leurs attentes, leurs besoins !

L’année dernière, à la même période, j’insistais sur le rôle de premier plan que les femmes doivent jouer pour défendre leur cause et plus largement dans la vie publique.

L’égalité ne s’obtient que par un engagement indéfectible des femmes pour les femmes. Cet engagement sera la locomotive pour les autres acteurs qui, même souvent conscients de la nécessité d’un monde de visée égalitaire et d’équité, omettent d’agir comme tel.  L’essor de notre société s’est toujours fondé sur le rôle central que joue la femme. Nous nous devons de les accompagner et de les accepter.

Cela n’est point une chose facile, car nous devons bousculer certains de nos codes sociaux et culturels qui sont souvent des goulots d’étranglement aux droits de la femme, in fine, au respect de certains droits humains.

Respecter nos engagements légaux

Dans un contexte aussi complexe que le nôtre, comment parvenir à l’équité et l’égalité qui constituent, sans nul doute, un facteur majeur pour un avenir radieux et durable ?

Nous pouvons déjà commencer par respecter nos engagements légaux. Dans ce sens, la loi sur la prise en compte du genre doit être respectée. De sa promulgation à ce jour, les autorités successives peinent à mettre en œuvre la loi 052. Une loi qui, dans une logique de quota, permet d’accorder plus de places aux femmes dans l’administration publique et pour les postes électifs en leur allouant un quota de 30% des sièges. Cette loi a fait ses preuves en permettant d’avoir 42 femmes élues députées sur 147, soit 28,57%, lors des élections législatives de 2020.

Malheureusement, faute de son application générale, le gouvernement ne comptait que 22,22% de femmes ministres. Il faut noter que, dans la deuxième phase de transition au Mali, le taux de représentativité des femmes dans le Conseil National de la Transition est de 29,75% respectant pratiquement la loi sur le genre alors que celui du gouvernement de 25 membres est de 24,00% en déphasage avec la loi.

Une analyse générale de l’administration publique dans son ensemble est difficile faute de données fiables et actualisées. Une telle analyse nous aurait permis de montrer la part des femmes dans les postes de prise de décisions dans les services publics centraux et décentralisés.

Valoriser davantage le rôle des femmes

Le secteur privé devrait valoriser davantage le rôle des femmes au lieu de les réduire à un rôle publicitaire, les “chosifiant” par la même occasion ! Le défi de données fiables et actualisées se pose également dans le secteur privé formel et informel ! Dans ce dernier cas, nous pouvons présumer que l’économie informelle est fortement dominée par les femmes, mobilisées dans le petit commerce, les travaux domestiques, l’agriculture familiale et de plus en plus l’orpaillage.

La loi sur le genre devrait être revue afin de l’étendre au secteur privé et veiller à ce qu’elle prenne également en compte ce défi de données. Évidemment, il faut reconnaître les efforts déjà entrepris pour les statistiques sur les femmes et l’enfant, notamment à travers le Centre National de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant – CNDIFE – qui tente de produire régulièrement un annuaire statistique fortement dépendante des financements extérieurs et publié avec beaucoup de retard. À mon sens, le CNDIFE devrait être organisé et mieux doté en termes techniques et financiers pour qu’il conduise sa mission. Il faut une meilleure articulation avec les Cellules de Planification et de Statistiques des différents départements ministériels, l’Institut National de Statistique et le secteur privé. Le CNDIFE sera alors un pôle d’intelligence stratégique du genre pour le développement. 

Revoir le narratif religieux

Il est grand temps pour nous d’abandonner nos préjugés et valoriser les narratifs culturels et religieux en faveur de la Femme. À cet effet, une meilleure implication de nos gardiens de la culture, de l’histoire et les guides religieux devrait être assurée pour rappeler le rôle central des femmes au Mali et dans le combat panafricain contre l’injustice.

À ce niveau, me vient à l’esprit une femme d’exception parmi tant d’autres. La sage-femme Aoua Keita, brillante militante politique, 1ère député femme au Mali et syndicaliste au temps des décolonisations ayant joué un rôle central pour le Mali d’aujourd’hui. Elle a combattu l’injustice coloniale et défendu vigoureusement les femmes à une époque où peu d’hommes osaient défendre leurs droits. Elle a créé un syndicat des femmes ouvrières à Bamako en 1956, incarnant le leadership des femmes. Elle participe à la création de l’Union des Femmes du Soudan (UFS), dont le but est de défendre les droits des femmes. L’UFS sert alors de fondement à la création en juillet 1959 à Bamako de l’Union des Femmes d’Afrique de l’Ouest (UFOA), une organisation panafricaine.

De même, le Mali contemporain regorge de figures féminines extraordinaires. La Professeure Assa Sidibé TRAORE est une pionnière du diabète au Mali, première endocrinologue et première femme agrégée de médecine malienne, elle forme des centaine de jeunes médecins hommes et femmes, et sauve des milliers de vies durant sa carrière.

Sa consœur, la Professeure Rokia SANOGO, Docteur en Pharmacie, PhD Pharmacognosie ?, première femme Maître de conférences agrégée et Professeure titulaire du CAMES en Pharmacie au Mali, valorise la pharmacopée et fait ainsi le trait d’union entre la médecine conventionnelle et la médecine traditionnelle, valorisant ainsi dans une démarche scientifique des savoirs ancestraux en matière de santé.

Ma très chère et adorable épouse, Feu TOGOLA Hawa SEMEGA, Journaliste, spécialiste en sciences de l’éducation et défenseure des droits des femmes, est une véritable pionnière dans le domaine de la presse en ligne au Mali et le développement de contenus innovants adaptés à la jeunesse.

On pourrait en citer à ne pas finir ! Hier et aujourd’hui, ces figures féminines montrent que nous devons changer de narratif, et prêter l’oreille aux femmes, les accepter comme leaders pour avancer.

Le narratif religieux devrait aussi être revu. En effet, la femme est souvent présentée comme être inférieur à l’homme, pire, comme celle qui est à la base du pécher originel ! Or bien d’histoires montrent à la fois le caractère sacré de la femme et toute sa place dans la construction de l’Homme et de la société.

Selon une tradition authentique rapportée par Al-Bukhârî el Muslim, un homme demanda au Prophète Muhammad PSL par quatre fois “Qui, parmi les gens a, en priorité, le droit que je sois un bon compagnon pour lui?   Ta mère, le Prophète répondit trois fois, et une seule fois, Ton père”.

A ce sujet, Al-Qurtubî affirme qu’un enfant doit avoir trois fois plus d’amour et de compassion pour sa mère que pour son père. La grossesse est une période douloureuse et les mères risquent leur vie à chaque instant. Cette douleur bienveillante persiste chez la femme sous plusieurs formes tout au long de l’enfance et de la vie de ce bel enfant devenu adulte.

L’Église catholique reconnaît une égale dignité de l’homme et de la femme. L’apôtre Paul de Tarse dans l’Épître aux Galates rappelle l’égalité fondamentale de tous les baptisés en ces termes : « Il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave ni homme libre ; il n’y a ni masculin ni féminin ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. ».

Dans notre société, le fondement et la nature profonde de la personnalité d’un enfant sont donnés par la mère. En fait, les mères ont plus d’influence sur les enfants que les pères jusqu’à l’adolescence. Je conviens que la société physique et celle connectée, et l’école pourraient interférer sur ce processus d’une manière ou d’une autre.

Ce rôle central de la femme dans la vie de l’Homme et de sa société doit nous mener à mettre un point d’honneur sur l’éducation des filles. L’énergie transformatrice de la femme instruite et convenablement éduquée profite directement à la société. L’éducation des filles et leur maintien à l’école doivent être obligatoires. L’État devrait jouer un rôle de premier plan et être intransigeant à cet effet. Il serait fort utile de mettre en place une politique conduisant les filles à adopter les filières scientifiques et techniques répondant aux besoins du marché de l’emploi.

Accompagner et faciliter l’émergence de leaders politiques féminins

La politique de discrimination positive envers les femmes a intrinsèquement un désavantage pour elles. En effet, elle donne le sentiment qu’elles (les femmes) peuvent avoir un avantage sans le mériter. Voilà pourquoi, il est préférable d’éviter de telle politique et de définir une approche basée sur le mérite et une préférence pour la femme dans un quota minimum représentative et satisfaisant les qualifications de la position (poste électif ou nominatif).

Notre pays gagnerait à accompagner et faciliter l’émergence de leaders politiques féminins.

En général, les femmes sont plus susceptibles de prendre en compte leurs familles et leurs communautés dans un processus de prise de décision, ce qui est essentiel pour développer des politiques et solutions d’intérêt général.

Par expérience, la gestion des collectivités par les maires femmes pose moins de problèmes au cours des audits administratifs et financiers que celle des hommes qui, souvent, finissent aux Arrêts. Est-ce qu’une femme aurait une meilleure éthique dans la gestion qu’un homme ? On pourrait être tenté de répondre que nous avons eu un nombre de femmes maires presque négligeable par rapport aux hommes. Cet argument, en plus d’être gênant, car mettant en exergue cette injustice sociale par son caractère exclusif des femmes, ne se justifie pas. Il y a eu un cas assez illustratif en terre malienne où un maire fut poursuivi pour détournement et remplacé par une femme. Cette dernière pendant le temps qu’elle passa à la tête de la mairie a fait accroître les revenus de la commune et restaurer la confiance des partenaires dans sa mairie.

Il pourrait être intéressant de réveiller ce leadership politique chez les femmes dès le bas âge au niveau de l’enseignement fondamental, puis mettre en place un dispositif d’éducation civique et politique pour les enfants. Dans cette approche, les filles doivent être mises en confiance et doivent diriger par alternance avec les garçons. Ce qui en plus d’ancrer une culture démocratique, fera adopter une culture politique décomplexée et sensible au genre par les enfants.

Les partis politiques doivent s’investir davantage pour faire émerger les femmes dans les positions de décisions au sein des bureaux nationaux et présenter si possible un nombre égal de candidatures féminines et masculines. Cette approche égalitaire ne doit se faire que sur la base du mérite. En effet, il n’est pas acceptable de sacrifier le mérite pour le nombre. C’est pourquoi, il est nécessaire d’assurer une formation en leadership politique et de confier des responsabilités publiques formatrices aux femmes.

Depuis bientôt 17 mois, nous sommes dans une transition politique pour le moins tumultueuse. Cette phase de la vie de la nation malienne est placée sous le signe de la refondation. Donc l’occasion pour repartir sur de bonnes bases. Dans ce sens, les femmes doivent être impliquées dans la prise de décision de manière sincère. Dans tous les cas, elles se doivent de prendre la parole par elles-mêmes et faire en sorte que leurs préoccupations soient prises en considération.

Nous sommes au bon moment pour faire passer, et à juste titre, la loi sur les violations basées sur le genre. En effet, les femmes sont quotidiennement victimes de violences physiques et morales à la maison, au travail et dans la rue. Elles n’ont point de répit ! En plus d’être martyrisées au quotidien, quand les défenseurs des droits des femmes se tiennent à côté d’elles pour réclamer une telle loi, des acteurs religieux et coutumiers leur obstruent l’accès à ce droit élémentaire. Combien de femmes devront-elles perdre la vie, la dignité et l’honneur pour leur permettre de comprendre le bien-fondé d’une telle loi ? Quand est-ce que l’État va-t-il enfin s’assumer ? En tout état de cause, les femmes n’obtiendront leurs droits qu’en se tenant debout et lutter sans gêne ni faux fuyant. Le premier pilier d’une société est fondé sur les femmes, leur refuser un droit aussi élémentaire revient à fonder un château sur une dune de sable mouvant tout en espérant qu’il ne s’effondrera pas.

« L’autonomisation économique des femmes est indispensable »

L’autonomisation économique des femmes est indispensable si nous voulons arriver à l’égalité. En effet, la dépendance pourrait créer des rapports de domination et accroître les violences sexistes.

Nous devons donc faire confiance et investir dans les entreprises féminines de toutes tailles. Dans le contexte malien, un accent doit déjà être mis sur l’accompagnement des petits et moyens exploitants intervenant dans la chaîne de valeur agroalimentaire (production, transformation, commercialisation).

Nous devons accroître la participation des femmes à la gestion des ressources naturelles. Cela conduira à une gouvernance plus juste et plus inclusive des ressources.

Selon un rapport de OHCHR, 55% des progrès réalisés en matière de sécurité alimentaire dans les pays en développement au cours des dernières décennies peuvent être attribués à des programmes qui favorisent l’autonomisation des femmes. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les agricultrices pourraient augmenter leurs rendements agricoles de 20 à 30 % si elles avaient un accès égal aux ressources productives. Cela fournirait suffisamment de nourriture pour empêcher 100 à 150 millions de personnes de souffrir de la faim et réduire la faim dans le monde de 12 à 17 %.

Il faut également accompagner les femmes dans leur processus de transition vers le digital. En effet, ce processus est incontournable pour toute entreprise. Il passe par le renforcement de compétences et la dotation en ressources digitales – équipement, logiciel etc.

La réussite dans les affaires relève d’un savoir-faire technique métier chevronné, de la confiance des investisseurs, d’une motivation et d’un moral à toute épreuve. Voilà pourquoi, il faut mettre en place un cadre d’assistance technique et financière pour l’entreprenariat féminin qui va définir et mettre en œuvre une stratégie pour accompagner techniquement et financièrement des femmes à exprimer leur potentiel entrepreneurial dans tous les secteurs économique – primaire, secondaire et tertiaire.

Dans une perspective de développement durable, Il faut passer d’un modèle économique basé sur l’épuisement à un modèle régénératif et circulaire. Les femmes peuvent jouer un rôle moteur dans cette transition.

Santé reproductive et sexuelle

La santé reproductive et sexuelle, et la santé de la mère et de l’enfant doivent être au cœur de nos préoccupations.

Chaque femme devrait avoir une bonne santé sexuelle et reproductive. Elle devrait pouvoir planifier ses grossesses, vivre ce moment en toute sécurité et donner vie en toute quiétude. Pour ce faire, il est nécessaire de mettre à la disposition des femmes dans un langage qui leur est accessible en fonction de leurs milieux, des informations précises sur les maladies sexuellement transmissibles, les méthodes de contraception, la reproduction. Elles doivent pouvoir choisir des méthodes contraceptives adaptées, sûres, efficaces, abordables.

Il est crucial que les femmes aient accès à des services qui peuvent les aider à avoir une grossesse optimale, un accouchement sécurisé et un bébé en bonne santé.

C’est affreux de constater que des femmes perdent la vie au cours de la grossesse ou encore en couche au Mali.

L’État devrait mettre en place un système d’audit des cas de décès maternel et infantile pour garantir que le médecin et le système dans lequel il opère ne commettent pas l’irréparable. En effet, la vie est sacrée, aucune erreur médicale ne devrait être acceptable et doit être sanctionnée à la hauteur de la faute selon la loi en vigueur.

Il va sans dire, que l’État doit réunir toutes les conditions pour garantir que les établissements de santé soient correctement dotés en ressources humaines et matérielles, assurant un plateau technique de haute qualité. Les praticiens médicaux doivent suivre régulièrement des formations continues. Un système de certification annuelle des établissements de santé devrait être mis en place pour autoriser la pratique de soins obstétriques par un établissement de santé.

Nous avons assez rêvé le monde égalitaire et d’équité, hommes et femmes, nous devons nous réveiller pour le réaliser de manière collégiale.

Tidiani Togola, CEO Tuwindi

10 mars 2022 0 comments
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Coordination Civilo-militaire
Sécurité

Situation humanitaire dans le Liptako Gourma : la coordination civilo-militaire, un impératif

by Sahel Tribune 10 mars 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En vue de renforcer la résilience des communautés et la sécurité humaine dans les pays du Sahel central, le bureau du haut-commissariat aux droits de l’homme en Afrique de l’Ouest (HCDH), le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et la Coordination Civilo-militaire de l’action humanitaire de l’ONU (UN-CMCoord) ont organisé à Bamako, du 7 au 10 mars, une formation de renforcement des capacités sur la coordination civilo-militaire de plusieurs acteurs sur le terrain.

Les pays du Sahel central (Mali, Niger et Burkina Faso) ont en commun un climat de violences, lié à la crise sécuritaire, touchant à la fois les civils et les acteurs humanitaires. Un contexte qui a conduit au moins 410 000 personnes à se réfugier dans des pays voisins, selon l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

La coordination civilo-militaire au coeur d'une formation
La coordination civilo-militaire au coeur d’une formation à Bamako. ©Ocha Mali.

En raison de « l’interconnexion de la crise liée à l’accès humanitaire qui touche les pays du Sahel central, et dans le cadre du projet “ Liptako-Gourma ” », des réponses adaptées doivent être trouvées.

Renforcer la résilience des communautés

Des organisations humanitaires, notamment le Bureau du Haut-commissariat aux droits de l’homme en Afrique de l’Ouest (HCDH), le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et la Coordination Civilo-militaire de l’action humanitaire de l’ONU, s’y sont engagées à travers des « formations diplômantes » sur la coordination civilo-militaire. Des formations respectivement au Mali, du 7 au 10 mars 2022 ; au Niger, du 14 au 18 mars 2022, puis au Burkina Faso.

Ainsi, ces organisations entendent renforcer les capacités des acteurs, mécanismes et structures sur le terrain face aux défis existants dans le domaine de la coordination civilo-militaire. Elles jugent important que tous les acteurs soient dotés d’une « connaissance et d’un langage communs de la coordination civilo-militaire ».

Formation sur la Coordination civilo-militaire
Formation sur la Coordination civilo-militaire. ©Ocha Mali.

Selon le représentant régional du HCDH en Afrique de l’Ouest, Andrea Ori, « l’objectif global de ce programme conjoint est de renforcer la résilience des communautés et la sécurité humaine face aux chocs environnementaux et climatiques, les menaces au Sahel, particulièrement au niveau des frontières ».

Préserver la distinction des humanitaires et civils

Pour assurer la continuité des actions humanitaires, ces organisations exhortent à préserver la distinction des humanitaires vis-à-vis des acteurs armés et celle des civils vis-à-vis des combattants. Une distinction qu’elles jugent « indispensable pour préserver leur neutralité et le renforcement de l’action humanitaire auprès des communautés ».

Depuis 2020, les Nations Unies — à travers huit agences y compris le HCDH et en partenariat avec l’Autorité du Liptako-Gourma (ALG) — mettent en œuvre un programme qu’elles ont élaboré, dénommé « Programme Régional Conjoint d’Appui à la mise en œuvre des Activités de Coopération Transfrontalière dans la région du Liptako Gourma », a précisé Julien Attakla-Ayinon, chef ad interim de la division des droits de l’homme et protection de la Minusma. C’était lors de la session d’ouverture de la formation destinée aux acteurs militaires et civils y compris les autorités locales et organisations de la société civile au Mali, le 7 mars dernier.

La rédaction

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Campagne de sensibilisation sur les missions de la CVJR
Sécurité

Campagne sur les missions de CVJR : plus de 5 millions des Maliens sensibilisés

by Sahel Tribune 9 mars 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Dans l’après-midi du samedi 06 mars 2022, la Fondation Tuwindi a tenu, au Parc National de Bamako, la cérémonie de clôture de sa campagne de sensibilisation sur les missions de la Commission Vérité Justice et Réconciliation. Brèves.

Ce soir-là, ils étaient des centaines de jeunes venus répondre à l’invitation de la Fondation Tuwindi. C’était pour la clôture des activités de sa campagne de sensibilisation sur la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) et ses missions. Au cours de laquelle cérémonie, les jeunes ont assisté à plusieurs prestations musicales et artistiques comme le sketch et le slam.

Campagne de Tuwindi sur la CVJR
Campagne de Tuwindi sur la CVJR au Parc national, le 5 mars 2022. ©Sagaidou Bilal/Sahel Tribune.

Selon les propos du directeur exécutif de Tuwindi, Tidiani Togola, cette campagne de sensibilisation, organisée en partenariat avec la CVRJ, le PNUD, l’Unicef et d’autres partenaires, a atteint plus de 5 millions de Maliens — grâce notamment à l’accompagnement des acteurs médiatiques. Selon lui, cette activité est partie du constat qu’  « il y a beaucoup de Maliens, notamment les jeunes, qui ne connaissent pas la CVJR et qui ne savent pas c’est quoi ses missions ».

Pour le commissaire Oumar Hasseye Touré, commissaire à la CVJR, l’appui de la jeunesse est un atout pour eux. C’est pourquoi elle doit être impliquée dans tous les processus de la Commission.

Pour plus d’informations sur la CVJR, vous pouvez visiter le site ici.

La rédaction

9 mars 2022 0 comments
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