Mali : le terrorisme et le blanchiment des capitaux au cœur de la Rentrée des Cours et Tribunaux 

Mali : le terrorisme et le blanchiment des capitaux au cœur de la Rentrée des Cours et Tribunaux 
Rentrée judiciaire 2021-2022 au Mali. ©Présidence du Mali

Au Mali, la Rentrée des Cours et Tribunaux  2021-2022 a eu lieu, ce jeudi 18 novembre, à la Cour suprême de Bamako. Le terrorisme et le blanchiment des capitaux au cœur de cette édition placée sous la Présidence d’Assimi Goïta.
« Une justice mieux outillée pour lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme » « Une justice engagée contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme » « Le financement du terrorisme, une action déstabilisatrice de l’État ». Voilà entre autres des messages que l’on pouvait lire sur des banderoles à la Cour suprême de Bamako. 

Des messages en phase avec le thème de la Rentrée des Cours et Tribunaux du Mali, session 2021-2022 : « Rôle de la justice dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ». Cette cérémonie a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités, dont le Premier ministre et le Président du Conseil national de Transition (CNT).

Des statistiques

Ce rendez-vous annuel a été l’occasion pour le Président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye, de dresser non seulement le bilan de l’année écoulée, mais aussi d’envisager de nouvelles perspectives. 

Au cours de l’année 2021, le parquet général de la juridiction mère a reçu 522 dossiers, dont 87 en matière pénale, 435 civils, commerciaux et en matière sociale.

Elle a réglé 494 dossiers dont 78 réquisitoires en matière pénale et 416 avis et consultations en matière civile, commerciale et sociale. Les dossiers en instance sont au nombre de 28. La situation des dossiers en souffrance à la date du 31 octobre 2021 est de 1980, a précisé le Président de la Cour.

Des voies et moyens

Pour la réussite de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, le procureur général de la République, Mamadou Timbo, estime important de « doter la justice des moyens lui permettant de mener sa mission avec efficacité ».  Chose comprise par le Président de la Transition qui reste convaincu qu’il n’y a pas « d’État fort sans justice forte ».

Une conviction que le Chef de l’État a fait valoir au cours de cette cérémonie solennelle en annonçant, non seulement, la « finalisation de la construction du futur siège de la Maison des Avocats du Mali, pour un montant 790 millions de francs CFA », mais aussi le renforcement des « capacités de toute la famille judiciaire pour le plein rayonnement de celle-ci ».

Se prononçant sur le thème de la Rentrée judiciaire, le Président du Conseil supérieur de la Magistrature, Assimi Goïta, dira que « L’une des meilleures méthodes pour vaincre ce mal [le terrorisme] à la racine serait sans nul doute de renforcer l’arsenal juridique dans le but d’étouffer, à la fois, le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux qui en découle ».

« Pour mener à bien ce combat, la mise en place et le renforcement d’un cadre institutionnel et juridique approprié sont obligatoires », a-t-il déclaré.

Chiencoro

Chiencoro

Chiencoro a plusieurs années d'expérience dans la presse écrite et le blogging au Mali. Il est présentement journaliste-reporter à Sahel Tribune.

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