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Des plastiques
A la UneClimat et environnement

Assemblée de l’ONU pour l’environnement, une « résolution historique » contre la pollution plastique

by Chiencoro 9 mars 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

La pollution par les plastiques a des impacts réels sur les êtres, notamment les humains. Lors de la deuxième partie de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement, le 2 mars 2022, une « résolution historique » a été votée. Elle vise à mettre fin à la pollution plastique.

Mettre en place un accord mondial juridiquement contraignant d’ici la fin de 2024, telle est l’ambition des Nations unies qui vient d’établir un comité intergouvernemental de négociation (CIN), à l’issue de son Assemblée pour l’environnement. Dont la deuxième partie de la cinquième session a débuté lundi, à Nairobi (Kenya). Une session placée sous le thème « Renforcer les actions en faveur de la nature pour atteindre les objectifs de développement durable » et qui a enregistré la participation des ministres de l’Environnement et d’autres représentants de 175 nations.

Une « résolution historique »

Le comité mis en place, après l’approbation d’une résolution historique visant à mettre fin à la pollution du plastique et élaborer un accord international juridiquement contraignant, devra travailler à achever un projet d’accord mondial juridiquement contraignant d’ici la fin de 2024.

Ce combat contre le plastique passe par diverses alternatives : traiter le cycle de vie complet des plastiques, concevoir des produits et des matériaux réutilisables et recyclables, et la nécessité d’une collaboration internationale renforcée pour faciliter l’accès aux technologies, renforcer des capacités et la coopération scientifique et technique.

L’approbation de cette résolution historique « marque le triomphe de la planète Terre sur les plastiques à usage unique. Il s’agit de l’accord multilatéral sur l’environnement le plus important depuis l’Accord de Paris (sur le climat) », a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE. « Il s’agit d’une police d’assurance pour cette génération et les suivantes, qui pourront vivre avec le plastique sans être condamnées par lui », a-t-elle ajouté.

Des « produits les plus durables que nous, les humains »

Selon les chiffres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), entre 1950 et 2019, la production de plastique a explosé, passant de 2 millions de tonnes à 460 millions de tonnes « générant 353 millions de tonnes de déchets dont moins de 10 % sont actuellement recyclées et 22 % sont abandonnées dans des décharges sauvages, brûlées à ciel ouvert ou rejetées dans l’environnement ».

Les Nations unies estiment qu’à ce rythme, d’ici 2050, les émissions de gaz à effet de serre associées à la production, à l’utilisation et à l’élimination des plastiques représenteraient 15 % des émissions autorisées (1,5° Celsius).

Une situation qui fait dire au ministre norvégien du Climat et de l’Environnement, Espen Barth Eide, que « la pollution plastique est devenue une épidémie à part entière ». Avant de poursuivre : « Paradoxalement, les plastiques sont parmi les produits les plus durables que nous, les humains, ayons fabriqués – et souvent, nous les jetons tout simplement ».

Dans un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’ONG Azul en mars 2021, il est indiqué que la pollution par les plastiques touche de manière disproportionnée les communautés marginalisées et celles vivant à proximité des sites de production et de traitement des déchets plastiques. « La pollution par les plastiques est une question de justice sociale », a affirmé la co-autrice du rapport, fondatrice et directrice générale d’Azul, Marce Gutiérrez-Graudiņš, qui souligne également que « les efforts actuels de gestion et de réduction de la pollution par les plastiques sont insuffisants pour résoudre l’ensemble des problèmes qu’elle entraîne ».

« Entrer dans une économie circulaire »

La production et la pollution du plastique menacent pourtant tous les êtres, notamment les hommes. Des spécialistes expliquent que l’exposition aux plastiques peut avoir des impacts sur la santé humaine, surtout lorsqu’elle affecte la fertilité, l’activité hormonale, métabolique et neurologique. Outre cela, la combustion à l’air libre des plastiques contribue à la pollution atmosphérique, explique-t-on.

La pollution du plastique n’est toutefois pas un problème irrémédiable. Le ministre norvégien explique que le plastique est un produit qui peut être utilisé à l’infini, « si nous le faisons entrer dans une économie circulaire ». Selon les Nations unies, « le passage à une économie circulaire peut réduire de plus de 80 % le volume de plastique entrant dans les océans d’ici à 2040, réduire de 55 % la production de plastique vierge, faire économiser 70 milliards de dollars aux gouvernements d’ici à 2040, réduire de 25 % les émissions de gaz à effet de serre et créer 700 000 emplois supplémentaires, principalement dans les pays du Sud ».

Chiencoro Diarra

9 mars 2022 0 comments
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Dialogue politique en Côte d'Ivoire
Politique

Côte d’Ivoire : un consensus trouvé sur plusieurs points du dialogue politique

by Bakary FOMBA 9 mars 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Près de cinq mois après l’ouverture officielle de la 5e phase du Dialogue politique ivoirien, la session s’est refermée, vendredi 4 mars 2022. Cette fois-ci, avec un consensus auquel la politique ivoirienne n’est pas habituée.

Pour renforcer la paix et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire, la 5e phase du Dialogue politique avait été lancée le 16 décembre 2021 entre le gouvernement ivoirien et des partis et regroupements politiques ainsi que des organisations de la société civile. Près de cinq mois après, les travaux de cette session ont pris fin le 4 mars dernier. Avec à la clé plusieurs recommandations destinées à préparer un climat sociopolitique apaisé dans le pays en vue des prochaines échéances électorales de 2023 et 2025.

Assainir l’environnement sociopolitique

Au-delà des élections locales de 2023, quatre longues années séparent la Côte d’Ivoire d’une élection présidentielle, prévue pour octobre 2025.

En effet, les périodes électorales sont généralement tendues dans ce pays et débouchent parfois sur des violences.

Pour assainir l’environnement sociopolitique en vue des prochaines échéances électorales, la reprise du dialogue politique avait été initiée le 16 décembre dernier par les autorités ivoiriennes. Toute chose, pour éviter des crises pré ou postélectorales.

À l’issue de ces pourparlers qui visent à préserver la paix sociale et renforcer la démocratie dans ce pays côtier de la région ouest-africaine, les parties prenantes ont formulé des recommandations allant dans le sens de réconcilier et semer la graine de la paix entre Ivoiriens.

Consensus autour de l’essentiel

Pour la première fois, le Gouvernement ivoirien et les participants du Dialogue politique trouvent un consensus sur des points essentiels.

Contrairement aux précédents Dialogues politiques menés par les défunts Premiers ministres Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bagayoko, boycottés ou interrompus par l’opposition, la 5e phase du Dialogue politique est débouchée à un consensus entre l’opposition ivoirienne et les autorités au pouvoir.

En effet, la clôture des travaux de la 5e phase du Dialogue politique a été marquée par la signature d’un rapport final par l’ensemble des parties prenantes au processus. Il s’agit des représentants du gouvernement, 21 partis politiques et 26 organisations de la société civile. Jamais un tel résultat satisfaisant n’était obtenu depuis l’ouverture de la première phase du Dialogue politique dans ce pays en janvier 2019, avec le défunt Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly.

Avec ces avancées notables, l’espoir est permis pour une paix durable dans ce pays longtemps déchiré par des conflits postélectoraux.

« Cette cinquième phase du dialogue politique est un beau succès pour les Ivoiriens, de par son ampleur et du nombre de participants, de par l’étendue et le champ des sujets abordés », s’est réjoui le Premier ministre, Partrick Achi.

Au cours de ces discussions, les leaders politiques ivoiriens ont manifesté leur volonté quant à la nécessité d’un « paiement plus régulier des subventions aux partis politiques ». Aussi, les participants à ce processus se sont entendus sur le besoin de réexaminer le mécanisme de financement des candidats et du remboursement des frais de campagne à la présidentielle.

Ce n’est pas tout. La question des réparations et indemnisations des victimes politiques de 2020, ou encore la transmission au cabinet du Premier ministre, de la liste des personnalités politiques dont les comptes seraient encore gelés depuis 2011.

Au-delà de toutes ces recommandations, les partis se sont entendus sur la nécessité de réaménager la Commission électorale indépendante (CEI) où les pro-Gbagbo ne siègent pas. Mais également, de réfléchir au découpage électoral.

Cependant, ces échanges n’ont pas permis aux acteurs politiques ivoiriens de s’entendre sur toutes les recommandations retenues au cours de ce processus. Par conséquent, aucun accord n’a été trouvé entre les participants sur la situation juridique de Laurent Gbagbo, sous le coup d’une condamnation de 20 ans de prison, par la justice ivoirienne ainsi que la question de la limitation de l’âge des candidats à la présidentielle. Mais également la situation des leaders politiques en exil, comme Guillaume Soro et Charles Blé Goudé.

Bakary Fomba

9 mars 2022 0 comments
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Femme africaine
Actu

Femmes et droits économiques en Afrique de l’Ouest : le Benin enregistre des nettes avancées

by Chiencoro 8 mars 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

En Afrique de l’Ouest, le Bénin est le pays qui enregistre des nettes avancées dans le domaine des droits économiques des femmes, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale.

Malgré les effets disproportionnés de la pandémie de la Covid-19, le Bénin a réussi, au cours de l’année écoulée, plusieurs réformes visant à améliorer la situation de la femme. Le rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2022 de la Banque mondiale souligne que ce pays « a supprimé les restrictions à l’emploi des femmes dans le secteur de la construction, de sorte qu’elles peuvent désormais occuper tous les emplois au même titre que les hommes ».

Outre cela, afin de permettre à chaque fille au Bénin de contribuer à son développement et à celui de sa communauté, le gouvernement béninois travaille d’arrache-pied pour « l’accélération de l’éducation des filles ». Ce qui a valu l’idée d’un forum en 2021.

Réforme complète du Code civil

Selon le ministre béninois des Affaires sociales et de la Microfinance, Madame Véronique TOGNIFODÉ MEWANOU, l’éducation des filles est un plier essentiel du développement d’une nation. « La fille éduquée est la femme de demain qui participera fortement à l’éducation des jeunes filles », a-t-elle déclaré en prélude au forum national, qui se tiendra du 10 au 11 mars 2022, pour l’accélération de l’éducation des filles au Bénin.

Toutes ces initiatives placent le Bénin parmi les pays qui enregistrent des améliorations en termes de condition de vie des femmes. Les plus fortes améliorations, au cours de 2021, en Afrique surtout, ont été enregistrées en Afrique du Nord et en d’Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale. Des régions qui restent à la traîne, malgré tout, par rapport aux autres régions du monde.

Selon le nouveau rapport de la banque mondiale, c’est le Gabon qui est très en avance sur les autres pays de ces deux régions. « Le Gabon se distingue par une réforme complète de son code civil et la promulgation d’une loi visant à éliminer la violence à l’égard des femmes », souligne-t-on dans un communiqué de la Banque mondiale.

« Il faut se réunir pour discuter »

La plupart des réformes dans les différentes régions du monde ont surtout concerné la protection contre le harcèlement sexuel au travail, l’interdiction des discriminations fondées sur le sexe, l’augmentation des congés payés pour les nouveaux parents et la suppression des restrictions professionnelles ciblant les femmes.

« Les femmes ne peuvent pas atteindre une égalité au travail si elles ne sont pas sur un pied d’égalité à la maison, observe Carmen Reinhart, vice-présidente principale et économiste en chef du Groupe de la Banque mondiale. Cela signifie qu’il faut uniformiser les règles du jeu et faire en sorte que le fait d’avoir des enfants ne se traduise pas par l’exclusion des femmes d’une pleine participation à l’économie et par des freins à la réalisation de leurs espoirs et de leurs ambitions », rapporte la banque mondiale dans son communiqué.

De son côté, la représentante résidente de l’ONUSIDA au Bénin, Madame Margarete MOLNAR, a estimé qu’« Il faut se réunir pour discuter, pour trouver des solutions afin de faire de l’éducation une porte d’entrée pour adresser certaines questions liées à la santé et au développement des jeunes filles », rapporte le gouvernement béninois.

Chiencoro Diarra

8 mars 2022 0 comments
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Campus de Badalabougou
ExclusifOpinion

08 Mars — Souffrance : un poème sur la situation des campusiennes au Mali

by Sahel Tribune 8 mars 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Les campusiennes souffrent.

Oui,

Nous souffrons.

Loin des parents,

Nostalgiques de Maman et Papa,

Des frères et sœurs, des ami(e)s,

Nous souffrons sur les cités universitaires.

Contraintes de vivre sur les campus pour remédier aux problèmes de logement et de mobilité,

Nous sommes perçues telles des libertines.

Ces jeunes filles ambitieuses que nous sommes,

Venues nous abreuver à la source du savoir

Et apporter, à l’avenir, notre pierre à l’édifice national,

Nous souffrons.

Triste est cette vie de martyre que nous menons au quotidien loin de l’ambiance familiale.

Nous souffrons,

Nous souffrons de l’absence de soutiens moral, matériel et financier.

Avec des parents disposant de très peu de moyens,

Des trousseaux et bourses qui ne tombent qu’au crépuscule de l’année universitaire,

Nous nous voyons confrontées à des mésaventures,

Mettant en cause notre dignité.

Nous souffrons,

Oui les campaniennes souffrent.

Les activités génératrices de revenus que nous menons pour survivre nous épuisent.

Impossible d’y renoncer puisqu’elles demeurent notre seul moyen de remédier à la faim, qui nous paraît plus redoutable que la Covid-19.

Nous souffrons,

Oui les campusiennes souffrent.

Nous allons mal à cause des étiquettes qui nous sont collées sans cesse.

Nous en souffrons profondément.

Mais nous ne baissons pas les bras.

Aucun obstacle ne nous détournera de l’objectif.

Nous sommes des guerrières,

Nous sommes persuadées que de jours meilleurs nous attendent.

Nous nous battrons pour y arriver.

Assitan Ouattara, étudiante à l’Institut des Hautes Études en Management de Bamako.

8 mars 2022 0 comments
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Claire Paul Coulibaly
A la UneOpinion

08 Mars : « Honneur aux femmes s’étant arrachées à la sujétion »

by Sahel Tribune 8 mars 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

A l’occasion de la célébration du 08 Mars, Journée mondiale des droits des femmes, nous vous invitons à lire ce poème de l’écrivaine Claire Paul Coulibaly qu’elle a bien voulu soumettre à notre rédaction.

Longtemps exploitées, bafouées

Des ouvrières prenant conscience

Du triste sort, à elles, imposé

N’en pouvaient plus d’une vaine patience,

Contre leurs patrons, elles se sont révoltées,

Une révolte farouche,

Farouchement réprimée.

Alors, c’était à qui la victoire :

Aux patrons bourreaux ou aux ouvrières opprimées?

Celles-ci déterminées,

Livrèrent grande lutte, une lutte, au prix de leur vie, gagnée.

La dure voie de l’émancipation était ouverte

À des générations de femmes, elles aussi très engagées,

Accompagnées par des hommes, adeptes

De la promotion des droits des vulnérables :

Droit à la liberté, droit à l’égalité des chances.

Pour leurs droits, toujours Les femmes se sont battues,

Convaincues Que nul ne peut prétendre

Au confort sans effort À la jouissance sans sacrifice.

08 Mars

Honneur aux femmes s’étant arrachées à la sujétion,

Unies dans un élan de solidarité contre l’exploitation,

Initiatrices de la lutte pour leur autonomisation

Tant souhaitée et acquise par un effort soutenu,

Martyres jadis, aujourd’hui affranchies des abus,

Accompagnées par des hommes au grand cœur,

Réellement à ces hommes, elles disent en chœur

Sincèrement merci, toujours merci.

Huit Mars

Honneur aux femmes s’étant arrachées à la sujétion,

Unies dans un élan de solidarité contre l’exploitation,

Initiatrices de la lutte pour leur autonomisation

Tant souhaitée et acquise par un effort soutenu,

Martyres jadis, aujourd’hui affranchies des abus,

Accompagnées par des hommes au grand cœur,

Réellement à ces hommes, elles disent en chœur Sincèrement merci, toujours merci.

Claire Paul Coulibaly, écrivaine.

8 mars 2022 0 comments
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Attaque au Mali
A la UneAnalysesSécurité

Situation sécuritaire au Mali : comment comprendre l’attaque de Mondoro ?

by Sahel Tribune 6 mars 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

En pleine montée en puissance, l’armée malienne a enregistré, vendredi 4 mars 2022, le plus lourd bilan depuis le début de la nouvelle année, suite à l’attaque contre un camp militaire à Mondoro. Analyse.

Mondoro, commune située dans le cercle de Douentza, région de Mopti (au centre du Mali), est de nouveau frappé. Le poste de sécurité des Forces armées maliennes de cette localité, frontalière avec le Burkina Faso, a subi, vendredi 4 mars 2022, une attaque au véhicule piégé. Le bilan provisoire communiqué par les autorités maliennes de la transition fait état de 70 terroristes et de 27 militaires tués, de 33 blessés et de 7 portés disparus du côté de l’armée malienne ainsi que des dégâts matériels. Le plus lourd bilan depuis le début de l’année 2022. Un deuil national de trois jours, à compter du samedi 5 mars 2022, a été décrété par le président de la transition Assimi Goïta.

Après une visite de dix jours, du 8 au 18 février 2022, au Mali, Alioune Tine, expert indépendant des Nations unies pour la situation des droits de l’homme au Mali, avait pourtant constaté l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays pour la première fois depuis 2018. « Pour la première fois depuis le début de mes visites en 2018, on note une amélioration tangible dans le domaine sécuritaire, sur la question des personnes déplacées, des droits humains et des dynamiques de paix endogènes, surtout au Centre du Mali », a-t-il écrit dans sa déclaration de fin de mission.

Le même constat est fait par plusieurs citoyens dans les zones, jadis sous le contrôle des groupes armés terroristes. Des zones dans lesquelles les déplacés commencent d’ailleurs à retourner s’installer, selon les déclarations du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.

Départ des partenaires

Cette montée en puissance « tangible » de l’armée malienne intervient alors que certains partenaires du pays, notamment la France et d’autres pays européens de la Task Forces Takuba, ont annoncé leur départ du pays en raison de certaines incompréhensions avec les autorités maliennes de la transition au sujet des textes qui régissent leur présence.

L’attaque du vendredi dernier survenant dans un tel contexte est interprétée par bon nombre d’internautes comme une conséquence claire de ce divorce, notamment entre la France et le Mali, en termes de coopération militaire. « Les militaires maliens n’ont pas pu bénéficier d’appui aérien Barkhane pour repousser comme ce fut le cas le 23-24 janvier 2021 », a twitté sur son compte un journaliste-analyste français qui fait référence à l’attaque simultanée du camp de Mondoro et de Boulikessi en 2021. Une attaque au cours de laquelle « la force Barkhane a déclenché une patrouille d’hélicoptères Tigre qui s’est rendue sur place afin d’appuyer les FAMa ».

Pour mémoire, en novembre 2019, l’attaque contre le camp d’Indélimane (à la frontière nigérienne), au nord-est du Mali, a fait 49 morts du côté de l’armée malienne. Et cela malgré la présence du partenaire à l’époque, mais aussi de celle des autres forces militaires étrangères opérant sur le sol malien. Suite à cette attaque, TV5 Monde soulignait : « Une nouvelle attaque meurtrière qui montre que les djihadistes gagnent chaque jour du terrain ».

Situation dans des pays voisins

Cette nouvelle attaque contre le camp de Mondoro mérite dès lors d’être traitée sous d’autres angles que celui du seul départ des forces étrangères, qui ne collaboraient plus avec les forces armées maliennes dans quelques mois — en raison des tensions diplomatiques entre Bamako et Paris.

Ce qu’il ne faudrait pas perdre de vue aussi dans cette « tragédie » de Mondoro, commune située à la frontière burkinabè, c’est surtout la recrudescence de la crise sécuritaire dans le pays des hommes intègres depuis quelques mois. On se rappelle aussi des attaques au Bénin qui ont fait neuf morts et douze blessés, en février 2022. Des attaques à la bombe artisanale, dont des auteurs ont tués plus tard par l’armée française au Burkina Faso. Ce qui laisse comprendre l’irrésistance des frontières à la menace terroriste.

Dans la même dynamique, l’incident de Mondoro peut être également tributaire de la libération des chefs terroristes par le Niger, en fin février 2022. Les pays dépendent les uns des autres, surtout sur le plan sécuritaire. Les États du Sahel doivent intégrer cette évidence dans leur plan de lutte contre cette menace sécuritaire, notamment pour l’efficacité des opérations de la force conjointe G5 Sahel.

Chiencoro Diarra

6 mars 2022 0 comments
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Problème d'audition lié à l'écoute de la la musique dans les écouteurs
Santé

Journée mondiale de l’audition : la musique et les sons récréatifs exposent des milliards de personnes

by Bakary FOMBA 5 mars 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le 3 mars de chaque année, le monde commémore la Journée mondiale de l’audition. Cette année, le thème retenu est « Pour entendre à vie, ménageons notre audition ! » Des milliards de personnes risquent de souffrir de déficience auditive liée à la musique et aux sons récréatifs.

« Plus d’un milliard de personnes âgées de 12 à 35 ans risquent de souffrir de déficience auditive du fait d’une exposition prolongée et excessive à de la musique forte et à d’autres sons récréatifs, pouvant avoir des conséquences catastrophiques sur leur santé physique et mentale, leur éducation et leurs perspectives d’emploi », a averti l’OMS dans un communiqué à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition, édition 2022.

Dans son tout premier rapport mondial sur l’audition, l’OMS indique que « d’ici 2050, près de 2,5 milliards de personnes dans le monde, soit une personne sur quatre », pourraient avoir un problème auditif. L’agence sanitaire mondiale développe dans ce document les facteurs causaux et préventifs de la perte auditive, et les solutions cliniques rentables.

Prévenir le risque

Ainsi, « des millions d’adolescents et de jeunes risquent de souffrir de déficience auditive en raison de l’utilisation dangereuse d’appareils audio personnels et de l’exposition à des niveaux sonores préjudiciables dans des lieux tels que les boîtes de nuit, les bars, les concerts et les événements sportifs », a déclaré la directrice du département Maladies non transmissibles à l’OMS, Dre Bente Mikkelsen.

Pour l’OMS, l’exposition à des sons forts provoque une déficience auditive temporaire ou des acouphènes. Toutefois, indique-t-elle, une exposition prolongée ou répétée peut entraîner des lésions auditives permanentes, entraînant ainsi une déficience auditive irréversible.

Face à l’ampleur du problème d’audition, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de l’audition, lance un appel impératif contre ce phénomène. Pour éradiquer ce mal, l’OMS propose des « solutions sous la forme d’intervention scientifiquement fondées ».

L’OMS dans le cadre de l’initiative « Écouter sans risque », pour des lieux de divertissement, a élaboré une nouvelle norme internationale qui s’applique aux lieux et aux activités où il y a de la musique amplifiée. Cette norme « vise à mieux protéger les jeunes lors de leurs activités de loisirs », a ajouté Dre Mikkelsen.

Promouvoir des pratiques d’écoute sans risque

Pour mieux protéger leur audition, l’agence sanitaire mondiale invite les jeunes au maintien d’un volume bas lors de l’utilisation d’appareils audio personnels ; l’utilisation d’écouteurs/écouteurs bien ajustés et, si possible, antibruit ; au port des bouchons d’oreilles dans des lieux bruyants, mais aussi, effectuer régulièrement des examens auditifs.

« Nous devons œuvrer ensemble pour promouvoir des pratiques d’écoute sans risque, en particulier chez les jeunes », a affirmé Dr Ren Minghui, directeur général adjoint pour les maladies transmissibles, OMS.

Pour encourager un changement de comportement, l’OMS invite les organisations de la société civile, les parents, les enseignants et les médecins, à éduquer les jeunes afin qu’ils puissent adopter des habitudes d’écoute sans risque.

Pour rappel, la Journée mondiale de l’audition a été initiée en 2007, par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle a pour objectif de sensibiliser le public à la prévention de surdité et à la perte d’audition.

Bakary Fomba

5 mars 2022 0 comments
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