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Mobilisation au monument de l'indépendance
A la UnePolitique

Tensions diplomatiques entre Bamako-Paris : l’union à tout prix !

by Sahel Tribune 1 février 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Entre le Mali et la France, la crise diplomatique bat son plein et risque de favoriser le régime Emmanuel Macron. A la suite de l’expulsion de l’ambassadeur français au Mali, lundi 31 janvier, une véritable coalition s’est formée pour défendre la France.

L’union dans la désunion. C’est bien la situation à laquelle nous assistons en France depuis l’expulsion de Joël Meyer du Mali, lundi 31 janvier 2022. A travers cette décision, la crise diplomatique entre le Mali et l’ex-colonisateur a atteint son summum.

Soutien à la France

Cette décision, si elle est beaucoup appréciée à l’interne par les citoyens, rares sont les partis politiques qui s’y sont prononcés. Pourtant du côté adverse, la décision a vu naître une véritable coalition autour du locataire de l’Élysée. «Les militaires maliens incapables de protéger leur propre pays osent chasser notre ambassadeur», a assené la candidate du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen.

📹 Face à l'attitude de la junte malienne, il faut bloquer l'aide au développement et le transfert de fonds, y compris individuels, qui partent de France vers le Mali (12% du PIB du Mali !). Je ne supporte pas que notre Armée soit humiliée par le gouvernement malien ! #Punchline pic.twitter.com/scmSuEUgz4

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) January 31, 2022

Elle poursuit : «Face à l’attitude de la junte malienne, il faut bloquer l’aide au développement et le transfert de fonds, y compris individuels, qui partent de France vers le Mali (12% du PIB du Mali !). Je ne supporte pas que notre Armée soit humiliée par le Gouvernement malien !»

Avant que les sacrifices et nos morts au #Mali n'aient été rendus vains, avant que la déchirure soit complète il est temps pour la France de revenir au réel et de vider l'abcès avec le pourvoir malien actuel. Et que l'Assemblée nationale soit saisie et décide d'un plan d'actions.

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) January 31, 2022

Pour sa part, le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, exhorte à «vider l’abcès» avec les autorités maliennes de la transition «avant que les sacrifices et [leurs] morts au Mali n’aient été rendus vains, avant que la déchirure soit complète […] ». Il appelle à définir un plan d’actions par le Parlement français.

Éric Zemmour n’est pas resté en marge. Il invite à repenser toute la politique africaine de la France. «Nous nous battons pour expulser les djihadistes du Mali, mais le Mali expulse notre ambassadeur. Nos soldats meurent pour un pays qui nous humilie ! », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Nous nous battons pour expulser les djihadistes du Mali, mais le Mali expulse notre ambassadeur. Nos soldats meurent pour un pays qui nous humilie ! Toute la politique africaine de la France est à repenser.

— Eric Zemmour (@ZemmourEric) January 31, 2022

« Quand nous serons unis,… »

A quelque chose malheur est bon, doit-on déjà dire ? Ce bras de fer avec les autorités maliennes ne va-t-il pas contribuer à remettre Macron en scelle, au regard de toute la ceinture de sécurité qui se forme autour de la France.

En France, si la frange extrémiste a pu s’allier derrière la République, pourquoi tous les Maliens, y compris la classe politique, ne pourrait pas joindre sa voix à celle du pouvoir en place ?

En raison de cette nouvelle période historique dans les relations diplomatiques entre le Mali et la France, tous les Maliens devraient se montrer unis et soudés. Les divisions internes, les conflits d’intérêt doivent être mis de côté pour l’intérêt supérieur de la nation. « Quand nous serons unis, ça va faire mal », chantait déjà le chanteur Tiken Jah Fakoly.

La rédaction

1 février 2022 0 comments
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Joël Meyer, ambassadeur de la France au Mali.
A la UnePolitique

Mali : l’ambassadeur français Joël Meyer ordonné de quitter le pays

by Sahel Tribune 31 janvier 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Après les attaques, la semaine dernière, au sujet du départ du contingent danois de la task force Takuba, la crise diplomatique entre Bamako et Paris prend une nouvelle dimension, ce lundi 31 janvier.

A la suite de sa convocation par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l’ambassadeur français au Mali, Joël Meyer, a ordonné de quitter le Mali dans un délai de 72 heures.

Le 27 janvier courant, on se rappelle, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, avait critiqué la posture des autorités maliennes de la transition : « Cette junte est illégitime et prend des mesures irresponsables […] », a-t-il déclaré. Son homologue malien avait répliqué en estimant inacceptable «ces insultes et ces propos empreints de mépris […]».

Dans les relations diplomatiques entre le Mali et la France, nous entrons dans une zone de turbulence.

La rédaction

31 janvier 2022 0 comments
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Les ABC de la gestion des achats et des stocks de Zakariyaou Diawara
Seko ni Donko

Gestion des achats et stocks au Mali, la contribution littéraire d’un ancien gestionnaire

by Chiencoro 31 janvier 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Après près de deux décennies de service rendu comme gestionnaire au Mali, Zakariyaou Diawara publie, chez les éditions La Sahélienne, en décembre 2021, « Les ABC de la gestion des achats et des stocks ».

« Si l’on sait qu’environ les deux tiers des difficultés des entreprises sont liés aux stocks, l’on conviendra qu’une bonne organisation des magasins associée à une optimisation de la gestion des stocks, constituent des gages certains de la rentabilité de ces dernières », écrit M. Zakariyaou Diawara dans son nouvel ouvrage. Un passage qui résume remarquablement la problématique de ce livre volumineux de 136 pages.

Se servant de ses expériences de magasinier, acquises à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), l’auteur met à la disposition des gestionnaires et décideurs, des « moyens indispensables à un bon accomplissement de leurs missions quotidiennes, tant pour leur sécurité et leur épanouissement personnels, que pour le bénéfice de toute l’entreprise ».

Créer les ressources financières

De la définition des stocks aux techniques d’inventaire des stocks en passant par l’analyse des coûts des stocks ainsi que les tableaux de bord pour synthétiser un ensemble de données, l’essai de M. Diawara fournit de « précieux outils d’aide à la décision pour éviter de naviguer à vue ».

Composée de sept (7) chapitres, son œuvre est ainsi une véritable contribution en gestion des stocks, de façon particulière, et en gestion d’entreprise de façon générale. « Les ressources financières constituent l’une des contraintes majeures des entreprises. […] Il s’agira pour toute entreprise de créer les ressources financières à l’interne mais aussi de trouver avec les institutions de financement les moyens de financer son exploitation et ses investissements pour son développement harmonieux », écrit l’auteur.

Grâce à l’illustration des différentes situations par des cas pratiques, l’ouvrage se lit et se comprend assez aisément. Il est disponible auprès de l’auteur, de l’éditeur et certains libraires à Bamako.

F. T

31 janvier 2022 0 comments
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Task Force Takuba
A la UneEnquête

Mali : les forces danoises étaient présentes sur des bases légales, mais Bamako veut plus

by Sahel Tribune 31 janvier 2022
written by Sahel Tribune 8 minutes read

Dans ce second article de notre dossier d’investigation sur l’encadrement juridique des opérations militaires françaises au Mali et partenaires au sein de Takuba, nous revenons sur le traité franco-malien de 2014 qui abroge celui de mai 1985 et sur le protocole additif qui fait objet de débat. Le tout appuyé par des explications des spécialistes de questions sécuritaires et de gouvernance.

Excellent article de @Saheltribune sur l'encadrement juridique de Serval, Barkhane et Takuba qui rappelle l'existence de deux types d'accords distincts entre France et Mali, et non d'un traité unique qui aurait été mis à jour en 2014 puis 2020 https://t.co/0bDJH2O6lF

— Julien Antouly (@j_antouly) January 24, 2022

En juillet 2014, il est signé entre le Mali et la France un « traité de coopération en matière de défense ». Dans l’imaginaire collectif malien, renforcé par certains médias et hommes politiques ou activistes, l’ancien président de la transition, Bah N’Daw, y a apposé sa signature sans avoir pris connaissance de son contenu quand il était encore ministre de la Défense sous Ibrahim Boubacar Kéïta.

Volumineux de 7 pages et composé de quatre grandes parties et 26 articles, ce nouveau traité abroge et remplace celui de mai 1985, en vigueur jusqu’en 2014. Ce traité, suivant ses grandes parties, définit les principes généraux de la coopération en matière de défense, le statut des membres du personnel engagés dans la coopération, les dispositions relatives aux activités organisées dans le cadre du traité et d’autres dispositions finales. Le traité, à son article 6, prévoit la création d’« un comité de suivi co-présidé par un représentant civil ou militaire de chaque Partie ».

Articles 25 et 24 du traité de 2014

A l’article 25, intitulé « Combinaison avec les accords conclus antérieurement dans le domaine de la défense », il est indiqué : « Le présent traité abroge et remplace l’Accord de coopération militaire technique entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française signé à Bamako le 6 mai 1985 et les accords et arrangements subséquents, comme précisé par la voie d’un accord par échange de lettres entre les Parties établi après l’entrée en vigueur du présent traité. »

Au point 2 de cet article 25 : « L’application du présent traité est sans préjudice de la mise en œuvre d’autres accords conclus entre les Parties, en particulier l’accord sous forme d’échange de lettres signées les 7 et 8 mai 2013. Dans l’hypothèse où des membres du personnel de la Partie française présents sur le territoire malien au titre du présent traité seraient amenés à participer aux opérations visées par l’accord sous forme d’échange de lettres du 7 et 8 mars 2013, la Partie française en informerait la Partie malienne sans délai. Dans un tel cas, les stipulations de ce dernier accord s’appliqueraient, y compris rétroactivement, aux forces françaises, à leurs personnels et à leurs matériels engagés dans lesdites opérations. »

L’article 24 préconise : « Tout différend lié à l’interprétation ou à l’application du présent traité est réglé par voie de consultations au sein du comité de suivi institué par l’article 6 du présent traité ou de négociations par la voie diplomatique entre les Parties. »

Télécharger le traité de coopération en matière de défense qui abroge celui de 1985.

Comprendre le protocole additif Takuba

Près de six ans après la signature du traité de coopération entre le Mali et la France, il sera signé en 2020 un nouvel accord distinct de celui-là et qui s’inscrit en droite ligne de celui portant sur le statut de Serval s’appliquant à Barkhane. Il s’agit du Protocole additif statuant sur les détachements non français de la Force Takuba. Il est signé le 6 et 10 mars 2020 respectivement par l’ambassadeur français au Mali — Joël Mayer, et Tiébilé Dramé — à l’époque ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le document fait 13 pages (échange sous forme de lettres) et 12 articles.

« Entériné par un échange de lettres en mars 2020,ce protocole prévoit que chaque pays contributeur de Takuba doit conclure un accord spécifique avec le Mali et solliciter l’accord de la France pour intégrer la nouvelle force. Il fixe donc un cadre général, au sein duquel des relations bilatérales doivent être nouées entre le Mali et chaque État contributeur. La conclusion de ces accords bilatéraux est très simple sur la forme : un échange de lettres entre le pays contributeur et le Mali, contenant en annexe le SOFA, puis une notification à la partie française », expliquele chercheur Julien Antouly, doctorant en droit international, dans son récent article intitulé Quels sont les accords qui encadrent les interventions militaires au Mali ?

Pour mémoire, les pays contributeurs européens de la Task Force Takuba sont initialement : l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, la France, la Norvège, la Lituanie, les Pays-Bas, le Portugal, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Suède. Elle est placée, comme le prévoient les dispositions du protocole additif, sous le commandement de la Force Barkhane. Donc de la France, qui a voulu et facilité sa mise en place, sur demande évidemment de la République du Mali sous l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéïta — poussé à la démission forcée, le 18 août 2020, avant de décéder le 16 janvier dernier à Bamako.

Retrait des forces spéciales danoises

Depuis quelques jours, ce protocole additif est invoqué de part et d’autre. Dans un communiqué lu à la télévision nationale (ORTM1), le 24 janvier, le gouvernement de la transition malienne dit avoir « constaté avec étonnement le déploiement sur son territoire d’un contingent des forces spéciales danoises au sein de la Force Takuba ». Le communiqué ajoute que « ce déploiement est intervenu sans son consentement et sans respect du protocole additif applicable aux partenaires d’opérations européennes devant intervenir au Mali dans le cadre de la Force Takuba… ».

Par conséquent, le gouvernement de la transition a exigé le départ immédiat du contingent des forces spéciales danoises du sol malien. Au lendemain de ce communiqué, le ministre danois des Affaires étrangères a réagi en présentant des éléments factuels connus des initiés : en rappelant que son pays est au Mali sur invitation de l’État malien et sur des bases légales. Cette réaction a donné lieu à un deuxième communiqué de la part du gouvernement, qui a insisté toujours sur leur retrait. Le Danemark a fini par céder face à Bamako.

En plus de la lecture du Protocole additif dont nous avons une copie en version électronique (PDF), nous avons approché des chercheurs et spécialistes des questions sécuritaires et de gouvernance pour mieux comprendre. Surtout que le document fait aujourd’hui l’objet d’interprétations controverses et politiques. Nos interlocuteurs admettent tous que l’intervention danoise est effectuée sur des bases légales.

« La cible, ce n’est pas le Danemark, mais la France »

Nous apprenons avec eux que le Mali n’a pas d’accords bilatéraux particuliers avec la plupart des pays contributeurs de la Force Takuba — comme le Danemark — en dehors de ce protocole additif signé entre les parties concernées. A croire nos interlocuteurs, c’est en réalité ce que Bamako cherche à obtenir : signer un traité de coopération particulière avec chacun de ces pays comme le traité franco-malien de 2014 ou celui de 2019 entre le Mali et la Russie. Et cela sans passer par un intermédiaire ou envoyer une notification à une autre tierce partie.

« On peut avoir un traité de coopération militaire entre le Mali et le Danemark qui peut porter uniquement sur une contribution au sein de Takuba et qui peut être [également] élargi dans d’autres domaines d’intervention comme la formation, l’achat d’équipements ou encore de transfert de technologies. Mais il n’y a pas ce type d’accords entre les deux pays », nous explique un ancien conseiller spécial dans un département stratégique de l’État malien.

S’ils trouvent les objectifs de Bamako fondés ou légitimes, nos interlocuteurs remettent tous en question la manière par laquelle il tente de se faire entendre. Ils préconisent la voie diplomatique « non agressive » pour gérer tous différends entre les parties comme les dispositions des différents accords le prévoient d’ailleurs, à travers notamment les rencontres de haut niveau. Paris et Bamako intensifient les joutes verbales sous forme « des missiles » lancés sur une distance à vol d’oiseau de 4 143 kilomètres.

« La cible, ce n’est pas le Danemark, mais la France dans un contexte où le président français a pris la présidence de l’Union européenne. Dans un contexte où l’un des enjeux majeurs de la présidence française au sein de l’UE est ce qu’ils appellent voie de défense (une approche qui consiste à collectiviser la défense pour défendre les intérêts et valeurs partout où cela est nécessaire) », nous confiait dans son bureau un interlocuteur.

Sagaïdou Bilal


Cet article est réalisé dans le cadre du projet Kenekanko de l’Observatoire citoyen contre l’impunité et pour la redevabilité — OCCIPRE, un consortium d’Amnesty International Mali, Free Press Unlimited et Tuwindi (en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne au Mali). Nous avons requis l’anonymat pour nos interlocuteurs.

31 janvier 2022 0 comments
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Le Banquet des cantatrices d'Aïcha Yatabary
A la UneSeko ni Donko

« Le Banquet des cantatrices » d’Aïcha Yatabary, qui fait découvrir les coulisses de la féminitude

by Sahel Tribune 29 janvier 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Aïcha Yatabary est à la fois femme de sciences et de Lettres. De Médecin, spécialiste de santé publique elle en vient à être une littéraire. Éditée et publiée aux Éditions Takaba, l’œuvre Le Banquet des cantatrices est une des dernières parutions d’AÏcha Yatabary, dans le sillage littéraire depuis novembre 2021.

Ces nouvelles regroupées sous le titre de Le Banquet des cantatrices, qui nous plongent dans les coulisses de la féminitude, sont loin d’être hasardeuses. L’auteure, antérieurement, dans son vécu de tous les jours a fait du « combat des femmes » son fer de lance. C’est pourquoi dans le livre l’image sociale de la femme dans toutes ses acceptions dans un pays comme le Mali s’arroge une part prépondérante.

Coépouses et complices

« Coépouses et complices » est la première nouvelle qui ouvre ce récit majeur. Ali Diarra est marié d’abord par endogamie à sa cousine Fatou qui devient sa première épouse. Mais ne tardera pas à se remarier en convolant en justes noces cette fois, avec la femme de son choix Awa. Une belle femme mais aux protocoles alourdis. Si au départ Fatou et sa cadette coépouse semblent bien s’entendre, ce climat de convivialité ne sera qu’une question de temps. Awa, excédante du caractère va bientôt détériorer le foyer Diarra.

Par la suite, Ali — non moins « trop volage mari » — courtise la meilleure amie de sa femme, Hawa. Cette intrigue en sourdine sera ensuite rendue publique parce qu’Ali va finalement se marier avec cette dernière, Férima. Ne serait-ce que pour se venger d’une Awa devenue peut-être très arrogante au domicile des Diarra. C’est la fin entre Ali et son épouse qu’il s’est lui-même choisi. Leurs destins se séparent !

Femme de chance

Dans « Femme de chance », la deuxième nouvelle, Soumaila — moins favorisé par la vie que ses deux autres frères — croise le chemin d’une fille courageuse et courtoise. Bintou va le propulser à la réussite mine de rien. On tenterait même de se laisser emporter par une envolée lyrique à un moment donné de ce récit à en croire au fameux dicton de chez nous : « Derrière un grand homme se trouve toujours une grande femme ».

Soumaila, réussi, oublie d’où il était venu. Commence pour lui à se pavaner çà et là jusqu’au bas qui blesse. Il devient libidineux faisant la cour à toutes même à la petite nièce de sa femme. Dont celle-là reçut la garde depuis fort gamine. Après ce cuisant, la séparation est apparue inéluctable entre les deux amours jadis destinées l’un à l’autre. Soumaila et Bintou viennent à suivre chacun une nouvelle vie. Soumaila revient à sa case de départ — c’est-à-dire à sa situation d’infortuné d’antan. Pendant que Bintou, elle continue à gravir les échelons de la plus belle des manières.

Banquet des cantatrices

Notre troisième et dernière nouvelle « Le banquet des cantatrices », qui prête au livre son titre, relate la vie d’une jeune étudiante en Lettres, Adja. Belle comme une fleur. Chez les Anglais, on l’aurait appelée « hot girl », Adja malmène les hommes à sa trousse. À l’Université des Lettres de Bamako qu’elle fréquente, Adja fait le buzz. Son manège, elle le tient de sa mère, une plus de mondaine.

Au rang de ses nombreux prétendants, elle choisit le plus offrant. Ismaël, un dirigeant d’une société d’Etat, très riche. Mais à la stupéfaction de tous, trois mois après avoir scellé leur hymen, Ismaël tombe drastiquement dans un affreux chômage sans retour. Par la suite il perdra tout. Bien immobilier et autre… le choix de la fringante Adja, motivé par le goût de l’argent, n’aura pas eu une bonne fin. On s’invite encore dans la rechute sociale. L’ex patron de société d’État est contraint de retourner vivre dans sa grande famille et Adja, l’ambitieuse, réduite simplement à enseigner dans un lycée privé.

Séparation et rechute sociale

La mère d’Adja qui rêvait haut pour sa fille est décidément déçue du nouveau coup fustigé par le destin. Adja, au contraire, loin de là, affirme avoir plutôt beaucoup appris de cette vie si pittoresque mais combien passagère. Qui mieux qu’elle aura appris à ses dépens ? l’humilité et la sobriété gouvernent désormais sa vie.

La séparation et la rechute sociale redondent notre texte de bout en bout. Les femmes comme les hommes sont responsables des péripéties qui adviennent dans l’environnement du livre. On ne peut donc parler de partialité de la part de l’auteure. Les responsabilités sont partagées.

Les idées ainsi véhiculées entretiennent du quotidien des familles maliennes à Bamako et en particulier de la femme. Les thèmes comme : amour, caprice, argent, luxe, luxure, ingratitude, superstition, malheur, bonheur, union, séparation, construits autour de l’histoire reflètent de la patente réalité. Le Banquet des cantatrices se traduit comme une mise en garde à la gent féminine dans sa course frénétique au matériel une fois dans le couple.

Mohamed El Moctar TOURE pour Sahel Tribune (collaboration)


L’auteur de cet article est journaliste à Alafia TV, un jeune critique littéraire. Le livre est disponible aux éditions Takaba et dans les librairies à Bamako.

29 janvier 2022 2 comments
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Des élections au Mali
A la UnePolitique

Mali, Guinée, Tchad… : les élections africaines 2022 dans toutes les incertitudes, selon Africa Center

by Chiencoro 27 janvier 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

En 2022, des élections présidentielles et législatives sont prévues dans cinq (5) pays africains, des législatives dans neuf (9) et des présidentielles dans trois (3) autres. Le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (Africa center), dans une analyse intitulée Les élections complexes de 2022 en Afrique : Rétablir les processus démocratiques, souligne les incertitudes qui entourent la tenue de ces scrutins.

2022, année des élections dans plusieurs pays africains. Ces scrutins seront bien distincts de ce que le continent a connu ces dernières années. « Les paramètres de ces processus électoraux doivent encore être finalisés et la date à laquelle ils se dérouleront reste incertaine », souligne Africa Center. Ces élections africaines de 2022 seront dynamiques et complexes.

Au Mali, en Guinée et au Tchad

Au Mali, la Cédéao avait fixé l’échéance électorale au 27 février. Mais le président de la transition, Assimi « Goïta […] a de grandes ambitions pour le rôle de l’armée dans le gouvernement malien et s’est fait un devoir de réhabiliter l’image des anciens dirigeants militaires disgraciés ». Selon Africa Center, ce vaste pays sahélien de 20 millions d’habitants est sur la voie d’un « affrontement à fort enjeu autour de visions très différentes de sa trajectoire de gouvernance ».

Dans un tel contexte, la date du 27 février pourrait être reportée. « On peut s’attendre à ce que Goïta tente d’ignorer la date limite du 27 février pour les élections, la junte ayant démontré peu d’intérêt pour la préparation de la transition ».

Pour le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, le souci des militaires maliens au pouvoir est la consolidation de leur prise de pouvoir.

En Guinée, où les élections présidentielles étaient prévues pour mars 2022, en référence au calendrier de six mois de transition établi par la Cédéao à la suite du coup d’État de septembre 2021, risquent aussi de ne pas se tenir. Car, les autorités intérimaires ont pris « peu de mesures en vue de la tenue d’élections, semblant s’engager dans une transition pluriannuelle dirigée par des militaires ».

Au Tchad également, le statu quo demeure. Malgré les 18 mois prévus pour la durée de la transition par l’Union africaine, après le décès d’Idriss Déby Itno en avril 2021, « la junte tchadienne ne semble pas pressée d’organiser la transition ou d’abandonner le pouvoir ». Les autorités tchadiennes de la transition ont souligné la possibilité de renouvellement des 18 mois, rappelle-t-on.

« Façonner le paysage de gouvernance et de sécurité »

« En réponse aux coups d’État, aux conflits et aux autres déraillements des processus démocratiques de ces dernières années, les élections africaines de 2022 constituent, en grande partie, un effort pour redresser le navire démocratique sur le continent », soutient Africa Center dans son analyse co-signée Joseph Siegle, directeur de recherche ; et Candace Cook, assistante de recherche au Centre d’études stratégiques de l’Afrique.

« Étant donné l’autorité de légitimation qu’un processus électoral crédible peut apporter, c’est la manière dont ces élections sont gérées, plus que leurs résultats spécifiques, qui sera importante pour façonner le paysage de gouvernance et de sécurité du continent », indique-t-on néanmoins.

L’analyse d’Africa Center donne également des leçons à tirer de situations socio-politiques de ces pays. Au Mali, il y a « l’importance de renforcer les institutions indépendantes pour favoriser les autocorrections qui sont le socle des systèmes démocratiques ». Outre cela, il faudrait éviter aux « acteurs militaires qui ont pris le pouvoir de manière extra constitutionnelle de diriger le processus de transition vers la démocratie ».

Sagissant de la Guinée, souligne-t-on, la situation rappelle l’instabilité liée aux troisièmes mandats en Afrique. Il faut donc « empêcher de manière proactive les dirigeants de se soustraire à la limitation des mandats pour maintenir des calendriers électoraux réguliers en Afrique ».

Quant au Tchad, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique estime que « l’inclusion d’une véritable opposition politique dans le processus de transition, l’ouverture d’un espace pour la société civile et les médias, et la mise en place d’une commission électorale indépendante […] » seront des indicateurs du « sérieux » des autorités transitoires ainsi que de la crédibilité des élections de 2022.

Chiencoro Diarra

27 janvier 2022 0 comments
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Politique

Mali-UA : « Le plus important est de voir comment il faut soutenir la transition », estime le diplomate Mahamat

by Chiencoro 26 janvier 2022
written by Chiencoro 1 minutes read

Accompagné d’une forte délégation, le président de la Commission de l’Union africaine M. Mahamat a été reçu par le président de la transition Assimi Goïta. Brèves.

C’était ce 25 janvier 22 à Koulouba, en présence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop ainsi que du Premier ministre Choguel Maïga

« Je suis venu en mission au Mali pour écouter, pour […] échanger avec les autorités de la transition sur le processus de transition dans ce pays africain », a confié M. Mahamat, à sa sortie d’audience.

Le diplomate tchadien ajoute : « Le plus important est de voir comment il faut soutenir la transition au Mali, échanger sur une approche consensuelle qui puisse préserver les intérêts fondamentaux de ce grand pays africain et conformément aux textes qui régissent l’organisation sous-régionale et continentale ».

Il a rappelé que le Mali vit « depuis une dizaine d’années » une situation particulière, ayant des impacts sur l’ensemble du Sahel dont il faut tenir compte. Avant d’exhorter « le continent et ses partenaires [à] soutenir le Mali et dépasser cette crise conjoncturelle et asseoir un État fort dans l’intérêt du peuple malien, de la région et de l’ensemble du continent ».

Dans un communiqué, le 14 janvier, le CPS a lancé un « appel aux autorités de la transition au Mali et à la Cédéao pour qu’elles s’engagent ensemble dans cette initiative [compréhension mutuelle] afin de traiter les points de divergence en suspens en vue de faciliter le retour du Mali à l’ordre constitutionnel dans un délai approprié et réalisable, ne dépassant pas seize (16) mois ».

Chiencoro Diarra

26 janvier 2022 0 comments
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