Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
samedi,13 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Mise en œuvre de la Zlecaf par la Cédéao
Actu

ZLECAF : la Cédéao approuve sa stratégie pour un espace ouest-africain prospère

by Bakary FOMBA 5 septembre 2023
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Pour saisir les opportunités de croissance et de prospérité qu’offre la région ouest-africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) adopte une stratégie régionale visant à accélérer dans l’espace ouest-africain, la mise en œuvre de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Réunie les 6 et 7 juillet 2023 à Bissau, en Guinée-Bissau, lors de la 90e session du Conseil des ministres de la CEDEAO, la Commission de l’organisation régionale a approuvé sa stratégie en matière de mise en œuvre de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Cette étape, qui fait suite à l’adoption de la Stratégie par les ministres du Commerce et de l’Industrie de la CEDEAO (ECOMOTI), lors de la troisième réunion ministérielle tenue les 27 et 28 avril dernier à Abidjan, reste une lueur d’espoir, offrant des opportunités significatives pour les entreprises à travers le continent.

Stimuler considérablement le commerce intra-africain

Il n’échappe à personne que l’économie mondiale est actuellement confrontée à des défis sans précédent, notamment les guerres commerciales, perturbations des systèmes de transport et de logistique, chocs liés à la pandémie de la COVID-19, tensions géopolitiques telles que le conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine et ses ramifications pour la sécurité alimentaire et le prix du pétrole, ainsi que l’impact du changement climatique.

En effet, la ZLECAF est l’un des projets phares de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il s’agit d’un ambitieux accord commercial qui porte sur des domaines essentiels de l’économie africaine, notamment le commerce numérique et la protection des investissements. En éliminant les obstacles qui constituent pour les entreprises africaines un frein au commerce de biens et services et à l’investissement sur le continent, la mise en œuvre complète de la ZLECAF devrait stimuler considérablement le commerce intra-africain, en particulier le commerce de la production à valeur ajoutée. Il s’agit également d’ouvrir de nouveaux secteurs économiques, en créant des emplois pour les populations jeunes et dynamiques du continent.

À travers la mise en œuvre de cette stratégie régionale, les pays africains peuvent devenir des compétiteurs mondiaux et bénéficier de la ZLECAF, en investissant dans des infrastructures essentielles, et en promouvant l’innovation et la technologie. Il s’agit de garantir l’intégration effective des économies ouest-africaines dans le marché continental, en s’appuyant sur les progrès et les acquis de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, de façon à tirer le meilleur parti des avantages économiques d’un marché commun africain.

Se positionner en tant que concurrents mondiaux

Il ne fait aucun doute que la Stratégie de la CEDEAO en matière de mise en œuvre de la ZLECAF répond à l’ambition 2023 de l’Union africaine, orientée vers « l’accélération de la mise en œuvre de la ZLECAF », qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2021, date marquant le début des échanges sur un marché unique africain regroupant 54 pays, dont 13 États membres de la CEDEAO. Elle vise notamment à améliorer l’efficacité du cadre d’intégration commerciale de la région, à renforcer la coordination entre les États membres sur leurs stratégies nationales de mise en œuvre de la ZLECAF. Il s’agit aussi de renforcer la capacité de production des États membres et leur capacité à s’engager dans la politique commerciale stratégique africaine, et à faire de la ZLECAF un outil efficace pour l’autonomisation économique des femmes et des jeunes.

En promouvant l’innovation et la technologie, en investissant dans les infrastructures essentielles et en améliorant la qualité de leurs produits, les pays africains peuvent se positionner en tant que concurrents mondiaux et profiter des opportunités offertes par la ZLECAF. Toute chose qui permettra non seulement de promouvoir la croissance économique et de réduire la pauvreté, mais aussi de renforcer l’intégration et la coopération régionales, ce qui conduira ainsi à un avenir plus prospère pour tous les Africains.

Bakary Fomba

5 septembre 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Siriman Seydou Niare secretaire general du bureau de coordination de lAEEM
ActuÉducation

CESA : Siriman Seydou Niaré, désormais numéro 1 des étudiants d’Afrique

by Chiencoro 5 septembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Mali prend la tête de la Confédération estudiantine et scolaire d’Afrique (CESA) pour les deux années à venir, soit de 2023 à 2025. Le Secrétaire général du bureau national de coordination des élèves et étudiants du Mali, Siriman Seydou Niaré est désormais le numéro 1 de cette organisation estudiantine. 

Le 3e congrès de la Confédération estudiantine et scolaire d’Afrique s’est tenu du 31 aout au 2 septembre 2023. Le Mali sort honoré de cette rencontre qui a regroupé plusieurs pays d’Afrique. Il s’est soldé par l’élection du Malien Seydou Siriman Niaré, à la tête de cette organisation.

3ème congrès de la CESA
Election de Siriman Seydou Niaré à la tête de la CESA lors du 3ème congrès de la Confédération. CESA.

La jeunesse au cœur de la construction africaine  

Dans le cadre de l’émancipation de la jeunesse africaine, les étudiants maliens ont pour modèle le président malien de la transition, a indiqué Amadou Diallo, secrétaire général adjoint de la Confédération.  

Au cours d’une rencontre avec le nouveau bureau de la CESA, le lundi 4 septembre dernier, le président Goita a fait savoir aux étudiants toutes les difficultés pour les États africains de se développer sans le capital humain. C’est pourquoi ces jeunes doivent s’investir davantage dans les études afin que la voix de l’Afrique puisse être comptée dorénavant.

3ème Congrès de la CESA à Bamako
3ème Congrès de la CESA à Bamako, du 31 aout au 2 septembre 2023. CESA.

Lors de la clôture du 3e congrès, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a salué la vision de la CESA qui « s’arrime aux priorités des Autorités de Transition malienne de forger une jeunesse responsable et bien formée, participant activement à la construction nationale, dans une mouvance panafricaniste, d’unité et d’intégration des peuples ». Cette jeunesse qui constitue plus de 70 % de la population africaine. 

Un mandat dédié au combat pour les étudiants

« L’éducation demeure la clé de la connaissance, une source de lumière et d’espoir qui fera de la jeunesse un acteur préparé pour relever n’importe quel défi et participer à la construction et au développement durable du continent », a expliqué le diplomate malien. Il a exhorté les participants à faire de leurs études, une priorité en vue d’utiliser leur connaissance comme « une arme de construction massive ».

« C’est un sentiment de fierté qui m’anime aujourd’hui d’être à la tête de cette Confédération », s’est réjoui Siriman Seydou Niaré, qui consacre son mandat au combat pour l’amélioration des conditions de vie des étudiants d’Afrique. 

Créée en 2015 au Burkina Faso, la Confédération estudiantine et scolaire d’Afrique compte 37 pays d’Afrique. Elle se bat pour l’amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants d’Afrique. L’intégration africaine, la mobilité des étudiants, l’harmonisation des inscriptions dans les différentes universités font également partie des combats de cette organisation.

Chiencoro Diarra 

5 septembre 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Général feu Moussa Traoré
AnalysesPolitique

Baptême de la 45e promotion de l’ÉMIA : pourquoi le général Moussa Traoré méritait cette reconnaissance nationale 

by Chiencoro 3 septembre 2023
written by Chiencoro 4 minutes read

La 45e promotion de l’École militaire Interarmes de Koulikoro a été baptisée feu général d’Armée Moussa Traoré, le vendredi 1er septembre 2023. Cette cérémonie de baptême a eu lieu sur la place d’armes du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy dans la ville légendaire de Koulikoro. Ce baptême est très symbolique. 

Ils sont 235 Officiers, dont 51 personnels féminins issus de 9 pays notamment le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la Guinée Conakry, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo à finir leur formation à l’École militaire interarmes de Koulikoro. Après deux ans de formation, cette promotion d’Officiers est baptisée feu le général d’armée Moussa Traoré, ancien chef d’État du Mali. Ces récipiendaires qui devront rejoindre très prochainement l’école d’application des Officiers pour leur aguerrissement qui devra durer six mois. 

Sortie de la 45ème promotion de l'EMIA
Sortie de la 45ème promotion de l’EMIA. Présidence du Mali.

Redonner à l’armée sa renommée d’antan 

Ces Officiers travailleront donc désormais à la reconstruction en cours de l’armée malienne, dont la montée en puissance fait des bruits dans le rang des ennemis de la nation malienne. En effet, pour n’avoir pas pu digérer cette montée en puissance des Forces armées maliennes de défense et de sécurité, la France s’est unilatéralement retirée du Mali. Elle a été suivie par d’autres pays, qui étaient présents au Mali dans le cadre d’autres opérations. La force onusienne présente au Mali depuis 2013, pour s’être réfugiée dans l’instrumentalisation des droits de l’homme en vue de décrédibiliser l’armée malienne, est aussi en phase de retrait de ce pays sahélien, qui a emprunté la voie de la souveraineté au grand dam de ses ennemis. Au plus tard décembre 2023, la Minusma doit terminer son processus de retrait du Mali. 

Victime d’une crise multidimensionnelle depuis 2012, le Mali depuis l’arrivée des autorités de la transition marque en effet de gros points dans le cadre de cette renaissance de l’armée malienne et de la lutte contre le terrorisme. Une renaissance qui a été rendue possible grâce à la politique de modernisation de l’outil de défense et de sécurité. Il s’agit de redonner à l’armée malienne sa renommée d’antan. Chose qui se concrétise d’ores et déjà sur le terrain avec la destruction de plusieurs sanctuaires terroristes et au retour progressif de la sécurité et des déplacés dans la quasi-totalité des régions du pays. 

Autonomie et liberté d’action 

Lors du 2e sommet Russie-Afrique, en juillet 2023, le président de la transition, le colonel Assimi Goita a si remarquable fait mention de cette montée fulgurante en puissance de l’armée malienne. Cela grâce au partenariat fiable et sincère qui lie le Mali et la Russie. « Avec l’appui de la Russie, le Mali recouvre progressivement sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire et nos forces de défense et de sécurité opèrent en toute autonomie et en toute liberté d’action », a indiqué le chef suprême des armées. 

Officiers 45ème promotion de l'EMIA
Défilé des Officiers de la 45ème promotion de l’EMIA. Présidence du Mali.

C’est aussi dans cette dynamique qu’il convient de placer ce baptême de la 45e promotion de l’ÉMIA. Le chef d’État-major général des armées, le général de division Oumar Diarra a soutenu que le choix de feu Général d’Armée Moussa Traoré comme parrain de cette promotion rend hommage à un digne fils du Mali, mais aussi invite ces jeunes officiers à s’approprier les qualités et les valeurs de cet homme d’État et Officier général qui a consacré sa vie à l’œuvre nationale pour le bien-être de son peuple.

Chaque génération doit avoir des repères, des modèles qui leur serviront de sources d’inspiration dans les actions qu’il doit poser. Une génération en manque de modèle réussira difficilement son ascension. L’armée ne fait aucunement exception à cette règle. D’où l’importance de leur choisir pour parrain des hommes valeureux qui se sont sacrifiés pour la reconstruction de l’outil de défense. C’est pourquoi le chef suprême des armées a exhorté les récipiendaires de cette 45e promotion à plus d’engagements, de détermination, d’abnégation et aussi de don de soi afin de mériter la confiance du peuple malien. Ils doivent surtout servir de modèle pour leurs subordonnés.  

Travailler à mériter les reconnaissances de la nation 

Selon le président de la transition, feu Moussa Traoré était un général très valeureux, intègre, patriote et qui a consacré son temps au renforcement de l’outil de Défense de son pays. Le Chef suprême des Armées a précisé à cet effet que « la reconnaissance du mérite est l’une des valeurs cardinales au sein des Forces armées de Défense et de Sécurité ». 

Il faut donc « rendre à César ce qui appartient à César », dit-on. Ce baptême est encore une preuve palpable que la nation reconnaissante n’oublie aucun effort de ses dignes fils. Il convient cependant de travailler à mériter ses reconnaissances. 

Chiencoro Diarra

3 septembre 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Sortie de la 45ème promotion de l'EMIA
ActuSécurité

Sortie de la 45e promotion de l’ÉMIA : la place du centre d’instruction Boubacar Sada Sy dans la reconstruction de l’armée malienne 

by Bakary FOMBA 2 septembre 2023
written by Bakary FOMBA 5 minutes read

Le vendredi 1er septembre 2023, le Centre d’Instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro a abrité la cérémonie de sortie de la 45e promotion de l’École Militaire interarmes (ÉMIA) de Koulikoro. Ce Centre occupe une place considérable dans la montée en puissance de l’armée malienne. 

Présidé par le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, cette cérémonie consacrée au baptême et à la remise des attributs de la 45e Promotion de l’ÉMIA, a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités du pays, notamment le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga et le président du Conseil national de la transition (CNT), le Colonel Malick Diaw. Ces nouveaux officiers viennent ainsi renforcer les rangs des Forces de défenses et de sécurité du Mali.

Un effectif total de 235 personnels

La 45e promotion de l’ÉMIA a été baptisée feu Général d’Armée Moussa Traoré. Il s’agit d’une « reconnaissance du mérite », qui reste l’une des « valeurs cardinales au sein des Forces armées de Défense et de Sécurité », a indiqué le général de division Oumar Diarra, chef d’État-major général des armées.

Les nouveaux éléments ont un effectif total de 235 ayant suivi une formation d’une durée de 2 ans. Il s’agit de 51 personnels féminins tous maliens et 19 venant de 8 pays africains : à savoir 1 du Cameroun, 2 de la Guinée Conakry, 4 de la Mauritanie, 2 du Niger, 1 de la République Démocratique du Congo, 2 du Sénégal, 4 du Tchad et 3 du Togo.

Le major de la promotion est le Sous-lieutenant Mama Sanogo du Mali, avec une moyenne générale de 16,354/20.

Officiers 45ème promotion de l'EMIA
Défilé des Officiers de la 45ème promotion de l’EMIA. Présidence du Mali.

Selon les précisions du Lieutenant Chaka Sidibé, Officier des transmissions du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro, qui assurait le rôle de maitre de cérémonie de cette activité, le « majorat à l’École Militaire Inter Armes nécessite une certaine constance, beaucoup d’assiduité, de la détermination et une bonne capacité à trouver un équilibre entre les activités extrascolaires, académique et purement militaire ».

Cet évènement a été marqué par la remise des sabres et des épaulettes aux nouveaux promus, qui ont prêté serment devant le drapeau national et le chef suprême des Armées. Ils se sont notamment engagés à servir la patrie avec loyauté, dévouement et honneur.

Adulé

Selon le Colonel Issa Kaloga, Commandant du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro, ce Centre a pour mission « d’apporter aux Forces Armées Maliennes, un appoint permanent en termes de formation et de perfectionnement d’Officiers de valeur, dans un monde où les missions confiées aux armées sont de plus en plus complexes ». À ses dires, ce haut lieu de l’instruction militaire « forme non seulement des chefs sur le plan militaire, mais aussi des bâtisseurs de la Nation tout en bâtissant sa réputation vers une institution de Leadership ». Surtout lorsque le centre est « adulé ces derniers temps avec une forte demande au recrutement national et international compte tenu de la qualité de l’instruction dispensée aux élèves et stagiaires ».

Le CIBSSK donne aux élèves des connaissances techniques et tactiques qui les rendent aptes à commander dans un cadre interarmées, en temps de paix comme en situation d’engagement dans les opérations de coercition ou de maitrise de la violence. Ses objectifs consistent à développer la culture d’initiative, par laquelle le jeune chef anticipe les décisions, provoque et n’hésite jamais à les prendre à son niveau. Tout en développant le gout du risque, par la pratique régulière du sport et par le biais des stages d’aguerrissement générant un stress prolongé proche du stress du combat, ce Centre permet de développer le sens de l’honneur, de la dignité et du sacrifice vis-à-vis de la Nation. Toute chose qui vise à autonomiser le jeune Officier dans la prise en compte de son propre travail de culture personnelle pour acquérir une culture générale indispensable à tout jeune cadre de la Nation.

Une brève histoire 

Pour atteindre ce but, indique le Colonel Kaloga, le cycle de formation des Élèves Officiers d’Active obéit à des principes qui consistent à donner les réflexes de comportement sur le plan de la rigueur et de la discipline. Il s’agit aussi de développer les qualités morales, physiques, humaines et intellectuelles nécessaires à tout Officier par « l’École de l’Action » qui a pour objectif de préparer le jeune Officier à l’exercice du commandement et de donner une compétence professionnelle de base dans les domaines physique, sportif, technique et tactique afin de le préparer au rôle du Chef du temps de paix, de crise ou de guerre. Ces principes consistent tout de même à acquérir une connaissance professionnelle de base lui permettant d’être apte à commander une (01) section d’Infanterie motorisée ; d’aborder un cycle d’instruction spécialisée ou une École d’Application ; d’obtenir les bases d’une culture de défense et civique par « l’École de Réflexion ».

L’école militaire interarmes a été créée le 1er octobre 1962. Elle était installée dans l’ancienne école des Enfants de Troupe, actuel Prytanée Militaire de Kati, jusqu’en 1980. À cette période, 8 promotions avaient été formées. Depuis le 1er octobre 1980, l’école a été transférée à Koulikoro sur les berges du fleuve Niger, à proximité du Nianan Kulu, site chargé d’histoire.

L’école fut ouverte au reste du continent africain en 1993. Elle a formé depuis cette date des élèves officiers venus de 12 pays amis, notamment le Burkina Faso, le Bénin, le Cameroun, le Gabon, la Guinée-Conakry, la Mauritanie, le Niger, la République centrafricaine, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Tchad, le Togo et la République Démocratique du Congo.

Bakary Fomba

2 septembre 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Minusma
ActuSécurité

[ Tribune] Mali : l’histoire se répète à travers le retrait de la Minusma

by Chiencoro 31 août 2023
written by Chiencoro 4 minutes read

La stabilité acquise au Mali à l’issue d’énormes efforts des Forces armées de défense et de sécurité et de leurs partenaires russes est secouée depuis quelques semaines dans certaines régions du pays où nous assistons à une presque reprise des hostilités entre l’État et les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) d’une part, et les autorités et des groupes armés terroristes d’autre part. Une situation qui avait même conduit à un blocus dans certaines régions, notamment à Gao. Au Burkina Faso et au Niger, l’on assiste également à une multiplication des attaques terroristes. Cette détérioration de la crise sécuritaire dans ces pays n’a rien à voir au hasard. 

Les évènements sont certes têtus, mais sont rarement isolés. Pour mieux les comprendre, il est important de procéder à une connexion logique entre les faits. En effet, le Conseil de sécurité des Nations Unies a acté le départ de sa force de stabilisation au Mali (Minusma), dont le mandat est arrivé à terme le 30 juin dernier. Un départ qui s’effectue à la demande des autorités maliennes qui souhaitent être les seules responsables de la sécurisation de leur territoire, avec l’accompagnement de leurs partenaires « les plus faibles et sincères », notamment la Fédération de la Russie.

Le scénario n’a pas changé 

Si les bases de la Minusma à Ogossagou, dans la région de Mopti, de Goundam dans la région de Tombouctou et de Ménaka ont été fermées et rétrocédées à l’armée malienne sans incident, conformément au chronogramme de retrait de la mission onusienne, la rétrocession de la base de Ber, toujours dans la 6e région semble réveiller les vieux démons de la partition du Mali. Cela n’étonne guère les observateurs avertis de l’actualité politique et sécuritaire de ce pays. 

Le scénario n’a nullement changé. On se rappelle de tous les problèmes auxquelles le Mali fut confronté lors du retrait de la force française du pays. Les attaques se sont multipliées, l’armée a ensuite été accusée de violation des droits humains à la suite de la découverte de fosses communes, situées généralement non loin de certaines bases rétrocédées par Barkhane aux Forces de défense et de sécurité. Pour paraphraser un proverbe africain, celui qui s’apprête à s’en aller ne fait rien de bon. Ce qui pose pourtant un réel problème de compréhension si nous savons que la vie ne se limite point à un seul aspect. 

La Coalition pour contrer l’intervention armée au Niger 

En plus du départ de la Minusma, il convient de lire les évènements dans ces trois pays (le Mali, le Burkina Faso et le Niger) sous les lentilles de l’intervention militaire décidée par la Communauté économique des États de l’Afrique (Cédéao) afin de déloger les militaires qui ont renversé Mohamed Bazoum le 26 juillet dernier. L’opposition du Mali et du Burkina Faso à cette décision et leur refus de mettre en application les sanctions de cette organisation ouest-africaine et surtout leur condamnation de leur façon d’agir semblent réveiller les haines que l’on porte déjà contre ces deux pays dirigés aussi par des militaires. Deux pays prêts à combattre aux côtés du Niger pour la stabilité de la zone des trois frontières devenue une digue dans la région. 

Sous le régime Mohamed Bazoum, l’une des difficultés cardinales à laquelle le Mali et le Burkina Faso ont été confrontés dans leur lutte contre la crise sécuritaire a surtout été le manque de collaboration du Niger, où la force française a trouvé refuge après avoir été déboutée du Mali et du Burkina. Du coup, dans ce pays sahélien, la France bat toutes les cartes pour maintenir sa présence militaire. En début de cette semaine, le monde entier a été témoin de cette volonté française à travers le refus par l’Algérie de la demande de la France de survoler son espace aérien afin d’intervenir militairement au Niger. 

Des desseins funestes 

S’il est vrai qu’en politique tous les moyens sont bons pour atteindre ses objectifs, alors il ne faut pas détacher la détérioration spontanée de la situation sécuritaire dans ces pays à ces évènements. En allumant des foyers de tension, le Mali et le Burkina porteraient leur attention ailleurs et oublieraient le Niger, qui se débâterait aussi contre des groupes terroristes. Pendant ce temps, les militaires nigériens au pouvoir pourraient se voir sauter de leur fauteuil présidentiel. Du coup, les canons se pointeront vers le Burkina Faso et ensuite le Mali. Chose que ces militaires ne sont pas prêts à accepter parce qu’ils ne sont pas dupes. 

Chiencoro

31 août 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Kiosque mobile
ActuSécurité

Journée internationale des Personnes disparues : servir l’humanité, une histoire de volontariat 

by Sahel Tribune 30 août 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Mali, le Comité International de la Croix-Rouge travaille étroitement avec la Croix-Rouge Malienne afin de renouer les contacts entre les membres de familles séparés à cause du conflit et la migration. Ceci, via le programme de Rétablissement les Liens Familiaux (RLF) qui a comme atout principal, un vaste réseau de 200 volontaires à travers le pays dont Seydou Diallo. 

Seydou est l’un des doyens des volontaires Croix-Rouge dédiés au programme RLF. Il a consacré près d’une vingtaine d’années à œuvrer au sein du réseau des volontaires pour assister les personnes dans le besoin. 

C’est à l’heure où les femmes préparent le petit déjeuner qu’il arrive sur sa moto, dans le camp de déplacés de Sénou au plus grand bonheur de tous. 

« On prend du plaisir à l’accueillir ici. Il s’entend avec tout le monde et c’est l’un des nôtres »affirme joyeux Barry, un déplacé interne. 

Comme chaque jeudi, Seydou installe le kiosque mobile, un dispositif qui permet d’offrir des appels téléphoniques gratuits aux personnes déplacées et séparées de leurs proches. Il permet aussi à faire des messages croix rouge et des fiches de demande de recherches. Cependant sur ce camp, ce sont les appels qui marchent le mieux. 

En dépit d’un début difficile, la confiance s’est progressivement installée et Seydou accueille chaque jeudi, une vingtaine de personnes.

Cet accomplissement, Seydou ne le doit qu’à lui-même : « être prêt à donner de son temps. Mes différentes interventions m’ont beaucoup apporté pour être un bon bénévole, il faut sur le plan humain et professionnel. J’essaie d’être une épaule pour soutenir ces familles qui vivent des moments difficiles ». 

Pour Antoine Grand, le Chef de la Délégation du CICR au Mali : « la plus grande force du Mouvement Internationale de la Croix Rouge, ce sont les volontaires. La CRM est présente sur l’entièreté́ du territoire, de Kayes à Kidal, de Tombouctou à Sikasso, à travers un réseau de 4000 volontaires actifs, et plus de 500 comités régionaux, de cercle et communaux. Je salue le courage et le dévouement des volontaires et du staff de la Croix Rouge ici au Mali. Car sans les volontaires, il n’y a pas de Croix-Rouge ! ». 

Source : CICR

30 août 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ali Bongo Odimba
A la UnePolitique

Gabon : chute de l’empire Bongo ?

by Chiencoro 30 août 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

À peine déclaré vainqueur à l’issue des élections générales du 26 aout dernier, Ali Bongo Odimba perd le pouvoir. Des militaires ont déclaré, ce mercredi 30 aout 2023, l’annulation des élections générales, la dissolution des institutions de l’État et la fermeture des frontières du pays jusqu’à nouvel ordre. Cela signe la fin de la dynastie Bongo. 

Jusque-là présent dans la partie occidentale de l’Afrique, le phénomène des coups d’Etat militaire vient de connaitre son premier développement dans la partie centrale de l’Afrique avec le renversement du dictateur Ali Bongo Odimba, au pouvoir depuis 2009.  

Un groupe d’officiers supérieurs de l’armée gabonaise a annoncé, tôt ce mercredi matin, sur les ondes de la Télévision publique du pays, avoir pris le pouvoir. Cela fait suite à la confirmation de la victoire du président sortant, Ali Bongo, qui a recueilli 64,27 % des suffrages et a ainsi officiellement été réélu pour un troisième mandat que le Centre gabonais des élections (CGE).

« Aujourd’hui, 30 aout 2023, nous, forces de défense et de sécurité réunies au sein du Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI), au nom du peuple gabonais et en tant que garants de la protection des institutions, avons décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place », a déclaré un porte-parole militaire. Il a poursuivi en annonçant également l’annulation des élections générales du 26 aout, la fermeture de toutes les frontières jusqu’à nouvel ordre et la dissolution de toutes les institutions de la république. Les auteurs de ce coup d’État estiment que les résultats des élections « sont tronqués ». Ils les déclarent nuls et non avenus. 

Selon plusieurs enquêtes, Ali Bongo était arrivé au pouvoir par le trucage des résultats des élections d’aout 2009.

Chiencoro Diarra

30 août 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Réfuter ou croire ? Les limites de la vérification à l’ère du numérique
Coupe du monde 2026 : un match inaugural sans intensité remarquable
Pourquoi le Sahel ne pourra pas lutter contre le réchauffement sans réduire le charbon...

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close