Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
jeudi,21 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Boubacar Bocoum
Analyses

Boubacar Bocoum : « Aujourd’hui, le retrait de la MINUSMA n’a pas d’impacts négatifs sur le Mali »

by Bakary FOMBA 10 juillet 2023
written by Bakary FOMBA 6 minutes read

Après avoir sommé la MINUSMA à plier bagage, le 16 juin 2023, les autorités maliennes de la transition ont effectué un profond remaniement gouvernemental, le 1er juillet dernier où plus d’une dizaine de ministres ont perdu leur portefeuille. Pour évoquer ces questions d’actualités du Mali, Sahel Kunafoni est allé à la rencontre de l’analyste politique Boubacar Bocoum, membre du directoire du Centre d’étude stratégique (Sènè) et président de l’Association pour l’éducation citoyenne et le développement. Nous vous invitons à lire l’intégralité de notre entretien.

Sahel Kunafoni : Après une dizaine d’années de présence, la MINUSMA est sommée de quitter le Mali. Quelle analyse faites-vous de ce retrait à la demande des autorités maliennes ?

Boubacar Bocoum : Je pense qu’il faut d’abord comprendre que la MINUSMA elle-même est mal née. En fait, le principe des Nations Unies qui date de 1945 ne nous concerne pas. Quand les Nations Unies naissaient, nos États africains n’étaient pas encore indépendants. Cette organisation ne gère pas les intérêts des pays africains, des pays en voie de développement. 

La MINUSMA, en tant que telle, est un instrument d’interposition entre la rébellion du Mali et l’État du Mali. Ce qui est une anomalie et une énormité, parce qu’il ne s’agit pas de belligérant, mais plutôt une rébellion intérieure. Faire une interposition dans une rébellion intérieure est une fausse donne. Il s’agit d’aider l’État du Mali à rétablir son intégrité et sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Ce qui n’a jamais été le cas.

Les pays occidentaux disposent des moyens de pression sur nos États, notamment financiers, militaires et tout ce qui empêche notre indépendance économique et politique. Dans ce cadre, nous ne pourrons pas parler de souveraineté.

Quel bilan faut-il dresser de la présence de la mission onusienne au Mali ?

Il y a eu des dommages collatéraux. Des agents de la MINUSMA sont morts. Mais la MINUSMA a tué combien de rebelles, combien de djihadistes, combien de terroristes ?

Si vous prenez le système des Nations Unies, le rôle de la MINUSMA n’est pas de se mêler des affaires de l’État, notamment quand vous verrez la section politique, celle de la société civile, les microprogrammes de développement, ce n’est pas le rôle de la MINUSMA. Vous avez tous les instruments des Nations Unies, notamment le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’UNESCO, l’UNICEF, qui prétendent vouloir développer le continent. Ce qui est faux. 

Qu’à cela ne tienne, si ces institutions existent, si ses branches existent, celles-ci sont chargées d’accompagner les États dans les différents secteurs de développement économique, social et culturel. Mais il n’est pas question que la MINUSMA, dans l’état actuel des choses, ait comme rôle de s’occuper des projets de développement. Il s’agit pour nous d’avoir la MINUSMA comme instrument qui permettrait à l’État du Mali de recouvrer son intégrité territoriale, sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Mais jusque-là, je suis désolé, ce n’est pas le cas.

Si la MINUSMA s’en va aujourd’hui, cela marque l’amorce de l’éveil des peuples colonisés d’Afrique. Il s’agit d’avoir une amorce à partir du Mali pour que les États africains comprennent que les Nations Unies ne se sont jamais occupées d’eux, et qu’il est temps aujourd’hui pour eux de se réveiller et d’aller à cet éveil qui va permettre à tous les pays du continent africain d’avoir leur souveraineté économique, financière et éventuellement une souveraineté politique.

En quoi le retrait de cette force onusienne pourrait impacter négativement la situation sécuritaire dans le nord et le centre du Mali ?

Aujourd’hui, le retrait de la MINUSMA n’a pas d’impacts négatifs sur le Mali, parce que cette force n’a jamais eu d’impacts positifs. Elle n’a jamais rien stabilisé et elle ne s’est jamais occupé de quoique ce soit de façon concrète, à part les petits microprogrammes. Au-delà de cela, sur le plan sécuritaire, elle n’a rien apporté comme valeur ajoutée. Aujourd’hui, il est clair que le Mali assure totalement sa souveraineté en termes sécuritaire.

Je ne pense pas que la MINUSMA, par son départ, cause de problèmes particuliers à l’État du Mali. Au contraire, c’est un phénomène de libération totale du continent, parce que ce départ permettrait, à partir du Mali, d’enclencher le processus de libération de l’ensemble du continent africain. Et nous pensons très sincèrement que le départ de la MINUSMA est une aubaine parce qu’il permettra à l’État du Mali d’étendre sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national et de rétablir la paix et la sécurité.

Que pensez-vous des partenariats stratégiques opérés par les autorités actuelles du Mali ?

Les partenariats stratégiques que nous faisons ne sont pas des soumissions encore moins des inféodations. Ce sont des partenaires de visées qui permettent de relancer nos économies, de redresser notre système sécuritaire, qui nous permettent d’être nous-mêmes. Il est temps que les pays africains, tous ensemble, prennent conscience de cette nouvelle donne géopolitique et géostratégique pour nous permettre d’être aussi des États émergents. Il est incompréhensible aujourd’hui que nos États qui détiennent autant de ressources naturelles, autant de potentielles, autant d’intellectuels soient aujourd’hui encore les dindons de la farce.

Dès lors que nos intelligences se sont suscitées ailleurs, les Africains contribuent à beaucoup de recherches, beaucoup de projets, et les capacités sont réelles. Mais les politiques sont inféodés à un système mafieux qui fait qu’aujourd’hui, la corruption a gangréné tous les systèmes. Nos chefs d’État ne sont pas libres de leurs actions. Ils sont piégés par le système financier mondial qui fait qu’aujourd’hui, tous dépendent de l’occident. 

Ce que nous avons appelé le chaos est aussi une doctrine qui est utilisée par les pays occidentaux, ceux qui détiennent le capital, pour nous faire peur et ensuite venir proposer des solutions alternatives qui n’en sont pas d’ailleurs.

Moins d’un an avant les échéances électorales, les autorités maliennes de la transition ont effectué un profond remaniement gouvernemental, où plus d’une dizaine de ministres perdent leur portefeuille. Quelle analyse faites-vous de cette récente réorganisation du gouvernement de la transition ?

D’abord, on a remarqué que beaucoup de conseillers du président de la transition sont entrés dans le gouvernement. Ce qui voudrait dire qu’il veut renforcer ses capacités. Il veut avoir le monopole du leadeurship qui va lui permettre de conduire le reste du processus. C’est-à-dire aujourd’hui, être capable d’organiser les élections, être sûr qu’il a des hommes sûrs autour de lui. 

Je pense que fondamentalement, c’est ce qui pourrait justifier ce remaniement ministériel. Mais ce qui est difficile aujourd’hui, c’est qu’on ne peut pas évaluer les ministres qui sont sortis, et on ne sait pas exactement pourquoi il les a remplacés. Il est toutefois important de comprendre que c’est de façon stratégique aujourd’hui qu’il fait ce remaniement. Le président de la transition a le pouvoir discrétionnaire de pouvoir remanier son gouvernement comme il le désire et quand il le désire.

Propos recueillis et retranscrits par Bakary Fomba

10 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ali Bongo
ActuPolitique

Gabon : Ali Bongo Odimba officialise sa candidature pour un troisième mandat

by Sahel Tribune 9 juillet 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Sans surprise, le président gabonais, Ali Bongo Odimba a officiellement annoncé ce dimanche 9 juillet 2023, sa candidature pour un troisième mandat consécutif à la tête du Gabon.

Après 14 ans au pouvoir, le président gabonais, Ali Bongo Odimba aspire toujours gouverner le Gabon, un petit pays d’Afrique centrale. Il a officialisé sa candidature ce dimanche 9 juillet à l’élection présidentielle, prévue pour le 26 aout 2023. Il s’agit des élections générales couplées : présidentielle, législatives et locales.

Pour l’heure, le président sortant, Ali Bongo Ondimba et son parti partent grands favoris à cette élection présidentielle face à une opposition très désunie. Une quinzaine de personnalités dans les rangs de l’opposition ont d’ores et déjà annoncé leur intention de se présenter et d’autres, parmi lesquels des ténors, qui n’en font pas mystère.

Ali Bongo Ondimba est au pouvoir depuis 2009 suite à la mort de son père, Omar Bongo Ondimba. Pour ses détracteurs, le bilan de son septennat n’est pas reluisant. Malgré tout, si ses opposants ne surmontent pas leurs divisions, il partira largement favori pour décrocher un troisième mandat dans un scrutin à un tour, qui décidera du vainqueur à la majorité relative dans ce petit État d’Afrique centrale, riche notamment en pétrole.

La Rédaction

9 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Mousa Bocar Thiam, ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique
ActuPolitique

Sénégal : le gouvernement accuse France 24 de traitement « tendancieux de l’actualité politique » du pays

by Sahel Tribune 8 juillet 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans un communiqué rendu public ce samedi 8 juillet 2023, le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique du Sénégal dénonce une « couverture médiatique tendancieuse de l’actualité politique » du pays par la chaine de télévision France 24. Il exige de ladite chaine à rétablir la vérité et de s’abstenir à l’avenir de porter atteinte à la réputation du pays de la Teranga.

« Le Gouvernement du Sénégal a la surprise de constater, une nouvelle fois, une couverture médiatique tendancieuse de l’actualité politique au Sénégal depuis plusieurs mois par la chaine de télévision France 24 »,peut-on lire dans ce communiqué du gouvernement sénégalais. Pour les autorités sénégalaises, il s’agit d’un traitement sans « éthique, sans équilibre, tendancieux et subversif de l’information » sur ce pays ouest-africain.

Malgré qu’un député de l’opposition, au cours d’une conférence de presse ait publiquement injurié et diffamé des chefs d’État, puis présenté ses excuses, le gouvernement sénégalais indique que la chaine France 24 justifie sa garde à vue par sa position sur le discours à la nation du président Macky Sall. Ce qui est « manifestement fallacieux ».

Rétablir la vérité

Dans ce communiqué, le pouvoir actuel du Sénégal déplore la manière « insidieuse » de couvrir l’actualité au Sénégal.

Cependant, le gouvernement sénégalais « condamne fermement cette couverture tendancieuse de l’actualité au Sénégal par la chaine France 24 ». Aussi, faut-il rappeler, toute entreprise de presse doit prendre les mesures nécessaires pour garantir le « respect des principes et règles édictées par les dispositions légales, règlementaires et conventionnelles en vigueur ».

Par conséquent, le gouvernement sénégalais exige de la chaine France 24 de « rétablir la vérité et de s’abstenir à l’avenir de porter atteinte à la réputation du Sénégal par des informations tendancieuses ».

Pour les mêmes raisons, la diffusion de la chaine de télévision France 24 et RFI ont été successivement suspendues au Mali (17 mars 2022) et au Burkina Faso (27 mars 2023).

La Rédaction

8 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Force militaire de la CEDEAO
ActuSécurité

Retrait de la MINUSMA du Mali : la Cédéao obligée « d’envisager des options pour combler le vide […] »

by Bakary FOMBA 8 juillet 2023
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans un communiqué du 5 juillet 2023, la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) affiche son inquiétude face au retrait de la Minusma du Mali et envisage des options pour « combler le vide ».

Pour non-satisfaction des résultats de la Mission multidimensionnelle pour la stabilisation au Mali (Minusma), les autorités maliennes ont, lors de la séance d’information du 16 juin 2023 du Conseil de sécurité sur la situation au Mali, demandé le « retrait sans délai » de la mission onusienne de leur pays. Suite à cette demande, actée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le 30 juin dernier, la Cédéao a produit un communiqué, le 5 juillet courant dans lequel l’organisation ouest-africaine se dit être dans l’obligation d’envisager des « options pour combler le vide ». Il s’agit d’un mémorandum où l’institution sous-régionale souligne des conséquences liées à ce retrait de la mission onusienne du Mali.

Un retrait aux nombreuses conséquences 

Présente au Mali depuis 2013, la Minusma est accusée par les autorités maliennes de fomenter et d’aggraver les conflits interethniques dans le pays.

Pour la Cédéao, ce retrait de la Minusma reste susceptible de provoquer des conséquences, notamment l’effondrement potentiel de l’Accord d’Alger. L’institution sous-régionale estime que l’entrée en « scène de Wagner » pourrait dégénérer en une reprise de la guerre totale entre les Forces de défense et de sécurité maliennes/Wagner et les parties signataires du nord du Mali. Toute chose qui, selon la Cédéao, ouvrirait la porte à la résurgence des Groupes Armés terroristes (GAT), notamment Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS).

Dans son document de mise en garde, l’organisation ouest-africaine s’inquiète tout de même de l’aggravation des violations des droits de l’homme et la crise humanitaire dans le pays. Il s’agit aussi des déplacements et les flux de réfugiés dans le centre du Sahel et au-delà.

« Envisager des options pour combler le vide »

Toutefois, la Cédéao se dit être dans l’obligation « d’envisager des options pour combler le vide, au cas où Wagner venait à être victime de la dynamique politique interne de la Russie et ne serait plus en mesure d’apporter son soutien aux opérations antiterroristes au Mali ».

Tout en instruisant la Commission de proposer un mécanisme de réponse intégral au double défi que représentent le retrait de la Minusma et la situation de Wagner, la Conférence pourrait instruire la Commission de proposer des options visant à inclure et à intégrer les contingents ouest-africains démobilisés de la Minusma, dans le processus de mise en place d’une force cinétique de la Cédéao contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest. Il s’agit aussi de proposer, dans un délai de 90 jours, des options au Conseil de paix et de sécurité de I’Union africaine et au Conseil de sécurité des Nations unies, y compris un mandat de I’ONU assorti d’un financement prédéfini, afin de permettre à la Cédéao de combler le vide sécuritaire créé par le départ de la Minusma du Mali.

Lors de sa 9365e réunion, tenue le 30 juin 2023, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution S/RE/2690, mettant fin au mandat de la Minusma, présente au Mali depuis 2013.

Bakary Fomba

8 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Macky Sall
Analyses

Sénégal : Macky Sall, un véritable marionnettiste !  

by Chiencoro 7 juillet 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Le président de la République du Sénégal, Macky Sall s’est adressé aux Sénégalais, le 3 juillet 2023. Il a annoncé qu’il renonce à un troisième mandat. Une décision à encore prendre avec des  pincettes connaissant la nature obscure des hommes politiques. 

Comme des champignons qui sortent de terre, une foule immense s’est spontanément dressée derrière les grilles du palais présidentiel de Dakar, le lundi 3 juillet 2023, pour remercier le président Macky Sall de sa décision politique de renoncer à un troisième mandat. Ce soutien populaire au président Sall a émerveillé le monde entier. 

Neutraliser ses adversaires politiques

Cette sortie médiatique a lieu après tant de manifestations, de pillages voire d’atrocité commises dans le seul but de dissuader le chef de l’État sénégalais à renoncer à se présenter, pour la troisième fois consécutive, à sa propre succession. 

Une plainte avait été déposée à Paris et une demande d’enquête soumise à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye contre le président Sall pour « crimes contre l’humanité », après ces pires troubles qu’ait connus le Sénégal depuis des années. Tout porte à croire que le chef de l’État sénégalais, en bon homme politique, tente de se repositionner sur la scène politique sénégalais en s’attirant une fausse adhésion du peuple à sa cause. 

Les politiciens sont généralement des marionnettistes. Ils manipulent le peuple selon la direction qu’ils souhaitent emprunter. En annonçant avoir renoncé à un troisième mandat, Macky Sall essaie de créer la différence. C’est comme s’il traitait ses opposants de « mauvais troglodytes » et lui-même de « bon troglodyte ». En tout cas, les dés semblent bien pipés. Comment cette foule, sortie pour saluer la décision « historique » de Macky Sall, a-t-elle pu se regrouper aussi rapidement dans cet endroit si le scénario n’avait pas été préparé en amont ? 

Pour quelques billets de francs CFA, le peuple des démocraties francophones d’Afrique de l’Ouest est capable de vendre son âme au diable. Ce jeu politique de Macky Sall n’a d’autre finalité majeure que de neutraliser ses adversaires politiques et toutes les actions qu’ils tentent contre lui. 

Attendre la clôture des dépôts de candidature

La question qu’on devrait se poser est de savoir pourquoi avoir attendu tout ce temps, tous ces pillages voire ces massacres avant de faire cette sortie médiatique. Pour dire qu’il y’ a anguille sous roche. On se rappelle du cas d’Alassane Ouattara qui, après avoir annoncé sa renonciation à un troisième mandat, se trouve encore aujourd’hui à la tête de la Côte d’Ivoire pour conduire le 3e mandat dont il avait dit renoncer. 

Les hommes politiques ont la langue fourchue. Ils disent tout sauf ce qu’ils veulent faire réellement. Ils vous envoient balader afin de mieux se dégager l’horizon et ensuite agir sans grand obstacle. En un mot, les hommes politiques affirment une chose et font le contraire. La politique est donc l’art de la contradiction pourvu que cet art mène aux objectifs que les politiciens se fixent. Pour eux, toutes les voies sont bonnes pour arriver ou garder le pouvoir. 

Les appréciations de cette décision du président sénégalais doivent attendre la clôture des dépôts de candidature. Car un homme à la recherche de voies et moyens pour rehausser sa cote de popularité, considérablement chuté, mettra en œuvre toute sorte de stratégies pour y arriver. 

Chiencoro Diarra

7 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Rencontre du président de la transition avec les anciens ministres
ActuPolitique

Dr Choguel Kokalla Maiga : « le Mali nouveau […] innove et continuera d’innover »

by Chiencoro 7 juillet 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Le président de la transition, le colonel Assimi Goita a rencontré, à Koulouba, le 6 juillet 2023, les ministres sortants du gouvernement de transition. Une des premières fois dans l’histoire récente du Mali, s’est réjoui le Premier ministre, à la tête de cette délégation ministérielle. 

Les autorités maliennes de la transition ont procédé, le 1er juillet dernier, à un remaniement ministériel. Au total, 13 nouveaux ministres ont fait leur entrée dans le gouvernement II de Choguel Kokalla Maiga. Le Premier ministre reconduit rassure que les anciens ministres n’ont nullement démérité. Pendant deux ans d’affilés, ils ont mené un travail remarquable au sein de leur ministère respectif. « Tout le travail qui a été abattu en deux ans ne sera jamais oublié par les Maliens », a rassuré le Premier ministre, qui estime que ces ministres, pour avoir géré une période aussi particulière, sont rentrés dans l’histoire. 

En recevant les ministres sortants du gouvernement, le président de la transition a posé un acte hautement significatif : celui de la cohésion pérenne de toute l’équipe de la transition. Il a saisi cette occasion pour exprimer toute sa reconnaissance aux désormais anciens ministres du gouvernement de transition. Il les a également félicités pour le travail accompli et les résultats atteints. Le colonel Goita s’est dit disposé à échanger avec chacun des ministres sur toutes les questions d’intérêt commun. 

Des félicitations et des instructions 

Selon le chef du gouvernement, cette rencontre est unique dans l’histoire récente du Mali. « Le Mali nouveau que nous sommes en train de construire innove et continuera d’innover ». 

Lors du premier conseil des ministres du 2e gouvernement de Choguel Kokalla Maiga, le président Goita a adressé ses félicitations aux ministres entrants. « Il a instruit la nouvelle équipe de mettre les populations au centre des préoccupations du gouvernement et de veiller au respect des principes édictés pour la conduite de l’action gouvernementale », lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres du 5 juillet 2023. 

Premier conseil des ministres du 2ème gouvernement
Premier conseil des ministres du 2ème gouvernement, le 5 juillet 2022. Israel Onron/Présidence du Mali.

Les autorités maliennes ont défini trois principes clés, qui demeurent la vision du chef de l’État : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali et la prise compte des intérêts vitaux des populations dans les décisions prises.

Le Premier ministre a rassuré de l’engagement du gouvernement pour la « mise en œuvre efficace et efficiente de l’action gouvernementale au profit exclusif des populations, dans la solidarité et le respect des trois principes édictés ». Dr Choguel Kokalla Maiga a saisi l’occasion pour annoncer l’organisation d’un séminaire sur les règles et procédures du travail gouvernemental.

Chiencoro Diarra 

7 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Officier sénégalais de la Minusma
ActuSécurité

Retrait de la Minusma du Mali : un officier sénégalais s’attaque à l’armée et incite à la violence

by Sahel Tribune 6 juillet 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le mercredi 5 juillet 2023, un officier sénégalais de la Minusma, basé à Sévaré (Mopti), accuse les militaires maliens d’entraver le travail de la mission.

L’annonce du retrait de la MINUSMA du territoire malien semble être de plus en plus mal perçue par la mission onusienne, présente dans ce pays sahélien depuis une dizaine d’années. Moins d’une semaine après la confirmation de ce retrait par le Conseil de sécurité, le 30 juin dernier, un agent de la mission, basé à Sévaré, dans la 5e région administrative du Mali, a fait une vidéo dans laquelle il s’attaque sévèrement aux autorités maliennes, notamment les militaires. Tout en accusant les Forces de défense et de sécurité du Mali d’entraver le travail de la mission onusienne au Mali, cet officier sénégalais incite ses compagnons à la violence sur le territoire malien.

Empoisonner le climat

Suite à ces propos « incendiaires », susceptibles d’empoisonner le climat entre le Mali et les Nations, les responsables de la Minusma ont dénoncé cet acte tout en s’y dissociant. « La MINUSMA regrette les propos tenus par un officier basé à Sévaré et se dissocie de sa déclaration qui ne reflète en rien la position de la MINUSMA », lit-on sur la page Twitter de la mission onusienne.

Dans un communiqué du 5 juillet, le Collectif pour la Défense des Militaires (CDM) manifeste son mécontentement face à ces attaques contre la décision « souveraine » des autorités maliennes. Pour le CDM, ces propos « inamicaux » restent « intolérables ». Surtout lorsqu’il s’agit d’attiser davantage la tension entre le Mali et la mission onusienne d’une part, et d’autre part entre le Mali et le Sénégal.

« Écourter la mission de l’auteur »

 Par ailleurs, ce collectif sollicite les autorités maliennes à « écourter la mission de l’auteur », en lui déclarant « persona non grata ». Car, estime le CDM, il s’agit d’une illustration flagrante de la crise de confiance entre le peuple malien, la mission onusienne et les menaces liées à cet état de fait.

Au regard de la gravité de cet acte, le CDM invite tout de même les Nations Unies et les membres de tout son système présent au Mali d’avoir désormais un œil sur la Minusma afin de prévenir toute entrave à la mise en œuvre de la résolution conjointe du retrait des Casques bleus du Mali.

À travers la résolution 2690 du 30 juin 2023, le Conseil de sécurité des Nations Unies a mis fin au mandat de sa mission, présente au Mali depuis 2013.

Bakary Fomba

6 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Mali : comment la Charte nationale pour la paix donne un rôle clé aux...
Troisième sommet Russie-Afrique : Moscou prépare l’après et renforce sa stratégie africaine
Monde multipolaire : pourquoi l’Afrique a tout à gagner du rapprochement sino-russe

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close