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Le président Goita promulgue la nouvelle Constitution
ActuPolitique

Validation de la nouvelle Constitution : « […] Il n’est nullement question de victoire d’un groupe sur un autre », dixit le président Goita

by Chiencoro 23 juillet 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

La cour constitutionnelle du Mali a validé, le 21 juillet 2023, la nouvelle constitution de la République du Mali. Le président de la transition a promulgué le texte constitutionnel, le 22 juillet 2023. Ce qui signe le départ pour la 4e République. 

Enfin, le Mali fait son entrée dans la IVe république après plusieurs tentatives infructueuses sous les régimes précédents. Le 21 juillet dernier, la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs des scrutins référendaires du 11 et du 18 juin 2023. Après des décomptes par bureau de vote, avoir opéré des rectifications matérielles, procédé à des annulations et à des redressements, la Cour Constitutionnelle du Mali a « déclaré adopté par le Peuple Souverain du Mali le Projet de Constitution », avec un résultat de 96,91 % pour le Oui et 3,09 %. 

« À présent que le peuple s’est prononcé, il n’est nullement question de victoire d’un groupe sur un autre », a indiqué le président de la transition dans une adresse à la nation, le 22 juillet dernier. Selon le colonel Goita, ce chiffre est la preuve indiscutable de la détermination du peuple malien d’aller sur de nouvelles bases plus prometteuses. 

Procédant, le 22 juillet 2023, soit le lendemain de la proclamation des résultats définitifs, à la promulgation de la nouvelle Constitution, par la signature du texte constitutionnel, le chef de l’État a rappelé aux Maliens que cette signature est « l’aboutissement d’un processus historique durant lequel le peuple malien a montré sa grande maturité et son sens élevé de la responsabilité ». 

Les conditions de la croissance économique

Cette promulgation qui ouvre la voie à la 4e République du Mali n’a nullement pour objectif de « renier l’histoire politique et institutionnelle du Mali ». Il s’agit plutôt de la volonté affirmée d’effectuer « un saut qualitatif en vue d’atteindre les objectifs de la refondation, formulés par les Maliens au cours des Assises nationales de la refondation ».

Cette nouvelle constitution pose donc les « bases d’un système démocratique qui se nourrit d’une vision endogène et sociale tout en s’enrichissant des apports extérieurs », a indiqué le président de la transition. Ce faisant, le peuple malien a fait la preuve que « nous pouvons moderniser notre État sans nous renier ». 

Le président de la transition rassure donc les Maliens que dans ce nouveau Mali, il sera question de bâtir une économie forte au service de la satisfaction des besoins. Les conditions de cette croissance économique seront mises en place et seront fondées sur les technologies nouvelles et les usines de transformation des produits et ressources locaux tout en tenant compte des opportunités de la transition énergétique, a-t-il expliqué. 

Chiencoro Diarra 

23 juillet 2023 0 comments
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Voyages à Kayes
ActuAnalyses

Visite d’Assimi Goita à Kayes : en quoi est-elle si importante ?

by Chiencoro 22 juillet 2023
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans le cadre de son engagement au profit du bien-être des populations maliennes, le président de la transition est attendu à Kayes, le dimanche 23 juillet 2023. Il devra relancer des secteurs économiques viables de la 1re région.

Après Mopti (2021), Koutiala (2022), Koulikoro (2022), Nioro (2022) et Ségou (2023), le président malien de la transition est attendu à Kayes, pour sa énième sortie à l’intérieur du pays. Demain dimanche, 23 juillet 2023, il procédera au lancement des travaux de bitumage de la route Kayes-Sandaré ainsi que de la pose de la première pierre du lycée public de Kayes. Il est également question de la relance du trafic ferroviaire. Le point commun de toutes ces activités est l’émergence économique de la 1re région administrative du Mali. Une région dont les populations dépendent grandement du trafic ferroviaire et du tronçon qui la relie à la capitale malienne, Bamako. 

Emergence économique

Ces travaux dans la 1re région sont une preuve palpable de l’attachement du président de la transition, le colonel Assimi Goita, à ses engagements pris devant le peuple malien. Il a d’ailleurs l’habitude de dire que de la sécurité dépendent tous les autres secteurs de la vie d’une nation. C’est pourquoi depuis son arrivée au pouvoir, il a fait de la sécurité sa priorité numéro 1. Ce qui s’est traduit par plusieurs achats d’équipements militaires au profit des forces armées maliennes de défense et de sécurité. Cette montée en puissance de l’armée a été vite constatée par le retour de la sécurité et de la stabilité dans le pays. 

La souveraineté dans le domaine sécuritaire doit être accompagnée par la souveraineté économique du pays, à travers notamment la pose des jalons de l’émergence économique du pays. C’est ce qui explique la relance du chemin de fer, de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX) et de l’Usine malienne des produits pharmaceutiques (UMPP), de la pose de la 1re pierre du Centre national de robotique, de la réforme du secteur minier qui s’est traduit lors du récent remaniement ministériel par le détachement du ministère des Mines de celui de l’Énergie et de l’Eau. 

Le respect de la nouvelle vision du Chef de l’Etat

Pour le bien-être des Maliens et le respect de la volonté du peuple malien, les autorités de la transition n’ont pas manqué à engager des réformes profondes de l’État, dont la valorisation des légitimités traditionnelles et coutumières, la souveraineté dans le domaine sécuritaire et diplomatique ainsi que l’élaboration d’une nouvelle Constitution, dont le « Oui » a emporté lors des résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle, qui a validé les provisoires de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), en vue d’asseoir les jalons du Mali Kura.

Cette visite du colonel Assimi Goita à Kayes est en droite ligne avec sa vision qui se décline en trois principes : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Le respect de ces principes exige un véritable travail en vue de redonner à ce pays d’Afrique de l’Ouest sa souveraineté dans tous les secteurs. D’où la reprise timide des travaux de reconstruction des routes, qui désenclavent les zones reculées et assurent l’émergence économique de tout le pays. C’est dans cette dynamique également qu’il faut placer la visite annoncée du chef de l’État à St. Pétersbourg où il prendra part au sommet Russie-Afrique ainsi qu’au forum économique de la jeunesse. 

Le président des Maliens

Dans le cadre de l’assistance humanitaire, le président de la transition a beaucoup fait pour la 1re région du Mali, à travers ses œuvres sociales, déduites des 2\3 de son fonds de souveraineté. Plusieurs forages ont été installés, des tonnes de vivres distribuées et moult ambulances remises aux Centres de santé de référence (CSREF) de la région. 

Cette visite à Kayes est, encore une fois de plus, la preuve que le président de la transition n’oublie aucun Malien, quel que soit la région où il habite. Il ne manque jamais d’occasion pour prouver qu’il est au service des Maliens. 

Chiencoro Diarra

22 juillet 2023 0 comments
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Armes légères et de petit calibre
AnalysesSécurité

L’Afrique de l’Ouest confrontée à une crise des armes légères : pourquoi certains pays parviennent-ils mieux à la gérer que d’autres ?

by Sahel Tribune 17 juillet 2023
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Les recherches ont montré qu’à l’échelle mondiale, les armes légères augmentent la probabilité, l’intensité et la durée des conflits.

Les armes légères et de petit calibre sont responsables de la plupart des décès liés aux conflits sur le continent africain. On estime que 100 millions d’armes légères circulent en Afrique. Environ 8 millions sont entre les mains d’acteurs non étatiques en Afrique de l’Ouest.

En 1998, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a établi le premier moratoire au monde sur les armes légères et de petit calibre. Il est devenu une convention juridiquement contraignante en 2006.

Dans un récent article, j’ai évalué la manière dont les membres de la CEDEAO ont appliqué la convention sur les armes légères et de petit calibre. Le respect de la convention varie d’un pays à l’autre et l’article s’intéresse à la légitimité politique nationale pour expliquer ces différences.

J’ai utilisé les études de cas du Ghana et de la Côte d’Ivoire pour appuyer cette explication.

L’étude a révélé que la légitimité politique nationale était primordiale pour une application et un respect efficaces. La légitimité influence le comportement des États et des groupes nationaux. Un manque de légitimité peut conduire à des achats illégaux d’armes légères et de petit calibre.

Les résultats suggèrent que la légitimité politique est importante pour la capacité des États à mettre en œuvre des accords de sécurité collective tels que celui sur les armes légères et de petit calibre. Les membres de la CEDEAO qui ont des problèmes de légitimité doivent être soutenus dans la mise en œuvre, car ils ne peuvent pas le faire individuellement.

La légitimité de l’État comme facteur de différenciation

Lorsqu’un État est considéré comme légitime, c’est parce que ceux qui détiennent le pouvoir l’ont obtenu par des moyens largement acceptés et l’exercent de façon légitime. Un État légitime est légal et a le pouvoir de donner des ordres. Les citoyens leur obéissent parce que les dirigeants ont une autorité morale. La légitimité d’un État passe par l’intégrité des élections le degré d’adhésion des populations envers les gouvernements qui les représentent.

Lorsqu’un État n’agit pas de manière légitime, il s’ensuit une opposition politique organisée et des luttes armées soutenues ou des insurrections. Lorsqu’un gouvernement ne bénéficie pas d’un soutien populaire, il recourt à des tactiques d’intimidation, comme l’obtention illégale d’armes légères et de petit calibre, pour gouverner.

J’ai examiné les tendances de la Côte d’Ivoire et du Ghana en matière de respect des règles et le rôle de la légitimité de l’État. Ces pays sont voisins et ont de nombreux points communs, mais ils diffèrent sur deux points : leur légitimité nationale et leur bilan en matière de mise en œuvre de la convention sur les armes légères de la région.

J’ai évalué le respect de la convention en examinant les mesures prises par les pays pour lutter contre la production et la possession illégales d’armes.

Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire est l’un des pays qui a le plus violé les conventions sur les armes légères.

Par exemple, entre 2000 et 2011, le gouvernement de Laurent Gbagbo a acheté des armes de manière éhontée en utilisant des documents illégaux. Les experts en armement des Nations unies ont découvert de vastes quantités de munitions et d’armes que le gouvernement de Gbagbo avait achetées illégalement. Une société liée à des personnes nommées par Gbagbo a illégalement vendu au gouvernement des armes d’une valeur de 16,3 millions de dollars.

Les achats légaux ont également augmenté brusquement, représentant plus de 50 % des armes légères importées dans la région pour la seule année 2003.

Le non-respect de ces règles par le gouvernement de Gbagbo correspondait à des problèmes de légitimité interne. Les crises de légitimité liées aux processus électoraux ont provoqué les première et deuxième guerres civiles ivoiriennes entre 2002 et 2011, augmentant la demande d’armes légères. Gbagbo, sous le contrôle duquel le régime de la convention sur les armes légères a été mis en place, a choisi de ne pas l’appliquer en raison de sa faible légitimité politique.

L’affaiblissement de la légitimité politique en Côte d’Ivoire a fait dévier le respect de la convention en détournant l’attention de Gbagbo et en réorientant l’énergie de l’opposition vers la conquête du pouvoir politique, qui nécessite davantage d’armes.

Gbagbo a contesté les résultats des élections de 2010, remportées par Alassane Ouattara. Il a acheté plus d’armes illégalement pour s’accrocher au pouvoir politique. En réponse, les combattants de Ouattara ont lancé une offensive militaire pour chasser Gbagbo du pouvoir.

Les combattants de Ouattara ont sollicité des armes légères illicites auprès de fournisseurs étrangers et des voisins. Lorsque les forces loyales à Ouattara sont sorties victorieuses, les rebelles élevés au rang de commandement militaire ont utilisé des armes illégales, tandis que les troupes loyales à Gbagbo ont combattu l’État à partir de bases situées au Liberia.

En Côte d’Ivoire, l’illégitimité politique s’est transformée en violence territoriale, mettant à mal le respect des règles par le pays.

Ghana

Au Ghana, il n’existe aucune preuve connue de l’achat illégal d’armes par les autorités ghanéennes ou des groupes organisés. Mon argument est que cela est dû à la légitimité relativement forte de l’État et de ses institutions.

Certains Russes et Ukrainiens auraient enregistré des sociétés écrans au Ghana et ont tenté d’utiliser des en-tête falsifiés des ministères ghanéens de la Défense et des Affaires étrangères pour vendre des armes en 2003. Ces tentatives ont toutefois été déjouées.

Depuis qu’il a adhéré à la convention de la CEDEAO, le Ghana a connu une stabilité politique accrue et une consolidation démocratique. La légitimité relative de l’État ghanéen repose sur la volonté de l’élite de réguler la concurrence pour le pouvoir politique.

La gestion consensuelle et efficace des différences sociales et des processus électoraux peut expliquer l’absence de crise de légitimité de l’État. La stabilité relative du Ghana minimise le recours aux armes.

Bien que le Ghana ait connu un taux de conformité élevé au niveau national, le pays dispose d’un marché artisanal des armes très développé. Les gens fabriquent des armes au Ghana et les vendent à des acheteurs dans d’autres pays où la légitimité de l’État a été remise en question.

Conclusion

En Côte d’Ivoire, les problèmes de légitimité interne ont alimenté les comportements de recherche d’armes légères et de petit calibre par des groupes étatiques et non étatiques. Au Ghana, l’application de la convention sur les armes s’est avérée plus efficace en raison de la légitimité nationale du pays.

Les résultats suggèrent que dans les régions troublées comme la zone de la CEDEAO, les caractéristiques nationales de l’État ont une incidence sur l’application des régimes de sécurité collective au niveau de l’État et, au niveau régional, sur leur succès global.

Daniel Banini, Researcher and analyst, Eastern Illinois University

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
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Le petit commerce des élèves
Éducation

Vacances scolaires : le nouvel univers de connaissances des écoliers maliens  

by Mohamed Camara 17 juillet 2023
written by Mohamed Camara 3 minutes read

C’est les vacances scolaires au Mali. Une période de recréation pour des élèves et d’activités économiques pour d’autres. Certains évoluent dans des petits métiers pour ne pas rester inactifs. D’autres, poussés par leurs parents, continuent d’apprendre afin de se préparer pour la reprise. Immersion dans ses nombreuses initiatives des jeunes filles et garçons de 10 ans et plus, pendant cette période de repos. 

Ibrahim et sa bande courent vers les motocyclistes qui viennent vers eux, pour la réparation de leurs engins à deux roues. Ces jeunes élèves, qui travaillent au compte de Yacouba Traoré, n’ont même pas encore 12 ans. Selon le patron mécano, depuis bientôt deux ans, les parents de ces enfants leur confient durant les vacances scolaires. 

L’art culinaire et la lecture 

« Ils apprennent à côté de nous à faire beaucoup de choses, comme changer la bougie des motos, faire des travaux préliminaires et autres. Ce qui les plonge dans un nouveau métier qui développera leur intelligence », explique Yacouba.  

Un juriste venu réparer sa moto, un client de longue date d’après le chef mécano, dira que c’est le début d’un processus qui fera entrer ces jeunes élèves dans un nouvel univers de connaissances. 

À l’opposé de ces jeunes apprentis mécanos, Mariam Diakité, qui vient d’être admis au Diplôme d’études fondamental (DEF), se performe dans la gastronomie locale à côté de sa maman. Nonobstant qu’elle est déjà en fond dans ce nouveau boulot culinaire, Mariam se motive à lire des romans que lui achète son père. « Ces livres, malgré qu’ils soient difficiles de se faire du temps pour les lire, je me force », dit-elle. 

Le petit commerce et les cours de vacances 

Pour ne pas demeurer inactive, Fatoumata, quant à elle, aide sa maman à vendre ses bissaps et jus dans le quartier. « Elle contribue pendant cette période de repos à l’accroissement de l’économie familiale, qui repose sur cette vente de bissaps et de jus », témoigne la mère de Fatoumata. 

Si d’autres s’investissent à se plonger dans un nouvel univers, Junior et ses amis, ne pratiquent aucun métier : « Nous profitons des vacances pour mieux jouer au ballon ! ». Pour eux, le football est le seul moyen de mieux profiter des vacances. 

À côté d’eux, un groupe composé de filles et garçons arpentent les rues pour les cours de vacances. « Ils viennent ici du lundi au mercredi pour se faire des idées de ce qu’ils feront dans les classes supérieures », explique M. Coulibaly, enseignant à l’école Dogobala de Moribabougou. Chaque année, au niveau primaire, ces cours de soutien sont organisés à l’intention des élèves en vue de les éviter à rester inactifs durant ces vacances scolaires. 

Le divertissement et le voyage 

Quelles que soient les motivations insufflées par leurs parents, certains élèves tels que Mamadou et ses cousins, venus en vacances à Bamako, ne sont pas prêts à se détacher de la télévision. « Nous regardons les dessins animés à gogo ! », crient-ils. 

Quant à Kadidiatou, elle préfère voyager pour aller rendre visite à ces grands-parents à Sikasso, comme chaque année. « Sikasso est ma ville natale. Il me faut changer d’air pour revenir plus forte afin de préparer le DEF l’année prochaine », dit-elle.  

Mohamed Camara          

17 juillet 2023 0 comments
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L'Afrique vue de l'espace. Getty Images
Analyses

La Côte d’Ivoire lance son premier satellite d’observation de la Terre fabriqué localement

by Sahel Tribune 16 juillet 2023
written by Sahel Tribune 5 minutes read

La Côte d’Ivoire a annoncé son intention de lancer son premier satellite dans les deux prochaines années. Une équipe de scientifiques spécialisés en astrophysique et en géologie explique à The Conversation Africa les avantages potentiels de cette avancée et comment le pays envisage de concrétiser ses ambitions dans le secteur spatial.

Quel type de satellite la Côte d’Ivoire prévoit-elle de lancer ?

YAM-SAT-CI 01 sera un nanosatellite pour l’observation de la Terre. Un nanosatellite est un petit satellite, pesant entre 1kg à 10kg. Il sera équipé d’une caméra capable de fournir des images de la côte, des forêts, des parcs naturels et des zones urbaines du pays.

La construction du satellite est entièrement ivoirienne. Elle a été confiée à Universal Konstructors Associated, une entreprise privée ivoirienne promouvant le développement scientifique et technologique, en partenariat avec l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

Il s’agit de la première étape vers des satellites et des capteurs plus sophistiqués qui ont de nombreuses applications. Ils peuvent par exemple détecter, surveiller et cartographier les menaces qui pèsent sur la sécurité nationale, l’immigration clandestine, la déforestation, les activités illégales d’exploitation aurifère, l’humidité des sols et les réservoirs d’eau. Ils peuvent contribuer à minimiser les conséquences des inondations ou des sécheresses.

En Côte d’Ivoire, un tel satellite pourrait appuyer les efforts du gouvernement visant à réglementer l’exploitation minière artisanale et à lutter contre les activités illégales et la dégradation de l’environnement.

Ces applications reposent sur des algorithmes sophistiqués de traitement d’images, notamment l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Quels sont les autres avantages et retombées potentiels ?

L’observation de la Terre fournit des données pour l’agriculture, la gestion des catastrophes et la planification urbaine. Le satellite prend en charge diverses applications, notamment la surveillance de la santé, de la végétation, la cartographie des ressources en eau et l’analyse des modèles de croissance urbaine.

Outre les avantages directs de la technologie, elle contribue au développement scientifique et économique de la nation.

Le projet de construction et de lancement d’un satellite s’accompagne généralement d’un renforcement des capacités dans de nombreux secteurs liés à l’industrie spatiale. Il implique des ingénieurs et des scientifiques pour développer des capteurs et le segment terrestre permettant de suivre le satellite et de communiquer avec lui.

D’autres avantages importants de ces projets incluent une utilisation plus large de la technologie spatiale. Le lancement d’un satellite peut conduire à une utilisation accrue des données et des produits d’observation de la Terre, fournis par les nombreux satellites en orbite autour de notre planète.

Qui sera impliqué dans ce projet ?

Les secteurs académique et privé ont tous un rôle à jouer dans cette aventure scientifique, technique et politique.

Par exemple, l’Institut National Polytechnique Félix Houphouet-Boigny a déjà prévu de mettre en place de nouveaux cursus dans le domaine de l’espace et de l’aéronautique. Une nouvelle génération de jeunes ingénieurs en bénéficiera directement. Par ailleurs, une association ivoirienne d’astronomie a été lancée. Ses activités de sensibilisation visant à promouvoir l’astronomie et les sciences spatiales auprès du grand public permettront d’accroître la culture scientifique de la population. Elle pourra inspirer la jeune génération à suivre des carrières scientifiques.

Enfin, l’Université Félix Houphouët-Boigny dispose d’un laboratoire spécialisé en matière d’observation de la Terre depuis l’espace : le Centre Universitaire de Recherche et d’Application en Télédétection. Ses étudiants peuvent également contribuer à la conception, à la stratégie liée à la mission et aux applications des satellites ivoiriens.

Que font les autres pays africains en matière de technologie spatiale ?

Le rapport sur l’industrie spatiale en 2022 de la société de conseil Space in Africa indique que la valeur de l’industrie en Afrique devrait atteindre 22,64 milliards de dollars en 2026, contre 19,49 milliards de dollars en 2021. Le rapport indique que les nations africaines ont alloué 534,9 millions de dollars aux programmes spatiaux en 2022, contre 523,2 millions de dollars en 2021. Ces investissements indiquent que l’Afrique se prépare à une utilisation plus large de la technologie spatiale pour faire face aux divers défis auxquels elle fait face.

Par exemple, le 23 avril 2023, le Kenya a lancé son premier satellite, appelé Taifa-1, avec l’aide de SpaceX. Le satellite est équipé d’une caméra optique et devrait fournir des données de surveillance agricole et environnementale pour le Kenya.

En 2021, la Tunisie a lancé son premier satellite 100% tunisien. Le Zimbabwe, l’Ouganda, l’Égypte et l’Angola ont également lancé des satellites au cours des 12 derniers mois. En avril 2023, le président Macky Sall a annoncé le lancement de l’Agence sénégalaise d’études spatiales.

L’Égypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud sont les pays africains les plus avancés sur les questions spatiales. Par exemple, ZACube, lancé en décembre 2018, est un nanosatellite développé par l’Agence spatiale nationale sud-africaine en collaboration avec des universités locales. Il se concentre sur la sécurité du trafic maritime dans les eaux côtières sud-africaines.

L’agence nationale de recherche et de développement spatiaux du Nigeria a été créée en 1999. Elle a lancé cinq satellites depuis 2003.

En décembre 2022, le Nigeria et le Rwanda sont devenus les premiers pays africains à signer les Accords Artemis, un cadre dirigé par la NASA qui définit les meilleures pratiques en matière d’exploration spatiale durable.

Il est clair que de plus en plus de pays africains investissent dans les technologies spatiales.

La première étape consiste à sensibiliser la population sur les questions spatiales et aux avantages de l’investissement dans les technologies spatiales. Nous devons commencer à créer des cours de formation liés à l’espace et à promouvoir les sciences spatiales dans les pays africains.

David Baratoux, Geologist, Institut de recherche pour le développement (IRD); Aziz Diaby Kassamba, Enseignant chercheur en physique de l’espace, Université Félix Houphouët-Boigny. Cocody, Côte-d’Ivoire; Marc Harris Yao Fortune, Enseignant-chercheur, astrophysicien , Université Félix Houphouët-Boigny. Cocody, Côte-d’Ivoire; Marie Korsaga, Enseignant-Chercheur en physique chimie, Université Joseph Ki-Zerbo, and Pancrace Aka, Épistémologue, Historien des sciences et Logicien, Université Félix Houphouët-Boigny. Cocody, Côte-d’Ivoire

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
16 juillet 2023 0 comments
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Réception d'équipements militaires
AnalysesSécurité

Paix et stabilité : la course aux armements en Afrique de l’Ouest

by Chiencoro 16 juillet 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Les États ouest-africains dépensent de plus en plus dans leur armée. Cette course aux armements, au lieu d’être une mesure de sécurité nationale et sous-régionale, peut au contraire détériorer davantage les relations entre des États. [Analyse]

Le Sénégal a réceptionné, le 7 juillet 2023, son premier navire de guerre lance-missiles dont la particularité est de pouvoir opérer en profondeur et de traiter les attaques aériennes. Le même jour, le Niger a également réceptionné des armes lourdes et des véhicules blindés offerts par l’Égypte pour, dit-on, l’aider à combattre les groupes djihadistes. Quant au Mali et au Burkina Faso, les armées sont en pleine reconstruction. Les autorités militaires au pouvoir dans ces pays ont fait de la sécurité leur priorité et du coup livrent des armes modernes à leur armée pour combattre les groupes armés terroristes. 

Des États qui se regardent en chien de faïence 

« Qui veut la paix prépare la guerre », disait l’officier prussien Clausewitz, reprenant la thèse du Chinois Sun Tzu : « L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combattre ». En Afrique de l’Ouest, cette assertion se confirme bien. Au Mali, au Burkina Faso, au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou encore au Niger, l’on assiste à une véritable course aux armements. Laissant craindre que quelque chose se trame dans cette région. Si certains mènent une lutte implacable contre le terrorisme, d’autres se préparent contre toute éventualité d’invasion terroriste à partir des États voisins déjà envahis, comme le Mali, le Burkina Faso ou le Niger. 

Le terrorisme peut aussi être un motif pour cette course aux armements. Certains de ces États se regarderaient plutôt en chiens de faïence depuis quelque temps. L’équipement des forces armées de défense et de sécurité dans certains de ces pays, notamment avec la médiatisation de la réception de ces armes, est vu par des États voisins comme une provocation. Ce qui les conduit eux-aussi à s’équiper et prévenir toute éventualité d’attaque surprise.  

Entre le Mali et le Niger, les relations se sont énormément dégradées depuis l’arrivée des autorités militaires actuelles au pouvoir. Le double coup d’État au Mali (2020 puis 2021) a été fortement dénoncé par le président nigérien Mohamed Bazoum. Une condamnation mal perçue par les autorités maliennes. 

Les récurrents coup d’État en Afrique de l’Ouest 

De même, les relations entre ce pays sahélien et la Côte d’Ivoire se sont également dégradées depuis l’affaire des 41 soldats ivoiriens, qui a vu l’implication de bon nombre de chefs d’État de la région, dont le président sénégalais Macky Sall.

D’autre part, cette course aux armements s’explique par cette présence des militaires au pouvoir au Mali, au Burkina Faso ainsi qu’en Guinée. Cette arrivée des hommes en treillis au sommet de l’État est vue comme une menace à la sécurité dans la sous-région Afrique de l’Ouest. Surtout qu’elle se conjugue avec le départ des forces étrangères de certains de ces pays. 

Face à cette menace, les États ouest-africains semblent donc opter pour la prise de mesures de prévention. Des mesures bien juste dans ce sens puisqu’il s’agirait de renforcer leur sécurité et éviter de se faire surprendre par des hordes terroristes, qui fuiraient la puissance de feu des pays voisins. 

Une généralisation de la situation sécuritaire

À l’allure où chaque État semble se prémunir contre toute éventualité d’agression d’État voisin ou d’invasion terroriste, il faut craindre une généralisation de la situation sécuritaire dans cette région, très convoitée par les grandes puissances. Dans le nouvel ordre mondial, l’on a l’impression d’assister à un nouveau partage de l’Afrique. Ce qui ne peut qu’avoir des implications sécuritaires. 

Ce surarmement bien qu’étant une mesure de précaution peut s’avérer néanmoins être une réelle menace pour la stabilité, la cohésion et l’entente entre ces États. 

Chiencoro Diarra 

16 juillet 2023 0 comments
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Ibrahim Harane Diallo
AnalysesSécurité

[Tribune] La force africaine en attente a-t-elle les moyens des attentes ? 

by Sahel Tribune 15 juillet 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La 62e conférence des chefs d’État de la Cédéao s’est tenue le 9 juillet en Guinée-Bissau. Les dirigeants ouest-africains se sont notamment penchés sur les situations politiques au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Les coups d’État ainsi que la crise sécuritaire dans ces États ont été évoqués. Les chefs d’État entendent réactiver la force en attente de la Cédéao pour le retour de plus de sécurité et de stabilité dans la région. Ibrahima Harane Diallo est chercheur à l’Observatoire sur la prévention et la gestion des crises au sahel, également chercheur associé à Timbuktu Institute. Il nous livre son analyse dans cette tribune. 

La force africaine en attente est l’une des composantes de l’architecture africaine de paix et de sécurité. L’un de ses principaux objectifs est de s’affranchir de la dépendance liée aux puissances extérieures et aux organisations internationales dans le domaine de la paix et de la sécurité. En clair c’est donc une initiative militaire de l’Union africaine visant à appuyer le Conseil de paix et de sécurité de l’organisation à atteindre ses objectifs en matière de lutte contre l’insécurité. En effet, la charte des Nations-Unies attribue une base légale aux organismes régionaux ou sous régionaux en matière de maintien de la paix, à travers, l’article 52 et 53 aux termes du chapitre VIII. 

Des obstacles susceptibles de limiter son efficacité 

Aujourd’hui les dirigeants ouest-africains sont dans une dynamique de réactivation de la force afin qu’elle puisse, disent-ils, appuyer les initiatives en matière de lutte contre le terrorisme et d’autres formes d’insécurité auxquelles la région fait face. À l’analyse cette force pourrait rencontrer un certain nombre d’obstacles qui pourraient constituer des limites quant à son efficacité. 

Dans un premier temps, certains pays africains restent attacher encore à la doctrine de la souveraineté intérieure en dépit du fait qu’ils soient membres de l’Union africaine qui coordonne la force à travers les différentes régions du continent. Deuxièmement, la volonté d’opérationnaliser cette force intervient dans un contexte de crises politique et sécuritaire dans certains États ayant conduit à leur suspension des instances sous régionales et continentales qui sont à la base de l’initiative de la mise en place de la force. Enfin, il n’est pas exclu que l’éternelle épineuse question de financement des initiatives globales en Afrique se présente, mettant en mal la force dans l’atteinte des objectifs fixés. 

La force africaine en attente se met en marche dans un contexte où les raisons pour lesquelles elle a été conçue sont d’actualité. Au cours de la dernière décennie, le continent a, régulièrement, connu un cycle presque régulier d’instabilité émaillé par de coups d’État militaire parfois contre des régimes démocratiques. Quant aux activités terroristes, elles ont, également, gagné du terrain dans de nombreuses régions du continent. 

Une réactivation plus que nécessaire 

Il est important de rappeler que l’idée de créer une force africaine de réaction rapide est liée aux limites observées, également, dans la conduite des opérations de maintien de la paix des Nations — unies sur le continent en proie aux crises politiques et sécuritaires dans les années 1990. C’est pourquoi la réactivation d’une telle force, aujourd’hui, est plus que jamais nécessaire. 

Dans un premier temps elle va permettre de donner un visage plus africain aux forces de maintien de la paix. Elle pourrait, également, lutter contre les préjugés qu’une partie de l’opinion publique africaine entretient à l’égard des forces de maintien de la paix des Nations — unies. Il est, toutefois, important de rappeler dans la foulée, la nécessité pour ces organisations africaines de privilégier des stratégies de type hybride qui au-delà de forces dissuasives doivent s’attaquer, également, aux causes profondes des phénomènes d’insécurité à travers des plans de développement et des projets économiques viables, des réformes politiques profondes allant dans le sens d’une véritable consolidation des acquis politiques et démocratiques. 

Ibrahima Harane Diallo 

Journaliste-Politologue, Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises au Sahel/Chercheur associé à Timbuktu Institute. 

15 juillet 2023 0 comments
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