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Couverture de la Charte du Liptako-Gourma
ActuSécurité

Charte du Liptako-Gourma : le Mali, le Burkina Faso et le Niger créent une alliance de défense collective 

by Bakary FOMBA 17 septembre 2023
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont signé le samedi 16 septembre 2023, la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette Alliance tripartite assurera la défense collective aux populations des pays concernés.

Depuis plus d’une décennie, le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont confrontés à un problème d’insécurité sans précédent. Pour lutter efficacement contre ce phénomène, les trois pays sahéliens ont signé le samedi dernier, une Alliance de défense collective dénommée Alliance des États du Sahel (AES). Il s’agit de la Charte du Lipatako-Gourma, qui assurera désormais la défense collective aux populations des pays signataires.

Siganture de la Charte par le président malien de la transition
Le Président Assimi Goita signe la Charte des Etats du sahel, le 16 septembre 2023. Présidence de la République.

Un tournant décisif 

La signature de ce document marque ainsi un tournant décisif dans la lutte contre le terrorisme, et la réorganisation du système de défense des trois pays face à une menace d’intervention militaire de la Cédéao au Niger où un coup d’État est survenu le 26 juillet dernier.

La principale mission de l’AES consiste à coordonner les efforts militaires, économiques et de lutte contre le terrorisme entre ces trois pays qui se partagent la zone dite des « Trois frontières », très convoitée par l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), ont indiqué les ministres des Affaires étrangères des trois pays au cours d’une conférence de presse.

Signature de la charte par le président du Burkina Faso
Le Président Ibrahim Traoré signe la Charte des Etats du sahel, le 16 septembre 2023. Présidence de la République du Burkina Faso.

Engagés dans la lutte « contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun », les signataires de la Charte promettent l’établissement dans les jours à venir d’« une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle aux parties contractantes ».

« Toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du territoire d’une ou de plusieurs parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres parties et engagera un devoir d’assistance et de secours de toutes les parties, de manière individuelle ou collective, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité au sein de l’espace couvert par l’alliance », stipule l’article 6 de la Charte.

Ouverte à tout autre État

Signature de la Charte par le président nigérien de la transition
Le Président Tiani signe la Charte des Etats du sahel, le 16 septembre 2023. Présidence de la République du Niger.

Tout en se disant engagés à privilégier « les voies pacifiques et diplomatiques » pour gérer toute rébellion armée ou autre menace portant atteinte à l’intégrité du territoire et à la souveraineté de chacun de leur pays, les signataires de ce document n’excluent pas en cas de nécessité d’« user de la force pour faire face aux situations de rupture de la paix et de la stabilité ». Ils soulignent tout de même que la « Charte peut être ouverte à tout autre État partageant les mêmes réalités géographiques, politiques, socio-culturelles », qui accepte toutefois les « objectifs de l’Alliance ».

Par ailleurs, ont-ils promis de mettre en place ultérieurement « les organes nécessaires » au fonctionnement et « les mécanismes subséquents » de l’alliance qui définiront ses modalités de fonctionnement.

Bakary Fomba 

17 septembre 2023 0 comments
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Défense commune
AnalysesSécurité

Alliance des États du Sahel : la Charte du Liptako-Gourma pour sauver la zone des trois frontières

by Chiencoro 17 septembre 2023
written by Chiencoro 5 minutes read

En vue « d’établir une architecture de défense collective et d’assistance Mutuelle », le Mali, le Burkina Faso et le Niger signent, le 16 septembre 2023, une convention à Bamako. Les trois pays s’engagent, à travers cette Charte, à « lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée » mais aussi à la « prévention, la gestion et au règlement de toute rébellion armée ou autre menace portant atteinte à l’intégrité du territoire et à la souveraineté de chacun des pays membres de l’Alliance ». 

Le 26 juillet 2023, le président Mohamed Bazoum est tombé à la suite d’un coup d’État militaire perpétré par la garde présidentielle. Le commandant de cette unité, le général Abdourahamane Tiani, a été par la suite proclamé président de la transition, le 28 juillet. Il a réussi à rallier à sa cause tout le reste de l’armée. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) ainsi que la communauté internationale, dans leur fourvoiement, ont remué ciel et terre en vue de rétablir le président déchu. Mais que de peine perdue. 

L’erreur de la Cédéao et de ses soutiens 

La Cédéao croyait dure comme fer que des menaces d’intervention militaire pour déloger les putschistes allaient effrayer ces hommes en kaki. Mais c’était sans prévoir le soutien du Mali et du Burkina Faso à leurs frères nigériens. Dès l’annonce de la décision de la Cédéao de vouloir déployer des militaires sur le sol nigérien en vue de déloger de force les auteurs du putsch, le colonel du Mali et le capitaine du Burkina Faso se sont donnés la main pour soutenir le général du Niger. Ils ont tapé le poing sur la table en mettant en garde contre toute intervention militaire dans cet autre pays sahélien. Le faire allait, selon eux, être assimilé à une provocation et à une déclaration de guerre contre le Mali et le Burkina Faso. 

La Cédéao ainsi que ses soutiens parmi les organisations régionales et internationales ont dès lors perdu le pied dans la gestion de cette crise dans cette région sahélienne aux immenses défis. L’erreur des uns devient un avantage pour les autres. En voulant atténué la situation politique, caractérisée par des putschs, ces organisations ont facilité la formation d’un véritable front souverainiste. Le Contexte exigeant, le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont rapidement devenus des amis, prêts à braver vents et marées pour assurer la défense de leur territoire et porter une assistance mutuelle à leur population. 

Une étape décisive de la coopération entre les trois pays 

Partageant une frontière commune, dénommée la zone des trois frontières, et dont la gestion était presque problématique, ces trois pays, depuis l’arrivée des militaires au pouvoir, travaillent sur des voies et moyens pour une meilleure sécurisation de ladite zone. C’est dans ce cadre que les Chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont signé, le samedi 16 septembre 2023, la « Charte du Liptako-Gourma ». Par cette convention, ces trois pays   instituent « l’Alliance des États du Sahel » (AES) avec comme « objectif d’établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle au bénéfice de nos populations », comme l’a annoncé le chef d’État malien sur son compte Twitter.

Selon les précisions de la présidence du Burkina Faso, « la création de l’Alliance des États du Sahel marque une étape décisive de la coopération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Pour la souveraineté et l’épanouissement de nos peuples, nous mènerons la lutte contre le terrorisme dans notre espace commun, jusqu’à la victoire ». 

En effet, en son article 6, la Charte précise : « Toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du territoire d’une ou plusieurs Parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres Parties et engagera un devoir d’assistance et de secours de toutes les Parties, de manière individuelle ou collective »

Une nouvelle ère au sahel 

Ce qui unie ces trois pays, c’est surtout leur degré d’exposition au terrorisme depuis des années. Les coups d’État militaires intervenus dans ces pays sont motivés par le vœu d’un renouveau, surtout sur le plan sécuritaire, économique et diplomatique. Le chainon manquant dans cette lutte commune contre l’insécurité et la mauvaise exploitation des ressources de leur sous-sol était le Niger. Un pays qui était d’ailleurs devenu un obstacle dans la traque aux groupes armés terroristes au Mali et au Burkina Faso. 

Lors de sa visite en fédération de Russie à l’occasion du 2ème sommet Russie-Afrique du 27 au 28 juillet 2023, le capitaine Ibrahim Traoré l’avait si bien souligné. Tout en exprimant la disponibilité du Mali et du Burkina à soutenir le Niger, le président de la transition du Faso indiquait les difficultés qu’avaient les deux pays dans la sécurisation de la zone des trois frontières (Mali-Niger-Burkina Faso). La porosité de cette zone était le terreau fertile aux mouvements terroristes. 

La nouvelle Charte du Liptako-Gourma est désormais un remède à cette situation tragique que vit cette région et qui est devenu une épine dans le pied des autorités de transition du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Cette nouvelle convention pourrait donc définir les principes de coopération entre les trois pays dans la sécurisation de cette frontière commune mais aussi de façon générale, la coordination commune des efforts de sécurisation à l’intérieur des pays signataires de la Charte. Une sorte de G3 pour qui se rappelle du retrait du Mali du G5 sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et la Mauritanie). Bien que le Burkina Faso n’ait pas officiellement exprimé son retrait de cette organisation, il parait clair que ce pays n’est plus prêt à coopérer valablement au sein de l’ancien G5.  

A travers cette nouvelle convention de coopération et d’assistance mutuelle, une nouvelle ère s’ouvre dans cette région sahélienne. 

Chiencoro Diarrra  

17 septembre 2023 0 comments
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Ministre de la défense
Sécurité

Crise sécuritaire : le gouvernement décide d’activer l’article 24 de la Constitution en vigueur 

by Sahel Tribune 13 septembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

En raison de la situation sécuritaire dans le pays, les autorités maliennes ont décidé d’activer l’article 24 de la nouvelle constitution faisant état de la mobilisation générale de tous les citoyens âgés de 18 ans au moins. Nous vous proposons cet extrait du communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi 13 septembre 2023.

« Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le Statut particulier de la Reserve des Forces Armées et de Sécurité.

Le projet de décret est initié conformément à l’article 24 de la Constitution qui dispose que “la défense de la Patrie est un devoir pour tout citoyen. Tous les citoyens âgés de 18 ans au moins peuvent être mobilisés aux côtés des Forces Armées et de Sécurité pour la défense de la Patrie”. Il est élaboré en application des dispositions de l’Ordonnance n° 2023-015/PT-RM du 21 mars 2023 portant Statut Général des Militaires, ainsi que de celles de la Loi n° 2016-038 du 07 juillet 2016 portant institution du Service national des Jeunes.

La réserve est constituée de personnes appelées réservistes n’appartenant pas à l’armée d’active mais formées pour renforcer ou apporter un concours aux Forces Armées Maliennes dans le cadre de la Défense nationale.

Le projet distingue deux (02) types de réserves que sont la réserve stratégique et la réserve opérationnelle.

La réserve stratégique est constituée des personnels du contingent du Service national des Jeunes ayant accompli le service militaire, des militaires dont la démission a été régulièrement acceptée, des militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite et durant le temps où ils sont soumis à une obligation de disponibilité qui est de cinq (05) ans, des volontaires ayant souscrit un engagement et de toute autre personne ayant accompli le service militaire.

Lorsque la réserve stratégique est mise à la disposition du Chef d’État-major des Armées, elle est dite opérationnelle.

Les réservistes mobilisés sont soumis au Statut général des Militaires et à toutes autres dispositions législatives et règlementaires en vigueur régissant les militaires.

L’adoption du présent décret permettra :

– de déterminer l’état des réservistes et les conditions de leur mobilisation ;

– d’assurer les garanties d’un renfort capital en cas de crise, de catastrophe naturelle ou de guerre ;

– d’apporter un haut niveau de compétences supplémentaires aux Forces Armées et de Sécurité ;

– d’encourager les jeunes à contribuer à la Défense de la Nation ».

13 septembre 2023 0 comments
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Conseil des ministres
ActuSécurité

22 septembre 2023 : les autorités maliennes décident de surseoir aux activités festives

by Sahel Tribune 13 septembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Lors de la session ordinaire du Conseil des Ministres ce mercredi 13 septembre 2023, le président de la transition, le colonel Assimi Goita a décidé de surseoir aux activités festives du 22 septembre 2023 en raison de la série macabre d’attaques terroristes perpétrées entre le 7, 8 et 12 septembre dernier. Nous vous proposons l’intégralité de sa déclaration au démarrage des travaux du Conseil des ministres. 

« A l’entame de la session, le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA a marqué sa profonde affliction face aux pertes en vies humaines et aux blessés civils et militaires occasionnés par la série macabre d’attaques terroristes perpétrées contre les Populations civiles et les éléments des Forces de défense et de sécurité maliennes, à travers l’attentat sauvage et barbare contre le bateau « Tombouctou », les assauts sur les camps des villes de Bamba, Gao et Bourem, respectivement le 7, 8 et 12 septembre 2023.

Suite à ces évènements tragiques qui ont endeuillés notre Nation, le Conseil des ministres condamne avec la plus grande fermeté ces agressions lâches et odieuses contre le Peuple malien et réitère la volonté inébranlable des Autorités de la Transition à mettre tout en œuvre pour la défense nationale, la préservation de la sécurité et de l’intégrité des Populations et de leurs biens.

Le Président de la Transition, Chef de l’État, au nom des Autorités de la Transition et à son nom propre, salue la mémoire des martyrs de cette barbarie, présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le Président de la Transition, Chef de l’État, a décidé de surseoir aux activités festives du 22 septembre 2023, marquant la commémoration de l’indépendance de notre Pays, qui sera célébrée dans la sobriété et dans l’esprit du sursaut national.

A cet égard, il a instruit le Gouvernement d’orienter les ressources financières prévues pour lesdites activités à l’assistance aux victimes des actes terroristes et au soutien des populations endeuillées ».

13 septembre 2023 0 comments
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Aboubacar Koné
A la Une

Entrepreneuriat au Mali : Aboubacar Koné, élu président de la LIJEMA

by Bakary FOMBA 11 septembre 2023
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le dimanche 10 septembre 2023, la Direction nationale des petites et moyennes entreprises (DNPME) a servi de cadre au renouvèlement du Bureau de la Ligue des jeunes entrepreneurs du Mali (LIJEMA). À la suite d’une procédure de vote, Aboubacar Koné a été investi président de cette organisation des jeunes Maliens, pour un mandat de 2 ans.

À la faveur d’une procédure électorale, les membres actifs de la LIJEMA ont voté à « l’unanimité » la candidature d’Aboubacar Koné au poste de président de ladite organisation. Il s’agit d’une fédération de plusieurs associations et regroupements des jeunes entrepreneurs du Mali. Elle est composée de 16 membres, pour le bureau exécutif national et les sympathisants.

« Insuffler un nouveau souffle »

Créée en 2020, la LIJEMA a pour objectif de « soutenir, former, promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes au Mali, en particulier les femmes et les jeunes », affirme le tout nouveau président de l’organisation.

À la suite de son élection à la tête de cette organisation, Aboubacar Koné a manifesté son enthousiasme et adressé ses « chaleureux remerciements » à l’ensemble des membres actifs et sympathisants de la LIJEMA, pour l’avoir choisi à diriger cette prestigieuse fédération des jeunes Maliens. « En ma qualité de Président de la ligue des jeunes entrepreneurs du Mali, je suis particulièrement fier d’avoir à mes côtés les 15 membres du bureau exécutif élus pour un mandat de 2 ans (2023-2025) », a-t-il laissé étendre.

Tout en remerciant l’ensemble des membres du bureau exécutif sortant, notamment l’ancien Président Adama Traoré et sa 1re vice-présidente, Mme Diarra Salimata Touré, non moins co-fondatrice de la LIJEMA, Monsieur Koné promet « d’insuffler un nouveau souffle » à cette association. « Chers (ères) entrepreneurs, nous sommes désormais au temps de l’action. Soyez certains que nous saurons nous montrer à la hauteur des responsabilités qui nous ont été confiées », a-t-il promis.

La LIJEMA a été créée en 2020, avant d’avoir le récépissé le 18 janvier 2022. L’association est représentée, à travers les points focaux, dans presque toutes les régions du Mali et en France.

Bakary Fomba

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Fama
ActuSécurité

Mali : plusieurs dizaines de morts dans une série d’attaques terroristes (communiqué)

by Bakary FOMBA 8 septembre 2023
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Une double attaque terroriste a visé le camp militaire de Bamba, dans la région de Gao, et un bateau qui naviguait dans le cercle de Rharous, région de Tombouctou, a indiqué, jeudi soir, le gouvernement malien dans un communiqué lu à la télévision nationale. 

La journée du jeudi 7 septembre 2023 a été décisive au Mali, notamment dans les régions de Gao et Tombouctou. Après avoir attaqué un bateau de la Compagnie malienne de navigation (Comanav), parti de Mopti pour Gao puis Tombouctou, les groupes armés terroristes ont visé la position des Forces armées maliennes, à Bamba, dans le cercle de Bourem, région de Gao. Selon le communiqué gouvernemental, le bilan provisoire de cette série d’attaques fait état de « 49 civils et 15 militaires tués ». L’on note également « des blessés, ainsi que des dégâts matériels sur le bateau ».

Un deuil nation de trois jours

Suite à ces évènements malheureux, indique-t-on, les FAMa ont mené une action de riposte qui a permis de neutraliser plusieurs dizaines de ces terroristes. « En riposte à cette double attaque, une action combinée aéroterrestre de nos vaillantes FAMa a permis de neutraliser une cinquantaine de terroristes », peut-on lire dans le communiqué.

Pour les autorités maliennes, ces attaques « illustrent, une fois de plus, la barbarie et la lâcheté des terroristes qui fuient l’offensive des FAMa et s’attaquent à des objectifs civils vulnérables ».

À l’issue de ces attaques, les autorités maliennes ont décrété un deuil national de trois jours, sur l’ensemble du territoire national, à compter de ce vendredi 8 septembre 2023. Il s’agit de rendre hommage aux victimes civiles et militaires de cette barbarie.

La ville de Gao aurait de nouveau fait l’objet d’une attaque kamikaze, ce vendredi 8 septembre. Il s’agit des attaques qui ont été revendiquées par le Jnim (Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans), lié à al-Qaïda.

Ces attaques ont lieu alors que les autorités maliennes ont annoncé leur volonté de commémorer le 63ème anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale avec éclat.

Bakary Fomba

8 septembre 2023 0 comments
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Dépôt de gerbe de fleurs au monument de l'indépendance
ActuSécurité

22 septembre 2023 : une fête nationale pas comme les autres 

by Sahel Tribune 7 septembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien, dans le communiqué de son Conseil des ministres du 6 septembre 2023, a informé sur les dispositions particulières prises pour la commémoration du 63e anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance et à la souveraineté nationale et internationale. Nous vous invitons à lire l’intégralité du chapitre consacré aux Communications. 

« Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de l’organisation des festivités du 22 septembre 2023.

Le 22 septembre 1960, le Mali a accédé à la souveraineté nationale et internationale après l’éclatement de la fédération du Mali.

Depuis l’accession du Mali à l’indépendance, la célébration du 22 septembre a toujours été marquée par des festivités sur toute l’étendue du territoire national. Ces festivités prennent des formes de manifestions socioculturelles des différents terroirs du Mali et des défilés militaires et civils.

Ces dernières années, les festivités du 22 septembre ont connu une période d’hibernation due essentiellement à la crise multidimensionnelle que le Mali a connue. Cette hibernation a été fortement ressentie par les citoyens et a considérablement impacté la conscience nationale.

Cette année, le Président de la Transition, Chef de l’État a décidé de donner un éclat particulier à la célébration du 22 septembre qui intervient au lendemain de l’avènement de la 4e République, consacrée par la Constitution du 22 juillet 2023 qui dispose que “l’action publique est guidée par les principes fondés sur le respect de la souveraineté de l’État, les choix souverains du Peuple et la défense de ses intérêts”.

La célébration de la fête de l’indépendance a été retenue comme une activité prioritaire du Gouvernement pour renforcer le sentiment de patriotisme des citoyens et le réarmement moral des forces de défense et de sécurité. Elle s’inscrit également dans le contexte de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité qui combattent le terrorisme et les crimes organisés.

Les activités retenues se tiendront entre le 21 et 22 septembre 2023 sur toute l’étendue du territoire national et permettront :

  • de réaffirmer la souveraineté du Mali en perpétuant les efforts des pères de l’indépendance ;
  • de raffermir la fibre patriotique ;
  • de renforcer le vivre ensemble, la paix et la cohésion sociale.

La célébration du 22 septembre offre l’occasion d’une part, aux Autorités de magnifier la souveraineté et la communion avec les citoyens, et d’autre part, aux citoyens de manifester leur patriotisme et leur attachement au pays ».

7 septembre 2023 0 comments
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