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Rapport 2023 ITIE
A la UneÉconomie

Au-delà des minéraux : l’impact de l’ITIE sur la transparence minière au Mali et au Burkina Faso 

by Chiencoro 16 avril 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

La récente publication du rapport de l’Initiative pour la Transparence des Industries extractives (ITIE) pour l’année 2023 a révélé des avancées significatives et des défis persistants dans la gestion des ressources naturelles. Ce rapport, en se focalisant sur les six priorités stratégiques de l’ITIE, met en lumière les efforts continus pour renforcer la transparence et la responsabilité dans le secteur extractif, en particulier dans des contextes économiques et politiques complexes.

Le rapport annuel 2023 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE) met en lumière le rôle crucial du Mali et du Burkina Faso dans la promotion de la transparence des ressources naturelles. Ces avancées surviennent dans un contexte de défis économiques et de transitions énergétiques globales, soulignant l’importance stratégique de ces nations dans la gouvernance régionale du secteur extractif.

Rôle du Mali et du Burkina Faso dans l’ITIE

Le rapport souligne les ajustements stratégiques nécessaires pour naviguer dans la transition énergétique mondiale. L’augmentation rapide de la demande de minéraux essentiels pour les technologies vertes pose de nouveaux défis. Parallèlement, la volatilité des prix des combustibles fossiles incite à une réflexion accrue sur la durabilité et l’équité des systèmes énergétiques. Les pays producteurs de ressources traditionnelles doivent donc adapter leurs stratégies pour capitaliser sur ces nouvelles opportunités tout en atténuant les risques environnementaux et sociaux associés.

Le Mali, reconnu pour sa production significative d’or, continue de faire face à des défis en matière de transparence des licences d’exploitation et des revenus miniers. Le rapport ITIE 2023 note des améliorations dans la rapidité et l’efficacité de l’attribution des licences, ce qui est un indicateur positif de réformes administratives réussies. Toutefois, le rapport met également en évidence la nécessité de surveiller les vulnérabilités de ces processus pour éviter les abus potentiels.

Quant au Burkina Faso, bien que confronté à des instabilités politiques et sécuritaires, il a maintenu son engagement envers la transparence extractive. Les efforts pour publier des informations détaillées sur les contrats et les revenus du secteur minier sont louables, mais le rapport met en garde contre la réorientation des fonds miniers vers des dépenses de sécurité, soulignant le besoin de surveillance accrue pour garantir que ces fonds bénéficient réellement aux communautés locales.

Implications pour la région du Sahel

La participation active du Mali et du Burkina Faso à l’ITIE, malgré leurs défis internes, est un signe encourageant de leur engagement envers une gestion plus transparente et responsable des ressources naturelles. Cela est essentiel non seulement pour attirer des investissements étrangers responsables, mais aussi pour assurer que les revenus générés par ces ressources contribuent réellement au développement durable de ces pays.

Le rapport ITIE 2023 sert de rappel que la transparence n’est pas seulement une question de publication de données, mais aussi de garantir que ces informations mènent à une responsabilisation et à des améliorations tangibles dans la gestion des ressources. Pour le Mali et le Burkina Faso, ainsi que pour d’autres pays de l’AES, l’enjeu est de transformer cette transparence en actions concrètes qui soutiennent le développement économique, la stabilité politique et la justice sociale.

Implications pour les investissements

La lutte contre la corruption reste une priorité majeure. Le rapport de l’ITIE montre que, malgré des progrès dans la transparence des transactions et la clarté des flux financiers, les risques de corruption persistent, notamment dans l’octroi des licences et la gestion des revenus. La transparence accrue et la participation active de la société civile sont essentielles pour combattre efficacement la corruption, améliorer les pratiques de gouvernance et assurer que les ressources naturelles profitent à tous les citoyens.

Les informations divulguées par l’ITIE éclairent également les décisions d’investissement. Dans un contexte global où les investisseurs sont de plus en plus conscients des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), les données fournies par l’ITIE aident à évaluer les risques et opportunités dans le secteur extractif. Les entreprises et les investisseurs peuvent ainsi prendre des décisions plus informées, alignées sur les principes de développement durable et de responsabilité sociale.

Mobilisation des ressources nationales

L’une des contributions majeures de l’ITIE est son rôle dans la mobilisation des ressources nationales. En fournissant un cadre clair et vérifiable pour la divulgation des revenus extractifs, l’ITIE aide les pays à optimiser les recettes fiscales issues de l’exploitation des ressources naturelles. Ce processus est crucial pour le financement du développement national et pour réduire la dépendance à l’aide extérieure.

Quant à l’évaluation de l’impact, l’ITIE s’efforce de mesurer les effets tangibles de ses initiatives sur le terrain. Cela comprend l’amélioration des politiques publiques, l’augmentation de la transparence fiscale, et l’élargissement de l’espace pour le dialogue civil sur la gestion des ressources. Chaque avancée contribue à renforcer les systèmes de gouvernance et à promouvoir un développement plus inclusif et durable.

Cas pratiques et innovations

Le rapport met en avant plusieurs cas pratiques où des innovations ont été implémentées avec succès. Par exemple, l’adoption de la transparence de la propriété effective et l’amélioration de l’engagement communautaire dans les zones d’extraction. Ces initiatives ne se contentent pas de répondre aux exigences de conformité ; elles construisent également un environnement de confiance entre les entreprises, les gouvernements et les communautés locales.

L’ITIE continue de jouer un rôle crucial dans la transformation du secteur extractif. À travers ses normes mises à jour et son engagement envers une gestion responsable des ressources naturelles, l’ITIE favorise non seulement la transparence et la redevabilité, mais aussi un développement économique plus équitable et durable. 

Le défi reste de maintenir cet élan en adaptant continuellement les stratégies aux dynamiques globales changeantes, en renforçant les partenariats internationaux, et en garantissant que les avantages de l’extraction des ressources naturelles sont partagés de manière équitable parmi tous les citoyens.

Chiencoro Diarra 

16 avril 2024 0 comments
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Opération conjointe des armées de l'AES
A la Une

Opérations conjuguées: les armées du sahel frappent au cœur de l’extrémisme

by Chiencoro 15 avril 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Face aux tumultes de l’insécurité, les armées du Sahel, unies sous l’Alliance pour la Sécurité et l’Émancipation, redéfinissent le paysage de la sécurité régionale. Leur résilience et leur coopération offrent un nouveau souffle d’espoir aux populations assiégées par l’extrémisme.

Dans les tourbillons d’insécurité qui emportent parfois nos espoirs et notre paix, les armées du Sahel se dressent telles des murailles de force et de courage. Ces derniers temps, l’Alliance des Etats du sahel (AES) – unissant le Burkina Faso, le Mali, et le Niger – a prouvé sa valeur par des actions efficaces et une coopération exemplaire, redonnant espoir aux populations souvent piégées par les violences extrémistes.

Volonté commune de restaurer la sécurité et la stabilité

Le 10 avril 2024 restera gravé comme un moment clé de la lutte contre le terrorisme dans notre région. Ce jour-là, une frappe stratégique nigérienne dans la zone d’Amalawlaw a anéanti un dépôt logistique crucial et mis hors de combat plusieurs terroristes, explique le communiqué de la Direction de l’information et de la communication des armées maliennes. Cette réussite, coordonnée depuis Labbezanga, met en lumière la précision et l’intelligence qui caractérisent les opérations militaires d’aujourd’hui.

Mais nos héros n’ont pas baissé les bras. Le 13 avril, à proximité du village de Hourara et sur la frontière agitée entre le Mali et le Niger, nos braves soldats ont encore frappé fort, neutralisant de nombreux ennemis et détruisant leur matériel de guerre. Le même jour, une autre mission conjointe, associant les forces maliennes et burkinabè, a démantelé une base logistique ennemie près de Douna, consolidant ainsi l’alliance entre nos nations.

Un Sahel où la terreur ne règne plus

Ces victoires ne sont pas des coups de chance mais le fruit d’une coopération sans faille entre les nations du Sahel, résolues à prendre en main le destin de leur région. L’Etat Major Général des Armées, en célébrant cette coordination, ne se contente pas de relater des succès militaires; il peint le tableau d’une résistance qui se renforce, d’une synergie qui s’intensifie, et d’une volonté commune de restaurer la sécurité et la stabilité.

En ces temps où les frontières semblent si perméables aux menaces et où même le désert ne semble offrir aucun abri, la force conjointe de l’AES nous rappelle que notre unité est notre arme la plus puissante. C’est une leçon de courage et de fraternité, un exemple poignant que, malgré les tempêtes de sable et les illusions de discorde, notre union est la clé de la paix durable.

Célébrons ces victoires non comme des événements isolés, mais comme les pierres angulaires d’une paix que nous édifions chaque jour, ensemble, avec la détermination de laisser à nos enfants un Sahel où la terreur ne règne plus.

Chiencoro Diarra

15 avril 2024 0 comments
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Ousmane Issoufi Maiga et Dioncounda Traoré
Actu

Dialogue inter-malien : l’adhésion de Dioncounda Traoré au nouveau dialogue de paix au Mali

by Sahel Tribune 15 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans une rencontre empreinte de significations profondes, l’ancien Président malien, Dioncounda Traoré, a accueilli le Comité de Pilotage du Dialogue inter-Malien. Cette réunion symbolise un pont entre le passé tumultueux du Mali et ses aspirations futures, renforçant l’espoir d’une paix durable à travers un dialogue authentiquement malien.

Dans les couloirs feutrés de l’histoire malienne, un vent d’espoir souffle à nouveau, porté par les mots chargés de sagesse de l’ancien Président de la Transition, le Pr Dioncounda Traoré. L’homme d’État, dont la silhouette semble s’inscrire dans le marbre des grandes figures de réconciliation, a reçu dans ses bureaux la délégation du Comité de Pilotage du Dialogue inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale. À sa tête, Ousmane Issoufi Maïga, l’ancien Premier ministre, venu chercher non seulement les bénédictions, mais aussi les précieux conseils de celui qui, avant lui, avait navigué les tumultueuses eaux de la transition politique malienne.

Connaître les causes et éliminer les conséquences

« Vous êtes notre espoir », a déclaré Dioncounda Traoré, dans un échange empreint de la solennité des grands moments. Ces paroles, simples en apparence, portent en elles le poids d’une attente nationale, celle d’une paix durable au Mali. Pour Traoré, l’initiative du dialogue n’est pas seulement bienvenue, elle est cruciale. « Il s’agit là d’un problème qui n’est ni simple, ni facile. Il faut donc chercher à en connaître les causes, afin de pouvoir éliminer ses conséquences », a-t-il insisté, soulignant l’importance de fouiller dans les profondeurs des crises pour en extirper les racines plutôt que de simplement en tailler les branches épineuses.

Traoré a poursuivi en mettant l’accent sur la nécessité d’une approche basée sur la sincérité, la vérité et une grande liberté d’expression dans le cadre du dialogue. « Être libre de s’exprimer ne signifie pas manquer de respect ou dire n’importe quoi », a-t-il précisé, posant ainsi les balises d’un débat constructif où le respect mutuel doit primer pour que germent les graines de la réconciliation.

Ouvrir la porte à une nouvelle ère

L’ancien chef d’État, toujours éloquent, a exprimé son honneur de recevoir la visite du Comité et a révélé avoir déjà pris connaissance des termes de référence du dialogue. Prêt à envoyer ses contributions, Dioncounda Traoré reste un acteur engagé dans le futur du Mali, même depuis les coulisses du pouvoir. Son encouragement à Ousmane Issoufi Maïga résonne comme un témoignage de confiance, mais aussi comme un rappel des attentes élevées placées sur les épaules de ceux qui tiennent aujourd’hui les rênes du processus de paix.

Ce moment d’échange entre deux figures emblématiques de la politique malienne n’est pas seulement symbolique. Il représente un pont entre le passé, le présent et l’avenir du Mali, un pays à la croisée des chemins, cherchant à se reconstruire sur les ruines de ses conflits. Les mots de Dioncounda Traoré, « vous êtes notre espoir », résonnent bien au-delà des murs de son bureau, atteignant le cœur de tous les Maliens qui, comme lui, espèrent voir leur nation se relever, plus fort et plus unie. Le dialogue inter-Maliens, sous l’égide de figures telles que Maïga et avec le soutien de sages comme Traoré, peut-être, sera la clé qui ouvrira la porte à cette ère nouvelle.

Oumarou Fomba

15 avril 2024 0 comments
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Lancement du dialogue inter-malien
A la Une

Le baobab du consensus : le Mali cultive sa paix à l’ombre de la souveraineté 

by Chiencoro 15 avril 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Mali entame un nouveau chapitre de son histoire avec le lancement du Dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale, une initiative purement malienne pour résoudre ses conflits internes. Sous la direction du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, cette démarche vise à unifier et à pacifier le pays en se libérant des influences extérieures et en favorisant un consensus national.

Enraciné profondément dans la volonté de l’âme malienne, le Dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation nationale a débuté ce samedi 13 avril 2024, illuminant le chemin vers une paix authentiquement malienne, forgée par les mains et les cœurs de ses propres citoyens. Sous l’impulsion du Colonel Assimi Goïta et la direction éclairée de l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, le Mali a courageusement choisi de tracer sa propre voie, mettant de côté les arrangements de 2015, qui sous couvert de médiation internationale, n’ont pas réussi à cimenter la paix tant espérée.

« Appropriation nationale du processus de paix »

La journée de mobilisation du 13 avril, marquée par le début des délibérations au niveau communal, incarne un esprit de renouveau et d’autodétermination. La décision salvatrice de suspendre les activités des partis et des associations politiques, bien que controversée, vise à préserver l’intégrité de ce dialogue crucial. Dans le cadre de ces discussions, les citoyens de toutes les régions du Mali, y compris les vastes étendues de Taoudéni, se sont exprimés avec une honnêteté brute sur les défis qui entravent leur harmonie nationale.

Les images diffusées par la télévision d’État ORTM et les témoignages des participants révèlent un engouement palpable pour cette initiative. « Le Mali en avait besoin, c’est le moment opportun », confirme une participante, soulignant l’urgence et la pertinence de ce rassemblement national. C’est une réflexion collective sur les racines des conflits communautaires et intercommunautaires qui ont longtemps déchiré le tissu social du pays.

Avec 805 communes engagées dans ce processus, le dialogue promet d’être inclusif et représentatif de la diversité malienne. La structure de ce dialogue, méticuleusement planifiée et progressivement mise en œuvre, démontre un engagement profond envers des solutions durables. Le Colonel Goïta, dans son message de Nouvel An, a réitéré cet engagement, optant pour une « appropriation nationale du processus de paix ». Cette orientation est un rejet clair de l’interventionnisme qui a caractérisé les tentatives de paix précédentes, souvent éclipsées par des intérêts étrangers.

Reprendre en main son destin 

La série de rencontres expliquant les phases du dialogue, coordonnée par Ousmane Issoufi Maïga, ne se limite pas à la capitale, mais s’étend à chaque coin du Mali où les Maliens se rassemblent pour réfléchir ensemble à leur avenir commun. Les discussions de ce week-end jettent les bases des phases régionales et du district, où les recommandations seront affinées avant la grande Assemblée nationale de mai.

Les confessions religieuses, les autorités traditionnelles, et même les chasseurs ont tous manifesté leur soutien, unifiant leur voix dans une prière pour le succès de ce dialogue. Ils s’engagent non seulement à participer, mais aussi à promouvoir l’importance de cette initiative, assurant que chaque Malien se sente impliqué et vital dans ce processus de guérison nationale.

Le Dialogue inter-malien n’est pas seulement une série de réunions ; c’est le reflet d’une nation qui aspire à se redéfinir et à renforcer son tissu social sans la tutelle des forces extérieures. C’est un moment de vérité pour le Mali, une occasion de reprendre en main son destin avec l’espoir que cette fois, la voix du peuple malien sera non seulement entendue, mais aussi respectée et intégrée dans la construction d’un avenir où la paix et la prospérité sont possibles.

Chiencoro Diarra 

15 avril 2024 0 comments
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Dr Salif Sacko, auditeur de justice
A la Une

[Tribune] Les graines de la discorde : comment la marginalisation a semé la crise au nord du Mali

by Salif Sacko 14 avril 2024
written by Salif Sacko 3 minutes read

Dans l’aride paysage du nord du Mali, les grains de sable de la marginalisation et des conflits non résolus ont longtemps tourbillonné, formant une tempête de crises sécuritaires. Aujourd’hui, explique Dr Salif Sacko, auditeur de justice, cette région, marquée par des rébellions et une instabilité croissante, cherche des voies vers la paix, dans l’ombre de son histoire tourmentée.

Depuis l’indépendance du Mali en 1960, la région nord du pays, principalement habitée par les Touaregs, a été le théâtre de récurrentes tensions et rébellions. Ces conflits, souvent perçus comme des répercussions directes de la décolonisation, reflètent des enjeux profonds de marginalisation politique et économique, exacerbés par une gestion centralisée du pouvoir à Bamako. Dr Sacko tente de décomposer les origines historiques de ces tensions et d’explorer leurs évolutions jusqu’à la crise de sécurité actuelle, marquée par le terrorisme et la criminalité transfrontalière organisée.

Les rébellions touarègues et leurs impacts

La marginalisation du nord Mali commence véritablement lors de l’imposition de l’autorité malienne après l’indépendance, perçue localement non pas comme une libération, mais comme une nouvelle forme de colonisation. Les autorités de Bamako ont tenté d’imposer une administration exogène, reproduisant les structures de l’époque coloniale, sans tenir compte des spécificités et des besoins de la population touarègue. Cette gestion a alimenté un sentiment d’aliénation et a posé les bases des premières rébellions touarègues dans les années 1960.

Ces rébellions ont été des points de basculement dans la lutte pour le contrôle et l’autonomie du Nord. La rébellion de 1963, suivie par d’autres dans les années 1990 et 2000, ont toutes souligné l’échec des politiques de Bamako à intégrer cette région de manière équitable. Le Pacte national de 1992, signé sous Alpha Oumar Konaré, promettait plus d’intégration et de développement pour le Nord, mais les réformes nécessaires n’ont pas été suffisamment mises en œuvre, laissant la porte ouverte à des tensions persistantes.

La situation sécuritaire s’est nettement détériorée après la guerre civile algérienne et la chute de Mouammar Kadhafi en Libye en 2011, qui ont conduit à un afflux d’armes et de combattants expérimentés dans le nord du Mali. Les groupes djihadistes, tels qu’AQMI, ont profité du vide de pouvoir pour s’implanter dans la région, transformant les dynamiques locales de pouvoir et aggravant les tensions existantes. La crise de 2012, illustrant cette montée en puissance, a non seulement démontré la fragilité des structures étatiques maliennes, mais aussi l’internationalisation du conflit dans la région.

Conséquences de la criminalité transfrontalière organisée

Outre le terrorisme, le nord du Mali est devenu un carrefour pour la criminalité transfrontalière organisée, notamment le trafic de drogues et d’armes. Ces activités illégales ont renforcé les réseaux criminels qui, souvent liés à des groupes armés, contribuent à une instabilité chronique. Cette situation compromet non seulement la paix dans la région, mais menace également la sécurité à l’échelle régionale et internationale.

Le nord du Mali illustre tragiquement les conséquences d’une marginalisation prolongée et d’une gestion centralisée insensible aux réalités locales. Les réponses de Bamako, souvent militaires plutôt que politiques ou économiques, n’ont fait qu’aggraver la situation, entraînant la région dans un cycle apparemment sans fin de rébellion et de violence. Pour rompre ce cycle, il est impératif d’adopter une approche plus inclusive qui reconnaisse et intègre les aspirations des populations du Nord, tout en combattant efficacement les réseaux de criminalité et de terrorisme qui ont prospéré sous le couvert de cette instabilité.

Dr Salif Sacko, auditeur de justice 


Notre rédaction ne partage pas forcément le contenu de cette analyse sur la situation dans les régions nord du Mali.

14 avril 2024 0 comments
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Niger-Etats-Unis
A la Une

Marche pour la souveraineté: Niamey conteste la présence militaire étrangère

by Sahel Tribune 13 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À Niamey, ce samedi 13 avril, la jeunesse nigérienne, appuyée par des vagues de citoyens de toutes les strates de la société, a pris d’assaut les rues dans une marche d’une ampleur remarquable. Leur cible ? La présence des troupes américaines sur le sol nigérien, un symbole de l’ingérence étrangère qui semble désormais plus encombrante qu’utile aux yeux d’une population en quête de souveraineté et d’autodétermination.

Au cœur de cette agitation, l’armée américaine, avec ses 1 100 militaires solidement ancrés, principalement à la base aérienne stratégique d’Agadez, devenue le symbole d’une présence que beaucoup jugent néocoloniale. De cette base décollent drones et hélicoptères, scrutant les confins du Sahara, sous couvert de lutte anti-terroriste. Mais aujourd’hui, le peuple nigérien, jeune et moins jeune, scande un refus catégorique de cette tutelle camouflée en partenariat sécuritaire.

Non à l’Amérique sur notre terre !

Les manifestants, essentiellement des collégiens, lycéens, étudiants, et même des militaires déplacés par bus pour rejoindre ce mouvement, ont marché pacifiquement. Ils ont suivi leurs leadersdu Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP), applaudissant les discours qui retentissaient en écho à leurs propres pensées : « Non à l’Amérique sur notre terre !« 

Ce rassemblement n’est pas un fait isolé. Il survient dans un contexte où les autorités militaires, actuellement au pouvoir, renforce leurs liens avec la Russie, nouvel allié choisi pour contrer l’influence américaine. L’arrivée récente d’instructeurs russes et de matériels militaires, dont un système de défense anti-aérien, matérialise ce pivot vers Moscou, soulignant une volonté de diversifier les partenariats stratégiques et de renforcer l’autonomie défensive du Niger.

Cet événement marque un point de bascule. Il reflète une fracture entre les aspirations des citoyens nigériens et les politiques de sécurité menées jusqu’à présent avec les États-Unis. La foule, fervente et déterminée, a illustré une page nouvelle de l’histoire nigérienne, tournée lors d’un meeting vibrant sur la grande Place de la concertation, là où résonnent d’ordinaire les échos parlementaires.

Symbole puissant de la résistance d’un peuple

La manifestation de ce samedi matin, bien plus qu’une simple marche de protestation, est un symbole puissant de la résistance d’un peuple contre les manœuvres géopolitiques qui le dépassent. Elle soutient la décision récente de la CNSP de rompre l’accord militaire avec les États-Unis, un geste audacieux et peut-être risqué, mais indéniablement populaire, qui reconfigure les alliances et redéfinit l’avenir géostratégique du Niger.

Dans cette dynamique, le Niger ne se contente pas de changer de partenaires; il cherche à reprendre en main son destin. C’est un message clair que Niamey envoie au monde : le Niger veut être l’architecte de sa défense et le forgeron de sa propre sécurité. Cet éveil des consciences pourrait bien être le prélude à une ère nouvelle, où le Niger, guidé par la volonté de son peuple, naviguera les eaux tumultueuses de la géopolitique internationale avec une boussole recalibrée sur ses propres intérêts et valeurs.

Oumarou Fomba

13 avril 2024 0 comments
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Ousmane Issoufi MAÏGA, Président du Comité de pilotage du Dialogue inter-malien.
A la Une

M. Ousmane Issoufi Maïga prône l’autonomie dans le processus de Paix au Mali

by Chiencoro 13 avril 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le vendredi 12 avril 2024, M. Ousmane Issoufi Maïga, président du Comité de pilotage du Dialogue Inter-Maliens, a adressé un discours poignant au corps diplomatique et consulaire au Ministère des Affaires étrangères à Bamako, Mali. Ce discours a marqué une étape cruciale dans la démarche vers la paix et la réconciliation, affirmant l’engagement du Mali à résoudre ses crises internes par un dialogue national sans ingérence extérieure.

À la croisée des chemins de son histoire tumultueuse, le Mali se tourne vers un horizon lumineux, celui d’un dialogue interne orchestré sous les auspices du Colonel Assimi Goïta et du Comité de pilotage présidé par M. Ousmane Issoufi Maïga. En cette occasion solennelle, le 12 avril 2024, M. Maïga s’est adressé au corps diplomatique et consulaire depuis le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, réaffirmant un engagement national vers la paix et la réconciliation.

Pas un retour sous l’arbre à palabre

Les mots du Président du Comité de pilotage résonnent avec la force d’un appel à la souveraineté et à l’autodétermination. « Vous aviez écouté, avec l’attention bien aimable des diplomates que vous êtes, l’importante adresse du Chef de l’État, » a commencé M. Maïga, rappelant les initiatives précédentes marquées souvent par des échecs dus à des tentatives extérieures de résolution des crises. La nouvelle approche, profondément ancrée dans les traditions de médiation locale — le dialogue sous l’arbre à palabres —, vise à redonner aux Maliens la maîtrise de leur destin commun.

« Le Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation Nationale fait autre chose qu’un retour sous l’arbre à palabre, » a souligné M. Maïga. Cette initiative, selon lui, n’est pas seulement un retour aux sources culturelles mais aussi une affirmation de l’indépendance dans la gestion des affaires internes du Mali. En s’adressant directement aux Maliens, le Colonel Goïta et son gouvernement cherchent à laver « les souillures du linge commun » sans intermédiaires, ce qui marque un tournant décisif dans la politique de réconciliation nationale.

Les Maliens ne peuvent plus faire traiter leurs problèmes par procuration

La réunion d’échanges du 12 avril n’a pas seulement été une occasion de dialogue, mais aussi une affirmation de la position du Mali sur la scène internationale. « Les Maliens ne peuvent plus faire traiter leurs problèmes par procuration. Ils sont les maîtres de leur destin commun, » a déclaré M. Maïga, rejetant toute forme de médiation qui ne respecterait pas les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale du pays. Cette démarche souligne un rejet clair des influences externes non alignées avec les intérêts nationaux maliens.

L’engagement vers un dialogue interne ne signifie pas pour autant un isolement. Au contraire, M. Maïga a appelé les partenaires internationaux à soutenir cette démarche, qui non seulement aidera le Mali à regagner sa stabilité mais contribuera également à la paix et la sécurité dans toute la sous-région. « Nous vous sollicitons, vous les frères et amis du Mali, afin que vous souteniez cette initiative de dialogue direct inter-malien dont l’issu favorable sera sans doute le début d’une nouvelle ère de paix et de stabilité pour notre sous-région et pour l’Afrique entière. »

Plus qu’une série de réunions; c’est le fondement d’un Mali renouvelé

En concluant son discours, M. Maïga a non seulement remercié l’audience pour son attention mais a aussi partagé le calendrier des prochaines étapes du Dialogue Inter-malien pour la Paix et la Réconciliation Nationale, signe que le Mali avance avec des plans concrets et une volonté de réussir là où d’autres ont échoué.

Dans la vision claire et résolue de M. Maïga et du Colonel Goïta, ce dialogue représente plus qu’une série de réunions; c’est le fondement d’un Mali renouvelé, uni par les fils du pardon et de la compréhension mutuelle, tissant ensemble le tissu d’une nation enfin apaisée.

Chiencoro Diarra

13 avril 2024 0 comments
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