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Le général Abdourahamane Tiani
Sécurité

Silence ou cellule : nouveau décret au Niger

by Sahel Tribune 13 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Niger, les autorités de la transition ont rétabli les peines de prison pour diffamation et injures sur Internet. Cette décision, signée le 7 juin 2024 par le général Abdourahamane Tiani, suscite une vive polémique au sein de la société civile, dénoncée comme une grave atteinte à la liberté d’expression et de la presse.

Les autorités de la transition au Niger frappent encore ! Voilà qu’ils ont rétabli les peines de prison pour diffamation et injures sur Internet, une décision qui fait grincer bien des dents. Le 7 juin 2024, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a signé une ordonnance qui envoie directement derrière les barreaux toute personne coupable de ces délits. Une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement les attend, comme s’ils étaient des criminels endurcis. 

La loi Bazoum

Évidemment, cette mesure n’a pas été bien accueillie par la société civile nigérienne. Partout, sur les réseaux sociaux et dans certains médias, journalistes, juristes, et activistes crient à l’atteinte à la liberté d’expression et de la presse. Ils parlent de « régression législative », de « recul grave », et voient même cette ordonnance comme « un instrument de répression ». Eh bien, il faut dire que l’histoire récente ne les rassure pas beaucoup.

Le général Abdourahamane Tiani, président du CNSP qui avait renversé le président élu Mohamed Bazoum le 26 juillet 2023, a signé cette ordonnance. Pourtant, ce n’est que le 12 juin que le ministère de la Justice a décidé de rendre cette décision publique. Une manière peut-être de tester la réaction du public avant de sortir la nouvelle bombe ?

Le garde des Sceaux, Alio Daouda, a justifié cette décision en invoquant « la prolifération sur les réseaux sociaux de propos diffamatoires, injurieux, et de diffusions de données de nature à troubler l’ordre public ». On croirait entendre un vieux disque rayé. La faute, dit-il, à la loi adoptée sous Mohamed Bazoum, qui avait supprimé les peines de prison pour ces délits et les avait remplacées par de fortes amendes. Ah, cette fameuse loi Bazoum, toujours là pour justifier les nouvelles mesures draconiennes !

« Taisez-vous, ou c’est la prison. »

Et si l’on creuse un peu, il devient clair que cette mesure est un moyen pratique pour museler toute voix dissidente. Après tout, quoi de mieux pour maintenir l’ordre que de faire taire ceux qui ont l’audace de critiquer ? Avec une définition floue du trouble à l’ordre public, les autorités peuvent emprisonner pratiquement n’importe qui. Le message est clair : « Taisez-vous, ou c’est la prison. »

Les autorités de la transition ont trouvé une manière efficace de décourager les critiques. Au lieu de répondre aux inquiétudes de la population et de travailler à améliorer la situation, elles préfèrent instaurer une atmosphère de peur. C’est tellement plus simple, non ?

Voilà où nous en sommes. Une nouvelle page se tourne au Niger, une page où les mots peuvent coûter la liberté. Les autorités de la transition jouent leur carte la plus forte pour maintenir le contrôle. Et pendant ce temps, les citoyens regardent, parlent en chuchotant, et espèrent que cette période sombre passera, comme toutes les autres avant elle. Mais en attendant, il faut faire attention à ce que l’on dit. Car dans le Niger d’aujourd’hui, les murs ont des oreilles, et les geôles sont prêtes à se remplir.

Oumarou Fomba 

13 juin 2024 0 comments
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Des orpailleurs sur une mine d'or
Sécurité

Tragédie à Faranida : quand l’espoir se mue en désespoir

by Sahel Tribune 13 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, le rêve de richesse se heurte souvent à la dure réalité. Le 8 juin, ce rêve s’est transformé en cauchemar pour une vingtaine de jeunes orpailleurs sur le site de Faranida, dans la région de Bougouni. Ce drame rappelle cruellement que, dans ce coin du sud malien, l’espoir de trouver quelques grammes d’or est trop souvent payé au prix fort.

Les mines artisanales d’or, véritables gouffres d’insécurité, sont le théâtre régulier de tragédies. À Faranida, le tunnel où s’étaient aventurés les jeunes mineurs s’est effondré, ensevelissant 21 d’entre eux sous les décombres. Le site, situé à Kalako dans la commune de Kalana, est pourtant voisin d’une mine exploitée par la multinationale canadienne Endeavour. Mais ici, point de casques de sécurité ou d’équipements sophistiqués. Juste des jeunes, des adolescents parfois, qui creusent avec une détermination aveugle.

Des tunnels de fortune

Les victimes de cette tragédie étaient pour la plupart des jeunes, âgés d’une quinzaine à une vingtaine d’années. Leurs nationalités reflètent la diversité de l’orpaillage artisanal au Mali : Maliens, Burkinabè, Guinéens, Ivoiriens, tous unis par la même quête désespérée de survie.

Les informations de la Fédération nationale des orpailleurs du Mali (Fenom) sont claires : les éboulements de ce type sont monnaie courante. Mais pourquoi, malgré le danger omniprésent, ces jeunes continuent-ils de risquer leur vie dans ces tunnels de fortune ? La réponse est simple et tragique : parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. Dans un contexte de pauvreté endémique et de chômage galopant, l’orpaillage artisanal est souvent l’unique moyen de subvenir aux besoins de leur famille.

Travailler dans ces conditions, c’est faire face à une multitude de dangers : éboulements, insalubrité, maladies, conflits pour l’or. Les orpailleurs savent qu’un simple faux pas, un mauvais coup de pelle, peut être fatal. Pourtant, chaque matin, ils retournent sous terre, l’espoir chevillé au corps.

Un avenir englouti sous des tonnes de terre

Les autorités maliennes, conscientes de ces drames récurrents, peinent à trouver des solutions durables. La régulation et la sécurisation des sites d’orpaillage artisanal demeurent un défi colossal. Les investissements étrangers dans les mines industrielles contrastent cruellement avec l’abandon des sites artisanaux, où les conditions de travail frisent l’esclavage moderne.

Faranida n’est pas un cas isolé. C’est le reflet d’un problème plus vaste, plus profond, celui d’une jeunesse sacrifiée sur l’autel de la survie. Ces jeunes ne cherchent pas la fortune, ils cherchent à vivre. À manger. À envoyer leurs frères et sœurs à l’école. Ils rêvent d’un avenir meilleur, mais trop souvent, cet avenir est englouti sous des tonnes de terre.

Chaque éboulement est une claque au visage de l’humanité, un rappel brutal de l’injustice sociale. Ce n’est pas seulement de l’or que ces jeunes cherchent, mais une dignité, un respect, un espoir de jours meilleurs. À chaque corps extrait des décombres, c’est une vie de rêves brisés, de familles endeuillées, de communautés en larmes.

Appel aux autorités et à la communauté internationale

Il est temps que les autorités et la communauté internationale se penchent sérieusement sur cette situation. La vie de ces jeunes vaut plus que quelques grammes d’or. Il est urgent de mettre en place des mesures de protection, de régulation, de soutien aux orpailleurs artisanaux. Il faut transformer cette quête désespérée en une activité sécurisée, respectueuse des droits humains.

En attendant, à Faranida, les pioches se sont tues. Le silence règne, lourd et accablant. Les familles pleurent leurs morts, les camarades se serrent les coudes, la terre cache encore ses secrets d’or et de mort. Et quelque part, dans ce silence, résonne un appel à la justice, à l’humanité, à la dignité. Car au fond de ces tunnels, ce sont des vies, des espoirs, des rêves que nous devons sauver.

Oumarou Fomba 

13 juin 2024 0 comments
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Fête de Tabaski
Économie

Opération Tabaski : moutons à prix réduits

by Fousseni TOGOLA 13 juin 2024
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Le ministre de l’Élevage et de la Pêche a lancé la 16e édition de l’opération Tabaski, visant à faciliter l’achat de moutons pour la fête. Cette initiative, qui se déroule du 13 au 17 juin 2024, relie directement producteurs et consommateurs, régulant ainsi les prix et réduisant la spéculation.

Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a informé, le 12 juin 2024, le Conseil des ministres du lancement de la 16e édition de l’opération des ventes promotionnelles des moutons de Tabaski, surnommée « Opération Tabaski ». Se déroulant du 13 au 17 juin 2024, cette initiative vise à mettre directement en contact les producteurs et les consommateurs, sans passer par des intermédiaires. Les villes de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti et les six Communes du District de Bamako sont concernées par cette opération.

Réguler les prix et de réduire la spéculation

En cette période de préparation de la Tabaski, cette initiative est particulièrement bienvenue. On sait combien les prix des moutons peuvent s’envoler à l’approche de la fête, mettant ainsi une pression énorme sur les familles maliennes. Le gouvernement, en prenant cette mesure, montre son engagement à rendre cette fête accessible à tous, indépendamment de leur condition économique.

Les moutons sont classés selon leur conformation en trois catégories de prix :

— Le 1er choix, marqué en vert, est vendu entre 100 000 et 140 000 francs CFA.

— Le 2e choix, marqué en jaune, se situe entre 75 000 et 100 000 francs CFA.

— Le 3e choix, marqué en rouge, varie de 60 000 à 75 000 francs CFA.

Cette classification permet à chaque famille de trouver un mouton adapté à son budget, sans avoir à se ruiner pour respecter cette tradition sacrée. C’est une façon intelligente de réguler les prix et de réduire la spéculation, qui, comme nous le savons tous, peut rendre les périodes de fêtes particulièrement stressantes pour les consommateurs.

Une démarche gagnant-gagnant

L’Opération Tabaski n’est pas seulement une question de prix, c’est aussi une question de qualité. En permettant aux consommateurs d’acheter directement auprès des producteurs, le gouvernement garantit que les moutons sont bien traités et en bonne santé. Cela rassure les familles qui souhaitent célébrer la Tabaski dans les meilleures conditions possibles.

Mais ne nous y trompons pas, cette initiative est aussi bénéfique pour les producteurs. En supprimant les intermédiaires, ils peuvent vendre leurs moutons à des prix justes et ainsi profiter pleinement des fruits de leur travail. C’est une démarche gagnant-gagnant qui soutient l’économie locale et renforce les liens entre les différentes régions du Mali.

Au-delà des aspects économiques, l’opération Tabaski renforce également le sentiment de solidarité et de communauté. En facilitant l’accès à des moutons de qualité à des prix raisonnables, le gouvernement aide à maintenir la tradition vivante et à assurer que chacun puisse participer pleinement à cette fête, symbole de partage et de fraternité.

Trouver des solutions innovantes pour le bien-être

L’opération des ventes promotionnelles des moutons de Tabaski est donc une initiative qui mérite d’être saluée. Elle montre que les autorités maliennes sont à l’écoute de leurs citoyens et sont prêtes à prendre des mesures concrètes pour améliorer leur quotidien. En réduisant la spéculation et en assurant un rapport qualité/prix avantageux, elles contribuent à une célébration de la Tabaski plus sereine et plus équitable pour tous.

Alors que les préparatifs pour la fête battent leur plein, il est réconfortant de voir que des actions telles que l’opération Tabaski sont mises en place pour soutenir la population. Cela démontre une fois de plus que, même dans des moments difficiles, le gouvernement malien est déterminé à trouver des solutions innovantes pour le bien-être de ses citoyens. Joyeuse Tabaski à tous !

F. Togola 

13 juin 2024 0 comments
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arrestation d'un franco-algérien à Bangui
A la UneSécurité

Bangui : qui sont les Franco-Algériens armés ?

by Chiencoro 13 juin 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Deux ressortissants franco-algériens ont été arrêtés à l’aube du lundi 10 juin à Bangui, capitale centrafricaine, lors d’une descente de la gendarmerie. Armés de fusils automatiques, de grenades et de munitions, ils sont rapidement soupçonnés d’être des mercenaires en lien avec des groupes armés, ajoutant une nouvelle couche de mystère à la situation sécuritaire du pays.

Ah, Bangui ! La ville où les mystères se multiplient plus vite que les étals de marché. Ce lundi 10 juin, la capitale centrafricaine s’est réveillée avec une question brûlante : que faisaient deux ressortissants franco-algériens armés jusqu’aux dents dans notre paisible ville ? La gendarmerie centrafricaine, n’ayant pas l’habitude de se laisser surprendre, a décidé de mener une petite visite matinale chez nos deux visiteurs. Et quelle visite !

Théorie du complot

À l’aube, alors que la plupart des habitants de Bangui finissaient leur premier café, les forces de l’ordre faisaient irruption chez ces deux hommes, les menant directement dans les locaux de la Section de recherches et d’investigations. Qui sont ces mystérieux personnages ? Des binationaux franco-algériens dans la quarantaine, avec des cartes de résidence à Dubaï. Plutôt un curriculum international, n’est-ce pas ?

Les images qui ont fait le tour des réseaux sociaux n’ont pas tardé à semer le trouble. Des fusils automatiques, des munitions, des grenades, des casques militaires et une jolie somme d’argent en liquide ont été exhibés comme autant de pièces à conviction. On aurait dit une scène sortie tout droit d’un film d’espionnage, sauf que cette fois-ci, c’était bien réel et se passait à Bangui.

Les publications proches du pouvoir n’ont pas perdu de temps pour dégainer leur propre verdict : « mercenaires ». Le mot a claqué comme un fouet. « Mercenaires », en lien avec des groupes armés, susurrent-ils avec insistance. Et voilà que la théorie du complot se nourrit de ce nouveau mystère.

Un jeu plus vaste

Mais, soyons sérieux un instant. Que faisaient ces hommes armés dans notre capitale ? Était-ce une mission secrète qui a mal tourné ? Un trafic d’armes à démanteler ? Ou simplement une aventure qui a pris une drôle de tournure ? Les questions fusent, mais les réponses se font attendre.

Il est vrai que Bangui, avec ses allures de ville tranquille, peut parfois cacher des secrets bien plus sombres. Les intrigues politiques et les enjeux militaires se croisent et s’entrecroisent, tissant une toile complexe dans laquelle il est facile de se perdre. La présence de ces deux hommes ne fait qu’ajouter une couche supplémentaire de mystère à cette toile déjà bien tissée.

Et si tout cela n’était qu’une partie d’un jeu plus vaste, un jeu où les pièces se déplacent sur l’échiquier de la géopolitique africaine ? Peut-être que ces hommes étaient des pions, ou peut-être des rois, dans une partie dont nous ne connaissons pas encore les règles. Les spéculations vont bon train, et chacun y va de son analyse, de sa théorie.

L’histoire ne fait que commencer

Pour l’instant, la gendarmerie garde ses cartes près de la poitrine, ne dévoilant que ce qui est nécessaire pour maintenir l’ordre public. Mais dans les ruelles de Bangui, les discussions vont bon train. « Mercenaires », « espions », « trafiquants »… Les hypothèses se multiplient comme des petits pains.

Alors, que faisaient ces ressortissants français armés dans notre belle capitale ? L’histoire ne fait que commencer. Entre réalité et fiction, Bangui continue de nous surprendre, révélant peu à peu ses secrets les plus enfouis. En attendant, restons aux aguets et prions pour que la vérité éclate au grand jour. Après tout, dans cette ville où tout semble possible, rien n’est jamais tout à fait ce qu’il paraît.

Chiencoro Diarra 

13 juin 2024 0 comments
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Un travailleur africain stressé
A la Une

Déclin mondial des droits des travailleurs : un état des lieux alarmant

by Sahel Tribune 12 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Index mondial des droits de la Confédération internationale des syndicats (CIS), dans sa 11e édition, offre une vue d’ensemble inquiétante sur la lutte mondiale pour la défense des droits fondamentaux des travailleurs et des syndicats. Ce rapport, publié le 12 juin 2024 lors de la Conférence internationale du Travail à Genève, souligne une tendance mondiale où gouvernements et entreprises intensifient leurs efforts pour restreindre ces droits essentiels.

Selon Luc Triangle, secrétaire général de la CIS, « depuis 11 ans maintenant, l’index suit une baisse rapide des droits des travailleurs dans toutes les régions du monde. Les travailleurs sont le cœur battant de la démocratie, et leur droit d’être entendu est crucial pour la santé et la durabilité des systèmes démocratiques ». Ce constat met en lumière un paradoxe préoccupant : alors que les travailleurs sont de plus en plus confrontés à des choix impossibles entre nourrir leurs enfants ou les habiller, leurs droits à des salaires équitables et à la grève sont piétinés.

Un climat mondial hostile aux droits des travailleurs

L’index révèle que près de 90 % des pays ont violé le droit de grève et environ 80 % ont refusé aux travailleurs le droit de négocier collectivement. Cette année, 49 % des pays ont arbitrairement arrêté ou détenu des membres syndicaux, une hausse par rapport à 46 % en 2023. De plus, plus de 40 % des pays ont restreint la liberté d’expression ou de réunion.

Ces statistiques tracent un tableau sombre des conditions des travailleurs à travers le monde. En Afrique, par exemple, les conditions sont restées largement inchangées avec une note moyenne de 3,88. Des pays comme Madagascar, le Nigeria et le Soudan ont vu leurs situations se détériorer, illustrant un environnement de plus en plus hostile pour les syndicats et les droits des travailleurs. En Guinée et à Madagascar, des syndicats ont été dissous, et au Burkina Faso et au Cameroun, des travailleurs en grève ont été menacés et licenciés.

Des atteintes graves aux libertés civiles et aux droits syndicaux

Le rapport cite des exemples flagrants de répression en Afrique : au Burundi, les libertés civiles ont été fortement supprimées, et en République centrafricaine, en Somalie et au Soudan, les conflits ont gravement érodé les moyens de subsistance et les conditions de travail. Le Soudan du Sud est particulièrement touché avec des travailleurs publics non payés depuis août 2023.

Luc Triangle insiste sur le fait que « la démocratie, les syndicats et les droits des travailleurs vont de pair ; vous ne pouvez tout simplement pas avoir l’un sans l’autre ». Malgré quelques améliorations modestes, il note une « attaque implacable contre les libertés civiles, les droits des travailleurs et les intérêts des travailleurs ».

Un appel à l’action mondiale

Face à cette crise mondiale des droits des travailleurs, la CIS a lancé une campagne pour la démocratie, visant à défendre et renforcer ces droits sur le lieu de travail, dans la société et à l’échelle mondiale. Triangle appelle à un mouvement démocratique véritablement inclusif pour contrer les tendances inquiétantes actuelles. « Un mouvement qui traverse les frontières et les secteurs, les âges et les sexes, les races et les religions et qui a le pouvoir, la présence et la responsabilité de changer l’équilibre des pouvoirs dans chaque lieu de travail, pays et institution mondiale. Les syndicats sont ce mouvement », affirme-t-il.

Le lancement de l’index mondial des droits 2024, qui se tient à un moment où quatre-milliards de personnes doivent voter, vise à rappeler l’importance cruciale de la démocratie et des droits des travailleurs pour la stabilité et la justice sociale. « Nous sommes les principaux praticiens et défenseurs des valeurs démocratiques que nous exerçons chaque jour pour créer un monde plus juste et plus sûr pour tous », conclut Triangle. 

L’index des droits mondiaux de la CIS est un outil essentiel pour comprendre et combattre les violations des droits des travailleurs à travers le monde. Il incite à une action concertée pour protéger et promouvoir ces droits, fondamentaux pour la démocratie et la dignité humaine.

Oumarou Fomba 

12 juin 2024 0 comments
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Trafic de drogue en Afrique avec implication de hauts responsables politiques
Sécurité

OCS Sikasso : une poursuite spectaculaire

by Chiencoro 12 juin 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le mardi 11 juin 2024 restera gravé dans les annales de Sikasso comme la journée où un narcotrafiquant a échappé de justesse à une opération bien orchestrée de l’Office central des Stupéfiants (OCS). 

Imaginez la scène : le chef d’escadron Tourou Kanouté et son équipe, tels des héros de film d’action, prêts à mettre la main sur un dealer notoire sur l’axe Farakala-Molasso, dans le cercle de Niéna. Le plan était parfait, la coordination sans faille, mais parfois, la réalité joue des tours bien plus déroutants que la fiction.

Nettoyer et sécuriser la région de Sikasso 

Ce jour-là, le dealer, chevauchant sa moto avec l’agilité d’un cascadeur, s’est trouvé piégé par le filet tendu par l’OCS. On imagine bien le chef Kanouté donner le signal de l’assaut. Mais hélas, notre homme, plus rusé qu’un renard, a abandonné son précieux colis pour disparaître dans la nature, laissant derrière lui une impressionnante cargaison de stupéfiants. 

Le butin ? Accrochez-vous bien : 150 cartouches de cigarettes Sir, 30 cartouches de cigarettes fines, 10 kilogrammes de produits pharmaceutiques contrefaits, 6 900 comprimés de Tramadol, 2 300 comprimés de Diazépam, 10 briques de cannabis, et même 7 cartons de boissons frelatées. De quoi ouvrir une petite boutique, si l’on peut dire, mais surtout, de quoi alimenter des marchés illicites pour des semaines.

Mais revenons à notre valeureuse équipe de l’OCS. Sous la houlette du directeur de l’Office Central des Stupéfiants, le Colonel-Major Fousseyni Keïta, ces opérations « XXL » sont de véritables coups de maître. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que le chef Kanouté et son équipe frappent fort. Leur détermination à nettoyer les rues de Sikasso des dealers et autres trafiquants est tout simplement admirable. Ces hommes et femmes se battent quotidiennement pour sécuriser notre région et méritent tout notre soutien.

Les gardiens de notre tranquillité

C’est dans cette ambiance de chasse aux trafiquants qu’il convient de rappeler que cette moisson de l’OCS ne relève pas du miracle, mais bien de jours et de nuits de surveillance, d’enquêtes et de planifications rigoureuses. Le dealer a peut-être échappé, mais il a laissé derrière lui des indices précieux qui, espérons-le, mèneront à son arrestation prochaine. 

Et parlons-en, des narcotrafiquants. Ces personnages, véritables fléaux modernes, n’hésitent pas à sacrifier la santé publique sur l’autel de leurs gains illicites. La présence de produits pharmaceutiques contrefaits dans le lot saisi est particulièrement préoccupante. Ces substances, souvent dangereuses, sont vendues sans scrupule, mettant en danger des vies innocentes.

Il faut aussi saluer l’efficacité de l’OCS qui, en cette veille de fête de Tabaski, ne laisse aucun répit aux criminels. Le chef Kanouté et son équipe, armés de courage et de dévouement, sont les gardiens de notre tranquillité. Leur travail acharné pour déjouer les plans des trafiquants et mettre à mal leurs réseaux est un exemple à suivre.

Une coopération sans faille entre toutes les parties prenantes

Cette histoire nous rappelle à quel point la lutte contre le trafic de drogue est complexe et exigeante. Elle nécessite des moyens, de la formation, et surtout, une coopération sans faille entre toutes les parties prenantes. Les efforts des forces de l’ordre doivent être soutenus par des politiques publiques fortes et par l’engagement de la société civile. Car au final, cette lutte est l’affaire de tous.

Et que dire de notre fugitif ? On peut aisément imaginer qu’il passe actuellement des nuits agitées, poursuivi par l’ombre du chef Kanouté et de son équipe. Espérons qu’il se rende bientôt, réalisant que la justice finit toujours par rattraper ceux qui essaient de la fuir.

En attendant, félicitons et encourageons nos vaillants agents de l’OCS. Leur travail ne s’arrête jamais, et leur engagement est un pilier essentiel de notre sécurité. Grâce à eux, nous pouvons espérer un futur où la drogue ne sera plus une menace constante, mais un souvenir d’un passé révolu.

Chiencoro Diarra

12 juin 2024 0 comments
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Session de formation sur le cycle électoral au profit des agents de l'AIGE.
A la UnePolitique

Aige : trois jours pour maîtriser le cycle électoral

by Sahel Tribune 12 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le 11 juin 2024, le Professeur Brahima Fomba, rapporteur général de l’AIGE, a lancé un atelier de formation sur le cycle électoral à Bamako. Cet évènement, organisé par l’AIGE avec l’appui de l’IFES et financé par l’USAID, vise à renforcer les compétences des agents électoraux maliens pour garantir des élections transparentes et crédibles.

L’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) se lance dans une dynamique prometteuse en renforçant les capacités de ses agents, et c’est une excellente nouvelle pour la démocratie malienne. Le mardi 11 juin 2024, le professeur Brahima Fomba, rapporteur général de l’AIGE, a inauguré un atelier de formation des agents sur le cycle électoral. Cet évènement, qui s’est déroulé dans la salle de réunion de l’Escale Gourmande, a également réuni des personnalités influentes comme Mathias Hounkpe, directeur pays Mali de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES).

Consolidation de la démocratie au Mali

La formation, organisée en partenariat avec l’IFES et financée par l’USAID, s’étalera sur trois jours et accueillera plus d’une cinquantaine de participants. La présence de la représentante de l’USAID, Ina Bagayogo, du commissaire Arouna Sissoko, et du secrétaire général de l’AIGE, le Colonel Boussourou Dramé, souligne l’importance accordée à cette initiative.

Dans une ambiance studieuse, les agents de l’AIGE s’attèlent à approfondir leurs connaissances et compétences en matière de cycle électoral. C’est un véritable vent de renouveau qui souffle sur l’institution, et on ne peut que saluer cette démarche proactive. La formation des agents électoraux est cruciale pour garantir la transparence et l’intégrité des élections, des éléments fondamentaux pour une démocratie saine et robuste.

Le professeur Fomba, en prenant la parole lors de l’ouverture de l’atelier, a insisté sur l’importance de cette formation. Cette formation est une étape décisive vers la consolidation de la démocratie au Mali.

La place de la formation continue 

La collaboration entre l’AIGE, l’IFES et l’USAID est un exemple de partenariat réussi pour le renforcement des capacités institutionnelles. Cette synergie montre combien il est crucial de travailler ensemble pour atteindre des objectifs communs, en l’occurrence, des élections crédibles et transparentes.

L’USAID doit se sentir fière de contribuer à cette formation qui est un pas significatif vers des élections plus fiables et transparentes au Mali. Le soutien financier et technique des partenaires internationaux est vital pour la réussite de telles initiatives.

Il est important de souligner la place prépondérante que joue la formation continue dans la vie professionnelle des agents électoraux, qui doivent être constamment à jour sur les meilleures pratiques et les évolutions du processus électoral.

Souffle d’air frais pour la démocratie malienne

Au-delà de l’aspect technique, cet atelier est également une occasion pour les participants de partager leurs expériences et de renforcer leurs réseaux professionnels. Les échanges et discussions permettront d’enrichir les connaissances et de proposer des solutions innovantes aux défis électoraux.

Cette initiative de l’AIGE, soutenue par l’IFES et l’USAID, est un véritable souffle d’air frais pour la démocratie malienne. Elle démontre une volonté claire de renforcer les capacités institutionnelles et de garantir des élections transparentes et crédibles. Espérons que ces efforts porteront leurs fruits et contribueront à la stabilité et à la prospérité du Mali. Avec des agents mieux formés et mieux préparés, l’AIGE est sur la bonne voie pour devenir un pilier solide de la démocratie au Mali.

Oumarou Fomba 

12 juin 2024 0 comments
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