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Capitaine Ibrahim Traoré
A la Une

Expulsion imminente: Burkina Faso déclare trois diplomates français persona non grata

by Chiencoro 18 avril 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le 16 avril 2024, le Burkina Faso a déclaré trois diplomates français « persona non grata » pour activités subversives. Cette décision radicale a été annoncée par le ministère des Affaires Étrangères du Burkina Faso, exigeant leur départ sous 48 heures.

Sur la scène diplomatique du Burkina Faso, un souffle glacial a soudain balayé l’habituelle chaleur des relations franco-burkinabè. Le ministère des Affaires Etrangères du Burkina Faso vient de lever le voile sur une décision d’une fermeté rare : trois diplomates français, ayant pour noms Madame Gwenaïelle Habouzit et Messieurs Hervé Fournier et Guillaume Reisacher, tous conseillers politiques à l’ambassade de France à Ouagadougou, ont été déclarés « persona non grata ».

Tentatives de déstabilisation sous le voile de la coopération

Le terme, lourd de conséquences, n’est pas lancé à la légère. Il résonne comme un coup de tonnerre et marque un écart certain par rapport à la diplomatie de salon, polie et mesurée. Ces trois individus, accusés d’activités subversives, se voient contraints de faire leurs valises et de quitter le territoire burkinabè dans un délai impérieux de 48 heures. La décision, aussi abrupte qu’impérative, est un signal clair : le Burkina Faso ne danse plus au rythme des influences extérieures, surtout pas sous la cadence dirigée depuis une chancellerie étrangère.

Cette expulsion n’est pas juste une affaire de diplomates franchissant la ligne rouge de l’ingérence ; c’est un symbole puissant de la souveraineté retrouvée d’un pays qui, trop longtemps, a été perçu comme un pion sur l’échiquier géopolitique régional. Le Burkina Faso de 2024 montre qu’il est prêt à reprendre les rênes de son destin, à défendre son intégrité et à affirmer son indépendance face à ce qu’il perçoit comme des tentatives de déstabilisation masquées sous le voile de la coopération.

Les temps ont changé

Cette décision révèle aussi les tensions sous-jacentes entre la France et ses anciennes colonies, tensions qui, par moments, éclatent au grand jour, rappelant à la communauté internationale que les vestiges du colonialisme sont encore palpables et parfois douloureusement ressentis. Dans les rues de Ouagadougou, cette nouvelle sera sans doute accueillie avec une approbation mêlée de scepticisme, tant la méfiance envers les anciens colonisateurs reste vive.

Dans cet épisode, le Burkina Faso ne se contente pas de dire non à la France ; il adresse un message retentissant à toutes les nations : les temps ont changé, et le pays des Hommes intègres est désormais un acteur qui entend jouer selon ses propres règles. Les assurances de considération distinguée en fin de lettre n’adouciront pas l’impact de cette décision, mais confirment que même dans ses moments de fermeté, le Burkina Faso reste attaché aux règles de la diplomatie. Un ballet diplomatique où chaque pas est mesuré, chaque geste est calculé, et où, parfois, un contre-pied est nécessaire pour réaffirmer son statut de nation souveraine.

Chiencoro Diarra

18 avril 2024 0 comments
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Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim
Actu

Répression ou préservation? Le Mali dissout une association accusée de troubler l’ordre public

by Sahel Tribune 17 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le mercredi 17 avril 2024, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, le Conseil des Ministres du Mali s’est réuni au Palais de Koulouba pour dissoudre l’association « Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali ». Cette mesure a été prise en réponse à des actions jugées contraires aux principes de souveraineté et d’unité nationale du pays.

Le gouvernement malien, présidé par le Colonel Assimi GOITA, a annoncé la dissolution d’une association civile lors de la session du Conseil des Ministres tenue le mercredi 17 avril 2024. Cette réunion s’est déroulée dans la salle de délibérations du Palais de Koulouba, affirmant ainsi l’engagement continu du gouvernement envers la souveraineté et l’unité nationale.

Surveillance et régulation des activités des organisations

Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, a présenté au Conseil une décision cruciale concernant la « Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali ». Cette association, formée dans un contexte de crise politique et sociale, a été dissoute sous prétexte de violer les principes fondamentaux de la République, notamment la souveraineté de l’État, l’unité nationale et la laïcité de l’État.

La dissolution s’appuie sur la législation en vigueur qui régit les activités des partis politiques et des associations. Selon la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques, ainsi que la Loi n°04-038 du 5 août 2004 modifiée, les organisations politiques et civiles doivent opérer dans un cadre qui respecte les principes de l’État. La loi interdit explicitement aux partis de former des associations et aux associations de s’engager dans des comportements pouvant compromettre l’ordre public et les valeurs de l’État.

L’association dissoute a été accusée d’engager des actions provocatrices qui menacent l’ordre public et sapent l’autorité de l’État. Cette mesure reflète une tendance plus large de surveillance et de régulation strictes des activités des organisations non gouvernementales et politiques au Mali, surtout dans un contexte où la stabilité du pays reste fragile.

La précarité de l’espace accordé au débat démocratique

La décision du Conseil des ministres soulève des questions importantes sur l’équilibre entre la sécurité nationale et la liberté d’expression. Elle intervient dans un climat où le gouvernement de transition cherche à renforcer son contrôle sur les dynamiques politiques et sociales du pays, dans le but de maintenir l’ordre et de préparer le terrain pour des réformes futures visant la consolidation de la paix et la réconciliation nationale.

Les implications de cette dissolution pour le paysage politique et la société civile du Mali sont profondes. Elles indiquent une volonté ferme du gouvernement de contrôler l’espace public et d’assurer que toutes les entités fonctionnent en alignement avec les objectifs nationaux définis par l’État. Cela pose également un précédent significatif pour la gestion des dissensions au sein du pays, soulignant la précarité de l’espace accordé au débat démocratique dans le contexte actuel de transition.

Oumarou Fomba

17 avril 2024 0 comments
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intervention armée
A la Une

Le Mali met en place des forces d’intervention rapide pour renforcer la sécurité nationale

by Sahel Tribune 17 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Mali a annoncé la création de la Force d’Intervention Rapide des Armées (FIRA) par décret présidentiel le 15 avril 2024 à Bamako. Cette nouvelle unité militaire, placée sous l’autorité de l’Etat-major général des Armées, vise à renforcer la sécurité nationale face aux menaces croissantes.

Dans le cadre d’une démarche significative visant à renforcer les capacités de défense nationale face aux défis sécuritaires persistants, le gouvernement de transition du Mali a officiellement annoncé la création d’une nouvelle unité militaire connue sous le nom de Forces d’intervention rapide des armées (FIRA). Cette évolution fait suite à une série de mesures législatives visant à renforcer la préparation opérationnelle des forces armées maliennes.

Le décret, numéroté 2024_0250/PT-RM et daté du 15 avril 2024, fixe la création et le cadre opérationnel de la FIRA sous l’égide de l’état-major général des armées. La création de cette unité d’élite souligne l’engagement du Mali à sauvegarder sa souveraineté et à faire face à diverses menaces à la sécurité, notamment le terrorisme et le crime organisé.

Déploiement stratégique et fonctions

La FIRA nouvellement créée est chargée d’un large éventail de responsabilités, se concentrant essentiellement sur la planification, la coordination et l’exécution d’opérations qui produisent des impacts opérationnels décisifs. Selon le décret, l’unité s’engagera activement dans la lutte contre les organisations terroristes et criminelles, participera aux opérations de sauvetage d’otages et assurera la protection de personnalités militaires et civiles de haut niveau ainsi que d’installations sensibles.

« La création des Forces d’intervention rapide marque un moment charnière dans notre stratégie de défense nationale« , a déclaré un haut responsable du ministère de la Défense. « Cette force est conçue pour répondre rapidement et efficacement aux menaces partout sur notre territoire national.« 

La FIRA sera dirigée par un officier supérieur, portant le titre de Commandant des Forces d’Intervention Rapide des Armées, nommé directement par décret présidentiel sur recommandation du ministre des Armées. Ce poste reflète la grande importance stratégique et les exigences opérationnelles envisagées pour l’unité. Le commandant est appuyé par un commandant en second, qui intervient en cas d’absence du commandant ou de toute forme d’incapacité, assurant ainsi un leadership et une efficacité continus.

État de préparation opérationnelle et perspectives d’avenir

Un arrêté officiel du ministère des Forces armées détaillera davantage la structure organisationnelle et les modalités fonctionnelles de la FIRA, ouvrant la voie à son déploiement opérationnel. « Notre objectif n’est pas seulement de renforcer nos capacités de réponse rapide mais également d’intégrer ces efforts dans le cadre plus large de nos stratégies nationales de défense et de sécurité« , a ajouté le responsable.

Alors que le Mali continue de faire face à des défis de sécurité complexes, la création des Forces d’intervention rapide est considérée comme une étape cruciale vers l’avènement d’une nation plus sûre et plus stable. L’approche proactive du gouvernement en matière de réforme et de renforcement de ses capacités militaires est également considérée comme une assurance pour ses citoyens et un message aux adversaires potentiels quant à la volonté du Mali de défendre son intégrité et sa paix.

Cette décision stratégique s’inscrit également dans le cadre d’efforts régionaux plus larges au Sahel visant à renforcer les mécanismes de sécurité collective face aux menaces persistantes. Alors que la FIRA commence à prendre forme, son impact sur la posture de défense du Mali devrait être significatif, fournissant à la fois un effet dissuasif et une contre-attaque directe aux menaces à la sécurité.

Oumarou Fomba

17 avril 2024 0 comments
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Lobbo Traoré et Ousmane Issoufi Maïga échangent sur le dialogue inter-malien.
Actu

Un pont entre générations: la rencontre de Lobbo Traoré et le Comité pour la réconciliation

by Chiencoro 17 avril 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le mardi 16 avril 2024, le comité de Pilotage du Dialogue inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation a fait une visite chargée d’histoire et de promesse chez Madame Touré Lobbo Traoré, veuve de l’ex-Président Amadou Toumani Touré.

Dans le cœur de Bamako, une rencontre touchante et symbolique s’est déroulée, marquant un moment de réflexion profonde sur l’unité et la réconciliation. À cette occasion, le lien entre passé, présent et avenir s’est tissé autour de l’engagement inébranlable de figures maliennes dédiées à la cause nationale. Ousmane Issoufi Maïga, président du comité, ancien collaborateur du défunt président, ne pouvait dissimuler son émotion en se remémorant les jours où la collaboration et le patriotisme définissaient leur travail commun. C’était un temps où « ATT fut un rassembleur, un patriote qui a consacré sa vie au Mali et aux Maliens, » a-t-il souligné avec respect et nostalgie.

Cette réunion n’était pas seulement un hommage à un leader passé; elle était également un plaidoyer vibrant pour le futur, réaffirmant la nécessité d’un dialogue inclusif sous l’égide actuelle du Président Assimi Goïta. « Nous rencontrons tout le monde et nous allons discuter avec tout le monde, » a insisté Maïga, en faisant écho à la vision d’un Mali uni et réconcilié.

Volonté malienne de tourner la page des discordes

La réponse de Touré Lobbo Traoré fut tout aussi émouvante. Avec une grâce qui lui est propre, elle a exprimé sa reconnaissance pour l’initiative de paix qui cherche à englober tous les fils et toutes les filles du Mali. Promettant de soutenir avec ardeur les efforts du comité, elle symbolise l’esprit indomptable d’un Mali qui, malgré les épreuves, cherche toujours à se reconstruire et à avancer.

Ainsi, au-delà des simples mots échangés lors de cette visite, se trouvait une promesse mutuelle de travail acharné pour la paix et le progrès. Cet échange entre anciens et nouveaux leaders n’est pas seulement une question de protocole, mais une manifestation profonde de la volonté maliennes de tourner la page des discordes pour écrire ensemble un nouveau chapitre de cohésion et de solidarité.

Dans l’ombre des défis qui persistent, cette rencontre rappelle à chacun de nous que le Mali n’est pas juste un lieu, mais un tissu vivant d’histoires, de luttes et d’espoirs, constamment retissé par ses enfants dévoués. Et dans cet effort continu, le dialogue demeure notre outil le plus précieux, notre arme la plus forte contre les divisions.

L’appel à la prière pour le Mali de Maïga et la réponse de Lobbo Traoré ne sont pas de simples formalités; ils sont le reflet d’une conviction partagée que, même dans les moments les plus sombres, il reste toujours un espoir pour ceux qui choisissent de se tenir ensemble, de se souvenir et de rêver ensemble. Pour le Mali, pour l’Afrique, pour le monde.

Chiencoro Diarra

17 avril 2024 0 comments
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Relations économiques entre l'Europe et l'Afrique
Économie

Analyse visuelle : décryptage des transformations économiques Afrique-UE par l’Institut Jacques Delors

by Sahel Tribune 17 avril 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En avril 2024, l’Institut Jacques Delors a publié une infographie détaillant les relations dynamiques et les développements économiques entre l’Union Européenne et l’Afrique. Ce document explore les transformations structurelles des économies africaines et les implications de ces changements sur les échanges internationaux et la coopération.

L’infographie « UE-Afrique: Vers un renouvellement des relations? » révèle un potentiel et des opportunités majeurs pour le continent africain, avec un accent particulier sur la transition énergétique, la lutte contre la corruption, et le renforcement de la mobilisation des ressources nationales. Le document, publié en avril 2024, trace un tableau des évolutions structurelles des économies africaines, qui passent progressivement de l’exportation de matières premières à des modèles de consommation et de services diversifiés.

Le financement des infrastructures en Afrique

Selon Helen Clark, présidente du Conseil d’administration de l’ITIE, « dans un monde où la volatilité est devenue la norme, les industries extractives se trouvent à un carrefour décisif. » Elle souligne que malgré la croissance dynamique de l’Afrique, la région fait face à des défis de corruption, de volatilité des prix, et de nécessité d’une gestion transparente des ressources naturelles.

Le rapport met en évidence une croissance impressionnante du PIB africain depuis le début des années 2000, contrastant avec celle de l’UE, et met l’accent sur l’amélioration significative des infrastructures, bien que les besoins restent énormes. « Le financement des infrastructures en Afrique entre 2012 et 2016 s’est élevé à des milliards de dollars, mais les défis demeurent en termes d’accès et de développement durable« , explique le document.

Le texte illustre également l’évolution de la classe moyenne africaine, avec une estimation que d’ici 2030, environ 130 millions de personnes supplémentaires pourraient rejoindre cette catégorie socio-économique. Cela indique un changement profond dans la structure économique et sociale du continent, impulsé par une urbanisation croissante et une consommation en hausse.

Vision commune pour 2030

Sur le plan international, les relations entre l’UE et l’Afrique montrent des signes de tension et de repositionnement. « La part de marché de l’Europe dans les exportations de l’Afrique a presque diminué de moitié en trente ans, principalement au profit de la Chine et de l’Inde, » déclare l’infographie, soulignant la diminution de l’influence européenne et la montée en puissance de nouveaux acteurs sur le continent.

La coopération entre l’UE et l’Afrique semble néanmoins prête à entrer dans une nouvelle ère avec la signature d’une « Vision commune pour 2030 » lors du 6e sommet UE-UA en 2022. Cette initiative vise à transcender la relation traditionnelle donateur-bénéficiaire pour un partenariat plus équilibré et mutuellement bénéfique.

Dans un contexte de crises mondiales telles que le Covid-19 et la guerre en Ukraine, l’UE reconnaît l’importance stratégique de l’Afrique non seulement comme un partenaire commercial mais aussi comme un acteur clé dans la transition énergétique mondiale. L’infographie conclut sur la nécessité pour l’UE de diversifier et sécuriser ses sources d’énergie et de matières premières critiques, mettant en évidence le rôle que l’Afrique pourrait jouer dans la résolution des défis climatiques et technologiques mondiaux.

Oumarou Fomba

17 avril 2024 0 comments
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Bassirou Diomaye Faye
A la Une

Rupture ou continuité ? Le premier déplacement de Faye défie les prédictions

by Chiencoro 17 avril 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a choisi la Mauritanie pour sa première visite officielle le jeudi 18 avril 2024, après son investiture. Cette démarche, éloignée des attentes initiales d’un déplacement au Mali, symbolise un tournant dans la diplomatie sénégalaise et souligne les enjeux de sécurité et économiques partagés entre les deux nations.

Bassirou Diomaye Faye, fraîchement installé aux commandes du Sénégal, a pris une route surprenante pour sa première visite présidentielle. Loin des attentes, il a choisi non pas le Mali, ce pilier du panafricanisme sous la coupe d’Assimi Goïta, mais la Mauritanie. Une Mauritanie souvent pointée du doigt par ses voisins de l’Alliance des Etats du Sahel pour son rôle ambigu vis-à-vis des activités terroristes qui secouent la région.

Première destination, Afrique non pas Paris

Cette décision a de quoi surprendre et intriguer. La Mauritanie, avec laquelle le Sénégal partage des intérêts économiques non négligeables, notamment dans l’exploitation du gaz du champ Grand Tortue Ahmeyim, semble un choix stratégique et réfléchi. Mais, cela va bien au-delà des simples liens économiques. Le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, actuellement président de l’Union africaine, a assisté à l’investiture de Diomaye Faye. Une présence qui signifie sans doute plus que de simples formalités diplomatiques.

Ce geste de Faye pourrait être interprété comme une volonté de renforcer les liens avec un voisin direct tout en affichant une certaine indépendance vis-à-vis des habitudes diplomatiques, notamment celle de courir à Paris pour chercher une légitimité auprès de l’ancienne puissance coloniale. C’est un signal fort, un message clair que le jeune président veut peut-être envoyer : l’Afrique peut et doit compter d’abord sur ses propres forces et alliances.

Jouer un rôle de médiateur

Derrière cette visite, se cachent probablement des discussions cruciales sur la sécurité régionale, un sujet brûlant pour ces deux pays bordant le Sahel, un espace tourmenté par l’insécurité. Cela montre que Diomaye Faye ne prend pas à la légère les menaces pesant sur sa nation et ses voisins. Et peut-être, juste peut-être, Diomaye Faye envisage-t-il de jouer un rôle de médiateur pour faciliter le retour de la Mauritanie dans le giron de la CEDEAO, réaffirmant ainsi l’importance de la solidarité africaine.

En choisissant la Mauritanie pour sa première sortie officielle, Bassirou Diomaye Faye démontre une approche prudente mais audacieuse de la diplomatie. Il semble prêt à redéfinir les alliances du Sénégal pour consolider une position stratégique dans une Afrique de l’Ouest en constante évolution. Ce n’est donc pas seulement une visite de courtoisie, mais un calcul diplomatique destiné à renforcer les fondations sur lesquelles sera bâtie sa politique extérieure.

Chiencoro Diarra

17 avril 2024 0 comments
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Coopération entre Mali-Niger
Économie

Entre frères sahéliens : Mali et Niger signent un accord vital pour l’énergie

by Sahel Tribune 16 avril 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Mali et le Niger renforcent leurs liens avec un accord énergétique crucial, promouvant ainsi une solidarité exemplaire au cœur du Sahel. Cette coopération, scellée par la vente de 150 millions de litres de gasoil, symbolise un pas vers un avenir prospère et uni pour les deux nations.

Dans un monde où la solidarité régionale est souvent éclipsée par des intérêts personnels ou nationaux, l’accord récent entre le Mali et le Niger s’élève comme une bouffée d’air frais. Cet accord, scellé dans l’élégance sobre des bureaux de Koulouba, n’est pas juste une transaction de carburant, c’est un pacte de fraternité, une promesse de prospérité partagée.

Ambitions communes et défis partagés

Le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition malienne, et le ministre nigérien du Pétrole, Mahaman Moustapha Barke, ont uni leurs forces pour tracer une voie commune vers le développement énergétique. Cette rencontre, plus qu’une formalité diplomatique, était un tableau vivant de la coopération africaine en action. L’accord de fournir 150 millions de litres de gasoil au Mali est une preuve palpable que lorsque les nations africaines s’alignent, elles peuvent surmonter les barrières logistiques et politiques pour réaliser des avancées significatives.

Le geste du Niger, au-delà de sa portée énergétique, est un symbole de la fraternité africaine. En ces temps où le scepticisme et le cynisme peuvent facilement miner la coopération interétatique, cette initiative est un rappel puissant que les États du Sahel, malgré les défis immenses, ne sont pas des îles isolées dans la lutte pour le développement. Ils sont plutôt des maillons d’une chaîne solidaire, reliés par des ambitions communes et des défis partagés.

L’unité africaine, une réalité tangible 

Cette transaction n’est pas seulement une victoire pour les deux gouvernements ; elle est un gain pour les peuples du Mali et du Niger. Elle démontre que la volonté politique, lorsqu’elle est guidée par les principes de l’entraide et du progrès commun, peut transformer les paysages économiques et sociaux de nos nations. Et dans le cas du Mali, où l’énergie est tant nécessaire pour illuminer des foyers et faire tourner des usines, ces 150 millions de litres de gasoil sont autant de gouttes d’espérance pour un avenir plus brillant.

Le Mali et le Niger, à travers cette entente, montrent à l’Afrique et au monde que le partenariat est le socle sur lequel bâtir un avenir résilient. Cette synergie pourrait bien être l’étincelle nécessaire pour d’autres collaborations fructueuses, non seulement entre ces deux nations mais aussi à travers tout le Sahel. En ces temps d’incertitude mondiale, où chaque geste de coopération compte double, l’accord Mali-Niger est une lueur d’optimisme, un exemple édifiant que, oui, l’unité africaine peut être une réalité tangible et non un mirage lointain.

Oumarou Fomba 

16 avril 2024 0 comments
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