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Conseil National du Patronat du Mali (CNPM)
ActuÉconomie

Assemblée générale du CNPM : gouvernance, compétitivité et dialogue au cœur des priorités

by Sahel Tribune 13 juillet 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Réuni en assemblée générale à Bamako, le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a dressé le bilan de son action en 2025 et fixé ses priorités pour l’année à venir. Face à un environnement économique marqué par les défis sécuritaires et les tensions internationales, les chefs d’entreprise entendent renforcer leur rôle dans le développement du pays, tout en appelant à l’amélioration du climat des affaires.

Le patronat malien veut afficher un front uni. Réunis samedi 11 juillet au siège du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), à Bamako, les représentants des principales organisations professionnelles, des conseils patronaux régionaux et des groupements sectoriels ont tenu leur assemblée générale annuelle, un rendez-vous consacré à l’évaluation de l’exercice 2025 et à la définition des orientations stratégiques pour les mois à venir.

Avant l’ouverture des débats, deux films institutionnels ont retracé les principales activités conduites par l’organisation au cours de l’année écoulée ainsi que les travaux de rénovation de son siège, symbole d’une volonté de modernisation de l’institution.

Un secteur privé confronté à un contexte économique exigeant

Dans son allocution d’ouverture, le président du CNPM, Mossadeck Bally, a salué la capacité de résistance des entreprises maliennes face aux difficultés économiques qui continuent de peser sur l’activité.

Selon lui, le secteur privé demeure un acteur essentiel de la croissance, de la création d’emplois et de la diversification de l’économie malienne, dans un contexte où les autorités de la transition cherchent à renforcer la souveraineté économique du pays.

Le dirigeant du patronat a notamment mis en avant les progrès réalisés au cours de l’année 2025, citant le renforcement du dialogue entre les pouvoirs publics et les entreprises, la poursuite du Plan stratégique de développement 2023-2027, la mise en œuvre de plusieurs projets structurants ainsi que les actions de plaidoyer destinées à améliorer l’environnement des affaires.

« Cette assemblée constitue un moment privilégié pour évaluer nos actions et définir les perspectives de notre organisation », a-t-il déclaré devant les délégués.

Gouvernance et transparence au cœur des débats

Conformément à l’ordre du jour, les participants ont examiné le rapport d’activités, les comptes financiers de l’exercice 2025 ainsi que le rapport du commissaire aux comptes.

Les échanges ont porté sur les résultats obtenus, la gestion de l’organisation et les perspectives financières du CNPM. À l’issue des discussions, les différents rapports ont été approuvés par les délégués.

L’assemblée a également adopté le budget prévisionnel pour 2026, ratifié l’intégration d’un nouveau représentant au sein de l’organisation et validé plusieurs résolutions destinées à renforcer le fonctionnement institutionnel du patronat.

Le dialogue public-privé comme priorité

Au-delà des aspects statutaires, cette assemblée générale intervient à un moment où les entreprises maliennes doivent composer avec un environnement économique complexe, marqué par les défis sécuritaires, les difficultés d’approvisionnement, la hausse des coûts de production et les effets des recompositions géopolitiques régionales.

Le CNPM souhaite ainsi consolider son rôle d’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics afin d’accompagner les réformes économiques engagées et favoriser un cadre plus attractif pour l’investissement privé.

En clôturant les travaux, Mossadeck Bally a salué l’implication des membres du bureau, du comité statutaire, du secrétariat général et de l’ensemble des équipes mobilisées pour l’organisation de cette assemblée.

« Les résolutions adoptées traduisent notre volonté commune de renforcer la gouvernance du CNPM et de poursuivre nos actions en faveur d’un secteur privé plus fort, plus compétitif et davantage au service du développement du Mali », a-t-il conclu.

Dans un pays où le secteur privé est appelé à jouer un rôle croissant dans la stratégie de transformation économique, le patronat entend désormais faire de la gouvernance interne, du dialogue avec les autorités et de la compétitivité des entreprises les principaux leviers de son action.

Oumarou Fomba 

13 juillet 2026 0 comments
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Marionnettes maliennes au festival international « Chombaï-Fest » de Kazan
ActuSeko ni Donko

Yaya Coulibaly honoré en Russie : les marionnettes maliennes brillent au festival de Kazan

by Sahel Tribune 13 juillet 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le célèbre marionnettiste malien, figure majeure de l’art de la marionnette en Afrique, a été reçu par le ministre de la Culture, Mamou Daffé, après une tournée couronnée de succès en Russie. Récompensée lors du festival international « Chombaï-Fest » de Kazan, sa compagnie Sogolon voit dans ces distinctions une reconnaissance du patrimoine culturel malien sur la scène internationale.

Le marionnettiste malien Yaya Coulibaly, l’une des figures les plus emblématiques du théâtre de marionnettes en Afrique de l’Ouest, a été reçu le 9 juillet par le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, afin de lui présenter les distinctions obtenues par sa compagnie lors d’un festival international organisé à Kazan, en Russie.

Accompagné des membres de la Compagnie Sogolon, dont il est le fondateur, l’artiste est revenu sur la participation de la troupe à la VIᵉ édition du Festival international des théâtres de marionnettes « Chombaï-Fest », un rendez-vous réunissant des compagnies venues de plusieurs pays.

Une reconnaissance internationale

Les trophées remportés à Kazan viennent confirmer la réputation internationale d’un artiste qui œuvre depuis plusieurs décennies à la sauvegarde d’un art profondément enraciné dans les traditions maliennes. Héritier d’une longue lignée de marionnettistes, Yaya Coulibaly a largement contribué à faire connaître les marionnettes bambara bien au-delà des frontières du Mali.

Au cours de l’audience, il a présenté les récompenses au ministre, tout en indiquant vouloir les dédier aux autorités maliennes.

L’artiste a également salué la politique culturelle engagée par les autorités de la transition, évoquant une dynamique de « renaissance » et de valorisation du patrimoine national. Il a réaffirmé la disponibilité de la Compagnie Sogolon à accompagner les initiatives publiques en faveur de la culture et de la transmission des savoirs traditionnels.

La culture comme instrument de rayonnement

Recevant le marionnettiste, le ministre Mamou Daffé a félicité Yaya Coulibaly pour les distinctions obtenues en Russie, tout en estimant qu’elles participent au rayonnement culturel du Mali à l’étranger.

Le ministre a également rendu hommage à l’ensemble de son parcours artistique, marqué par un engagement constant en faveur de la préservation, de la promotion et de la transmission du patrimoine culturel malien. Selon le département de la Culture, l’œuvre de Yaya Coulibaly constitue une référence dans la valorisation des traditions populaires et dans la diffusion de la création artistique malienne sur les scènes internationales.

Un patrimoine vivant

Au Mali, le théâtre de marionnettes occupe une place singulière dans les traditions culturelles. Héritées de pratiques anciennes, les marionnettes sont utilisées lors de cérémonies, de spectacles populaires ou comme supports de transmission des récits historiques et des valeurs sociales.

À travers ses créations et ses tournées internationales, la Compagnie Sogolon contribue depuis plusieurs années à faire vivre ce patrimoine immatériel auprès de nouveaux publics, tout en renforçant la visibilité de la création malienne à l’échelle internationale.

Les distinctions obtenues à Kazan illustrent ainsi la capacité des expressions culturelles maliennes à trouver un écho au-delà du continent africain, dans un contexte où les autorités affichent leur volonté de faire de la culture un levier d’influence et de développement.

Oumarou Fomba 

13 juillet 2026 0 comments
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Révolte populaire contre Orange Mali
A la UneChroniques

Orange Mali : les raisons profondes d’une colère populaire

by Sahel Tribune 13 juillet 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Pourquoi des milliers de Maliens ont-ils retiré leur puce Orange tout en continuant à utiliser son réseau ? Derrière cette contradiction apparente se cache une réalité économique et politique qui dépasse largement la question des tarifs. Notre enquête décrypte les véritables enjeux.

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13 juillet 2026 0 comments
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Ministres de la défense de l'AES
A la UneSécurité

Exclusif | Pourquoi cet accord pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le terrorisme au Sahel

by Sahel Tribune 12 juillet 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Pourquoi l'accord sur la Force unifiée de l'AES est-il stratégique ? Réunis à Ouagadougou le 10 juillet 2026, les ministres de la Défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont validé l'accord portant statut de la Force Unifiée de l'AES. Le dernier texte manquant l'architecture juridique de cette force confédérale. Une étape symboliquement forte pour une alliance militaire qui mène déjà des opérations conjointes sur le terrain, mais dont la légitimité institutionnelle restait incomplète.

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12 juillet 2026 0 comments
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Adoption des textes sur la création des outils de communication de l'AES
A la UnePolitique

Mali : le CNT valide Tafouk TV et Daandè Liptako pour contrer la désinformation

by Sahel Tribune 12 juillet 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Conseil national de Transition du Mali a adopté à l’unanimité, vendredi 10 juillet 2026, les lois autorisant la ratification des accords portant création de la télévision confédérale « Tafouk TV » et de la radio « Daandè Liptako ». Deux instruments de souveraineté narrative que le Mali présente comme une réponse directe aux campagnes de désinformation ciblant le Sahel.

C’est un vote sans surprise mais à forte portée symbolique. Le vendredi 10 juillet 2026, le Conseil national de Transition (CNT) du Mali a adopté à l’unanimité deux projets de loi autorisant la ratification des accords conclus entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour la création de leurs premiers médias audiovisuels communs : une télévision confédérale baptisée « Tafouk TV » (lumière en tamasheq), et une radio confédérale dénommée « Daandè Liptako » (la voix du Liptako), du nom de cette vaste région historique à cheval sur les trois pays.

C’est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui a défendu ces textes devant les membres du CNT. Sa présentation a été suivie d’une séquence interactive avant le vote. Un vote acquis sans opposition, que le ministre a salué comme « l’expression de l’adhésion de la représentation nationale au projet confédéral ».

La guerre cognitive comme moteur du projet

Abdoulaye Diop n’a pas usé de circonlocutions diplomatiques pour expliquer la nécessité de ces deux médias. Le contexte, a-t-il dit, est celui de « campagnes de désinformation, de guerre cognitive et de récits hostiles ciblant l’espace sahélien ». Une formulation qui vise explicitement les médias occidentaux, et en particulier français, que les autorités des trois pays de l’AES dénoncent depuis plusieurs années de production d’une couverture partiale, voire hostile, des transitions sahéliennes.

Tafouk TV et Daandè Liptako sont présentées comme la réponse institutionnelle à ce défi informationnel. Des organes qui permettront à la Confédération AES de « porter son propre récit ». Une expression qui renvoie à la notion de souveraineté narrative, chère aux penseurs décoloniaux et de plus en plus mobilisée par les dirigeants sahéliens dans leur communication politique.

« Ces organes de presse audiovisuels permettent à la Confédération AES de porter son propre récit, de renforcer le sentiment d’appartenance à la vision confédérale, de contrer les campagnes de désinformation, de valoriser nos patrimoines culturels, notamment à travers nos langues nationales, et de défendre l’indépendance de nos États. », a expliqué Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali, devant les membres du CNT, réunis à Bamako, le 10 juillet 2026, lors de leur session plénière. 

Le financement endogène comme garantie d’indépendance

Sur la question du financement, souvent l’angle mort des projets médiatiques panafricains, Abdoulaye Diop a été précis : les deux médias seront financés « principalement de manière endogène », c’est-à-dire par les trois États membres. Un choix présenté comme une condition de l’indépendance et de l’impartialité de leur ligne éditoriale, qui évite la dépendance vis-à-vis de bailleurs extérieurs dont les intérêts pourraient entrer en contradiction avec la ligne confédérale.

Le ministre a également précisé que Tafouk TV et Daandè Liptako sont appelées à fonctionner « en étroite complémentarité » avec les médias nationaux existants, ORTM au Mali, RTB au Burkina Faso, ORTN au Niger, et non à les concurrencer ou à les absorber. La logique est celle d’une couche confédérale supplémentaire dans un paysage audiovisuel sahélien qui reste dominé par les radios communautaires et les télévisions satellitaires étrangères.

Un projet à inscrire dans une réalité médiatique difficile

L’ambition est réelle. Les défis le sont aussi. Les trois pays de l’AES figurent parmi ceux où l’accès à l’électricité et à internet reste limité. La couverture terrestre d’une télévision confédérale dans des territoires aussi vastes, le Mali seul représente 1,24 million de km², suppose des investissements en infrastructures de diffusion considérables. Et le choix des langues de diffusion, les trois pays comptent des dizaines de langues nationales, sera déterminant pour la capacité de ces médias à « renforcer le sentiment d’appartenance à la vision confédérale » que vante Abdoulaye Diop.

La ratification malienne ouvre la voie à l’opérationnalisation des deux médias. Il restera aux trois États à transformer ce cadre juridique en studios, en antennes, en rédactions et en programmes. C’est là que se jouera la véritable bataille de la souveraineté narrative.

Chiencoro Diarra 

12 juillet 2026 0 comments
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INPS et enseignement supérieur
A la UneÉducation

Formation professionnelle au Mali : l’INPS et l’Université Kurukanfuga unissent leurs forces pour l’emploi des jeunes

by Sahel Tribune 12 juillet 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Mali, l’INPS et l’Université Kurukanfuga renforcent leur partenariat pour adapter la formation professionnelle aux besoins du marché du travail et favoriser l’emploi des jeunes.

À l’heure où le Mali cherche à diversifier son économie et à absorber une démographie galopante, la question de la formation professionnelle n’est plus un sujet académique. C’est une urgence nationale. La conférence organisée le vendredi par l’Institut de Formation Professionnelle aux Métiers de la Sécurité Sociale (IFPM2S), en collaboration avec l’Université Kurukanfuga de Bamako, l’a posée frontalement, devant un amphithéâtre réunissant étudiants, agents de l’INPS et personnalités du monde universitaire et institutionnel.

La création de nouveaux centres de formation 

Placée sous le thème « Éducation et formation : deux piliers de l’insertion professionnelle et du développement de carrière », la conférence était animée par le Professeur Boureima Kassaye, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle était présidée par le Directeur général de l’INPS, Idrissa Bakary Diarra, aux côtés du recteur de l’Université Kurukanfuga, le Professeur Paul Traoré, et de la Directrice générale de l’IFPM2S, Mme Fatoumata Diarra.

Dans son intervention, le ministre Kassaye a posé un diagnostic dont la franchise tranche avec le discours institutionnel habituel : la formation professionnelle reste insuffisamment articulée aux besoins réels du marché du travail malien. Il a cependant mis en avant les efforts engagés par les autorités de la Transition pour créer de nouveaux centres de formation dans plusieurs secteurs stratégiques, en ciblant explicitement l’employabilité des jeunes, dont le chômage constitue l’une des premières préoccupations exprimées par les Maliens dans les enquêtes d’opinion récentes.

Les étudiants interpellent directement le ministre

La présence du Directeur général de l’INPS à cette conférence n’est pas anodine. L’Institut national de prévoyance sociale, dont Idrissa Bakary Diarra a entrepris la modernisation depuis sa prise de fonctions en décembre 2025, a un intérêt direct dans la structuration du marché du travail formel : plus les jeunes Maliens accèdent à des emplois qualifiés et déclarés, plus la base cotisante de l’INPS s’élargit. Formation et protection sociale sont, dans cette logique, les deux faces d’un même projet.

La séance de questions-réponses a permis aux étudiants d’interpeller directement le ministre. Un format rare dans le paysage universitaire malien, où le dialogue entre décideurs et apprenants reste trop souvent formel.

La rédaction 

12 juillet 2026 0 comments
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Air Algérie - Grande
ActuPolitique

Le Mali et l’Algérie se donnent une seconde chance

by Sahel Tribune 10 juillet 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

C’est un communiqué sobre, daté du 10 juillet 2026 et signé du général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, porte-parole du gouvernement malien, qui a officialisé l’une des nouvelles diplomatiques les plus significatives de l’année. Dans le cadre de la « redynamisation des relations de coopération et d’amitié » entre Bamako et Alger, le gouvernement de la Transition a décidé deux mesures simultanées : le retour à Alger de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Mali auprès de la République algérienne, et la réouverture de l’espace aérien malien à l’ensemble des aéronefs civils et militaires algériens.

Dans la même journée, Alger annonçait de son côté une décision symétrique : réouverture totale de son espace aérien à la circulation aérienne malienne, tous vols confondus.

Le geste est donc double, simultané et coordonné. Ce n’est pas l’un qui cède à l’autre. C’est une décision commune, négociée, assumée par les deux capitales au même moment. Ce type de réciprocité diplomatique ne s’improvise pas : il suppose des semaines, voire des mois de contacts discrets entre les deux chancelleries.

Ce dégel intervient dans un contexte régional en pleine recomposition. Depuis le début de la Transition malienne, les relations entre Bamako et Alger avaient traversé une période de froideur marquée, aggravée par la fin de l’accord d’Alger de 2015, dénoncé par le Mali en janvier 2024, et par des divergences profondes sur la gestion de la crise sécuritaire au nord du pays. Le sondage GISSE publié le 2 juillet montrait que 83,8 % des Maliens exprimaient une opinion défavorable envers l’Algérie, reflet d’une opinion publique qui avait enregistré, à sa façon, la détérioration des relations.

La réouverture de l’espace aérien dit que les deux pays ont choisi de ne pas laisser les désaccords politiques bloquer indéfiniment les flux humains et économiques. C’est un premier pas, pragmatique et concret.

Pour le Mali, c’est un signal positif supplémentaire, après le dégel amorcé avec le Bénin et plusieurs voisins de l’AES. La diplomatie malienne avance, parfois discrètement, toujours dans la direction de ses intérêts.

La rédaction

10 juillet 2026 0 comments
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