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Le président francais Emmanuel Macron assiste depuis l'Elysée a Paris au sommet sur le climat organise par visioconference le 22 avril 2021
ActuAnalyses

Géopolitique : les raisons de l’obsession continue de la France pour le Sahel

by Sahel Tribune 16 avril 2026
written by Sahel Tribune 8 minutes read

Malgré le retrait de ses troupes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, Paris continue de suivre de près les recompositions politiques et sécuritaires de la région. Entre lutte antiterroriste, rivalités géopolitiques et héritage postcolonial, le Sahel demeure pour la France un enjeu stratégique majeur.

Plus d’une décennie après le lancement de l’opération Serval puis de l’opération Barkhane, la France continue d’accorder une attention particulière au Sahel, bien qu’elle ait été poussée à la sortie par les autorités dirigeantes des pays du sahel — le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui se sont retirés de la CEDEAO et ont formé la confédération des États du Sahel (AES) en juillet 2024. 

La région des trois frontières reste au cœur de la réflexion stratégique de la France, pour laquelle le Sahel demeure un espace clé dans la lutte contre les groupes terroriste liés à Al-Qaïda ou à l’État islamique, considérés comme une menace potentielle pour l’Europe.

La crainte d’une déstabilisation de l’Afrique de l’Ouest

Depuis 2013, Paris présente la bande sahélo-saharienne comme un « front avancé » contre le terrorisme international. Une lecture sécuritaire qui continue de structurer la politique française dans la région, même après la fin officielle de ses grandes opérations militaires, pour leur inefficacité sur ces sols africains et leur inadaptation aux enjeux des conflits qui menacent ces régions.

Pour les stratèges français, l’enjeu dépasse largement les frontières du Sahel. L’une des principales inquiétudes concerne l’extension des violences vers les pays du golfe de Guinée, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire ou le Ghana, dont la plupart —selon des experts sécuritaires de la région — constitueraient des bases-arrières pour les groupes terroristes. En effet, selon international Crisis group, bien que des attaques ne soient pas encore enregistrées sur le sol de ces pays du golfe, il faut comprendre que les terroristes sont bien présents puisqu’ils se retirent dans ces zones pour se reposer ou se soigner. Certains États auraient même signé des sortes de pacte de non-agression avec ces groupes afin de leur servir de refuge. 

Cette hypothèse d’une « contagion » terroriste transformerait une crise sahélienne en crise régionale majeure. C’est pourquoi Paris continuerait de soutenir, politiquement et diplomatiquement, les initiatives de coopération sécuritaire dans la région. Mais tout observateur averti sait que cette explication n’est que de la poudre de perlimpinpin. Car la réalité est bien tout autre. Il s’agit bien de la défense des intérêts particuliers de la France. 

Cependant, c’est cet aspect du terrorisme que la France d’Emmanuel Macron refuse de dire à la face du monde. Le terrorisme — au nom duquel elle tentait de maintenir les pays du sahel sous perfusion de façon éternelle — est bien une crise entretenue et soutenue par elle. Il ne s’agit point là d’une vilaine théorie du complot, mais plutôt l’exposition des dessous d’une diplomatie erronée depuis des années. La France jouait juste au pompier pyromane depuis tous ces temps passés au chevet des pays du sahel, qui ont réussi à se réveiller finalement de leur « sommeil dogmatique », dans laquelle la communauté internationale les avait maintenus prisonnier.  

Des intérêts économiques et énergétiques en jeu

Le Sahel représente également un enjeu économique non négligeable pour la France. Pendant longtemps, le Niger a été l’un des principaux fournisseurs d’uranium alimentant le parc nucléaire français. Même si les équilibres ont évolué ces dernières années, la sécurisation des ressources stratégiques et des investissements demeure un facteur important dans l’attention portée par Paris à la région.

Au-delà des matières premières, les entreprises françaises restent présentes dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, les télécommunications ou encore les projets de développement.

La présence française dans ces États s’est souvent caractérisée, sur le plan économique, par une extraversion des richesses. Ce système a longtemps fait de ces pays de grands producteurs de matières premières, mais rarement des acteurs de leur transformation. Ainsi, plus ils produisent, plus ils semblent s’appauvrir et exprimer le besoin d’aide humanitaire. Paradoxalement, ces aides proviennent souvent des richesses qu’ils ont eux-mêmes produites, exportées à l’état brut, puis transformées ailleurs avant d’être réintroduites sous forme d’assistance ou revendues à un coût plus élevé. Cette dynamique explique aussi la multiplication des ONG, notamment françaises et de leurs partenaires, intervenant dans le domaine humanitaire pour porter assistance à des populations confrontées à une pauvreté que certains estiment structurellement entretenue. 

« Ils ont fait de nos pays des consommateurs et non des producteurs », déplorait le président malien de la transition, le général Assimi Goïta, tout en expliquant que leur engagement sur la voie de la souveraineté économique en vue de faire sortir le pays de cette spirale. Dans une interview accordée aux médias nationaux et internationaux à l’occasion du 1eranniversaire de la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le 2 avril 2026, le président du Faso, le captaine Ibrahim Traoré exhortait les journalistes à une fouille sur les activités réeelles des ONG dans les pays du sahel. Aussi expliquait-il la raison fondamentale de la politique du consommé local et du soutien aux petites entreprises évoluant dans ce secteur. Le but est de diminuer les exportations tout en encourgeant la production locale.  

À ce propos, une réflexion de Platon vient à l’esprit, notamment sa célèbre métaphore du berger, utilisée pour définir la justice et le rôle du dirigeant. Selon le philosophe grec, le berger doit agir pour le bien de son troupeau et non pour son propre intérêt ; autrement, il cesse d’être un véritable berger pour devenir un simple mercenaire. Appliquée au contexte de notre réflexion, cette métaphore conduit à considérer que la présence française au Sahel a davantage servi les intérêts stratégiques de la France que ceux des États et des populations de la région.

Un héritage postcolonial difficile à dépasser

La dimension migratoire joue également un rôle central. Pour la France et l’Union européenne, la stabilité du Sahel est souvent associée à la gestion des flux migratoires vers l’Europe. Dans cette logique, la région est devenue un espace stratégique de coopération avec les États africains pour tenter de contrôler les routes migratoires reliant l’Afrique subsaharienne à la Méditerranée.

L’histoire pèse lourd dans la relation entre la France et le Sahel. Les pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger faisaient autrefois partie de l’empire colonial français. Cet héritage explique en partie la densité des liens militaires, linguistiques et économiques qui se sont maintenus après les indépendances.

Mais cette histoire nourrit aussi une défiance croissante. Dans plusieurs capitales sahéliennes, la présence française se traduit par la perpétuation d’une forme d’ingérence ou de néocolonialisme, hérités de la période coloniale, restent un sujet de débat depuis les indépendances des années 1960. Dans la vie politique de ces États, la main invisible de la France a longtemps été dénoncée, notamment lors de certains processus électoraux. 

De nombreux coups d’État survenus dans la région sont également attribués, par certains observateurs, à l’influence de Paris, accusé d’avoir soutenu ou facilité des changements de régime lorsque l’orientation politique de certains dirigeants ne correspondait plus à ses intérêts stratégiques. Cette perception renvoie à plusieurs épisodes de l’histoire politique africaine, notamment le renversement de Modibo Keïta au Mali en 1968, les tensions avec la Guinée de Sékou Touré après l’indépendance, ou encore l’intervention internationale en 2011 en Libye, qui s’est soldée par la mort de Mouammar Kadhafi.

Une rivalité géopolitique accrue

La présence française dans la région s’est également heurtée ces dernières années à la montée en puissance d’autres acteurs internationaux. La Russie, la Turquie ou encore la Chine renforcent leurs partenariats sécuritaires, économiques ou diplomatiques avec les États sahéliens. Pour Paris, cette recomposition géopolitique représente un défi majeur. La perte d’influence dans certains pays du Sahel est souvent analysée comme un recul stratégique.

Le Sahel est aussi devenu un enjeu de crédibilité pour la diplomatie française. La France a longtemps été le principal moteur de la mobilisation internationale dans la région, notamment en cherchant à impliquer ses partenaires européens dans la gestion de la crise sécuritaire — souvent pour ses propres intérêts. Car certains observateurs rapportent que des financements étaient débloqués, notamment pour le G5 Sahel, sans qu’ils atteignent les pays sahéliens, censés être pourtant les véritables bénéficiaires. Mais si elle venait à reconnaître un échec total dans le dossier sahélien, cela pourrait fragiliser son rôle de puissance d’initiative sur d’autres dossiers internationaux. C’est pourquoi elle tente tous les voies et moyens pour revenir dans ces États. 

L’inertie de l’appareil politico-militaire

Au fil des années, les opérations au Sahel ont profondément marqué l’appareil militaire et diplomatique français. De nombreux responsables ont construit leur expérience et leur légitimité sur ces engagements. Cette réalité institutionnelle contribue à maintenir la région au cœur des priorités stratégiques françaises, même après la réduction drastique de la présence militaire.

Plusieurs centres de recherche et ONG soulignent un décalage entre les objectifs affichés par Paris — stabilisation, développement, lutte contre le terrorisme — et les résultats obtenus sur le terrain. La France peine encore à redéfinir complètement sa stratégie africaine, restant en partie prisonnière des cadres d’analyse forgés au début des années 2010.

Au-delà des considérations sécuritaires ou économiques, le Sahel est devenu un symbole. L’évolution de la situation dans la région constitue une preuve palpable de l’échec de la France. Là où elle a échoué, ces États, en s’appuyant sur leurs propres forces armées, réussissent à instaurer la paix et la stabilité, en moins de temps. 

Pour une partie de la classe politique et stratégique française, abandonner totalement le théâtre sahélien reviendrait à accepter un recul de son influence mondiale. Malgré les ruptures diplomatiques avec plusieurs capitales sahéliennes, le Sahel continue donc d’occuper une place centrale dans les discours et les stratégies de Paris.

A.D

16 avril 2026 0 comments
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Masque
A la UneSeko ni Donko

Pourquoi les arts vivants du Mali séduisent-ils les musées occidentaux ?

by Sahel Tribune 16 avril 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À travers une exposition exceptionnelle au Musée des Confluences de Lyon, mettant à l’honneur plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments traditionnels, le Mali voit son patrimoine vivant rayonner sur la scène internationale. Une vitrine qui s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation culturelle et de réaffirmation identitaire.

À Musée des Confluences, le fleuve Niger s’invite au cœur de l’Europe. Plus d’une centaine de masques, marionnettes et instruments y sont exposés dans une scénographie immersive, conçue pour restituer l’essence même des cérémonies traditionnelles maliennes. Chant, danse et mouvements y sont suggérés, redonnant vie à des objets longtemps restés en marge des grandes collections muséales.

Une donation révélatrice d’un intérêt renouvelé

Ces pièces, issues des cultures des peuples bozo, somono, marka et bamanan, témoignent d’une richesse artistique et symbolique profondément ancrée dans les sociétés riveraines du Niger, notamment dans la région de Ségou. Longtemps négligées en raison de leur caractère relativement récent, elles trouvent aujourd’hui une reconnaissance nouvelle, à la mesure de leur valeur culturelle.

Au cœur de cette exposition, la donation du couple de collectionneurs Sonia et Albert Loeb marque un tournant. Héritier d’une tradition artistique liée aux avant-gardes européennes, notamment à travers la figure de son père, Pierre Loeb, Albert Loeb s’est progressivement tourné vers l’Afrique de l’Ouest, fasciné par la vitalité de ses expressions culturelles.

Leur découverte des arts maliens, au début des années 2000, s’est transformée en un engagement durable. Multipliant les séjours au Mali, ils ont tissé des liens étroits avec les communautés locales, contribuant parallèlement à des initiatives sociales dans les domaines de l’éducation et de la santé.

Une reconnaissance internationale du patrimoine malien

Cette exposition ne se limite pas à une simple mise en valeur esthétique. Elle participe d’un mouvement plus large de reconnaissance du patrimoine culturel africain contemporain, longtemps relégué derrière les œuvres dites « classiques » ou anciennes.

Pour le Mali, cette visibilité internationale constitue un levier stratégique. Elle renforce son image de terre de culture et de créativité, au-delà des défis sécuritaires et économiques. En mettant en lumière des expressions artistiques liées aux pratiques sociales et rituelles, elle souligne le rôle central de la culture dans la cohésion des communautés.

Dans un contexte de refondation nationale, les autorités maliennes accordent une importance croissante à la valorisation du patrimoine culturel. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté, où la culture devient un vecteur d’affirmation identitaire et de rayonnement international. 

La culture comme pilier de souveraineté

Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. « La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre. », stipule l’article 64 de la Charte.  

2025 avait été décrété « l’année de la culture » pour la valorisation du patrimoine culturel du pays. La période 2026-2027 vient aussi d’être décrété « année de l’éducation et de la culture », avec pour ambition des autorités maliennes est la formation d’« un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ». Mais aussi il s’agit d’engager « un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain », pour une « prospérité partagée ». Les autorités maliennes de la transition, depuis leur arrivée au pouvoir, ont fait de la culture le fondement de la renaissance malienne. 

En vue de structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques, les autorités maliennes ont lancé, le 8 avril 2026, le projet « Malidenya ». Un projet qui prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali. Il est « conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne », lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres. 

Du fleuve Niger aux scènes du monde

La promotion des valeurs du « Maaya » et du « Dambé », ainsi que le soutien aux industries culturelles et créatives, traduisent cette volonté de faire de la culture un pilier du développement. À ce titre, les initiatives internationales comme celle de Lyon apparaissent comme des prolongements naturels de la politique culturelle nationale.

Au-delà des vitrines du musée, c’est toute une vision du Mali qui se déploie : celle d’un pays riche de ses traditions, capable de les inscrire dans la modernité et de les partager avec le monde. Les masques, marionnettes et instruments exposés ne sont pas de simples objets : ils incarnent une mémoire vivante, un langage artistique et une identité collective.

En s’invitant dans les grandes institutions culturelles internationales, le Mali confirme ainsi que sa culture, loin d’être figée, est en mouvement — à l’image du fleuve Niger qui la traverse et l’inspire.

Oumarou Fomba 

16 avril 2026 0 comments
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N'té Ntala !
A la UneSécuritéVidéo

« N’té-N’tala » : et si la lutte contre le terrorisme se jouait d’abord dans les esprits ?

by Sahel Tribune 15 avril 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face à la persistance de la menace terroriste, depuis plus d’une décennie, une nouvelle voix s’élève au Mali, portée par la jeunesse elle-même. À travers le slogan « Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) », une initiative citoyenne entend déconstruire les récits extrémistes et offrir des alternatives concrètes à une génération exposée aux risques de radicalisation.

« Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué ». Cette déclaration du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, en 2021, résonne encore dans la tête de la jeunesse malienne. Face à l’insécurité, dont la lutte constitue la priorité numéro un des autorités maliennes, la jeunesse ne souhaite plus rester les bras croisés. « La jeunesse ne vous laissera pas échouer, monsieur le président », semble désormais dire en substance cette jeunesse de plus en plus engagée pour le retour de la paix. 

Dans un contexte sécuritaire toujours fragile, la lutte contre le terrorisme au Mali ne se joue plus uniquement sur le terrain militaire. Elle s’étend désormais à un autre front, tout aussi décisif : celui des esprits. Face à cette guerre cognitive, la jeunesse s’implique à travers l’initiative citoyenne « Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) », un mouvement de sensibilisation destiné à dissuader les jeunes de rejoindre les groupes extrémistes.

Déconstruire les récits de la radicalisation

Portée par des acteurs de la société civile, cette campagne cible en priorité les jeunes de 15 à 35 ans, notamment dans les zones les plus exposées à l’influence des groupes armés. Elle s’inscrit en appui aux efforts des Forces armées maliennes, en agissant en amont, là où se construisent les choix individuels.

Au cœur de l’initiative, c’est la conviction que le terrorisme prospère sur la manipulation. Les groupes extrémistes exploitent les frustrations sociales, les vulnérabilités économiques et les aspirations identitaires pour recruter.

À travers « N’té-N’tala », les initiateurs entendent déconstruire ces discours en mettant en lumière les mensonges qui les sous-tendent. Promesses de richesse, d’honneur ou de justice sociale. Autant d’arguments qui, une fois confrontés à la réalité, se révèlent illusoires.

Réhabiliter les valeurs du vivre-ensemble

La campagne insiste ainsi sur la nécessité de développer un esprit critique chez les jeunes, afin qu’ils puissent identifier et rejeter les tentatives d’endoctrinement.

Au-delà de la déconstruction, l’initiative s’appuie sur un socle de valeurs profondément ancrées dans la société malienne : le « Maaya » (humanisme) et le « Dambé » (dignité).

Dans un pays marqué par une riche diversité culturelle, « N’té-N’tala » promeut la tolérance, la solidarité et la cohésion sociale comme remparts contre l’extrémisme. Il s’agit de rappeler que l’identité malienne s’est historiquement construite sur le dialogue et le vivre-ensemble, à rebours des logiques de violence et d’exclusion.

Montrer les conséquences réelles du terrorisme

L’un des axes majeurs de la campagne consiste à exposer les conséquences concrètes du terrorisme sur les individus et les communautés. Derrière les discours idéologiques se cachent des réalités brutales : pertes humaines, déplacements de populations, destruction des infrastructures, traumatisme psychologique.

En mettant en avant ces impacts, « N’te-N’tala » cherche à briser toute forme de fascination ou de banalisation de la violence. Le message est de faire comprendre que rejoindre un groupe terroriste, c’est participer à la destruction de sa propre société.

Mais sensibiliser ne suffit pas. Encore faut-il proposer des perspectives. Consciente de cet enjeu, l’initiative met en avant des alternatives positives : accès à l’éducation, insertion professionnelle, engagement communautaire.

Un slogan comme acte d’engagement

L’objectif est de redonner aux jeunes des raisons d’espérer et de s’investir dans des trajectoires constructives. Dans un contexte où le chômage et le manque d’opportunités alimentent les frustrations, ces alternatives constituent un levier essentiel de prévention.

« Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) » n’est pas qu’un simple slogan. Il s’agit d’une déclaration d’intention, d’un acte de résistance individuelle face à la pression des groupes extrémistes.

En affirmant leur refus, les jeunes deviennent acteurs de leur propre protection, mais aussi de celle de leur communauté. Le slogan incarne ainsi une prise de position claire : celle d’une jeunesse qui choisit la paix plutôt que la violence.

Une bataille décisive pour l’avenir

Dans un pays confronté à des défis sécuritaires complexes, l’émergence d’initiatives citoyennes comme « N’té-N’tala »témoigne d’une évolution des stratégies de lutte contre le terrorisme. Elle souligne que la réponse ne peut être uniquement militaire, mais doit également être sociale, culturelle et éducative.

En mobilisant la jeunesse autour d’un message simple et puissant, cette initiative ouvre une nouvelle voie : celle d’une résistance par la conscience et l’engagement. Car, au-delà des armes, c’est bien dans les esprits que se joue l’avenir du Mali.

A.D

15 avril 2026 0 comments
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Idrissa Bakary Diarra
Actu

INPS : Bakary Idrissa Diarra à l’écoute du terrain pour relancer la machine

by Sahel Tribune 15 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En tournée dans les communes V et VI de Bamako, le directeur général de l’INPS, Bakary Idrissa Diarra, imprime sa méthode : écoute du terrain, exigence de performance et rigueur budgétaire. Une visite qui révèle à la fois les ambitions de réforme et les défis structurels de l’institution.

Le directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Bakary Idrissa Diarra, a poursuivi le 14 avril 2026 sa tournée de prise de contact au sein des agences principales des communes V et VI du district de Bamako. Une démarche qui s’inscrit dans une volonté affichée de mieux cerner les réalités du terrain, tout en amorçant une dynamique de redressement axée sur la performance et la discipline.

Une tournée placée sous le signe de l’écoute

Accueillie par les responsables locaux, la délégation conduite par le DG a multiplié les échanges avec les chefs de division avant de rencontrer les agents dans les salles de réunion des différentes agences, indique l’institution sur sa page Facebook. Comme lors des précédentes étapes, une minute de silence a été observée en hommage aux collègues disparus, ainsi qu’aux victimes civiles et militaires du contexte sécuritaire.

Dans ses interventions, Bakary Idrissa Diarra a tenu à rappeler la mission première de l’INPS : la satisfaction des assurés. « Nous sommes venus, nous avons pris de bonnes notes et il y aura des résultats », a-t-il assuré, tout en soulignant qu’aucune décision précipitée ne serait prise sans une compréhension fine des besoins.

Des contraintes structurelles persistantes

Sur le terrain, les réalités exposées par les agents mettent en lumière des difficultés bien connues. En commune V, les problèmes d’infrastructures et les coupures d’électricité affectent le fonctionnement des services, poussant les responsables à plaider pour un recours accru à l’énergie solaire.

Dans les deux communes, les besoins en ressources humaines, en équipements informatiques, en espaces de travail et en mobilier ont également été évoqués. Autant de contraintes qui pèsent sur la qualité du service rendu aux assurés.

À l’inverse, l’agence principale de la commune VI s’est distinguée par ses performances, présentée comme une structure pilote par ses responsables, une appréciation confirmée par la direction des structures déconcentrées.

Discipline et productivité au cœur du discours

Face à ces défis, le discours de la direction générale se veut clair : améliorer la productivité passe aussi par une meilleure discipline interne. Le conseiller technique, Bouna Ayad, a ainsi exhorté les agents à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs assignés.

Le DG, pour sa part, a insisté sur le rôle de chaque agent dans la chaîne de performance de l’institution. Il a rappelé les exigences en matière de ponctualité, d’assiduité et de qualité d’accueil des usagers, tout en appelant à recentrer l’action sur les besoins des assurés.

Dans le même temps, il a tenu à couper court aux rumeurs circulant au sein des services, précisant qu’aucun recrutement ni licenciement n’était à l’ordre du jour. La délégation s’est également rendue au Centre médical inter-entreprises (CMIE) de Faladié, où les échanges avec le personnel médical ont porté sur la nécessité de concilier mission sociale et viabilité économique.

Cap sur la rigueur budgétaire

Ce passage illustre une problématique plus large : comment maintenir un service public accessible tout en maîtrisant les coûts dans un contexte budgétaire contraint ?

Au terme de cette visite, le message du directeur général se résume en une ligne directrice : la maîtrise des dépenses. Une orientation qui traduit une volonté de rationaliser le fonctionnement de l’INPS, sans pour autant renoncer à sa mission sociale.

Dans un contexte où les institutions publiques sont appelées à plus d’efficacité, cette tournée pourrait marquer une première étape vers une réforme plus globale. 

A.D

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Vie de couple
A la UneÉchos d'amour

Peut-on encore construire un couple durable aujourd’hui ?

by Sahel Tribune 15 avril 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Par-delà les chiffres, c’est une transformation profonde de la société malienne qui se joue. L’augmentation du taux de divorce, désormais supérieure à celui des mariages dans certaines zones urbaines, n’est pas un simple fait divers sociologique : c’est un symptôme. Un signal d’alerte sur l’état du lien conjugal, mais aussi sur l’évolution des valeurs, de l’éducation et des rapports sociaux au Mali.

Les données sont sans équivoque. Plus de 8 130 divorces ont été enregistrés en 2022 dans les six communes du district de Bamako, contre 6 950 mariages la même année. À cela s’ajoute une pression croissante sur les juridictions, avec plus de 150 dossiers traités chaque semaine, selon certaines sources. Même si des variations apparaissent d’une année à l’autre, la tendance globale reste préoccupante : le divorce s’installe durablement dans le paysage social. Mais derrière ces chiffres, que faut-il réellement comprendre ?

Une fragilisation du lien conjugal

Le mariage, dans sa conception traditionnelle, repose sur un équilibre fragile : celui d’un engagement nourri dans le temps. L’amour, souvent invoqué comme point de départ, ne saurait suffire à lui seul. Il doit être entretenu, consolidé, réaffirmé à travers les actes du quotidien.

Or, les réalités contemporaines montrent une érosion progressive de ces fondements. Les conflits non résolus, le manque de respect, les violences verbales ou encore l’absence d’attention contribuent à fragiliser les relations. Le couple devient alors un espace de tension plutôt que de construction. Cette évolution interroge notre capacité collective à préserver les bases essentielles du vivre-ensemble.

L’éducation, clé de voûte du vivre-ensemble

Toute société repose sur des normes. Et ces normes ne tiennent que par l’éducation. Celle reçue dans la famille, consolidée dans l’espace social et renforcée par l’école.

L’individu est le produit de ces trois cercles. Lorsqu’ils sont solides et cohérents, ils favorisent l’équilibre. Lorsqu’ils sont fragilisés, c’est l’ensemble de l’édifice social qui vacille. 

La vie de couple n’échappe pas à cette règle. Elle exige des concessions, une capacité à renoncer à une part de sa liberté individuelle au profit d’un projet commun. Cette discipline n’est pas innée : elle s’apprend.

Le problème, aujourd’hui, est que cette éducation semble de plus en plus fragmentée, voire concurrencée par d’autres influences. Aujourd’hui, l’espace social semble prendre le dessus aussi sur le familial que sur l’école, livrant ainsi l’éducation des enfants à eux-mêmes. 

L’impact des transformations sociales et numériques

Les nouveaux canaux de communication redéfinissent les référentiels. Ils diffusent des modèles, parfois déconnectés des réalités locales, qui influencent les perceptions du couple, de l’autorité et de la liberté individuelle.

Cette exposition permanente peut créer des attentes irréalistes ou des incompréhensions profondes sur le fonctionnement du mariage. Elle alimente également une forme de rigidité intellectuelle. Chacun s’enferme dans ses certitudes, persuadé de détenir la vérité. La communication devient un idéal puisque chaque partie reste plus concentrer sur son smartphone, se connectant ainsi à des réalités en déphasage avec son milieu de vie. 

La vie conjugale exige précisément l’inverse : ouverture, écoute, capacité à se remettre en question. Ce principe cardinal du « rationalisme critique » est de plus en plus absent dans les foyers où la femme accorde de moins en moins de considération au chef de famille à qui l’éducation et l’entretien des enfants incombe. Nous assistons à une véritable inversion des valeurs qui a de la peine à passer.  

Sortir des certitudes pour reconstruire le couple

La famille demeure la première cellule d’organisation sociale. Elle est le lieu où se transmettent les valeurs, où s’apprennent les règles du vivre-ensemble. Mais ce socle est aujourd’hui en recomposition. Les repères évoluent, les rôles se redéfinissent, les équilibres traditionnels sont questionnés. Cette mutation, si elle n’est pas accompagnée, peut générer des tensions et des incompréhensions au sein du couple.

Car toute organisation sociale repose sur un minimum de règles partagées. Lorsque ces règles ne sont plus clairement définies ou acceptées, la stabilité devient difficile à maintenir.

Face à cette situation, une évidence s’impose : le problème n’est pas seulement juridique ou institutionnel. Il est avant tout culturel et éducatif. Il appelle une remise en question collective. Une capacité à sortir des postures figées, à accepter la critique, à apprendre de l’autre.

Réapprendre à faire société

Le couple ne peut survivre sans effort mutuel. Il ne peut prospérer sans respect réciproque. Il ne peut durer sans une volonté partagée de construire, malgré les imperfections inhérentes à toute existence humaine.

La montée des divorces au Mali n’est donc pas une fatalité. Elle est le reflet d’une société en transition, confrontée à des mutations rapides. Mais elle peut aussi être une opportunité : celle de repenser les bases du vivre-ensemble, de réhabiliter l’éducation comme pilier central, et de redonner au couple sa dimension de projet commun.

Car au fond, la question est simple : voulons-nous subir ces transformations ou les comprendre pour mieux les maîtriser ? La réponse déterminera, sans doute, l’avenir du lien social au Mali.

Oumarou Fomba

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Office du Niger
ActuÉconomie

Au Mali, l’Office du Niger face à l’équation production–financement

by Sahel Tribune 14 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au cœur des enjeux de souveraineté alimentaire, l’Office du Niger affine sa gouvernance. Réuni le 14 avril à Bamako, son Comité de gestion a passé au crible les performances du premier trimestre 2026 et esquissé les priorités à venir, entre contraintes conjoncturelles et ambitions structurelles.

La première réunion du Comité de gestion de l’exercice 2026 de l’Office du Niger s’est tenue ce mardi 14 avril 2026 à Bamako, sous la présidence de son Président Directeur Général, Dr Samba Bocary Tounkara. Cette rencontre stratégique a permis d’évaluer les performances du premier trimestre, tout en jetant les bases des prochaines échéances agricoles dans un contexte marqué par des contraintes sécuritaires et énergétiques persistantes.

À l’ordre du jour figuraient l’adoption du procès-verbal de la dernière réunion de 2025 et l’examen du niveau d’exécution des recommandations formulées à cette occasion. Les membres du Comité ont également pris connaissance des conclusions des sessions du Conseil d’administration tenues les 7 et 8 avril 2026, offrant ainsi une lecture actualisée des orientations stratégiques de l’institution.

Contre-saison agricole : des avancées sous contraintes

La question du recouvrement de la redevance-eau a occupé une place centrale dans les débats. Les données arrêtées aux 31 mars et 10 avril 2026 ont mis en évidence l’importance de cette ressource pour assurer l’équilibre financier de l’Office du Niger. Dans un contexte de tensions budgétaires, l’amélioration de ce recouvrement apparaît comme un levier essentiel de résilience institutionnelle.

Le Comité s’est également penché sur l’état d’avancement de la contre-saison agricole 2025-2026. Les discussions ont porté sur les superficies exploitées, les niveaux de production attendus ainsi que les difficultés rencontrées, notamment en matière d’accès aux intrants et d’encadrement technique. Ces contraintes structurelles continuent de peser sur les performances globales du secteur.

Préparer la prochaine campagne dans un contexte incertain

Dans une logique d’anticipation, les participants ont examiné les dispositions à prendre pour assurer un bon démarrage de la campagne agricole 2026-2027. Les défis liés à la disponibilité du carburant, dans un contexte de crise énergétique, ainsi que les contraintes sécuritaires ont été largement évoqués. L’accent a été mis sur la nécessité de garantir l’accès aux intrants et de poursuivre les travaux d’entretien prévus dans le Programme Annuel d’Entretien (PAE) 2026.

La réunion a également permis d’aborder l’état d’exécution des travaux inscrits dans le PAE 2025, dont certains restent inachevés. Des propositions ont été formulées afin d’accélérer leur mise en œuvre et d’optimiser la gestion des projets en cours, dans une perspective d’amélioration continue des performances opérationnelles.

Une ambition de transformation à long terme

Au-delà des enjeux immédiats, les échanges ont porté sur la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger (SDG-ON) ainsi que sur le Plan d’action pour le renouveau de l’institution. Ces outils traduisent une volonté affirmée de modernisation et de transformation structurelle, visant à renforcer le rôle central de l’Office dans le développement agricole du Mali.

Avec cette première réunion de l’année, l’Office du Niger confirme sa détermination à concilier gestion rigoureuse, adaptation aux contraintes conjoncturelles et projection stratégique à long terme. Dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie, l’efficacité de cette institution reste un enjeu clé pour la sécurité alimentaire nationale.

Oumarou Fomba 

14 avril 2026 0 comments
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Le Général Malick Diaw, président du CNT
ActuPolitique

Session ordinaire d’avril du CNT : 32 textes en examen pour refonder l’État

by Ibrahim Kalifa Djitteye 14 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT) s’est ouverte le 13 avril au Centre international de conférences de Bamako. Prévue pour durer quatre-vingt-dix jours, elle marque une étape importante dans la vie institutionnelle du pays. Le CNT, organe législatif de la Transition, se prépare à examiner trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux, inscrits à l’ordre du jour pour renforcer le cadre juridique et administratif du Mali.  

Conformément à la Constitution, cette session parlementaire, prévue pour une durée maximale de 90 jours, sera consacrée à l’examen de trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux. Parmi les projets de loi figurent des textes relatifs au Conseil supérieur de la magistrature, à la Police nationale, à la Protection civile, au statut général des fonctionnaires, ainsi qu’à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Ces réformes visent à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel du pays.  

Une session législative décisive 

Le général Diaw a exhorté les membres du CNT à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’un sens élevé de l’intérêt national. Il a rappelé que le peuple malien attend du dévouement, de la probité et une gouvernance exemplaire. Le président du CNT a également mis l’accent sur le rôle de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, considérés comme des leviers essentiels de bonne gouvernance et de transparence. L’objectif est d’inscrire l’action parlementaire dans une logique de résultats concrets.  

Parmi les textes en examen, figurent notamment le projet de loi organique fixant les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la ratification de l’ordonnance portant création de la Direction générale de la Police nationale, celle de la Direction générale de la Protection civile, ainsi que la modification de la loi régissant les activités physiques et sportives. Ont également été adoptés le statut général des fonctionnaires, la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales, ainsi que la modification de la loi relative au fonds national d’appui aux Collectivités territoriales.  

Des réformes au service de la nation 

Le président du CNT a salué l’initiative du chef de l’État, le général Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture ». Cette décision s’inscrit dans la Vision Mali Kura et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable. L’éducation et la culture sont présentées comme des piliers de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale. Le CNT entend accompagner cette dynamique en valorisant le rôle des universités et des institutions éducatives dans l’éclairage des politiques publiques.  

Sur le plan sécuritaire et géopolitique, le général Diaw a évoqué la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), qu’il considère comme une réponse stratégique aux défis communs de la région. Il a dénoncé certaines ingérences extérieures dans les affaires des États membres et affirmé que l’AES s’impose désormais comme un acteur clé sur la scène internationale. Le CNT a promis une réponse ferme aux résolutions jugées intrusives adoptées par des parlements étrangers concernant les affaires internes des pays sahéliens.  

Un pays face à ses défis sécuritaire et économique exigeant  

Le président du CNT a également abordé les défis économiques et sociaux, notamment les incendies récurrents dans les marchés et centres commerciaux, ainsi que les effondrements de bâtiments. Il a appelé à des mesures structurelles et durables pour renforcer la prévention et la sécurité. Sur le plan énergétique, il a encouragé le gouvernement à explorer les énergies renouvelables afin d’assurer un approvisionnement stable et durable, tout en soutenant les efforts pour garantir la souveraineté alimentaire par la modernisation de l’agriculture et la protection de l’élevage.  

Enfin, le général Diaw a rendu hommage aux Forces armées maliennes pour leur engagement patriotique et aux opérateurs économiques qui assurent l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré les risques. Il a appelé à la cohésion nationale, à la solidarité et à la vigilance face aux campagnes de désinformation. En citant Gandhi, il a invité les parlementaires et les citoyens à produire une nouvelle histoire pour le Mali, transformant les difficultés en atouts. La session ordinaire d’avril 2026 s’annonce ainsi déterminante pour l’avenir du pays.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

14 avril 2026 0 comments
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