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Le Général Malick Diaw, président du CNT
ActuPolitique

Session ordinaire d’avril du CNT : 32 textes en examen pour refonder l’État

by Ibrahim Kalifa Djitteye 14 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT) s’est ouverte le 13 avril au Centre international de conférences de Bamako. Prévue pour durer quatre-vingt-dix jours, elle marque une étape importante dans la vie institutionnelle du pays. Le CNT, organe législatif de la Transition, se prépare à examiner trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux, inscrits à l’ordre du jour pour renforcer le cadre juridique et administratif du Mali.  

Conformément à la Constitution, cette session parlementaire, prévue pour une durée maximale de 90 jours, sera consacrée à l’examen de trente-deux textes, dont vingt-quatre nouveaux. Parmi les projets de loi figurent des textes relatifs au Conseil supérieur de la magistrature, à la Police nationale, à la Protection civile, au statut général des fonctionnaires, ainsi qu’à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Ces réformes visent à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel du pays.  

Une session législative décisive 

Le général Diaw a exhorté les membres du CNT à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’un sens élevé de l’intérêt national. Il a rappelé que le peuple malien attend du dévouement, de la probité et une gouvernance exemplaire. Le président du CNT a également mis l’accent sur le rôle de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, considérés comme des leviers essentiels de bonne gouvernance et de transparence. L’objectif est d’inscrire l’action parlementaire dans une logique de résultats concrets.  

Parmi les textes en examen, figurent notamment le projet de loi organique fixant les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, la ratification de l’ordonnance portant création de la Direction générale de la Police nationale, celle de la Direction générale de la Protection civile, ainsi que la modification de la loi régissant les activités physiques et sportives. Ont également été adoptés le statut général des fonctionnaires, la création de la Société de Patrimoine minier du Mali et de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales, ainsi que la modification de la loi relative au fonds national d’appui aux Collectivités territoriales.  

Des réformes au service de la nation 

Le président du CNT a salué l’initiative du chef de l’État, le général Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture ». Cette décision s’inscrit dans la Vision Mali Kura et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable. L’éducation et la culture sont présentées comme des piliers de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale. Le CNT entend accompagner cette dynamique en valorisant le rôle des universités et des institutions éducatives dans l’éclairage des politiques publiques.  

Sur le plan sécuritaire et géopolitique, le général Diaw a évoqué la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), qu’il considère comme une réponse stratégique aux défis communs de la région. Il a dénoncé certaines ingérences extérieures dans les affaires des États membres et affirmé que l’AES s’impose désormais comme un acteur clé sur la scène internationale. Le CNT a promis une réponse ferme aux résolutions jugées intrusives adoptées par des parlements étrangers concernant les affaires internes des pays sahéliens.  

Un pays face à ses défis sécuritaire et économique exigeant  

Le président du CNT a également abordé les défis économiques et sociaux, notamment les incendies récurrents dans les marchés et centres commerciaux, ainsi que les effondrements de bâtiments. Il a appelé à des mesures structurelles et durables pour renforcer la prévention et la sécurité. Sur le plan énergétique, il a encouragé le gouvernement à explorer les énergies renouvelables afin d’assurer un approvisionnement stable et durable, tout en soutenant les efforts pour garantir la souveraineté alimentaire par la modernisation de l’agriculture et la protection de l’élevage.  

Enfin, le général Diaw a rendu hommage aux Forces armées maliennes pour leur engagement patriotique et aux opérateurs économiques qui assurent l’approvisionnement du pays en hydrocarbures malgré les risques. Il a appelé à la cohésion nationale, à la solidarité et à la vigilance face aux campagnes de désinformation. En citant Gandhi, il a invité les parlementaires et les citoyens à produire une nouvelle histoire pour le Mali, transformant les difficultés en atouts. La session ordinaire d’avril 2026 s’annonce ainsi déterminante pour l’avenir du pays.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

14 avril 2026 0 comments
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Livreur
ActuÉconomie

Au fil des rues de Bamako, une économie parallèle devenue vitale

by Ibrahim Kalifa Djitteye 14 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans les rues de Bamako, une autre cartographie du travail s’impose, loin des cadres officiels. À chaque carrefour, derrière chaque portail, au détour d’une livraison, des hommes et des femmes inventent de nouveaux métiers pour répondre aux urgences d’une ville en tension. Invisibles mais indispensables, ils incarnent une économie de survie devenue système, où se mêlent précarité, solidarité et capacité d’adaptation.

À l’aube comme à la tombée de la nuit, Bamako ne dort jamais vraiment. Dans ses rues poussiéreuses, entre klaxons nerveux et halos de néons tremblants, une autre ville s’écrit — discrète, laborieuse, inventive. Une ville portée par des hommes et des femmes qui n’existaient presque pas hier dans le paysage urbain : vigils omniprésents, vendeurs de data postés aux carrefours, livreurs à moto sillonnant sans relâche les artères saturées. Ils ne font pas les gros titres, mais ils tiennent la ville debout.

Les vigils, sentinelles invisibles d’une ville inquiète

Au Golf, en commune V du district de Bamako, derrière un portail métallique, Joseph Kamaté veille. Cela fait plus de cinq ans qu’il habite la résidence qu’il garde. Une petite pièce attenante lui sert de refuge, mais surtout de poste d’observation.

La nuit, il écoute. Le moindre bruit, le moindre mouvement devient un signal. « Je suis là jour et nuit. Je ne peux pas partir. Les gens ont peur », dit-il d’une voix calme, presque résignée.

Sa vie s’est déplacée ici. Il mange sur place, dort sur place, vit sur place. Sa famille est devenue une présence lointaine, suspendue à de rares visites. « C’est comme si cette maison était la mienne… mais sans les droits », lâche-t-il.

Plus loin, Moussa Togo incarne une autre figure de cette présence silencieuse. Dans son immeuble, il est bien plus qu’un gardien : un visage familier, une voix dans la nuit, un repère. « On me confie les clés, on me parle… parfois, je deviens confident », dit-il.

Mais derrière cette proximité se cache une réalité plus rude : aucune protection, aucun contrat, aucune garantie. « Quand je tombe malade, je suis seul. », déplore-t-il.

Dans ces existences en veille permanente, une contradiction persiste : indispensables, mais invisibles ; proches, mais précaires.

La data, ou l’économie de la connexion permanente

À Sabalibougou, autre quartier de la commune V, sous un soleil dur ou à la lumière des lampadaires, Mohamed Cissé tient son commerce à ciel ouvert. Plusieurs téléphones en main, il vend des gigas comme on vend de l’eau en saison sèche.

Ici, la connexion est devenue une nécessité vitale. « Les gens viennent à toute heure. Internet, c’est tout aujourd’hui », dit-il.

Étudiants, commerçants, jeunes accrochés aux réseaux sociaux : tous dépendent de cette économie informelle, fluide, instantanée. À quelques mètres, Mariam Sidibé s’arrête brièvement, casque encore sur la tête. « Sans ça, je suis coupée du monde », confie-t-elle.

Dans cette ville en mutation, la data n’est plus un luxe. C’est un fil invisible qui relie les existences, un carburant silencieux de la vie quotidienne.

Les livreurs, messagers d’une ville pressée

Sur sa moto, Moussa Traoré fend la circulation de Niamakoro Courani. Derrière lui, des plats encore chauds ; devant lui, des clients impatients. Chaque minute compte. « Les gens veulent que ça arrive vite », dit-il, essoufflé mais souriant.

Dix heures de travail par jour, parfois plus. La fatigue s’accumule, mais il continue. Parce qu’au bout de la course, il y a un sourire. Et parfois, un peu de reconnaissance.

Dans l’ombre de ces trajectoires rapides, des commerces entiers reposent sur leur efficacité. Restaurateurs, vendeurs, commerçants : tous dépendent de ces corps en mouvement.

À Garantiguibougou, Mamadou Keïta transporte des bazins et des colis, traversant quartiers et embouteillages. « Sans nous, beaucoup perdraient leurs clients », affirme-t-il.

Ils roulent vite, prennent des risques, improvisent des itinéraires. La ville devient leur terrain, leur outil, leur défi quotidien.

L’énergie livrée à domicile : les artisans de la lumière

À Kalaban-Coro, une autre scène se joue. Oumar Diallo transporte des panneaux solaires sur sa moto, fragile cargaison d’espoir dans une ville marquée par les coupures d’électricité. « Quand une maison s’allume grâce à moi, je suis fier », dit-il.

Parfois, il ne se contente pas de livrer : il installe, ajuste, explique. Face à lui, des familles qui attendent plus qu’un service : une solution. « Mes enfants peuvent étudier le soir », témoigne un père de famille.

Dans ces gestes simples, une transformation silencieuse s’opère : celle d’une autonomie énergétique naissante, portée par des travailleurs sans statut mais au cœur des transitions.

Une ville qui se réinvente par nécessité

Bamako change, non pas par grands plans, mais par ajustements quotidiens. Par ces métiers improvisés devenus essentiels. Par cette capacité à répondre, dans l’urgence, aux besoins d’une ville en tension.

Vigils pour rassurer. Revendeurs pour connecter. Livreurs pour accélérer. Techniciens improvisés pour éclairer. Derrière chacun d’eux, une même réalité : l’absence de filet, la précarité comme horizon, mais aussi une inventivité constante.

Ils ne sont pas seulement des travailleurs. Ils sont les architectes discrets d’une ville en recomposition. Et dans le tumulte de Bamako, entre poussière et lumière, ce sont eux qui, chaque jour, réinventent l’essentiel : continuer à vivre.

Ibrahim Kalifa Djitteye

14 avril 2026 0 comments
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Diplomatie
A la UnePolitique

Le réalisme diplomatique du Mali

by Sahel Tribune 14 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En diplomatie, certaines décisions prennent du temps. Celle annoncée par Bamako le 10 avril 2026, consistant à retirer la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), appartient à cette catégorie. Elle n’est ni improvisée ni circonstancielle. Elle est le produit d’une longue maturation stratégique.

Depuis 1982, le Mali reconnaissait la RASD, dans le sillage des positions adoptées par de nombreux États africains à l’époque des indépendances, lorsque le principe d’autodétermination constituait un marqueur politique majeur du continent. Mais les réalités géopolitiques ont profondément changé depuis lors. Et les États, confrontés à leurs propres défis de souveraineté et de stabilité, sont contraints d’ajuster leurs doctrines.

Défendre pour les autres ce qu’on exige pour nous-mêmes 

Pour le Mali, confronté depuis les années 1990 à des crises sécuritaires et à des mouvements à visée sécessionniste dans le nord de son territoire, la question de l’intégrité territoriale n’est pas une abstraction diplomatique. Elle est une ligne rouge politique et stratégique.

Dans ce contexte, maintenir indéfiniment une position héritée d’un autre cycle historique revenait à entretenir une ambiguïté diplomatique. Le retrait de la reconnaissance de la RASD marque donc une clarification. Bamako choisit désormais d’aligner sa politique extérieure sur un principe simple — défendre pour les autres ce qu’il exige pour lui-même.

Ce choix s’inscrit aussi dans une recomposition plus large des équilibres diplomatiques en Afrique et au Sahel. Le Mali, comme ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel, revendique désormais une politique étrangère fondée sur la souveraineté des décisions et la primauté des intérêts nationaux.

Un partenariat solide malgré les turbulences historiques 

Dans ce nouvel environnement stratégique, le rapprochement avec le Maroc marque une évolution logique. Les deux pays ont toujours entretenu des relations particulières, fondées sur des liens historiques, humains et religieux profonds. Malgré les divergences sur la question du Sahara, Rabat et Bamako ont continué à coopérer dans des secteurs essentiels : formation, diplomatie, agriculture ou lutte contre l’extrémisme violent.

Cette continuité diplomatique a souvent été décrite comme une « exception malienne » dans les relations avec le Maroc : une capacité à préserver un partenariat solide malgré un désaccord politique majeur.

Aujourd’hui, ce partenariat pourrait entrer dans une nouvelle phase. L’annonce d’une augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants maliens ou encore la levée de certaines restrictions administratives affectant les déplacements des Maliens vers le Maroc illustrent déjà les bénéfices potentiels de ce rapprochement.

L’époque des alignements automatiques est révolue 

Plus largement, la position malienne s’inscrit dans la dynamique diplomatique actuelle autour du dossier du Sahara occidental. En soutenant une solution politique dans le cadre des Nations unies, fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, Bamako rejoint une approche que plusieurs puissances internationales considèrent désormais comme la plus crédible pour sortir d’un conflit figé depuis des décennies.

En réalité, la décision malienne dit beaucoup de l’évolution du continent africain lui-même. L’époque des alignements automatiques et des solidarités idéologiques héritées de la guerre froide s’efface progressivement. Les États africains privilégient désormais des diplomaties de pragmatisme, centrées sur la sécurité, la stabilité et le développement. Le Mali vient d’en donner une illustration.

Dans un monde marqué par les recompositions géopolitiques, les États qui savent adapter leurs positions aux réalités du moment sont ceux qui renforcent le mieux leur souveraineté. En ce sens, la décision de Bamako relève moins d’un changement de cap que d’un acte de lucidité stratégique.

A.D

14 avril 2026 0 comments
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Ligue de football de Bamako
ActuSport

Ligue de Bamako : une élection sans cesse remise en cause

by Ibrahim Kalifa Djitteye 13 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La gouvernance du football bamakois s’enlise dans une crise électorale qui semble sans fin. Pour la deuxième fois en quelques semaines, la Commission d’appel des élections a annulé le scrutin destiné à désigner les dirigeants de la Ligue du District de Bamako. Cette répétition d’irrégularités traduit une fragilité institutionnelle et met en lumière l’urgence d’un processus électoral crédible, respectueux des statuts types et capable de restaurer la confiance des acteurs.  

Le 7 avril dernier, l’Assemblée générale élective organisée à l’Escale Gourmande avait pourtant semblé trancher le débat. Issa Sidibé s’était imposé avec 23 voix contre 9 pour Abdallah Baby. Mais comme lors du premier scrutin, la victoire n’a pas résisté au recours. La décision n°004 de la Commission d’appel a invalidé le résultat, donnant raison à Baby et relançant totalement le processus. Cette invalidation confirme que la régulation électorale reste un défi majeur pour la Ligue.  

Une gouvernance fragilisée par les annulations répétées  

Au cœur du litige, la participation des clubs professionnels. Selon la Commission d’appel, ils ne disposent d’aucune base légale pour voter, en raison de la caducité de l’article 89 des statuts types. Leur présence a faussé le quorum et entaché la sincérité du scrutin. Cette interprétation rappelle que la Ligue de Bamako doit rester l’affaire des clubs amateurs, véritables acteurs du championnat local. L’inclusion des professionnels apparaît comme une entorse grave aux règles établies.  

La Commission d’appel reproche aussi à la Commission électorale d’avoir géré la reprise du processus de manière partielle. Après l’annulation du premier vote, il aurait fallu relancer entièrement la procédure, avec de nouveaux mandats et délégués. Or, les corrections apportées se sont limitées à des ajustements jugés illégaux. Cette approche minimaliste a nourri la contestation et renforcé l’impression d’un processus biaisé, compromettant la légitimité des instances.  

Les clubs professionnels au centre des critiques  

Autre irrégularité majeure : l’atteinte aux droits des clubs de 2e division. Ces derniers, piliers du championnat amateur, ont été marginalisés dans le processus. La Commission d’appel rappelle qu’ils sont membres légitimes de la Ligue et doivent bénéficier du droit de vote. Leur exclusion partielle traduit une gouvernance qui peine à reconnaître l’importance de la base, pourtant essentielle à la vitalité du football local.  

Avec cette nouvelle annulation, le message est clair : les règles doivent être respectées dans leur intégralité. La reprise du scrutin devra se faire dans le strict respect des statuts types, notamment les articles 11.1, 13.1 et 21.2. L’enjeu dépasse la simple élection : il s’agit de restaurer la crédibilité d’une institution fragilisée et de garantir un processus électoral transparent et conforme aux textes.  

En attendant, l’incertitude persiste. La gouvernance du football bamakois se retrouve suspendue, dans un contexte où les acteurs réclament plus de clarté et de justice. Cette crise illustre l’urgence d’une réforme profonde des pratiques électorales, afin que la Ligue de Bamako retrouve sa légitimité et puisse jouer pleinement son rôle dans le développement du football malien.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

13 avril 2026 0 comments
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Nouveau siège des douanes
A la UneÉconomie

Douanes : +105 % de performance

by Sahel Tribune 13 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien met en avant les résultats « remarquables » de la Direction générale des Douanes pour l’exercice 2025. Dans une lettre de félicitations adressée à son directeur général, le ministre d’Etat, en charge de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, salue une mobilisation ayant permis de dépasser significativement les prévisions budgétaires.

Selon ce document officiel daté du 9 avril 2026, l’analyse des encaissements et recouvrements effectués au titre de l’année 2025 fait apparaître des résultats supérieurs aux attentes. Les Douanes ont ainsi mobilisé 915,742 milliards de francs CFA, pour un objectif initial fixé à 876,876 milliards.

Une reconnaissance adressée à toute la chaîne

Ces résultats traduisent un taux de réalisation de 105 %, assorti d’un excédent de 38,742 milliards de francs CFA. Une performance qui, selon le ministre, reflète une gestion efficace et un engagement soutenu des équipes sous la direction du responsable de l’institution.

Dans sa correspondance, le ministre met en avant « une réelle satisfaction » face à ces chiffres, qu’il attribue notamment à un leadership « éclairé » et à l’implication des agents à tous les niveaux de l’administration douanière.

Au-delà de la direction générale, les félicitations sont étendues à l’ensemble des responsables et agents des services douaniers. Le ministre insiste sur le mérite collectif dans l’atteinte de ces résultats, soulignant le rôle central de cette régie financière dans la mobilisation des ressources publiques.

Cette reconnaissance intervient dans un contexte où les recettes internes constituent un levier stratégique pour soutenir les politiques publiques et renforcer l’autonomie financière de l’État.

Un appel à maintenir la dynamique

Tout en saluant ces performances, Alousséni Sanou exhorte les services des Douanes à « persévérer dans cette voie ». Il rappelle que ces résultats contribuent directement au financement durable des politiques publiques engagées par le gouvernement, dans un environnement marqué par de nombreux défis économiques.

Le ministre invite ainsi à consolider les acquis et à poursuivre les efforts pour améliorer davantage la mobilisation des recettes, condition essentielle à la mise en œuvre des priorités nationales.

Avec un dépassement des objectifs budgétaires, la Direction générale des Douanes confirme son rôle clé dans l’architecture financière du Mali. Ces performances renforceront la confiance des autorités dans la capacité des régies financières à soutenir les ambitions économiques du pays, dans un contexte de recherche accrue de souveraineté budgétaire.

Oumarou Fomba 

13 avril 2026 0 comments
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Guerre cognitive
ActuLes démystificateurs du Sahel

Rumeur de libération de djihadistes : anatomie d’une manipulation informationnelle

by Sahel Tribune 13 avril 2026
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Une rumeur sans preuves, relayée à grande échelle, tente d’imposer une lecture biaisée de la situation sécuritaire au Mali. Alors que les forces armées enregistrent des avancées notables sur le terrain, une guerre d’un autre type se joue dans l’espace informationnel : celle des perceptions, où la désinformation devient une arme stratégique pour fragiliser l’État et semer le doute dans l’opinion.

Il aura suffi d’une rumeur savamment distillée pour alimenter, une fois encore, la mécanique bien huilée de la désinformation internationale. Selon certains médias, les autorités maliennes de la Transition auraient « relâché plus d’une centaine de détenus présumés djihadistes du JNIM en échange de la libre circulation des camions-citernes ». Une affirmation grave, reprise sans nuance, sans preuve, et surtout sans la moindre rigueur journalistique. Bienvenu dans la guerre cognitive qui n’a d’autre but que d’affaiblir l’ennemi psychologiquement !

L’élimination de Boubacar Bah, alias « Balobo »

En effet, derrière cette narration approximative se dessine une stratégie bien connue : fabriquer une réalité parallèle pour tenter de fragiliser un État engagé dans une lutte asymétrique contre le terrorisme. La période est bien calculée : la veille du ramadan. Une période très sensible où les besoins des populations vont crescendo et où le transport routier devient beaucoup plus florissant. Du coup, cette fausse information a été présentée comme une évidence, censée expliquer une prétendue « asphyxie » de l’économie malienne par une crise du carburant. Le récit est séduisant. Il est surtout faux — ou, à tout le moins, profondément douteux. 

Revenons aux faits, têtus par nature. Au moment même où cette rumeur prenait de l’ampleur, les Forces armées maliennes intensifiaient leurs opérations sur le terrain, accentuant la pression sur les groupes armés terroristes. Acculés, ces derniers tentaient de se redéployer, notamment vers la région de Kayes. C’est dans ce contexte qu’une opération coordonnée dans cette région — dénommée Wilikadjo — mobilisant l’armée de terre, l’armée de l’air et les forces spéciales, ainsi que le Bataillon d’intervention rapide (BIR), a permis de neutraliser Boubacar Bah, alias « Balobo », le 24 mars 2026. Il était une figure de proue de la nébuleuse terroriste de la 1re région.

Ce succès militaire n’est pas anodin. Il désorganise, fracture, déstabilise le groupe terroriste. Et comme souvent dans ce type de conflit, les défaites sur le terrain appellent des compensations dans l’espace informationnel. La guerre ne se mène plus seulement avec des armes ; elle se joue aussi dans les esprits. C’est la loi de la guerre informationnelle dans laquelle le monde est plongé depuis des années, et qui fait de l’information une arme de destruction massive. 

Nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée

Dès lors, faut-il vraiment s’étonner de voir surgir une telle « information » ? Les groupes terroristes, comme leurs relais — qu’ils soient idéologiques, médiatiques ou géopolitiques — excellent dans l’art de la manipulation narrative. Mais un détail devrait interpeler tout observateur averti : où sont les preuves ? Où sont les noms des prétendus détenus libérés ? Où sont les images, les revendications, les mises en scène triomphalistes dont ces groupes sont pourtant friands ? Rien que le vide et un silence assourdissant.

Le colonel-major Souleymane Dembélé (photo), directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), dans son point de presse du 30 avril 2026, a qualifié ces allégations de « pure manipulation » : « Je le dis sans aucune ambigüité : le Mali est actuellement confronté à un terrorisme médiatique, organisé et savamment orchestré. Certains médias tentent de faire croire à l’existence d’accords avec les terroristes. Ce sont de nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée et à semer le doute dans l’opinion ».

Quiconque observe ces organisations terroristes sait qu’elles capitalisent immédiatement sur la moindre victoire symbolique. Une libération de cette ampleur aurait été exploitée sans délai pour nourrir leur propagande. L’absence totale de communication en ce sens en dit long sur la fragilité de la thèse avancée.

Éviter de sacrifier la vérité sur l’autel des narratifs opportunistes

En réalité, cette séquence révèle moins une prétendue compromission des autorités maliennes qu’une tentative de déstabilisation par le récit. L’objectif est de semer le doute, entamer la confiance, affaiblir le moral des forces engagées et, au-delà, celui d’une nation confrontée à une guerre complexe. Mais hélas la guerre se joue désormais aussi dans l’esprit des hommes. La guerre cognitive n’a plus de limite. Mais les Maliens ne sont pas dupes et ils sont tous immunisés désormais contre cette nouvelle arme létale. 

Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une guerre informationnelle où les perceptions comptent autant que les faits, et où certains acteurs n’hésitent pas à travestir la réalité pour servir des agendas qui dépassent largement les frontières du Mali.

Pendant ce temps, sur le terrain, les Forces armées maliennes poursuivent leur mission, notamment dans la sécurisation des convois de carburant, enjeu vital pour l’économie nationale. Des résultats concrets, mesurables, qui contrastent avec le flot d’approximations relayées ailleurs.

Face à cela, une exigence s’impose : celle de la lucidité. Car dans cette guerre des récits, céder à la désinformation, c’est déjà perdre une bataille. Le Mali n’a pas seulement besoin de soutien militaire ou économique. Il a aussi besoin que la vérité ne soit pas sacrifiée sur l’autel des narratifs opportunistes. Le peuple résilient du Mali l’a déjà compris. 

A.D

13 avril 2026 0 comments
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Pré-Forum aux origines du rap malien
A la UneSeko ni Donko

Comment le rap malien est-il né et devenu un phénomène culturel majeur ?

by Ibrahim Kalifa Djitteye 13 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Maison sur le Fleuve a accueilli, ce samedi 11 avril 2026 un pré-forum organisé par l’association Mémoire du Sahel, consacré aux origines du rap malien. L’événement a enregistré la présence de Salif Sanogo, président d’honneur, venu soutenir cette initiative. Cette rencontre s’est imposée comme un moment de mémoire et de transmission, en prélude au Forum national du Hip-Hop prévu dans les prochains mois. 

Quatre acteurs majeurs du rap malien ont animé les échanges, notamment AL T Strong, Amkoullel, Abba Samassékou et Master Soumy. Leurs interventions ont permis de revisiter les débuts d’un mouvement encore marginal dans les années 1980 et 1990. Ils ont partagé les difficultés rencontrées, les soutiens décisifs et les innovations qui ont façonné l’identité du rap malien. Leurs récits ont mis en lumière la progression d’un art qui s’est imposé comme un espace d’expression et de créativité pour la jeunesse.  

Les pionniers à l’honneur

Le parcours d’AL T Strong, Alpha Touré, a particulièrement retenu l’attention. De retour des États-Unis en 1987, il adopte les codes du Hip-Hop et devient le premier rappeur malien à enregistrer sur cassette. Il est également l’auteur du premier clip de rap diffusé sur la télévision nationale. Ces initiatives pionnières ont marqué une étape historique, ouvrant la voie à une génération d’artistes qui ont ensuite enrichi le paysage musical du pays.  

Dans son témoignage, AL T Strong a rappelé l’appui du journaliste Saloum Sy, qui lui a permis de tourner ses premières images à la RTM. Il a aussi évoqué l’influence de sa mère, qui l’a encouragé à intégrer une voix féminine dans ses morceaux. Sa collaboration avec Rokia Traoré a donné une identité sonore singulière au rap malien, en l’ancrant dans une esthétique propre et en élargissant son horizon au-delà des modèles américains.  

Des parcours contrastés

Les autres intervenants ont insisté sur l’importance de l’entourage. Amkoullel et Abba Samassékou ont souligné le rôle du soutien familial et médiatique dans leur évolution. À l’opposé, Master Soumy a décrit un parcours marqué par l’absence d’appui familial, dans un environnement conservateur. Sa détermination et ses participations à des compétitions scolaires lui ont permis de s’imposer, jusqu’à la sortie de son premier album en 2007.  

Les discussions ont également mis en avant la transformation du rap malien. Autrefois réservé à une minorité, il est désormais accessible à un large public grâce aux réseaux sociaux et à la diffusion facilitée par les smartphones Android. Cette démocratisation a permis l’émergence de nouveaux talents et a renforcé la vitalité du Hip-Hop malien, qui s’affirme aujourd’hui sur la scène nationale et internationale. 

En retraçant les origines du rap malien, cette rencontre a rappelé que le Hip-Hop est bien plus qu’une musique : il est un outil de transmission, de créativité et de cohésion sociale. Le pré-forum « Aux origines du rap malien» s’impose comme un jalon essentiel dans la construction d’une mémoire collective, où l’art devient vecteur de dialogue et de reconnaissance culturelle.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

13 avril 2026 0 comments
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