Un véhicule de livraison ayant perdu le contrôle a percuté un minibus de transport en commun et plusieurs usagers de la route, mardi matin, au rond-point de la Place du Cinquantenaire. Bilan : deux morts et quatorze blessés, mais aussi un embouteillage monstre qui a paralysé une bonne partie de la capitale malienne pendant plusieurs heures.
Deux morts et quatorze blessés graves : c’est le lourd bilan provisoire de l’accident survenu mardi 1er septembre, aux environs de 8 heures, au rond-point de la Place du Cinquantenaire, dans le quartier du Fleuve, non loin de l’École normale supérieure, à Bamako. Selon des témoins cités par la presse locale, un véhicule de livraison dont le conducteur aurait perdu le contrôle a quitté la voie giratoire avant de percuter un minibus de transport collectif, communément appelé Sotrama. Plusieurs motocyclistes et passants ont également été fauchés dans la course folle du véhicule.
Les usagers pris en piège
La violence du choc a provoqué d’importants dégâts matériels. Les secours et les forces de sécurité se sont rapidement déployés sur les lieux, tandis que les éléments du commissariat du 1er arrondissement, compétents dans la zone, ont procédé aux premières constatations. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame, notamment établir les causes de la perte de contrôle du véhicule à l’origine de l’accident et vérifier les différents éléments susceptibles de l’expliquer.
Au-delà du bilan humain, cet accident a eu des répercussions immédiates sur l’ensemble de la circulation bamakoise. Le rond-point du Cinquantenaire, l’un des carrefours les plus fréquentés de la capitale aux heures de pointe, est resté partiellement bloqué pendant plusieurs heures, le temps que les secours dégagent les véhicules accidentés et que les enquêteurs terminent leurs constatations. L’embouteillage qui en a résulté s’est rapidement propagé aux axes environnants, prenant au piège des milliers d’automobilistes, de motocyclistes et d’usagers des transports en commun.
Des interrogations sur la visite technique
De nombreux travailleurs, coincés dans les encombrements pendant une bonne partie de la matinée, sont arrivés en retard à leur poste, certains ayant dû patienter plus de deux heures avant de pouvoir franchir le carrefour ou emprunter un itinéraire de contournement. Plusieurs usagers ont rapporté avoir dû abandonner leur véhicule ou leur moto-taxi pour terminer le trajet à pied, faute de pouvoir se frayer un chemin dans la cohue. L’épisode a ravivé, une nouvelle fois, l’exaspération d’une partie des Bamakois face à la vulnérabilité des grands carrefours de la ville au moindre incident de circulation.
Au-delà de cet accident, la multiplication des drames routiers à Bamako interpelle. Chaque jour, la circulation met en présence des véhicules, des motocyclistes et des piétons dans un environnement où le respect des règles reste souvent insuffisant. Le mauvais état de certains véhicules, l’excès de vitesse, les comportements dangereux et la méconnaissance de la signalisation figurent parmi les facteurs qui doivent être davantage combattus, selon des sources sécuritaires citées par la presse locale, qui appellent à un contrôle technique renforcé des véhicules et au retrait de la circulation des engins présentant des défaillances dangereuses.
La sécurité routière est ainsi devenue une préoccupation croissante pour les autorités de la capitale malienne, confrontées à un réseau routier saturé et à une circulation en forte croissance. Sahel Tribune suit régulièrement les enjeux de sécurité routière et de mobilité urbaine à Bamako, où les grands carrefours concentrent une part croissante des accidents recensés dans l’agglomération.
A.D
